hello chers amis lecteurs et lectrices,
voilà mon cadeau de Noël, un nouveau chapitre un peu plus long.
- Allo !
- Mon Dieu Alexis que je suis content de t'entendre. Comment tu vas ?
- Oh moi aussi papa. Je vais bien mais tu me manque. Qu'es ce que je donnerais pour pouvoir jouer avec toi au crocodile sous le sapin de Noël et pouvoir le décorer avec l'ange que j'avais fait lorsque j'avais six ans.
- Moi aussi chérie, ne t'en ….
- Ça suffit maintenant. Cria l'homme en m'arrachant l'appareil des mains.
Ils quittèrent la pièce faisant claquer la porte. La discussion avait été brève mais m'avait redonné du courage. Restais plus qu'à espérer qu'il ait compris le message et qu'il puisse indiquer à Kate ou me chercher. La théorie de la rançon devenait plus que sérieuse.
CHAPITRE 36 : LE BRONX ?
RICK
Une douleur dans la nuque me sortit de mon cauchemar, j'ouvris timidement les yeux et essayais de bouger pour détendre ma nuque mais un poids contre mon épaule me bloqua, tournant mon visage, je découvris Kate endormie contre mon torse et soudain les évènements de la veille ressurgirent. Ce n'était pas un cauchemar, Alexis avait bel et bien été enlevée, nous étions venus nous reposer ici et la fatigue avait finalement eu raison de nos corps. Ma montre indiquait six heures trente, trois heures de sommeil, nous devions nous remettre au travail. Je poussais légèrement Kate qui émergea rapidement de ses songes. Elle se redressa et m'embrassa tendrement.
- Bonjour toi, as-tu pu dormir un peu ? demanda-t-elle, sa voix encore endormie.
- Oui. Mais il faut qu'on se remette au boulot, j'ai peur pour Alexis. Quand je me suis réveillé, j'ai cru que ce n'était qu'un mauvais rêve mais lorsque j'ai vu ou nous étions, la réalité m'est revenue et…. J'ai peur Kate, et si on ne la retrouvait pas ?
Soudain vers les ascenseurs, une agitation inhabituelle de si bonne heure attira notre attention. Je lui emboitais le pas alors qu'elle sortait précipitamment de la salle pour voir ce qui se passait et elle faillit bousculer Montgomery qui lui aussi avait aperçu les nouveaux arrivants. Des agents du FBI firent leur apparition amenant avec eux du matériel hyper sophistiqué. Le capitaine vit le visage de ma coéquipière se crisper et amorça la discussion au moment où Esposito et Ryan arrivèrent.
- Lieutenant Beckett, le bureau du FBI est d'accord de collaborer avec le 12ème sur cette enquête et j'ai accepté…
Elle dévisageait son chef, son regard en disait long sur son irritation ….
- …..à condition que monsieur Castle reste sur le coup. Compléta Roy.
Soulagée mais à la fois énervée d'avoir perdu un temps précieux pour régler ce petit différent, elle sera la main de l'agent spécial responsable de de l'équipe. Il leur indiqua la salle de réunion pour qu'ils puissent établir leur QG. Kate rassembla nos dossiers et les ramena sur son bureau. Une fois tout le monde installé et le matériel en fonction, l'agent Jordan Shaw se présenta ainsi que son équipe, l'agent Avry, Richmond le génie de l'informatique ainsi que d'autres agents de terrain. Ils avaient installé tout leur matériel, des ordinateurs, des traceurs, mais le plus intéressant était l'énorme tableau tactile d'un mètre sur trois, s'il cela avait été pour une autre enquête je me serais extasié devant ces super joujoux comme un gamin la veille de Noël mais l'image d'Alexis terrifiée me remis les idées en place.
Un uniforme tendit un dossier à Kate qui l'étudia rapidement.
- C'est l'analyse ADN de la cigarette, il s'agit d'un certain Donald Sault, 32 ans, condamné pour homicide involontaire et mis en liberté conditionnelle en 2005 et il vit dans le Bronx. Espo et Ryan allez le chercher.
