Coucou tout le monde! *déboule avec une patate d'enfer, sourire crétin sur le regard, le tout en pétant le feu comme c'est pas permis*

Comme annoncé mercredi, voici le nouveau chapitre de Feu et Foudre! *danse de la joie*
– Waaah, truc de fouuuu…

… Dis moi Lulu… Tu pètes toute l'ambiance là, t'es au courant?
– Ouais. *glousse*

Ouuuuh mais dis moi mon cher petit bouc, tu chercherais pas un peu la merde…? Des fois par hasard?
– Si peu, si peu… *continue à glousser comme une andouille, très content de lui*

D'accooooord, t'es vraiment un bouc débile ma parole… Bon, j'te taperais plus tard, j'ai un chapitre à présenter là.
– Va crever. Pis moi, j'ai Staline à aller torturer, ça fait un bail que je ne suis pas allé le voir l'moustachu…

Bref! Qu'est-ce que je disais moi déjà…? Ah ouais, nouveau chapitre! (j'ai une mémoire d'éléphant, ouais, ouais, je sais) Un peu en retard d'ailleurs, problèmes de connexion et pas mal de taff donc ça a été un peu chaud… Enfin, voilà donc ce chapitre, bien plus long que le précédent! (plus qu'un chapitre normal de Feu et Foudre, alors? heureux?)

Avant de vous le laisser le lire, comme d'hab, quelques précisions (eh, j'aime bien parler, po ma faute, j'ai toujours des trucs à dire) (pis vu qu'il y a quand même eut une sacrée coupure dans la publication *va se cacher loin, très loin*, c'est pas forcément plus mal que je fasse des petits rappels).

Kandai! Bon, pour le moment, il a bien compris que Shuuhei et Kensei sont des shinigamis, seulement, même si il reste un mec extrêmement intelligent au niveau de sa capacités de réflexion, il n'a pas des masses de connaissances pures et dures. Donc ce qu'il sait des shinigamis… ben ce n'est pas non plus Byzance. Il sait qu'ils sont à la solde du Gotei, où ils vivent, quel est leur rôle à la Soul Society dans les grandes largeurs mais, par exemple, il ne connaît pas leurs uniformes, le nombre ou la spécification de leurs divisions. Il ne sait pas non plus qu'ils sont capables de percevoir l'énergie spirituelle que dégage tout un chacun, le reiatsu. En fait, il n'a pas toutes les cartes en main et il en a même moins que ce qu'il croit. (oui, je suis sadique et oui, j'aime en foutre plein la gueule à mes persos) (meuhahaha)
Et il peut pas blairer Kensei (surtout parce qu'il hait littéralement tout ce qui peut représenter l'autorité) qui lui, pour l'instant, ne sait pas trop non plus dans quel genre de merdier il fout les pieds. De base, il est allé jusqu'à Enkei parce qu'il pense que ce qui tue les huge hollows doit être un genre de groupe de gros balaises siphonnés, genre Kenpachi Zaraki en mode yolo (en fait… ce SONT de gros balaises siphonnés… y'a juste des boobs en plus et un taux de folie assez dément). Pour lui, cette troupe de balaises vient soit d'Enkei soit du coin en général auquel cas les habitants d'Enkei seraient de toutes façons à même de lui dire où les trouver. Du coup, il ne se doute pas que ce qui tue les hollows le fait de sorte à protéger Enkei (pour ensuite racketter ses habitants m'enfin…)
Et Shuuhei… Ben lui il a du sommeil en retard et il suit les ordres. Mais, contrairement à son capitaine, Shuuhei a grandit dans le Rukongai, avec ses croyances et ses mœurs. Et, ouais, ça aura son importance, vous verrez…

Merci à toutes les revieweuses, Yuni (mon polochon, où ai-je mis mon polochon...?) 00-Crew-00 (BIENVENUUUUUE!), Plumel (DANSE DE LA JOIE AUSSIII), Tara (ah bah je sais pas non plus comment elles ont fait pour survivre ces mongoles...), Loupiote (POLOCHON!), RedBlackSky (la voilàààà), Mirra (merrrrrciiii! *cours partout les bras en l'air*), Panda-yaoi (images mentales, images mentales... *se remet à hurler de rire*) et Charmanichirashiva (KEUKOUUUU)...!
Plus un petit coucou à Zerikya (que j'ai encore spammée l'autre jour, pardoooon...)
- ET DES CHOCOLATS POUR BLACK! CADEAAAAU!

