Bonjour à tous ceux qui passeront par ici, nouveaux lecteurs ou ceux qui me suivent depuis le début de cette histoire =) Je m'excuse pour le temps que j'ai laissé filer depuis la publication de mon dernier chapitre... Je n'ai pas abandonné l'écriture, bien au contraire, mais j'ai dû faire face à une grosse démotivation par rapport au l'univers twilight. Je m'étais par contre promis de mettre le mot "FIN" à cette fiction et je me suis donc remise à écrire pour vous faire découvrir se qui se cache encore dans ma tête par rapport à tous ses personnages.
Un grand MERCI à Anne, sans qui vous n'auriez rien eu encore aujourd'hui^^ Certain s'en moqueront sans doute, mais c'était important pour moi de la citer =) Merci encore!
Avant que tout commence est loin d'être terminé et je m'excuse d'avance pour l'attente que vous aurez à subir avant de pouvoir découvrir la suite...
Chapitre 33
Alice nous attendait devant l'aéroport. Appuyée nonchalamment sur le capot d'une superbe Porsch jaune pas franchement discrète même dans une ville comme Seattle, elle semblait tellement humaine ! D'ailleurs, je n'étais pas certaine que les garçons la soupçonnèrent d'être un vampire au premier regard. Son sourire charmeur s'effaça pourtant quand elle nous aperçu et remarqua que mon escorte n'était pas tout à fait celle qu'elle attendait. La surprise était de taille puisque je n'avais pas pris la peine de l'avertir de ce léger changement de programme…Oups ! En effet, lorsqu'elle découvrit que ce n'était pas seulement un « loup » qui m'accompagnait, mais bien deux, elle se mit à pester contre son don inutilisable en présence des Quileute. Mais il en fallait bien plus pour déstabiliser la jolie brune ! L'instant d'étonnement passé, elle réfléchit aussitôt à la manière d'arranger ses plans.
- Bienvenue chez nous ! Lança-t-elle en dissimulant son agacement derrière un sourire avant de venir me prendre dans ses bras et de se présenter aux jumeaux.
Bien sur, ce ne furent pas de grandes embrassades, ni les grands discours, simplement quelques mots polis échangés entre loups et vampires, mais l'ambiance me semblait plutôt bonne vu les circonstances… jusqu'à ce qu'Alice décide de nous parler de la mise en scène qui nous attendait ! J'avais oublié à quel point le lutin pouvait être inventif…
Mes fils et moi étions bien loin de nous imaginer que la vampirette avait mit en place tout un scénario digne des meilleurs films d'Hollywood pour annoncer la vérité à Edward. Si l'idée fit beaucoup rire Matt, Benji restait silencieux et parfaitement calme. Seul un frémissement des lèvres traduisait son amusement face à la folie furieuse d'Alice ! Je sentais néanmoins qu'il n'approuvait pas complètement les idées de mon amie et je partageais bien son avis sur la question.
- Il faut bien ajouter un peu de piment à cette rencontre ! S'amusa-t-elle en nous expliquant qu'elle voulait que les jumeaux portent des capes à mon odeur, comme Léo l'avait fait pour m'approcher discrètement en Irlande, et passer eux aussi pour des Volturi. Il faut juste que je prenne le temps de coudre une cape identique à celle que j'ai déjà… Puisque tu n'as pas pris la peine de me prévenir ! Ajouta-t-elle en faisant les gros yeux et en fronssant les sourcils.
- Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ? Lui demandai-je alors qu'elle s'apprêtait à filer, en nous abandonnant là sans nous laisser la possibilité de négocier.
- Lily ne gâche pas mon plaisir! On s'est tellement investies pour Edward et pour son bonheur, tu crois pas qu'on a le droit de s'amuser juste un tout petit peu maintenant ! Non ?
- Toi, tu vas t'amuser, je ne suis pas certaine que ce soit mon cas si Edward essai de me tuer…
- Aucun risque qu'il ose faire ça devant Carlisle, crut-elle bon de préciser .Et puis, vous êtes partant les garçons ?
Matt et Benji n'osèrent rien dire devant l'énergie débordante du petit lutin et ce silence valu comme une réponse positive. « Qui ne dit mot, consent »… Il faut dire que personne ne pouvait résister aux charmes d'Alice. Même deux loups mal lunés n'auraient pas pu lutter très longtemps. Alors quand l'un appréciait l'idée, son jumeau ne pouvait que suivre… J'étais donc entourée par un trio de traitres !
- Tu vois ! Lança-t-elle victorieuse en ouvrant les mains dans leur direction. En plus tu es une Volturi que le veuilles ou non, et les membres de la garde ne se déplacent jamais seuls !
Cette fois elle n'avait pas tord. Sa remarque était pertinente et totalement réfléchie, mais, comme elle, mon esprit était rapide.
- Je peux tout aussi bien passée pour une nomade.
- Et comment expliqueras-tu tout le reste? Ta transformation, ton passé de vampire, ta connaissance du régime végétarien… Tu comptes mentir sur toute la ligne, alors que tu viens ici pour dire la vérité à mon frère ?
