Iselie: Ben alors, tu t'étais perdue ^^ Contente de te retrouver X)

'Zik : Lifehouse - It Is What It Is

PDV Bella :

Je sens bien qu'Edward n'est pas à la fête, il n'a pas envie d'être là. Je ne sais pas si c'est à cause de moi. A-t-il envie que nous soyons seuls ? Je n'osais pas insister vu le caractère impulsif qu'il m'a déjà montré au camp. Alors, je laissais couler et faisais comme si de rien n'était, même si au fond je n'étais pas bien pour lui.

La soirée se passa sans aucun évènement spécial, nous nous promenions simplement. Nous rigolions encore des blagues d'Emmett et ses idées saugrenues, et ma foi, perverses.

Je prétextais être fatiguée, ce qui n'était pas totalement faux, pour rentrer. Je vis du coin de l'œil Edward soupirait de soulagement. Il me ramena à sa voiture et c'est dans un silence gênant que nous rentrions.

- Peut-être préférerais-tu rentrer chez toi ? lâcha-t-il doucement.

- Pourquoi devrais-je ?

- Je te posais juste une question.

- Si je te dérange, dis le moi…

- Non, non pas du tout.

- Tu sais, tu peux tout me dire.

- Écoute… Laisse tomber.

Je fis ce qu'il me demanda de faire, je n'avais même pas envie de me poser plus de questions.

Lorsque nous arrivions, je sortis de la voiture rapidement et tentais de distancer Edward, mais j'avais oublié que c'est lui qui avait les clés. Je me pointais devant lui, le forçant à s'arrêter. Je tendis ma main vers lui et il dût comprendre ce que je voulais car il me donna les clés avec un demi-sourire. C'était déjà ça ! Je rentrais dans la maison et déposant les clés sur le premier meuble que je vis, je me hâtais de monter à l'étage, je voulais lui faire une petite surprise et par la même occasion vérifier si je pensais juste.

PDV Edward :

Je la vis disparaître des escaliers, en courant. Elle avait l'air pressée, c'était le cas de le dire, avec un soupçon de colère mais aussi d'amusement. J'avais peur de l'avoir blessée par rapport à mon comportement et mes réactions. Je verrais bien. Je rangeais mes clés et mes affaires et la suivais à l'étage. Elle était dans la salle de bain. Peut-être m'étais-je trompé ? Peut-être est-elle tombée malade, ou autre chose… Non, impossible, nous nous protégions. Enfin, je n'avais aucune idée, si elle prenait la pilule.

- Bella ?

- …

- Bella, tu vas bien ?

- Oui, ne t'en fais pas. Tu restes dans la chambre ?

- Euh… oui, à moins que cela ne te dérange ou que tu as besoin de quelque chose ?

- Non, c'est bon.

Je m'installais sur le lit, et admirais le plafond, je n'avais rien d'autre d'intéressant à faire, en attendant Bella. En parlant de celle-ci, j'entendis le loquet de la porte s'ouvrir et doucement, elle sortit de la salle de bain. Je relevais immédiatement la tête en voyant ce que j'avais devant les yeux. Ma petite Bella, plus sexy que jamais ! Je la savais déjà taquine et quelque peu coquine, mais là, les mots ne suffisaient pas à exprimer mon ressentis ! Elle avait un body, dans les tons militaires, deux jarretières transportant des armes, ici, des fausses, enfin à supposer que c'était le cas ! A moins que ce ne soit pas des armes… Mais ce qui me faisait craquer c'était la casquette qu'elle portait avec le visage qu'elle voulait sérieux, mais mon regard sur elle, la fit rougir et sourire. Lorsqu'elle s'approcha de moi, je vis que ses côtes n'étaient recouvertes que par une mince résille. Je ne pouvais le nier, j'avais envie d'elle. Je la rapprochais de moi en l'attrapant par les hanches, et embrassais son ventre, par-dessus le vêtement. Je me levais et la retournais avant de la plaquer sur le lit, je m'aventurais entre ses jambes avec de doux baisers. Je l'entendis gémir quand ma langue s'étala sur son nombril. Je remontais plus rapidement vers elle et l'embrassais partout sur le visage. Elle accrocha son visage au mien, et nous nous embrassions, prêt à passer à l'acte. Mais… Pourrais-je lui faire l'amour une nouvelle fois sans ne lui avoir dévoilé la vérité ? Assurément pas. Mentir et puis profiter d'elle, ce n'était pas mon genre. Mais en même temps, je ne me sentais pas prêt à lui dire la vérité.

Alors qu'elle continuait à m'embrasser, je la repoussais lentement. Elle ne comprit pas, puis m'embrassa chastement avant de laisser tomber sa tête sur le coussin.

- Je savais que tu n'étais pas bien, je pensais que c'était parce que tu voulais que nous passions un moment juste nous deux, mais apparemment, ça non plus, tu n'en veux pas.

