Bonjour tout le monde.

Voici la suite. Votre avis m'intéresse ;). Bonne lecture.


Apparemment mon corps ne supportait vraiment pas les potions calmantes. Si je me souvenais bien de ma piètre plaisanterie en rentrant, je n'avais aucun souvenir d'avoir obligé ma mère à danser. Elle m'avait raconté le lendemain que mon père m'avait sournoisement laissé continuer cette danse avant de me séparer de ma mère avec force. Mais étant encore sous l'influence des calmants à mon réveil je n'en avais ressenti aucune honte.

Voilà quatre jours que j'étais chez moi et je commençais déjà à devenir fou. La raison principale ; ma mère. Prenant son rôle très au sérieux elle m'obligeait à rester clouer sur le canapé toute la journée. Sans parler des tonnes de vêtements chauds qu'elle me mettait de force et des couvertures dont elle me couvrait sans arrêt. Elle était devenue un vrai pot de colle, pire que d'habitude. Évidemment mon père ne m'aidait pas, bien trop heureux d'être tranquille à son tour. Une fois lorsqu'elle avait pour la énième fois entreprit de me faire la leçon sur la magie noire, je stimulais un mal de ventre. J'avais eu la paix pendant quelques heures. Car finalement mon père lui avait expliqué notre petit accrochage ; en déformant pas mal de choses d'après ce que j'ai pu comprendre.

Heureusement Bruce me transmettait mes devoirs, cela me permettait d'avoir une bonne excuse pour être tranquille. Oui, la stimulation du mal de ventre n'avait pas fonctionné une deuxième fois à mon grand malheur. J'allais beaucoup mieux et j'en avais presque oublié ma participation obligatoire dans le tournoi des écoles. Bien entendu mes parents s'appliquaient à ne pas aborder le sujet de peur à ce que je déclare un nouvel ulcère.

Depuis la dernière fois, je n'avais pas parlé à mon père. Sauf si on compte la fois où je lui avais fait un câlin débordant d'affection en lui racontant qu'il était le plus fort des papas. Pour mon excuse j'étais encore perturbé à cause du traitement. Mais je me souviens parfaitement qu'à la suite de ça, il avait insinué que c'était fortement possible que mon ulcère vienne du cerveau. Ne pas s'y m'éprendre, je n'aurai jamais enlacé mon géniteur en aillant possession de tous mes moyens. D'ailleurs, l'homme avait fait une drôle de tête lorsque ceci était arrivé.

Enfin, ceci dit, il raccourcissait ces journées au ministère, pour aider à s'occuper de moi, bien que ce n'était pas utile. Ma mère le faisait parfaitement bien toute seule comme elle aimait le lui rappeler avec des allures de possession exubérante. Donc après deux essais pour se rendre utile, il avait abandonné, du coup nous n'avions eu aucune occasion pour discuter. L'homme n'avait pas non plus tenté d'aborder la conversation, estimant qu'il avait déjà fait le premier pas la dernière fois.

Mais ce soir, une possibilité s'offrait à moi. J'étais dans le salon en pleine lecture en compagnie de ma mère, ou mon aide soignante comme j'aimais me moquer d'elle. Je cherchais encore une réponse à ma tolérance au feu, mais je demeurais bredouille. Soudain ma mère baillât épuisé d'avoir couru toute la journée pour moi.

-"Tu devrais aller te coucher." Je lui signale.

Elle me regarde tendrement, puis s'interroge.

-"Tu es sûre ? Je peux attendre que tu es finis ton livre." Elle propose.

-"Va te coucher, j'ai toujours l'usage de mes jambes..." Je lui rappelle.

-"C'est vrai, tu as raison, désolé d'être aussi pénible, je suis inquiète pour toi c'est tout."

-"Aucune raison, je vais mieux maintenant." Je lui dis en me désignant.

Elle s'approche de moi pour m'embrasser, mais s'abstient. Naguini est logé autour de mes épaules, ma mère n'aime pas tellement les serpents ou plutôt ce serpent pour être précis.

-"Bonne nuit mon poussin."

-"Bonne nuit."

J'attends quelques instants pour être certain qu'elle soit partie se coucher puis je me dirige en pas feutrés vers le bureau de mon père. Il s'y été isolé tous les jours depuis ma convalescence ; afin d'éviter un débordement avec sa femme. Bien qu'il ne dise rien, le comportement de ma mère avec moi l'exaspérait au plus au point.

