~ Quelque part dans l'hyper-espace,

Vaisseaux des Sentinels ~

Cassiopea et Matylda étaient à nouveau assises dos à dos dans une cabine du Phoenix. La distance entre Kidron et Jedha était assez importante et les deux jeunes femmes avaient profité de la tranquillité du voyage pour s'isoler. Cassiopea voulait poursuivre ses leçons en matière de méditation et le moment était idéal. Pourtant, Matylda ne semblait pas vraiment concentrée.

« Quelque chose ne va pas ?, demanda finalement Cassiopea après plusieurs minutes d'agitation de la part de son amie.

- Si, désolée, s'excusa Matylda. Je n'arrive pas trop à me concentrer, j'ai vraiment très mal dormi cette nuit.

- Si tu es fatiguée, on peut arrêter là pour aujourd'hui. On reprendra un autre jour, il n'y a pas de problème.

- De toute manière, je n'arriverai à rien, souffla Matylda en abandonnant sa posture de méditation.

- Tu es sûre que ça va ? Tu as l'air préoccupée.

- En fait, ça fait plusieurs mois que je fais des cauchemars. Ça s'était calmé ces derniers jours, depuis que je suis partie avec vous en fait, mais cette nuit ça a recommencé.

- Des cauchemars ?, Cassiopea fronça les sourcils.

- Oui, pourquoi tu fais cette tête ?

- Les gens sensibles à la Force ne font pas de cauchemars. Ils ne rêvent même pas d'ailleurs, la Force agit autour de nous comme un bouclier spirituel qui empêche les ondes de passer et de perturber notre repos. Même si tu n'as pas été élevée au Temple et que tu ignorais l'existence de tes dons, ça fait partie des choses qui sont innées.

- Maintenant que tu le dis, réfléchit Matylda. C'est vrai que je ne me souviens pas avoir fait de cauchemars quand j'étais petite. En fait, je suis incapable de te dire si j'ai déjà rêvé auparavant.

- Et c'est normal, depuis combien de temps durent ces cauchemars ?

- Quelques mois. Je ne sais plus vraiment quand ça a commencé. Ce n'est pas normal alors ?

- Disons que quand nos nuits sont agitées c'est pour une bonne raison. Nos facultés prémonitoires agissent fréquemment quand on dort donc nos rêves ont souvent un sens. De quoi parlent les tiens ?

- En fait, c'est toujours plus ou moins la même chose. Il fait froid, je suis seule et j'essaye d'atteindre une lumière que je vois à l'horizon. Je cours mais je n'avance pas et quand enfin j'y arrive il y a un énorme brasier qui brûle.

- C'est une vision plutôt claire, commenta Cassiopea. Et je ne vois rien de trop négatif là dedans.

- Attends la suite, le pire reste à venir. Donc j'arrive devant ce bûcher et il y a des dizaines de troopers noirs tout autour.

- Des death-trooper ?

- C'est comme ça qu'on les appelle ?

- Oui, ce sont les sbires de Vador, une unité d'élite particulièrement bien formée. Donc ils sont autour de ce bûcher ?

- Oui et il y a un homme qui me tourne le dos. Il est vêtu de noir et il tient un sabre laser rouge.

- Un Sith ?

- J'imagine mais j'ai beau tout essayer, je suis incapable de me souvenir de son visage. Je sais que je le vois parce qu'il se retourne vers moi mais à l'instant où j'ouvre les yeux tout devient flou.

- C'est inquiétant, marmonna Cassiopea.

- Tu penses que c'est prémonitoire ?, demanda Matylda inquiète.

- Prémonitoire je ne sais pas, mais c'est clair que c'est un présage. Peut-être une simple mise en garde.

- J'espère vraiment que c'est seulement ça parce que si ça doit vraiment se produire…

- Quoi ? Il y a autre chose ?