- Non, ce n'est pas ça, mon ange, j'ai envie de toi mais…

- Mais quoi, s'énerva-t-elle, tu me caches quelque chose et j'en suis bien consciente ! Dis-moi ce qui ne va pas !

- Je… C'est difficile à expliquer.

- Bien, quand tu seras prêt, sonne-moi.

Elle se leva précipitamment du lit et quitta la chambre.

PDV Bella :

Je sortais du lit en dévalant la pièce mais je ralentissais mon allure dans les escaliers, pour lui laisser une chance de me rattraper. En descendant au salon, je pris mes affaires tout aussi doucement et lentement me dirigeais vers la porte. Il n'était pas là.

PDV Edward :

Je devais lui dire, peu importe la suite des évènements et les conséquences. Le plus rapidement possible je voulus la rattraper, mais apparemment, elle avait déjà quittée ma maison. J'ouvris la porte et la cherchais du regard, mais la nuit ne m'aidais pas. Je m'aventurais sur le sentier en courant et alors je la vis, elle commençait à partir en direction de la route. Je ne pouvais pas la laisser rentrer dans cet état. Je l'a rejoignis facilement et lui attrapais l'épaule. Elle se retourna vers moi :

- Edward, dis moi tout de suite ce qui te tracasse depuis ce matin, je vois bien que c'est en rapport de ton coup de téléphone, c'est quoi ? Ton père ?

- Bella…

- Décide-toi ! Ne me portes-tu pas assez dans ton cœur pour me faire confiance ?

- Si, je te confierais ma vie. Tu as raison, je ne devrais pas me montrer aussi distant et tu mérites de savoir la vérité, mais ne préférerais-tu pas rentrer pour en parler ?

- …

- Ce coup de téléphone, c'était Eleazar. Et… Comment te dire… Je dois… Non… Mes hommes et moi devons partir dès lundi. Mon père est inquiet, car les soldats Volturis ont passé la frontière.

- Pourquoi, ne me l'as-tu pas dis avant ?

- Je ne voulais pas gâcher notre week-end, et je ne voulais pas te blesser.

- C'est raté.

- Excuse moi, Bella, mais tu peux être fâché après moi autant que tu veux, rends moi juste un service, ne dis rien à ton cousin et aux autres.

- Pour quel raison devrais-je leur cacher ça ?

- Parce que je te le demande, j'ai encore des choses prévu avec eux, des entraînements supplémentaires.

- Je veux rentrer chez moi.

- Bella, non, s'il te plaît, lui demandais-je suppliant.

- Ne me fais pas ce regard, j'ai besoin d'être seule. Et si tu ne veux pas me ramener, je rentrerais à pied, ça m'est égal.

- Non, m'écriais-je. Je te ramène, continuais-je d'une toute petite voix.

Dans la voiture, aucun d'entre nous ne parlions. Elle regardait le paysage à travers la fenêtre de son côté, et son visage m'étais donc caché. Nous arrivions chez elle, elle sortit précipitamment du lit, ne voulant pas la laisser partir de cette façon, je sortis à mon tour de la voiture et l'interpellais.

- Bella, ne m'en veux pas, je t'en prie…

- Bonne nuit Edward.

- Bonne nuit…Bella.

PDV Bella :

Toute seule dans ma chambre, je pleure encore. J'ai à peine fermé l'œil de la nuit. En fait, je n'en veux pas vraiment à Edward, c'est à moi-même que j'en veux. Si je ne me serais pas engagée dans l'armée, jamais je n'aurais connu Edward et jamais je n'aurais souffert d'apprendre que l'être que j'aime allait peut-être me quitter, et il est possible que moi-même j'y succombe.

Quand Alice entra, je ne pus m'empêcher de tout lui raconter et je lui fis promettre de ne rien dénoncer aux garçons. Elle me comprenait et me consolait. Toute la journée se passa de telle sorte, avec une télévision et des glaces à disposition ainsi que des appels incessants d'Edward. C'est ce qui s'appelait un samedi monotone. Très monotone. Mort de toute vie.

Le dimanche se passa dans la même ambiance, Alice restait avec moi, mais tentais de me persuader de parler à Edward et de me réconcilier avec lui. J'avais peur de gaffer si j'allais le voir. Mais qu'est-ce que j'avais à y perdre après tout ? Je n'étais pas sur le camp. Moi aussi j'avais besoin de lui dire la vérité, j'avais besoin qu'il est confiance en moi, comme moi, j'ai confiance en lui.

J'avais besoin de lui.

Je sortis de chez moi, et me mis à courir en direction de chez Edward, sans me poser de question. Les gens me regardaient, et moi, je continuais à courir. Je sentais des perles de sueurs qui coulaient de mon front mais ne prenaient pas le temps de les enlever. Je respirais et faisais de grandes enjambées. Et lorsque j'arrivais, je fus soulagée de savoir que je n'étais pas venue pour rien, sa voiture était là, donc je supposais que lui aussi.

Je ne prenais pas le temps de prendre ma respiration et allais sonner à sa porte. Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit :

- Bella ?

- Edward…