J'entre dans la pièce sans toquer, je sais d'ailleurs que ça l'énerve, mais tant pis. Puis je referme la porte derrière moi et m'avance près du bureau où il rédige des rapports d'accidents. En m'apercevant l'homme lève un sourcil interrogateur. J'avais bien réfléchi et cela me paraissait la meilleure solution, malgré nos différents, il était la seule personne en qui j'avais entièrement confiance. Ma mère aurait été trop affolé. Arrivé devant le bureau je le toise d'un coup de menton.

-"Salut." Fis-je maladroitement.

-"Bonsoir …" Il répond soupçonneux.

-"Il faut que je te montre quelque chose."

Il ne répond pas et continu de me regarder les yeux froncé. Mon cœur s'accélère, il allait trouver cela extraordinaire tout comme moi, non ?

-"Je ne pouvais pas le montrer à maman, enfin tu comprends elle est un peu … cinglé en ce moment, elle se serait imaginée des trucs."

Tout en parlant j'enlève Naguini de mes épaules. Je dévêtis aussi le pull imposé par ma mère, il fait une chaleur pas possible dans ce bureau. Soudain l'expression de mon père change en compréhension et il s'exprime avec un air lasse.

-"Tu n'es pas obligé de me montrer ça Coba, je t'ai déjà expliqué que quand on grandit..."

-"De quoi ?" Je le coupe perdu.

-"Pardon ?" Il demande interrogatif.

-"De quoi tu parles ?" Je questionne confus.

Il attend se demandant si je plaisante, mais ce n'est pas le cas. Je réfléchis à la situation, moi lui proposant de lui montrer quelque chose que je ne veux pas que ma mère voit … Puis j'observe le pull dans main et je comprends. Je me frappe le front, les joues rouges de honte.

-"Non ! Aucun rapport avec ça..."

-"Parfait." Il réplique imperturbable.

-"C'est terriblement gênant …" Je marmonne en détournant les yeux.

-"Et bien, pourquoi ne pas me montrer cette chose …" M'encourage mon père avec lassitude.

J'hésite désormais. Mais je dois le faire, je ne peux pas risquer d'accumuler encore du stress.

-"Ok. Viens, approche toi. Tu te souviens du livre Dons et Pouvoirs sorciers"

Je m'avance près de la cheminée et attends que mon père me rejoigne. Il lève les yeux au plafond face à mon attitude, mais daigne quand même à m'écouter.

-"Bien. Je sais que ça peut paraître étrange, donc le mieux c'est que je te montre."

Il ne cache pas son expression blasé, mais continu tout de même de m'écouter. J'avance prudemment ma main dans le feu afin de ramasser une braise, mais je ne finis pas mon geste. Mon père attrape rapidement mon poignet en m'éloignant de la cheminée.

-"Qu'est-ce que tu fais ? Tu ne penses pas avoir suffisamment séjourné à Sainte-Mangouste ces derniers temps !?" Il me réprimande.

-"Non mais, ce n'est pas du tout ce que tu penses ! Je t'assure que je ne risque rien du tout ! Je l'ai déjà fait !"

Méfiant il me relâche. Je recommence ce que j'avais commencé en attrapant une braise dans ma main. Je ne la garde pas en main très longtemps pour éviter de laisser échapper une plainte. Bien entendu, c'est très douloureux tout de même. Je secoue ma main quelques secondes dans le vide. Puis je tends ma paume à la vue de mon père. Après quelques instants, le même phénomène que d'habitude se reproduit. L'homme me saisit la main prudemment et l'examine, cherchant une quelconque trace de brûlure. Mais tout a disparue.

-"Comment as-tu fait !?" Il demande dans un souffle.

-"Rien du tout ! Je ne comprends pas, je guéris toujours d'une brûlure. J'ai cherché un cas similaire, mais je n'ai rien trouvé." Je lui explique.

Je l'observe chercher dans sa mémoire et soudain une illumination traverse son regard suivi d'un bref moment de crainte. Pourquoi avoir de la crainte ?

-"Tu arrives à le faire uniquement sur tes mains ?"

Je reste sans voix un instant. C'est vrai que je n'avais jamais essayé ailleurs.

-"Je ne sais pas."

Il m'adresse un signe du genre ; on essaie ?

-"Très bien, sur la jambe."

