Kikou à toutes et tous ! Comment allez-vous ? Je vais mieux, je suis plus vieille depuis dimanche - -' (no comment) et je vais bientôt soumettre les noms du club au vote !
Bref, merci à Shiroten pour sa correction !
Disclaimer:Merci JKR !
Allez voir cet article de mon site fétiche !Pour ça, tapez "Madmoizelle Maraudeurs" dans la barre de recherche. Dans les réponses, c'est la 1ere chez Google et pour les autres, il faut qu'il y est les maraudeurs casting dans le titre de l'article ^^
Comme je le disais à Charlie3216 (je copie et colle car je suis une feignasse): "je suis plus 2e James, 1er Sirius, 2e Remus car je suis totalement LOVE de Simon dans Misfits (me demande pas pourquoi mais j'ai envie de lui faire un câlin en posant bien sa tête contre mes seins...) et en ce qui concerne Peter... peut-être le 1er car Jamie Bell m'appartient (même s'il ne le sait pas encore) ^^"
Et vous, qu'en pensez-vous ?
/!\ nouvelle OC dans ce chapitre /!\
Et je rectifie une erreur (rapidement certes) mais je me suis rendue compte qu'en 36 chapitres, pas une fois je n'avais parlé de Quidditch à Poudlard... Mais puisque je suis incapable d'écrire en détail sur ce sujet, j'en parle rapidement comme je le disais.
Et merci de ne pas m'en vouloir en ce qui concerne James, c'est lui qui s'est mis dans cette merde tout seul comme un grand ! Ni ma muse, ni moi ne sommes responsables. James a tout fait tout seul !
Quand elle l'avait vu pour la première fois, elle n'avait pas particulièrement fait plus attention à lui que ça. Autant l'avouer, elle était entrée dans le premier compartiment tolérant la présence d'une première année et s'était assise, pelotonnée même, sur la banquette. Ses yeux n'avaient pas quitté une seule fois la fenêtre tandis qu'elle faisait de son mieux pour ne pas pleurer de nouveau à cause de Tuney. Sa sœur lui en voulait affreusement d'avoir lu son courrier et d'être ce qu'elle ne serait jamais, à savoir une sorcière. Pétunia avait passé le reste de son temps à l'ignorer ou à la traiter de monstre – et c'était ce qu'elle avait de plus gentil à dire. Elle avait fait attention à qui partageait le compartiment avec elle quand Severus était arrivé et qu'il avait mentionné Serpentard. Elle avait détesté la façon dont se comportaient les deux garçons et avait entrainé Severus à sa suite dans un nouveau compartiment.
Après cela, James Potter était devenu une nuisance en ce qui la concernait. Toujours à faire des blagues stupides qui ne faisaient rire que lui et ses copains. Toujours à marcher dans le château comme s'il lui appartenait. Toujours en train de viser Severus et de faire de la vie de son ami un enfer. Toujours à jouer avec ce stupide vif d'or. Toujours à lui faire des déclarations embarrassantes… Oui, James était agaçant, arrogant. Elle le considérait comme un voyou et savait qu'un jour, tous verraient ce qu'elle voyait. Ce qui était arrivé quand Sirius et lui avaient humilié Severus une fois de plus. Elle avait pris beaucoup de plaisir à lui lancer des maléfices et à le frapper. Elle avait agit comme une harpie avec le recul mais il l'avait mérité. James Potter était définitivement une nuisance.
