Titre : Les liens du sang
Par : Bunny
Genre : Problèmes, délires et sérieux. On pourra y voir les problèmes métaphysiques d'un Sphinx et la rouerie des vilains Serpentards.
Résumé : Riri et son Pôpa – sang torture et autres scènes glauques (lire Jekyll et Hyde, faut croire que ça me réussit pas trop… Hinhin)
Disclamer : Rien à moi T.T, les persos, la chanson et sa traduction : rien de rien.(la chanson est de Ramstein si ma petite mémoire ne me joue pas de tours…)

Merci à ostrum, Ewilan Potter, tchaye, Rebecca-Black, Nymphodara Tonks, Onarluca, I-Am-Lady-Voldemort, 666Naku, Valiane d'Avalon, Lisia, Dia, MariL, Vathany, ostrum, Lupiot, Archangel Gaïa,Kelidril et Sahada, Kibkoto et Lupiot (je ne vois qu'une chose à vous répondre : « merci ». Vos mots me touchent toujours. Snif)


Lauft ! ---- Courez !
Weil der Meister uns gesandt ---- Parce que le maître nous a expédié
Verkünden wir den Untergang ----Nous annonçons la fin du monde
Der Reiter der Boshaftigkeit ---- Le Cavalier du Malin
Füttert sein Geschwür aus Neid ---- Nourrit son ulcère de jalousie
Die Wahrheit ist wie ein Gewitter ---- La vérité est comme un orage
Es kommt zu dir du kannst es hören ---- Elle vient vers toi, tu peux l'entendre
Es kund zu tun ist ach so bitter ---- Elle proclame ce qui est si amer
Es kommt zu dir um zu zerstören ---- Elle vient vers toi pour te détruire
Weil die Nacht im Sterben lag ---- Parce que la nuit gît dans la mort
Verkünden wir den jüngsten Tag ---- Nous annonçons le jour nouveau
Es wird kein Erbarmen geben ---- Il n'y aura pas de pitié
Lauft, lauft um euer Leben ---- Courez, courez pour votre vie
Die Wahrheit ist ein Chor aus Wind ---- La vérité est un choeur de vent
Kein Engel kommt um euch zu rächen ---- Aucun ange ne vient pour vous venger
Diese Tage eure letzten sind ---- Ces jours sont vos derniers
Wie Stäbchen wird es euch zerbrechen ---- Elle vous brisera comme une baguette
Es kommt zu euch als das Verderben ---- Elle vient à vous comme votre perte
Die Wahrheit ist ein Chor aus Wind ---- La vérité est un choeur de vent
Kein Engel kommt um euch zu rächen ---- Aucun ange ne vient pour vous venger
Diese Tage eure letzten sind ---- Ces jours sont vos derniers
Wie Stäbchen wird es euch zerbrechen ---- Elle vous brisera comme une baguette


Chapitre 16 – Lord Voldemort


-

Le mois de mai arriva, chassant vaguement les nuages grisâtres qui pesaient dans le ciel depuis l'hiver. Le ciel n'en était pas bleu pour autant et la plupart des amoureux rêvaient au ciel romantique de l'Italie, planifiant déjà les vacances du mois de juillet.

Harry était allongé dans l'herbe. Draco à côté de lui commentait la tenue et le maintien de toutes les personnes qui passaient à proximité ne se souciant pas de parler moins fort pour qu'ils ne l'entendent pas. Ils avaient retiré leurs pesants uniformes pour mieux sentir les vingt degrés que le timide soleil parvenait à peine à leur offrir. Mais c'était quand même vingt degrés. C'était la première année qu'un été s'annonçait aussi beau en Angleterre depuis des lustres. Draco se souvenait très bien de la pluie de mai de l'année précédente.

- Au fait que te voulais Krum l'autre jour ?

Harry chercha dans sa mémoire de quoi pouvait bien parler son ami. Puis il se souvint de la mort présumée de Croupton et de la conversation avortée qu'il avait eu avec le champion bulgare.

- Oh. Mettre le grappin sur Hermione.

Draco eut une grimace dégoûtée.

- Je croyais qu'il avait meilleur goût que ça…

Harry haussa les épaules. C'était le problème de Krum et il ne tenait pas vraiment à s'en mêler. Il se mordit les lèvres, ferma les yeux et s'appuya contre un arbre.

- Il a réussi ? s'enquit Draco.

- Oui. Je crois. Au grand dépit de Ron. Il est plus jaloux qu'une teigne ce rouquin, j'en peux plus.

Comme pour confirmer les dires de Harry, Krum et Hermione passèrent non loin d'eux, main dans la main, se murmurant des choses à voix basse. Draco cilla.

- Je suis à jamais traumatisé, dit-il gravement.

- Oh, ta gueule, Dray.

Le Serpentard marmonna quelque chose dans sa barbe – où allait-on vraiment dans cette maudite école, hein franchement ? Les Sangs de Bourbe se permettaient vraiment tout, maintenant… En même temps quand on voyait qui était le directeur de cette Ecole, on ne pouvait que s'attendre à des choses pareilles et-

- HARRY !

Un cri bestial des plus inquiétants le tira de ses pensées métaphysiques. Le blond fit un bond d'environ quinze mètres et se rétablit à peu près correctement, ramassant difficilement sa mâchoire en voyant deux rouquins identiques se pointer sans préavis. Ils souriaient franchement. Curieusement, leur sourire n'avait rien de Gryffondor. Il était même plutôt inquiétant à vrai dire sur le visage de deux parfaits Gryffondor comme étaient censés l'être un Weasley. Mais même s'il les avait vus de très loin, Draco devait reconnaître que ces deux-là n'étaient pas exactement l'archétype même du Weasley. Selon Harry, ils étaient même fréquentables. C'était aller un peu loin pour Draco mais il pouvait au moins être un peu plus aimable que d'habitude en présence de ces deux là.

Ceux-ci ne paraissaient pas vraiment intéressés par Draco. Ils regardaient Harry en parlant d'une crème canari qui « ça y est, fonctionne parfaitement bien » même si la couleur des plumes étaient encore problématique. Il n'y avait que jaune, ils auraient bien voulu vert ou bleu. Ils avaient pensé demander conseil à Snape mais ils avaient honnêtement peur de se faire transformer en Veracrasse ou autre immonde créature s'ils osaient prononcer « farces et attrapes » en la présence du maître des potions. Courageux mais pas téméraires. Premiers signes d'intelligence chez ces primates, constata avec un intérêt scientifique un Draco encore étonné.

- Alors t'en pense quoi ? T'es plutôt doué en Potions…

- J'ai… ''quelques'' heures de vol de moins que vous quand même, se chargea de leur rappeler Harry.

- Ouais mais t'as fait la peau à un dragon. Ca aide.

- Et si vous remplaciez la plume de colibri par… je sais pas moi… une plume d'une autre couleur ?

- On y avait pensé, mais le colibri se marie très bien avec le tentacule de Morlituri. Ce qui n'est pas le cas pour beaucoup de volatiles. Excepté une bestiole très intéressante, bleue et intelligente… Et par une étrange coïncidence, tu en as un spécimen en ta possession.

- Rhiannon ?

- Ouiiiii !

