Titre: Le prince et son chevalier
Auteur: Azra-sama
Disclaimer: Les personnages de Naruto appartiennent à Masashi Kishimoto.
Couple: Naruto x Sasuke
Rating: M, /!\ Il y aura des relations sexuelles entre hommes donc si cela vous débecte, vous pouvez partir /!\.
Note : Désolée pour le retard encore une fois. Mon stage et mon concours m'ont pris beaucoup de temps et d'autres choses plus graves aussi. Voilà.
Bonne lecture !
"Pensées" des personnages
P.S : Je rappelle que le terme Vates désigne les prophétesses.
Chapitre 35 : Vers le Sud
Enveloppé dans un cocon de chaleur, il se sentait bien. Il ne s'était pas senti ainsi depuis de trop nombreux mois. Il gigota un peu et un soupir de contentement s'échappa de ses lèvres. Un grognement lui répondit. Il ouvrit brusquement les yeux. Qui… ?
Brusquement tout lui revient. Kakashi, ses crocs, son sang et… le plaisir. Le vampire l'avait dévoré comme s'il allait encore s'échapper. Cette possessivité lui avait manqué sur les routes ainsi que la tendresse. Car peu importe comment les autres voyaient son amant, lui, il sentait l'amour qu'il avait à son égard. A cette idée, il eut envie de pleurer. Son absence avait dû être atroce pour le vampire. Un sevrage forcé.
Son ventre grogna.
- Tu as faim.
Kakashi énonça l'évidence lui tirant un soupir exaspéré. Il aurait pu lui faire une remarque mais cette situation était due à son égoïsme, le vampire n'était en rien responsable.
Il se retourna pour faire face à son compagnon. Il remarqua immédiatement que ses yeux étaient carmins. Sans doute n'avait-il pas encore assez bu.
- Oui, j'ai faim mais toi aussi on dirait, souffla-t-il entre deux bâillements.
- Je peux attendre.
Le vampire se redressa laissant de l'espace à son amant. Iruka s'y prit à plusieurs fois avant d'enfin pouvoir se lever. Sa tête tournait et ses oreilles bourdonnaient. Il était anémié à n'en pas douter. Il se dirigea d'une démarche mal assurée vers la porte de la cellule. Il frappa deux coups contre le bois pour qu'on vienne lui ouvrir.
Alors qu'il entendait les pas de quelqu'un approchant, il sentit un souffle chaud sur sa nuque. Kakashi avait encore assez de sang dans son organisme pour réchauffer son corps. Il vint se coller à lui le plaquant contre la porte.
- Tu ne partiras pas d'ici !, entendit-il contre son oreille.
Il déglutit difficilement, mal à l'aise. Même s'il savait que son compagnon ne lui ferait aucun mal, il ne pouvait s'empêcher de trembler face à cette voix lourde de menaces où pointait une once de désespoir. Il soupira.
- Je ne repars pas loin de toi, Kakashi. Je vais simplement chercher à manger.
L'étreinte se resserra autour de lui. Le vampire ne disait rien et ne le lâchait pas. Il ne voulait pas revivre ses deux ans de souffrance à attendre son retour. Ils restèrent ainsi sans parler. Iruka attendait simplement que son amant se calme.
Deux coups brefs rompirent le silence. Le visage d'un rebelle apparut derrière la petite fenêtre à barreau.
- Vous avez besoin de quelque….
Il ne finit pas sa phrase, ses yeux aillant croisé ceux carmins du vampire. L'homme eut l'impression qu'il aurait pu le tuer avec ce simple regard. Il se détourna et vit le visage étrangement pâle d'Iruka.
- Mon-monsieur Umino ?
- Serait-il possible d'avoir à manger, s'il vous plait ?
Pour appuyer ses dires, son ventre se fit bruyamment remarquer. Il rougit, embarrassé et lâcha un petit rire gêné. L'homme lui sourit chaleureusement, sous le charme.
Kakashi grogna. Iruka était à lui, rien qu'à lui.
- Je… euh, je devrais… y aller, bafouilla-t-il en tournant les talons.
- N'oubliez pas de m'apporter à manger, lui cria l'exorciste alors que le garde détalait.
Il soupira et se retourna pour faire face à son amant.
- C'est malin. Tu lui as fait peur, bougonna-t-il.
Le vampire ne répondit rien et enfouit son nez dans le cou de son amant.