Puis, il s'était calmé. Il ne touchait plus à Severus, il avait même cessé de l'appeler de cet horrible surnom et avait bataillé avec Sirius pour qu'il fasse de même et surtout… Surtout, il avait sauvé Severus de la connerie de Sirius. Autant mettre les bons mots, il n'y avait que Sirius Black pour penser que mettre face à face un humain et un loup-garou serait divertissant ! Après cet acte de bravoure, elle avait commencé à se rendre compte qu'il y avait finalement du bon chez James Potter. Il avait rangé son vif d'or, tenté de discipliner ses cheveux et avait même commencé à l'appeler par son prénom. Et elle avait été de plus en plus consciente de sa présence. C'était tellement plus facile de le ranger dans une petite boîte étiquetée « imbécile suffisant » et pourtant, le couvercle s'était entrouvert de lui-même…
Les choses avaient évolué et elle s'était même retrouvée chez lui à Noël. Elle avait vu une nouvelle facette du jeune homme là-bas, celle de James Potter le fils à sa môman. Elle en souriait bêtement aujourd'hui encore… Elle l'aurait su plus tôt, elle se serait moquée de lui sans vergogne mais puisque James avait commencé à évoluer de la bonne façon à ce moment-là, elle avait trouvé ça mignon. Tout comme le fait qu'il ait un ours en peluche - comme elle - et même si celui-ci avait un nom particulier, c'était touchant. C'était là qu'elle s'était dit qu'il y avait anguille sous roche. Ça plus le fait qu'elle pensait beaucoup trop à James Potter. Maudite tête ! Elle faisait donc de son mieux pour toujours l'appeler par son nom de famille, histoire de toujours garder cette distance entre eux. Mais depuis peu, le « Potter » avait été oublié au profit du « James » et elle se demandait de plus en plus régulièrement pourquoi il ne lui demandait plus de sortir avec lui.
Elle s'était détestée à ce propos mais une partie de sa tête avait commencé à argumenter en faveur de James. Maudite tête ! Et maintenant, il fallait qu'elle ait entendu cette conversation entre Sirius et lui à son propos ! Cela faisait des jours qu'elle y pensait et ce qui l'agaçait, c'était que même les examens qui approchaient ne lui faisaient pas oublier la tête qu'il avait fait quand il avait dit qu'elle n'accepterait jamais son invitation… Aaaaargh ! Ne pas penser à James Potter ! Se répéta-t-elle mentalement comme un mantra. Non, quitte à songer à cette conversation, autant penser au fait que Patmol alias Sirius dormait avec Hermione une à deux fois par semaine. Comment faisait-il ? Hermione lui en aurait parlé si cela avait été le cas. Et comment faisait-il pour venir jusque dans leur dortoir ? Elle allait le découvrir, foi de Gryffondor ! Même si la dernière partie de leur conversation avait mentionné des animaux et McGonagall mais ils ne pouvaient quand même pas être des Animagi, non ?
Ce soir-là, une petite semaine après qu'elle ait entendu cette fameuse conversation, elle attendit. Patiemment, elle regarda les heures défiler pendant que ses camarades de chambre dormaient. Elle commençait à sentir ses yeux se faire lourds quand la porte du dortoir s'ouvrit. Comme n'importe quelle porte sur-usée, il en fallait peu pour le faire. Un seul doigt aurait suffit. Alors quand un énorme chien noir apparut à la place de celui qu'elle attendait, elle ne put empêcher sa mâchoire de menacer de se décrocher. Sirius, James et certainement Peter étaient des Animagi ! Elle se leva d'un coup et se planta devant le chien qui couina en la voyant faire.
- En bas ! Maintenant ! Chuchota-t-elle.
Elle eut presque pitié quand elle le vit oreilles baissées et queue entre les jambes mais se reprit et lui indiqua le couloir d'un geste. Elle suivit le gros chien jusqu'à ce qu'il s'asseye à côté de la cheminée.
- Sirius ! Transforme-toi en toi, s'il te plaît.
Elle regarda, les yeux ronds, le chien redevenir homme.
- Comment ? Demanda-t-il.
- Je vous ai entendu James et toi, il y a quelques temps. Quand je vous ai ramené la Carte… J'avais oublié mon sac ici.
- Et tu n'as rien dit ?
- Cette partie de la conversation n'était pas celle qui m'avait le plus marquée… Dit-elle.
- C'est ce qu'à dit James… Commença-t-il en souriant, visiblement heureux pour son ami.
- Cependant, coupa-t-elle avant qu'il n'en dise plus, j'y ai repensé et je ne comprenais pas comment tu faisais pour venir dans le dortoir. La partie mentionnant le cerf et McGonagall me semblait bien trop invraisemblable pour être véridique et pourtant… J'avais tort visiblement. Quand ?
Sirius commença à faire les cent pas tout en marmonnant, hésitant certainement sur la marche à suivre.
- On a commencé au début de la troisième année et on a réussi l'année dernière. On l'a fait pour Remus, c'est pour ça que personne ne sait et que tu ne devras rien dire. Quand Remus est transformé, son loup est approchable mais par des animaux uniquement… Nos formes à James et moi sont suffisamment imposantes pour contenir Remus en cas de besoin et Peter se faufile partout.