Je regardais Shaw qui acquiesça et proposa qu'un de ses homme les accompagne.
Alors que les trois flics filaient arrêter Donald, le technicien mis mes téléphones sur écoute en cas de demande de rançon et m'indiqua d'attendre son ordre avant de décrocher en cas d'appel même s'il s'agissait d'appels avec l'identifiant affiché. Ils nous exposèrent ensuite leur plan, Kate leur fournis le peu d'information que nous avions, les bandes des vidéos de surveillance ou l'on y voyait le van et ils lancèrent la recherche du van gris sur toutes les caméras de la ville à l'heure du rapt. Il y avait du bon à travailler avec le FBI, même si les relations étaient souvent très tendues entre ces bureaux, leur aide et surtout leur matériel ultra perfectionné pouvait être d'une grande utilité. Nous étions tous concentrés sur les écrans lorsque je vis le van sur un écran et le fit remarquer bruyamment. En effet, on y voyait le véhicule emprunter le boulevard Broadway puis tourner sur la 123ème rue, la caméra suivante le repéra sur le boulevard Malcolm X alors qu'il bifurquait sur la 128ème rue.
- Richmond ne le perd pas de vue et reconstitue leur parcours. Ordonna Shaw
Soudain mon téléphone sonna ce qui stoppa tout le monde dans leur tâche, heureusement que j'avais changé la sonnerie, celle-ci était plus discrète que Sex bomb. Je pris mon IPhone et montrais le nom affiché, Bob, le maire avait dû avoir vent de l'enlèvement. Richmond me fit signe de décrocher et lorsque j'eu confirmé que c'était bien lui au bout du fil, je sortis pour lui parler plus au calme mais je ne voulais pas m'étendre car le FBI était sur le point de partir à la recherche du van. Après avoir discuté brièvement avec Bob, je le remerciais de son appel et lui promettais de le tenir au courant de l'affaire, bien qu'étant le maire, il était au courant de tout avant tout le monde mais là c'était en tant qu'ami qu'il s'intéressait à l'enquête. Je mis fin à l'appel et rejoignis les gars dans la salle alors qu'ils s'apprêtaient à quitter le poste.
L'agent Shaw fini son explication puis elle se retourna vers moi.
- Vous venez avec nous Mr Castle mais vous obéirez à mes ordres? Et à la moindre entourloupe vous rentrez au poste. Me suis-je bien fait comprendre ?
J'acquiesçais d'un signe de tête, Shaw avait été si catégorique que je n'essayais même pas de rouspéter.
Deux voitures du FBI se faufilaient toutes sirènes hurlantes dans les rues de la grande pomme. Avec Kate, nous avions pris place dans un des SUV noirs avec l'agent Jordan Shaw. Ce petit bout de femme menait son équipe d'une main de fer, elle savait être ferme et se faire respecter pas ses hommes, elle me rappelait un peu Kate et ses équipiers. De la place arrière j'entendis Richmond indiquer que le van avait fait un arrêt de quelques minutes sous un pont d'autoroute mais que la caméra était positionnée de l'autre côté du carrefour et qu'on ne on ne pouvait pas voir ce qui s'était passé, elle nous conduit vers l'emplacement indiqué. Le téléphone de Beckett sonna, elle s'empressa de répondre.
- Beckett.
-…..
- Ok Espo, restez en planque au cas où il reviendrait chez lui….
Elle raccrocha dépitée.
- C'était Espo, l'appartement de Donald est vide, aucun signe de lui. Un voisin l'a vu sortir hier après-midi et depuis plus rien.
- Nous on va continuer à suivre le trajet du van et voir ou cela nous mène. On arrive à l'endroit où il a fait un arrêt de 5 minutes, là-bas, dessous le pont.
Shaw gara son véhicule sur le bas-côté. À peine sorti de l'habitacle, le doute sur la raison de leur arrêt s'envola, un corps d'homme gisait derrière un container. Alors que Shaw appelait la scientifique, je m'approchais du corps avec Kate. Le visage de la victime nous était familier.
