Et voilà, c'est l'épilogue. ça me fait vraiment bizarre de mettre le point final à une histoire qui a duré un peu plus d'un an. J'y ai passé beaucoup de temps et c'est un univers qui me tient vraiment à coeur.

C'est ma première fanfic donc elle est loin d'être parfaite, j'en ai conscience, mais j'ose espérer que si vous êtes arrivés jusqu'ici c'est qu'elle vous a plu au moins un tout petit peu :D.

Je tiens à remercier tous les lecteurs, les revieweurs qui ont pris un peu de leur temps pour partager leurs opinions sur mes chapitres, tous ceux qui m'ont mise dans leurs favoris et surtout ceux qui me suivent depuis très longtemps (ils se reconnaîtront ;) ). Un immense merci !

Après cette note, je vous laisse découvrir ce petit épilogue. Je suis adepte des happy ending, ne m'en veuillez pas trop ^^


Chapitre 37 – Douze ans plus tard

Tristan profitait des derniers rayons de soleil sur le balcon donnant sur le lac. Les hippocampes valsaient paresseusement devant ses yeux, pas dérangés le moins du monde de voir un intrus les observer. Il relut pour la troisième fois la lettre qu'il venait de recevoir. Il sourit. Derrière lui résonnaient des cris et des rires aigus, une douce mélodie qui berçait doucement ses oreilles. Un claquement de porte et un : « Je suis rentrée ! » le tira de sa rêverie. Il fit volteface et trouva Kate appuyée négligemment contre la rambarde.

« Ta journée s'est bien passée ?

— Bof, deux-trois suspicions de fraude et une interpellation. Rien de bien méchant », éluda-t-elle du revers de la main.

Tristan leva les yeux au ciel.

« Kate, je reste persuadé que dans ta situation il n'est pas très prudent de...

— Ne me dit pas qu'on va encore avoir cette discussion ? soupira-t-elle, blasée.

— Mais tu es enceinte de quatre mois ! Et toi tu continues de courir après les mages noirs. Comment veux-tu que je ne m'inquiète pas ? Si tu faisais un boulot de bureau comme Emily ou que tu enseignais calmement l'histoire de la magie comme ta belle-sœur, là je ne me m'inquièterais pas. Mais te voir partir le matin sans savoir si tu vas rentrer le soir, je... », s'enflamma-t-il.

Kate le coupa en posant un doigt sur sa bouche.

« Tristan, on en a déjà parlé. Au moins cent fois même ! Pour Aliénor et Lizzy j'ai arrêté d'aller sur le terrain à cinq mois. Je ne vois pas pourquoi je ne ferai pas la même chose cette fois-ci.

— Mais..., essaya-t-il.

— De toute façon, c'est moi qui décide !

— Bon..., bougonna-t-il. Tu as intérêt à faire attention à mon fils parce que sinon je...

— Ton fils ? rit Kate. Qu'est-ce qui te dit que ça sera un garçon ?

— L'instinct très chère ! singea-t-il avec emphase en la prenant dans ses bras.

— Mais bien sûr... Et extra-lucide en plus ! Ça fait beaucoup trop de qualités pour un même homme, ironisa-t-elle.

— C'est ça, moque-toi. De toi façon, avec la modification testamentaire c'est Aliénor qui récupérera le titre, donc tu peux continuer à compenser l'affreuse absence féminine dans mon arbre généalogique si ça te chante.

— Plains-toi. Comme si tu n'étais pas gaga avec tes filles… »

Elle fronça les sourcils en entendant des hurlements dans la pièce adjacente. D'une voix forte elle intima :

« Elizabeth, Aliénor ! Do not be so noisy! Stay quiet!

— Yes mom ! rirent les fillettes.

— Tu te laisses complètement mener par le bout du nez par tes gamines de six et trois ans. Si tes chers diplomates voyaient l'inflexible Duc de Brocéliande à la maison..., fit-elle remarquer à Tristan en riant.

— C'est complètement faux ! s'insurgea-t-il. Je sais me faire obéir ! »

Il marqua un instant de pause comme prit d'un doute et ajouta :

« Enfin... Quand je l'ai décidé.

— Ce qui arrive assez rarement, on est d'accord. »

Le regard que lui jeta Tristan la convainquit définitivement de changer habilement de sujet. Elle remarqua le papier qu'il tenait à la main et essaya de l'attraper, sans succès. Tristan prit un malin plaisir d'écarter le bras au dernier moment. Vaincu, elle abdiqua :

« Et ta journée ?

— J'ai croisé Avalon.

— Pas de ça avec moi ! le menaça-t-elle gentiment.

— Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? s'étonna-t-il.

— Fais comme si je ne savais pas que vous déjeuniez ensemble le midi pour médire sur Elise et moi, dit-elle en levant les yeux au ciel. Ça m'étonnerait que tu lui donnes du "Avalon" entre le plat principal et le dessert.

— Comment oserait-on se plaindre d'avoir de si jolies épouses douces et attentionnées, qui restent sagement à la maison pour s'occuper des enfants en attendant que nous rentrions le soir ? » demanda-t-il d'une voix douce.

Kate éclata de rire. La description d'Elise, brillante médicomage, et d'elle-même collait si peu avec la réalité.

« Comment va Aleaume ?

