Disclaimer : Les personnages de White Collar ne sont pas à moi.
Précision : cette histoire se situe en gros après la fin de la saison 4, vu que je n'ai aucune idée de ce qu'il va advenir dans la saison 5. Avoir vu le premier épisode de la saison 5 change un peu mon optique, mais tant pis, je continue comme je suis partie.
Pour Margarete1 : Obrigado por ter respondido minhas palavras. Eu vou continuar respondendo no português neste caso. Como você eu uso o tradutor, eu espero que não seja muito duro ler. Você pode escrever em português se você quiser, não é um problema.
Benjamim é muito complicado. Eu não digo isto mais.
Para a história do último capítulo, eu não vejo Neal que fica sem fazer qualquer coisa, não é seu caráter, até mesmo se eu às vezes mostro para ele frágil.
Sim, o Peter comparou o caráter deles. Para o momento nós não falamos o Nicolas por outro lado.
Chapitre 36) Douleurs imprévues
Neal ouvrit la bouche pour protester mais n'en fit rien finalement, il regarda Peter d'un air étrange puis se recroquevilla dans son lit.
Peter fronça les sourcils.
- Neal ? Pas de répartie bien sentie ?
- Non. maugréa Neal en fermant les yeux.
Peter s'installa à côté du lit.
- C'était si dur que cela de parler avec cette femme ?
- Non.
- Je t'ai connu plus bavard.
- Je n'en doute pas. Navré de déroger aux habitudes que tu apprécies. Tu n'as qu'à classer ces changements parmi les nouvelles règles que tu voulais établir.
Peter se releva et se dirigea vers la porte, il savait quand son partenaire avait besoin de repos.
Il arrivait à la porte lorsque la voix de Neal le fit stopper. Une voix faible, rauque et qui tremblait de douleur. Peter eut l'impression étrange que Neal avait du mal à parler. Il ne comprit pas immédiatement.
- Je me sens mal Peter... disait Neal.
- Je comprends, je vais te laisser te reposer.
- Non, tu ne comprends pas, j'ai mal à la gorge...
Peter perçut alors dans la voix de Neal quelque chose qui l'incita à se retourner. Le visage de son consultant était livide. Il revint vers le lit aussi vite qu'il le pouvait.
- Neal ?
Les yeux de Neal le regardèrent avec angoisse.
Il ouvrit la bouche mais ne parvint pas à prononcer un mot. Une toux soudaine l'agita, amenant du sang à ses lèvres.
Peter se tourna vers la porte restée ouverte.
- Allez chercher un médecin ! hurla t'il au garde.
L'homme lui obéit sans tarder.
Peter glissa ses bras dans le dos de Neal et le maintint en position assise, les yeux du jeune homme exprimaient une forte angoisse.
- Tout va bien Neal, essaie de respirer calmement, ne panique pas. Un médecin va venir.
Neal était terrifié, il avait bien senti que sa gorge lui faisait mal lorsqu'il avait parlé avec Lydia, mais ce n'était qu'une faible douleur, rien à voir avec ce qu'il ressentait à présent. La vue du sang n'était pas pour le rassurer. Sa voix était l'un de ses meilleurs atouts, parler l'avait sorti plus d'une fois de situations très délicates. Que deviendrait il s'il ne pouvait plus parler ? Peter n'aurait plus besoin de lui comme consultant, le FBI ne s'encombrerait pas d'un infirme.
Sa terreur enfla jusqu'à le submerger totalement. Que ferait on de lui s'il ne pouvait plus parler ? Serait il renvoyé en prison ? Ce serait comme une condamnation à mort pour lui, encore plus qu'avant la décision du juge.
Lorsque le médecin arriva Neal tremblait de douleur et de terreur, des larmes roulaient sur ses joues.
- Calmez vous monsieur Caffrey. déclara doucement le médecin. Laissez moi vous examiner.
Peter obligea Neal à se tourner vers le docteur, il garda une main sur sa nuque pour le rassurer.
- Voila qui est mieux, ouvrez la bouche. Bien. Voyons voir ce qu'il vous arrive.
Le médecin examina rapidement la gorge de Neal et se détourna.
Il interpella l'un de ses internes.
- Prévenez le radiologue, nous devons examiner monsieur Caffrey de façon plus approfondie.
Neal regarda Peter avec angoisse. Il s'agrippa à sa manche.
- Reste calme Neal, ce n'est sans doute rien. Ces examens vont nous dire ce qu'il t'arrive. Il faut y aller.