- Donc, tu es un chien, James un cerf et Peter ? Queudver vient de quoi ?
- Il se transforme en rat et la queue d'un rat…
- Ressemble à un ver, compléta-t-elle.
- Bien mais maintenant qu'on s'est expliqués à ce sujet, je ne sais toujours pas pourquoi tu te faufiles en douce dans le lit d'Hermione !
- Ah ! Fit-il en se grattant l'arrière du crâne. Ça !
Sirius se laissa tomber dans le fauteuil le plus proche et l'invita à s'installer dans celui d'en face.
- Ça date du mois dernier. Quand il y a eu l'attaque à Pré-au-Lard… C'est pas comme si je m'étais dis « Tiens Sirius ! Et si tu allais te pieuter dans celui d'Hermione ? », tu comprends ?
- Tu m'excuseras Sirius mais tu aurais totalement pu penser ça, rétorqua Lily.
- Vrai. J'admets, mais ce n'était pas le cas. Ni la première fois, ni les fois suivantes.
- Alors commence par le commencement dans ce cas, fit Lily.
Elle voyait bien qu'il ne voulait pas en parler. Certainement parce qu'en le faisant, il se mettait à nu mais elle n'allait certainement pas laisser Sirius s'en sortir comme ça !
- J'attends !
- Je n'arrivais pas à dormir, avoua-t-il. Et je m'inquiétais pour Hermione… Encore plus après ce qu'il s'était passé plus tôt dans la soirée et… Je voulais juste m'assurer qu'elle allait bien, je voulais être là pour la rassurer au cas où… Et finalement, c'est moi qui suis rassuré quand je suis près d'elle. Je dors mieux au pied de son lit, transformé en Patmol, qu'en « moi » dans mon propre pieu… Je suis pathétique, hein ?
Lily se souvint qu'il avait appelé James ainsi durant la conversation qu'elle avait surprise et que lorsque James avait rétorqué que Sirius, lui, l'était d'autant plus, le brun avait avoué en être conscient avec un grand sourire.
- Tu n'es pas pathétique Sirius. Tu es amoureux.
Elle décida de ne pas aller plus loin car dire cela à propos de Sirius revenait à dire la même chose à propos de… De quelqu'un d'autre.
- Ça revient au même, Lily. Hermione est… Pour elle, je ne suis qu'un ami et j'ai eu bien trop de difficultés à obtenir ce statut pour le jeter dans les… C'est quoi le mot, déjà ? Zorties ?
- Non, c'est « jeter aux orties » mais c'est « orties » comme la plante, le « ze » vient de la liaison. Expliqua-t-elle. Et où as-tu entendu ça ?
- J'aime bien les expressions moldues. A la base, je m'en servais pour rendre mère folle, non pas qu'elle en ait jamais eu besoin et depuis, je continue d'en utiliser de temps à autre. Je… Merci Lily. Pour m'avoir écouté et tout… Tu ne diras rien ?
- Rien mais si je te retrouve dans notre dortoir, je t'émascule. Peu importe ta forme.
Sirius la regarda avec un air apeuré et elle eut la satisfaction de le voir avaler sa salive avec difficulté.
- Reçu !
Lily se leva et partit en direction des escaliers. Arrivée au pied des marches, elle fit une pause et dit à Sirius :
- Pour Hermione… Laisse-lui le temps. Tu lui plais même si elle ne s'en est pas encore rendue compte…
Le lendemain étant un dimanche, Lily en profita pour dormir. Non seulement, elle s'était couchée plus que tard mais en plus, elle avait mis une bonne heure avant de s'endormir. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas profité de la chaleur de son lit et bon nombre de fois précédentes, ses rêves n'avaient pas été tendres avec elle. Or, quand elle se réveilla ce dimanche en début d'après-midi, elle fut plus qu'heureuse de constater que pour la première fois depuis l'attaque de Pré-au-Lard aucun cauchemar n'était venu lui rendre visite. Cependant, c'était un tout autre genre de rêve qui avait fait son apparition. Le genre de rêve qui la laissait avec bien trop de questions sans réponses et surtout, un sentiment de… Elle ne savait pas ce que c'était mais le résultat la laissait toute chose.