Lulu... *regard désespéré*

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Discalibur Alors, alors, si Shuuhei, Kensei et Tachikaze sont la propriété de Tite Kubo, créateur de Bleach, la personnalité que j'ai collé à Tachi (NOUGAAAATS), Kandai et ses complexes de supériorité gros comme le monde sont de mon ressort. Muéhéhéhé.

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Kensei Muguruma, capitaine de la 9ème division des armées de protection de la cour, ayant présentement franchi les murailles épaisses d'Enkei, fin de journée.

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C'est… Hem. Cherchons nos mots. Ce bled est…

Pas mignon. décrète Tachikaze en hochant vigoureusement la tête de haut en bas ce qui a pour effet de secouer sa belle chevelure blonde et rebondie, ses petites lèvres serrées et ses yeux bruns candides grands ouverts.

Rustique. Ce bled est rustique.

– Pas mignon du tout, du tout.

Pour dire les choses simplement, c'est… pauvre. Pauvre mais assez bien organisé en fait. Plus organisé que ce à quoi je m'attendais d'ailleurs. Lorsque nous avons traversé la grande majorité des districts au-delà du 70ème avec l'autre andouille là (ouais, andouille, ça lui va bien pis ça m'évite de l'insulter, Tachi n'aime pas quand je suis vulgaire du coup j'essaye de faire gaffe), ok, nous étions en shunpo. Donc nous n'avons pas non plus eut le temps de bien détailler notre environnement. Mais il ne faudrait tout de même pas oublier qui nous sommes : un capitaine et un vice-capitaine. Autrement dit, deux des vingt-six personnes les plus puissantes du Gotei donc franchement pas des branleurs.

– Ah non! Kensei, c'est pas un Bisounours!

Euh…

Qui est-ce qui parle de Bisounours, Tachi? je fais, encore une fois largué par le raisonnement que suit mon épuisant -mais adorable- zanpakuto. Nan parce que franchement, il y a des moments… J'mérite une augmentation quand même.

Rien à faire pour l'instant, Tachi est bloquée sur son truc, c'est à peine si elle m'entend. En fait, elle a basculé en mode panique hiiii-on-est-chez-les-méchants dès qu'on a franchi cette fichue muraille de roches mal assorties et de torchis de boue et de paille sèche. Ce qui, pour être tout à fait honnête, a tendance à la rendre nerveuse comme c'est pas possible. Au lieu de bondir un peu partout dans mon monde intérieur toute contente, sautillant presque non-stop d'une humeur joyeuse, la voilà figée, yeux grands ouverts, paniquée, les jambes serrées, tendue de la pointe de ses pieds à la racine de ses cheveux… Pis elle se tord les doigts en tous sens, voire elle se les mordille, le tout en jetant frénétiquement des petits coups d'œil à gauche et à droite, faisant danser ses grandes pupilles couleur de bois tendre dans tous les sens. Bref, en deux mots, elle stresse. Et ça, ça ne me rassure pas non plus tant que ça… Nan parce que Tachi en temps normal, c'est déjà un emploi à plein temps à gérer. Mais alors Tachi stressée, je ne vous explique même pas la consommation de nougat qu'il va me falloir pour la calmer après ça, tiens. Ce que j'ai acheté à l'autre débile de confiseur du 70ème ne va jamais être suffisant pour la calmer, ja-mais…

Kensei, ah non non non, c'est pas un Bisounours…!

Je ne sais même pas d'où est-ce qu'elle me sort cette nouvelle idée de… Bisounours. Je veux dire, j'ai l'air de ressembler à un ours en peluche rose guimauve qui fait des pets à paillette?

Non! D'abord, continue t-elle à grommeler de sa petite voix pépiante, ben Kensei, t'es pas mignon.

… Euh… Je. veux. une. augmentation.

Kensei, eh bah, t'es fort.