Piégée ! Je n'avais plus aucun argument potable pour l'empêcher de mener à bien sa stratégie sournoise. Levant les yeux au ciel, je la laissais donc se faufiler entre les tables du restaurant où nous nous étions installés pour discuter. Une fois qu'elle eu disparue dans la rue voisine, je retournais mon attention sur mes fils.
- C'est Alice… dis-je d'un ton dépité en touillant un café que je ne boirais pas.
Tromper les apparences faisait pourtant parti de ma vie de vampire. Et alors que les garçons avalaient d'énormes hamburgers typiquement américains pour calmer leur appétit d'ogre, je me contentais d'une simple tasse de caféine qui avait au moins le mérite d'envahir mes narines d'une odeur agréable. Pas comme celle enivrante du sang bien sur, mais c'était un petit gout d'humanité que j'appréciais encore par moment.
Les flots bruyants de la rivière recouvraient le bruissement de ma cape qui glissait sur les pierres grises et absorbait les gouttes de pluie qui s'y attardaient. Le tissu gorgé d'eau devenait plus lourd à chacune de mes enjambées, mais ce n'était pas ce ridicule poids supplémentaire qui pesait sur mes épaules alors que j'avançais au cœur de la forêt. Non, mon allure n'était trainante qu'à cause de ma profonde angoisse de rencontrer les membres du clan Cullen. Edward en particulier ! Pourtant, c'est bien de la clairière où aurait lieu ce rendez vous que je me rapprochais inexorablement de seconde en seconde.
La confiance de fer affichée quelques heures plus tôt devant Léo s'était envolée à mesure que l'inévitable confrontation approchait. Comment réagirait-il ? Serait-il heureux de connaitre cette vérité ou au contraire en colère que sa sœur lui ait caché ? Alice n'avait pas voulu me souffler un seul mot de ses visions à ce sujet, et même si elle semblait se réjouir à l'idée de ces présentations, je ne pouvais m'empêcher de douter…
Pour tenter de calmer cette montagne de questions qui pesaient sur ma conscience, je m'assis quelques minutes sur les rochers et regardai une dernière fois mon reflet dans l'eau calme qu'un bassin naturel retenait près de mes pieds. D'un geste rapide je réajustai ma cape en tirant sur le tissu pour qu'il tombe bien sur mes épaules et nouai joliment le cordon au milieu de ma poitrine. C'est alors qu'un rayon du soleil couchant perça les nuages pour se faufiler entre les troncs d'arbres et arriver sur la peau de mon visage. Des lueurs arc en ciel attirèrent mon attention et je vis dans l'irisation de la surface de l'eau ma peau scintiller de milles diamants. L'effet me surprenait encore comme au premier jour, lorsque j'avais vu la peau de Marcus briller de la sorte alors que je m'attendais à le voir partir en cendres… Mais le temps n'était pas à la nostalgie de ces années passées à Culdaff ! Relevant brusquement la capuche sur ma tête, je dissimulai mon visage jusqu'à mes yeux dans une habitude coutumière qui me donna un peu courage, mais n'effaça pas complètement mon appréhension… Je n'eus cependant pas le loisir d'y penser davantage puisque les jumeaux arrivèrent enfin !
Alice les avait convoqué un peu pus tôt dans la journée pour un cours accéléré de démarche vampirique ! Autant dire qu'ils n'avaient pas explosé de joie en apprenant le programme, mais je n'allais surement pas prendre leur défense alors qu'ils approuvaient ce plan d'infiltration volturique depuis l'aéroport ! La suite de leur journée devait comporter un bain aux huiles essentielles pour masquer leur odeur de loup, et toute une autre série de bêtises du genre où ma présence n'était pas indispensable. Voila pourquoi je m'étais retrouvée seule ici, avec le devoir de transmettre mon odeur aux capes et aux vêtements que contenait un sac dont je préférais ignorer la marque… Un peu inquiète de savoir mes fils avec la vampirette surexcitée et connaissant les réactions explosives de Benji, je fus particulièrement soulagée de les voir me rejoindre !
- Vous êtes prêts ? Leur demandai-je d'un ton un peu trop nerveux et inquiet pour leur cacher mon angoisse.
- Hey, cool M'man ! Ca va le faire, pas la peine de stresser.
- Zen ! Ajouta Matt avec un grand sourire en déposant une main sur mon épaule pour m'apaiser. Alice nous a fait un briefing complet ! On va juste ASSURER !
- Grave ! Renchérit son frère.
Comment pouvaient-ils être aussi détendus et sereins? J'avais du mal à croire que je puisse être la seule à angoisser à l'approche de la rencontre. Mes fils devaient simplement jouer au plus sur que moi pour m'aider à rester calme. Cela ne fonctionnait pas vraiment…
- On peut y aller alors ?
D'un même hochement de tête affirmatif, ils me firent comprendre que je pouvais lâcher les capes et autres habits sélectionnés par Alice. Je les serrai contre moi depuis plus de trois heures pour qu'ils portent mon odeur… Cela devrait suffire.
