Hé bien, le chapitre précédent vous a tous inspiré on dirait ! J'ai jamais eu autant de review d'un coup sur un chapitre ^^ Merci beaucoup ! =D
Salut Elisys ! En fait, quand j'ai commencé à écrire cette fic je n'étais pas censée dévier du canon. Et j'ai entendu ou lu (je ne sais plus) un truc où Rowling disait que l'histoire aurait été totalement différente si Harry avait été une fille et ça m'a décidée à modifier l'histoire ! Je trouve aussi ça plus intéressant de tout réécrire moi même ! ^^
Un nouveau nom dans mes review ! Bienvenu Seilax ^^ Même si apparemment tu as l'air d'être « là » depuis un moment ;) Je suis contente de voir que j'écris suffisamment bien pour que quelqu'un ai pris la peine de lire mes fics sur deux univers différents !
Pour la relation Crystall / Aileen tu auras la réponse dans deux chapitres normalement. Tu as tout à fait le droit d'être moqueur quand Crystall dit que Mary rend ses parents invincibles. J'ai écris la phrase par pure ironie.
Non, les Triplés parlent de Maugrey en fait JayIshtar ! Mais ça aurait pu être Voldemort, effectivement.
Perdu ! Ni Lily ni Mary ne sont des Gryphem. Elles n'ont pas besoin de ça en plus. Les Gryphem dans mes fics sont bien mieux cachés que ça ! Mais je n'en dirais pas plus à ce propos.
Merci RealQuinnz ! :)
Merci Niris ^^ Je voulais un peu développer les cliniques privées parce que Rowling n'en parle pas et que je trouve trop peu crédible qu'il n'y ait qu'un seul hôpital pour tout un pays …
Il y a encore un potentiel gros changement qui va arriver dans ce tome, mais je ne suis pas encore décidée à vrai dire...
C'était le but Antig0ne ! Je me suis tellement appliquée à respecter le canon jusqu'ici que je savais que ce serait inattendu. Effectivement, qu'est ce que ça va changer ? Beaucoup de choses, en tout cas. Mais peut -être pas tout de suite : Mary n'a que trois jours dans ce chapitre, elle ne peut pas encore faire grand chose ! X)
Bonjour TheFanne ! Oui, c'est bel et bien Mary et je vais réécrire toute l'histoire ! Merci pour les encouragements, je vais essayer de ne décevoir personne ^^ Et, oui, bien deviné, le vieux grincheux est bien Maugrey. D'ailleurs les trois esprits frappeurs adorent l'emmerder quand il est à l'hôpital XD
Merci Maia30 ! J'ai quand même un peu hésité avant de quitter la ligne du canon, et finalement je me suis dit « soyons fous » et j'ai décidé de me lancer !
Te voilà de retour dans les reviews Elarim ! ^^ Oui, tu as vu que j'avais prévu le coup en modifiant la Prophétie. Du coup, tout peut encore arriver ! X) Et y'a encore pleins de petits détails semés au grée de la fic que tout le monde a sûrement manqué ! XD On discutera de tes théories la prochaine fois qu'on se croisera ! J'ai hâte d'entendre ce que tu as bien pu imaginer :)
Je vais répondre à ta question tout de suite : pour moi Voldemort n'est absolument pas machiste. Dans les livres, l'un de ses plus proche lieutenant est Bellatrix qui est une femme. Dans ma fic, il faut prendre en compte qu'il a été proche de Zilphya qui était bel et bien une femme de pouvoir et qui lui a prouvé que le machisme c'était juste une blague. Bref, c'est une autre histoire ! ^^
Peut -être que je replacerais les répliques du Seigneurs des Anneaux que tu as citées dans ma fic à un moment XD
Bon, du coup je vous annonce officiellement la publication d'une autre fiction qui reprendra le canon écrit par Rowling mais avec Mary Potter plutôt que Harry Potter ! Cette fic sera publiée en même temps que le dernier tome de la Trilogie « Journal d'une Poufsouffle » (comme elle a été nommée ^^)
Pour l'heure la fic s'appelle « J K Rowling a dit... » parce qu'il faut rendre à César ce qui est à César et c'est en lisant un truc qu'elle a dit que j'ai changé d'avis... Et aussi un peu parce que je n'ai pas (encore) d'idée pour résumer en quelques mots un peu plus de 7 ans d'histoire !
Un regard de tueur
Dimanche 3 Août 1980 : chez les Potter
Lily et Mary sont rentrées chez elles aujourd'hui. Mary risque d'être le bébé le plus gâté du monde avec les Maraudeurs et les copines de Lily qui ont toujours l'air de penser qu'il lui faut un jouet en plus. Moi, je pense surtout que la gamine a besoin qu'on la laisse dormir en paix au lieu de toujours la solliciter.
Mary ressemblera à Lily, je pense. Le duvet clair sur sa tête avait nettement viré vers le roux quand je suis allée la voir à Ste Mangouste le jour suivant sa naissance. Et elle a des yeux clairs. Je ne sais pas s'ils seront verts comme ceux de Lily, mais en tout cas elle est bien partie pour ressembler à sa mère pour l'instant.