… Euh. Merci, je suppose…

Ouais! Voilà! Kensei, c'est le plus fort d'abord!

Elle est adorable. Un peu tête en l'air, un peu surexcitée (beaucouuuuuuup) mais elle est adorable. Si, si.

Ouiiiiiiii!

Et c'est repartit pour ses piaillements aigus. Haha. Être shinigami, c'est un sacerdoce, sans déconner. On nous dit pas ça quand on entre à Shin'Ô… (bah ils sont pas bêtes non plus, déjà qu'ils ont du mal à remplir leurs effectifs…!).

Je vais avoir mes câlinnns!

Tes câlins? je rétorque aussitôt, amusé.

Bin oui. tente t-elle en se tordant les doigts d'une voix timide, des fois que je ne remarque pas qu'elle est en train d'essayer de m'arnaquer sur le nombre de câlins que je lui dois.

De toutes façons, elle va me sauter dessus dès que j'arriverais dans mon monde intérieur et je n'aurais pas trop trop le choix en fait.

Mais non, mais non, mais je les mériiiite! Ça fait peur ici!

La pauvre, faut dire qu'elle n'est pas habituée… En fait, je crois bien que c'est la première fois que je vais aussi loin dans les districts les plus reculés de la Soul Society. J'ai une assez longue expérience de capitaine du Gotei, je suis déjà venu dans ces districts, mais pas si profondément. À vrai dire, j'y passais même pas mal de temps à l'époque, que ce soit à éliminer les hollows qui parvenaient à s'infiltrer ou à troncher tout genre d'adversaires qui faisaient l'erreur de m'attaquer. On va être honnête, le travail de paperasse, la gestion des archives et toute la bureaucratie à la noix, c'est carrément pas mon truc. Tiens, de ce côté là, j'ai de la chance que Hisagi sache se démerder avec les dossiers parce que sinon… Enfin, sauf quand il bave dessus parce qu'il s'est endormi sur la pile de papiers administratifs quoi. Bref. Du coup, le terrain, j'ai l'habitude et j'y suis carrément à l'aise. Et par extension, Tachi aussi, ce qui est logique.

Par contre, on va être honnêtes, le fin fond du Rukongai, comment dire… Disons qu'il est plutôt rare que le haut commandement du Gotei, les 46 Bureaux du Chuo, nous y envoie. Alors, oui, je ne connais pas très bien le coin, pas aussi loin… Et je n'aime pas trop ce que j'y vois. Le problème, ce n'est pas cette pauvreté en elle-même, ces gens n'ont pas choisit de vivre ici, dans cette misère. Le problème, c'est que je ne pensais pas qu'une telle pauvreté soit possible à la Soul Society et pas si loin que ça de notre Seireitei où nous pouvons rester bien au chaud et à l'abri. Mon regard gris détaille tout ce qu'il voit et honnêtement, ça ne me plaît pas. Agacé, ma mâchoire se crispe.

HIIIIIII! hurle brusquement Tachikaze en faisant un bond d'à peu près deux mètres de haut.

Ouhlà, ouhlà, du calme, du calme, qu'est-ce qui t'arrive?

C'est… c'est… c'est quoiiiiii çaaaaa?!

Ça là, sur le mur?

Ouiiiiiiii!

Ben ça, c'est un cafard Tachi.

Un… cafard…

Ben ouais. J'suis sûr que tu peux en trouver d'autres si tu cherches bien.

Un cafaaaaard…! Hiiiii!

Ça y est, elle flippe encore plus. Je ne vais jamais avoir assez de nougat pour la calmer. Jamais.

Mais pourquoiiiii il y a des cafaaaaards?!

Non, la question, c'est pourquoi il y a des gens qui doivent vivre avec ces cafards.

– Tout va bien? Capitaine?

Celui-là, je vais lui coller une baffe.

– Naaaan! Le frappe pas!

Ouais mais il m'énerve à force de me parler comme ça. Depuis qu'on a passé les portes épaisses de ce… Enkei comme ils disent, c'est comme si il me cherchait des poux.

Ptêt que tu lui as piqué ses jouets quand vous étiez petits et que tu ne te rappelles plus?

