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Chapitre 36: Fuite

Emy

Bien que j'avais compris pourquoi Yo et mon frère m'avaient mise en sécurité, je ne pouvais pas rester en place. Je m'étais donc échappée. De plus, j'avais senti que je n'étais pas en sécurité là où j'étais. Sans que je ne puisse me l'expliquer, je savais que j'étais plus en danger ici que nulle part ailleurs. Enfin sauf chez mon père bien sûr, cet homme obsédé par les jeunes filles. Cette pensée me fit frémir de dégoût. Je tentai de reprendre une contenance et de chasser les idées noires qui me venaient à l'esprit en pensant à mon père et à tout ce dont il était capable pour assurer sa domination sur les gens. Mais alors que je courais dans les bois à perdre haleine, elles me revinrent comme un boomerang, me rappelant cruellement que j'aurais beau fuir aussi loin que je le pouvais, je ne lui échapperais jamais totalement.

Mon père était furieux contre moi car j'avais osé m'opposer à lui lors du repas que nous avions eu en présence d'Alexis. Il m'avait convoquée dans son bureau pour mettre les choses au clair, et après m'avoir frappée à plusieurs reprises, me laissant sans défense, il m'avait violée. J'avais cru à un cauchemar et avais fermé les yeux aussi fort que je l'avais pu, comme pour oublier ce qu'il se passait. Je n'avais pas crié, pas pleuré, je ne lui avais pas fait ce plaisir, ce qui l'avait rendu encore plus cruel à mon égard. Son regard méprisant me transperçait littéralement durant mon supplice, mais je refusais de le supplier, de le laisser me dépouiller de ma fierté. Il m'avait ordonné de me rhabiller, lui était resté nu, s'exhibant devant moi comme par provocation, me prouvant qu'il pouvait recommencer si jamais il lui en prenait l'envie. Et il m'avait dit en riant

«Parles-en à Jay et tu sais ce qu'il se passera. Il voudra venir te venger, mais je suis plus fort et je serais sûrement obligé de le tuer pour le calmer. Maintenant pars, car je sens l'envie revenir à moins que tu en redemandes puisque tu n'as ni crié, ni pleuré, c'est que tu as dû aimer ça, comme ta bunka de mère. »

Bien sûr, je m'étais empressée de partir en courant, mais son rire raisonnait encore dans ma tête alors qu'une violente nausée me soulevait l'estomac. Non pas à cause de ce qu'il m'avait fait, du moins pas seulement, mais parce qu'il venait de me faire comprendre que ma mère avait subi le même sort, elle qui était la douceur et la gentillesse personnifiée avait été souillée par ce monstre. Il me le paierait. Peu m'importait le temps que cela me prendrait, un jour, je vengerais l'honneur bafoué de ma mère, et le mien par la même occasion. Et c'est moi qui rirait en le regardant mourir de mes mains, je m'en faisais la promesse. De retour dans ma chambre, j'avais jeté les lambeaux de mes vêtements dans la cheminée, et m'étais ruée sous la douche, me lavant une vingtaine de fois au minimum, frottant ma peau jusqu'à la rendre écarlate. A bout de force, et le corps courbaturé et endolori, je m'étais séchée, et ne voulant voir personne, je m'étais couchée.

Allongée dans le noir, j'avais pleuré toutes les larmes de mon corps, m'enroulant dans ma couette, tremblant comme une feuille. Mon frère était revenu assez tard dans la nuit, et j'étais soulagée qu'il n'ait pas été là, même si d'un autre côté, mon père n'aurait rien tenté en sa présence. Comme il en avait pris l'habitude à la mort de notre mère, il était passé me voir dans ma chambre pour me souhaiter une bonne nuit. Bien entendu, je ne dormais pas malgré l'épuisement, car chaque fois que je fermais les yeux, je voyais le visage de mon père au-dessus du mien, et je pouvais presque sentir son corps profané le mien, encore et encore.Alors non, je ne dormais pas, et je songeais que plus jamais je ne dormirais d'un sommeil serein.A sa façon de cogner à la porte, j'avais tout de suite su que c'était lui, et avais repris une constance afin qu'il ne se doute de rien. Il avait passé sa tête dans l'entrebâillement :

- Hey sœurette tu dors ?

Il semblait enjoué, et cela allégea quelque peu ma peine.J'étais heureuse qu'en dépit de la présence néfaste de notre père, il ait trouvé le moyen d'obtenir sa part de bonheur. Je savais qu'il avait ramené Alexis chez elle, et je sentais qu'il avait dû se passer quelque chose de bien entre eux. J'avais tenté de prendre un ton serein et désinvolte.

- Ben patate avec le bordel que tu fais, comment tu veux que je dorme ?