- C'est Donald Sault, le chauffeur. Annonça ma partenaire.
- Kate, j'ai peur, s'ils sont capable de tuer leur complice, je n'ose imaginer ce qui pourrait advenir d'Alexis, en plus la connaissant elle doit leur mener la vie dure.
- Non Rick, ne pense pas au pire, ils se sont débarrassé de lui à cause de la cigarette, ils savaient qu'on allait remonter jusqu'à lui.
- D'accord, tu as sans doute raison.
- Comme toujours !
Elle s'approcha et pris ma main dans la sienne imprimant une légère pression qui ressembla à une caresse tant elle était douce et tendre.
- Je vais appeler Esposito, plus besoin de surveiller son appartement.
Elle s'éloigna pour passer son coup de fil et alors que j'allais remonter en voiture, des traces attirèrent mon attention. Je m'accroupis et découvrais de magnifique empreintes de bottes. Je fis signe à Shaw qui s'avança précautionneusement, essayant de ne rien contaminer.
- Bien joué Castle, de belles empreintes bien nettes. La scientifique arrive, elle va pouvoir en faire un moulage.
À peine eu-t-elle fini sa phrase que le fourgon arriva. Elle donna les ordres aux flics et retourna vers la voiture. Nous continuâmes notre route sous les directives de Richmond qui réussissait superbement à tracer le van à travers les rues, ils se dirigeaient vers le Willis Bridge.
- Ils ont pris la direction du Bronx. Précisa Beckett.
- Kate, il n'y a pas beaucoup de caméras dans le Bronx, comment on va faire pour les retrouver ?
Mon inquiétude grandissait sérieusement, un nœud de la taille du Texas se noua dans mes viscères et une nausée serra ma gorge. Je mis ma main devant ma bouche pour étouffer mon envie de vomir et surtout pour me retenir de crier ma peine.
- Monsieur Castle s'il n'y a plus de caméra on trouvera un autre moyen, le FBI a d'autres dispositifs de recherches.
Un peu rassuré, je me calais confortablement dans le siège, appuyant mon front contre la vitre froide du SUV. Les images de la ville défilaient devant mes yeux mais je ne les voyais pas, mon esprit errait, j'essayais d'imaginer ma petite fille toute seule aux mains de ses ravisseurs. Qui étaient-ils, que voulaient-ils ? Je n'avais pas eu d'appel de leur part, pas de demande de rançon. Je m'inquiétais aussi pour ma mère et pour Nathan.
- Kate, je dois appeler ma mère, que vais-je lui dire ?
- Dis-lui la vérité, tu sais très bien qu'elle sent quand tu mens.
Je pris mon téléphone et appuyais sur la touche 3 du raccourci. Elle répondit à la première sonnerie, son inquiétude s'entendait dans sa voix.
- Richard, enfin, nous étions morts d'inquiétude. Vous l'avez retrouvée ?
- Non mère, pas encore. Nous suivons son parcours sur les caméras de surveillance et pour l'instant ça nous conduit dans le Bronx.
- Oh mon Dieu le Bronx, ce n'est pas bon signe.
- Mère, le FBI est sur l'enquête, on va la retrouver.
- Je prie pour qu'elle rentre saine et sauve.
- Est-ce que Nathan est toujours avec toi ?
- Oui, il est là, tu veux lui parler.
- Oui, passe le moi.
Je me faisais du souci pour ce jeune homme, nous venions juste de faire connaissance quelques semaines plus tôt et déjà il se retrouvait dans l'action de la famille Castle. Il avait vu Alexis se faire enlever et il se sentait coupable de ne rien avoir pu faire. Je voulais m'assurer qu'il allait bien.
- Bonjour Rick.
- Bonjour Nathan, comment te sent-tu ?
- Ça va mais je me sens tellement inutile, je ne peux rien faire pour vous aider ?
- Tu nous as bien aidés avec les détails que tu as pu donner à la police. Et là ce que tu fais pour moi n'as pas de prix.
- Mais je ne fais rien.
- Si, tu es présent pour ma mère, et pour moi ça compte plus que des actes, aussi héroïques soient-ils.