… Euh je ne pense pas non.

Bah pourquoi! réplique t-elle vexée.

La pauvre, elle fait des tonnes d'effort pour, je la cite «être à la hauteur, la 9ème division, c'est des détectives (ce qui n'est pas totalement faux m'enfin…) alors faut que je devienne super forte en enquêtes et tout et tout.» Du coup, elle est imbattable au Cluedo.

– Aucun problème. je réplique en grognant.

Ce jeune homme… Il y a clairement quelque chose qui ne va pas avec ce type.

Tu dis ça parce qu'il est abîmé de partout? me demande t-elle sur un ton un peu naïf, le bout du doigt sur les lèvres.

J'adore sa manière de présenter les choses, vraiment. En fait, ce n'est pas tant son physique -j'aurais plus pitié de lui qu'autre chose, ce n'est qu'un gosse…- qui m'agace, c'est son attitude. Sûr de lui. J'irais jusqu'à dire arrogant. Il a l'air… persuadé de ne rien risquer, d'être quasiment intouchable. Et ça, ça m'interpelle. Je ne vois pas ce qui peux pousser cette crevette à être à ce point sûre d'elle-même. Ok, d'accord, on est en infériorité numérique. Mais… on n'est pas en danger. Peut-être qu'il pense que nous le sommes, qu'il nous sous-estime. N'empêche que je n'y crois pas trop non plus, il a l'air d'être le genre de personne qui calcule absolument tout. Il a compris que nous étions bel et bien des shinigamis en prenant le sabre de Hisagi entre les mains alors honnêtement, de ce fait, je ne pense pas qu'il soit à prendre ça la légère. Toutefois, je crois qu'il nous a sous-estimés. Et qu'il n'en sait pas tant que ça sur nous autres les shinigamis que ce qu'il voudrait bien nous faire croire.

Mieux que quiconque, nous sommes capables de percevoir le reiatsu qui se dégage d'un individu. En même temps, on y a été formé. Alors si il y a bien une chose dont je suis tout à fait certain, c'est qu'il n'y a ici personne dont le reiatsu est suffisant pour abattre un huge hollow. Même en regroupant la totalité des reiatsus que je perçois, ça me semble plus qu'improbable. Faichier!

Kenseiiii!

Oups. Ok, ok, pardon Tachi… je grommelle. Ça m'énerve.

Pourquoiiiii?

Parce que ça veut dire que ce qu'on est venus chercher n'est pas ici. Ce qui abat les huge hollows qui parviennent à passer dans le coin ne se trouve pas dans ce bled. Problème, je ne vois pas où chercher si ce n'est pas ici. Bon. Eh bien, il n'y a plus qu'à questionner la crevette qui me fait face.

C'est pas une crevette! Moi je l'aime bien…

… Pourquoi?!

J'aime bien la couleur de son œil, la même que mes cheveux!

… Ouais, elle est blonde. Mais attends Tachi, toi tu as les cheveux blond pâles, plutôt platine, lui, son œil, il est plus euh… jaune paille, tu vois? Ce n'est pas vraiment la même couleur.

Oui mais je l'aime bien quand même.

… Okay. J'exigeune augmentation. Parce qu'entre Tachi à gérer, mes envies de claquomanie sur le gars d'en face de moi et Hisagi qui bave sur les dossiers, ça va pas le faire.

Agacé du regard que ce Kandai plaque sur moi, je retiens de justesse une réplique acerbe. Cette lueur au fond de son œil… C'est pas qu'il ne m'apprécie pas, je crois que c'est carrément qu'il me hait. Alors qu'on vient à peine de se rencontrer, ça n'a aucun sens! Dès qu'il s'adresse à moi ou même lorsqu'il pose son regard abîmé sur moi quand il pense que je ne le remarque pas, ses poings se crispent, comme si il se retenait de laisser éclater sa colère. Rien qu'à l'instant présent, je le sens tendu, crispé. Il ferme si fort ses poings -ses moignons- que la jointure de ses articulations en devient blanche. Et il continue à sourire de cet air si sûr de lui, presque méprisant.