- Retournons sur la couchette. Je suis fatigué. J'espère juste qu'il reviendra avec de quoi me nourrir.
xXxXxXx
La nuit n'allait pas tarder à tomber. Le froid commençait à s'insinuer dans le canyon. Dans les tunnels, la chaleur emmagasinait par la terre leur tenait chaud. Ils étaient percés de nombreuses niches servant de chambres pour les rebelles. Un minimum d'intimité était assuré par des toiles tendues ou des portes rudimentaires.
Dans l'une de ses cavernes, allongé sur un matelas de paille, un homme réfléchissait. Il avait discuté avec les nouveaux arrivant et d'autres membres de la de la situation en dehors des frontières de Suna. Cela s'annonçait mal. La forêt Medvedi était attaquée en ce moment même par l'Akatsuki d'après la vision de Shion, une vates qui les avait rejoints il y a peu. Elle n'avait rien pu dire au sujet de Naruto. Sa condition d'Ange semblait rendre impossible la lecture de son avenir.
Il se détourna de sa contemplation du plafond pour jeter un œil à la porte qui venait de s'ouvrir. Itachi entra d'un pas mesuré. Il y avait un moment qu'il n'était plus rentré dans sa chambre.
« Leur chambre, se rappela-t-il ».
Il savait que si son couple allait aussi mal c'était en parti de sa faute, de son obsession à vouloir ramener son frère. Il se donnait corps et âme à la rébellion pour ça. Il négligeait son amant.
- Que veux-tu ?
Le ton était morne, las. Il s'avança et vint s'assoir sur le bord de la couchette. Shikamaru se redressa inquiet du silence de son compagnon.
« Ex-compagnon ? ».
- Que se passe-t-il ?
Le Prince le prit soudainement dans ses bras. Il voulut répliquer mais le « Ne dit rien » de l'elfe le dissuada. La voix était suppliante. Alors il resta immobile, attendant que le moment passe. Depuis sept ans qu'il connaissait Itachi, jamais il ne l'avait senti aussi désemparé. Perdu dans ses pensées, il ne fit pas tout de suite attention à l'humidité qui envahissait sa tunique. Le corps contre lui commença à trembler et ce fut-là, qu'il se rendit compte que le Prince pleurait. Choqué, il ne sut comment réagir. Cet homme lui avait toujours paru inébranlable.
- J'ai besoin de toi.
Ces mots furent comme une gifle. Il sortit de sa léthargie et rendit son étreinte à l'homme de sa vie.
- Je suis là.
xXxXxXx
Perché dans l'observatoire de la base rebelle, Hinata regardait le soleil se coucher. La vue était sublime et l'émouvait plus que de raison. Elle frissonna face à la brise qui s'était levée. Konoha et sa famille lui manquait.
Alors qu'elle se laissait aller à la mélancolie, une agréable chaleur l'enveloppa.
- Tu vas attraper froid, princesse.
Ses joues s'enflammèrent alors qu'elle resserrait la laine autour d'elle.
- Mer-merci, Kankuro.
Il lui sourit et se posta à ses côtés.
- A quoi penses-tu ?
Elle leva les yeux vers lui un bref instant avant de baisser le regard en rougissant.
- A ma petite sœur et à mon père.
- Ils te manquent je suppose.
Le petit « oui » soufflé l'attendrit. Il l'avait toujours trouvée tellement belle. Mais en cet instant, elle était comme sublimée par la lumière dorée du soleil couchant. Ce visage aux traits élégants était chagriné. Cela-lui rappela avec amertume que sa sœur lui manquait. Sauf que lui, il ne la reverra jamais. Shikamaru lui avait appris la mauvaise nouvelle. Pendant cinq ans, il avait cru que Temari avait réussi à s'échapper alors qu'elle était morte dans les bras de Gaara.
Un silence confortable s'installa entre eux. Alors que le moment était au calme, le cerveau de l'homme du désert tournait à plein régime. Voilà des années qu'il attendait un moment comme celui-ci, il se devait de le saisir
« Allez Kankuro, un peu de cran !, se motiva-t-il intérieurement ».
Il savait que leur différence d'âge pouvait être un obstacle. Après tout, elle avait vingt-cinq ans et lui sept de plus. Mais il voulait qu'en même tenter sa chance. Discrètement, il tendit la main vers celle de la jeune femme.
- Kankuro !
Son exclamation l'interpella et il suspendit son geste.
- Regarde ! Quelque chose semble voler vers nous.
Il leva les yeux vers le ciel et effectivement, quelqu'un venait par les airs. Amis ou ennemis ?
xXxXxXx
« Je vais atterrir dans le canyon en espérant que les rebelles ne nous tirent pas comme des lapins, informa Naruto ».
- Je peux peut-être les prévenir de notre arrivée, cria Gaara pour couvrir le bruit des ailes fendant l'air.
