CHAPITRE 9

" L'Opération Château d'If "

Dans la chambre, assise près du lit, Mary consulta sa montre. Dans la poche de sa blouse, son portable émit une légère vibration puis s'arrêta aussitôt. Elle prit son téléphone, composa un numéro, attendit d'entendre une sonnerie pour aussitôt raccrocher. Quelques secondes plus tard, le téléphone vibra à nouveau, s'arrêta pour recommencer une seconde fois. C'était le signal.

- Très bien, murmura-t-elle en consultant à nouveau sa montre. 11 h 55. Ils seront là dans trente-cinq minutes.

Sherlock la regarda avec méfiance. Le jeune homme sentait que quelque chose se préparait, il ne savait pas quoi mail il le sentait. Et soudain, la panique monta en lui. C'était comme une bulle d'angoisse prête à éclater.

Mary s'en rendit compte. Elle sourit et porta un doigt a ses lèvres.

- Tout va bien, dit-elle doucement. Il n'y a pas de danger. Tout sera bientôt terminé. Je te l'ai expliquer tout à l'heure, tu vas bientôt sortir d'ici. Tu ne te souviens pas ? Tu pars, mon coeur. Je t'emmène avec moi.

Elle se pencha vers lui pour l'embrasser sur le front, mais le jeune homme se recula en gémissant d'angoisse.

- Bande de salauds, murmura-t-elle d'un ton rageur. Même si c'est la dernière chose que je dois faire, je leur ferai payer ce qu'il lui ont fait.

Puis, se penchant vers le jeune homme :

- Ecoute, je vais te faire une injection. Mais il ne faut pas que tu ais peur, ce n'est rien de méchant. Juste un produit que mon ami Hadiya m'a donné ce matin : de l'ibogaïne. Il t'aidera à te détendre.

Sherlock l'a regarda sortir une seringue de la poche de sa blouse et retirer le petit embout qui protégeait l'aiguille. Il trembla tout de même un peu lorsque l'aiguille s'approcha de son bras, il la regarda mais ce n'était pas de peur. Il lui faisait confiance. Et lorsque ce fut terminé, il leva sa main vers elle et lui caressa la joue. Alors, Mary se pencha à nouveau vers lui et lorsque ses lèvres se posèrent sur son front, il ne recula pas.

- Merci, murmura-t-il en lui souriant.

Mais dans le lointain, le bruit d'une porte que l'on ouvre attira leur attention :

- C'est elle, dit Mary.

Puis, se tournant vers le jeune homme :

- N'aie pas peur. Je ne la laisserai pas entrer dans le chambre? Tu n'as rien à craindre.

Elle sortit.

Mary avait à peine fermée la porte derrière elle que celle isolant le service du reste de l'hôpital s'ouvrit sur miss Riordan. Mary la regarda venir jusqu'à elle en croisant les bras.

- Vous êtes en retard, dit-elle. Il est 12 h 10. Le docteur Harrisson n'admet pas l'inexactitude.

Shannon la dévisagea avec un sourire méprisant sur les lèvres. La scène du matin était encore dans sa mémoire et avant de s'occuper de la petite larve, elle allait s'amuser un peu.

- Va me servir une tasse de café, dit-elle en passant près de la jeune infirmière sans un regard.

- Et puis quoi encore, s'exclama Mary. Vous me prenez pour qui ? Pou votre bonne ?

La femme s'arrêta, se retourna et... Mary ne vit pas venir la paire de gifles qui l'atteignit au visage.

- Obéie, lui répondit Shannon en s'éloignant vers le vestiaire.

- Garce, grogna Mary.

Mais cette paire de gifles n'avait pas d'importance. La jeune fille plongea la main dans la poche de sa blouse, en sortit le petit flacon de verre et regarda les minuscules comprimés qui se trouvaient dedans. Elle ferma les yeux et soupira de soulagement. Un instant plus tôt, elle était encore à se demander comme lui faire prendre le comprimé.

Serrant le flacon dans son poing, Mary se dirigea vers la cuisine. Elle prit une tasse, y versa de l'eau, une cuillère de café instantané et passa la tasse au micro-ondes. Et lorsque la préparation fut chaude, elle posa la tasse sur la table et jeta dedans l'un des petits comprimés qui fondit aussitôt.