Il avait ri, puis était venu s'asseoir sur le lit près de moi. J'avais vu grâce à la lumière du couloir qu'il avait esquissé un geste vers la lampe de chevet, je l'en avais empêché.

- N'allume pas sinon je ne pourrais plus me rendormir !

Je ne voulais pas qu'il voit que j'avais pleuré. Les marques de coups, je les cacherais avec du maquillage demain, mais ce soir, il les verrait, ainsi que mes yeux rougis et gonflés à cause des larmes. Mon frère était intelligent, un peu trop pour son propre bien, et il se douterait de quelque chose car je n'avais jamais versé une seule larme lorsque notre père m'avait battue.

- Bon si tu me racontais ce qui te rend si joyeux !

Un sourire magnifique avait illuminé son visage. Jamais je ne l'avais vu dans cet état d'euphorie. Il était réellement amoureux d'Alexis, cela me rendait heureuse mais en même temps j'étais inquiète, car je savais que mon père se ferait un plaisir de détruire ce bonheur tout neuf comme il détruisait tout ce qu'il touchait.

- Je l'ai embrassée par deux fois aujourd'hui c'était fantastique, et je lui ai dit que je l'aimais !

J'avais grimacé, mais bien sûr il ne l'avait pas vu dans l'obscurité.

- Tu ne te précipites pas un peu trop rapidement ? Je te rappelle qu'elle a un petit ami !

- Oui je sais, mais elle est troublée car je sens qu'elle partage mes sentiments. Elle ne sait pas trop où elle en est, je lui ai laissé du temps pour prendre une décision !

- C'est toi qui pense qu'elle a besoin de faire un choix. Elle n'a peut-être que de l'affection pour toi !

Le silence de mon frère avait été éloquent, il n'avait pas vraiment envisagé cette éventualité. Il s'était levé :

- Je vais te laisser sœurette, il se fait tard.

Je l'avais retenu :

- S'il te plait Jay, restes avec moi ! Je ne veux pas être seule !

Il m'avait souri.

- À ton âge tu as toujours peur des monstres sous ton lit ?

J'avais tenté de sourire, mais cela m'était impossible en ce moment. Sans dire un mot, comprenant que l'heure n'était pas à plaisanterie sans pour autant deviner ce qui me rendait si triste, mon frère s'était installé à mes côtés, me serrant dans ses bras comme lorsque nous étions enfants, et je m'étais enfin endormie, me sentant en sécurité.

Un bruit de craquement me sortit de mes songes, et j'entendis des pas sur les feuilles. Je m'arrêtai et aussitôt, les pas s'arrêtèrent, mais je percevais une respiration haletante, un peu trop bruyante pour être naturelle, comme si cette personne voulait que je sache qu'elle était là, cherchant à me faire peur. Sans plus attendre, peu désireuse de découvrir qui mon père avait envoyé pour me tuer, je me remis à courir, et les pas reprirent. J'accélérai, et mon poursuivant en fit autant. Je l'entendais se rapprocher, et je commençai à paniquer. Je courais de plus en plus vite, et trébuchai sur une racine, m'effondrant sur le sol. Je voulus me relever, mais une atroce douleur m'étreignit la cheville. Je gémis de douleur, mais serrant les dents, je reprenais ma course d'une démarche claudicante. J'aperçus la route au loin, et entendais la respiration derrière moi ainsi que les pas. Je me retournai et ne vis qu'une ombre derrière les épais branchages.

Elle se rapprochait de plus en plus, et dans un dernier sursaut, j'accélérai de nouveau, ignorant la douleur. J'arrivai aux abords des bois et gagnai la route. Une voiture arrivait à vive allure, et consciente qui'l s'agissait de mon unique chance de survie, je me précipitai sur la route, sans me préoccuper de ma sécurité. L'auto s'arrêta dans un crissement de pneus.

- Non mais t'es malade, tu veux mourir ou quoi ?

- Je vous en prie, emmenez-moi avec vous, je dois aller à New York.

Devant mon visage paniqué, le jeune homme qui se trouvait au volant ouvrit la portière passager…

- Ok, viens je te dépose à l'hôpital !

- Non s'il vous plait au 595 Broome Street à Soho.

- Mouais ! Pas trop mon coin ma poupée mais t'as pas l'air bien alors okay pour moi !

Il redémarra en trombe. Dans le rétroviseur, je vis l'ombre sur la route s'éloigner. Mon père avait envoyé un tueur à mes trousses, et si je lui avais échappé cette fois-ci, nul doute qu'il reviendrait à la charge.