- Le reste est extrêmement flou mais… le Sith braque son sabre sur quelqu'un, une femme. Je crois qu'elle est inconsciente et elle est blessée, gravement. Je ne sais pas qui c'est, je ne vois pas du tout son visage, juste une vague silhouette mais je sais que je la connais.

- Hey, Cassiopea passa un bras réconfortant autour des épaules de Matylda. Ne t'en fais pas. Tous les Jedi ont au moins une fois dans leur vie l'occasion de faire ce genre de rêve. Ils sont une manifestation de la Force qui essaye de nous mettre en garde contre quelque chose mais la plupart du temps ce ne sont que des images, rien de plus.

- C'est déjà arrivé qu'ils soient prémonitoires.

- Parfois, oui. Certains Jedi ont des facultés de divination très puissantes. Mon meilleur ami par exemple, il faisait des rêves et des cauchemars toutes les nuits et la plupart se sont révélés prémonitoires mais ça lui arrivait depuis tout petit et uniquement parce qu'il avait des facultés très développées. Sinon on fait tous ce genre rêve à un moment où un autre mais ils n'ont pas une signification aussi puissante. Tu m'as dit que c'était la première fois que ça t'arrivais, alors il ne faut pas trop que tu t'inquiètes.

- Peut-être mais ça fait des mois que ça dure et c'est toujours le même rêve. Et si c'était quand même prémonitoire ?

- Alors ça arrivera. On ne peut rien faire contre une prémonition, c'est la fatalité.

- Dans ce cas, j'espère que ce n'en est pas une parce que si ça arrive, ce sera ma faute.

- Qu'est-ce-que tu racontes ? Ce n'est pas parce que tu l'as vu en rêve que c'est de ta faute.

- Non c'est pas ça, dans mon rêve quand je vois cette femme au sol je sais que c'est de ma faute. Que sans moi, ça ne serait jamais arrivé.

- Ne commences pas à culpabiliser pour quelque chose qui ne s'est pas encore produit et qui n'arrivera peut-être jamais. Tu me diras si tu continues à faire le même rêve ou si tu vois un changement et on restera vigilants. Ne te prends pas la tête avec ça maintenant, à trop y penser tu vas finir par te rendre malade et ce n'est pas l'objectif.

- D'accord, soupira Matylda. Je vais essayer. »

Si Cassiopea avait pris le soin de rassurer son amie, elle restait malgré tout dubitative. Elle avait déjà fait ce genre de rêve, plusieurs fois même étant donné qu'elle disposait de très bonnes facultés divinatoires, et ils s'étaient parfois avérés prémonitoires, au moins en partie. Pourtant, c'était la première fois qu'elle entendait parler d'un cauchemar répétitif. Si Matylda lui avait dit qu'elle avait cauchemardé pour la première et unique fois de sa vie elle ne se serait pas inquiétée. La première fois n'était jamais prémonitoire, surtout lorsqu'elle survenait aussi tard dans la vie de la personne mais là, le cauchemar s'était répété de multiples fois et même si Matylda disait que certaines choses étaient floues, notamment les visages, elle avait été capable de lui décrire en détail ce qu'elle voyait ce qui n'était pas franchement rassurant. Si ce cauchemar est vraiment prémonitoire, alors il faut qu'on se prépare à affronter quelque chose de terrible.

Les réflexions de la jeune femme furent interrompues par la sonnerie de son comm'link. Le Phoenix et le Victory s'apprêtaient à quitter l'hyper-espace et à entrer dans l'orbite de Jedha. Les deux jeunes femmes retournèrent donc dans le cockpit du vaisseau observer l'approche de la planète. Cassiopea se demanda, les yeux rivés sur Jedha, vers où cet interminable périple allait finalement les conduire.

~ Bordure Médiane, Jedha

Village isolé ~

Par soucis de discrétion, les deux vaisseaux cargos s'étaient posés un peu à l'écart d'un petit village d'apparence tranquille. Ils ne savaient pas encore par où commencer leurs recherches et ils comptaient d'abord se renseigner un peu sur la planète. Cassiopea savait certaines choses sur Jedha mais elle n'y était jamais allée. De plus, les Jedi avaient quitté les lieux depuis plusieurs siècles et même si elle savait que l'ombre de leur présence planait toujours sur les lieux, elle ignorait à quel point les habitants étaient au courant de leurs pratiques.