Je n'aimais pas vraiment l'idée de berner ainsi le clan Cullen, mais je n'avais à présent plus mon mot à dire. Une fois Alice lancée dans ses plans, il était impossible de l'en détourner ! Un peu comme un vampire choisirait sa proie au milieu de la foule pour ne plus la lâcher avant de l'avoir idée de sang… Heureusement que la brunette suivait un régime végétarien ! Je ne donnais pas cher de la peau de l'humanité dans le cas contraire.
Frottant une dernière fois les chemises noires contre moi, j'en donnai une à Matt, puis l'autre à Benji. Pareil pour les pantalons et les capes. Je ne poussais cependant pas le souci du détail en faisant de même avec les chaussures ! De toute manière elles sortaient du magasin et empestaient le cuir neuf. Beurk.
Une fois endimanchés de la sorte et capuches relevées, je dus bien reconnaitre que l'effet était plutôt réussi. Deux Volturi se tenaient devant moi…et avec leurs épaules larges et leurs bras musclés, ils auraient fait pâlir Félix de jalousie.
- Beau gosse frérot ! S'amusa Matt en étudiant son frère de la tête au pied.
- Ouai ! La différence entre toi et moi ? Sur moi c'est la classe ! Continua Benji en croisant les bras sur sa poitrine avec un petit air frimeur.
N'ayant pas été au cinéma depuis des années, je ne compris pas vraiment le sens de la blague alors que Matt ne se retint pas de rire aux éclats en entendant la réplique de son frère. Je ne leur demandais même pas de m'expliquer tant j'allais me sentir à coté de la plaque et dans la peau de la mère ringarde qui ne connait rien du gout de ses enfants. Et oui, je n'échappais donc pas au coup de vieux…
Après cette parenthèse humoristique qui réussit à détendre l'atmosphère, nous primes donc tous trois la direction de la clairière… Je connaissais le chemin pour l'avoir suivi des années plus tôt ! Mes souvenirs d'humaine s'étaient peu à peu estompés depuis ma transformation, mais je ne doutais pas qu'ils se réveilleraient à mesure de notre progression.
Nous marchions lentement entre les troncs d'arbres particulièrement resserrés dans cette partie de la forêt. Seuls les bruits de nos pas sur les feuilles mortes du sous bois trahissaient notre présence et rompaient le silence de cette fin de journée. Malgré l'obscurité planante, Matt se faufilait facilement entre les branches basses des sapins à quelques mètres à ma droite, tandis que Benji ronchonnait à chaque fois qu'une ronce s'accrochait à la cape sur ma gauche.
En avançant ainsi de front, chacun suivait son propre rythme sans trop ce soucier des deux autres, mais j'avais bien conscience que je trainais le pas… Alice devait trépigner d'impatience en préparant les Cullen pour je ne sais quelle partie de chasse ou autre mensonges qui les conduiraient jusqu'à nous. Sa bonne humeur aurait cependant été bienfaitrice pour me pousser vers le théâtre des révélations !
Tout comme les jumeaux qui n'avait encore jamais foulé le sol de cette région du monde, je découvrais avec mes yeux de vampire cette partie boisée de Forks. J'étais venue par ici à de nombreuses reprises pendant mon séjour à la Push, mais tout semblait tellement différent que dans mes pauvres souvenirs. Les arbres étaient plus grands, la végétation plus dense et colorée, les odeurs plus prononcées… Magnifique ! Un peu plus et je me serais sans doute perdue. Heureusement la porte de ma mémoire se rouvrait peu à peu et je retrouvais plus facilement ma route en suivant mes éclairs de souvenirs et les recommandations d'Alice.
Les minutes s'écoulèrent, lentes et silencieuses jusqu'à ce que la végétation devienne moins dense. Les troncs s'espaçaient facilitant notre marche et je vis dans cet éclaircissement un signe que nous approchions ! En me baissant pour passer une branche basse, je découvris l'immense clairière qui s'étalait devant nous. En rien comparable à celle où Edward et Bella s'étaient rapprochés d'après une vision qu'Alice m'avait fait partagé, mais je m'y sentis tout de suite à mon aise. Particulièrement grande, la plaine entourée de diverses sortes d'arbres s'étendait sur ce qui devait représenter deux à trois terrains de football. Pas de petites fleures blanches pour orner son parterre, mais simplement des herbes folles où on pouvait voir les passages laissés par les animaux sauvages et les restes d'un feu de camp abandonné par des randonneurs depuis bien longtemps.
Pour rester le plus crédible possible dans notre rôle de Volturi, au cas où les yeux des vampires nous épieraient déjà, je ne m'arrêtais pas en quittant le couvert des sapins, prévenant simplement mes fils par un simple :
-Les garçons !
A partir de là nous n'allions plus pouvoir échanger un mot pour ne pas ruiner notre « couverture » ! Comme prévu, mes fils se rapprochèrent, m'encadrant comme si j'étais la plus terrible vampire de l'espèce royale accompagnée par sa garde personnelle. L'effet plairait sans nul doute à Alice… Pour ma part j'étais un peu perturbée d'avoir à prendre ce rôle que je haïssais tellement en la personne d'Aro. Et puis j'oubliais cette comparaison désastreuse pour repenser à Marcus et à toutes ses précieuses recommandations d'avant mon départ. A Démétri également. Pendant toutes ces années, les deux vampires avaient été mes instructeurs, mes protecteurs et mes amis, alors sans eux je me sentais particulièrement vulnérable. Bien sur c'est à ma demande que Démétri était resté en retrait à Volterra, je devais donc assumer pleinement mes choix ! Et j'avais bien l'intention de m'en tenir à mes engagements ! Je pouvais réussir sans trembler ! J'avais ma fierté après tout ! Alors, relevant la tête, je me mis à avancer avec plus de détermination que j'en avais eu jusque là.
