Disclaimer : la totalité de l'univers d'Harry Potter appartient à JKR.

Rating : M

HP/DM


/!\ La semaine dernière le site fanfiction à rencontré quelques soucis le samedi, jour de publication. Prenez donc attention à avoir bien lu le chapitre précédent.

Bonne journée et merci à tous. /!\


Chapitre trente-six

« Le réel danger des médias est d'avoir un pouvoir d'influence

Pouvant transformer dans l'esprit d'une partie de son public

Une fausse information par une réalité. »

Souleymane Boel.

La première semaine de vacances avait filé beaucoup plus vite qu'il ne l'aurait cru. Après la soirée durant laquelle il avait eu une discussion avec Drago, Harry avait passé chaque nuit au Manoir Malefoy.

Il attendait patiemment que Scorpius soit couché pour se glisser dans la demeure, et s'éclipsait sagement le matin avant qu'il ne se réveille.

Mais depuis la veille, cette petite routine avait cessé. James, Albus et Lily étaient avec lui jusqu'à la reprise des cours et même si son amant allait lui manquer, une semaine complète avec ses enfants était la plus merveilleuse des choses. Il se demandait ce qu'ils pourraient bien faire pour rendre ces moments exceptionnels. Mais au fond de lui, il savait que le simple fait qu'ils soient ensemble était suffisant.

Durant les sept derniers jours, il avait guetté la moindre trace de hibou, de peur de manquer un appel à l'aide de la part d'Albus. Mais la bonne humeur de son cadet en arrivant par cheminée l'avait rassuré. Il avait attendu que James et Lily soient occupés à autre chose pour le questionner sur son séjour chez sa mère.

Le jeune Serpentard était rayonnant. Il avait pu discuter avec Ginny. D'après ce qu'avait compris Harry, son ex-femme avait trouvé les mots qu'il fallait et, aux dires de leur fils, elle avait été merveilleuse. Le Survivant ne savait pas s'il pourrait encore la qualifier de merveilleuse un jour, mais le principal était qu'Albus allait beaucoup mieux.

Perdu à ses pensées, Harry avisa le soleil par la fenêtre en buvant sa tasse de café. Une promenade au grand air serait parfaite par ce temps.

Au premier étage, il entendait les enfants émerger du sommeil. Bientôt le calme de la maison ne serait qu'un lointain souvenir, ce qu'Harry adorait.

Sur le coup de 10h, alors qu'il était entrain de préparer des sandwichs pour leur excursion de l'après-midi, James rentra dans la cuisine, une chouette sur l'épaule.

« Livraison de la gazette », chantonna-t-il, de très bonne humeur depuis que son père lui avait permis d'emmener son balai lors de leur sortie.

Harry grimaça en se demandant pourquoi il continuait à payer un abonnement pour un journal qu'il ne lisait jamais.

« Tu sais où il va ? »

« Ouep ! » lui répondit son aîné en déposant le quotidien au seul endroit où il avait sa place, dans la poubelle.

L'après midi fila à grande vitesse. Harry avait tout d'abord transplané avec ses enfants à Richmond Park. Un endroit magnifique, où la nature reprenait ses droits sur plus de mille hectares de verdures. Il n'était d'ailleurs par rare de voir un cerf ou une biche en totale liberté.

Lily avait adoré et le Survivant avait eu beaucoup de mal à lui faire comprendre qu'il ne pouvait pas faire apparaître son patronus, pour qu'il joue avec les autres cerfs, au milieu d'un parc moldu.

Après avoir piqueniqué et s'être baladés, ils avaient de nouveau transplané dans une lande tranquille pour que James puisse leur montrer ses talents sur un balai.

Harry était agréablement surpris de l'évolution de la technique de son fils et il ne se priva pas pour le féliciter.

Après ces moments au grand air, ils avaient décidé de rentrer et de commander une pizza pour le souper. Ce fut la raison pour laquelle Harry ne se posa pas de question quand la sonnette de la porte d'entrée retentit.

Il fut étonné en constatant que le supposé livreur était en fait Drago Malefoy. Et à en croire son expression, il avait affaire là à un Drago Malefoy très, très, en colère.

Le Survivant s'écarta pour le laisser pénétrer dans le hall, peu désireux qu'un esclandre ait lieu sur le parvis de sa porte. Scorpius, qu'il n'avait pas remarqué immédiatement, suivait son père, totalement imperméable à l'humeur de celui-ci.