Après avoir pris soin de dissimuler au maximum leurs vaisseaux, les Sentinels se mirent en route. Pour être sûrs de passer inaperçus, ils avaient décidé de se faire passer pour des pèlerins et s'étaient donc équipés en conséquence. Ils commencèrent par marcher vers le village.

Jedha était une planète désertique plongée dans un hiver perpétuel. Les gens vivaient pratiquement comme des ermites et n'étaient donc pas très avenants à la vue d'étrangers. Leurs déguisements les aidaient tout de même à passer un peu plus inaperçus au milieu des locaux mais ces derniers restaient tout de même méfiants. Ivan, qui était doté d'un sens inné de la diplomatie tenta plusieurs fois d'aborder des locaux mais tous se détournaient très rapidement ce qui commençait à agacer Sor.

« Franchement, maugréa-t-il entre ses dents. C'est pas l'hospitalité que les étouffe.

- Un peu de patience, le réprimanda Navo. Ils n'ont clairement pas l'habitude de voir des étrangers, c'est normal qu'ils soient méfiants. Il faut juste qu'on tombe sur la bonne personne.

- Il va aussi falloir qu'on trouve un endroit où dormir, ajouta Wolf. On peut toujours passer la nuit à bord mais je pense que ça serait légèrement contre-productif.

- Je suis d'accord, confirma Cassiopea. Il faut qu'on arrive à s'intégrer pour que les gens commencent à nous parler. Il y a forcément une auberge ou quelque chose dans le genre, ça pourrait être un bon point de départ.

- Et on pourrait aussi y entendre d'autres conversation, dit Emiliana. Je ne crois pas qu'on soit les seuls touristes dans le coin.

- Alors on y va, en plus il commence à cailler sévère.

- Je t'avais dit de mettre quelque chose de plus épais Sor, soupira Navo. Et tu m'as répondu que tu étais un grand garçon et que tu n'avais pas besoin qu'on t'aide à choisir tes fringues.

- Ouais ben j'ai juste un peu de mal à saisir la notion de froid. J'ai grandi sur une planète tropicale je te rappelle.

- Ça suffit, les interrompit Cassiopea en riant. Vous allez réussir à nous faire remarquer avec vos chamailleries. La nuit tombe vite sur ce genre de planète alors on ferait mieux de se mettre en route. »

Le village n'était pas très grand et il ne leur fallut pas longtemps pour trouver la seule auberge qu'il abritait. L'établissement était petit mais il semblait accueillant, à l'intérieur plusieurs personnes profitaient déjà d'un bon repas autour d'un feu de cheminée.

« Bonjour étrangers, les accueillit un vieil homme dès qu'ils eurent franchi le pas de la porte. Entrez donc, il commence à faire frais là dehors.

- Merci beaucoup, dit Cassiopea. Mes amis et moi sommes des pèlerins de passage dans la région, nous aurions grandement besoin de votre hospitalité pour la nuit.

- Mais bien sûr, répondit le vieillard. Il nous reste des chambres disponibles à l'étage, vous allez sûrement devoir partager mais vous serez très bien j'en suis certain. »

Le gérant de l'auberge les conduisit en haut d'un escalier, sur un palier où se succédaient plusieurs chambres. Il en mit trois à leur disposition et les laissa tranquillement s'installer. De retour dans la pièce principale, les Sentinels s'attablèrent, commandèrent un bon repas et ouvrirent les yeux et les oreilles. Les gens autour d'eux ne leur prêtaient pas beaucoup d'attention. La plupart avaient l'air d'être des voyageurs et les autres des habitants venus simplement pour profiter du repas copieux servit par les hôtes. La femme du gérant fut la première personne à s'intéresser à eux et à leur poser des questions. Elle voulut savoir d'où ils venaient, combien de temps ils comptaient rester et ce qui les avait amenés sur Jedha.