Les jumeaux savaient ce qu'ils avaient à faire pour ne pas qu'Edward puisse décrypter leurs pensées, et pour ma part j'allais user du même subterfuge qu'avec Aro, en faisant disparaitre mon cerveau. Par précaution, je me mis aussi à réciter silencieusement une comptine pour enfants : Trois ptits chats, trois ptis chats, trois ptits chats chats chats…
La vision qui m'attendait en atteignant le cœur de la clairière était bien plus irréelle encore que les bois ! Loin de paysages que j'avais pu voir en Irlande, le phénomène qui se passait sous mes yeux était tout simplement magique. Le ciel rougissait encore des lueurs du coucher du soleil et donnait aux herbes hautes un ton dégradé de violine à chocolat particulièrement doux à l'œil. Les tiges ainsi colorées dissimulaient de petites gouttes d'eau translucides qui explosaient en buée légère sous nos pas. Eblouie par ce spectacle, je laissais glisser mes paumes contre les pousses couvertes de pollen qui libéraient un nuage brumeux porté par le vent. La sensation me fit frissonner ! Pourtant, cet instant de plénitude ne dura pas… Quelques mètres plus loin, je découvris des silhouettes qui nous attendaient dans l'ombre, à l'opposé des sous bois que nous venions de quitter.
Ils étaient là… Mais pas aussi nombreux que ce que j'avais pu imaginer. Deux membres du clan Cullen seulement. Alice bien entendu, mais je ne reconnaissais pas le vampire blond qui se tenait à coté d'elle. La seule certitude était qu'il ne s'agissait pas d'Edward… A moins qu'il ne soit capable de métamorphose, ce dont je doutais ! Quelle manigance avait-elle encore imaginé pour que son frère ne soit pas encore ici ? Je ne pouvais cependant pas sortir des lignes établies par son plan à ce stade de notre progression et je continuais donc d'avancer le plus naturellement du monde, Matt et Benji toujours sur mes talons.
La distance qui nous séparait devenait ridicule et je continuais à me demander ce que je faisais là. Est-ce que comme pour son frère, Alice se jouait de moi ? Je commençais à avoir de sérieux doute sur la question quand enfin IL arriva ! Débouchant derrière les arbres qui nous faisaient face, il était en grande discussion avec Jasper, que je reconnu aussitôt sans avoir besoin de le voir de plus près. Insouciant, il nous tournait le dos en marchant à reculons tout en plaisantant sur la tenue qu'Alice espérait faire porter à son homme à l'occasion de leur mariage.
- Dentelle au col et nœud papillon écarlate, je te plains mon pauvre Jaz ! Tu devrais peut-être demander à Rosalie de te prévoir un costume de change ou cas où Alice ne change pas d'avis !
Son air amusé s'effaça pourtant quand il se retourna vers Alice et qu'il découvrit dans quel piège sa sœur l'avait entrainé. Le sourire déserta son visage si gai une seconde plus tôt pour faire place à un regard assassin.
- Les Volturi ! Dit-il avec une voix pleine de colère et les dents serrées en s'avançant vers moi jusqu'à ce que Jasper calme ses ardeurs en le retenant fermement par le bras et en utilisant sans aucun doute son don d'apaisement... Sans succès! Qu'est-ce que vous faites ici !
- EDWARD ! Tu oublies à qui tu d'adresses ! Le coupa sèchement le vampire blond qui ne pouvait-être que Carlisle. Alice n'avait pas eu le temps de dire quoi que ce soit et il n'était pas difficile de comprendre que j'avais devant moi le responsable du clan Cullen.
En tout cas le plan avait fonctionné, on nous prenait tous les trois pour des italiens. Mais pour combien de temps encore ? Je sentais Benji s'agiter dans mon dos et quand il commença à faire un pas en avant vers Edward, je le retiens en barrant sa poitrine de mon bras.
- Inutile de s'énerver ! Lança Carlisle à l'intention de son fils, tout comme du mien, avant de m'accorder toute son attention. Veuillez excuser l'attitude d'Edward. Vous êtes bien sur les bienvenus.
- Merci pour votre accueil Carlisle ! Alice, Jasper, dis-je en leur adressant chacun un signe de tête qui firent ouvrir des yeux énormes à mon futur gendre et sourire les deux intéressés. Edward…
Au regard qu'il me lança je compris pourquoi j'avais crains cette rencontre… Lui expliquer les choses ne serait pas facile tant qu'il garderait une telle rancune envers ma place au sein de la cour des Volturi.