- Alors, mon café est près ? demanda à ce moment une voix derrière elle.

Shannon Riordan se tenait là, vêtue d'une blouse d'infirmière. Elle entra dans la cuisine, s'assit et prit la tasse fumante qu'elle porta à ses lèvres.

- N'oublie pas ce que le docteur Harrisson a dit. Tu n'appartiens désormais plus au personnel de l'hôpital, tu peux partir... Hmm, ce café est délicieux... Tu ne dis rien ? Tu as enfin compris que tu n'étais pas de force pour lutter contre moi, contre nous ?

Non, Mary ne disait rien. Elle regardait cette femme qu'elle avait détestée à peine l'avait-elle rencontrée dans le bureau du docteur Harrisson. Elle l'avait détestée lorsqu'elle était entrée dans la chambre de Sherlock et qu'elle avait vue le regard de terreur de son " ange ". Et maintenant, elle la regardait sans rien dire. Observant l'effet du comprimé. Les yeux de la femme commençaient à se fermer. Elle s'endormait.

- Mais qu'est-ce, murmura-t-elle d'une voix déjà pâteuse. Que m'as-tu... ?

Elle n'acheva pas sa phrase. Ses yeux se fermèrent et sa tête tomba.

- Tu ne le sauras jamais, dit Mary d'un ton moqueur.

Puis la jeune fille prit la tasse à moitié vide (c'est vrai que l'effet du comprimé était rapide), la vida dans l'évier, la lava, l'essuya et la rangea. Elle alla chercher son sac à dos dans son vestiaire et une fois revenue, elle enfila les gants médicaux qu'elle avait préparés. Elle ouvrit son sac et sortit la bouteille de gin qu'elle avait achetée le matin même, l'ouvrit et en vida les deux tiers dans l'évier. Un verre vide était déjà près sur la table. Elle versa dedans un peu d'alcool et approcha le verre des lèvres de la femme puis, prenant la main droite de Shannon dans la sienne, elle ferma ses doigts sur le verre et la bouteille.

Voilà, c'était fait. Mary regarda attentivement la scène pour voir si elle n'avait rien oublié. Oui, tout était là : la bouteille de gin, le verre, la femme endormie et... enivrée. Et uniquement ses empreintes sur le verre et la bouteille.

A ce moment, un léger bourdonnement se fit entendre dans la poche de la blouse de la femme. Son portable. Mary, poussée par la curiosité, le prit. Un texto venait de s'afficher.

Du Maître pour Shannon Riordan.

12 : 19.

" Prévenez-moi lorsque vous en aurez fini avec la petite larve. J'aurais d'autres instructions pour vous. "

- La petite larve ? murmura Mary en serrant les dents. C'est de mon ange qu'il parle ainsi ? Et le Maître, c'est qui ça le Maître ? Il se croit dans un épisode de Doctor Who, ma parole ! Mais qu'est-ce qu'il veut dire par en finir avec lui ?

Elle devint subitement livide lorsqu'une horrible idée lui vint à l'esprit. Elle fouilla alors soigneusement les poches de la blouse de la femme endormie et en sortit une seringue remplie d'un liquide translucide.

- C'est quoi ça ? dit-elle en s'adressant a la femme endormie ? Du poison ? Ainsi, c'est donc vrai ? Tu as ordre de le tuer ? Et bien, puisque ton Maître veut savoir lorsque ce sera chose faite, nous allons lui donner satisfaction.

Mary mit le portable dans sa poche et rangea dans son à dos la seringue qu'elle avait soigneusement enveloppée dans plusieurs mouchoirs en papier. Elle regarda ensuite l'heure à sa montre. 12 h 25. Elle sortit rapidement de la cuisine, écouta, n'entendit rien. Le docteur Harrisson était partit à 11 h 30 et serait absent jusqu'à 14 heures. Le personnel de l'hôpital déjeunait a la cafétéria jusqu'à 13 heures. Tout allait bien, aucun risque d'être dérangé. Elle ouvrit la porte donnant sur le petit couloir qu'elle remonta et alla se placer derrière la porte donnant sur le rideau de lierre. Dans la poche de sa blouse, son portable vibra quelques secondes.