Harry regarda les jumeaux. Ils sourirent. Le brun les observa pendant une très longue minute à peu près. Il finit par sourire à son tour. Les deux jumeaux se jetèrent un coup d'œil entendu.

- Même pas en rêve, laissa-t-il tomber sur un ton nonchalant.

oO°Oo

- Harry ! La dernière sortie au Pré-au-lard est ce week-end. Tu viens avec moi ?

Le garçon se désintéressa un instant de Draco pour se tourner vers Diana qui souriait, un peu tremblante. Elle était légèrement maquillée ce jour là. Et semblait un peu nerveuse.

- Pourquoi pas, oui.

Un sourire éblouissant éclaira le visage de la jeune fille qui lui fit une rapide bise avant de s'éloigner plus rapide que la foudre. Harry arqua un sourcil, un peu halluciné, ne comprenant pas ce qu'il avait bien pu faire pour déclencher telle réaction. Devant la perplexité du Gryffondor, Draco n'y résista pas et éclata de rire.

- Quoi ?

- T'es pas doué c'est tout.

- Hé ?

- Cherche pas, Potter, franchement, ne cherche pas, se moqua Draco.

Harry laissa couler. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi le blond se moquait de lui ainsi. Dans ces conditions, autant la fermer et attendre de pouvoir lui rendre la pareille.

oO°Oo

- Je n'avais jamais remarqué ce truc, dit Hermione en pointant du doigt le talisman qu'il avait autour du cou.

Harry eut un clair mouvement de recul qui n'échappa pas à son amie. Mais c'était bien le dernier souci d'Harry que de se préoccuper des sentiments blessés de la jeune fille.

- Ca appartenait à mon père, marmonna-t-il.

L'adolescente ne commenta pas et retourna à ses pancakes à l'abricot sans dire un mot de plus au sujet du médaillon. Oubliant le déjeuner, Harry, attrapa machinalement le bijou à travers le vêtement.

-

- Fais-y attention.

Les mains froides de Voldemort restèrent quelques secondes sur les siennes, comme si elles hésitaient à finir le geste, à lui laisser vraiment l'objet.

- Vous me reconnaîtrez ?

Ce n'était pas la première fois qu'il posait cette question. Le gamin s'inquiétait beaucoup de la réponse. Le visage du Mage noir était impassible. Il évaluait l'enfant. De sa réaction face à ce qu'il dirait. Jusqu'à présent, le mage noir avait surtout survolé la question. Mais il ne pouvait pas le faire éternellement.

Le silence s'installa quelques secondes.

- Je ne peux pas te le promettre.

Harry grimaça, plongeant ses yeux verts dans les orbes écarlates qui le fixaient. N'importe qui d'autre aurait baissé le regard. Lui se sentait bizarrement à l'abri sous ce regard de braise.

- Il y a un serpent dessus, remarqua Harry en passant ses doigts sur le bijou en argent.

- Intéressante déduction, se moqua Voldemort.

- A-t-il appartenu à Salazar Serpentard ?

- En effet, acquiesça Voldemort. Mais ce bijou est bien plus qu'un héritage familial.

De longs doigts blancs caressèrent le métal froid dans la main de Harry.

- Qu'est-ce que c'est alors ?

Même s'il était impressionné de toucher quelque chose que Salazar Serpentard aurait porté, la remarque du mage noir l'intrigua.

- C'est une partie de moi que je te confie, siffla le Mage d'une voix étrangement basse, comme si prononcer chaque mot lui coûtait.

- Une…

- Tu comprendras…

Il se détourna ne voulant ne toute évidence pas poursuivre cette discussion dont les mots resteraient gravés dans l'esprit de Harry. Ce médaillon avait un pouvoir que Lord Voldemort lui confiait. Il ne savait pas à quoi il servait. Il ne savait qu'une chose, c'était qu'il ne voulait pas décevoir cette confiance.

- C'est un talisman… pour te protéger.

- De qui ?

- De moi.

L'enfant écarquilla les yeux. Il ne voulait pas croire qu'il en aurait besoin.

oO°Oo

Le mois de mai s'acheva finalement. La Troisième Tâche ne prendrait plus très longtemps à arriver. Hagrid arrosait consciencieusement la pelouse depuis une semaine tout en nourrissant amoureusement d'horribles bestioles. Les champions commençaient à être inquiets. Mais qu'avaient bien pu inventer les sadiques concepteurs de Tâches, par Merlin ? Car logiquement parlant, la troisième devrait être la pire. Pire qu'un dragon ou une armée de bestioles aquatiques, Harry ne voyait définitivement pas. Et à vrai dire, il aurait préféré ne pas le savoir.

- Bien, il est temps pour nous de vous révéler la nature exacte de la Tâche, dit Dumbledore, d'une voix presque joyeuse, environ dix jours après la fin du mois de mai.

Un silence de mort lui répondit. Le vieil homme ne sembla pas trop s'en formaliser.

De toute façon, cela faisait maintenant deux ou trois jours que, de la pelouse, avaient émergé des haies qui faisaient maintenant la taille d'un homme. Les Champions n'étaient pas spécialement idiots et savaient additionner deux et deux.

- Votre troisième Tâche sera d'entrer dans ce labyrinthe. Et d'en atteindre le centre.

- Et c'est tout ? demanda Krum sur un ton méfiant.

- J'ai bien peur que vous n'ayez à affronter diverses créatures et maléfices en chemin…

-…

-…

-…

-…

- Ceci terminé, allons dîner ! Je crois que c'est rôti et pommes de terre ce soir…

Harry grinça les dents. Franchement, il haïssait ce type. Pire que viscéral. C'était épidermique. Rien que sa vue, le son de sa voix, lui envoyait des frissons de haine. Et cette déclaration n'était pas pour arranger sa haine grandissante.

La nuit venue, après s'être passé de dîner pour une raison étrange, Harry rêva qu'il étranglait et empoisonnait des vieillards barbus aux yeux bleus.

oO°Oo

- Qu'est-ce que tu vas apprendre comme sorts ? interrogea Draco.

- Essentiellement des sorts de repérage. Je compte prendre ma ''baguette'' avec moi.

- … Tu crois que tu pourras… ? Tu seras toujours dans Poudlard.

- Crois-moi, il y aura tellement d'énergie magique dans cet endroit que détecter un peu de magie noire se révélera impossible.

Sceptique, Draco grogna.

- Mais si, insista Harry. De toute façon, je n'ai pas trop le choix. Je préfère l'emmener au cas où. Je ne pense pas connaître assez de magie blanche pour m'en sortir convenablement.

oO°Oo

- Barty.

- Maître ?

- Comment avancent les choses à Poudlard ?

- B-bien Maître. Le labyrinthe est prêt. Dumbledore y sème des créatures et des sorts…

Lord Voldemort émit un sifflement de satisfaction.

- Parfait… Les élements sssssss'emboîtent… comme prévu.

- Oui, Maître.

- Dois-je… Devrai-je faciliter le chemin de Potter ?

Un sourire tordit la bouche de la créature. Barty retint un mouvement de recul. Il n'aurait pas apprécié.

- Non. Ce sssssera… inutile.

- M-Maître… ?