Il fallait qu'elle fasse quelque chose à propos de James Potter.
Peut-être que si elle réglait les choses comme elle l'avait fait avec Severus… Bon, c'était Hermione qui l'avait poussée à aller voir Severus et lui qui avait pris les choses en main mais… Elle ne pouvait pas rester comme ça, à se poser question sur question, à se demander si les baisers de James étaient semblables à ceux qu'ils avaient échangé dans ses rêves… Elle devait faire quelque chose. Mais quoi ? Aller voir James et l'embrasser devant tous ? L'idée avait ses mérites mais elle savait qu'elle ne le ferait pas.
- Aaaaaaaaaaaaaaaargh ! S'écria-t-elle en se prenant la tête entre les mains.
Elle était là, assise au beau milieu de son lit, vêtue de son pyjama en pilou vert et les cheveux bien loin de leur coupe impeccable habituelle quand Hermione et Alice entrèrent dans la chambre. Au vu des têtes de ses amies, elle sut que ce qu'elles avaient à dire n'avait rien à voir avec son état actuel.
- Qu'est qu'il y a ?
- Euuuuuh…
- Tu sais qu'il y avait le dernier match de Quidditch de la saison ? Commença Alice.
- J'avais complètement oublié ! Merlin ! C'était nous contre Poufsouffle, c'est ça ? On a gagné ?
- Oui, fit Hermione. On a eu du mal, Sirius était complètement apathique sur son balai et ne faisait que bailler.
Lily grimaça, se sentant un tout petit peu responsable. Sirius était apparu dans leur dortoir vers une heure du matin et ils avaient discuté quelques temps… En plus, il lui avait bien dit qu'il dormait mieux près d'Hermione. Cependant, il n'avait rien à faire dans le lit de la brunette. En tant que chien ou pas. Sa culpabilité disparut donc aussi vite qu'elle était venue.
- Et ? Demanda Lily. Ça ne me dit toujours pas pourquoi vous faites cette tête !
- Va t'habiller, dit Hermione. On t'expliquera quand tu seras présentable.
Lily ne chercha pas et fit ce qui lui était demandé mais faillit sortir de la salle de bain quand elle entendit Alice dire qu'Hermione avait raison de lui avoir demandé ça car sa réaction suite à ce qu'elles avaient à dire « risquait d'être explosive ». Alors qu'elle se savonnait rapidement, Lily se dit que ses amies exagéraient certainement car elle ne voyait pas ce qui pouvait la rendre folle. Elle s'habilla aussi vite que possible et attacha ses cheveux à la va-vite.
- Bon ! S'exclama-t-elle en retournant dans leur chambre. C'est quoi le problème ?
- Euh…
Visiblement, Hermione ne savait toujours pas quoi dire. Lily regarda Alice et lui demanda de répondre à la question pendant qu'elle s'asseyait sur son lit pour lacer ses chaussures.
- Si je te dis Venus Suvari*, tu vois qui c'est ?
- La blonde en cinquième année ? Celle qui se prend pour la déesse du même nom ?
Ni Alice, ni Hermione n'eurent le temps de répondre car Holly déboula dans leur chambre en s'exclamant « C'est dégueulasse ! » et elle ouvrit grand la bouche, sortit sa langue et plaça deux doigts à mi-chemin du fond de sa gorge pour bien appuyer ses dires.
- Holly…Chuchota Hermione.
- Bah quoi ?! C'est dégueulasse ! Non mais sérieusement, c'est de la soupe de langue qu'ils nous font ! Ignoble ! Encore heureux que Lily ne soit pas là ! Elle est où d'ailleurs ?
- Ici, dit Lily en se levant. De quoi tu parles ?
- Oh !
- Oui, « Oh ! » ! fit Hermione. On essayait de la mettre au courant en douceur.
- Au courant de quoi ? Rétorqua la rousse, bras croisés sous sa poitrine et à deux doigts de tapoter du pied.
Ses trois amies se regardèrent, ne sachant visiblement pas qui allait balancer l'information et se poussant même pour mettre l'une d'elle face aux autres.
- Euh…
- J'en ai assez de ces « Euh » plus ou moins longs ! Vous allez me dire tout de suite ce qui se passe ou je descends voir par moi-même !
