Wow, si j'avais su que le général allait générer des sentiments aussi divers XD Donc je peux vous rassurer/ vous décevoir tout de suite :
NON, ce général ne réapparaîtra pas, NON il n'usera pas de son pouvoir pour se faire John... XD Si j'ai dit qu'il était gay... Eh bien, c'était pour
la touche d'humour,donc ce général - qu'on appelera Roger - restera frustré et regardera le couple maudit dans l'ombre... XD

Je plaçai la photo de mon sourire amusé embrassant la frimousse endormie de John Cena juste à côté de celle de ma famille, puis refermai le tiroir.


Je devais avouer que la suite des évènements avait beaucoup dépendu du fait que nous ayons « emménagé ensemble ». La rapidité effrénée de certaines choses, d'autres faiblesses, erreurs fatales… John, tendre injection létale. J'avais accepté, parce que cela m'arrangeait. Il avait déjà tout organisé, chaque excuse. Cet homme était vraiment malin. Je ne savais pas si je devais me féliciter de l'instinct du parfait meurtrier dont il avait déjà fait preuve et qu'il me devait. Il avait même prévu mon « incapacité à réaliser le parcours d'obstacle » aujourd'hui. Malin Cena, vraiment, je suis étonné que tu ne nous aies pas sorti un « Ne peut sauter pour cause de mal au cul ».

J'étais donc debout, on ne peut plus droit, les bras croisés sur mon uniforme. Je regardais les soldats se débrouiller sur le parcours devant moi. Derrière, une longue étendue de gazon, la base… et une bande de crétins sans nom, ceux qui étaient les plus « efficaces » du métier. C'est donc ce que je disais : une bande de lourdauds baraqués arriérés à qui j'aurais bien pété la gueule, à la limite même sans la scène que je devinais suivre.

Je ne détournais pas mon regard de John. Il courait… sautait… se baissait, enchaînait avec brio, dans une sorte de grâce sauvage et parfum animal. Il grimpa un mur, bandant ses biceps, donnant une impulsion à ses cuisses qui remontèrent ses fesses musclées… Je fermai les yeux une seconde pour rester lucide. Il était innocemment attirant. Une sorte de fierté-réflexe masculin commençait à gonfler ma poitrine lorsqu'il dépassa tous les soldats jusqu'au dernier, jusqu'à ce que des rires rustres retentirent. Je mis fin à mon passe-temps invisible. Toute mon attention fut bandée vers la voix gutturale derrière moi.

- Regardez-le… Ça y est il débarque le Superman et il se sent obliger de se défoncer sur le terrain pour faire le beau !

La fin de la phrase avait presque été criée pour interpeller John qui repassait par là. Trop concentré, il n'entendit pas. Le temps que j'inspire profondément, plongeant obstinément mon regard au loin, un autre crachait :

- Ouais et je peux vous dire qu'il doit s'y connaître niveau défonce

C'était le moment précis où j'avais décidé de faire passer mes mains de mon ventre à mes hanches. De relever la tête. Des rires méprisants éclatèrent. A combien de secondes étaient-ils de moi ? Juste le temps que je me retourne, une, une-demi seconde ?

- Vu comment il roule des hanches… Ça ne m'étonnerait pas qu'il ne soit pas déjà plein, ce salaud !

Une injection de haine dans mon réseau veineux. Mes poings se contractèrent. Un « Casse-toi ! » retentit à son égard par le troisième de la bande, les rires reprirent. Mes jointures devinrent blanches. Je serrai la mâchoire. Vos gueules ! Reste… calme… Merde ! Mes plombs lâchaient. Flash bref, sanguinaire. Laisse tomber. Tout à coup, la rage explosa dans mon cerveau. Il ne suffisait d'un rien pour que…

- Quel pédé, je me demande combien il supplierait si on lui rendait une petite visite collective dans les vestiaires…

Mes yeux s'écarquillèrent. D'un seul coup, je me retournai et foutus un coup de poing à celui qui venait de parler, l'envoyant valser contre le sol. Un givre acéré avait éraflé ma poitrine. Ma mâchoire contractée cracha avec hargne :

- Si vous vous approchez de lui, je vous bute à mort !