Ainsi on avait réalisé l'expérience sur diverses parties de mon corps. Avec soulagement je constatais que ce don était efficace sur l'ensemble de mon corps. Au bout d'un moment mon père déclara que c'était suffisant. Mais je restais interrogatif. Après l'observation d'une brûlure plus profonde (mon père avait préalablement anesthésié l'endroit concerné), l'homme se parla à lui-même.

-"C'est impossible ..."

-"Pourquoi tu dis ça ?" Je demande curieux.

Il me regarde en secouant la tête.

-"Normalement c'était censé s'éteindre avec lui … non … mais si, je ne vois pas … d'autres explications. C'est génétique, mais je croyais que c'était juste un... Elle ne peut pas descendre … Si ?" Bafouille l'homme comme hypnotisé.

Les années d'expériences en savent plus que les livres, il me l'avait déjà rappelé. Je savais que ses connaissances dépassées mes recherches, j'en étais jaloux.

-"Mais de quoi tu parles ?!" Je rouspète.

Reprise de conscience il me toise sévèrement.

-"Personne ne doit savoir Coba."

-"Pourquoi ?"

-"Réfléchis idiot ! Quels genres d'expériences les personnes seraient capables de réaliser sur toi ?"

Cette révélation m'arrache un frisson. Si je guérissais parfaitement à l'inverse je n'en ressentais pas moins la douleur.

-"Alors, explique moi à quoi tu pensais !?"

-"Non." Il fit catégoriquement.

-"C'est injuste pourquoi !?"

-"Car je ne suis certain de rien et que tu es incapable de cacher une information."

-"Bien sûre que j'en suis capable !" Je me révolte.

-"Vraiment, tu veux un rafraîchissement de mémoire ?"

Il allait me rappeler mon chantage avec le professeur Lupin très longtemps... Je réalise une grimace à ce rappel blessant.

-"Tu as dit que c'était génétique. Salazar avait-il ce don ?" J'insiste.

-"Non."

-"Mais alors peut être que …"

-"Non Coba ! Je ne sais rien de plus que toi. On ne sait même pas si ta guérison se réalise uniquement lorsqu'elle est en relation avec le feu."

-"Dans ce cas, je devrais essayer avec autre chose." Je propose.

-"Non, ça suffit pour ce soir."

Il me dévisage un long moment, presque tendrement. Inconfortable je détourne la tête, déçu ; mes angoisses sont toujours présentes. Je ne sais pas d'où ça vient et mon père me cache quelque chose.

-"Tu as peur ?"

-"A propos ?" Je demande.

-"Du tournoi."

Je prends mon temps pour répondre, choisissant les bons mots. Je n'allais pas faire mon malin dans ce concours, le mage noir m'avait provoqué pour que je participe.

-"La meilleure façon de remporter une victoire est de ne pas livrer bataille. Bien sûre que j'ai la trouille, je serai stupide en cas contraire. C'est mon nom que Grindewald a mis dans la coupe de feu."

-"Il ne s'attaquera pas à toi."Il tente de me convaincre.

-"Ça ne serait pas la première fois."

Pensivement je passe mes doigts sur la cicatrice logée contre ma joue.

-"Je serai présent pendant toutes les étapes du tournoi, j'assure personnellement la sécurité. Il ne t'arrivera rien. Tu ne l'intéresses pas, il cherche juste à m'atteindre."

-"Je n'en suis pas si sûre." Je le contre-dit.

Mon père attend que je poursuive, bien conscient que je lui dissimule une information. Au point où j'en suis, autant tout lui dire.

-"Tu te souviens, le soir de la coupe du monde de Quidditch ?"

-"Oui …" Il affirme prudemment en laissant rainer sa réponse.

-"Il était là. Comme-ci... il m'attendait … Il m'a parlé." Je murmure.

Cette révélation ne lui plaît pas du tout. Ses yeux deviennent subitement rouge et il s'oblige à prendre une inspiration pour se calmer.

-"Il t'a parlé …" Il répète dangereusement.

Je lui confirme d'un signe de tête.

-"Et …?" Il continue m'ordonnant de continuer.

Il resserre son poing et la jointure de ses doigts blanchit. Et cette réaction était toujours un mauvais signe.

-"Je n'ai pas tout compris … Il voulait que je … vienne avec lui."

Le calme avant la tempête. J'observe ses traits se métamorphoser, ses lèvres se pincent et ses narines s'étirent. Il ressemble presque à un serpent dans ses moments de colère. Et ça me fait froid dans le dos.