Un rictus s'installa sur les lèvres de Voldemort. Le faux Maugrey ne put trancher l'expression de quel sentiment il trahissait. Pas du mépris. Pas de la colère. C'était autre chose. Une expression si rare sur le visage détruit du mage noir qu'il ne pouvait l'interpréter.

- Je pense que Potter s'en ssssortira sssseul.

- M-Maître… ?

- Après tout… la dernière fois que je l'ai vu… il était tout à fait capable de jeter un Dolorissss.

Mais ce n'était pas le seul point qu'il devait éclaircir avec Potter. Il n'avait pas encore décidé s'il allait le tuer immédiatement ou non. S'il attendait, il aurait de quoi alimenter la conversation.

- Que fais-je ?

- Rien que je ne t'aie pas ordonné. Tu surveilles Dumbledore. Tu gardes un œil sur Potter. Et tu te fais discret. Si prêt du but, crois-moi, je ne supporterai pas un échec. Queudver apportera l'Ennemi.

- Oui, Maître.

oO°Oo

Il y était maintenant, dans ce foutu labyrinthe. Et Merlin sait qu'il aurait largement préféré s'en passer. Les haies faisaient maintenant plus de quatre mètres de hauteur et un brouillard opaque, d'une blancheur maladive entourait le sommet comme pour leur faire oublier qu'il y avait un ''dehors''. Harry commençait à comprendre ce qu'avait dû ressentir Thésée perdu à la recherche du Minotaure. Il avait rencontré une vague de problèmes bénins auxquels il avait parfaitement répondu. Parfois par un sort, d'autres fois en prenant la fuite. Peu glorieux, mais efficace. De toute façon qui avait déjà vu un arbre courir. Il grimaça au souvenir de ce buisson enroulant ses branches autour de lui et le tirant à lui. Si Harry ne connaissait pas le nom du végétal, il ne s'était pas attardé à l'étudier. Un petit sort de feu avait fait crier la plante et Harry avait pu prendre ses jambes à son cou, se demandant sur quelles autres choses étranges il allait encore tomber. Il n'aimait définitivement pas cette épreuve.

Harry continua donc, deux fois plus prudent qu'avant d'entrer. Il croisa une Acromantule qui se jeta illico presto sur lui – sûrement une parente de cette horreur d'Aragog. Un sort bizarre dont il n'avait jamais entendu parler et qui lui donnait l'impression de marcher sur le ciel. Chose qu'il trouva bien qu'étrange, très amusante. Et puis, un Sphinx aussi qui lui posa une question tordue au sujet d'hirondelles qui portaient des noix de coco (Un truc comme ''A quelle vitesse vole une hirondelle non chargée de noix de coco?''). L'indice qu'il demanda embêta bien le Sphinx qui préféra finalement le laisser passer. (''Ca dépend… Quel genre d'hirondelles ?''). Vexé, le Sphinx décida de poser des questions nettement plus compliquées qui ne laissaient la place à aucune ambiguïté. (''Quelle est la capitale de l'Assyrie ?'') (1)

- POTTER !

Il se retourna soudainement, pour voir Diggory jeter un sort sur un monstre qu'il n'avait pas entendu venir. Il regarda un peu hébété la chose stupéfixée (certainement une autre horreur de Hagrid) puis son regard retourna sur le Pouffsouffle.

- Diggory ?

Le blond se redressa, l'air peu amène et un peu furieux et vint à sa hauteur.

- Bon sang Potter, tu ne surveilles jamais tes arrières ?

Harry ne répondit pas. Il le fixait, essayant de comprendre ce qui avait poussé le champion de Poudlard à agir ainsi.

- T'es rien qu'un gamin, marmonna-t-il. Comment ils ont pu te laisser faire ce Tournoi ?

Il lui était beaucoup moins sympathique tout d'un coup. Il haïssait ce regard sur son jeune âge. Comme si la jeunesse était une tare, qu'il fallait attendre qu'elle passe pour qu'il puisse enfin agir correctement. Il voyait clairement le visage de Rogue devant lui marmonnant des répliques mortelles où ''jeune arrogant'' avait une place de choix. ''Jeune''. Parce qu'il n'avait que quatorze ans. Parce qu'il était un enfant. Par le diable, son oncle ne s'était jamais posé la question, et dans ses cauchemars, il n'était jamais assez jeune pour ne pas souffrir. La souffrance, pas plus que la mort n'épargne aucun âge. Il aurait pu comprendre la remarque de Diggory. Dans un autre contexte. S'il n'avait pas disposé de connaissances scolaires par exemple. Non, là, le problème était son ''absence de réflexe''. Il avait bien envie de lui envoyer un Avada ou un Crucio, histoire de lui montrer que le gamin avait bien des réflexes, mais pas ceux auxquels ce maudit Pouffsoufle s'attendait.

- Je suis sûr qu'ils se posent la même question de toi, siffla Harry.

La tentation de lui jeter un sort était forte. Très forte. Mais le blond échappa à ce destin en se remettant à marcher. Au croisement suivant, Harry prit à gauche. Et Diggory le suivit.

- On devrait se séparer, plutôt…, marmonna Harry.

Cédric ne répondit pas.

- La baguette nous a indiqués que le centre était par là, se justifia-t-il finalement.

Harry marmonna quelque chose. Finalement il renonça et accéléra le pas.

oO°Oo

- Finalement, on dirait bien que la victoire est pour Poudlard, dit Cédric avec un sourire.

Harry haussa les épaules. Le trophée était là devant leurs yeux. Ca avait un peu l'air irréel. Il fit quelques pas et sentit Diggory l'arrêter.

- Prenons-le ensemble, proposa Diggory. A trois.

Harry roula des yeux, trouvant l'idée totalement ridicule. Prendre le Trophée « ensemble ». Comme si une victoire se partageait, franchement. Et de plus, il trouvait cette noblesse Poufsouffle totalement ridicule. « Prenons-le ensemble ». Non, mais et puis quoi encore ? Si Diggory ne voulait pas être Champion, Harry accepterait la charge seul. Pas un problème pour lui. Mais si deux Champions sortaient de ce foutu labyrinthe, Harry pouvait déjà voir les problèmes de règlements et de journalistes que cela poserait.

- Un… deux… tr…

Avant qu'il n'ait terminé son mot, Harry disparaissait, emporté par le portoloin qu'était devenu le Trophée du Tournoi.

oO°Oo

Le tourbillon s'arrêta au bout d'une éternité. Il le déposa rudement sur un sol terreux qui ne ressemblait plus vraiment à celui du labyrinthe de Poudlard. Il avait un problème. Où était-il ? Personne n'avait jamais rien dit sur une autre épreuve, incluant un paysage aussi sinistre que… familier ? Il n'eut pas le temps de s'interroger plus. Une voix déchira le silence.

- Queudver.

- Oui… Maître ?

Une voix qu'il connaissait. Qui le hantait. Et qu'il rêvait d'entendre à nouveau. La voix de Lord Voldemort.

- Amène-le moi.

Harry cilla et décida que ce sale rat n'aurait pas à se donner cette peine. Ses jambes s'actionnèrent mécaniquement et il avança vers l'origine du son grinçant qu'il aurait dû trouver effrayant si la moitié de son cerveau était opérationnelle.

- Ou… oui, m… maître.