Doucement, elle poussa le verrou et ouvrit lentement la porte. Une camionnette blanche s'arrête à ce moment de l'autre côté du rideau de lierre. Il était 12 h 30.

Elle écouta.

- Mais vous ne venez jamais avant 17 h 30, disait une voix féminine (c'était celle de la responsable de la lingerie). C'est l'heure du déjeuner. Vous auriez pu venir plus tard.

- Désolais, madame, lui répondit une voix masculine à l'arrière de la camionnette. Nous avons eut un changement de planning de dernière minute. Nous avons nous aussi dut sauter le déjeuner.

- Mais ce n'est pas vous qui venez d'habitude ?

- Non, nos collègues sont malades. C'est pour cela que nous venons maintenant. Nous allons faire au plus vite et vous pourrez retourner déjeuner.

- Alors, dépêchez-vous.

Mary ferma les yeux, se signa rapidement et murmura :

- C'est maintenant que je vais avoir besoin de vous. Aidez-moi à le sortir de cette antichambre de l'Enfer. C'est un ange. C'est mon ange.

Puis, elle écarta doucement le rideau de lierre et regarda dehors avec prudence. Les portes arrières de la camionnette étaient déjà ouvertes, empêchant qu'elle ne soit vue depuis la porte des dépendances et à l'avant, le chauffeur avait également ouvert sa portière. Il se tenait là, la regardant en souriant puis, il dit assez fort :

- J'ai le temps d'en griller une ?

- Oui, répondit la voix à l'arrière du véhicule. J'ignore où sont les paquets de linge propre. Faut que je les cherchent et que je récupère les sacs de linge sale. T'as dix minutes.

C'était le signal.

La porte de côté coulissa silencieusement et Hadiya sauta lestement de la camionnette. Mary l'entraîna rapidement dans le couloir.

- Tout s'est bien passé ? demanda Hadiya.

- Oh, oui, lui répondit Mary. Le docteur Harrisson est partit comme prévu. Il ne reviendra pas avant quatorze heures. Et cette horrible femme est en train de dormir. Mais, Hadiya, j'ai découvert une chose. Je crois qu'il faudra qu'on aille voir assez vite ce policier de Scotland Yard dont j'ai vu le nom sur le net. Cet inspecteur, euh... Lestrade ? Oui, c'est ça, l'inspecteur-détective Gregory Lestrade... Alors, ils ont accepté de le recevoir ?

- Sans problème. Surtout après que je leur ai expliquer la situation. Ils lui donneront les premiers soins mais ils m'ont bien expliquer qu'ils ne peuvent aller au-delà. J'ai contacter le docteur Edelstein, il a accepté de l'accueillir chez lui pour aussi longtemps qu'il sera nécessaire.

- Un psychiatre, murmura Mary comme pour elle-même. Je ne sais pas si c'est vraiment une bonne idée. Le pauvre garçon semble en avoir une telle peur.

- Pas psychiatre, ma belle. Psychanalyste.

- Je ne vois pas vraiment de différence.

Hadiya étouffa un éclat de rire.

- Et tu est infirmière en psychiatrie ? Et bien, nous dirons qu'il n'y a pas plus de rapport entre le docteur Edelstein et ton docteur Harrisson qu'il n'y en avait en Sigmund Freud et le docteur Mengele.

- Oui, tu as raison. Le Bien et le Mal. La Raison et la Démence.

Ils étaient maintenant arrivés devant la chambre. Mary ouvrit doucement la porte et le fit entrer.

Sherlock somnolait lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir. Il tourna la tête et, tout de suite, fut prit de panique. Un inconnu venait d'entrer dans la chambre. Il avait peur et ne pouvait pas fuir.

Mary compris tout de suite ce qui risquait de se passer. Elle se précipita vers le lit et doucement se pencha vers le jeune homme.