« Vous comprenez, leur dit-elle. Notre planète n'a rien de spécial.

- En fait, réagit immédiatement Ivan. Nous sommes en pèlerinage, nous venons de loin et on nous a conseillé de passer par votre planète.

- On nous a dit que Jedha était un endroit idéal pour les pèlerinages, ajouta Navo.

- Mais personne ne nous a dit pourquoi, précisa Cassiopea. Alors on se demandait si vous pouviez peut-être nous aider.

- Oh ce serait avec plaisir mademoiselle mais mon mari et moi n'avons jamais quitté le village et ce n'est pas ici qu'il se passe des choses intéressantes. Certes vous n'êtes pas les premiers pèlerins à nous rendre visite mais je ne saurais vous dire ce que les autres recherchaient. Ils ne restaient que quelques jours et ne parlaient pas beaucoup.

- Et ça fait longtemps qu'on n'en avait pas vu, dit le gérant. Vous êtes les premiers à passer par chez nous depuis des mois. Je ne sais pas si vous le savez, mais l'Empire a mis notre planète sous protectorat récemment. Il semblerait que cela ait légèrement refroidi les voyageurs comme vous.

- Sous protectorat ?, s'étonna Sélène qui ne semblait pas avoir entendu parler de cette histoire sur Coruscant.

- Ne me demandez pas ce que cela veut dire. Mais, d'après ce que j'ai cru comprendre, ils veillent sur notre sécurité en échange de quelques services, je n'en sais pas plus navré.

- Ça ne fait rien, leur dit Cassiopea. Merci pour le repas et votre hospitalité, c'est vraiment très aimable. »

Sur ce, le couple les laissa dîner en paix. Alors qu'ils terminaient leur repas et décidaient de passer encore une journée dans le village pour tenter d'en apprendre plus, un homme venu du fond de l'auberge s'approcha de leur table et s'assit près d'eux.

« Excusez-moi, dit-il. Je n'ai pas pu m'empêcher d'écouter votre conversation et je pense que je pourrais vous renseigner.

- À quel sujet ?, demanda Cassiopea légèrement sur ses gardes.

- Vous êtes en pèlerinage, n'est-ce-pas ?

- C'est exact.

- Les pèlerins étaient nombreux avant. Ils venaient par centaines pour se recueillir au Temple. Mais depuis l'avènement de l'Empire ils se sont faits plus rares. Les gens ont peur maintenant, surtout depuis que l'Empereur a décidé d'interdire toutes formes de croyances. Ils n'osent plus venir se recueillir.

- Il est vrai qu'on ne nous a pas donné plus d'explication, dit Ivan. On nous a conseillé de terminer notre pèlerinage par Jedha mais personne ne nous a dit pourquoi.

- Et pour cause, opina l'inconnu. Plus personne n'ose parler.

- Vous avez parlé d'un Temple, interrompit Cassiopea, qui se doutait qu'il s'agissait de celui bâti par les Jedi.

- Oui, le Temple des Whills. Le cœur de notre Ville Sainte, la capitale de notre humble planète. Vous savez, on raconte que les Chevaliers Jedi sont venus il y a des siècles et qu'ils ont construit la Ville et le Temple. Ils s'y sont installé et ont entreprit de transmettre leurs valeurs à tous ceux qui souhaitent apprendre. Ils sont partis il y a longtemps, mais la Ville et son Temple sont toujours là. Je suppose que la présence des Jedi se fait encore sentir aujourd'hui et que c'est pour cette raison que vous les pèlerins aimez tellement venir sur Jedha. On peut s'y sentir proche des anciennes valeurs spirituelles qui menacent de disparaître.

- Le Temple des Whills, murmura Cassiopea. Et on y pratique toujours ?