- Non ! N'y vas pas !
Lily fit donc le contraire de ce qui lui était demandé et bouscula ses amies afin de voir par elle-même ce qui se passait. Non, afin de voir de ses propres yeux si ce que son instinct lui soufflait était véridique.
Et c'était le cas.
A peine était-elle arrivée au pied des marches qu'elle vit ce que ses amies avaient eu tant de mal à lui rapporter. James Potter était assis dans son fauteuil favori, les cheveux plus ébouriffés que jamais et surtout accompagné de cette pétasse de Suvari qui était perchée sur ses genoux. Potter avait enlacé Suvari si étroitement qu'on arrivait plus très bien à distinguer leurs mains les unes des autres* et ils s'embrassaient à pleine bouche. L'expression n'avait rien de galvaudée dans le cas présent, leurs bouches étaient réellement pleines, quand bien même elle ne voyait pas leurs langues. Encore heureux. Lily comprenait cependant pourquoi Holly avait parlé de « soupe de langue ».
La seule chose qui permit à Lily de sortir de sa torpeur fut la main qu'Hermione avait doucement posée sur son épaule. Elle ne sut même pas combien de temps elle était restée là, à les regarder.
- Lily ?
- Tout va bien. J'ai… J'ai juste un peu faim. Je vais aller aux cuisines pour y remédier.
Le match avait été plus que difficile.
Sirius avait passé son temps à bailler et avait manqué de tomber de son balai plus d'une fois à cause des cognards. Ce qui était un comble puisqu'il était l'un des Batteurs de l'équipe ! Malgré tout, grâce au reste de ladite équipe, ils avaient réussi à gagner. A grand renforts de souafles lancés dans les buts adverses et de leur Attrapeur qui avait fait son travail. Ils avaient tous hurlé de joie quand ils s'étaient rendu compte qu'ils dépassaient Serpentard de dix petits points dans la course à la Coupe. McGonagall avait même failli pleurer… Comme tous les ans.
Sirius et lui avaient fait une razzia dans les cuisines et avaient rapporté leur butin dans la salle commune où tout le monde s'était retrouvé. Ils avaient alors fêté l'évènement et une blonde ressemblant à s'y méprendre à cette actrice moldue dont il avait oublié le nom était venue lui parler. Elle avait commencé par le féliciter et une chose en entrainant une autre, il avait remarqué qu'elle ne cessait de jouer avec ses cheveux, les enroulait autour d'un doigt ou encore posait régulièrement sa main sur son bras ou son épaule. Il avait beau n'avoir aucune expérience avec le sexe opposé, il savait ce que voulaient dire ces petites attentions.
Elle flirtait avec lui.
James se retrouva alors devant deux choix : répondre de la même façon ou lui faire comprendre qu'il n'était pas intéressé. D'un côté, il y avait Lily. Sa Lily, celle qu'il aimait plus que tout. De l'autre côté, il y avait Lily, celle qui n'en avait rien à faire de lui… Alors qu'il réfléchissait, il constata qu'il y avait une troisième solution.
- Venus, c'est ça ?
- Oui James, dit-elle en battant des cils.
- Euuh, tu es très jolie mais…
- Pas la peine d'aller plus loin, James. Fit-elle en changeant totalement de comportement. Tu es fou d'Evans, c'est ça ?
- Comment ?
- Ce n'est pas comme si tu cachais cette information au reste du monde ! Dit-elle avec un grand sourire.
Cette fille était étrange, décida-t-il. Une seconde plus tôt, elle le draguait carrément et maintenant, elle le regardait avec compassion. Peut-être que ce qu'il allait lui proposer ne la rebuterait pas…
- Tu voudrais m'aider à ce sujet ?
- J'écoute.
Maintenant, son attitude était celle d'une femme d'affaire. Il la regarda s'assoir gracieusement dans le fauteuil le plus proche et lui demander d'un geste élégant de la main de lui expliquer son projet. Ce qu'il fit.
- Tu te rends compte, James, que si j'accepte ton plan débile, je vais passer pour une salope ? Autant appeler un fléreur un fléreur, fit-elle quand elle vit son expression abasourdie à l'usage d'un tel mot.
- Je suis désolé, c'était stupide de ma part.
- Pas tant que ça. J'en comprends le but : savoir si Evans sera jalouse. Tu sais que c'est à double tranchant comme technique ?