- Au fait, j'ai oublié de demander : elle est née le 31 Juillet ou le 1er Août ? me suis – je enquise.
- Le 31 Juillet, m'a répondu James. A minuit pile ! Elle a bien choisi son heure, hein ? Qui peut se vanter d'être né à minuit ?
- Bah, j'ai fait mieux : je suis née le 29 février. Un jour qui arrive tous les 4 ans. Minuit arrive une fois par jour !
James s'est dégonflé comme un ballon crevé quand il a réalisé que j'avais raison.
- Au fait, Jamesie, ai – je continué. Tu me dois toujours 10 gallions. Après tout, j"avais raison : c'est une fille !
Ce n'est pas gentil, mais j'éprouve une certaine satisfaction à enfoncer le clou. Pour une fois que je gagne un pari !
- Tu vas revenir comme combattante active dans l'Ordre maintenant Lily ? a demandé Peter
- Pas tout de suite. Je vais rester quelques temps avec Mary. Après, il faudra que je trouve quelqu'un pour la garder.
- Pas de problème pour ça ! s'est exclamé James, l'air fier de lui.
- Ah ? a répondu Lily, l'air sincèrement étonnée.
- Oui, il y a Tata Bathy pour la garder !
- Tata Bathy ? ai – je répété, amusée.
- Bathilda Tourdesac, a précisé James. Elle habite aussi à Godric's Hollow. C'était ma nounou quand j'étais petit. Je suppose que si on lui demande gentiment, elle gardera Mary pour nous dès que nécessaire.
- Bathilda Tourdesac ? s'est étranglée Lily. Comme la célèbre historienne qui a écrit L'Histoire de la Magie ?
- Elle-même !
- Oh mon dieu ! Mais pourquoi tu ne m'as jamais dit qu'on habitait à côté de chez elle ?! Il faut que je la rencontre, j'ai des centaines de questions à lui poser !
- Et voilà le côté Serdaigle de Lily qui ressort, a commenté Sirius en riant. J'espère que ma filleule n'aura pas pris ça de toi. Sinon, elle va être ennuyeuse à mourir.
- Ne dis pas ça ! l'ai – je réprimandé. Mary aura de la chance si jamais elle a pris ça de Lily plutôt que le côté Gryffondor sans cervelle de son père !
- Hé ! se sont exclamés tous les Gryffondors de la pièce.
Soit tout le monde, vu que j'étais la seule à ne pas avoir été là bas. Je crains sincèrement pour l'avenir de cette fillette avec un tel entourage !
Mardi 4 Août 1980 : maison
Maugrey est enfin sorti de l'hôpital. Il y est quand même resté près d'un mois ! Comment je sais ça ? Il est venu sonner ici en fin de matinée.
J'ai un moment suspecté que ce soit une nouvelle tentative d'attaque d'Andreas. Alors j'ai d'abord regardé par le judas, mais c'était bel et bien Maugrey.
- Salut, ai – je dit en lui ouvrant. Qu'est ce qui t'…
J'ai eu un mouvement de recul quand il s'est tourné vers moi. Il a perdu un œil durant sa dernière mission. Mais Alastor Maugrey ne pouvait visiblement pas rester borgne. Il s'est fait faire un œil magique. Autant dire que la première fois, c'est déroutant… D'accord, j'ai eu peur. Son œil magique est d'un bleu étrange et il bouge dans tous les sens, comme s'il était fou. Sans compter que les Guérisseurs ne l'ont pas rentré entièrement dans l'orbite. Il est protubérant et c'est carrément dérangeant.
- Qu'est ce que… ai – je essayé de poursuivre.
Et là, l'œil s'est entièrement retourné dans son orbite. On ne voyait plus que le blanc. C'était perturbant. Et légèrement dégueulasse. Maugrey est entré, en me bousculant comme d'habitude. Ça a l'air d'être une manie chez lui.
- Qu'est ce qui se passe Crystall ? s'est enquis Sirius en arrivant avant de voir Maugrey. Par les chaussettes trouées de Merlin !
- Gamine, y'a un endroit où on peut parler seule à seul ? a demandé Maugrey sans sembler ému pas nos réactions.
- Pourquoi juste vous deux ? a demandé Sirius avec suspicion.
- Mon labo, ai – je répondu en lui indiquant la porte menant vers la cave.
Il s'y est dirigé en claudiquant. Avec sa démarche, ses cicatrices, son expression de bulldog menaçante et maintenant cet œil, il va bientôt devoir justifier qu'il est humain. J'ai lancé un regard à Sirius en haussant un sourcil pour lui montrer que je ne savais pas ce que ça signifiait et je l'ai suivi.
- S'il essaye encore de t'embrigader pour aller courir après Voldemort, surtout tu lui dis non, m'a conseillée Sirius.
- T'inquiète. Je ne me ferais pas avoir deux fois. Je sais bien qu'il essaye de me tuer à chaque fois, ai – je répondu, ironique.
J'ai refermé la porte derrière moi et les sorts que j'ai appliqué à la pièce se sont activés. Parmi lesquels des sorts d'impassibilité, anti bruit, coupe feu, ce genre de chose…
- Gamine, tu as dit a quelqu'un que je pense qu'il y a une taupe parmi nous ? a immédiatement attaqué l'auror.