Freeman

Je n'avais pas vraiment eu de mal à retrouver la trace de cette idiote, Yo n'était qu'un imbécile, et le tuer avait été si simple, que je me demandai comment il avait pu rester en vie si longtemps. Malgré une de nos premières règles, il ne s'était pas méfié, et cette erreur lui avait été fatale. J'arrivai à la petite habitation où mon alter ego avait emmené Emy, mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque je constatai que cette petite sotte s'était enfuie. Je me dirigeai vers les bois et m'y engouffrai. Fermant les yeux, j'utilisai tous mes sens aiguisés par mes années d'entraînement de Freeman, et je finis par l'entendre courir au loin. Un sourire se dessina sur mes lèvres en songeant à la chasse qu'elle m'offrait. Elle était à moi, et j'allais prendre grand plaisir à la terrorisée avant de l'achever. Fr2missant de plaisir anticipé, je commençai la traque de ma proie. Plus j'approchais, plus je sentais sa peur, c'était si jouissif.

Ce plaisir indescriptible qui m'envahissait était comparable à celui que me procurait le sexe. J'aimais tellement ça, chaque traque étant orgasmique pour moi. J'accentuai ma respiration pour faire monter la terreur de mon gibier. Ce dernier s'arrêta un instant. J'en fis de même, puis ma chasse se mit à courir de nouveau, accélérant tant le pas qu'elle s'effondra sur le sol. Je retins un rire lorsque je la vis se relever et se remettre à courir en boitant. C'était vraiment trop facile, presque décevant. Alors que je gagnais du terrain, je vis une route au loin. J'accélérai afin de la rattraper, mais celle-ci atteignit son but avant que je ne puisse l'attraper. J'arrivai aux abords de la route lorsque je vis ma proie monter dans une voiture. Cette dernière partit sans attendre, et j'enrageai. Le maître ne serait certainement pas content, et j'allais sûrement subir ses foudres, mais je serais digne et accepterais la sentence sans broncher.

Jay

- Yo !

Je me précipitai vers lui pour l'aider à marcher. Il perdait beaucoup de sang, et était trempé
de la tête aux pieds. Nous nous écroulâmes au sol, et je l'allongeai pour examiner sa blessure. Une plaie béante lui traversait le corps, sans aucun doute fait avec un sabre.

- Un Freeman… ? murmurai-je.

Il hocha la tête.

- … Fais attention… Jay ahhhhhhh... Il euh ce…

Je l'empêchai de parler, prenant mon portable.

- Ne parle pas, je vais appeler les secours tu verras, tu vas aller mieux.

Ses mains ensanglantées saisirent les miennes, interrompant mon geste.

- Noon… humm Jay, il… saurait où... où tu es... je suis… perdu... humm, n'oublie pas... qui… qui… m'a fait, fait ça. Le, le… geste était précis, il voulait tuer !

D'un coup, je pensais à Emy, elle était sensée être sous sa protection. Une angoisse m'étreignit.

- Où est Emy ?

- Je… je…, elle… elle… est à la maison de la colline. Humm… Jay mais… je pense
sérieusement qu'elle est partie… Je l'ai laissée en révolte… Elle n'a pas vraiment compris… Jay…

Il attrapa ma chemise.

- Va la chercher… elle est en danger… le Freeman sait où elle est… s'il, s'il la trouve… il la… il l'emmènera à ton père qui… qui… qui lui fera du mal. Jay…sauve ta sœur…

Il poussa un long râle de douleur, et je sentais que la fin était proche.

- Dis-moi qui est ce nouveau Freeman !

Il tenta de parler, mais je sentais que les mots devenaient de plus en plus difficiles à prononcer. Je me penchai sur lui afin d'entendre son dernier murmure. Lorsqu'il me révéla le nom du Freeman, j'eus l'impression d'avoir mal entendu. Mes yeux s'écarquillèrent d'étonnement. Comment une telle chose était-elle possible ?

- Veille… sur ta sœur… elle a besoin de toi et quoiqu'il se passe… ne la juge…pas… Pense à la vengeance Jay, venge ta mère… venge ton père… venge ta sœur…ve… venge moi…

Et sur ces mots, la dernière étincelle de vie disparut du corps de mon oncle. J'hurlai à la mort en larmes :

- Non Yo ! Ne me laisses pas, j'y arriverai pas sans toi, je t'en prie ! Non, noooooooooooooon ! Ne me laisses pas tout seul !

Les larmes coulaient encore une fois à cause de mon père. J'enrageais. Ma respiration se faisait haletante de rage, mes yeux se voilaient de larmes. Il venait encore de m'ôter une personne que j'aimais, je lui ferais payer au centuple, quitte à le tuer de mes propres mains. Oui je lui promettais quoiqu'il arrive un avenir douloureux…

AlexisIl était 18h lorsque je rentrai du lycée. Cette journée avait été aussi épuisante moralement que physiquement.

- Alex ?

Je me retournai et me trouvai en face de mon amie française.

- Oh duchesse !

Cette dernière sourit.

- Comment vas-tu mon Amerloque, je ne te vois même pas depuis que je suis ici, tu m'évites ou quoi ?