- Ce ne sera pas nécessaire, murmura Harry, si bas qu'il était presque impossible que les deux autres sorciers l'aient entendu. Mais c'était sans compter l'ouïe du Mage noir.

- Potter, siffla le Mage.

Il fit un geste méprisant à Queudver qui s'éloigna, buste baissé pour faire Salazar savait quoi. Ce fut quand il vit où était assis Voldemort que Harry réalisa où il se trouvait, et surtout pourquoi cet endroit lui semblait si familier.

- … Little Hangleton…

Un rire emplit tout l'air saturé d'énergie maléfique. Harry tourna la tête et l'aperçut alors. Mais contrairement à toutes les prévisions qu'on aurait pu faire en le connaissant bien, ce fut bien de l'horreur qu'on vit dans ses yeux. Quelques centièmes de secondes, mais assez flagrante pour que la chose qu'était devenue Lord Voldemort s'en aperçoive.

- Repoussant, n'est-ce pas ? siffla-t-il.

Harry ne répondit pas. La créature en face de lui était bien pire que tout ce à quoi il avait bien pu s'attendre. Sa peau était fripée, blanche comme la craie. Il n'avait ni lèvres ni nez et seuls ses yeux rouges brillants semblaient vivants. Il ressemblait à quelque immonde gnome, assis misérablement dans un fauteuil trop grand pour lui – d'ailleurs le fauteuil faisait bien étrange dans un endroit aussi sordide qu'un cimetière englouti par la magie noire.

- Dis-moi Potter, d'où connais-tu cet endroit ?

Le sifflement de la voix courut sur sa peau. Comme si une bestiole étrange remontait lentement le long de sa colonne vertébrale. Pourquoi se sentait-il aussi mal alors qu'il l'avait enfin sous les yeux ?

Un sourire cruel aux lèvres, Lord Voldemort continua.

- Peu importe. Queudver… il est temps de commencer je crois…

- Oui, Maître, gémit l'immonde être humain en s'aplatissant presque au sol dans un geste de servilité des plus écoeurants. Il disparut quelques minutes, minutes pendant lesquelles Voldemort et Harry ne se quittèrent pas du regard sans qu'ils ne disent rien.

oO°Oo

- Lââââââchez-moi, je vous en prie !

La voix terrifiée leur parvint au moins cinq minutes avant que Queudver ne revienne. Il avait sur les lèvres un sourire que Harry jugea pervers. Il traînait derrière lui un homme décharné, couvert de sang qui avait dû faire les frais des mauvaises humeurs du rat. L'homme cessa de crier et se figea en reconnaissant le célèbre garçon à la cicatrice. Maintenant qu'il y songeait, Harry pensait voir de qu'il s'agissait. Il était avec M. Croupton dans la loge officielle lors de la Coupe du Monde. Il avait oublié son nom. Aramius Taylor ou un truc dans ce genre là. Un Sang Mêlé. Harry le saurait plus tard, mais il était un fervent partisan de Barty Croupton Senior et détestait la magie noire de toutes ses tripes. Il avait fait torturer des soi-disant Mangemorts dans l'espoir d'avoir des pistes, des indices. Sans qu'il n'y ait d'autres résultats que le constat affligeant de sa médiocrité.

- Mister Taylor, siffla Voldemort.

L'homme sembla oublier Harry quelques secondes, le temps de voir la créature qui lui parlait. Il réprima durement un frisson d'horreur.

- V… vous…

- Vos pitreries étaient amusantes, lui dit la chose, mais je crains que quelque part dans tous les innocents que vous avez torturé, il y ait aussi quelques uns de mes Mangemorts préférés. Je ne suis pas quelqu'un qui a le pardon facile, Monsieur Taylor. Même après seize ans. Queudver.

- Maître ?

- Commence.

Commencer quoi ? Harry aurait bien posé cette question mais il savait qu'il n'y aurait pas de réponse. Alors à quoi cela pouvait-il servir ? Il se tut et attendit de voir ce qui allait se passer.

oO°Oo

Queudver plaça son Maître dans un chaudron qui bouillonnait sur le feu. Et d'une voix bizarrement solennelle, il commença le rituel.

Que les os du père, donnés en toute ignorance, fassent renaître le fils.

Durant tout le laps de temps que dura l'Acte, les yeux de Harry restèrent rivés dans ceux de Voldemort, subjugué par la Magie qui se dégageait autour d'eux. C'était diffus. La magie noire s'infiltrait dans l'air, insidieusement. Le charmait, l'envoûtait. Il pouvait presque sentir son odeur. Elle lui semblait palpable, tellement attrayante. Et en même temps… cela lui glaçait les os, le sang. Il adorait ça.

Que la chair du serviteur donnée volontairement, fasse revivre son maître.

Avec un gémissement pitoyable, Queudver leva sa dague en argent, et d'un coup brutal la fit couper sa main droite. Celle où il manquait un doigt.

Que le sang de l'ennemi, pris par la force, ressuscite celui qui le combat

Queudver agrippa de son bras libre l'homme qui se débattait, mais il y eut comme un problème quand l'Animagus constata qu'il ne pouvait rien faire avec une main gauche. Harry leva les yeux au ciel. Ce crétin était droitier. S'il en avait un jour douté, il en était cette fois certain, il manquait définitivement une bonne partie de son cerveau à cet homme.

- Et bien bravo, marmonna Harry, en levant les yeux au ciel.

De toute évidence, Lord Voldemort était tout aussi agacé que lui. Harry se jeta sur « l'Ennemi » qui reconnut avec stupeur Harry Potter. Ce dernier avait arraché la dague des mains de l'Animagus et la tenait. Son sourire était un rien psychotique, tandis qu'il observait Taylor avec l'intérêt qu'un chat prête à un mulot.(2)

- Tu serviras à quelque chose une fois dans ta vie, dit Potter.

Il le tira vers le chaudron avec une violence difficilement soupçonnable chez un adolescent de quatorze ans. Taylor hurla quand la lame déchira les vaisseaux sanguins de son bras gauche, alors que Harry le poussait violemment sur le sol. Il n'eut guère le temps de faire autre chose que lui lancer un Stupefix. Le chaudron bouillonna, et Lord Voldemort en surgit. Son horrible visage brillait de satisfaction. Il se saisit prestement de la robe que Queudver lui tendait. Puis il fit quelque pas, enfin, sur la terre ferme. Dans son propre corps. Enfin, dans son propre corps. Un corps qui lui obéissait sans qu'il n'ait à s'épuiser mentalement pour qu'il s'exécute. Un corps qu'il passa de nombreuses minutes à redécouvrir.

Puis les yeux de braise, les yeux de lave, inchangés dans cette face blafarde se posèrent sur Potter alors que Queudver se ratatinait sur le sol en gargouillant quelque chose qui ressemblait à ''Maître''.

- Potter, Potter… tu es un bien mauvais garçon, dit le Mage noir, d'un air intéressé, ou presque.

Il sourit méchamment. Harry ne réagit pas. Il savait que ce serait difficile.

- Mais je crains que ce ne soit pas le moment de faire ta crise d'adolescence, mon garçon. Endoloris.

Le gamin s'effondra sur le sol. Voldemort leva vite le sort. Il se sentait d'humeur à jouer un peu. Après tout, il le pouvait après treize ans de privations.