- Non. Je me suis dit qu'il valait mieux attendre que tu sois sur pied.
- Parfais. Alors continue à te taire, a t –il dit en faisant mine de vouloir repartir.
- Minute ! me suis – je exclamée en me mettant sur son chemin. Dis m'en plus. La taupe, elle est chez nous ou chez les Aurors ?
- J'en sais rien ! Les deux étaient au courant de l'opération inferi à Coventry. Le seul truc qu'est clair, c'est qu'on a été dénoncés. Pourquoi y'aurait eu un changement de mode opératoire juste ce jour là alors qu'il est le même depuis deux ans ?
- Tu as des soupçons sur quelqu'un en particulier ?
- P't'être que c'est toi, a t –il dit en me fixant droit dans les yeux.
Ou plutôt en me regardant fixement de son œil normal tandis que l'autre continuait à rouler dans son orbite totalement indépendamment.
- Quoi ? ai – je grogné.
- Tu es une excellente occlumante. Et les occlumans sont les meilleurs espions qui soient : même s'ils te laissent accéder à leur esprit avec la légilimancie, ils peuvent te cacher des choses ! A moins de les mettre sous véritasérum, aucun moyen de voir la différence si on a affaire à un bon comédien ! Et tu es une bonne comédienne, n'est ce pas Crystall Entwhistle ? a t –il terminé, son visage couturé de cicatrice tout proche du mien.
Je n'ai pas bougé. Son œil magique était encore plus perturbant d'aussi près.
- Alors pourquoi je suis encore ici, enfermée avec le patron du bureau des aurors au lieu d'être partie me cacher ?
- Parce que ça t'aurait dénoncée comme coupable. A part toi personne n'avait accès à moi à l'hôpital. Tu as très bien pu tout prévoir entre temps.
- Bien sûr. J'aurais aussi pu t'assassiner, ai – je rétorqué en faisant un pas en avant.
Il a reculé. Cette fois mon argument tenait la route. J'ai fait un autre pas.
- Et pourquoi la taupe ce ne serait pas toi ? ai – je répondu.
- Hein ?
- Hé bien oui. C'est intelligent. Personne ne suspecte celui qui a énoncé l'idée de la taupe d'être la taupe elle-même. Tu es le bras droit de Dumbledore dans l'Ordre et tu es le chef du Bureau des Aurors. Tu as l'oreille du Ministre en personne. Et comme par hasard, quand tu tombes sur une armée d'inferi, tu t'en tires bien comparé aux autres. Un œil en moins. C'est douloureux, mais pas aussi mortel qu'une morsure d'inferi. Bizarre, hein ? Pourtant ces cadavres sont connus pour dévorer les humains. J'en ai moi-même fait l'expérience. Et tu as vite récupéré ton œil. En plus, il semblerait que Voldemort n'ait pas attaqué le Ministère même si tu n'étais plus là, alors que c'était l'occasion. Bizarre, ça aussi. Mais ça s'explique si tu as soudainement changé de camp. Pourquoi attaquer le Ministère quand on a Alastor Maugrey ? Tu as accès à tout ce qui se passe et se fait dans ce pays après tout !
- Alors je suis la taupe ? a t –il demandé avec un sourire tordu qui l'a fait paraître encore plus effrayant.
On s'est fixé un moment. Est-ce que je le soupçonnais vraiment d'être la taupe ? Non. Mais c'est justement là le problème. La partie tordue de mon esprit me disait que c'était justement le fait que personne ne suspecterait Alastor Maugrey qui le rendait le plus suspect. La tension est montée en flèche dans le labo. On était pas loin d'en venir aux baguettes quand il a finalement quitté sa posture défensive. Il s'est détendu et s'est appuyé contre l'un des plans de travail que j'ai installé.
J'ai pris une grand inspiration tremblante et je me suis laissée tomber contre le mur. C'est assez stressant de se préparer a dégainer contre Maugrey. Je suis même pas sûre d'arriver à dégainer suffisamment vite pour le prendre de vitesse.
- Continue à me surveiller Gamine, a t –il finalement dit. On ne sait jamais. Peut –être qu'un jour je tournerais mal où qu'on réussira à m'avoir. Et alors, on sait pas ce qu'il pourrait se passer. Ouvre l'œil.
- Ça marche vieux croulant. Maintenant, on peut en revenir à ma question initiale ? Qui soupçonnes – tu en priorité dans l'Ordre ? Histoire qu'on vérifie à deux.
- Les loups-garous, a t – il grogné. Voldemort a plein de loups-garous à sa botte. Et Lupin a déjà rencontré Greyback.
- Remus ne ferait jamais ça ! me suis –je indignée. Et Andreas est lié à l'Ordre par Serment Inviolable, je te rappelle ! Tu nous as toi-même enchaînés. Il ne peut pas agir contre nous.
- Sauf si tu as changé de camp aussi…
- Je croyais qu'on s'était mis d'accord que ce n'était pas moi ? ai – je répliqué.
- On s'est mis d'accord de se surveiller, a t -il corrigé. Je ne t'écarte pas de la liste des suspects.