Un rire de celui qui était à terre, le plus massif, qui se releva. Il riait ? Il riait ? Mes mains commencèrent à être prises de spasmes.

- Ah ! Lança-t-il à l'attention des quelques soldats alentour, tu viens défendre ce qui te sert de trou Orton ?

Je m'immobilisai. Durant une seconde, il sembla que j'allais faire demi-tour. Je hochai la tête de côté avec une moue approbatrice. Lui pétai les dents sans prévenir. Un bruit atroce se fit entendre. Le chef tituba sous mon haussement de sourcils. Je bouillais. Trop tard, je vais te tuer. Derrière moi, John s'arrêta pour relever la tête. Je ne l'entendis pas jurer, ni s'élancer le plus rapidement possible vers moi. Ce bouffon… Il voulait violer John ! Je me pris la tête entre les mains, spasme, la relevai à une vitesse dangereuse. Il s'élança vers moi. Personne… ne… Sauf… MOI. Je l'esquivai, et un terrible combat de corps à corps s'ensuivit à terre. Les deux sous-pédales étaient là en renfort, mais n'eurent pas le temps d'anticiper mes coups de poings à répétition dans la sale, laide, horrible gueule du connard abruti. La vitesse croissait. Je sentais mes yeux s'exorbiter de haine, assassins. Des flashs, brefs, rouges. Tu vas crever, John n'est pas… Soudain, surgit de nulle part, Cena m'attrapa dans sa course et me fit rouler à terre avec lui sur plusieurs mètres. Mon corps rebondit plus loin que le sien, bouffant la poussière. Je me relevai, l'ignorant. Crise comportementale. J'allais envoyer ce sale enculé à l'hôpital ! John avait compris, et me barra le passage. Pousse-toi ! Il résista de tout son corps lorsque je tentai de le dépasser. Son front se plaqua contre le mien. Ses yeux se firent féroces. Sa mâchoire droite complètement contractée.

- Randy ! Aboya-t-il.

Le face à face fut violent entre les deux volontés. Bouge, bouge

- Bouge de là !

Je poussai sur son front, sentant son souffle brûlant. L'ignorant, ne le voyant pas. Il fallait que je fasse bouffer ses couilles à l'autre connard ! Je poussai plus fort. Des mains m'entourèrent le visage, instables sous les mouvements, me palpant presque les tempes, les joues. Le temps parut s'arrêter une seconde au milieu de l'herbe et du silence des soldats lorsqu'un chuchotement ordonna :

- Randy ! Regarde-moi !

Mes yeux se révulsèrent. Le temps repartit. La prise sur mon visage se resserra. M'empêchant de bouger. Gênante ! Douce. Le temps s'arrêta. Les mains caressaient. John. C'était John. Il ne fallait pas que mes coups le touchent. Je le poussai. Il revint, maintint sa prise. Le meurtre était au-delà de lui, mon esprit avec.

- Regarde-moi !

Il osa glisser ses mains sur un millimètre, caresse amoureuse. Lorsque mes mains furent secouées de rage, il renforça son air dominateur, adoucit ses yeux. Ma poitrine eut un raté, et mes yeux acceptèrent enfin de regarder son visage. John. John. Instinctivement, mes poings ne furent plus armés. Une caresse pleine, encourageante le long de mon visage.

- Il t'a traité de pédé ! Sifflai-je en excuse, tentant de passer, plus faiblement.

Les espaces bleus ne me quittaient pas, glaçaient la lave sanguinaire. Son souffle était quasiment sur le mien, sa main dans ma nuque. Je vis le contrôle qu'il se força à garder pour ne pas fondre sur mes lèvres en colère.