« Pourquoi pas du moment que ça n'alerte pas l'ennemi ».
- Parce que tu crois qu'ils n'ont pas remarqué la boule de poils géante traversant le ciel ?
Chiméra gronda. Il détestait qu'on lui fasse remarquer par sous-entendus qu'il ne réfléchissait pas toujours avant de parler.
« Fais ce que tu veux ».
Le Roi des Voleurs soupira. Naruto boudait. Il n'avait pas le temps de passer de la pommade sur son ego blessé. Il ouvrit la jarre pendant à sa ceinture et en sortit précautionneusement son danseur. Il ne souhaitait pas le voir faire le saut de l'ange aujourd'hui. Il n'avait pas besoin de beaucoup de magie pour son sort. Le petit être n'avait donc pas besoin de faire des cabrioles dangereuses à cette hauteur et à cette vitesse. Il effectua quelques pas de danse dans le creux de sa paume laissant échapper des étincelles rougeâtres.
- Stejně rychle jako světlo, posel vyjádřit své myšlenky.
(Aussi vite que la lumière, le messager transmettra mes pensées)
Un oiseau de lumière se matérialisa.
- Trouve Shikamaru, lui indiqua le Prince du Désert.
Et il s'envola à grande vitesse vers le canyon.
xXxXxXx
Il ne savait combien de temps c'était écouler depuis l'exclamation d'Hinata mais il était temps de se réveiller. Il attrapa la main de la jeune femme et courut vers la salle de réunion zigzaguant dans les boyaux étroits de leur repaire.
Hinata tentait de le suivre tant bien que mal s'excusant en rougissant à chaque fois que l'homme bousculait quelqu'un.
Ils déboulèrent sans crie égard dans la chambre de Shikamaru et Itachi les surprenant dans un moment d'intimité. Kankuro ne fit guère attention à l'expression de gêne qui s'afficha sur le visage du guerrier.
- Quelqu'un vole vers nous.
Les deux amants se tendirent. C'était quoi encore. A part Deidara, ils ne connaissaient personne sachant voler.
- Si c'est Deidara, ça veut dire qu'on est repéré, ajouta le marionnettiste.
Shikamaru se leva suivi de son compagnon.
- Allons…
Il s'arrêta nette dans sa phrase. Un oiseau de lumière venait de traverser les murs et se poser devant lui. Personne ne bougea attendant que l'animal fasse quelque chose.
- C'est… C'est un messager, intervint Hinata. J'ai souvent vu Neji en créer. I-il faut lui demander de délivrer son message.
Les regards fixés sur elle la mettaient mal à l'aise. Elle aurait peut-être dû se taire.
- Merci. Nous ne sommes pas encore très familiers avec les danseurs.
Sur ces mots, Itachi lui fit un petit sourire pour la rassurer.
- Il semblerait qu'il te soit adressé, Shika, ajouta-t-il.
Son compagnon hocha la tête. Il l'avait aussi deviné.
- Bon, essayons alors. Donne-moi ton message, s'il te plait.
L'oiseau sembla briller pus fort un bref instant puis une voix familière s'éleva.
- Shikamaru. La boule de poils volante qui arrive, c'est Naruto et moi. Ne nous prenez pas pour cible. Par contre, il faudra surement partir du canyon. Nous n'avons pas dû passer inaperçus.
L'animal disparut dans une gerbe d'étincelles sa mission accomplie.
Le silence se fit dans la pièce. Ils étaient tous paralysés par la nouvelle. Gaara avait réussi. Après sept longues années, l'Ange était de retour parmi eux. Espérer un avenir meilleur était de nouveau permis.
xXxXxXx
Naruto espérait que le message était bien arrivé. Il n'avait aucune envie de se faire tirer dessus. Il voyait parfaitement le canyon maintenant, le survolant. Il allait pouvoir se poser dans quelques instants.
« Accroche-toi bien, je ne maîtrise pas très bien l'atterrissage », prévint-il.
Un grognement lui répondit. Il fallait qu'il réussisse son coup sinon Gaara lui pourrirait l'existence pendant longtemps. Il piqua du nez vers le dénivelé, les ailes étendues pour ne pas descendre trop vite.
Tout se passait bien. La descente s'amorçait tranquillement. La seule chose qu'il n'avait pas prévu, c'était l'étroitesse du canyon. Il dut rabattre ses ailes pour éviter de toucher les parois de pierre. Malheureusement, n'ayant presque plus rien pour freiner leur chute, ils prirent de la vitesse. Voyant le sol arrivait, il chercha poser ses pattes de manière à absorber le choc mais là encore, il avait oublié un détail. C'était du sable. Il s'enfonça légèrement et perdit l'équilibre s'étalant sur le flanc.