- Non ma duchesse, mais…

- Mais ton esprit et ton cœur sont bien trop occupés pour faire attention à ta frenchie !

Je ne répondis pas, mais bien entendu, mon amie comprit immédiatement qu'elle disait vrai. Elle me prit dans ses bras.

- Je crois que tu as besoin de parler, non ?

J'acquiesçai, oui parler me ferait du bien et je savais qu'Amandine ne me jugerait pas. Elle avait toujours été d'une oreille attentive et de bon conseil. Nous allâmes dans un coffee shop afin d'être plus tranquilles pour discuter. Je commandai un mokaccino tandis qu'elle prenait un cappuccino aux noisettes. Je bus une gorgée, mon amie ne disait rien, attendant patiemment que je parle. Ce qu'elle m'avait manqué ! Je ne m'en étais pas aperçu avant de la revoir. Elle avait été ma meilleure amie durant plus d'une année, et je me rendais compte que c'était toujours le cas. Elle buvait son cappuccino en silence, sans me regarder, semblant savourer chaque goutte de son breuvage. Je me raclai la gorge pour attirer son attention, enfin du moins pour lui signifier que j'étais prête à parler, car je savais bien qu'elle était déjà à l'écoute. Je pris une grande aspiration et commençai :

- Je suis mauvaise…

Elle me regarda, interloquée, mais ne dit rien, attendant la suite.

- Mon petit ami Ashley … je lui ai brisé le cœur. Il n'a rien laissé paraître, mais j'ai compris lorsque j'ai rompu que cela lui a fait énormément de mal. Mais par respect, il a tout dissimulé.

Je retenais déjà mes larmes. Ma frenchie posa une main sur la mienne en guise de soutient.

- J'aime un autre garçon de tout mon cœur mais… ravalant ma salive je tentais de poursuivre… mais il m'a quittée… avant même de savoir …qui j'avais choisi, avant même que j'ai eu le temps de lui dire à quel point je l'aimais…Son père est un homme abject et pervers, et par sa faute je …j'ai perdu Jay !

Je serrai les dents afin de ne pas pleurer, mais c'était si dur. Ma duchesse me caressait le dos de la main avec son pouce pour me signifier une nouvelle fois son soutien. Elle attendit encore un moment, puis constatant que je n'avais plus rien à dire, prit la parole :

- Alex ! Tu es à des milliards d'années lumière d'être mauvaise. Seulement… Le coup de foudre ne peut se contrôler, et malgré tout l'amour que tu pouvais porter à ton Ashley, cela n'est rien comparer au coup de foudre. C'est si fort, ça englobe tout ton être. Tu ne peux pas lutter contre un sentiment tel que celui-ci, c'est assimilé à la passion …

Je regardai mon amie, et réalisait qu'elle semblait savoir de quoi elle parlait. Après tout, cela faisait tant de temps que nous ne nous étions pas revues. Des tas de choses avaient du se produire dans sa vie depuis.

- Mais s'il m'aimait vraiment, il n'aurait pas pu me quitter, même pour me protéger !

- Justement c'est qu'il t'aime, car malgré l'amour qu'il a pour toi, il s'est éloigné…

- Mais pourquoi ne prend-il pas de nouvelle, ou du moins pourquoi ne m'en donne-t-il pas ? Je suis si inquiète pour lui !

Mon amie ne répondit pas, semblant réfléchir.

- Alex ! Ma chérie… Je crois que tu te trompes !

Je la regardai, interloquée. Elle semblait hésiter à poursuivre.

- Ton ami Jay est venu te voir aujourd'hui !

Je relevai violemment la tête.

- Il …il vous observait au loin et …

Son visage prit une étrange expression.

- Oh mon dieu ! Je comprends mieux maintenant ! Il a dû se méprendre lorsqu'il t'a vu avec Ashley ! J'ai essayé de le rattraper pour lui demander pourquoi il se cachait ainsi, mais il avait déjà disparu. Puis lorsque je suis revenue, tu n'étais plus là !

Mon cœur éclata littéralement dans ma poitrine. Il était revenu pour me voir, peut-être pour nous donner une chance de nous battre contre son père ensemble, et alors que je rompais avec Ashley, il s'était mépris et était partit sans dire un mot. Pourquoi le destin s'acharnait-il sur nous ? Je pensais avoir épuisé mon stock de larmes, mais ce n'était que douce utopie car, sans pourvoir me retenir, j'éclatai en sanglots. Mon amie se précipita à mes côtés pour me prendre dans ses bras. Je sentais le regard des gens se poser sur nous, mais je n'en avais que faire. J'étais anéantie, et je déversai sur Amandine toutes les larmes de ressentiment et de dépit que j'avais en moi. Et cette dernière me berçait comme une mère le ferait avec son enfant, prononçant des mots rassurants que je ne pouvais plus croire …