- Ça fait toujours plaisir. Je ne connais pas vraiment les membres de l'Ordre, à part les Maraudeurs et Andreas. Ils sont à exclure de même que Dumbledore… Le plus suspect serait Mondingus Fletcher.
- Nan, j'le surveille déjà depuis un moment celui là. C'est pas lui.
- Minerva non plus. Pas les Prewett ou Weasley. J'ai rarement vu plus anti – mangemort que Fabian et Gideon. Et du peu que j'ai discuté avec Arthur, il a l'air amoureux des moldus.
- Ça pourrait être une couverture. Pour les trois.
- A ce moment là, les Londubat sont plus plausibles : ils sont et dans l'Ordre et chez les Aurors. Les arguments vrais pour toi sont vrais pour eux.
- Ce n'est pas eux. Tu remarqueras que je n'ai pas parlé de l'Ordre à d'autres aurors. Alors crois moi, je les ai bien choisis. Deux aurors extrêmement doués et profondément dévoués. Ils ne feraient pas ça.
- Ça marche comme argument, ça ? ai – je répondu en haussant un sourcil avant de proposer : Elphias Doge ?
- Un ami de longue date d'Albus. Pas son genre non plus.
- Ce n'est le genre de personne dans l'Ordre ! me suis – je exclamée. Sinon, on ne les aurait pas fait entrer dedans.
- Peut –être que la taupe était ton Selwyn.
- Déjà, ne met jamais "ton" devant Selwyn en parlant de moi. Ensuite, comment il aurait fait pour les prévenir ? On l'a tué bien avant que tu parles de ce plan !
- Ah ? Je croyais qu'il était pas mort et qu'il s'était enfui ?
J'ai réalisé mon erreur un peu trop tard. J'ai regardé autours de moi comme si je pouvais trouver de quoi arranger ça. Et comme je n'ai rien trouvé, j'ai lâché :
- On a pas eu le choix. Il a manqué de me tuer.
- Et tu étais obligée de mentir ?
- Comment crois – tu que la plupart des membres de l'Ordre auraient réagi si on le leur avait dit ?
Il m'a fixée, laissant le silence s'installer. Puis, il a finalement dit :
- J'peux pas dire que ça me surprenne plus que ça.
- Hein ?
- Je te l'ai déjà dit : je sais que si je t'ordonne de le tuer, tu le fera sans hésiter.
- Ah oui ?
- Oui. Et tu sais comment j'ai deviné que t'as déjà tué ?
Je me suis contentée de le fixer. Je me suis tendue quand il a levé une main, mais il s'est contenté de tapoter sa pommette juste sous son œil intact.
- Le regard Gamine. Tu ne vois pas le regard que tu lances aux gens quand tu deviens sérieuse. Tu l'as fait tout à l'heure : "Tire ta baguette et je te tue". Voilà ce que tes yeux m'ont dit. Regardes toi dans un miroir, Gamine. Tu verras que tu as des yeux de tueuse.
Je suis restée silencieuse. Ça ne m'a pas plu d'entendre ça. Je ne voulais pas savoir. Je n'ai pas envie de me regarder dans le miroir et me dire "j'ai le regard d'une meurtrière". Ce n'est pas l'image que je veux avoir de moi. Même si fondamentalement, c'est vrai. Mais je ne veux pas.
- Je passe mon temps à rencontrer des gens comme toi, a continué Maugrey. Y'a ceux qui ont le regard hanté par ce qu'ils ont fait et qui s'en remettront jamais. Ceux là, on leur file un boulot dans un bureau. Et y'a ceux qui encaissent. Ceux là font de bons aurors. Ou de bons Mangemorts, selon le point de vue. Toi, tu es indéniablement dans le deuxième groupe.
- Et James et Sirius ?
Ce ne sont que des étudiants encore, et même s'ils font partie de l'Ordre, ils n'ont jamais tué. Ça ne fait pas partie des idéaux que prône l'Ordre.
- Tu as dit que vous alliez envoyer des sorciers non diplômés sur le terrain, ai – je repris. Où se placent Sirius et James selon toi ?
- Les Gryffondors. De braves gars courageux, mais bien trop ancrés dans leur conception du Bien et du Mal. Tes amis feraient mieux de jamais avoir à faire ce choix.
- Alors ils feront jamais de bon aurors, c'est ça ? ai – je demandé sèchement.
- Le gamin Black peut –être. Vu le passif de la famille, il a ses chances.
- Ce n'est pas la seule chose qui fait que des gens sont de bons aurors.
- En temps de paix, peut –être. Mais on est en guerre. Et ça change tout.
Sur ces mots, il m'a poussée de devant la porte et est ressorti. En tout cas, se faire attaquer par des inferi et passer un mois à l'hôpital ne lui a pas enseigné la politesse. Je me suis assise en soupirant, réfléchissant à qui pourrait être la taupe si c'était dans l'Ordre qu'elle était… Le problème, c'est que les membres de l'Ordre sont quand même "sélectionnés" plus drastiquement que les aurors. Je parierais que le problème vient plus de là bas. D'autant plus que le Ministère est infiltré par les Mangemorts. C'est presque sûr et certain.
- Qu'est ce qu'il te voulait ? m'a demandé Sirius.