- Calme-toi, mon coeur, murmura-t-elle d'une voix rassurante en lui caressant les cheveux. Tout va bien. C'est Hadiya Maathaï, l'ami dont je t'ai parlé tout à l'heure. Tu te souviens ? Il est venu pour te faire sortir d'ici. On va t'emmener là où tu seras en sécurité.

- Partir ? gémit Sherlock alors que ses yeux s'emplissaient de larmes. Vraiment partir ?

- Oui, vraiment partir, lui dit Mary.

- En sécurité ? Plus jamais me faire du mal ? Plus jamais être battu ?

- Non, plus jamais. Et plus jamais attaché, plus jamais la piqûre qui fait oublier. Hadiya va te prendre dans ses bras pour t'emmener. Tu vas partir avec lui et je vous rejoindraient plus tard. Tu ne dois pas avoir peur.

Lorsque Mary repoussa doucement le drap et la couverture au pied du lit, Hadiya, horrifié, s'exclama :

- Regarde, Mary. Ses chevilles. Les bandages sont pleins de sang.

- Oui, il a les chevilles fracturées. Mais il faut faire vite. Je ne sais pas pourquoi elles saignent. Il a besoin de soins urgents.

Hadiya avait enlevé son manteau et enveloppa dedans le corps frêle de Sherlock. Tout cela se fit avec une telle douceur - ou bien étais-ce les effets bienfaisants de l'ibogaïne ? - que le jeune homme se laissa faire avec une confiance qu'il n'avait pas ressenti depuis très longtemps. Et lorsqu'il se trouva dans les bras de cet homme inconnu, il leva les yeux vers lui et murmura :

- Vous... vous êtes africain. Kenyan, je crois. Oui, kenyan. Masaï.

- C'est très exact, lui dit Hadiya en souriant.

Puis, se tournant vers Mary :

- J'étais certain que c'était lui... Viens, maintenant. Il ne nous reste que quelques minutes. Tu as encore quinze minutes pour tout finir.

Il était 12 h 40. Les dix minutes étaient passées. Le chauffeur avait fini sa cigarette et les sacs de linge sale étaient rangés dans la camionnette. Et lorsque le véhicule parti enfin, la lingère de l'hôpital ne se douta pas que ce ne fut pas uniquement des draps sales que le véhicule de la blanchisserie emporta. La porte se referma silencieusement derrière le rideau de lierre sans qu'elle ne se doute qu'elle n'ait jamais été ouverte. Rien ne s'était passé.

Il ne restait que peu de temps. Mary regagna rapidement le service de quarantaine. Elle jeta un coup d'oeil dans la cuisine : miss Riordan dormait toujours profondément. Très bien. Elle prit son sac à dos qu'elle avait laissé dans la cuisine un peu plus tôt, alla dans le vestiaire prendre le reste de ses affaires puis retourna dans la chambre. Elle refit soigneusement le lit (elle ne voulait pas partir en laissant du désordre derrière elle), puis déposa dessus, parfaitement alignés, le " cadeau " du docteur Harrisson (elle n'en aurait désormais plus jamais besoin), la lettre qu'elle avait préparée et sa blouse soigneusement pliée sur laquelle elle posé la clé magnétique et son beeper d'infirmière. Elle hésita un instant mais déposa tout de même sur le lit l'enveloppe que lui avait donnée le docteur Harrisson et contenant son dernier salaire. Non, elle ne voulait rien emporter de l'hôpital psychiatrique Saint-Christophe.

Mais il restait une dernière chose à faire. Elle prit le portable de Shannon et envoya la réponse au texto que la femme avait reçu.

De Shannon Riordan pour le Maître.

12 : 47.

" C'est chose faite. J'attends vos instructions. "

La réponse arriva quelques minutes plus tard.

Du Maître pour Shannon Riordan.

12 : 50.

" Félicitations. Ne touchez pas a la petite garce. Seb viendra la prendre en charge dans peu de temps. J'ai l'intention de l'introduire dans le réseau. Le produit semble de qualité, elle nous rapportera un bon prix. Quant au docteur Harrisson, je pense qu'il serait bon qu'il connaisse le destin du docteur Sowerby. "

Le docteur Sowerby ? Cela lui disait quelque chose. Mais oui, maintenant elle se souvenait. Après le départ du docteur Harrisson, elle s'était rendue à la cuisine de l'hôpital pour demander un bol de bouillon pour Sherlock. La radio y était allumée et elle avait entendue la nouvelle. Un médecin du Saint-Bartholomew Hospital avait été retrouvé mort le matin même. Le docteur Jonas Sowerby, médecin du service psychiatrique de l'établissement. Il avait semble-t-il était assassiné et l'une des infirmières du service avait disparue.