- Voila qui devrait calmer tes ardeurs.

- Est-ce le moment où je vous crache mon mépris au visage ? s'enquit Harry.

Décidément le gosse était insolent. Voldemort en rajouta une couche. Cette fois plus longtemps. Le garçon hurlait sans respirer, à s'en décrocher la mâchoire. Il crachait sa souffrance, et ce n'était pas un son que le Mage noir appréciait. Le sort se calma.

- Certainement pas.

Il s'accroupit près de l'adolescent et lui saisit la tête par les cheveux, les yeux luisant de rage. Le moins que l'on puisse dire était qu'il se remettait plutôt bien de ses années fantomatiques.

Il jeta un regard au môme. Des larmes cristallisées au fond des yeux. Le corps secoué de soubresauts, ou de convulsions. Les yeux fermés.

Un frisson

- Potter…

La main décharnée, squelettique, blanche comme la mort, s'accrocha à la chaîne qu'il tenait autour du cou. Une chaîne… qu'il reconnaîtrait n'importe où.

Une chaîne… à lui.

-Cette chaîne… (la main caressa le médaillon – ce médaillon ! –) d'où te vient-elle ?

-…

- Potter. Je me suis bien amusé avec toi. Mais je crois que l'envie de rire m'est subitement passée. Endoloris !

Voldemort n'était plus calme du tout. Cette chaîne ! Il baissa sa baguette. Les cris du garçon s'évanouirent.

- Maintenant, Potter, vas-tu me dire tu as trouvé cet objet ?

Il n'eut pas à attendre longtemps la réponse.

- C'est vous… qui me l'avez donné… c'est… « une part… de vous-même… » haleta le garçon, le plus rapidement possible, dans l'espoir que le Mage Noir ne lève pas à nouveau sa baguette.

Peine perdue. Deux secondes plus tard, il recommençait à hurler.

Voldemort le regarda se tortiller au sol, totalement indifférent. Ou presque. Les ricanements de Queudver l'agaçaient. C'était la première fois qu'il se rendait compte que l'organisme mono-neuronal qui lui tenait lieu de serviteur était plié en deux de rire. Trop tourné vers Potter, le Lord l'avait oublié, celui-là… Et pourquoi riait-il ?Voldemort ne trouvait absolument rien de drôle à voir cet enfant hurler de douleur. Il fronça les sourcils, réalisant pour la première fois qu'il y avait un problème. Pourquoi n'était-il pas amusé ? Pourquoi ce léger dégoût ? Pourquoi n'était-ce pas naturel ? Cela aurait dû l'être. Ca l'était toujours. Ca l'avait toujours été. Qu'y avait-il de différent cette fois ?

Il leva le sort, perplexe. Un, de part ses impressions – depuis quand en avait-il d'abord – deux, de part la réponse de Potter – totalement hallucinante.

- Potter…

Quelque chose comme de la fragilité passa sur le visage du garçon. Et Voldemort remarqua alors à quel point il avait été impassible jusque là. Du sang coulait de ses lèvres.

- Réponds-moi…

- Maître… si vous voulez… je peux… ?

Que voulait-il celui-là ? Ah oui, assouvir ses penchants sadiques qui le faisaient se sentir puissant. Voldemort ne lui prêta aucune attention.

- Vous me l'avez donné, dit le garçon d'une voix suppliante.

Comme si sa vie dépendait de cette phrase et de la réaction qu'aurait Lord Vol-

- Endoloris !

Où avait-il eu la permission de lui jeter un sort ce crétin là ? Voldemort assassina son serviteur du regard. Serviteur qui se liquéfia sur place.

- Tu touches ce qui est… mien ?

- Non… bien sûr que non… Juste vous aider, Maître… Je vous en prie…

Dix secondes plus tard, le rat hurlait à la mort, terrassé par le sort de Potter, avant même que le Dark Lord ne décide quel atroce maléfice il allait jeter à ce cerveau abyssal pour ses affronts.

Voldemort cligna des yeux.

Un vague souvenir d'une possession, trois ans plus tôt lui revint. Potter pouvait jeter des Impardonnables.

Le garçon pleurait de rage tandis que derrière lui, le Mage noir arborait son premier air satisfait depuis bien longtemps.

- Personne ne me touche, siffla Potter. Je ne laisserai plus personne ne me faire de mal. Et surtout pas une misérable limace comme toi.

Voldemort trouva intéressant le fait qu'il ait si vite oublié que lui aussi lui avait envoyé un Crucio. Les dires de Potter commençaient sérieusement à le perturber. Il était temps d'éclairer la situation, de comprendre pourquoi tuer ce morveux lui posait autant de problèmes, si possible.

- Harry.

Le gamin sursauta et ses yeux verts l'assaillirent. Le sort et Queudver, haletant furent oubliés.

Et ses yeux, dirigés vers le Seigneur des Ténèbres. Ses yeux pleins de quelque chose qu'il n'avait pas l'habitude de voir quand on le regardait. Pleins de quelque chose comme de l'espoir. Alors qu'il venait de le torturer. Il y avait vraiment un truc qui n'allait pas chez ce garçon.

- Donne-le moi.

La main tremblante, le garçon ôta le talisman de son cou et le tendit au Mage. Les doigts blancs se refermèrent sur la main de l'adolescent. Queudver aurait frissonné d'horreur, d'autres se seraient enfuis en courant ou évanouis à ce contact. La peau blanche était glacée. Mais Potter ne bougea pas. Il ne fit aucun geste pour se dégager. Leurs mains restèrent quelques instants en contact, créant une décharge étrange de magie. Il reconnut sa propre marque dans l'aura de Potter. De toute évidence, son sang coulait dans les veines du môme. Incapable d'expliquer ce qui était une certitude, Voldemort repoussa violemment Harry.

Voldemort se tourna vers le garçon au sol, le pendentif dans sa main.

- Maintenant, Potter, explique moi. Avant que je ne m'énerve vraiment.

- Vous ne me croiriez pas, dit le gosse. Vous feriez mieux de voir par vous-même.

Il rêvait ou Harry Potter était en train de l'inviter à venir fouiller dans son esprit ? Très bien. Il n'allait pas se priver dans ce cas.

Un sort murmuré… et les esprits des deux sorciers s'ouvrirent ensemble pour que Voldemort puisse observer à loisir les souvenirs de l'adolescent.