Ça m'a fait sursauter. Ne me voyant pas remonter de mon labo, il était venu. Je l'ai dévisagé. Est ce que ça pourrait être lui ? Considérant qu'il a renié toute sa famille car celle – ci était trop pro-Purs, le risque que ce soit lui est proche de zéro. Les chances que ce soit l'un des Maraudeurs est proche de zéro, en fait.
- Quoi ? a t –il demandé en constatant que je le fixais sans rien dire.
- Maugrey m'a demandé de ne rien dire.
- Et pourquoi toi tu es au courant ?
- Parce qu'il me l'a dit quand je suis allée le voir à l'hôpital. Je pense qu'il l'aurait dit au premier membre de l'Ordre qu'il aurait croisé.
- Qu'est ce qu'il s'est passé ?
- Son plan pour exterminer les inferi de Coventry n'était pas aussi au point qu'il le pensait.
Ce qui est presque la vérité. J'ai l'impression que je passe mon temps à cacher des choses à tout le monde. Cette fois, j'ai une excuse : Maugrey m'a ordonné de me taire.
Samedi 9 Août 1980 : chez les Potter
Lily et James ont des cernes jusqu'au menton, s'en est presque effrayant. Et pourtant, la félicité qui a accompagné l'arrivée de Mary ne semble pas avoir disparu.
Ses cheveux sont toujours aussi roux. Et j'ai enfin vu la couleur de ses yeux. Ma nièce a les mêmes yeux que sa mère. Une Lily miniature. Ce qui me fait craindre pour la suite. On dit toujours qu'un enfant est un mélange des deux parents. Si Mary a tout pris de sa mère pour le physique, elle a tous les risques de tenir de son père pour le mental. De quoi inquiéter n'importe qui.
Lundi 11 Août 1980 : maison
Les paroles de Maugrey se vérifient : les aurors commencent à mobiliser les étudiants du CEIMOD pour les aider dans leur boulot… Sirius m'a raconté en rentrant que Maugrey était personnellement passé pour sélectionner ceux qui allaient être promus aurors plus tôt qu'ils ne le devraient.
Apparemment il ne s'est pas contenté de faire sa sélection dans les classes les plus avancées. Vu que James et Sirius font parti du lot. Ils vont apparemment avoir un mois de formation intensive sur le terrain. Chacun sera chaperonné par un auror en service.
Je suis inquiète. Même si James et Sirius font déjà le boulot d'un auror avec l'Ordre. Ce n'est pas la même chose d'agir "clandestinement" et de travailler pour le Ministère. Ils seront beaucoup plus exposés et le taux de décès chez les aurors et bien supérieur à celui chez l'Ordre.
Jeudi 14 Août 1980 : maison
Je suis assez nerveuse à l'idée de laisser Aileen aller chez son amie. Je sais que j'ai déjà dit oui et que je n'ai rien trouvé de mauvais sur les Shafiq. Mais plus le jour de la laisser là bas approche, plus je suis inquiète. Ça doit se voir puisque Sirius m'a fait la remarque aujourd'hui.
- Tu es trop angoissée Crys', a t –il dit une fois que je lui ai expliqué la raison. Ta sœur a bien le droit de voir ses amis. Tous les jeunes sorciers le font.
- On est en temps de guerre.
- On l'était déjà quand nous étions encore à Poudlard, m'a t –il rappelé. Et ça n'empêchait pas les élèves de se voir pendant les vacances. Tu n'as jamais entendu que quoi que ce soit ait mal tourné, n'est ce pas ?
J'ai secoué la tête. Si Voldemort avait attaqué une famille pendant les vacances d'été ça se serait su d'une manière ou d'une autre. Soit pas la Gazette, soit à Poudlard.
- Tu vois. Voldemort ne s'intéresse pas aux gamins et on lui donne suffisamment de travail.
- Justement, il sait qui nous sommes et il s'est déjà attaqué à Poudlard et aussi à ma famille.
Je n'arrive pas à croire que j'ai dû lui rappeler l'attaque de Prés-au-Lard. Voldemort s'intéresse aussi aux sorciers qui sont encore à l'école. Pas parce qu'ils sont dangereux mais pour avoir un moyen de pression sur leurs familles.
- Crystall… a t –il soupiré. Qui à part nous deux, l'orphelinat et les Shafiq savent qu'Aileen va chez eux ?
- Personne.
- Alors je ne vois pas comment Voldemort pourrait l'apprendre. Laisse cette gamine respirer et voir ses amis. Si tu veux qu'elle se calme à ton propos montre ta bonne volonté.
Je n'ai pas d'arguments à opposer à ça. C'est le raisonnement que j'ai moi-même suivi en acceptant qu'elle aille là bas. Mais à choisir, je préfère qu'elle me haïsse et soit vivante plutôt qu'elle m'aime bien et soit morte.
Sirius m'a aussi dit que c'est qu'à partir de demain il quitte la fac pour devenir membre du Bureau des Aurors. Il aura le titre après un mois de tutelle.
Lundi 18 Août 1980 : chez moi
Ça y est, j'ai laissé Aileen chez son amie. Je n'ai pas vue l'amie en question, apparemment elle se trouvait aux écuries des Abraxans parce que nous sommes arrivées plus tôt qu'ils ne le pensaient.