Il y a vraiment quelque chose de tordu, d'abîmé chez ce gosse. Je pense que je peux comprendre cette haine flamboyante dans son regard… À mon avis, ce n'est pas contre moi personnellement que cette colère est dirigée, plutôt contre ce que je représente. À savoir, un haut gradé du Gotei, un de ses plus haut gradés même. Du coup, ça serais plutôt contre l'autorité que je représente…? Contre le Gotei spécifiquement ou tout simplement parce que je suis une figure d'autorité à ses yeux? Put… Bord… Nom de Dieu, j'en sais rien moi! Et franchement, je ne suis pas non plus le mec le plus patient au monde alors va pas falloir qu'il continue trop à me chercher des noises, au bout d'un moment, gamin ou pas gamin, pitié ou pas pitié, il va prendre une baffe.

Kensei c'est pas le plus patient mais c'est le plus fort d'abord.

… Merci Tachikaze.

– Asseyez vous donc. fait la voix claire du chef de ce village, Kandai le balafré donc.

C'est marrant mais plus je le côtoie, plus je comprend le nombre de rumeurs carrément flippantes qui courent sur son compte jusqu'au 70ème district. Rien qu'avec sa tronche, y'a de quoi alimenter deux générations de rumeurs.

– Kensei!

Ok, ok, je fais avec un petit sourire amusé, pardon.

Tout en m'asseyant, mon regard gris balaie rapidement les bâtiments bas qui nous entourent. Ce village est assez bizarrement agencé en fait. Comme si ils avaient construit les différents bâtiments et leurs murailles épaisses au fur et à mesure, et en plusieurs fois. En même temps, je suppose qu'ils n'ont pas bâti ce village en une seule fois vu le coin. Je veux dire, y'a quand même difficilement plus craignos comme bled. En tout cas, c'est assez visible, plusieurs réparations successives ont été effectuées et je dirais même qu'ils ont eut à reconstruire totalement certains bâtiments.

Ouaaaah, t'es intelligent Kensei… fait Tachi en faisant papillonner ses grands yeux bruns pétillants d'admiration.

Un rien suffit, j'vous jure…

Ouais mais ''ouaaaah'' quand même. persiste t-elle sur un ton légèrement boudeur.

Il n'y a qu'à regarder l'état de la pierre et l'avancement de son vieillissement pour s'en rendre compte tu sais. Et à mon avis, si ils reconstruisent aussi souvent, ce n'est pas seulement en raison de la vétusté des bâtiments. Ça, ça pue l'attaque de hollows… De huge hollow même je dirais au vu de la dimension des diverses réparations -assez adroites, il faut bien le reconnaître. N'empêche qu'il va quand même falloir m'expliquer ce qui peut bien attirer autant de huge hollows dans ce coin où aucun reiatsu ne me semble susceptible de les attirer…

D'un geste sec, je finis par m'asseoir face à notre 'hôte', puisqu'il semble bien que ce soit le cas. Surtout, cacher ma joie… et refréner mes envies de claquomanie.

Cafard! Hiiii! Cafard! Et là! Cafard…! Cafard, cafard!

Hem. Et ça, c'est Tachi qui découvre les joies de la vie dans la misère. Bref. Ce Kandai, avec le soir et le froid qui tombent nous a emmenés droit dans une de ces baraques à l'allure branlante mais plus résistantes qu'elles n'en ont l'air à mon avis. Tout au long de notre chemin à travers le village, je n'ai pas pu quitter ce sentiment de malaise de celui qui vit dans l'aisance arrivant au milieu des affamés, des estropiés et des damnés de la terre. Je ne peux pas y changer grand-chose, je ne suis pas assez naïf pour le croire encore, mais ça fait mal de voir ces corps décharnés, survivant avec si peu… Ce n'est pas juste, ça ne l'a jamais été et ça ne le seras jamais. Quelque part, je me sens un peu coupable de me dire que moi, d'ici quelques jours, je pourrais m'endormir au chaud et en sécurité, le ventre plein. Mais je n'y peux rien.