- J'ignore pourquoi Alice nous a rassemblé ici ce soir… mais j'ai toute confiance en elle, continua calmement le chef du clan en s'adressant à sa fille adoptive en la couvant du regard, nous expliquerais-tu maintenant ?
La brunette se lança alors dans les explications qu'elle avait dû maintes fois répéter depuis dix huit ans. Le plus calmement du monde, elle commença donc par avouer les raisons secrètes qui les avaient poussés, Jasper et elle, à rester dans la province parisienne en 1987, alors que le reste du clan s'éloignait en Russie. En parlant des visions qu'elle avait eut à l'époque, Alice en vient rapidement à décrire cette jeune femme qui portait au creux de son ventre la petite perle rare qui deviendrait l'âme sœur d'Edward.
- Alors j'ai suivis cette vision… Expliqua-t-elle en tournant la tête vers Carlisle puis vers Edward. Comme je l'avais fais avec celle qui m'a amené à rencontrer Jasper, puis celle qui nous a conduite vers vous !
A ce moment là, elle s'approcha de son frère et lui fit face. Devant le regard inquisiteur de ce dernier, elle perdit un peu de son éternelle stabilité. Hésitante sur les mots, nerveuse, elle adressa un regard à Jasper qui utilisa son don pour l'apaiser. L'affaire ne devait pas se passer comme dans ses visions finalement… Je m'en voulais d'ailleurs un peu. Si j'étais venue avec Démétri et pas avec mes fils, jamais son don n'aurait été obsolète.
- Je t'assure que je n'ai pensé qu'a toi pendant tout ce temps ! A toi et à ton bonheur. Je sais que tu détestes que je me serve de mes visions, qu'elles te semblent trop changeantes pour qu'on puisse s'y fier aveuglément, mais tu méritais de connaitre l'amour ! Je me moquais bien des risques ! Alors même si je perdais mon temps et mettais en péril notre secret en entrant dans la vie d'un couple humain, je ne regrette absolument rien !
Elle posa ensuite son regard ambré dans mes yeux, pensant certainement avoir besoin de se justifier aussi à mon égard. Mais c'était tout à fait inutile. Je lui avais pardonné il y a bien longtemps ce qu'elle pensait avoir chamboulé dans ma vie, même si c'était plutôt moi qui aurait dû la remercier pour m'avoir offert la possibilité de suivre ma voie et, plus tard, en me permettant de choisir qu'elle sorte de vampire je voulais être. Sans elle, jamais je n'aurais eu l'idée et encore moins la volonté de me battre contre l'appel du sang… Mon destin aurait été celui d'une créature avide d'hémoglobine humaine, pas meilleure de Jane ou Félix. Le pire aurait sans doute été que je m'entende finalement avec cette peste !
Pourtant malgré le sourire que je lui adressai, elle chercha à nouveau à me convaincre de sa bonne foi.
- Je ne l'ai jamais regretté ! Même si j'ai parfois cru avoir fais une grosse erreur en agissant de la sorte, je pense toujours que ma décision était la bonne !
Elle continua son récit en leur expliquant que ses visions la conduisaient beaucoup plus loin que la simple rencontre amoureuse, et qu'elle voyait la mère de ce bébé mourir dans d'atroces souffrances, anéantissant ainsi toutes les chances de voir un jour Edward rencontrer celle qui lui était destinée.
- J'ai donc pris soins de cette jeune femme, la protégeant au quotidien, pour qu'elle puisse donner naissance à Bella… jusqu'à ce qu'elle décide de mettre fin à ses jours. Le dernier souvenir que j'ai d'elle vivante, avant qu'elle ne dirige sa voiture contre un arbre, c'est la promesse de prendre soins de sa famille…
Baissant alors la tête, je compris pour la première fois à quel point tout cela avait dû être horrible pour mon entourage et encore plus qu'elle avait pu être la douleur ressentie par mon amie à l'annonce de ma « mort ».
- Alice, chuchotai-je tristement en essayant de m'approcher pour la consoler et lui dire combien je regrettais, mais elle leva la main, me faisant signe de ne plus bouger. Deux mains retinrent aussi mes épaules et me rappelèrent que c'était à moi de mon contrôler et donner l'exemple à mes fils, pas l'inverse.
- J'ai ensuite tout fait pour que Bella puisse être adoptée et devenir celle qu'elle devait être pour toi.
- C'est vrai Edward, j'ai aidé à la procédure, ajouta Jasper pour tenter de crédibiliser tous les propos de sa compagne.
- Même si toute cette histoire absurde est vraie, cracha Edward passablement énervé, en quoi les Volturi sont-ils concernés ?
Ainsi dont c'était cela qui le dérangeait le plus à cet instant, la présence des Volturi ! Même si je pouvais le comprendre, une part de moi était un peu irritée de voir qu'il n'accordait que peu d'attention à ce que lui confiait sa sœur ! Il semblait se moquer de tous les efforts qu'elle fait pour me sauver et par là même son histoire d'amour. Alice n'était peut-être pas rentrée dans les détails pour lui épargné de nombreuses descriptions, mais il allait m'écouter, MOI !
- Ils sont concernés parce que je suis la mère d'Isabella !