« Pas de dégât ?... »
xXxXxXx
Ils couraient dans les tunnels pour accueillir leurs amis. Ils avaient mis un moment à bouger trop surpris par les nouvelles. Shikamaru fut le premier à s'élancer. Les autres le suivirent bien vite. Il criait aux rebelles de ne pas attaquer la créature approchant par les airs. Ils manqueraient plus que tuent l'Ange alors qu'ils attendaient depuis si longtemps.
Ils déboulèrent à l'entrée du repaire à vive allure. La lourde pierre le passage à peine poussée, ils s'y engouffrèrent. Le spectacle qui les accueillit ne fut pas celui auquel ils s'attendaient. La première personne à rire fut Kankuro. L'homme s'esclaffait littéralement. Il fut imité plus discrètement par Hinata. Les deux autres se contentèrent d'un sourire amusé un peu plus expressif pour l'un que pour l'autre.
- … maîtrise pas très bien ? C'est ça, hein ? Tu ne maîtrises pas du tour, crétin.
Gaara avait dit ces mots d'un ton glacial, énervé au possible. La boule de poils de par son poids était enfoncée dans le sable jusqu'aux genoux. Le choc avait désarçonné le Roi des Voleurs qui avait chu dans le sable s'en trouvant couvert. C'était désagréable et urticant, les grains se faufilant sous les vêtements.
- Un jour, tu finiras en carpette.
Alors qu'il menaçait Naruto, il entendit les éclats de rire. L'un lui était familier. Il se retourna et croisa le regard amusé de son frère. Celui-ci s'avança vers lui et l'enlaça. Gaara resta figé un instant. Il était pas friand de ce genre de démonstration affective en public mais il fit une exception et répondit à son étreinte. Parce que l'instant était spécial. Parce qu'ils n'étaient plus que deux. Il sentit les larmes chaudes couler dans son cou et cela l'émue plus qu'il n'eut cru. Il n'était pas un sentimental mais il eut envie de pleurer. Il se retint. Il se laisserait aller avec Lee dans l'intimité relative de leur alcôve.
Les deux frères se séparèrent en entendant le renard ailé grogner. Il essayait de s'extirper du sable. Le Prince du Désert soupira. Deux comme lui ça n'existait pas… et encore heureux.
- Besoin d'aide ?
Naruto tourna son museau vers lui. Le ton moqueur ne lui avait pas échappé. Il gronda de plus belle et réussit à délivrer ses pattes avant. La bête ferma les yeux et se concentra. Petit à petit, Chiméra laissa place à l'homme. Un homme nu du sable jusqu'aux genoux.
Il cacha d'une main ses parties intimes et se gratta l'arrière de la tête de l'autre. Le cri étranglé d'Hinata le fit rougir alors qu'il demandait penaud :
- Je veux bien un peu d'aide.
Kankuro éclata à nouveau de rire alors qu'il venait empoigner un bras du guerrier. Gaara prit l'autre et ils extirpèrent l'Ange de sa prison de sable. Celui-ci leva un regard gêné vers l'homme qui s'approchait d'eux.
- Prends ça. Je ne voudrais pas que tu choques Hinata plus que ça.
Il sourit en prenant la cape tendu par son ami et s'enroula dedans.
- Toi aussi tu m'as manqué, Shika.
xXxXxXx
La situation tournait au drame. Les elfes perdaient de plus en plus de terrain. Leur nombre se réduisait comme peau de chagrin. Debout près de Kiba, Shino réfléchissait. Son amant s'affaiblissait de seconde en seconde. Il fallait faire vite. Posant la main sur l'épaule de son compagnon, il s'adressa à son ennemie.
- Pourquoi faites-vous cela ? Nous n'avons pas ce que vous cherchez si ardemment.
Le jeu de mots était malsain alors que l'odeur de brûler emplissait ses narines.
- L'empereur a décidé de votre élimination que vous aillez ou non l'épée Kusanagi, répondit Konan.
- N'es-tu pas assez intelligente pour prendre tes propres décisions et voir que ce que vous faites est mal ?
Les sourcils de la femme se froncèrent un instant. Elle s'était sentie insultée par le sous-entendu sur son éventuelle stupidité. Elle allait répondre quand elle remarqua une chose bizarre. L'homme-loup semblait reprendre des couleurs. Que se passait-il ? Il aurait dû être à l'agonie. Des petites bestioles noires courant sur la peau de la main elfique attirèrent son attention. Des insectes !
