Bien le bonjour! Voici le premier chapitre de la semaine, avec Valka qui fait son apparition. Vous allez savoir ce qu'il est advenu d'Angus et vous pourrez assister à la rencontre entre Valka et Krokmou.

Réponse au commentaire :

Jessica Lmx : Si tu aimes les 'moment cute', tu vas être déçue par cette fic, il n'y en aura pas beaucoup. Honnêtement, je n'avais pas prévu de faire une référence à Rebelle au début, c'est juste que le caractère de Merim m'y a fait penser donc j'ai calqué son perso sur Merida et j'ai continué en introduisant Angus. Et je suis d'accord avec toi, Krokmou est vraiment adorable. J'adore quand il est joueur! Merci pour ton commentaire.

Merci pour votre soutien et vos commentaires. Bonne lecture!


Le groupe ne tarde pas à arriver dans l'immense caverne abritant les cliniques. Merim a du mal à tenir en place mais semble trop intimidée par Stoïck pour oser quitter le groupe et partir devant. Le Chef les conduit tous à la clinique pour humains et ils sont obligés de se plier à un examen rapide mais complet. Quand les résultats arrivent, Stoïck est rassuré d'apprendre que les jeunes vont biens, même si Merim et Harold sont recouverts de bleus et d'égratignures. Le père du jeune garçon remercie les docteurs puis mène les jeunes à l'autre clinique, plus grande et avec des stalles sur le côté, ainsi qu'un espace ouvert. Les partenaires des jeunes, qui ont attendu près de la clinique, les suivent et s'installent à l'extérieur, près de l'espace ouvert. Quand le Chef entre dans la clinique, l'homme à l'accueil les fait aller dans une salle d'attente puis décroche le téléphone. Il parle quelques instants avant de raccrocher et de dire au groupe qu'une personne va venir les voir sous peu. À peine cinq minutes plus tard, une femme aux longs cheveux bruns tressés et vêtue d'une blouse arrive dans la salle d'attente. Elle dévisage les jeunes et Rand, fronce les sourcils en voyant Harold avec son casque, puis leur fait signe de la suivre. La femme les conduit dans son bureau et ferme la porte derrière eux. Harold retire son casque avec soulagement une fois qu'il est assuré qu'il n'y a personne d'autre dans la pièce.

- Stoïck, tu peux expliquer ce qu'ils font là? demande la femme.

- Pourquoi ne demanderais-tu pas à notre fils, Valka? réplique Stoïck. Je suis certain que tu aimeras l'histoire.

La femme se tourne vers Harold qui fait une grimace.

- J'ai déjà raconté l'histoire, dit le jeune garçon, quelqu'un d'autre peut le faire, non?

- C'était ton idée, du début à la fin, commente Rand. De ce fait, tu as tous les privilèges la concernant, y compris celui de la raconter autant de fois qu'il le faut.

Harold pousse un soupir et, sous le regard insistant de sa mère, se met à raconter l'enchaînement des événements ayant conduit le groupe à cet instant et à cet endroit. Stoïck prend le relais en rapportant comment les patrouilleurs ont dû organiser une sortie pour venir en aide aux jeunes. Quand il a terminé, Valka est assise dans sa chaise derrière le bureau et repose son front sur sa main tout en secouant la tête.

- Je crois que nous avons fait une grave erreur en l'envoyant à cette formation, finit par déclarer Valka.

- Je ne pense pas, contre Stoïck. Nous voulions qu'il se fasse des amis et qu'il sorte de sa coquille. C'est chose faite!

- Honnêtement, j'aurais préféré qu'il reste le nez dans ses livres ou sur son ordinateur plutôt que de monter des plans complètement fous et dangereux. Et il entraîne même d'autres jeunes avec lui!

- Tu étais comme lui à son âge, dit Stoïck. Son côté sauvage lui vient de toi.

- Non! J'avais dix-huit ans quand je suis partie à l'aventure pour la première fois! Et tu étais avec moi, je te rappelle, alors ne met pas tout sur mon dos.

- Ce n'est pas moi qui me suis introduit dans un repère de trafiquants de dragons en plein jour pour secourir des œufs alors que les trafiquants en question étaient dans la pièce d'à-côté!

- C'est vrai, mais tu étais à l'extérieur et tu montais la garde avec Jumper et Cranecrocheur. Et c'est toi qui as déboulé comme un fou en explosant la porte du repère quand les trafiquants m'ont trouvé.

- J'assurais simplement ta sécurité, se défend Stoïck. Si tu te rappelles bien, j'étais contre ton idée complètement folle.