Je m'étais permise d'intervenir car Edward continuait à fusiller Alice du regard et que je ne pouvais pas supporter ça plus longtemps ! Il ne ressemblait plus du tout au vampire que j'avais pu voir dans la salle du trône à Volterra. Sur son territoire, il se permettait d'être arrogant et autoritaire… Mais n'était-ce pas une réaction due à la peur ? Je ne voulais pas le juger aussi rapidement, alors je m'avançais de plusieurs pas et rabattis la capuche de ma cape sur mes épaules, dévoilant ainsi mon visage.
En fixant tour à tour les vampires qui me faisaient face, je pus y lire de la méfiance, de la peur, mais surtout beaucoup d'étonnement et de réflexion. Il faut dire que la ressemblance avec ma fille était plutôt frappante… A Volterra, je dissimulais d'ailleurs toujours ma tête pour ne pas attirer les soupçons d'Aro ou de sa fabuleuse garde à ce sujet.
- Qu'est-ce que…
- Alice, tu me permets de poursuivre l'histoire ?
D'un hochement de tête elle me donna son assentiment et retrouva le sourire. Je pris une profonde inspiration et m'adressai à Edward… Car même si nous n'étions pas seuls dans cette clairière, c'est bien à lui que je m'adressai en particulier puisqu'il restait hermétique aux paroles de sa sœur.
- Je n'ai pas toujours été telle que tu peux me voir… Il y a dix huit ans, j'étais encore une jeune femme bien insouciante et totalement ignorante de l'existence des créatures surnaturelles qui peuvent peupler ce monde. Mais même si Alice à contribuer à mon ouverture d'esprit sur la chose, elle n'en est pas la seule responsable…Loin de là. Les Volturi sont les plus à blâmer dans toute cette histoire même si elle n'en a pas parlé, car ce sont eux qui ont déclenchés les hostilités ! Il me voulait, moi, comme vampire dans leur palais aux milles merveilles, et si ta sœur n'avait pas été là pour me sauver, je serais sans aucun doute devenue l'une de leur plus féroce gardienne… Ce que je ne suis absolument pas malgré les apparences.
Cette fois j'avais son attention et je ne perdis pas une seconde avant de continuer.
- Grâce à Alice j'ai pu mener ma grossesse à terme et donner naissance à celle que tu aimes aujourd'hui, mais je n'avais plus la force de continuer à me battre ensuite. Fuir les Volturi, toujours regarder dans mon dos pour voir si je n'étais pas traquée, avoir peur pour les miens… Cela devenait trop lourd à porter, alors j'ai cédé. J'en connaissais suffisamment pour savoir que je ne voulais pas de cette vie d'immortelle, alors j'ai choisi de mourir, sauf… sauf…
Les mots eurent du mal à sortir de ma gorge tant ce souvenir me hantait.
- Sauf que ce n'était qu'un leurre ? Demanda Carlisle en comprenant sans doute où je voulais en venir.
Détournant mes yeux d'Edward, je me mis à fixer le chef du clan Cullen. Je ne sentais aucune hostilité dans le ton de sa voix, ni même dans sa posture, simplement une profonde empathie teintée de curiosité.
- En effet… Pas pour mon plaisir croyez moi ! Je pensais avoir atteins les portes du paradis quand le venin m'a ramené brutalement sur terre. Ils étaient là depuis quelques jours, guettant mon accouchement et un seul moment de faiblesse de mon escorte pour me transformer, allant même jusqu'à utiliser une humaine dédiée à leur cause pour me berner ! Ils sont particulièrement bons stratèges, mais je ne vous apprends rien !
- Je ne peux que comprendre pour avoir passé quelques décennies à leurs cotés ! Continua Carlisle en s'approchant de moi. Mais vous devez avoir un don particulièrement rare pour avoir attirer ainsi leur attention. Je sais que les rois ne s'entourent que de vampires talentueux et vous devez l'être puisque vous portez une cape encore différente de celle la garde alors que vous n'avez pas plus de vingt ans.
- Mon statut au sein de la garde royale est un peu particulier… mais je ne suis pas là pour parler de moi.
- Au contraire, lança Edward acerbe. Je meurs d'envie d'en savoir plus !
Un grognement dans mon dos émanant de l'un de mes fils me poussa à l'autorité.
-Shuttttt, tout va bien !
Je ne pris pas la peine de me retourner, je savais que Benji arriverait à se tenir tranquille avec un simple rappel à l'ordre. Du moins je l'espérais, mais je comptais sur son frère et au pire sur Alice pour le retenir au cas où il perdrait pied pendant que je tentais de calmer le jeu avec Edward.
- Pourquoi es tu tellement en colère ? Parce que tu ne peux pas accepter que ta sœur ait œuvrée en cachette pour t'aider à être heureux ? Ou parce que, comme pour Bella, tu n'arrives pas à lire mes pensées et que c'est la preuve que ce que nous racontons depuis tout à l'heure est vrai ?
Piqué là où ça fait mal, il baissa enfin le regard. Je ne voulais pas de cette tension entre nous, alors je fis un pas vers lui, aussi bien physiquement que moralement.