- …
Pas de réponse.
- Tu es toujours là ?
- Oui, désolé.
- Nathan, pourrais-je encore te demander de rester avec ma mère ?
- Oui bien sûr, pas de problème. Mais tenez nous au courant.
- D'accord. Merci.
Je raccrochais soulagé de savoir que mère n'était pas seule. Elle aussi se faisait du mouron, elle avait élevé son fils toute seule, avait vu grandir sa petite fille depuis le premier jour et elles entretenaient une relation fusionnelle, à certaine période j'en étais presque jaloux.
- Alors, comment vont-ils ? demanda ma petite amie inquiète.
- Bien, enfin…s'il est possible qu'on aille bien dans ces cas-là.
Jetant un œil sur le paysage, je vis les immeubles délabrés et les maisons abandonnées. Nous étions arrivés dans les quartiers les moins accueillants du Bronx. Cette vision me donna la chair de poule, tout était gris, terne, si triste.
- On est où ?
- On est sur la 149ème rue, on va arriver dans la zone des dépôts, des usines.
- Une zone qui n'est pas couverte par les caméras.
- Je vous l'ai déjà dit, on a d'autres moyens à disposition si les vidéos ne suffisent plus.
C'est alors que le grésillement de la radio de l'agent Shaw se fit entendre.
- Désolé Agent Shaw, la piste s'arrête à l'angle de la 149ème et d'Austin, on les voit aller tout droit sur environ cent mètres et après plus rien, il n'y a plus de caméra.
- OK, on fait un tour du quartier ensuite on rentre.
- Quoi, comment ça on rentre ? Il n'en est pas question. M'affolais-je.
Kate se tourna vers moi essayant de me calmer de ses paroles rassurantes. Bien sûr je savais qu'elle avait raison mais en faisant demi-tour j'avais l'impression d'abandonner ma petite fille. Kate senti aussitôt le malaise.
- Rick on ne l'abandonne pas. On rentre au poste et on reviendra encore plus fort.
Je le savais, elle a toujours raison.
Au poste les hommes fouillaient toujours les dossiers de nos enquêtes pour éventuellement trouver une piste. Quelque chose pour nous mettre sur la piste des ravisseurs. Je m'appuyais contre le bureau de Kate détaillant le tableau blanc ou de nouvelles photos étaient venues combler les espaces. Kate me rejoignit, me prit tendrement la main, caressant de son pouce le dos de celle-ci apaisant quelque peu mon angoisse.
- On va la retrouver.
Soudain mon téléphone sonna dans la poche de mon jeans. Je me précipitais dans la salle de réunion ou le technicien était déjà à l'œuvre pour essayer de tracer l'appel. Il me fit signe de la tête me permettant de décrocher. Mes doigts tremblants trouvèrent enfin la bonne touche et d'une voix mal assurée je répondais.
- Castle.
Une voix déformée, certainement par un brouilleur devant le combiné, commença à parler.
- Monsieur Castle, j'ai votre fille, si vous voulez la revoir vivante préparez dix millions de dollars en billet usagés, c'est compris ?
- Oui oui c'est compris mais je veux être sûr qu'elle va bien.
- Vous croyez être en position de marchander ?
- Non, mais si vous voulez votre argent, faites-moi entendre sa voix. Mon cœur s'emballa à l'idée qu'il puisse raccrocher.
Seul le silence me répondit, je commençais à croire qu'il n'avait pas aimé ma requête mais un bruit de tôle résonna dans l'écouteur. Richmond me fit signe de continuer à parler le plus longtemps possible.
- Allo !
La voix d'Alexis parvint à mes oreilles comme une délivrance.
- Mon Dieu Alexis que je suis content de t'entendre. Comment tu vas ?
- Oh moi aussi papa. Je vais bien mais tu me manque.
- Ils te traitent bien ?
- Oui, ils ne m'ont pas fait de mal mais qu'est-ce que je donnerais pour pouvoir jouer avec toi au crocodile sous le sapin de Noël et pouvoir le décorer avec l'ange que j'avais fait lorsque j'avais six ans.