Son visage impassible ne refléta pas son énervement intérieur. Se saisissant de plusieurs papiers, elle les lança vers les deux hommes.
- Tu comptais me berner longtemps ?
Shino esquiva difficilement encombré par le poids mort qu'était Kiba.
- Vous ne m'échapperez pas. Vous allez mourir ici et maintenant, dit-elle en préparant sa prochaine attaque.
- Non, c'est qui va mourir, répliqua-t-il avec un petit sourire en coin.
Interloquée, Konan sentit le sol tremble sous ses pieds. Un tremblement de terre ou une riposte ? Fixant les gravillons qui tressautaient, elle vit la terre se fissurer pour laisser sortir une créature à la carapace noirâtre. Trop surprise elle ne peut l'éviter. Elle tomba dans la gueule d'un insecte de la taille d'un carrosse royal. Elle poussa un cri effroyable alors que les mandibules se refermer sur la moitié inférieure de son corps. Ses os craquèrent, ses muscles se déchirèrent et ses hurlements s'amplifièrent.
Autour deux, les combats avaient cessé pour contempler avec horreur le spectacle de cette femme se faisant dévorer vivante.
- C'est un scarabée mineur. Il ne mange habituellement que des taupes ou tout autre animal se réfugiant sous terre, expliqua Shino alors qu'il voyait l'étincelle de vie quitter les yeux de son adversaire.
Les regards de dégout de l'ennemi ne lui faisait ni chaud, ni froid alors que celui de ses compères le peinaient. Même après des années de mépris, il cherchait toujours leur assentiment.
Une main se posa fermement sur son épaule. Il sentit à travers ce simple geste tout le soutien de son amant. Et ça, c'était le plus important.
- A l'attaque !, hurla Kiba reprenant sa forme bestiale et se jetant sur les membres de l'Akatsuki.
Shino sourit. Qu'est-ce qu'il pouvait l'aimer son chien fou. Alors que lui aussi reprenait le combat, le scarabée emporta son butin dans les profondeurs de la terre.
xXxXxXx
Loin de cette agitation, Tsunade et Sasuke se faisaient face. Ils avaient échangé quelques coups mais rien de très sérieux. La Reine ne voulait pas le blesser. Ils avaient besoin de lui pour détruire Pein. Naruto avait besoin de lui.
Le demi-elfe ne la quittait pas des yeux. Ses mots avaient fait écho en lui.
Naruto…
Cet homme le hantait. Il voulait le détruire pour ne plus être obsédé par lui. Pein, l'Akatsuki, la guerre, il s'en fichait. Il voulait simplement le tuer.
Il ne se souvenait que d'une haine viscérale envers l'Ange. Pourtant parfois, des flashs venaient lui montrer des instants de tendresse oubliés. Mais il ne les prenait jamais en considération. Ce n'était pas sa vie. Ce n'était plus sa vie.
Il ne savait pourquoi il avait commencé à le haïr et cela n'avait pas d'importance. Tout ce qui comptait était de le voir mort.
- Où est-il ?
Sa voix sans chaleur fit frissonner Tsunade. Comment un tel amour pouvait être si vite effacé ?
- Je ne sais pas et même si je le savais, je ne te dirai rien, répondit-elle furibonde.
Un sourire cruel étira les lèvres du cadet des Uchiwa.
- Oh si tu me le dirais. Car tu as encore l'espoir qu'il puisse faire quelque chose pour me changer. N'est-ce pas, vieille folle ?
C'est vrai qu'elle avait pensé que leur confrontation pourrait détruire le charme de Pein mais maintenant, elle n'en était plus si sûre. Elle vit Sasuke se détourner d'elle et porter son regard vers le sud. Il avait senti quelque chose comme un lien qui le tirait dans cette direction.
- Attends-moi, Naruto. J'arrive, murmura-t-il.
Il pressa ses doigts contre ses lèvres et produisit un long sifflement. Un cheval à la robe noire galopait vers eux.
Tsunade restait statufiée devant ce retournement de situation. Comment pouvait-il sentir que l'Ange était à Suna ? Elle-même ne connaissait sa position que grâce aux pouvoirs de Vates de Shizune son bras droit. Peut-être que le lien existant entre eux n'était pas brisé. Si c'était le cas, il y avait alors toujours de l'espoir.
Elle le vit enfourchait sa monture sans rien faire et se diriger vers le sud.
Toujours vers le sud comme il y a sept ans.
Voilà, j'espère que ma fiction plait toujours malgré les retards. Je vais bientôt être en vacances, j'espère pouvoir écrire un peu plus.
A bientôt.