Le plus tôt était le mieux pour moi. Pour que je ne puisse plus changer d'avis au dernier moment.
Aileen a voulu partir en courant dès qu'elle a appris où se trouvait son amie, mais je l'ai attrapée par l'épaule et j'ai serré quand elle a essayé de se dégager. Elle a donc fini par se tourner vers moi, de mauvaise grâce.
- Soit prudente, ai – je dit. Et j'aimerais recevoir une lettre de ta part quand tu seras à Poudlard.
- Mais…
- Ce n'est pas négociable : autrement je te ramène tout de suite à la maison et se sera moi qui t'emmènerais à King's Cross.
Elle a paru effrayée à cette perspective, même si je suis sûre qu'elle a remarqué que je n'ai pas mentionné l'orphelinat. Elle a acquiescé, m'a promis cette lettre et je l'ai laissée partir. Je l'ai suivie du regard tandis qu'elle courait vers les écuries un peu plus loin.
- C'est la première fois que vous la laissez ? m'a demandé le patriarche Shafiq.
- Oui.
- Ne vous inquiétez pas, a dit sa femme avec un sourire. Nous nous occuperons bien d'elle.
- J'aimerais que vous m'envoyez un courrier tous les deux ou trois jours pour me donner de ses nouvelles.
- Ce n'est pas nécessaire, vous savez ? Nous avons l'habitude des enfants.
- Désolée, ce n'est pas négociable. Si ça se passe bien, j'envisagerais d'abandonner la prochaine fois.
- D'accord, ont –il finalement cédé.
On a échangé nos adresses respectives et j'ai encore hésité une seconde avant de transplaner vers chez moi.
J'espère que Sirius a raison et que tout va bien se passer.
Mardi 19 Août 1980 : maison
Dragon a décidé que son nouvel endroit fétiche serait l'oreiller de Sirius. Autant dire que vu la taille du monstre, il le prend entièrement. Et il a fallu en venir à nos baguettes pour l'éloigner de là. J'ai suggéré à Sirius que le mieux à faire aurait été de laisser ledit oreiller à Dragon qui aurait fini par s'en lasser.
Mais têtu comme il est, il n'a pas voulu, arguant que ce n'est pas un chat pour monstrueux qu'il soit qui allait gagner contre lui. Il trouvait l'idée insupportable et m'a dit n'avoir qu'une seule envie : se transformer en chien pour courser Dragon. J'ignorais que l'animagus en lui avait une place si importante qu'il ressentait les envies primaires du chien quand il est humain.
*Maison*
Sirius a essayé de se débarrasser du chat tout seul, sans autres résultats que de vilaines traces de griffures sur les bras et le visage. J'ai finalement réglé le tout en délogeant Dragon d'un coup de baguette. Et la crise a été réglée. J'aimerais avoir un peu plus de ce genre de problème et un peu moins de ceux qui sont graves.
*Maison*
Je viens de voir le nouvel endroit de Dragon. Il s'est installé sur la pile de linge propre que j'avais fini de plier en fin d'après –midi… Et il l'a soigneusement fait tomber pour se rouler en boule au milieu des affaires froissées. Une vengeance de sa part, j'imagine. Faire le bazar et mettre des poils partout.
- Je vais te tondre, l'ai – je menacé quand il m'a envoyé un regard que je jugerais d'affreusement satisfait. Tu as un panier, pourquoi tu ne l'utiliserais pas pour une fois, hein ?
Il s'est contenté de se lover encore un peu plus au milieu du linge de telle façon à ce que seul ses yeux soient encore visibles. Je crois qu'il me nargue. Mais comme je suis la plus intelligente et mature des deux, je vais me contenter de laisser couler et je rangerais tout demain.
Mercredi 20 Août 1980 : chez moi
J'ai reçu un hibou des Shafiq aujourd'hui. Ils tiennent leur promesse et je suis rassurée, même s'il n'y avait qu'une phrase pour dire qu'Aileen va bien.
*Maison*
J'ai peut –être eu des nouvelles d'Aileen, mais c'est Sirius qui ne donne pas signe de vie. Il devrait être rentré depuis une heure maintenant. J'espère qu'il n'a pas eu de problèmes. C'est la première semaine où il est sur le terrain avec les aurors…
*Maison*
Il est minuit, et toujours aucune nouvelle. Là, je commence à être vraiment inquiète. S'il n'est pas là à l'aube, je vais d'abord chez Lily et James. Peut-être qu'il saura quelque chose vu qu'il est aussi sous tutelle pour un mois…
Jeudi 21 Août 1980 : chez les Potter
Sirius n'est pas rentré de la nuit. Je suis donc venue voir James, comme prévu. Mais rien qu'en voyant la surprise dans ses yeux quand il m'a ouvert la porte, j'ai pu deviner qu'il ne savait rien.
- Sirius n'est pas rentré ? s'est inquiétée Lily en arrivant.
- Non. James, tu es sûr que tu ne sais rien ?
- Non, a t –il répondu, l'air embêté. On nous a bien dit qu'on risquait d'avoir de tels désagréments : les aurors ne savent pas toujours dans quelle mission ils vont s'embarquer et ne peuvent pas toujours dire quand ils rentrent. Mais je ne sais pas sur quoi il est en ce moment.