- Tu ne peux pas lire dans mon esprit parce que j'utilise une infime parcelle de ce fameux don d'exception comme le dit ton père. Laisse-moi te montrer… ce n'est absolument pas douloureux.
Je tendis alors la main devant moi, l'invitant à la saisir. Je me dis la réflexion que cette mise en scène ressemblait beaucoup à celle qu'Aro avait utilisée quelques mois plus tôt… même si je n'avais pas sa fourberie et sa soif de pouvoir.
Edward hésita un moment, puis, poussé par les regards que lui lançaient sa famille, s'approcha doucement et déposa sa paume contre la mienne.
- Ne bouge pas, lui intimai-je calmement en déployant petit à petit l'effort nécessaire pour disparaitre
Il était temps de lui montrer ce dont j'étais capable ! Je commençais donc par faire disparaitre chaque partie de mon corps pour devenir totalement invisible devant lui en terminant par la main qui tenait la sienne. Puis, en me concentrant davantage et en puisant plus profondément dans mes forces, je m'occupais à le faire disparaitre, lui.
- Où sont-ils ? Demanda Carlisle une pointe d'anxiété dans la voix.
- Ils n'ont pas bougés ! Le rassura Matthéo un brin amusé par la détresse du vampire.
Je nous fis réapparaitre immédiatement pour confirmer ses dires et pour ne pas m'épuiser inutilement. Ces quelques secondes m'avaient demandées beaucoup de puissance et je me sentais déjà fatiguée. Pourtant je n'en avais pas terminé avec lui !
* Tu veux en savoir plus ? Comprendre vraiment la raison de ma présence ici ?* Pensai-je en libérant l'emprise de mon don sur mon cerveau.
Complètement ahuri, Edward me regarda interdit avant de me faire un signe de tête affirmatif.
* Bon voyage dans mes souvenirs !*
Je ne lui épargnais rien ! Lui « parlant » de ma vie à mesure que les images passaient dans ma mémoire, remontant à mes tous premiers souvenirs lors de ma rencontre avec Alice, nos moments passés ensembles avant que Léo ne parte pour les états unis et ne revienne que sous une forme lupine pour me sauver des griffes de Démétri, prolongeant son combat alors que la vampirette me mettait en sécurité !
- Un Quileute, chuchota-t-il en me serrant davantage la main et en s'affaissant jusqu'à tomber genou à terre en prenant enfin conscience de l'origine biologique de sa fiancée.
Il venait de comprendre que le père de Bella n'était autre qu'un loup protecteur, alors je continuais à lui montrer ce qu'avais été ma vie pour qu'il assimile tout. Mes souvenirs s'attardèrent sur notre ballade en forêt avec Léo, la discussion houleuse et la course poursuite qui avait suivie, puis l'accident dans la neige avec Hélios, la douleur, la peur et l'apaisement grâce à Jasper. Je ne lui épargnais rien en lui montrant ensuite mes souvenirs de femme ! L'annonce de la venue des triplés grâce au sonar d'Alice, mon échographie qui confirma la présence de trois bébés, les heures passées dans les boutiques et puis le départ pour la Push après avoir laissé un message avec mon sang sur un piquet à l'attention de Volturi. Et puis mon espoir de trouver la sécurité sur le territoire Quileute. Bien sur, le plus important, je me remémorais ma première rencontre avec le Shérif Swan et Renée, mon intégration grâce aux Black, aux Cleerwater, et Nahele. Notre mariage typiquement Quileute et tous les petits moments heureux de mon existence d'humaine. La suite fut beaucoup moins joyeuse… je ne me gênais pas pour lui monter cette foutue italienne qui m'avait piégé et m'annonçait l'arrivé des Volturi, la naissance des triplés et la visite dans ma chambre pour me dire qu'il ne me restait que deux jours à vivre avant de tomber dans les crocs des vampires. J'hésitais une seconde à lui montrer la suite et puis m'autorisais à partager avec lui ce moment d'intense souffrance que fut le mensonge débité à Léo alors que j'allais simplement mettre fin à mes jours, ma dernière rencontre avec Alice avant d'accélérer le long de la route qui menait à Port Angeles et puis le virage que je ne laissai filer sur ma gauche sciemment.
- Arrêter ça ! M'intima Carlisle en voyant son fils prendre sa tête entre les mains, mais Edward intervint et me poussa à continuer.
- Non, continuez je vous en prie, cria-t-il, blessé et non plus en colère
Je savais que ce que faisait allait peut-être le rendre fou, mais il fallait que j'aille au bout de mon histoire, pour lui prouver ma bonne foi et mon envie le voir heureux avec ma fille. Alors je continuais à lui étaler ma vie en silence, mais tellement bruyamment en pensées. Il vit alors ma renaissance avec Démétri et Marcus, le pacte que j'avais scellé avec eux, le retour difficile à Volterra et mes années de torture entre les mains des jumeaux, mais aussi la manière dont j'avais résisté malgré la souffrance. Vint ensuite les souvenirs moins brutaux, avec l'aide de mon Maitre et ma nouvelle vie irlandaise suivie de mon accession au régime végétarien et au contrôle de mon don. Je m'amusais à lui montrer aussi mon combat contre Jane et cette belle victoire qui me permis d'avoir le respect de mon maitre et au moins l'indifférence des tous les autres. Et puis j'arrivais à son intervention dans la salle du trône et Edward releva brusquement son regard vers moi, surpris mais toujours aussi triste.
