Disclaimer : HoMM, univers que j'aime beaucoup, appartient à Ubisoft.
Ouais, j'ai deux semaines de retard. On va dire que c'était une pause vacances, ok ? Voilà, partant de là on peut revenir à la lecture. Et je ne vais pas vous mentir, c'est à partir de là que démarre le VRAI scénario, celui qui fait que j'ai un truc de 4 tomes en préparation (ça y est, c'est dit, et d'ailleurs je ne freinerai pas pour le deuxième tome parce qu'il est écrit en entier ! Oui ok, la correction est pas terminée mais il me reste du temps.). Donc c'est ici que ça se gâte. Bonne lecture !
Chapitre 35 :
Impuissant
Seules quelques minutes se sont écoulées depuis la mort de la reine, mais j'ai l'impression que des heures sont passées. De plus, l'obscurité grandissante accentue cette impression. La seule preuve qu'il fait encore vraiment jour est la trouée dans les nuages que j'ai faite tout à l'heure, qui est restée ouverte. Par là s'engouffre une puissante lumière, qui pointe directement là où je me trouve, en haut du donjon.
J'ai tout essayé pour ouvrir la porte. Mais Isabel disait vrai sur ce point. Elle est trop lourde pour l'ouvrir manuellement, et elle doit être protégée par une magie qui m'est inconnue, car je ne peux pas non plus la forcer avec un sort. Un autre problème me taraude : où peut donc bien se trouver Arya ? Ils l'ont emmenée, et je ne l'ai pas détectée en cherchant magiquement son esprit. Je commence à avoir un peu peur pour elle.
Après avoir tué la reine, je me suis senti épuisé, d'un coup. À vrai dire, c'est logique, vu le nombre de sorts dont j'ai usé durant le combat et les coups que j'ai encaissé. De plus, ne voulant pas être concentré sur autre chose quand la porte s'ouvrira – si elle s'ouvre – je n'ai pas essayé de me soigner et mes plaies saignent encore.
Mon attention est attirée par l'intérieur du bâtiment. Quelque chose a fait trembler le sol. Je me redresse et me mets en position de combat. Deuxième tremblement. Quelle créature peut donc créer ce genre de réactions ? Troisième tremblement. La peur me saisit. Je n'ai pas envie de mourir bêtement ici après tout ce qui s'est passé. Quatrième tremblement, la porte frémit sous une force inconnue. Je me mets à trembler. La porte se plie, preuve que ce qui se trouve derrière est extrêmement fort. Le ciel derrière la salle du trône rougit étrangement.
Le troisième coup crée une petite ouverture dans la double porte. Je recule d'un pas, apeuré. Le quatrième coup fait voler l'immense porte métallique en éclat dans un nuage de fumée me cachant la cause de cet évènement.
Derrière, le ciel nuageux devient carrément rouge vif, tandis qu'un énorme pied portant une botte de métal rouge sort du nuage de fumée. Une main gantée du même métal sort et s'accroche au-dessus de la porte. Le tourbillon rouge du ciel crache un météore en flammes, tandis que la créature m'apparaît au grand jour : un géant faisant facilement trois fois ma taille, entièrement couvert de ces plaques rouges et portant un casque orné de pointes, tenant à la main une gigantesque épée, rouge elle aussi. La provenance de cette être m'apparaît comme une évidence : ce titan vient de Sheog, le plan démonique !
Cette fois, la terreur s'empare de moi, mais mon courage – ou mon immense caractère suicidaire, c'est à voir – me pousse à rester.
Le géant se dresse devant moi et, même si son heaume ne me laisse pas distinguer son visage, il a l'air surpris de se retrouver face à moi, seul, en haut du donjon de Fond-Faucon. Le ciel presque rouge sang maintenant envoie de multiples météorites qui foncent vers la ville. Un impact retentit et ébranle le sol. Le premier météore s'est écrasé. Je dois sauver Fond-Faucon, l'Empire et peut-être même Ashan de l'engeance de ce géant en armure !
Je pense que c'est idiot, mais je ne réfléchis pas et charge le colosse. Ce dernier rase ma tête avec son arme, car je me suis légèrement baissé dans ma course pour l'éviter. Ma tête arrive au niveau du milieu de la cuisse de mon adversaire. Et pourtant, je suis grand, il ne faut pas s'y tromper. J'assène un coup d'épée dans le mollet du géant et...
PAF ! L'impact me fait décoller. Il s'est débarrassé de moi d'un simple revers de la main. Aïe ! Je viens de m'écraser sur le sol comme une masse. Décidément, il est fort. J'ai mal. Ne me laissant pas le temps de récupérer, il s'approche et brandit son épée, avant de l'abattre dans ma direction. Pur réflexe, j'ai roulé sur le côté, mais l'arme s'est écrasée juste à côté de moi. On peut dire que j'ai vraiment eu chaud.
Je me relève et ai juste le temps de lever mon épée pour parer le coup de taille qui fuse vers moi. Enfin, parer, façon de parler. Atténuer le choc serait plus juste. En effet, je m'envole de nouveau au-dessus du donjon. J'atterris sur mes pieds au bord des créneaux, mais la vitesse que je n'ai pas perdue fait que je passe au travers du mur et que je tombe.