- Et alors ? Rétorqua-t-il plus bas. Tu veux foutre ta vie en l'air… que les autres comprennent tout ?

Le poison s'immobilisa lorsque j'entendis sa voix, ses paroles. Le sous-entendu. Il me calmait, me protégeait, pour que je garde ma famille. Que je ne le quitte pas. Je clignai des yeux, reprenant pied. Tout à coup, son souffle parut un peu plus court. Ses yeux envieux, bien plus indiscrets lorsqu'ils épousèrent les contours de mes cils puis de mes lèvres. Il avait envie de m'embrasser. Avant qu'il n'ait prononcé sa phrase, je m'aperçus que tout mon corps s'était détendu.

- Ça va aller ?

Je clignai des yeux pour toute réponse. Alors, la main dans ma nuque exerça une pression. Compatissante. Les yeux m'avouèrent leur impatience et demi-remerciement de prendre soin d'eux. Un, deux instants passèrent ainsi, puis il me relâcha. Fit demi-tour pour se diriger vers la base en entendant la pause déjeuner.

Une seconde de vide passa autour de moi. Toutes les activités avaient cessées. Les regards tournés vers les personnes au centre, mais sans soupçons particuliers vers moi et John. La colère reprit ses droits dans mon visage. Je me mis en marche, carrant les épaules, et toisai avec mépris le champion à terre, qui cracha du sang à mes pieds. Je me retins de toutes mes forces de lui péter une dent de plus, là allait ma considération pour les envies de John. Je croisai les yeux hargneux l'espace d'une seconde ralentie. La promesse qu'ils contenaient n'était pas de l'ordre de celles que je recevais de l'homme qui m'embrassait.

Je devais avouer que la suite des évènements avait beaucoup dépendu du fait que nous ayons « emménagé ensemble ». Que ce soit en bien…

Ou en mal.


Je finis par me demander si un heel turn dans ma propre vie ne serait pas plus efficace. Car même si je m'étais inquiété comme un fou en voyant Randy bondir sur un des soldats de clans - pour lui faire bouffer sa langue -, réalisant même avant lui qu'il mettait sa vie, son boulot, notre confort précaire en jeu… Une dose surélevée de tendresse m'avait bouleversé en comprenant que c'était parce qu'il n'avait pas supporté qu'on m'insulte. D'après ce que j'avais cru comprendre. Je ne m'étais pas attardé sur place, comme je ne m'étais pas mis à côté de Randy à la pause déjeuner malgré mon envie dévorante. Histoire de ne pas créer trop d'embrouilles.

- Ton regard est magnifique.

Pour le coup, je sortis de mes pensées.

- Pardon ?

- Quand tu le regardes. Précisa Oliver, avec un sourire satiné. Tu es magnifique quand tu le regardes.

Je me figeai. Mon pouls s'accéléra brusquement. Randy. Il parlait de Randy puisque je venais de me perdre dans mes pensées en l'apercevant. Il savait ? Je fronçai les sourcils, feignant l'incompréhension. Oliver finit par baisser les yeux, mais garda son sourire. Il n'osait juste pas affronter mon regard.

- Ne t'inquiète pas, c'est pas voyant.

Je vis que toutes les techniques du monde ne parviendraient pas à lui cacher la vérité, c'était un domaine qu'il devait maîtriser. Je me penchai vers lui à l'aide de deux bras sur la table. Nous mangions tous les deux, à son plus grand bonheur. Mes pensées dérivèrent en direction de Randy. Lui mangeait à une table de soldats. Je me rendis compte que quand je n'étais pas là, ses efforts avec les autres étaient moins travaillés. En plus, avec ce qu'il venait de se passer, il semblait franchement apathique. Je restai quelques secondes à l'observer, ne pouvant m'en empêcher. Le jeune latino reprit, et dans sa voix perça tout un monde d'amour :

- A chaque fois on a l'impression que ça te fend le cœur de le regarder, mais que tu ne peux pas arrêter. Dans ces moments là, tes yeux sont mélancoliques, je n'ai jamais vu quelque chose de plus beau.