- Vous étiez là ?
*Oui, juste devant vous !* Ajoutai-je avant de lui montrer mes retrouvailles avec Alice, ma tentative de revoir Léo qui se solda par son terrible échec qui me fit presque perdre la raison… Le combat avec Démétri et le pitoyable état dans lequel je me retrouvais avant de repartir pour Culdaff où je pleurais sur la stèle à l'effigie de Didyme. Le stratagème mis en place par Léo pour m'approcher lui fit lever les yeux vers les deux ombres dans mon dos. *Oui se sont les jumeaux, mais nous feront les présentations plus tard si tu veux bien,*pensais-je en agrémentant la chose d'un sourire sincère. Je terminais par lui montrer ma décision de tout lui dire en apprenant le mariage, la décision de Léo de ne pas intervenir dans la vie de sa fille alors que les jumeaux se proposaient de m'accompagner à sa place, sans oublier tous les plans d'Alice pour en arriver la. *Voila tu sais tout. A toi maintenant de choisir de me croire…*
- Tout ça à cause de moi, dit-il si bas que je fus sans doute la seule à entendre malgré l'ouïe sur-développée des personnes qui nous entouraient. Je suis désolé…
Prise d'une envie de le consoler, de le materner comme s'il était mon propre fils, je me baissais à son niveau et posait une main sur ses épaules avant de lui relever lentement le menton de l'autre pour qu'il sente que je le soutenais, mais lui laissant le loisir de se libérer de mon étreinte si cela lui était trop insupportable.
*Tu n'as pas à être désolé de quoi que ce soit ! Au contraire ! C'est même moi qui devrait te remercier Edward…Si tu n'avais pas existé, Alice ne se serait pas intéressée à moi et je serais morte avant même que les Volturi m'aient transformé. Ce n'est qu'une maigre consolation sans doute vue que je suis finalement devenue un vampire contre mon souhait, mais je ne regrette pas, surtout si tu peux rendre ma fille heureuse. C'est la seule chose que tu as à faire.*
Un silence s'installa sur la clairière et seules les respirations des jumeaux, parfaitement audibles maintenant que le calme était revenu, perturbaient ce moment de recueillement. Je m'étais d'ailleurs tellement concentrée sur la « discussion » avec Edward, que je n'avais pas remarqué que mes fils avaient eux aussi enlever leurs capuches et s'appétaient même à ôter les capes devenues obsolètes maintenant que le clan Cullen venait de comprendre la mascarade. Les odeurs n'auraient d'ailleurs pas pu être dissimulées plus longtemps…
- Vous êtes Fanely n'est-ce pas ?
J'étais surprise qu'il connaisse mon prénom alors que ni Alice, ni moi ne l'avions prononcé depuis le début de cette discussion. Peut-être l'avait-il entendu dans les pensées de mon amie ?
- C'est bien ainsi qu'on m'appelait, oui… Même si aujourd'hui je me suis habituée à Nelly.
- Et moi qui pensais que Charlie devenait sénile… sourit-il succinctement, je ne pouvais pas plus me tromper.
Sa remarque m'arracha un rire lorsque je l'imaginais entendre les pensées du shérif concernant mon cas.
- J'espère qu'il ne garde pas de moi un trop mauvais souvenir, plaisantai-je pour essayer de faire revenir son sourire.
- Au contraire. Mais il s'en veut de ne pas être à la hauteur de la chance qu'il a eu grâce vous. Je n'avais pas compris ce que ça voulait dire jusqu'à… maintenant. Tout est clair à présent.
Il se releva brusquement, les yeux braqués sur l'orée des bois par laquelle nous étions arrivés avec les jumeaux.
- On vous a suivit ! Dit-il froidement en continuant de fixer l'extrémité de la clairière. Et ce n'est pas un ami.
Qui cela pouvait-il être ? Personne ne savait que j'étais ici à part Léo et Démétri. Le premier avait refusé de venir et j'avais écarté le second pour régler cette histoire seule. Y aurait-il eu une fuite à Volterra ? Jane et son jumeau maléfique auraient-ils surpris une conversation entre mon maître et moi ? Impossible ! Pourtant c'était l'hypothèse la plus probable… malheureusement d'ailleurs car cela voulait dire qu'Aro était forcément au fait des secrets de mon existence et de celle de Bella.
- Je la protégerais quoi qu'il arrive ! Soyez en sur ! Dit-Edward en ayant sans doute capté mes pensées…
J'aurais voulu lui répondre, mais la vision de mes fils s'élançant entre les herbes hautes avant de muter m'arracha à la conversation ! Impuissante, je ne pouvais plus les retenir et empêcher un combat avec la créature qui avait décidé de s'inviter…
Voila... Ce chapitre n'est pas une grande avancée dans l'histoire mais aura au moins eu le mérite d'éclaircir les choses. J'espère qu'il vous aura plus...