- Moi aussi chérie, ne t'en …
- Ça suffit comme ça. Vous avez la preuve qu'elle est en vie alors maintenant à vous de jouer. Je vous recontacte dans trois heures pour le lieu de l'échange.
Puis il raccrocha. Je regardais le technicien qui ne souriait pas.
- Alors ? Demandais-je inquiet.
- On l'a eu assez longtemps mais il a utilisé un brouilleur de fréquence.
- Et ? Questionna Kate.
- Et ça veut dire que je peux juste réduire le champ de recherche. L'appel à transité par ces deux antennes, ça veut dire qu'il a été passé depuis cette zone, il nous montra un large cercle d'une dizaine de quartier, si j'avais eu une troisième antenne j'aurai pu être plus précis. Désolé.
Shaw posa sa main sur son épaule et l'incita à continuer ses recherches dans les quartiers cités. Puis elle vint vers moi.
- Monsieur Castle, pouvez-vous rassembler la somme ?
- Oui, pas de problème, je vais contacter mon banquier.
Je m'éloignais dans la salle de repos et respirais un bon coup, mes mains tremblaient, ma tête tournait. Je m'assis sur le canapé ou nous nous étions reposé quelques heures plus tôt avec ma détective et sortit mon téléphone pour passer mon coup de fil. Le financier ne me posa pas trop de question et m'affirma que tout serait prêt dans deux heures. Kate entra à son tour et ferma la porte derrière elle. Elle prit une chaise et s'assit en face de moi me caressant tendrement la main.
- Ça va ?
- Oui ça va, mais …..
- Mais ?
- Je repense à ce qu'Alexis m'a dit au téléphone tout à l'heure.
- Quoi, qu'est-ce qu'elle a dit ?
- Elle a dit « Qu'est-ce que je donnerais pour pouvoir jouer avec toi au crocodile sous le sapin de Noël et pouvoir le décorer avec l'ange que j'avais fait lorsque j'avais six ans. » c'est un indice j'en suis sûr.
- Comment peux-tu en être sûr ?
- Pourquoi me parlerait-elle d'un crocodile sous l'arbre ?
- C'est vrai que c'est étrange !
- Non tu ne comprends pas, le crocodile c'est le nom d'une locomotive, un train.
- Elle est près d'une voie de chemin de fer !
- Elle est près d'une voie de chemin de fer !
Nous avions exprimé cette trouvaille en même temps ce qui nous fit sourire. Je me précipitais vers Shaw pour lui faire part de notre découverte.
- Dans cette Zone de recherche y a-t-il une gare ou des voies de chemin de fer ?
Toutes les têtes se tournèrent, nous questionnant du regard. Sans attendre les questions je précisais notre réflexion.
- Au téléphone elle a parlé de « crocodile sous le sapin », c'est comme ça que s'appelaient les anciennes locomotives, et je mets toujours un train autour du sapin de Noël.
Richmond tapa sur son clavier et le cercle de recherche diminua.
- Oui. Il y a une gare marchandise, pas très loin de l'endroit où vous étiez ce matin.
- Et elle a aussi parlé de « l'ange » est-ce qu'il y a un truc avec un ange comme logo ou dans le nom ? demanda Kate
Il chercha mais rien en rapport avec un ange. L'agent Shaw s'approcha de l'écran géant ou était projeté les informations.
- Il y a des magasins et d'autres commerces sur Oak point Avenue, renseignez-vous s'ils ont des systèmes de surveillance vidéo qui filment l'extérieur.
L'informaticien se mit tout de suite au boulot. Il sortit la liste des commerces de cette rue puis chacun prit son téléphone et appela les enseignes les unes après les autres.
Je sortis de la salle de réunion un moment, ma tête tournait toujours, je m'assis à la place de Kate, croisais mes bras sur le bureau et posais ma tête, la sensation de vertige se calma alors qu'une douce odeur de café chatouilla mes narines. Je relevais la tête pour découvrir une tasse brulante que me tendait ma petite amie. Un léger sourire sur ses lèvres, juste un encouragement, une façon de dire qu'on va y arriver. Sur son bureau était posé la déposition de Nathan, je la réétudiais cherchant ce qui avait pu m'échapper, une phrase m'interpella « la plaque cachée par de la boue rouge ». Je retournais précipitamment dans la salle de réunion suivie de près par Kate.