- Sirius ne m'a jamais dit qu'il risquait de disparaître comme ça sans explication, me suis – je étonnée.
- Pourtant, nos mentors nous l'ont bien dit au début. Il a dû oublier.
- Je vais lui faire passer l'envie d'oublier de me dire des choses aussi importante, ai – je grogné.
- C'est rassurant de voir que tu t'inquiètes pour lui, a fait remarquer James.
- "Rassurant", ai – je relevé pendant que Lily lui assénait un brutal coup de coude dans les côtes.
- Ben oui, a t –il continué. Parfois c'est à se demander si tu tiens vraiment à lui, alors ça fait du bien de voir que tu t'inquiètes.
- Pardon ? ai – je demandé les yeux exorbités.
- James tais-toi, lui a ordonné Lily alors qu'il allait en rajouter une couche.
- C'est vraiment ce que vous pensez ? me suis – je enquise. Merlin, me dites pas que Sirius le pense aussi ? Il t'a dit quelque chose James ?
Il est resté silencieux et ça a été la meilleure des réponses. La nouvelle m'a quelque peu assommée pour dire vrai. Sirius a des doutes à mon propos. Je veux bien admettre que je ne suis pas la plus expressive des femmes mais quand même…
Lily a eu la gentillesse de me faire entrer et de me proposer un petit déjeuner. J'ai du mal a digérer l'information.
*Maison*
Quand j'ai enfin décollé de chez les Potter, non sans m'être enquise de la santé de ma chère nièce qui dormait encore, j'ai décidé d'aller voir à Ste Mangouste si Sirius n'y était pas. Le Ministère envoie ses employés là bas, et il aurait été tout à fait possible que personne ne m'aie prévenue. Mais rien. Sirius n'y est pas non plus. Il a juste disparu.
Vendredi 22 Août 1980 : maison
Sirius n'est toujours pas revenu…
Samedi 23 Août 1980 : chez moi
Toujours aucune trace de Sirius. Pas même le plus petit message pour me rassurer. Se serait trop compliqué de m'envoyer un patronus ? Le pire, c'est que je ne peux pas envoyer de message moi. S'il est en mission et caché, ça suffirait à signaler sa position (un patronus ce n'est pas très discret) et ça pourrait le faire tuer.
*Maison*
Je sais maintenant ce qu'il a ressenti quand j'ai brutalement disparu en Juillet dernier quand ma famille est morte. Le Destin est en train de me faire payer ma façon d'agir…
Lundi 25 Août 1980 : chez moi
Merlin soit loué ! Sirius est revenu ce matin. Un peu cabossé et crevé, mais vivant et en un seul morceau. Je n'ai jamais été aussi soulagée de voir quelqu'un. Dès que je l'ai entendu dans l'entrée, je me suis précipitée sur lui. Je crois bien que je l'ai surpris. S'il n'y avait pas eu le mur pour nous retenir, on serait sans doute tombé par terre tous les deux. J'étais tellement heureuse de le voir.
- Ne me fais plus jamais peur comme ça, lui ai – je dit sans le regarder.
- Chacun son tour, a t –il répondu avant de sourire contre mon front. Je suis désolé de ne pas avoir pu te prévenir mais tout c'est enchaîné.
- Tu aurais au moins pu me dire que ça risquait d'arriver…
Je l'ai finalement lâché. Il fallait bien. Je suis restée assise dans le couloir pendant qu'il prenait sa douche. Histoire de m'assurer qu'il n'allait pas s'envoler. J'avais trop peur qu'il disparaisse à nouveau si je ne faisais pas assez attention.
On s'est installé sur le canapé et je ne me suis sentie rassurée que quand il m'a serrée contre lui. Il est de retour, et tout va bien.
- Je ne te savais pas aussi inquiète pour moi, a t –il dit.
Cette phrase a fait ressurgir le souvenir de ce que James avait dit quand je suis allée le voir la dernière fois. J'aurais pu initier une dispute pour lui demander pourquoi il parlait de ce genre de chose avec James et pas avec moi. Mais je ne voulais pas. Alors j'ai fait comme si je n'avais rien su et j'ai dit :
- Bien sûr que je m'inquiète pour toi, même si je ne suis pas très expressive. Je tiens à toi et je t'aime. Je ne vois aucune raison de ne pas m'inquiéter.
Je l'ai senti se tendre brièvement contre moi, m'obligeant à lever la tête pour le regarder. Je n'ai pas réussi à interpréter ce que je voyais sur son visage alors j'ai dû lui demander ce qu'il lui arrivait :
- C'est la première fois, a t –il dit.
- De quoi ?
- Que tu dis que tu m'aimes.
J'ai ouvert la bouche pour protester. Mais j'ai réfléchis. J'ai bien cherché et il me fixait pendant que je fouillais mes souvenirs. C'est là que je me suis rendue compte qu'il avait raison. On est ensemble depuis plus de deux ans maintenant et je ne lui avais jamais dit que je l'aimais jusque là. Jamais. Pas une seule fois. Alors qu'il passe son temps à me le dire lui. Ça m'a rendue triste et je me suis sentie coupable. Je suis nulle en relations humaines, mais ça c'est vraiment le pompon. Je pensais que l'aimer aussi fort suffisait. Et j'ai oublié de le lui dire. Les paroles sont aussi importantes que les actes pour le coup.