L'habitation dans laquelle nous nous trouvons et qui a l'air de rendre Tachikaze de plus en plus nerveuse est assez basse de plafond et je la soupçonne de n'abriter personne pour l'instant. Nous sommes assis à même la terre battue, Hisagi à ma gauche et Kandai face à nous et le tout dans un espace assez exigu au final. D'ailleurs, à propos de mon vice-capitaine, c'est assez bizarre parce que dès que nous avons passé les murs épais, je ne sais pas trop pourquoi, il s'est… euh, détendu. Il a l'air moins nerveux en fait. Bon, toujours aussi crétin (nan mais ce loup-garou, j'vous jure…!) mais moins nerveux. Je dirais limite qu'il a l'air à l'aise, plus choqué par l'aspect physique de notre hôte que par la misère ambiante. Ça n'a pas l'air de le dépayser réellement plus que ça.

Ce qui est sûr par contre, c'est que mon boulet de vice-capitaine n'a pas l'air du tout d'intéresser Kandai. Le problème, c'est qu'il est carrément fixé sur moi, là. Assis en tailleur à environ un mètre de nous, il a posé son menton fin sur ce qu'il reste de son poing fermé et continue à m'observer, comme s'il tentait de me disséquer du regard. C'est moyennement agréable comme situation. Dans son dos, deux gros malabars bardés de muscles et chacun armés de longues lames à l'aspect moyennement amical se tiennent immobiles. Des gardes du corps…? Mouais, en même temps, ils n'allaient pas laisser leur crevette de chef de village seul face à face avec deux shinigamis venus du Gotei. Surtout qu'à mon avis, on ne doit pas spécialement avoir bonne presse dans le coin…

Semblant avoir enfin fini de me détailler, il redresse sa tête fine en un petit geste vif, faisant glisser quelques unes de ses mèches noires devant son œil meurtrit. Une vieille habitude je pense…

– Alors? fait-il d'une voix toujours aussi agaçante. Je vous écoute.

Je vais lui claquer le museau à la crevette, il m'éneeerve…!

Kenseiiii! T'as promis de ne pas être trop méchant!

… Ouais. J'vais essayer. Contrôle de mes nerfs. J'ai pas trente-six milles options. Vu que je suis le plus gradé, c'est mon rôle de capitaine, c'est moi qui vais me charger de… la conversation, disons. En même temps, avec Hisagi et son loup-garou, vaux mieux que ça soit moi qui m'en charge hein…

– Vous êtes combien ici?

– En quoi cela te regarde t-il? me réplique t-il aussitôt avec cette pointe hautaine dans sa voix sur la fin de sa phrase.

Sur ses gardes hein… J'ai l'impression d'évoluer les yeux bandés sur un terrain miné prêt à m'exploser à la gueule. Pas que Hisagi et moi risquions réellement quoi que ce soit à mon avis, mais si je veux des informations, il vaux mieux que je ne le braque pas. Problème, il n'a pas non plus l'air archi ouvert d'esprit à l'instant présent, surtout face à moi. Va falloir que j'y aille précautionneusement. Si possible, je préférerais éviter d'en arriver à l'usage de la force…

– Nous ne sommes pas venus pour le tourisme. je rétorque.

Si il ne m'aide pas non plus de son côté, ça risque de ne pas être simple…

– Alors t'es venu pourquoi?

– Pour des renseignements.

– Sur quoi? Sur qui?

L'échange est sec, vif, sans le moindre temps mort. À ma gauche, j'ai comme l'impression que Hisagi lutte de plus en plus contre son sommeil en retard. Comme si c'était le moment tiens…!

– Une menace. je réponds, calme face à sa colère sourde.

– Nous? lâche t-il, méprisant. Tu nous as bien observé? Capitaine? Nous n'arrivons même pas à protéger nos propres enfants. siffle t-il entre ses dents.

Ça y est. J'ai la faille dont j'avais besoin.

– Les protéger de quoi? je réponds, d'une voix toujours aussi posée mais ferme.

Surtout, éviter à tout prix tout genre de paternalisme, ça ne ferait qu'attiser sa colère vis-à-vis de ce que je représente à ses yeux. Son regard jaune me fixe avec une lueur ravivée de rage. Ça va être complexe…

– À ton avis, capitaine? me crache t-il d'une voix d'une voix incroyablement froide.

D'accord, tu veux y aller comme ça… Pas de souci.