Neal prit une profonde inspiration et relâcha sa manche. Il laissa les infirmiers l'installer dans un fauteuil roulant et l'emmener.
Les examens qu'on lui fit passer au service de radiologie indiquèrent qu'une de ses cordes vocales était paralysée, le fait que Neal se soit forcé à parler avait causé une légère lésion, d'où le sang. Il termina les examens à bout de souffle, fortement stressé.
Une fois les examens achevés Neal fut ramené dans sa chambre et recouché, on plaça un masque à oxygène sur son visage pour l'aider à respirer et se calmer. Peter qui l'avait attendu dans la chambre lui prit la main pour le soutenir. Le médecin vint leur expliquer la situation.
- Votre corde vocale gauche est toujours paralysée pour le moment monsieur Caffrey, c'est de là que viennent vos difficultés à parler. C'est une chose qui se réglera d'elle même, je vous invite à ne pas forcer et à parler le moins possible jusqu'à ce que tout rentre dans l'ordre. La détresse respiratoire est d'origine purement nerveuse.
- Mais, et le saignement ? questionna Peter.
- Il est imputable au fait que monsieur Caffrey ait forcé sa voix. Ce n'est qu'une lésion bénigne, rien qui doive vous inquiéter.
Peter hocha la tête et regarda Neal. ce dernier semblait avoir plus de mal à accepter la situation, Peter songea que ce n'était pas surprenant, un si beau parleur tel que Neal ne pouvait que mal vivre ce qui lui arrivait et redouter que cet état ne devienne habituel.
Peter lui n'avait pas vraiment de crainte à ce sujet, le sort ne pouvait pas être aussi cruel envers son consultant et ami. C'était tout bonnement impossible, Neal Caffrey ne pouvait pas rester muet. Il était fait pour s'exprimer et il allait retrouver l'usage de la parole.
- Pour plus de prudence nous allons prolonger son séjour parmi nous d'un ou deux jours. poursuivit le médecin avant de se retirer.
Une fois qu'ils furent seuls Neal regarda Peter d'un air malheureux. L'agent du FBI l'exhorta à la patience.
- Ce n'est que pour deux jours de plus Neal, cela te fera un peu plus de repos et cela nous laissera à Elizabeth et à moi plus de temps pour retrouver un logement.
Neal grimaça et détourna les yeux.
Il tendit la main pour prendre son bloc mais Peter l'en empêcha.
- Non, tu n'es pas coupable, et oui, je sais ce que tu allais écrire.
Neal fit la moue et le regarda droit dans les yeux.
Peter le laissa aller et Neal écrivit quelques mots avant de lui tendre le bloc.
"En es-tu vraiment certain ?"
Peter haussa les sourcils.
- Si j'en suis certain ? Je commence à bien te connaître Neal.
Une lueur étrange traversa le regard de Neal.
"Ferme la porte." écrivit il.
Peter le considéra avec un peu de méfiance, qu'est-ce que l'ancien escroc était en train de mijoter ? Cela ne lui plaisait guère mais il fit ce que le jeune homme demandait.
Lorsqu'il se retourna vers Neal le jeune homme avait retiré son masque, quitté son lit et avançait vers lui. Son visage fatigué exprimait une étrange résolution. De la crainte également. Peter se raidit, persuadé que Neal allait lui jouer un mauvais tour. Il ne bougea cependant pas, attendant de voir ce que Neal allait oser.
Neal s'arrêta tout contre lui et glissa une main contre sa nuque, l'effleurant à peine, en une caresse d'une douceur incroyable qui fit frissonner Peter. Les longs doigts souples de Neal jouèrent avec lui, effleurant sa peau dans une zone que Peter n'aurait jamais cru si sensible.
Sentant sa respiration s'altérer il saisit le jeune homme par les épaules et l'écarta de lui.
- Mais à quoi es tu en train de jouer ?
Neal lui adressa un étrange sourire, leva les mains pour se défaire de la prise de Peter et retourna sur le lit, remit le masque en place, il rédigea ensuite quelques mots et brandit le bloc en direction de Peter.
"Des hommes ont payé pour que je leur fasse cela."
Peter frissonna et détourna le regard. Il détestait que Neal se mette à parler de cela, de cette période de sa vie, cette période où il avait été obligé de se rabaisser à des actes épouvantables.
- Neal... c'est du passé... tu n'as pas à revivre ces horreurs.