Je tournai mon regard vers Oliver, qui ne le soutint qu'une seconde. Son petit sourire renforçait l'apparence duveteuse et douce de sa peau. Ses mots… me troublaient.

- J'aurais bien aimé être lui. Conclut-il.

Je… La phrase transpirait le regret. Je ne savais pas quoi répondre. Alors, délicatement je pris sa main dans la mienne pour la caresser d'un pouce. Ses cheveux décoiffés avec soin sentaient bon le gel.

Le reste de la journée passa lentement. Horriblement len-te-ment. J'avais hâte, je mourais d'envie de me retrouver dans notre chambre dont on disposerait cinq jours. Cinq jours de sexe… et moments câlins si j'arrivais à me débrouiller. En l'occurrence, toute de suite… j'explosai le record de débrouillage. « Je vais te la donner en nature, ta récompense… ». Randy m'embrassait à pleine bouche. Il n'avait pas l'air d'avoir envie d'aller plus loin, mais cela ne l'empêcha pas de râler dans ma gorge lorsque mon portable vibra sur la table de chevet. Alors sans prévenir, Randy se rua dessus pour l'attraper avant que je n'aie pu faire un geste. Il regarda qui appelait en haussant les sourcils, l'air indifférent. Les fronça lorsqu'il lut. Ça ne pouvait être qu'une personne. Amusé, je souris, puis tentai de l'attraper.

- Je vais répondre, je reviens dans dix minutes.

A califourchon sur moi, il enleva le portable de ma portée, mauvais. Il avait contracté les traits de son visage et ordonna :

- Si tu veux lui parler, tu restes ici.

- Bon. Répliquai-je trop vite. Quand tu téléphoneras à ta femme ce sera devant moi.

Il se figea entièrement. Seul le bruit du portable qui vibrait dans la main de Randy brisa le silence devenu reproche. Caprice. Je regrettai aussitôt mes paroles trop franches, il m'aurait frappé quelques semaines auparavant. Randy plongea son regard azur dans le mien, m'examinant. C'était purement égoïste. Mais il ignorait sûrement ce que j'éprouvais lorsqu'il partait lui téléphoner…

- Je ne peux pas.

Il détourna ses yeux durs chargés de colère, furieux envers lui-même. Mes mains glissèrent sur sa taille et il s'en crispa d'autant plus.

- Je serai sage… Chuchotai-je.

Un soupir douloureux. Silence. Je lus dans un tic de sa joue qu'il allait refuser. Il se ravisa quand il entendit ce que je lui murmurai à ce moment. Randy ferma les yeux, inspira profondément. Alors, à ma surprise, il se leva. Remit son boxer.


« Je te promets de ne plus jamais te frapper, d'essayer de ne plus te faire du mal. » Je devais plier pour tenir ma parole. Mais je ne pouvais pas. Il ne se rendait pas compte ! Il ne savait pas que quand la nuit j'allais lui téléphoner, je… Les yeux de John me fixaient. Fermes ; Pointe de révolte. Attristés ; Faiblesse du doute. Un rictus me secoua, si je restais ici pour passer l'appel… ça se déroulerait comme les autres fois. Mais il serait là. Bon sang il fallait que j'évacue, et dieu savait combien je craignais que -

- S'il te plaît, quitte à ce que tu aimes quelqu'un d'autre, je préfère savoir comment tu le fais.

Je crus vomir, fermai hermétiquement les paupières.

- S'il te plaît Randy. Répéta-t-il dans un murmure.

Arrête ça Cena ! J'inspirai. Non Orton, ne cède… Je me levai brusquement, mis mon boxer par convenance, attrapai mon portable. Me postai devant le bureau en bois, regardant le mur. John s'assit sur le lit, ramenant la couverture sur son corps. « Tut… » Ma main gauche se cramponna au meuble. « Tut… »

« Allô ? »

Mes doigts s'enfonçaient, griffant le bureau. John, derrière. Silencieux, derrière moi. J'aurais dû le faire, j'aurais dû mais je ne parvins pas à le regarder lorsque je répondis :

- Bonjour chérie.