— Oh, comme d'habitude. Il veut encore que je cède à son point de vue pour la prochaine proposition de loi. Mais j'ai déjà cédé la semaine dernière, cette fois c'est son tour ! Franchement, il y a des jours où je regrette d'avoir fait cette fichue paix ! grogna-t-il.

— Crois-moi, c'est la meilleure décision que vous n'ayez jamais prise. Si vous ne vous étiez pas serrés les coudes, jamais les paires de France ne vous auraient laissé garder des postes aussi hauts placés que ceux de vos pères alors que vous n'aviez pas vingt ans. L'union fait la force. Viviane et Morgane avaient raison !

— Mouais, je sais…

— Maintenant que vous vous connaissez mieux, je suis sûre que vous vous êtes trouvé des points communs ! Non ?

— Tu n'as pas oublié l'anniversaire de Clément samedi prochain ? demanda Tristan pour éviter de répondre à cette question embarrassante.

— Comment pourrais-je oublier ? Les filles me le rappellent tous les soirs ! Je ne sais pas pourquoi Elise se prend autant la tête, ce n'est qu'une fête pour les enfants…, soupira-t-elle.

— Tu connais son goût pour l'organisation.

— Elle pourrait concurrencer ma mère sur ce point-là ! Donc tu pourras dire à Aleaume demain midi que, non, je n'ai pas oublié l'anniversaire de mon filleul samedi prochain. Je vais peut-être même écrire un mot directement à Elise, ça la rassurera. En parlant de lettre, vas-tu me dire ce que tu caches derrière ton dos depuis tout à l'heure?

— Curieuse, hein ? la taquina-t-il.

— Dulac, ne joue pas avec mes nerfs…

— Oh mais c'est qu'on est susceptible ! Tu as le bonjour de Lou si c'est ce que tu veux savoir.

— Comment va-t-elle ?

— Toujours pas mariée…

— Sapristi, Tristan ! Lâche-lui la grappe avec ça !

— Mais ça va faire près de douze ans qu'elle batifole avec son anglais, il serait temps qu'ils se décident !

— Laisse ta sœur vivre sa vie comme elle l'entend. Elle est à Londres, elle est heureuse, que te faut-il de plus ?

— Ok, ok, tu as raison. Je vais lui répondre tout de suite.

— Passe-lui le bonjour. Et invite-là à la maison, ça fait un moment qu'elle n'a pas vu ses nièces.

— On la verra pour les prochaines vacances chez tes parents de toute façon.

— Invite-la. Et Chad aussi tant que tu y es ! » suggéra-t-elle.

Kate s'appuya à la rambarde en caressant doucement son ventre, le regard dans le vague. Comment Tristan pouvait-il être si sûr de lui en pensant que ce serait un garçon ? Pour ses deux premières grossesses il avait fait un sans-faute. Il allait falloir qu'ils réfléchissent à des prénoms masculins. Ils allaient encore y passer des nuits blanches pour se mettre d'accord !

Comme s'il pouvait lire dans les pensées de sa femme, Tristan s'éloigna silencieusement, un sourire malicieux aux lèvres, pour répondre à sa sœur.

« Daddy, Lizzy stole my doll!

— Aliénor, quand tu t'adresses à ton père, tu parles français ma puce. C'est ce qu'on a décidé, souviens-toi.

— Lizzie m'a piqué ma poupée ! corrigea la petite.

— Il faut apprendre à partager princesse, lui fit remarquer Tristan. Tu peux jouer à autre chose en attendant, tu ne crois pas ? »

Boudeuse, la fillette fila rejoindre sa mère sur le balcon et se blottit contre le ventre légèrement rebondi bordé d'étoffe soyeuse. Calmée par la caresse de la main de sa mère sur ses cheveux dorés, elle leva ses yeux émeraude suppliants :

« Mom, could you do some magic, please? »

Kate rit et pour le plus grand plaisir de son aînée fit voler une nuée de papillons d'eau autour d'elles. Bien vite rejointe par sa sœur, la fillette sautait de toute la force de ses jambes pour toucher les créatures. Les cris résonnèrent dans tout le palais.

Des cris de vie.

Des cris de joie.


J'ai volontairement laissé certains passages dans l'ombre pour une question de lourdeur, je trouvais que ça n'apportait rien à l'intrigue. Mais si vous êtes curieux et que ça vous turlupine, vous pouvez toujours me le demander dans votre review ^^.

Petite note pour l'anecdote ^^ : Aliénor est un clin d'oeil à Aliénor d'Aquitaine la seule a avoir été successivement reine de France et reine d'Angleterre. Et puis, Lizzy c'est mon petit clin d'oeil perso au personnage de Jane Austen dans "Orgueil et Préjugés" que j'adore.

Si vous avez lu cette fic en entier, ça me ferait super plaisir que vous me laissiez un petit mot. Je réponds toujours aux reviews ou aux mp :D, c'est ma petite récompense d'auteur ^^.

Encore merci pour vos nombreuses lectures ! Vous êtes géniaux ! Bisous !

Bibi


Réponses aux reviews anonymes :

Amista : Merci beaucoup ! Je suis contente que ça t'ait plu !

Alya : Wow *.* un immense merci pour ta review adorable ! Je suis contente que tu aies dépassé tes préjugés moi aussi ˆˆ. A bientot sur une autre histoire j'espère :D. Bises !

Guest : Merci à toi d'avoir lu cette histoire et d'avoir laissé un petit mot :).

Guest 2 : Merci beaucoup !