/Draco Malfoy l'air horrifié lui demande ce qu'il a fait à ces Serpentards. Harry répond en souriant qu'ils n'ont que ce qu'ils méritent, qu'il ne supporte plus la souffrance. Il peut hurler, s'il veut, mais pas le trahir. Il ne veut plus jamais avoir mal./

/Un visage, le sien, derrière ce maudit miroir, qui lui a tant posé de problèmes lors de cet échec qu'est la Pierre Philosophale. Il sourit vaguement, une main posée sur l'épaule du gosse./

/Un cauchemar. Il est à terre. La souffrance l'inonde. Il a du sang sur les mains, sur le dos, partout. Ce n'est rien en comparaison de la haine qui le consume./

/Un Nagini violet discute en jouant au tennis de rats morts plusieurs fois./

/ Dumbledore le regarde gravement. Il le hait profondément, autant qu'il a peur de lui, et de sa capacité à lire dans les cœurs et les esprits./

/ La barbe de Dumbledore, avec des bonbons, sûrement au citron, collés à sa barbe /

/L'attaque de l'Hippogriffe, sans aucune raison valable. /

/ La chevauchée d'un Darkiel./

/Harry pratiquant la Magie Noire/

/Harry tuant quelqu'un, peu importe qui. Il le tue, le regarde avec indifférence. Le Pré-Au-Lard, derrière lui. Des Mangemorts l'informent qu'ils sont attaqués./

/La douleur encore. Plus forte./

/Harry soulève son pull et montre ses cicatrices à Draco Malfoy/

/La douleur. Elle prend toute la place./

/ La haine aussi. La haine toujours. La haine et ce Moldu./

/ Un placard noir qui irradie de douleur/

/Un tourbillon qui veut l'aider, l'emporter loin de là. Un tourbillon de couleur/

/ Voldemort Animagus/

/Voldemort humain/

/Le rite de Magie noire qui fait de Harry l'héritier/

/Harry sifflant du Fourchelangue/

/Harry dans la Chambre discutant avec son souvenir/

/Le Manoir de Voldemort. Des leçons de Magie, des missions confiées. Une vie dans le château qui fait oublier la douleur./

/ Des cauchemars parfois./

/Des larmes de douleur cristallisées… Un cauchemar le réveille. Il tremble. Mais il y a cette présence, là, tout près. /

/ Un Détraqueur. Un Epouvantard. Et la terreur revient. Et la souffrance aussi. Ne plus jamais avoir mal./

/La magie accorde un vœu…/

/La calme présence de Voldemort qui le rassure./

-

Voldemort sortit brutalement de l'esprit du gosse. Ils échangèrent des regards. Le regard de Voldemort tomba sur le médaillon qu'il portait à la main. Le seul témoin. Harry était toujours à terre. Le Mage Noir tendit alors sa main gauche pour l'aider à se relever. Le jeune garçon la saisit sans hésitation, ni frissons, aucunement dégoûté par la main blafarde qui le touchait.

- Harry.

Il n'arrivait pas à croire ce qu'il venait de percevoir de l'esprit de Potter. Celui-ci ne disait pas un mot. Comme s'il craignait que le moindre son n'anéantisse tout ce qui venait de se produire.

- Raconte moi, exigea le Mage, en Fourchelangue.

Et lentement, au rythme des mots prononcés dans la langue de Serpentard, les images vinrent.

Des images trop claires pour être inventées. Des images qui expliquaient tellement de choses.

Mais quand il laissa Harry repartir pour Poudlard, Lord Voldemort avait bien du mal à y croire. Et il ne restait que ce médaillon pour se rappeler que ce n'était pas un rêve.

Puis, il se reprit, et se tourna vers Queudver.

- Ton bras.

Il devait se changer les idées.

oO°Oo

La terre était boueuse. Quelque part durant ce laps de temps qui semblait appartenir à une autre réalité, il s'était mis à pleuvoir en Ecosse, à Poudlard, plus précisément. Il atterrit rudement sur le sol, éclaboussant de boue tous ceux qui se trouvaient aux alentours, alors que la Coupe tombait à côté de lui.

Il entendit vaguement des cris, des cris de désespoir et d'inquiétude – pour lui apparemment – qui lui lacéraient les oreilles. Sa tête tournait, il avait l'impression de sortir d'un rêve. Il avait de la boue sur le visage.

- Laissez lui un peu d'air !

- Oh mon dieu, que s'est-il passé ?

- Il a besoin d'aller à l'infirmerie !

- Mais ce gosse est blessé, regardez comme il tremble…

- Laissez lui de la place, par Merlin !

- Professeur, est-ce que Harry…

- POUSSEZ-VOUS !

La foule de curieux se retrouva balayée par un Alastor Maugrey venant de faire un cent mètres et soufflant comme un buffle.

- Albus, dans quel état est-il ?

- Difficile à dire. Il semble incapable de prononcer un mot, soupira Dumbledore sans remarquer la lueur de joie malsaine qui s'allumait dans le regard de son 'ami'.

- Il vaut mieux l'emmener à l'infirmerie.

Alors qu'Albus allait admettre qu'on ne tirerait pas Potter de sa léthargie pour ce soir, le dit gamin ouvrit la bouche au grand dépit du professeur de défense contre les forces du mal.

Harry avait été sonné quelques minutes. Vraiment sonné. Le Portoloin et la fatigue ne faisaient pas bon ménage, il le savait maintenant. Mais au moins, cela lui avait laissé un peu de temps pour peaufiner son histoire et s'appliquer à jouer son rôle. Ou plutôt à sortir une improvisation qui serait convaincante. Il voulait juste donner le change à Dumbledore, le temps de permettre au Mangemort de Poudlard de se tirer en douce. Après il pourrait toujours plaider le sort de Confusion si nécessité faisait loi.

D'après ce qu'il avait pu déduire, le vieux Fol Œil serait l'espion de Voldemort. Joli déguisement. On pouvait difficilement trouver meilleure couverture que celle d'un Auror paranoïaque et obsédé par la lutte contre le Mal. En réfléchissant, Harry pouvait même y voir une logique qui lui avait accepté jusqu'à présent. Maugrey avait été le dernier à toucher la Coupe. Puisque c'était lui qui avait tenu à le « déposer en personne » au centre du labyrinthe. On pouvait parler de précautions, ça c'était sûr. Personne d'autre n'aurait pu avoir le temps d'ensorceler le Trophée entre le moment où le professeur était sorti du labyrinthe et le commencement de la Troisième Tâche. C'était donc forcément lui le jeteur de sorts. Quant à son identité, Harry n'en avait pas la moindre idée. Mais ce n'était pas comme si c'était primordial pour le moment. Un peu de Polynectar et quelques sorts avaient dû duper Dumbledore, qui ne pouvait imaginer que son vieil ami soit un Mangemort à moitié cinglé – c'était triste à dire mais soixante pour cent des Mangemorts n'étaient pas en possession de toutes leurs capacités mentales - prêt à tout pour livrer Harry Potter à son Maître. C'était vraiment une histoire de fous, décida le garçon.

- Des Mangemorts, professeur.

« Les Mésaventures de Harry » Acte un, scène trois. Harry aimait bien le théâtre. Et d'après ce qu'il savait Dumbledore aussi. Le vieux serait servi, dans ce cas. Harry adopta un ton un peu tragique – ça faisait un peu traumatisé, c'était très bien.

Le garçon détestait plus que tout la compassion qu'il pouvait lire dans les yeux du directeur. Comme si ça pouvait lui faire quelque chose. Comme si ça pouvait l'aider. Comme si la compassion pouvait guérir des blessures. Comme si elle n'était pas qu'un heurt de plus à sa fierté. Elle aurait causé plus de mal que de bien. Si tant est qu'Harry ne se moquait pas autant de ce sucrophile sénile, bien sûr.

- C'était des Mangemorts… ils ont… quelqu'un… A… à Poudlard. Je sais pas qui… Ils… ont… ils ont dit… ils m'ont fait mal… ils… ils voulaient ressusciter Voldemort. Ils voulaient qu'il… revienne. Il y avait un rituel… Et…

- Minute, gamin, tu as dit « des » Mangemorts ?