Quelque chose de nauséeux me fit fermer les paupières. Ma pauvre femme… Je n'étais qu'un lâche. La voix s'emballa aussitôt, et John fut aux premières loges. Je ne pouvais pas les affronter en même temps. Je restai de dos.

« Oh Randy tu sais combien tu nous manques ? Je crois que je vais te le dire chaque jour, mais Alanna prend la photo au-dessus de notre lit toutes les heures pour me demander où tu es. Tu lui avais expliqué alors elle sait que… »

Je détournai la tête vers la porte, ingurgitant les paroles mélodieuses. Fermai les paupières. Encaisse Orton, encaisse tes horreurs… La ferme, la ferme… Mes muscles se contractèrent brusquement. Je me calmai, esquissai un sourire dans le téléphone.

- Vous aussi vous me manquez beaucoup.

Le poignard dans mes poumons vint de derrière mon dos cette fois. Comment pouvais-je vivre avec ça ? Comment… pouvais-je… deux personnes… Je pinçai les lèvres. Souffrance. La haine flambait la souffrance dans mon cerveau. Lancinante. J'allais… bientôt… Merde, il fallait que je raccroche.

- Sam, je dois y aller. Ce soir je suis de garde, je ne peux pas rester au téléphone.

« D'accord Randy… », Répondit-elle simplement, « alors je t'embrasse, rappelle-moi demain ! »

Une seconde je crus que la poitrine de John n'allait pas être lacérée sans ménagement. J'avais tort.

« Je t'aime mon cœur ! »

Mon estomac se révulsa de douleur. Deux souffrances horribles dans mon crâne. Réponds Orton, réponds ! Devant lui ?

Je raccrochai.

Un silence mortuaire prit place lorsque je posai les mains sur le bureau. Les paupières étroitement fermées. « Je t'aime mon cœur ! » Stop. « Quitte à ce que tu aimes quelqu'un d'autre… » Stop. « Randy ! Regarde-moi ! » Stop ! Mes poings s'abattirent sur la table. John sursauta derrière moi. Ne bougea pas. Samantha… Dans un mouvement de rage, j'expulsai tout ce qui se trouvait sur le bureau. Merde ! Mon corps trembla. Du bruit derrière moi. Je me retournai. Trop vite. Cena ! Cena se levait, s'approchait. De sa faute ! Tout était de sa faute ! Sans lui… J'aurais juste à… Non !

- N'approche pas ! Hurlai-je.

Je me saisis la tête entre les mains. M'y agrippai. Secoué de fureur. Je me détestais. Spasmes violents dans les nerfs. Ne… t'approche… pas… sinon… Marié. Ma femme. Alanna. Pas lui, je ne veux pas lui faire… Plus jamais comme la dernière fois. John s'était immobilisé, déchiffrant mes gestes. Soudain, après quelques secondes immobile où il m'avait vu me débattre, il s'élança sur moi. Réflexes animaux, je voulus me défendre. Fus amené au sol, sous lui. Sous son corps puissant, son souffle intense. Je me débattis. Immobilisé. Il venait d'attraper mes mains.

- Calme-toi… Arrête Randy.

Je remuais sous lui, mais il renforça ses appuis dans un râle d'effort. Sa bouche charnue presque contre ma nuque. Qui m'effleurait de murmures. « Ça va aller… Calme-toi, calme-toi je suis là… pardon mais je suis là, calme-toi bébé… » Les crises s'espacèrent. Au bout de plusieurs minutes, je me détendis un peu. Calmé. Toute fierté ravagée.

- C'est bon. Annonçai-je péniblement, mâchoire contractée.