- Oh, l'homme regarda furtivement autour de lui. Vous savez, nous sommes sous protectorat impérial maintenant et avec le bannissement des religions on ne peut plus vraiment pratiquer comme avant.

- Parce qu'on pratiquait avant ?, demanda Ivan.

- Et bien, il semblait vraiment mal à l'aise. Oui, quand les Jedi sont partis, ils ont chargé leurs élèves de transmettre leurs valeurs à leur place. Ils ont créé une sorte de, de religion on peut dire.

- Une religion autour de la Force, comprit Cassiopea.

- C'est ça. Bien sûr, je le redis, les pratiques religieuses sont interdites mais je suppose que vous pouvez toujours vous rendre à la Ville Sainte. Vous êtes en pèlerinage et on peut dire que le Temple des Whills a toujours été le but ultime des pèlerins en quête de quiétude et de paix intérieure. Vous y trouverez probablement le réconfort que vous cherchez.

- Est-il toujours occupé ce Temple ?, demanda Matylda.

- Oh oui, à nouveau il regarda autour de lui. Je ne peux pas trop en parler, ce n'est pas un sujet que l'on aborde mais je peux vous dire que vous y trouverez les réponses que vous cherchez. Ainsi, je vous laisse. Bonne chance. »

L'inconnu disparu aussi vite qu'il était apparu laissant les Sentinels incrédules. Ils terminèrent rapidement leur repas avant de monter dans leurs chambres. Ils avaient compris que la pièce bondée n'était pas forcément l'endroit idéal pour discuter et ils se réunirent donc dans la chambre occupée par les garçons.

« Je ne sais pas vous, dit Sor. Mais cette histoire de Temple et de Ville Sainte me paraît louche. Vous avez vu comme il avait l'air d'avoir peur d'en parler ?

- Je suis d'accord, dit Sélène. Il doit y avoir quelque chose là bas et si cet endroit a été bâti par les Jedi il y a de fortes chances pour qu'on y trouve quelque chose.

- Et je suis sûr que cette religion est toujours pratiquée, dit Ivan. Sor a raison, il ne voulait pas en parler mais pour moi c'est clair.

- Tu penses qu'ils pratiquent clandestinement ?, demanda Navo.

- Évidemment, dit Cassiopea. Jedha était le centre de la vie Jedi, s'ils se sont arrangés pour que leurs rites et traditions ne se perdent pas on peut être sûr que des gens continuent de les perpétuer aujourd'hui.

- Alors c'est décidé, dit Wolf. Il faut qu'on aille dans cette Ville Sainte. C'est la capitale alors je suppose que ça ne doit pas être bien compliqué de trouver un moyen pour nous y rendre. Sauf si on prend les vaisseaux.

- Non on va les laisser là, décida Cassiopea. C'est plus prudent. Avec cette histoire de protectorat, la présence impériale doit être importante là bas et je ne veux pas qu'on se fasse remarquer. Je vais essayer de modeler un peu la Force pour les rendre invisibles et on trouvera un autre moyen de transport.

- Je m'en occupe, décida Wolf. Je vais nous organiser ça avant demain matin comme ça on pourra vite partir.

- Le plus tôt sera le mieux, dit Emiliana. Je pense qu'on attirera un peu trop l'attention si on s'attarde ici. Cette Ville Sainte doit être assez grande, on pourra circuler plus discrètement.

- Il faut qu'on dorme un peu, conclut Cassiopea. Wolf, tu t'occupes du transport. On se retrouve en bas à l'aube, on prendra un bon petit-déjeuner avant de partir. La route sera sûrement assez longue.

- Je demanderais à nos hôtes de nous préparer quelques victuailles pour la route, dit Wolf qui s'en allait déjà.

- Sois prudent quand même, lui conseilla Cassiopea. Ne te fais pas trop remarquer.

- Et ne dépenses pas tous nos crédits !, lui cria Sor alors que Wolf quittait la chambre.

- Tout le monde au lit maintenant, on a encore un long chemin à parcourir. »