- Oui, tu voulais prévenir les autorités. Mais le temps que les autorités règlent toute la paperasserie administrative et se bougent enfin, les œufs auraient été vendus et éparpillés.

- Ce n'est pas une raison pour passer outre aux lois!

- Tu ne tenais pas le même discours quand tu as traqué les organisateurs d'une course clandestine juste parce qu'un de tes amis avait été blessé par l'un des coureurs. Tu les as annihilé et ensuite tu les dénoncé.

- Je me suis un peu emporté, marmonne Stoïck d'un air gêné.

- Je comprends d'où te viens ta folie, confie Astrid à Harold. Tes parents sont timbrés.

- Malheureusement, je ne peux dire le contraire, grogne Harold.

- Harold! crie soudain Valka.

- Oui! dit Harold en se raidissant sur sa chaise.

- Cesse de discuter avec ta copine et explique-moi ce qui t'est passé par le tête.

- Ce n'est pas ma copine, réfute Harold. Juste une amie, probablement.

- Qu'e...

- Je vous conseille de laisser tomber ce sujet, interrompt Arik, ces deux-là refuseront de reconnaître leur attirance jusqu'au jour même de leur mariage.

- Oh, je vois, dit Valka en hochant la tête, ils en sont encore la partie je-t'aime-moi-non-plus.

- Exactement.

- Bien, alors revenons à nos yaks. Harold, tu veux bien expliquer?

- Avant ça, j'aimerais savoir pourquoi ni toi ni papa ne m'avez jamais parlé de vos frasques de jeunesse. Pourquoi je dois attendre la fin du monde pour être au courant?

- Hum, eh bien, hésite Valka, comment dire ça?

- Nous ne voulions pas que tu suives notre exemple, explique tranquillement Stoïck. Nous n'avons pas vraiment été très sages à ton âge. Et vu tous les problèmes que nous avons causé alors que nous étions des jeunes relativement normaux, nous étions effrayés de savoir ce que tu pourrais faire alors que tu es plus intelligent que la moyenne.

- Et nous avons eu raison, soupire Valka. Tu as déjà fait, en une seule journée, bien plus que nous n'avons fait durant toute notre vie. Tes actions ne sont pas très discrètes et tu as réussi à jeter le discrédit sur les patrouilleurs et t'enfuyant de leur base. Sans compter la pagaille que tu as semé en arrivant.

- L'important, c'est qu'on soit arrivés en un seul morceau, non? questionne Harold.

- Certes, convient la soigneuse, mais vous auriez pu être tués ou blessés grièvement. D'ailleurs, vous n'êtes pas tous arrivés indemnes, le cauchemar monstrueux noir arrivé il y a une heure fait partie de votre groupe, non?

- Oui, c'est Angus! s'écrie Merim en sautant sur ses pieds. Comment il va?

- Rassure-toi, dit Valka d'une voix calmante, il va bien, il se repose pour l'instant. Ses blessures sont plus encombrantes qu'autre chose. Du repos, des soins réguliers pour empêcher les infections et de bons repas sont tout ce dont il a besoin. Tu veux aller le voir?

- Oui, s'il-vous-plaît!

- Bien, alors allons-y. On va en profiter pour faire entrer vos partenaires dans l'enclos pour que nous puissions les examiner. Toute une journée de vol suivie d'un affrontement avec ces horreurs, les pauvres doivent être épuisés.

Valka se lève et contourne son bureau pour ouvrir la porte et guider le groupe dans la clinique vers une stalle où se trouve Angus. Le dragon est confortablement installé et un soigneur est avec lui, nettoyant ses griffes.

- Quand nous avons un dragon malade ou blessé, nous en profitons pour lui faire un entretien des griffes et des dents, explique Valka. Angus n'a pas de problème à ce niveau-là. Mes ses griffes sont un peu sales à la base, près de la peau. Alors un de mes collègues les lui nettoie.

Varek et Alix écoutent avec attention tandis que Merim s'approche de son partenaire et lui saisit doucement la tête. Le dragon, un peu sonné, semble heureux de retrouver la jeune fille et ferme les yeux tout en frottant sa tête contre les mains de Merim.

- Il est sous calmants, dit Valka, alors il est un peu somnolent. Il ne devrait pas tarder à s'endormir. Souhaites-tu rester avec lui un moment?

- Oui.

- Bien, alors reste. Je reviendrais te chercher quand il sera l'heure pour Stoïck de vous conduire à un des abris.