- Ils m'ont lancé des sorts… je… j'ai pu m'échapper…

- Et Voldemort ? le pressa Dumbledore.

- Ils ont échoué…

- Harry… je…

- Albus, écoutez, je crois sérieusement que ce garçon a besoin d'aller à l'infirmerie. Je l'emmène.

Avant que quiconque n'ait pu dire un mot à ce sujet, le vieil homme s'exécutait, traînant derrière lui un Harry qui se demandait comment il allait faire pour ne pas mourir de rire devant le dépit du Mangemort.

oO°Oo

Maugrey emmenait Harry à l'infirmerie. Mais soudainement, imperceptiblement, Potter accéléra le pas, comme s'il craignait que quelque chose de mauvais ne les rattrape. Quelque chose clochait vraiment. Et l'homme comptait bien y voir un peu plus clair. Le professeur était presque tiré par son élève à présent. Décidément qu'il en avait assez de ce brouillard dans lequel il nageait depuis une demi-heure à cause de ce petit idiot, Maugrey le tira à lui, singulièrement énervé, et peu soucieux de faire tomber sa couverture.

- Que s'est-il passé, Potter ? Et quelles sont ces fables ridicules que vous avez racontées à Dumbledore tout à l'heure ?

Harry ne lui jeta pas un regard. Il le repoussa violemment et continua de le traîner dans les couloirs, sachant très bien où il allait. 'Maugrey' eut un peu de mal à suivre la cadence. Mais quelle mouche l'avait piquée ? Le gamin n'avait jamais été vraiment net, mais là…

- Je sais que vous êtes un Mangemort, Professeur, se moqua Potter toujours sans le regarder et en grimpant les escaliers à toute vitesse. Bien que votre identité réelle ne m'échappe encore. Dépêchez-vous, Dumbledore nous suit.

- Quoi ? Mais qu'est-ce que vous me chantez Potter ?

- Je n'ai pas le temps de jouer, déclara le garçon en le traînant dans un couloir, visiblement oublieux de qui était le professeur et l'élève. Je suis en train de vous sauver la peau, alors vous pourriez montrer un peu de coopération. Lord Voldemort est bien revenu ce soir, mais le vieux fou n'a pas besoin de le savoir immédiatement.

Il se passa quelques instants de silence, le temps que le Mangemort réalisait que oui, Harry Potter était bien en train de lui dire des choses pareilles. Puis la joie arriva. Le rituel avait bien réussi, Lord Voldemort était de retour.

- S'Il est de retour, pourquoi êtes-vous vivant ? siffla Maugrey.

- Peu importe, lâcha Harry. Je ne me suis pas enfui, si vous tenez à le savoir. Vous en revanche, vous feriez mieux de prendre le large. Ca va chauffer pour vous. Cette fois, votre couverture est à l'eau. Mais c'est un détail. Tout est accompli maintenant.

- Sauf votre mort.

- Je ne crois pas que votre Lord sera satisfait si vous me tuez, alors que lui n'a pas jugé utile de le faire.

Maugrey suspendit son geste, et baissa sa baguette. Le courroux de Lord Voldemort n'était pas quelque chose qu'il tenait à endurer. Pas après toutes ces privations et ces sacrifices. Pas après tous ces efforts. Il ne voulait que la reconnaissance de son Maître. Être reconnu comme son plus fidèle serviteur. Que son Maître reprenne le pouvoir qui lui était dû et qu'il écrase toutes les vermines qui l'avaient trahi.

- Potter…

- Ecoutez… C'est quoi votre « vrai » nom au fait ?

- Croupton, marmonna le sorcier.

Harry se souvenait vaguement d'une histoire à son sujet. C'était grâce à Rosier qu'il était devenu Mangemort si sa mémoire était bonne. Mais la période était malheureusement un peu trop floue pour qu'il en soit sûr.

- Je vous sauve la peau. Au deuxième étage. La sorcière borgne. Par ici, dit le gamin en passant derrière une tenture qui révélait un passage secret. Elle vous conduira au Pré-au-Lard. De là, vous pourrez transplaner. Je pense qu'Il sera toujours à Little Hangleton. Sinon, en Albanie.

- Comment ?

- Le temps n'est pas vraiment aux réponses, plutôt à la fuite. Ai-je préciser que le Directeur nous talonne ? Il faut éviter au maximum les peintures. Les fantômes aussi doivent être à nos basques.

Encore quelques mètres.

Voila, c'est ici.

- Pourquoi, Potter ?

Le gamin s'arrêta, se tournant vers lui.

- Pour plein de raisons. Surtout parce que vous n'avez jamais arrêté de croire, je pense.

Au retour de Lord Voldemort, oui. Mais ce n'était pas à Potter de lui tenir ce discours. Le Survivant ne devait pas dire ce genre de chose. C'était le monde à l'envers. Le gosse hésita.

-…

Croupton décida qu'il aurait des explications plus tard, que le gamin savait trop de choses et qu'il ne pouvait pas le tuer comme ça. Et à bien y réfléchir, il n'avait pas entendu son Maître lui parler de la mort du Survivant. De celle de Dumbledore, des Sang de Bourbe, du Ministre, et de tout un tas de gens dont il avait oublié le nom. Mais rien sur la mort de Potter. Juste sa rencontre, sa présence obligatoire lors du rituel de résurrection.

- Je suppose qu'on se reverra. Partez vite. Dissendium.

Le visage du professeur commençait déjà à se transformer. Il grimaça quand il entendit les bruits de pas se rapprochant.

Par l'Enfer, comment ce gosse pouvait-il…

Dégagez !

L'ordre mental le surprit. Le surprit tellement qu'il obéit, sans vraiment savoir pourquoi. Le passage secret se referma sur lui.

oO°Oo

- Harry ? Est-ce que ça va ?

- … Oui… je crois… je me sens… bizarre…

Et avec toute la bonne volonté du monde, le jeune garçon s'évanouit. Albus se précipita sur lui.

- Minerva ! Emmenez-le à l'infirmerie. Severus avez-vous une idée de la façon dont A… le faux Alastor a disparu ?

- Passage secret, certainement, dit Rogue. Il tâta le mur sans grand succès. Fronçant les sourcils, il avoua son impuissance. Cependant je ne sais pas où. Ni comment l'ouvrir.

Le visage de Dumbledore se ferma.

- De toute façon, je crains qu'il ne soit trop tard. A l'heure qu'il est, l'imposteur a certainement déjà transplané, Merlin seul sait où.

Rogue hocha la tête alors qu'un rictus dégoûté apparaissait sur son visage.

- Que faisons-nous alors, Albus ?

Les cris des amis de Potter lui avaient flanqué une migraine, et le Maître de Potions n'aurait pas dit non à une Potion Calmante ou une chose dans ce genre là. Malheureusement, Salazar semblait lui en vouloir depuis quelques temps, et tout lui tombait dessus avec plus d'acharnement que les mauvaises notes des Gryffondor.

- Allons dans les appartements du faux Maugrey, répondit Dumbledore, la mine soucieuse. Il faut retrouver Alastor.