Oh ça pour le savoir, il le savait ! Pensa-t-il en s'asseyant en face de Venus. Il risquait même de perdre une certaine partie de son anatomie dans le processus. Mais il avait tout essayé avec Lily et rien n'avait évolué, si ce n'est qu'elle l'appelait James dorénavant. Il avait mis six ans à en arriver là et ne voulait pas mettre autant de temps avant de savoir s'il devait faire son deuil de ses sentiments pour la jolie rousse.
- C'est une bonne chose que j'aie à gagner de cette expérience, fit-elle nonchalamment.
Hein ? Il avait bien entendu ?
- Pardon ? Dit-il.
- Tu m'as bien entendue. Tu devrais savoir que toutes les filles du château courent après ta vertu. Mais tu as des œillères à la place de tes lunettes. Bref, il y a des paris sur celle qui te volera ton premier baiser.
- Mais j'ai déjà…
- A d'autres Potter, le coupa-t-elle. On sait toutes que tu n'as jamais embrassé personne ! Ce qui est adorable, bien sûr, et nous donne toutes envie de te dévergonder. Je disais donc qu'il y a des paris sur ta personne et j'admets volontiers que ma précédente tentative de séduction avait à voir avec ces paris…
On pariait sur lui ? Les filles du château pariaient sur lui et voulaient le dévergonder ? Il avait brusquement envie de savoir sur quoi d'autres elles pariaient et le lui demanda.
- Eh bien… Il y avait celui sur Peter et Harvey, celui sur si tu arriveras à gagner le cœur d'Evans, il y en a un qui concerne Remus… Mon préféré aussi: celui qui aimerait certifier que le nez de Snape est un avant-goût de ce qu'il a dans le pantalon mais on sait toutes qu'il est fou amoureux de Marlène et on attend patiemment qu'elle nous dise la vérité. Je pourrais mettre des heures à te parler de chaque pari… Cependant, sache que j'ai misé cinq gallions que je t'embrasserai aujourd'hui et que la cagnotte s'élève à l'heure actuelle à un peu moins de trois cent gallions, tu comprendras que ton plan ne me laisse pas indifférente… La question reste de savoir si ça vaut le coup.
- C'est la façon la plus rapide d'arriver à un résultat.
- Et tu feras quoi si elle a des sentiments pour toi ? Tu crois qu'elle te pardonnera facilement si tu lui brises le cœur ? Tu pourrais lui parler, tu sais.
- Bien sûr, je n'y avais pas pensé à celle-là ! Rétorqua-t-il sarcastiquement. Elle réagira comme elle le fait toujours ! Au moins, comme ça, je saurais à quoi m'en tenir !
- Dans ce cas, si tu es sûr de toi…
Elle se leva et s'assit sur ses genoux avant de l'embrasser. James resta surpris un instant. Après tout, c'était la première fois qu'il avait une fille sur ses genoux et qui en plus l'embrassait.
- Tu devrais y mettre du tien, chuchota-t-elle contre son cou en faisant semblant d'y déposer un baiser. J'aperçois ses amies qui viennent d'arriver.
James prit son courage de Gryffondor à deux mains et enserra la taille de Venus. Puis il pencha sa tête vers la sienne et l'embrassa à son tour. Il n'y avait rien de charnel dans les baisers suivants. Le premier, celui que Venus avait initié ne l'était pas non plus. Elle avait simplement posé ses lèvres sur les siennes et avait effectué une légère pression, comme si elle lui disait bonjour à la française sauf que c'était sa bouche et non ses joues qu'elle avait visé. Et il faisait la même chose mais sans la pression. Venus avait comprit ce qu'il voulait et bougeait légèrement sa tête pour faire croire que leurs lèvres bougeaient et qu'ils s'embrassaient réellement. Il devait se concentrer pour ne pas rire et voyait bien que c'était la même chose pour elle.
- Prince et Fawley sont montées il y a une dizaine de minutes, murmura-t-elle, et Cattermole vient de le faire à son tour. Ton Evans ne devrait pas tarder à venir s'assurer que ce que ses amies ont vu est vrai.
Venus lui expliqua alors qu'il devrait ouvrir la bouche et de bien garder sa langue au fond de celle-ci pendant qu'elle poserait sa propre bouche sur la sienne de la même façon.