- Rick, qu'est-ce qu'il y a ?
- Richmond, y a-t-il une usine qui emploie de l'argile dans cette zone ?
Il pianota sur son clavier et un point rouge apparut. Au même moment l'agent Avry confirma mon idée.
- Agent Shaw, l'entreprise de distribution Frito Lay a installé de caméra extérieure il y a un mois et ils nous ont envoyés les vidéos. Ils sont au 1101 sur Oak Street et on y voit passer le van gris hier cinquante minutes après l'enlèvement. Il a tourné à droite dans ce qui semble être une ancienne fabrique artisanale et ce matin peu avant la demande de rançon, une voiture noir est arrivée et aucun des deux n'a bougé depuis.
- On les tient, c'est la fabrique d'objets en argile. C'est là qu'ils se cachent.
Kate se retourna vers moi, un petit sourire se dessina au coin de ses lèvres. Son soutiens était primordial à mes yeux, je voulais faire ma vie avec cette femme et la voir me réconforter, pas seulement par son travail, me chamboulait. Mais aussi son implication envers Alexis, elle m'avait même apprit qu'elles s'étaient vue pour boire un verre à plusieurs occasions pour discuter entre filles. Je poussais un soupir de soulagement lui rendant son sourire.
Les agents du FBI organisèrent l'opération de récupération et tout le monde se mit en route, moi y comprit, après avoir promis à Shaw que j'obéirais aux ordres quels qu'ils soient. Une heure plus tard tout le monde était en position. Les caméras thermiques montraient bien une personne isolée au fond du hangar, certainement Alexis, deux hommes gardaient la porte d'entrée et deux autres individus à l'intérieur à une dizaine de mètres de la personne seule. Shaw me fixa sévèrement.
- Je pense que ça ne sert à rien que je vous dise de rester dans la voiture.
- ?!
- Alors vous collez aux basques de l'agent Avry et du lieutenant Beckett et pas d'imprudence. OK ?
- OK !
Une minute plus tard, les hommes montant la garde étaient maitrisés et étaient emmenés menottés sans que les individus de l'intérieur ne soupçonnent quoi que ce soit. Je me tenais derrière Kate qui s'occupait de la porte latérale, celle qui était la plus proche de la cellule d'Alexis. Le Go fut donné par Shaw et Avry défonça la porte, Kate tira et blessa un des ravisseur qui tirait dans notre direction alors que l'autre ripostait et se faisait toucher par l'autre groupe d'intervention. Aussitôt les hommes entravés et le calme revenu, je tendais l'oreille et me précipitais vers la pièce ou était retenue prisonnière ma fille imité par Kate. Mes mains tremblaient tellement qu'elle dû prendre le relais pour déverrouiller le verrou. La porte s'ouvrit à la volée et là le plus beau cadeau de Noël se tenait debout contre le mur enroulé dans une épaisse couverture. Son visage effrayé laissa la place à une mine réjouie qui devait refléter ma propre image. Elle se jeta dans mes bras lâchant des larmes de joie, de soulagement. Je la serais très fort contre mon cœur trop heureux du dénouement de cette journée. Elle sortit sa tête de mon cou et par-dessus mon épaule vit Kate qui attendait toujours sur le seuil de la porte. Elle quitta mon étreinte et se réfugia dans ses bras. Kate enlaça tendrement ma fille, dans ses yeux pouvaient se lire son soulagement et une larme roula sur sa joue, signe qu'une forte amitié liait ces deux jeunes femmes ce qui faisait de moi l'homme le plus heureux du monde.
voilà, sur ces retrouvailles, je vous souhaite UN JOYEUX NOËL ET UNE BONNE ANNÉE 2015.
à L'ANNÉE PROCHAINE
BISES. SANDRA