- C'est donc cela, murmura Mary. Cette Shannon Riordan, c'est l'infirmière qui a disparue. Et elle a été envoyée à Saint-Christophe ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Mon ange se trouvait donc à St Bart avant de venir ici ? Et... Oui, c'est cela. On l'a envoyé ici pour sans doute en finir avec lui et cette miss Riordan devait s'en charger. Et sans doute on ne devait pas laisser de témoins. Le docteur Sowerby a été éliminé et ce devait être au tour du docteur Harrisson. Brr, quelle horreur !... Mais cette histoire de réseau, c'est... Oh, mon Dieu !

Mary eut un frisson de dégoût. Soudain, elle se souvenait. L'homme qu'elle avait vu la veille, celui qui était venu voir le docteur Harrisson.

- C'est lui, le Maître ! s'exclama-t-elle. Je suis certaine que c'était lui. Je savais qu'il avait une tête de marchand d'esclaves. Ce réseau... c'est un réseau de prostitution, j'en suis certaine. Et ça...

Elle regarda le portable dans sa main.

- ...ça va directement a Scotland Yard... Mais avant...

De la petite garce pour le Maître.

12 : 55.

" Monsieur, ne tenez aucun compte du précédent texto. Il n'émanait pas de miss Riordan mais de moi. Je tiens à vous signaler qu'en vous disant que c'était chose faite, je voulais seulement dire que Sherlock est désormais en sécurité. Oui, monsieur, je sais qui il est. Quant à miss Riordan, ne comptez pas la retrouver. Elle sera très bientôt entre les mains de la police et se sera très prochainement votre tour. Ah, une dernière chose. N'espérez pas me compter comme nouveau membre de votre réseau. Je n'ai aucun goût pour la prostitution. Vous voyez, cher monsieur, je suis au courant de tout et je sais tout de vous. "

Elle éteignit enfin le portable et le rangea dans son sac à dos en souriant, se disant qu'elle voudrait bien être une petite souris pour voir la réaction du Maître lorsqu'il lirait le texto


Il était très exactement treize heures lorsque lorsque Mary Morstan sortit enfin du service de quarantaine. Personne ne fit attention a son départ. Personne n'entendit la Harley Davidson remonter l'allée du parc et passer le portail. La jeune fille arrêta un instant sa moto et regarda une dernière fois l'hôpital psychiatrique Saint-Chistophe. Elle partait sans regrets.

Il était 13 h 05.

Mary Morstan se dit que rien n'était encore terminé et qu'elle allait avoir encore beaucoup à faire.

oOoOoOo

Lorsqu'il lu le texto, lord Sieger Holmes failli s'étrangler de rage. Quoi ? Cette petite larve de Sherlock était toujours en vie et quelqu'un avait eu l'audace de lui venir en aide ? Mais non, cela ne devait pas se passer ainsi. Il avait tout prévu, comme toujours. Aucun de ses plans n'avait jamais échoué. Celui d'il y a un an avait fonctionner à merveille. Mais que c'était-il passé cette fois-ci ? Où avait-il fait une erreur ?

Sherlock lui avait échappé. Et bien, tant mieux pour lui. Mais il réussirait à le retrouver et ce jour-là... Oui, ce jour-là.

Mais quelqu'un devait payer. Et le sourire qui étira ses lèvres n'avait rien de chaleureux, bien au contraire. Le sourire qui étira ses lèvres exprimait la haine, la colère, la rage lorsqu'il s'empara du long fouet de cuir et monta l'escalier jusqu'au deuxième étage. Et lorsqu'il tourna lé clé dans la serrure, lorsqu'il ouvrit la porte de la chambre... chacun dans la maison put entendre son hurlement.

La chambre était vide.