- C'est pour faire croire qu'on s'embrasse à pleine bouche, expliqua-t-elle. Tu expérimenteras avec Evans si elle te pardonne.
C'est dans cette position que Lily dut les voir. Il eut juste le temps de se rendre compte qu'une unique larme coulait sur sa joue quand elle passa à côté d'eux avant de sortir de la Salle Commune. Venus avait eu raison. Des fois, il était aussi con que Sirius. Il sentit un poids se lever et constata que Venus était debout et remettait ses vêtements en place.
- Je ne sais pas comment tu vas t'en sortir mais je te souhaite bien du courage, dit-elle.
- C'était quoi ça, Potter ? Interrompit une voix.
Aïe. Hermione. Hermione en mode vengeresse. Le mode réservé uniquement à Sirius auparavant. Le mode qui faisait peur. Il eut raison d'ailleurs d'avoir peur puisqu'elle lui assena un coup de poing dans le ventre quand il lui expliqua ce qu'il venait de faire. Elle l'insulta pendant quelque temps entre des phrases comme « Mais tu es stupide ! », « Comment as-tu pu faire ça ! » ou encore « Je vais te tuer si tu ne vas pas t'excuser ! ». Il fallait qu'il se jette un sort afin que ses genoux ne souffrent pas trop à force de ramper pour obtenir le pardon de Lily. Il laissa Venus expliquer plus en profondeur son plan stupide à Hermione et quitta à son tour la salle commune, non sans avoir récupéré la Carte avant de partir.
- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.
La Carte se dévoila comme à son habitude et James chercha avec empressement la petite étiquette portant le nom de Lily. Les cuisines, se rendit-il compte. Il fit son chemin jusqu'au rez-de-chaussée, le cœur battant à tout rompre. Cœur qui était arrivé au fond de sa gorge quand il chatouilla la poire du portrait permettant d'accéder aux cuisines. Il tourna la poignée qui était apparue en prenant une grande inspiration.
Lily était bien là, constata-t-il. En même temps, la Carte ne mentait jamais. Il s'approcha jusqu'à la table où elle était assise et s'assit à côté d'elle sur le banc, son dos face à la table.
- Lily…
- Potter, dit-elle d'un ton si froid qu'il se raidit comme elle l'avait fait quand il avait prononcé son prénom.
- Je suis un abruti, confia-t-il.
- Je ne vois pas de quoi tu parles. Je dois y aller, j'ai des choses à faire.
Il lui attrapa le poignet quand elle se leva, cherchant à l'arrêter. Il ne put en faire de même avec la main qui vint percuter sa joue.
- Ne me touche pas !
Il se mit à genoux et prit ses mains dans les siennes malgré tout.
- Je sais que je ne mérite pas de te toucher et j'en suis désolé. Réellement. Même un véracrasse est plus intelligent et intuitif que moi. Je… Ce qui c'est passé avec Venus…
- Oh ! comme c'est charmant ! Tu l'appelles par son prénom ? Si tu pouvais oublier le mien, cela m'arrangerait !
Elle dégagea ses mains et commença à partir de nouveau. James se leva aussi vite que possible et arriva sans bruit derrière elle. Il l'enlaça et posa son front contre son cou. Lily était devenue aussi droite que McGonagall dans un de ses mauvais jours.
- Ecoute-moi Lily. Je t'en prie.
Elle ne bougea pas mais ne dit rien non plus. Il en déduit qu'elle l'autorisait à parler.
- Je suis fou de toi depuis le jour où je t'ai rencontré. Tu as volé mon cœur ce jour-là et j'ai tout fait pour que tu t'intéresses à moi. Forcément, étant stupide et arrogant, j'ai tout fait à l'envers. Les années ont passé et je suis devenu plus insolent encore. Puis… Puis les choses ont changé. Nous avons commencé à parler normalement et tu m'as même appelé par mon prénom. T'entendre m'appeler James est comme une musique à mes oreilles, tu sais ? Et pourtant, rien n'a évolué. Plus on discutait, plus tu t'éloignais. Plus encore depuis la semaine dernière. Quand Venus est venue flirter avec moi, je lui ai dit que je n'étais pas intéressé.