Rogue ferma les yeux mais suivit son supérieur. Ce ne serait pas encore cette nuit que ses précieuses heures de sommeils seraient rattrapées. Pas plus que sa migraine ne s'envolerait.

oO°Oo

Le lendemain matin, après une nuit relativement agitée qui n'avait été bonne pour le sommeil de personne, les professeurs se réunissaient dans le bureau directorial. Après maintes recherches dangereuses – trois explosions, deux attaques et un livre de mauvaise humeur – ils avaient fini par retrouver un Alastor Maugrey plus paranoïaque que jamais, transi de froid mais bien vivant. Ils avaient profité de leur visite de l'infirmerie pour interroger Harry, réveillé depuis quelques heures qui avait répondu d'une voix un peu tremblante à leurs questions. Le tout sur l'œil bienveillant de Madame Pomfresh. (''Albus, avec tout le respect que je vous dois, ceci est une infirmerie et mon travail est de m'occuper des malades. Or, par de tristes circonstances, il se trouve que l'état de Potter est altéré, donc je vous prierai de bien vouloir SORTIR pour que je puisse faire mon travail !'' ''Je sais tout cela Pompom. Harry, tu ne te souviens de rien d'autre ?'')

Finalement Albus avait été mis dehors par ce redoutable dragon, outré qu'il propose des sucreries à ses patients. (''Manquerait plus qu'ils aient des caries'') Cauchemar assuré d'Albus Dumbledore.

En quelques mots, Albus résuma le récit de Harry. Son arrivée dans un cimetière, les disciples cagoulés, leurs délires sur la résurrection de Voldemort et la joie malsaine qu'ils avaient eu à torturer ce pauvre gosse. Des Mangemorts, quoi.

- Qu'allons-nous faire, Albus ? Si les Mangemorts sont déterminés à ressusciter leur Maître…

Le Directeur porta machinalement un bonbon au citron dans sa bouche. Mais il glissa de sa main ridée et alla se perdre dans la barbe. Alors qu'il le décollait comme il le pouvait, Dumbledore eut une vague sensation de déjà-vu.

- Aussi étrange que cela paraisse, j'ai l'impression que Harry a menti.

Un grand silence tomba à la déclaration du directeur de Poudlard.

- Quoi ?

- Ce ne serait pas des Mangemorts ?

-…

-…

- … Je crains que cela soit plus inquiétant encore… Après tout, la Marque de Severus est plus noire que jamais.

- Mais pourquoi M. Potter aurait-il menti ?

- Peut être…contre son gré, proposa le directeur sur un ton fatigué.

- Il sait résister à l'Impérius, Albus, c'est ridicule, marmonna Rogue, en frottant machinalement son bras gauche.

- On lui a peut être jeté un sort de Confusion, suggéra MacGonagall.

- J'ai dit que ce n'est qu'une sensation. Je m'en veux de douter du jeune Potter mais…

Fumseck se posa sur l'épaule de Dumbledore.

- Un terrible pressentiment m'envahit le cœur, mes amis.

oO°Oo

- Harry, tu ne m'as pas dit ce qu'il s'était passé au cimetière.

Draco avait fermé la porte et jeté un sort de silence, bien décidé à obtenir des explications. Même si son visage arborait une tête d'enterrement impressionnante en accord avec les contes qu'il avait rapportés, Draco avait appris à connaître cette petite lueur dans ses yeux. Ce regard qui signifiait quelque chose comme « mais oui, mais oui, regardez je suis un gentil héros… celui qui vous poignardera dans le dos dès que l'occasion se présentera… »

- J'ai été attaqué par de vilains Mangemorts qui –

- Harry.

- Il est vivant Draco.

Le blond écarquilla les yeux.

- Quoi ?

Harry lui fit un sourire désabusé. Le Serpentard fronça les sourcils.

- Pourquoi t'es pas en train de sauter de joie, là ? C'est pas ce que t'attends depuis presque cinq ans ?

- Bien sûr que si…, dit Harry. Mais je ne sais pas où j'en suis. Pè… Il ne se souvient de rien. Je n'ai pas eu d'autres choix que de lui ouvrir ma tête pour qu'il me croie. Et je pense qu'il a toujours des doutes. J'ai envie de sauter de joie, oui… Mais ce n'est pas fini.

Un sourire trembla au coin de ses lèvres.

- Pas encore.

Malfoy haussa les épaules.

- Ca ne peut que s'arranger, décida-t-il.

-… Que Salazar t'entende…

- J'ai toujours raison, Potter, dit-il crânement. Et peut être que tu pourras enfin me suivre dans un lieu paradisiaque dans un futur proche.

Harry éclata de rire. Avant de se souvenir, que, malgré tous les changements qui étaient survenus cette année, il n'était toujours pas débarrassé des Dursley. Il eut soudain peur. Peur. Comme avant. Terrifié par cette sensation, Harry se força à rire, tandis qu'il montait à la suite du jeune Malfoy dans le Poudlard Express.

- Espérons-le, acquiesça-t-il.

oO°Oo

- M-Maître…

- Queudver. Quoi encore ?

- Potter… Qu'allez-vous faire ?

Le regard froid tomba sur le rat. Il avait été extrêmement patient avec cette vermine répugnante. Il lui avait offert une nouvelle main, une main d'argent pour remplacer celle qui avait été perdue. Surtout parce qu'un Serviteur avec un seul bras ne lui était pas très utile, mais il aurait pu juste le tuer.

Il réfléchissait.

Les bavardages stupides de Queudver lui passaient au dessus de la tête. Il fixait Croupton, de nouveau lui-même. Croupton qui allait prendre ses nouveaux appartements d'assaut. Croupton de retour dans le château de Voldemort – que c'était bon d'y être, enfin, de nouveau. Croupton qu'il pensait perdu à Poudlard. Un pion utile qu'il avait pensé sacrifier. Ce qui aurait dû être le cas. Mais une inconnue s'était ajoutée à l'équation. Une inconnue nommée Potter.

Potter… Un jeune adolescent aux yeux verts comme l'Avada Kedavra. Qui le regardait sans peur ni arrogance. Un garçon qui prétendait provenir de son passé. Un garçon qui emplissait sa tête d'images. De souvenirs récoltés qui se mêlaient à sa propre mémoire.

Un garçon qu'il avait un jour appelé « mon fils ».

Quelque part, là, était inscrite cette certitude.

Potter…

Harry…

Un garçon prometteur… Qu'il lui tardait de revoir.

Lord Voldemort sourit. L'été serait bien à profit pour organiser leurs… retrouvailles.


FIN DU CHAPITRE


(1) oui j'ai honte. Référence au film excellent des Monty Python Sacré Graal. Ceux qui l'ont pas vu connaissent pas leur malheur… ou bonheur… tout est une question de point de vue… XD

(2) j'adore mon Miaou, mais franchement je ne supporte pas quand elle me rapporte des… mulots…

MWAHAHAHA ! Une année de plus s'achève, et la fin de la fic se profile à l'horizon ! Héhé ! Les pressentiments de Dumby se confirmeront-ils ? Choisira-t-il enfin un mot de passe décent ? Harry tuera-t-il ses gentils camarades ? Et most important : survivra-t-il aux Dursley ? ... Hin,hin…

A bientôt ! J'espère que la lecture vous a plu !