Il soupira, soulagé et relâcha mes bras. Je les éloignai précipitamment. John resta quelques instants dans mon cou, fort, faible, chuchotant son pardon et d'autres choses qu'il ne me laissa pas entendre. J'étais brusquement éreinté et ne protestai pas lorsqu'il m'embrassa la joue en fermant les yeux. Prolongeant le contact, m'effleurant de ses lèvres belles, m'effleurant, m'effleurant…

Personne n'avait jamais réussi à me contrôler lors d'une crise.

La nuit était tombée depuis longtemps. Il était au moins deux heures du matin. J'étais épuisé. Mais le fait était… que personne n'avait jamais réussi à me contrôler lors d'une crise. Personne n'avait jamais eu assez de force pour contrôler ma maladie et mes accès de rage. Je revis la façon dont il m'avait obligé à m'allonger. Plaqué au sol. Et le matin. « Regarde-moi ! » Je fixais le plafond. John croyait que je dormais, et c'était lui qui était maintenant tourné vers moi, assoupi. A ma cuisante honte, je sentis que cette idée me faisait bander. Bon sang ! Depuis des heures, je repoussais les images de la veille. J'avais envie de… Merde, je pouvais pas faire ça. Je n'étais pas un… homo. Des pulsions impérieuses m'ordonnaient de me soulager d'une manière que… Il valait mieux que je dorme. Tout à coup, un flash de Cena lorsqu'il me baisait me sauta à la figure. Je me durcis brutalement, me faisant grimacer de douleur. Hors de question que je le réveille pour lui demander ça. « John… Réveille-toi… Fais-moi l'amour… » Pff, n'importe quoi ! Il ne manquerait plus que ça ! … La douleur s'intensifia dans mon bas-ventre. Mes cuisses me chauffaient. Je fermai les yeux, jurai silencieusement. Je n'allais pas… pouvoir… résister longtemps… John dormait. Il ne verrait rien si… Mon torse était bouillant, mais je gardais les couvertures lorsque ma main descendit vers mon entrejambe. Seigneur, qu'est-ce que je foutais ? C'était ça où je lui demandais. Pas question. John… John…


J'avais les yeux grands ouverts.

Oh… Oh mon dieu. J'allais… J'avais l'impression de voir se réaliser un des mes rêves coquins. Randy se tournait de tous les côtés depuis une heure. Ce qui m'avait étonné, j'avais veillé juste pour m'assurer qu'il ne se relèverait pas. Puis… Il avait commencé à râler, me jeter des regards fréquents. Il ne voyait pas que j'étais réveillé. Et là… J'avais eu une érection. Randy avait commencé à gémir, sexy en diable. Il avait envie de sexe. Mais d'une façon qui m'avait pétrifié sur place. Il avait écarté les cuisses. Puis… il avait descendu une main hésitante le long de son corps… son corps en sueur. Et là… J'avais failli jouir sur place. Il s'était testé légèrement, jurant quand il se faisait du bien… et avait fini par se glisser un doigt. Je dus mobiliser toutes mes facultés mentales pour rester immobile, mais mes yeux étaient brouillés de désir sous le spectacle.

- Merde… Merde…

Il grignait des dents, sauvage, gêné. Des halètements excitants sortaient d'entre ses lèvres tandis qu'il accélérait un peu le rythme des va-et-vient. Nom de nom… J'allais lui sauter dessus ! Sa tête tomba sur le côté sur son épaule nue, les yeux fermés, et tout à coup il arqua le visage en ouvrant la bouche, en sueur. Pile devant mes yeux. C'était la chose la plus excitante que j'eusse jamais vue. Il resta face à moi, tentateur, foudroyant de sex-appeal alors qu'il se donnait lui-même du plaisir de ses doigts sexuels et de ses poignets qui frottaient ses cuisses aphrodisiaques. Il jura à voix basse encore une fois, confus. Je déglutis difficilement. Il toucha une zone érogène qui le frustra et il gémit plus fort, énervé, suppliant :

- John…

Ne. pas. bouger. La demande me fit souffrir le martyre, emballa ma poitrine dont les muscles se bandèrent. Il accéléra, contractant ses lèvres dans de petites mimiques honteuses, mordantes.