Sois pas méchant! panique aussitôt Tachi.

Je ne vais pas être méchant, ne t'inquiètes pas. Seulement, il faut qu'il comprenne un peu mieux le rapport de force. Il est hors de question que nous repartions sans nos réponses.

– Faim, froid, maladie, misère. je réplique, d'une voix grondante.

Aucun enfant ne devrait avoir à mourir, merde.

Là, je sais que mon ton ne lui plaît pas du tout, comme si je lui rappelais de mauvais souvenirs. Trop tard. Maintenant, je veux mes réponses.

– Mais à mon avis, vous n'y pouvez pas grand-chose.

– La faute à qui? siffle t-il en me fixant hostilement avec l'air de se retenir de sortir quelque chose de plus violent et agressif, ses deux gardes du corps de plus en plus mal à l'aise vue la situation plutôt tendue de même que mon vice-capitaine.

Toutefois, je sais que si besoin, il seras prêt à réagir, cette andouille. Je peux compter sur lui. C'est déjà ça.

– À vous de me le dire.

– Tu le sais déjà ça.

Il le fait exprès de me tutoyer, je le sais. Et on ne va nulle part là…

– Nous savons tous les deux qu'il n'y a pas que la misère. Ce n'est pas cette misère qui abat vos murs, détruit vos habitations et menace vos enfants!

Cette lueur dans son regard… J'en suis certain, il vient de se retenir de m'insulter. Le nez froncé en un rictus d'énervement, il mord sa lèvre inférieure jusqu'à la faire saigner. Les enfants… D'accord, donc il veut les protéger, mais… mais il échoue, il ne peut pas tous les protéger.

– Alors dites moi ce qui tue vos enfants.

Il ferme les yeux quelques instants. Je n'aime pas ce que je suis en train de faire. Ces gens là sont suffisamment dans une mauvaise situation… Ils ne nous font pas confiance, et je peux le comprendre. Ils font tout pour survivre et nous, nous arrivons là-dessus pour exiger des informations, ce qui les met, de fait, encore plus en position de faiblesse. La connaissance est une arme, plus tu en sais, plus tu seras à même de vaincre, c'est la base de tout.

– Dites moi ce qui tue vos enfants et, je vous le promet, nous vous en débarrasserons.

Il n'y a aucune raison pour que des huge hollows débarquent dans ce coin. Si nous détruisons ce qui les attire, ça seras déjà ça de mieux pour eux. Alors non, je ne m'engage pas à la légère, jamais.

Kensei est fort.

Avec toi à mes côtés, plus que jamais.

– Je resterais toujours avec toi, toujours.

Face à moi, Kandai secoue la tête.

– Non. Je ne peux pas.

Il a l'air face à un dilemme, regarde à droite, à gauche, comme si il avait à faire un choix qui ne lui plaisait pas…

– Je ne peux pas te dire ce que tu attends, capitaine.

– Pourquoi?

– Tu ne comprends pas hein… fait-il en passant sa main mutilée dans ses mèches noires. Les huge hollows reviendront, toujours. Et ce que tu me demande, capitaine, ce n'est pas bien compliqué à comprendre désormais… Ce que tu veux, c'est savoir comment nous faisons pour les tuer, nous, les pauvres miséreux du fond du Rukongai.

– Vous ne pouvez pas les tuer, pas vous.

– Et c'est précisément pour ça que je ne vous donnerai pas les renseignements que vous êtes venus chercher.

– Mais pourqu…

– Parce que si je te dis ce qui nous permet de survivre, tu vas… tu vas le ''neutraliser''. Tuer notre seul moyen de défense parce que votre Gotei a peur que cela se retourne contre lui. T'es là pour ton Gotei hein, pas pour ceux qui ont besoin d'aide. Alors, désolé, capitaine

Sa voix est redevenue un sifflement douloureux et haineux.

– Mais nous, tout ce qu'on veut, c'est survivre. Alors tu comprendras que je ne peux pas te laisser tuer notre seul moyen de défense.

Leur moyen de 'défense' est… vivant? Je n'y comprends strictement rien, si c'était quelqu'un, j'aurais perçu son reiatsu, ça n'a pas de sens…!