- J'ai bien vu que tu ne voulais rien à voir avec elle, dit-elle la voix débordant de sarcasme.
- C'était mon idée. Ma stupide idée... Elle me l'avait dit. Je ne voulais pas attendre six ans de plus avant de savoir si un jour tu me considèrerais comme autre chose qu'un ami. Alors elle m'a aidé et on a fait semblant de s'embrasser. Je te le jure, aucune langue n'a été impliquée dans l'échange !
Elle se dégagea de son étreinte et le fixa froidement.
- Tu peux me répéter ça ? « Aucune langue n'a été impliquée dans l'échange » ? Tu. Te. Fiches. De. Moi ? Demanda-t-elle en marquant chaque mot d'un index vengeur contre sa clavicule.
Il ouvrit la bouche et plaça sa langue comme il l'avait fait avec Venus.
- Est omme a on a ait, dit-il.
Contre toute attente, Lily porta une main à son front et secoua la tête d'un air désolé. Le tout fut sublimé par un profond soupir.
- Merlin ce que tu peux être stupide !
Il osa presque reprendre espoir et la regarda avec adoration.
- Tu n'aurais pas pu faire comme tout le monde et me proposer de se promener dans le parc comme n'importe qui ?
- J'ai pensé que tu refuserais comme d'habitude, répondit-il. Oui ce que j'ai fait était stupide mais…
- J'aurais accepté, abruti !
- Ah ! ... Et si je fais ce qu'il faut pour que tu me pardonnes et que je t'invite ? Tu accepteras ?
Lily réfléchit un instant et sembla trouver une réponse satisfaisante. Cependant, l'éclat diabolique de son regard lui fit peur.
- Recurvite !
Un goût de savon se fit sentir dans sa bouche et il cracha avec horreur des bulles de mousse rose.
- Si tu crois pouvoir te faire pardonner avec cette bouche tant qu'elle n'a pas été rigoureusement désinfectée, tu te mets le doigt dans l'œil ! J'attends des fleurs tous les jours, des poèmes, des excuses publiques et une ode à ma personne, James.
Il hocha la tête, écoutant attentivement ce qu'elle exigeait et surtout heureux comme jamais de l'entendre dire son prénom.
- Tu vas me faire la cour, James Potter, à l'ancienne et comme il se doit.
Et elle partit sans attendre sa réponse. James courut jusqu'à l'évier le plus proche et se rinça la bouche, avant de courir à sa suite comme un petit chien.
*OC. La genèse de ce nom : Venus coule de source et Suvari vient de l'actrice du même patronyme de par son rôle dans un de mes films préférés de tous les temps (et non, je n'exagère pas ^^), j'ai nommé American Beauty. Elle joue Angela, la pompom qui obsède Kevin Spacey.
*Ce qui est en italique est de JKR, Ch14 du 6e tome (p.347 de la nouvelle édition). C'est le passage où Harry découvre Ron et Lavande ^^
Bon, comme je le disais, James s'est mis dans cette merde tout seul ! Et il a du boulot avant de pouvoir dire de Lily qu'elle est sienne. Même si celle-ci sait à quel point il peut être profondément stupide...
Donc, ma nouvelle OC a fait son apparition ! J'espère que vous n'allez pas la détester... Elle est du même âge que les Maraudeurs, Hermione et Lily mais est née en fin d'année. C'est pour ça qu'elle est une année en dessous. Pour info, l'actrice moldue dont parle James n'est autre que Brigitte Bardot quand elle était jeune... Bref, attendez-vous à en savoir plus sur elle très prochainement.
RAR :
Marine : Bonjour, bonjour ! Ou Bonsoir, bonsoir ! Je ne sais pas à quelle heure tu lis ce chapitre après tout ^^ J'ai hâte de voir ce que tu as à dire de ce chapitre ! Etant donné que tu es une pile électrique, je suis certaine que tes doigts te démangent de taper ce que tu as à dire ^^ Bon, Voldie n'était pas loin de danser la Samba avec les maracas comme tu dis si bien ! Mais quel imbécile ce James ! Comme je l'ai dis, il n'a qu'à s'en prendre à lui-même, c'est de sa faute si le chapitre s'est déroulé ainsi ! Ton mégaphone et toi me faites hurler de rire :D Bises
En attendant le prochain chapitre,
xoxo