- John… Haleta-t-il, c'est bon… John… John… Oui, j'aime quand tu fais ça…

Je n'y tenais plus. Il pensait à moi. Il pensait à moi lui… Il continua, se frottant contre les draps. Je n'y tenais plus, il n'allait pas me repousser si j'avançais… juste… une… Je glissais ma main dessous la couverture. Et à ce moment là… Randy rouvrit les yeux. Il sursauta violemment, s'écriant aussitôt :

- Merde !

Je sursautai à mon tour, puis lui attrapai sa main qu'il voulait déjà enlever, la maintins avec force. La seule raison pour laquelle je n'étais pas explosé de rire en voyant ses yeux effarés et sa main qui tressautait en lui était que j'étais bien trop excité.

- Ne t'arrête pas… Susurrai-je, demandant presque.

Randy détourna la tête, pinçant les lèvres. Je me rallongeai le plus tranquillement possible sur mon oreiller, puis lui lâchai le bras avec lenteur, effleurant au passage les longues jambes humides. Ma voix rauque de désir l'avait fait se raidir davantage, à sa plus grande humiliation. Il bafouilla alors un son qui me rendit complètement dingue d'amour :

- Ne… ne me regarde pas…

Il ferma les yeux lorsque je gémis longuement de frustration, recommençant à faire des va-et-vient. Je me retournai dans le lit, mi-figue mi-raisin. Soupirs de délice. Gémissements. Halètements de honte. J'allais mourir de frustration, Randy Orton se touchait à côté de moi, il se… mettait des doigts et je ne pouvais même pas… Je contractai la mâchoire lorsque j'entendis un cri soupiré et les draps bouger. J'en aurais pleuré.

- Randy… Gémis-je.

- N-Non !

Le ton avait été exquis, soucieux, me privant encore plus. Je l'entendis accélérer. Je passai une main sur mon visage, sentis mon membre se dresser à l'écoute des soupirs de bien-être, des « Oui… » que Randy commençaient à fredonner avec un air de plaisir explosé, alléchant, aguichant. J'avais tellement envie de le toucher… Je tentai, suppliant :

- Juste t'embrasser… Randy, juste t'embrasser…

- Non…

Je retins un sanglot de douleur mais contractai la mâchoire, souffrant. Il plaisantait… Il n'allait tout de même pas me laisser comme ça et refuser que je le finisse ? Je jetai discrètement un regard par-dessus mon épaule. Mon dieu que c'était beau… Randy, la tête en arrière, râlant obscènement au rythme des doigts qui le baisaient, ses envoûtantes jambes entrouvertes…

Je perdis tout contrôle. Brusquement, je bondis sur Randy qui cria de surprise et nous roulâmes sur le lit jusqu'à nous affaler par terre. Celui-ci en tombant s'empala dignement de la manière la plus gênante possible, renforcé par cent-vingt kilos qui lui écrasèrent le bas ventre, et il jouit aussitôt sur mon torse, la bouche ouverte. En voyant son expression douloureuse, j'eus peur de lui avoir parfaitement défoncé cette partie sensible. Deux secondes de mort passèrent jusqu'à entendre un râle orgasmique provenant du plus profond de sa gorge. Sa tête retomba sur le sol froid.

Randy regardait le plafond, haletant. Pour ma part, j'étais effondré sur lui, mais muet. Dans le même silence, je me mis à quatre pattes pour soulever mon Golden Boy et le déposer sur le lit, avant de me recoucher à côté. De regarder à mon tour dans le vide. Les images me revenaient en tête, mais je n'osais pas en parler. Soit parce que cela devait être une expérience traumatisante pour Randy qui aurait voulu que cela reste intime et personnel, soit…

- Tu sais… Commençai-je, si tu voulais que je…

- Ce n'est pas ce que tu crois.