-"C'est maintenant que tu me le dis !" Il crache en fourchelang.

Je sursaute quand subitement tout un tas de livres valdinguent au travers de la pièce. D'ailleurs j'en reçois un en plein dans la tête, certain que je récupérais une bosse. Je réalise alors que l'homme en face de moi est tellement en colère qu'il ne se maitrise plus.

-"Écartes toi !"

Il s'agit d'un ordre auquel je me fais un plaisir d'obéir. Rapidement je rejoins un coin du bureau en tentant tant bien que mal de me mettre à l'abri. Quand les objets cessèrent de voler dans tous les sens, je me dirigeais vers la porte pour sortir. Je l'ouvre, mais elle se referme à mon nez.

-"TU RESTES ICI !"Rugit Tom Jedusor.

Tétanisé, je ne bougeais pas d'un poil. Je regrettais d'avoir déposé ma baguette dans ma chambre, elle me manquait énormément. Mais mon père n'en n'avait pas dans sa main. C'était une chose qu'il arrivait aisément à réaliser ; bouger des objets sans baguette.

Je ne savais pas ce qui avait le plus énervé l'homme, que le mage noir se soit approché de moi à son insu ou bien qu'il ait tenté de m'enjôler dans ses filets.

-"Comment as-tu osé …" Il fait dans sifflement.

-"Osé ? Mais de quoi tu parles, je suis venu immédiatement te retrouver après ! D'ailleurs ma joue s'en souvient encore !" Je lui rappelle désormais en colère.

Qu'est ce qu'il insinuait que je l'avais trahi avec Grindelwald ? J'avais été tenté une demi-seconde, mais je ne lui avouerai jamais ; je tenais à la vie. Mon père avait la réaction d'une personne à laquelle on aurait tenté de voler un objet très précieux. Comme un devoir d'allégeance envers lui, il ne tolérerait pas un manque de loyauté envers sa personne.

-"Ne te dresse jamais contre moi Coba."

C'était une menace claire, si j'allais à l'encontre de ses principes j'aurais de sérieux problème, voir pire. Cette constatation me donna un coup de poignard dans le cœur.

-"Tu te rends compte de ce que tu dis ! Si c'était le cas tu crois vraiment que je serai venu te montrer mon truc spécial ? Ou bien que je t'aurais parlé de cet épisode !" Je crie.

-"TU AS POURTANT PRIS TON TEMPS POUR M'EN FAIRE PART !" Il souligne avec fureur.

Soudain la porte s'ouvre, dans l'encadrement nous apercevons ma mère vêtu d'une fine nuisette avec des yeux écarquiller. Furibonde, elle se met à hurler.

-"Tu es complètement fou ! On te dit qu'il a besoin de repos pour apaiser un état de stress et je t'entends lui hurler dessus depuis notre chambre !"

-"Glass, ne m'oblige pas à être désagréable, sors d'ici !"

-"Il est malade Tom ! Tu pourrais au moins attendre qu'il soit rétabli !" Elle rouspète en tapant de ses petits poings sur le torse du sorcier.

La scène aurait presque pu être comique, si mon père ne luttait pas contre son envie de meurtre.

-"Ça suffit !" Vocifère l'homme en bloquant les poignets de ma mère.

Naguini, croyant son maître attaqué crache en claquant sa mâchoire en direction de Glass. Le sang de mon père ne fait qu'un tour en chassant l'animal.

-"File ! Hors de ma vue !"

Le serpent ne se fait pas prier et déguerpit en vitesse. Profitant de la frayeur de sa compagne, il la porte pour littéralement la mettre à la porte de son bureau. Sous le choc, la bouche ouverte, je regarde mon père incrédule. Pour faire taire les martellements de ma mère sur la porte il jette un sort de mutisme.

-"Je vais terminer très vite avant que ta mère ne fasse sauter cette porte."

Je ne pouvais qu'être d'accord avec lui.

-"Je n'accepterai plus que tu me caches la moindre information aussi importante. Est-ce que c'est clair !?"

-"Oui." Je réponds d'une voix rauque.

-"Le danger est très sérieux, ne joue pas au plus malin avec moi, tu le regretterais." Il prévient.

-"J'ai compris !" Je riposte agacé.

-"Maintenant je t'interdis formellement de parler de ce que tu m'as montré ce soir. Tu ne le diras à personne et tu ne le montreras pas non plus. Et surtout pas à ta mère." Il ordonne.

