Chose promise, chose due ! Régalez-vous !
° Chapitre 38 : Vanilla
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[POV Draco]
« Dis, à Poudlard, tu jouais la comédie ? »
« Quand ? »
« A ton avis, en cours de potions bien sûr ! » répondit la jeune femme qui avait retrouvé un peu de sa répartie, ce qui était plutôt bon signe.
Draco avait parfaitement compris où elle voulait en venir mais espérait échapper à cette conversation. Il la regarda droit dans les yeux. Après tout ce qu'il s'était passé, ces événements lui paraissaient tellement lointain. Si lointain qu'il y avait sans doute prescription et qu'il pouvait tout lui avouer sans risquer la mort, puisqu'elle n'avait plus de baguette.
« Tu étais l'objet d'un pari entre Sara et moi. »
Le visage d'Hermione se décomposa sous le regard de son interlocuteur.
« Un...pari... » articula-t-elle difficilement « Rien qu'un pari ?»
« Au début oui. Sara devait parvenir à faire craquer Potter, quant à moi je devais te conquérir, toi. » Expliqua le jeune homme sur un ton relativement neutre.
« Alors toi et Sara vous êtes bien foutus de nous. C'était drôle ? » demanda-t-elle froidement.
« Et aujourd'hui, c'est toujours drôle ? C'est pour ça que tu m'as fait sortir ? C'est pour qu'à chaque fois que toi ou elle me voyez, vous rigoliez ? » Commença-t-elle à s'énerver. « Votre petit jeu pervers vous excite ? »
Draco se doutait qu'elle n'apprécierait pas la réponse, mais de là à lui faire une scène... Il devait lui dire qu'elle s'égarait en pensant ainsi.
« Tu as tort... »
« Ah bon ? Et bien explique-moi, je n'attend que ça ! » dit alors la lionne, agacée.
Il soupira mais finit par parler.
« Au début c'était un pari, comme je te l'ai déjà dit. Pour ne rien te cacher, mon principal objectif était de gagner pour avoir Sara dans mon lit. »
La jeune fille leva les yeux au ciel en entendant le serpent parler. Ses paroles lui faisaient mal, si mal. Pourtant, il continua.
« Mais le fait que tu résistes et que je passe du temps avec toi m'a fait changé d'avis... »
« D'avis ? »
« Oui. » répondit Draco. « Je me suis rendu compte que... »
« Que ? » insista Hermione.
« Que tu étais quelqu'un de pas si mal. J'ai commencé à t'apprécier quoi ! » finit-il par avouer en détournant les yeux et en affichant une expression douloureuse, comme si quelqu'un venait de lui écraser le pied.
« M'apprécier ? Tu te fous encore de moi c'est ça ? » demanda une fois de plus la lionne, mais cette fois plus contrariée et inquiète que réellement en colère.
Ne sachant pas comment la convaincre de sa bonne foi, Draco prit une décision un peu risquée.
Il se leva rapidement de la chaise sur laquelle il était assis jusqu'à présent et s'approcha de Hermione, assise en tailleur sur le lit. Sans lui laisser le temps de répliquer, il prit son visage en coupe dans ses mains et déposa ses lèvres fines sur celles plus charnues de la jeune fille. Apparemment surprise, celle-ci ne sut que faire pendant quelques secondes, mais finit par répondre au baiser. Cet encouragement n'était pas attendu par Draco qui pensait plutôt avoir à faire à un rejet massif. Ragaillardi par la réaction de la rouge et or, il approfondit son baiser.
Il avait l'impression d'être tout à fait à se place en cet instant dans cette petite pièce sommairement aménagée en compagnie d'une fille qui représentait tout ce que sa famille détestait.
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[POV Hermione]
De son coté, Hermione ne savait pas si ce qu'elle faisait était bien ou non, mais pour une fois, elle n'avait pas envie de réfléchir. Elle avait juste besoin de ressentir autre chose que de la douleur et de la tristesse. Elle voulait se sentir vivante...
Et puis, malgré tous les derniers événements, son attachement et ses sentiments envers Draco étaient encore très présents. Elle aurait le temps de regretter plus tard.
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[POV Draco]
Tout doucement, il l'allongea sur le lit et se recula pour la regarder, pour savoir si elle lui donnait son accord pour continuer et pour aller plus loin. D'un simple petit sourire, elle lui ouvrit alors toutes les possibilités. Les prochaine heures étaient à eux, rien qu'à eux.
Ses mains parcouraient son corps. Chacune de ses caresses mettaient le feu à tous ses sens. Cela faisait tellement longtemps qu'elle souffrait qu'elle pensait ne plus pouvoir ressentir autant de plaisir à la fois. Avec ses baisers, elle revivait. Sentir son souffle sur sa nuque lui faisait perdre tout contrôle et l'entendre murmurer son prénom était le plus beau cadeau qu'il pouvait lui faire.
Les boutons de la chemise du Serpentard sautèrent un à un sous les mains agiles d'Hermione. Elle savourait cet instant où ses mains pouvaient se promener librement sur le torse du jeune homme, sentir sa peau toujours aussi douce que dans ses souvenirs.
Peu à peu, les vêtements des deux jeunes gens tombèrent au sol et l'ambiance passa à l'étape supérieure pour le plus grand plaisir de la lionne. Décidément, son partenaire était très doué pour lui faire vivre à deux-cent pour cent le moment présent...
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[POV Sara]
Quelques heures plus tard...
« Tiens, un revenant ! Où avais-tu disparu ? »
« Ça t'importe ? »
Sara se leva du fauteuil et posa le livre qu'elle lisait sur une table basse. Elle s'approcha de Draco lentement et lui murmura à l'oreille :
« Oui, parce que ta cravate est mal mise et parce que tu empestes la vanille... »
Sans lui jeter un regard, elle ajouta avant de quitter la pièce.