La réplique avait été sèche, tranchante. Soit ça, soit… parce que j'allais éclater de rire. Ma voix fut ingénue, traînante :

- Ah… Alors tu n'étais pas en train de te foutre des…

- La ferme Cena, la ferme !

Je ne pus plus me retenir et explosai d'un rire contenu. Un immense sourire soulevant mes pommettes se peignait sur mon visage, secoué par un flot réjoui qui me faisait fermer les yeux. Le silence qu'imposait Randy ne fonctionnait qu'à moitié, et j'avais bien senti à terre combien il s'était empourpré de honte. Trop ridicule… Trop…

- Chou ! M'exclamai-je, hilare, avant de tousser en m'étouffant de rire, et de reprendre affectueusement en le regardant. Tu étais trop chou…

Randy regardait obstinément le plafond, la couverture ramenée sur le corps, les bras le long du torse.

- Je ne suis pas chou, arrête avec ça. Et oublie ce qui vient de se passer.

- Bien sûr… Admis-je pour commencer, excuse-moi.

Je laissai quelques secondes passer.

- … Mon lapin.

Cette fois je pouffai ostensiblement, mort de rire. Le son s'éleva en même temps que Randy se relevait dans le lit, mortifié.

- Je t'interdis

Une telle agressivité avait été crachée avec les mots que les deux océans sourcillés d'amertume n'étaient que superflus. Cela dit, j'ignorai royalement les deux.

- Et qu'est-ce que tu comptes faire au juste ? Répliquai-je, railleur. Me mettre un doigt ?

Piqué à vif, Randy parut encore plus rouge dans l'obscurité, serrant les dents. Puis, il se retourna avec brutalité pour s'allonger de l'autre côté du lit, la couette tirée jusqu'en haut.

- Je ne le ferai plus.

Je me précipitai sur lui. Une main amena jalousement à moi sa taille tandis que mon visage se plongeait au-dessus du sien.

- Oh bébé ! M'écriai-je, pressant.

Ses yeux regardaient en face. Humilié, il se revêtait toujours de ce plissement sexy du nez, et ne semblait pas enclin à me parler.

- Non, laisse tomber c'était ridicule.

Je me nichai sur son corps, docile, puis glissai doucement mon visage dans son cou. Je gémis un peu, contrarié, demandant. Il ne pourrait pas résister bien longtemps… Je lui embrassai la gorge, chuchotai :

- Bébé… Allez… il faut que tu me refasses ça…

Il fut d'abord insensible, puis tendit son cou de quelques millimètres. Je m'empressai de le mordiller dans un sourire.

- Ça m'a trop excité… Lui avouai-je dans le creux de l'oreille, avant d'y introduire lentement ma langue, de rapprocher mon corps. Sens comment tu m'excites quand tu te touches comme ça…

Randy se figea en sentant combien ma queue s'était raidie. Je lui appliquai une chaude léchouille derrière l'oreille qui le fit frémir, et il se retourna vers moi, me regardant enfin.

- C'est vrai que ça t'a excité ?

Je souris tout contre ses lèvres, canaille. Il sembla apprécier le compliment car son visage prit un air crâneur et embrassa rapidement mes lèvres en guise de bonne nuit. Le silence retomba doucement. Lorsqu'il se retourna, je continuai à l'enlacer contre moi, satisfait.

Puis… Un rire s'éleva peu à peu. Pour secouer entièrement ma poitrine, et finir par être haut et irrépressible.

- Qu'est-ce que t'as encore ?

Berçant Randy, je me mis à chantonner entre deux pouffements :

- « I don't want anybody else When I think about you, I… touch myself… »

Je fus brutalement repoussé à coups de poings et de pieds. Un oreiller m'atterrit en pleine figure.

- Dégage !


~ Genitorturers - I touch myself ~
Oh Randy, when you think about him... you touch yourself... :D

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