Merim hoche la tête et se retourne vers son partenaire. Valka sort de la zone de convalescence et s'approche de l'enclos ouvert. En marche, elle jette un coup d'œil curieux à son fils.

- Pourquoi portes-tu ton casque sur la terre ferme?

- Parce que je ne veux pas être harcelé, répond le jeune garçon.

- Harcelé?

- Son partenaire est assez spécial, intervient Stoïck avec un large sourire.

- Oh, c'est vrai, je ne t'ai pas encore félicité, mon chéri. C'est merveilleux que tu l'ai trouvé. Comment s'appelle-t-il? À quelle espèce appartient-il?

Harold grogne tandis que les autres jeunes sourient en entendant Valka lui parler. La soigneuse est encore en train de poser des questions quand elle voit un attroupement près de l'une des barrières de l'enclos. Fronçant les sourcils, elle s'arrête et jette un regard inquiet vers le groupe.

- Restez là, je vais voir ce qui se passe.

- Pas d'inquiétude, dit Rand, ils doivent juste être en train d'admirer le partenaire d'Harold.

- Pourquoi?

- Parce que c'est un f...

- Et si tu allais voir par toi-même? conseille Stoïck en coupant la parole à son fils qui lui jette un regard noir, passé inaperçu à cause de son casque.

Valka prend un air interrogateur puis hausse les épaules et s'approche de la barrière. Dès qu'elle voit ce qui retient l'attention de ses collègues, la soigneuse ne peut contenir son excitation.

- Oh, par tous les dieux! Un furie nocturne! Comme il beau! Cette couleur est magnifique, et cette forme! Il est taillé pour la vitesse. Mais il est aussi puissant, regardez ces muscles, les pattes sont courtes mais fortes! Oh, et ces ailes, si fines et larges, avec des articulations si particulières!

- Soigneuse Haddock, venez voir! s'exclame l'un des soigneurs en désignant la bouche de Krokmou.

- Il n'a pas de dents? Est-ce un défaut? Une malformation? Ou peut-être que c'est commun à tous les furies nocturnes? Oh, ses yeux sont d'un vert très intense! Sa tête est aplatie et ces étranges protubérances sur les côtés, à quoi servent-elles?

- Vous pensez qu'il y en d'autres? demande un autre soigneur.

- J'espère, ce serait dommage qu'il soit le dernier, répond Valka.

- Il y en a toute une île, dit Rand. Quand nous ne serons plus en danger, les Guides feront une annonce concernant Krokmou. Impossible de cacher son existence maintenant.

- Krokmou? répète Valka. Comme le furie nocturne de la légende?

- Précisément, il a choisi ce prénom à cause des histoires sur nos ancêtres.

- Quelle étrange coïncidence que Krokmou soit le partenaire d'Harold.

- Harold? Ton fils? questionne l'un des soigneurs.

- Oui.

- Maman! se plaint Harold.

- Arrête de geindre. Tu crois pouvoir conserver l'anonymat longtemps? Tout le monde va être au courant de la présence d'un furie nocturne en quelques heures, ce n'est pas quelque chose que l'on peut garder secret. Et tu as raconté ton histoire dans une salle pleine de patrouilleurs, ce sont les pires commères qui soient. À cette heure-ci, tous les réfugiés doivent déjà savoir qui tu es.

- Elle a raison, approuve Stoïck.

Harold soupire et enlève son casque à contrecœur. Pendant la discussion, Krokmou s'est levé et approché de la barrière pour être près d'Harold. Le jeune garçon lui adresse un petit sourire et le gratte sur le côté de la tête.

- Mais attend, pourquoi ne m'as-tu pas dit que ton partenaire est un furie nocturne? demande brusquement Valka.

- Te connaissant, tu aurais fait le trajet jusqu'à Berk et tu aurais exigé que je te conduise à la réserve, répond Harold. Mais de toute façon, c'était un secret, je ne pouvais pas t'en parler.

- C'est sûr que tu l'as bien caché, ton dragon, dit Rustik en donnant un petit coup de poing sur le bras de son cousin.

Voyant ce geste, Krokmou se met à grogner tout en montrant les dents.

- Oh, elles sont rétractables, ses dents! s'écrie Valka en se précipitant sur Krokmou et en lui saisissant la langue, oubliant complètement la conversation.


Pour le chapitre de mercredi, soit je l'écris demain et le poste dans la journée de mercredi si je peux avoir accès à un ordi, soit je le posterais jeudi. Je tenais à vous prévenir parce que je n'ai pas encore décidé et je ne veux pas que vous soyez déçus si jamais je ne poste que jeudi.