-"Oui, je t'ai déjà dit."

-"Inspirer la confiance est une chose difficile Coba. Donner sa confiance l'est encore plus... Attention, j'appliquerai le serment inviolable si nécessaire, je me suis bien fait comprendre ?"

-"Je te promets."

Ma promesse était honnête mais j'étais effrayé qu'il soit prêt à utiliser le serment inviolable pour s'en assurer.

-"Bien."

La porte s'ouvrit et c'est une femme rouge de colère qui nous attendait dans le couloir.

-"Ju do të paguani shtrenjtë !"

L'utilisation de l'albanais fait sourire mon père à l'inverse de la femme. Moi j'en profite pour m'éclipser rapidement avant de subir le revers de la fureur de ma mère. Même si le message était pour mon père, tu vas le payer très cher, je n'étais pas à l'abri d'une représailles.

La vengeance de la femme ne tarda pas, elle exécuta son plan dès que mon père quitta la maison le lendemain. Au petit-déjeuner je découvre son plan et je ne peux que constater qu'elle avait touché le mile. Mon père allait être furax.

-"Tes grands-parents vont passer cette après-midi."Elle m'annonce tranquillement.

-"Mes grands-parents ? Tu veux dire par là, les parents de papa." J'éclaircis.

-"Hum, hum." Elle confirme.

-"Les deux ? Avec mon grand-père ?"

-"Exact, dis-donc tu es long à comprendre ce matin mon chéri."

-"Ça n'arrivera jamais, il refusera de venir."

-"Détrompe toi mon poussin, je lui ai gentiment demandé de venir accompagner de Mérope pour venir te rendre visite. Je leur ai informé que tu séjournais quelques jours à la maison en raison d'un problème de santé assez préoccupant. Alors, si tu pouvais avoir l'air un peu plus malade..."

Elle avait osé. Aussi sournoise qu'un Serpentard, elle y aurait eu parfaitement sa place si elle avait étudié à Poudlard.

-"Tu m'as utilisé comme prétexte ? Tu as menti." Je constate désemparé.

-"Pas complètement Coba, tu es malade je te rappelle."

Je lève les yeux au ciel abasourdit.

-"Tu n'es pas croyable, tu as l'intention d'assister à un meurtre?"

-"Personne ne va mourir mon poussin, enfin j'espère..."

La présence de son père sous son toit était ce qui pouvait enragé le plus mon géniteur. Et ça, ma mère l'avait bien compris. Ne souhaitant pas assister à un drame, j'avais plusieurs fois essayé de prévenir mon père de ne pas rentrer ; en vain. Ma mère me surveillait de près afin de ne pas mettre ses plans à l'eau.

Elle n'avait pas menti, mes grands-parents étaient bel et bien présents sous notre toit. Je ne me donne pas pour autant un air plus malade. J'avais en effet choisi mon camp, pas question de subir le courroux de mon père une nouvelle fois. Quand l'horloge indiquait l'imminente arrivé de mon géniteur je prétextais une envie pressante pour m'éclipser à la porte d'entrée. Une fois à destination la porte s'ouvrit. Mon père entra doucement un faux sourire aux lèvres. Il me regarda les yeux pétillants.

-"Dis-moi Coba, est-ce mon imagination où la voiture de mon père est garée dans l'allée."

Oh, ce n'était pas question il le savait très bien. Sûrement un moyen de garder consistance. Je craque et lui balance tout !

-"J'ai essayé de te prévenir, mais elle m'en a empêché !"Je m'indigne.

-"J'apprécie ton effort mon fils."

Ouf, au moins sa reconnaissance semblait sincère. Il y avait tout de même un problème, mon père ne m'appelait jamais ainsi, à moins d'être énervé. Mais j'ai le sentiment que la situation l'amusait quelque peu, ce qui était assez contradictoire face à la fureur que j'attendais. À ce moment-là, ma mère débarqua dans le vestibule. Sadiquement et satisfaite d'elle-même, elle déclara.

-"Oh Tom, bonjour. Tu ne m'en voudras pas, j'ai pris la liberté d'inviter tes parents."

-"Quelle idée. Tu as bien fait ma chérie."

Lentement il s'approche de ma mère pour l'embrasser tendrement. Il prend tout son temps, aussi bien que cela en devient gênant pour moi. Ce n'est pas dans leur habitude de s'exposer ainsi. Mais je comprends alors que mon père est un adversaire redoutable. Il va faire semblant d'apprécier le moment pour énerver ma mère.