- Je t'aime Sirius Black, lui ai – je alors dit en me redressant pour être sûre de le regarder bien droit dans les yeux. N'en doute jamais.
Il m'a lancé un grand sourire et je me suis dit que ça vaudrait la peine que je le dise plus souvent rien que pour le voir sourire comme ça.
- Des dizaines de gens m'ont déjà dit qu'ils m'aimaient, a t –il répondu. Toi, tu ne me le rediras peut –être plus jamais mais je sais que tu le penses. Ça me suffit.
Maintenant qu'il a mis le doigt sur un truc pareil, je compte bien le lui redire plus souvent. Avec la guerre et ma malédiction, il vaut mieux que je le lui dise trop que pas assez. Je ferais plus attention à partir de maintenant. Je ne veux pas qu'il croit le contraire.
Pour l'heure, il s'est endormi sur le canapé. Je ne veux pas qu'il meurt. Vraiment pas. Jusque là, j'ai accepté la malédiction énoncée par Zilphya comme un fait inaltérable. Et les événements l'ont confirmée. Je dois voir mourir tout ceux qui me sont chers. Mais c'est fini. A partir de maintenant, je vais essayer d'annuler cette malédiction. Je ne veux plus être impuissante contre le Destin. Il m'a déjà enlevé suffisamment de personnes pour que sa putain de balance métaphysique penche grandement vers l'inégalité. Pourquoi se serait à une seule personne, moi en l'occurrence, de souffrir plus pour que les autres vivent une vie sans douleurs ?
J'ai déjà retiré la famille de Greg des cartes qu'il pouvait utiliser, merci Zilphya. Pourquoi je ne pourrais pas faire pareille avec les autres ? Les Maraudeurs, Lily, Mary, ma sœur, les orphelins, Kathie, Dante…
Mardi 26 Août 1980 : chez moi
Sirius a dû repartir au travail ce matin. Apparemment, il n'a eu le droit qu'à un jour de répit pour se reposer et guérir. Certes, les potions ont fait des miracles en une journée. Mais il aurait encore dû rester.
Pas étonnant qu'ils perdent des aurors par poignées s'ils les surmènent de cette façon ! Ce sont des humains, pas des machines nom d'un dragon !
*De retour à la Maison*
C'est la pleine lune cette nuit. Remus m'a dit qu'il se sent prêt pour la rentrée. Il a obtenu un poste dans une petite école près de Plymouth. Il a l'air tout excité à l'idée de commencer. C'est bien. Mon cadeau a été utile.
Dimanche 31 Août 1980 : chez moi
Aujourd'hui était LE jour pour Maxime. Je suis allée le chercher à l'orphelinat avec sa malle, son crapaud et sa baguette pour l'emmener à King's Cross. Il a été effrayé et impressionné quand on a passé la barrière jusqu'à la voie 9 ¾ et émerveillé en voyant la locomotive. Je l'ai aidé à monter ses affaires dans le train et je l'ai installé dans un compartiment où d'autres première année se trouvaient déjà.
Je me suis même permis de lui donner quelques conseils. Comme : ta Maison n'a aucune importance, n'embête pas Peeves, évite Rusard, ait de bonne note, mange équilibré. Je suis sûre que Kathie le lui a déjà dit, mais il a hoché la tête avec le plus grand sérieux. Je lui ai aussi rappelé de prévenir soit Kathie soit moi qu'il est bien arrivé.
Quand je suis redescendue du train le premier coup de sifflet rappelant aux retardataires de se dépêcher retentissait déjà. J'ai cherché les Shafiq du regard et je les ai finalement trouvés.
- Bonjour, leur ai – je dit.
Ils ont sursauté. Ils ne devaient pas m'avoir vu. J'ai trouvé qu'ils avaient l'air fatigué. Je pense que ma sœur et son amie ont dû leur mener la vie dure. Il faudra que je lui en parle quand je la verrais la prochaine fois.
Apparemment tout c'est bien passé. J'ai vu leur fille leur dire au revoir quand le train s'est mis en marche. Ma sœur n'a pas daigné avoir la même politesse. J'imagine que ce ne sera pas encore pour cette année. Peut –être l'an prochain ? Je ne désespère pas !
Lundi 1er Septembre 1980 : à la maison
Je tremble pendant que j'écris. Je ne sais pas si c'est de colère ou de terreur. J'ai reçu une lettre de Poudlard ce matin :
Chère Lady Entwhistle,
Veuillez prendre note de l'absence de votre sœur Aileen Entwhistle au festin de début d'année. N'ayant reçu aucun message nous avertissant qu'un élève avait manqué le train, je souhaiterais vivement que nous soyons informés de la raison de son absence.
Cordialement,
Minerva McGonagall
Sous directrice de Poudlard.
Aileen n'est jamais arrivée à Poudlard.
A votre avis qu'est ce qui est arrivé à Aileen ? Où est - elle ?
A suivre...