Euh, Kensei…?

Mmm, quoi? je grommelle, continuant à fusiller du regard cette satanée de crevette qui ne se gêne pas pour me répondre avec le même type de regard meurtrier.

– Je crois que Hisagi… enfin, il va baver là…

De quoi?!

Surpris par l'avertissement de Tachikaze, je tourne brusquement la tête vers mon vice-capitaine. Qui en fait… Je cligne des yeux. Le con. Non mais dites moi que je rêve là! Il s'est endormi. Sur mon épaule. Hisagi s'est endormi, affaissé contre mon épaule. Et tout à mon échange avec la crevette, je n'y ai strictement pas fait attention. Du coup, côte à côte lorsque nous nous sommes assis, je n'ai pas remarqué que cette andouille s'appuyait peu à peu dessus, complètement claqué.

Face à moi, Kandai cligne des yeux. Apparemment, il se retient difficilement de se foutre de ma gueule là.

– Eh bien… Hem. lâche t-il avec son insupportable sourire en coin, la tension brutalement retombée. Je vais te laisser hein… Capitaine.

Puis il se relève.

– Nous poursuivrons notre… 'conversation' demain. Considère que nous vous laissons passer cette nuit entre ces murs. Et… Faites de beaux rêves.

Et il nous quitte sur ces mots, l'air de rien et sourire moqueur.

Mais je vais le claquer, ce petit prétentieux!

Comme il est mignooooon, il fait dodo…

J'VAIS FRAPPER CETTE ANDOUILLE!

Naaaon!

.

.

.

.


.

Moi? Sadique? Nan, nan, j'vois de quoi vous voulez parler, j'vous jure… J'fais mumuse c'est tout.
– Sadique quoi.

De ta part… C't'un compliment nan?
– Nan. J'te hais connasse. J'te ferais jamais de compliment. Crève. Enfoirée de la pire espèce.

Aaah, LÀ je te reconnais mon p'tit bouc! BOUM! *Lucifer se fait atomiser les fesses avec une ogive thermonucléaire*

Kensei est d'un diplomate, mais d'un diplomaaate…! Pis Kandai en face qui en a gros sur la patate aussi et qui ne peut pas s'empêcher de lui chercher des noises, j'm'éclate comme une petite folle. Enfin, disons qu'à mettre en place et à décrire, c'est carrément yolo (surtout que je suis uniquement en point de vue interne, hahaha) et pas super simple, mais putain c'est jouissif. Je galère mais je m'éclate, j'suis tarée, putain c'est trrrrop cool. Hem.

J'adore Tachikaze. Littéralement. J'ai envie de la serrer dans mes braaaas…! (d'ailleurs, je vous encourage à aller regarder à quoi elle ressemble sur mon DeviantArt, lien tout en bas de mon profil, passque sa tenue est assez chaud à décrire et que… enfin bref)

Ce chapitre est… ben, quand je l'ai écrit je ne l'aimais pas trop, à la relecture je l'ai trouvé archi-naze, en le tapant je me suis dit qu'il était pas mal en fait et en le relisant pour traquer les fautes de frappes ou autres conneries qui pourraient m'échapper, je l'ai trouvé archi-brouillon. Ouuuuais, j'arrête pas de changer d'avis, c't'atroc. Du coup… bon, j'en suis pas top fière, il est un peu zarb au niveau de la rédaction mais… enfin, je vous laisse me dire ce que vous en avez pensé, histoire que je progresse.

La prochaine fois, jeudi normalement (ouais, j'ai pas mal de travail mercredi donc ça risque d'être un peu tendu), on aborde un nouveau point de vue…! *surprise, tadadadinnn*

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Pour parier sur les chances que Shuuhei a de se faire réveiller par une gifle monumentale / plaindre le pauvre Shuuhei de passer entre mes mains de narratrice sadique / se joindre au câlin collectif avec Tachikaze / se foutre de la gueule de Lulu, juste pour le délire ou encore laisser une review, no souci les gens, le bouton est juste en dessous!

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Prochain chapitre : chapitre 38. Toi qui est si douce… Si gentille, petite fille… Tu me détestes?