-"On y va, je ne voudrais surtout pas les faire attendre."

Glass produit une sorte de grimace, réalisant qu'elle vient de se faire prendre à son propre jeux.

-"Pas de grimace mon amour, tu es tellement plus belle sans."

Puis avec un bras possessif autour de sa taille, il la conduisit vers le salon où mes grands-parents attendaient pour débuter le thé.

La tension était clairement tendue entre le père et le fils, mais Tom Jr usait de son stratagème pour toujours énoncer les réponses attendues par mon grand-père. Il y arrivait plutôt bien, même si ma mère avait décidé d'envenimer les choses.

-"Alors, ce permis de conduire il se prépare bien ?" Adressa Glass à son beau-père.

A cette question mon père lança un regard assassin à sa femme, lui laissant comprendre qu'elle dépassait les bornes.

-"Fort bien, il est doué, je n'ai aucun doute quant à son obtention." Informa Tom Sr.

-"Un peu de thé TJ ?" Intervint Mérope pour changer de sujet.

Je sentais mon père se crisper à mes côtés. Le sujet qui fâche et dont il avait ordonné de ne jamais aborder sous en sa présence avait été lancée. J'essayais de me faire tout petit, ne voulant pas être mêlé à la conversation. Je focalisais mon intention sur la théière fumante.

Tiens et si je vérifiais ma théorie sur les brûles sans l'utilisation du feu ? Près de la table basse je pose ma main sur le métal brûlant, mais je reçu une claque à l'arrière du crâne.

-"Aie !"

-"Arrête ça tout de suite." Me prévient mon père à bout de nerf.

-"Tu n'es pas obligé de me frapper !" Je proteste.

-"Tu veux vraiment que je te frappe pour te montrer la différence."

Non, vraiment, sans façon. Mon grand-père ayant suivi la scène secoue la tête d'un air scandalisé par le comportement de mon père. C'est vrai qu'en apparence il venait de me donner une claque sans raison apparente.

-"Mon chéri, tu n'as pas besoin de passer ta colère sur lui." Minaude Glass.

-"Moi en colère ? Je ne vois aucune raison de l'être." Réponds calmement mon géniteur en serrant la mâchoire.

Avec une certaine délivrance je fus soulagé du départ de mes grands-parents. Mon père attendait le retour de ma mère dans le salon installé juste à côté de moi. Elle revint près de nous, victorieuse de son après-midi, les mains sur les hanches. Mais l'homme ne l'entendait pas de cette manière. Il lui adressa un sourire étincelant puis se tourna dans ma direction en ébouriffant mes cheveux.

-"Alors, dis-moi champion, quelle est la race de ce serpent que tu voulais à tout prix, déjà ?"

C'est une plaisanterie ? Oh non juste que les deux adultes n'en avaient pas encore fini.

-"Tu n'as pas intérêt Tom ! Tu oses l'utiliser pour en venir à tes fins !"

-"Mon amour, c'est étrange j'avais cru que tu en avais fait de même pour inviter mon cher père sous mon toit. Alors, Coba, c'est bien celui qui paralyse ses victimes avant de les laisser pourrir ? Continue mon père pour enfoncer le clou.

Ma mère pointe un doigt accusateur vers son mari menaçante mais s'abstient de répliquer. Vexé par son échec elle quitte le salon à grands pas. Dès que cette dernière n'est plus visible, le faux sourire du sorcier s'efface immédiatement.

-"La prochaine fois qu'elle prépare un coup pareil, fait moi le plaisir de la ballonner dans un coin de la maison."

J'attends me demandant s'il est vraiment sérieux, mais il n'y a aucun doute dans son regard remplis d'amertume.

-"C'est ma mère..." Je lui rappelle.

-"Raison de plus, tu sais très bien de quoi elle est capable."

Non choqué par ses propos il se lève souplement les mains dans les poches pour quitter à son tour la pièce. Avant qu'il ne parte je lui demande.

-"Je pourrai l'avoir ce serpent, je veux dire pour de vrai ?"

-"Malheureusement pour toi, je crains que ta mère ne s'aventure pas plus loin." Il répondit en s'éloignant dans les étages.


Corrigé le 31/12/2015

Disclaimer ; tout l'univers d'Harry Potter appartient à Jk Rowling, seul quelques personnages originaux m'appartiennent.