Neal hocha la tête et écrivit à nouveau.
"Cela te dérange ?"
Peter le regarda en fronçant les sourcils.
- Tu peux être plus précis ? Qu'est-ce qui devrait me déranger ?
"Que je sois devenu un prostitué. Cela te dégoûte d'imaginer ce que j'ai fait avec d'autres hommes..."
Peter secoua la tête en signe de négation.
- Non ! Tu es libre de ne pas me croire, mais c'est la vérité, tu ne me dégoûteras jamais Neal.
"Et si je te disais que j'ai des sentiments pour toi ?"
Peter le fixa droit dans les yeux.
- Est-ce le cas ?
Neal prit une profonde inspiration, lui rendit son regard puis détourna les yeux.
- Réponds moi Neal, tu as lancé le sujet, va jusqu'au bout maintenant.
Neal secoua la tête nerveusement. Lancer un sujet était facile, aller jusqu'au bout ne l'était pas. Maintenant qu'il avait l'attention de Peter il regrettait d'avoir pris un tel risque. Une fois encore il opta pour un mélange de sincérité et de faux semblant.
Dire la vérité, mais pas toute la vérité. Après tout, c'était sa spécialité.
"Je ne sais pas, je sais juste que je ne veux pas te perdre."
Peter hocha la tête. Il avait envie de partir, de fuir cette forme d'intimité qui était en train de se tisser entre eux et qui lui faisait peur, mais il savait que s'il le faisait maintenant, il perdrait Neal définitivement. Il détruirait tout ce qu'ils avaient mis des années à construire. Neal ne lui ferait plus jamais confiance après cela. Quelque part Peter ne voulait pas que cette relation entre eux prenne fin. Il ne voulait pas qu'elle aille trop loin non plus. Cela était perturbant, dérangeant, parce qu'il était ce qu'il était, Neal était ce qu'il était... mais qu'était Neal exactement ? Peter n'était plus certain de le savoir vraiment.
Il repensa à la main de Neal sur sa nuque, ses doigts jouant avec ses cheveux, électrisant sa peau de leur seul contact.
Neal avait affirmé que des hommes avaient payé pour qu'il les touche comme il venait de le faire, curieusement Peter avait l'impression que ce n'était pas complètement vrai, il espérait que ce n'était pas complètement vrai. La façon dont Neal l'avait touché... Peter détestait penser que Neal avait pu toucher d'autres hommes comme il venait de le toucher.
Neal le regardait, essayant de deviner ce qu'il pensait. Le visage de Peter exprimait de la confusion, de la gêne, un peu de honte. Neal détourna les yeux, le cœur serré. Il aurait du s'en douter. Peter n'appréciait pas ce qu'il venait de lui dire. Il le mettait mal à l'aise.
"Oublie tout ça." écrivit il rapidement.
Il posa le bloc sur la table, tourné vers Peter et s'étendit sur le côté, de façon à ne plus voir le visage de Peter.
Peter prit connaissance du message et tourna les yeux vers Neal.
Le jeune homme était couché, lui tournant le dos, Peter vit que ses épaules étaient contractées.
- Neal...
Neal ne bougea pas.
- Neal, je ne vais certainement pas oublier. C'est bien trop important.
Neal se raidit plus encore en entendant ces mots.
Il n'osait pas se retourner pourtant, il avait trop peur d'avoir mal compris.
Peter avait il vraiment dit que c'était bien trop important ? Mais qu'entendait il par cela ?
Peter se rapprocha et posa la main sur l'épaule de Neal, il la sentit se contracter encore plus et cela le blessa.
- Neal, je ne sais pas trop où j'en suis, je dois bien l'avouer... Elizabeth a l'air de penser qu'il se passe quelque chose entre toi et moi et je ne sais pas du tout ce que je dois comprendre lorsqu'elle me dit cela... Moi non plus je ne veux pas te perdre, mais...
Il se mordilla les lèvres et essaya de clarifier ses pensées, d'expliquer une chose qu'il ne comprenait pas vraiment.
- J'essaie de comprendre, ce n'est pas clair du tout... cette angoisse que je ressens lorsque mon épouse me dit qu'il y a un lien entre toi et moi... cette impression que ce n'est pas normal, que je ne devrai penser qu'à elle...
Peter s'interrompit, il venait de se rendre compte que les épaules de Neal tremblaient. Il n'avait pas besoin de voir son visage pour comprendre ce qu'il se passait.
Neal était en train de pleurer.
A suivre