« Je déteste la vanille. »
Tout en parcourant les couloirs, la nouvelle madame Malefoy se demandait comment Draco avait pu oser aller voir ailleurs aussi tôt. Non pas qu'ils s'amusent vraiment tous les deux en ce moment, mais les choses qui lui occupaient l'esprit allaient sans doute se tasser et ils pourraient recommencer où cela en était avant. Les mariages entre grandes familles n'étaient pas souvent des contes de fées, mais cela n'avait pas à être une corvée non plus. Mis à part ça, Sara s'interrogeait sur un point en particulier : qui était la fille assez suicidaire pour avoir ouvert les cuisses à son époux ?
Prise dans sa réflexion, elle ne vit pas ses deux cousins en pleine discussion passionnée et passa à coté d'eux sans même les saluer.
« Hey Sara, t'es devenue impolie en te mariant ? » l'interpella le premier.
À l'entente de son nom, elle se retourna.
« Elijah, Klaus, ravie de vous voir. » exagéra-t-elle.
« Oooh elle nous parle ! »
« Quelle chance... »
« Oui, je veux bien vous faire cet honneur » continua-t-elle à plaisanter. Elle n'allait pas s'humilier en leur disant qu'elle n'allait pas bien et surtout en leur avouant les raisons de ce malaise.
« Par contre, je me dispenserai de m'agenouiller parce que j'ai un costume neuf, je ne voudrais pas l'abîmer tout de suite si tu permets. » déclara Klaus.
« Je vous l'épargne. » Leur confirma-t-elle dans un sourire.
« Au fait, tu veux savoir la dernière ? »
Elijah ne laissa le temps à personne de répondre et continua son monologue. Il avait l'habitude de faire ça et ni son frère ni sa cousine ne s'en vexèrent.
« J'ai eu le poste que je voulais à Durmstrang ! »
« Je savais que tu y arriverais ! » le félicita Sara.
« Ouais enfin ce n'est pas vraiment une surprise... » renchérit son cadet, un peu jaloux « La situation familiale y est pour beaucoup. »
« Ne l'écoutes pas. Il regorge d'envie. » lui dit la jeune fille en donnant un coup de poing dans l'épaule du jeune homme.
« Okay, je ne suis pas naïf, l'influence que l'on a récemment acquis y est pour quelque chose, mais tant que j'ai ce que je désire... Le reste, je n'en ai pas grand chose à faire. » expliqua-t-il en affichant un air fier et supérieur.
La jeune fille leur sourit.
« Tu es un sale opportuniste Elijah ! »
« Et toi alors ? »
« Ce n'est pas moi qui ait organisé tout ça je te ferai remarquer... » lui rétorqua Sara offusquée.
« Mais comme n'importe quel membre de cette famille, le pouvoir ne te dérange pas tellement. T'inquiètes ça doit être un gène particulier ! » intervint Klaus avec un petit sourire en coin.
« Bon, par contre je ne sais pas vous, mais j'ai un petit creux là ! Je me prendrais bien un petit sandwich... » ajouta-t-il tranquillement avant de partir en direction de la salle à manger.
Un peu déconcentrés par son comportement désinvolte, les deux membres de sa famille le suivirent pourtant en souriant.
Après s'être attablés, avoir fait leurs commandes à un elfe et exigé que ce soit la sang de bourbe qui les serve, ils patientèrent quelques minutes en bavardant. Une fois la nouvelle esclave arrivée, avec ses plats en équilibre, Sara commença à lancer quelques railleries.
« Alors Hermy, tu as retrouvé ta place ? »
La Serpentarde s'amusait à l'appeler par son surnom pour transformer même les plus petites choses en débris de cauchemar.
« C'est vrai que chaque jour passé à jouer la comédie pour faire croire aux autres que tu avais le potentiel d'une grande sorcière devait être dur... »
Ses cousins pouffèrent tandis que la concerné se mordit violemment la lèvre pour ne rien dire. La dernière fois qu'elle avait répondu avec toute la hargne qu'elle possédait, une avalanche de doloris lui étaient tombés dessus. Seules dans la bibliothèque, personne n'avait pu stopper Sara et elle ne s'était arrêtée que lors de l'évanouissement de la rouge et or.
Mais alors que cette dernière se pencha vers la fille aux yeux verts pour déposer une part de tarte au citron devant elle, une entêtante odeur de vanille émana de ses cheveux.
« Vanille ? »
« Euh... Ou...oui. » finit par répondre la lionne décontenancée.
« Choix intéressant. » commenta Sara en la congédiant et en avalant d'un trait le verre de sctoch de Klaus.
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Alors ce petit ascenseur émotionnel genre : " Owwwiiii et meeeeerde !" qu'en pensez-vous ?
Pour Elijah et Klaus spéciale dédicace à Steph !
Rendez-vous dans deux semaines si tout va bien pour la suite ! Mouahah je suis cruelle je sais.
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FaithStrange : Arf, désolée mais les lemons ce n'est pas ce que je préfère écrire en fait :s Pardoooooonne-moi !
Drago's lover : merci pour ce compliment ^^ Pour ta proposition je vais y réfléchir pour la suite !
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Sorry all ! I know I'm a terrible author ! Je n'ai pas vraiment la tête à écrire autre chose que mon mémoire en ce moment et comme je ne veux pas bâcler cette fic, je prend un peu de temps en plus. J'espère que vous n'êtes pas trop déçus de ce contre-temps. J'en suis la première désolée. Je reviens aussi vite que je peux !