« C'est la troisième fois que je me déplace pour venir te voir Potter », attaqua d'entrée le blond. « Et je t'ai envoyé un hibou. »

Harry resta stoïque une seconde, peu habitué à voir son amant perdre son calme. La seule situation récente où cela s'était produit concernait la santé de Scorpius. Et il pouvait constater que l'enfant semblait très bien se porter.

« Bien que je n'aie pas à me justifier sur mes sorties auprès de toi, sache que nous avons profité du beau temps pour sortir nous balader. Ce qui explique mon absence et le fait que je n'ai pas eu connaissance de ton message. Mais étant donné que je suis là à présent, tu pourrais peut-être m'expliquer la raison de ton emportement ? »

Pour seule réponse l'ex-Serpentard lui tendit brusquement un exemplaire de la gazette du sorcier.

« Édition de ce matin », informa Drago. « Je suppose que tu ne l'as pas lue. »

Harry hocha la tête négativement.

La Une annonçait la victoire écrasante de l'équipe d'Angleterre contre l'Argentine au dernier match de Quidditch. Il ne fallait pas être un fervent adepte du quotidien pour en avoir entendu parler. Par contre, le gros titre qui s'étalait en page deux n'avait absolument rien à faire là. Harry sentit une boule d'angoisse se loger dans son estomac en parcourant les lignes étalées sous ses yeux.

Un nouveau scandale éclabousse la famille Malefoy.

Ce nom tristement célèbre n'a plus de secret pour la population sorcière Anglaise. Tout le monde connaît la triste histoire qui entoure cette famille tournée vers La magie noir.

Pour ceux qui auraient la mémoire courte, rappelons que feu Lucius Abraxas Malefoy, sorcier très respecté durant ses années comme conseiller ministériel, n'était autre qu'un des plus fidèles Mangemort que notre pays ait connu. Il fut condamné à une peine de quinze àAzkaban, et c'est entre ses murs qu'il rendit son dernier souffle.

Lucius Malefoy a été reconnu comme un criminel de grande envergure, ayant perpétré des crimes contre les populations moldue et sorcière.

Sa femme, Narcissa Malefoy, née Black, a évité de justesse l'emprisonnement, malgré sa culpabilité à avoir accueilli et logé le Mage Noir ainsi que son armée.

De leur union est née un garçon, Drago Lucius Malefoy. Le fils a rapidement suivi les pas de son géniteur et ce n'est que par une intervention divinequ'il a, lui aussi, échappé à l'enfermement.

Quelque temps après ces malheureux événements, vous avez pu apprendre, grâce à votre journal préféré, le mariage de Drago Malefoy et Astoria Greengrass.

Tout semblait bien se passer pour le couple et plus aucune accusation ne circulait autour de cette lugubre famille.

De l'épouse de l'héritier Malefoy nous ne savons pas grand-chose, excepté sa désertion deux ans après avoir mis au monde un fils, Scorpius Hyperion Malefoy.

Comment une mère de famille pouvait-elle abandonner sa place, son rang et son fils sans se retourner ? C'est une question que nous nous sommes souvent posée. « Magie noire » fut un terme utilisé de nombreuses fois pour répondre à cette interrogation.

Eh bien, très chers lecteurs, détrompez-vous, nous venons d'apprendre, de source sûre, la raison de cette défection. Cause tout aussi horrible que les autres faits entachant cette famille.

Le témoignage qui a été reçu très tôt ce matin, affirme qu'en effet, le dernier né de la famille, j'ai nommé Scorpius Malefoy, serait atteint d'une tare abominable. Un handicap honteux qui a fait fuir sa mère loin de l'Angleterre par peur de celle-ci.

Je vous pose la question : comment est-il possible qu'un être aussi anormal puisse exister dans notre beau pays ?

De plus, il est légitime de s'inquiéter sur la sécurité de nos enfants scolarisés à Poudlard quand on sait qu'un tel individu fréquente l'établissement depuis le mois de septembre.

Comment la direction de l'école a-t-elle put laisser cela arriver ?

Nous tâcherons de répondre à toutes ces interrogations lors des prochaines semaines. En attendant, soyez méfiants, fidèles lecteurs. Le mal est partout.

Amanda Cross, pour la gazette du sorcier.

Les mots employés étaient ignobles, injustes et mensongers. Le Survivant était scandalisé qu'on laisse de telles choses être écrites. Il se demandait aussi qui était donc cette « source sûre ».

Lorsqu'il releva le regard du journal, il n'eut aucun mal à comprendre d'où provenait la haine visible sur le visage de Drago.

« Qui a … », commença le Survivant avant d'être interrompu par la voix de James.

« Papa ? Il y a un souci ? » questionna l'adolescent en apercevant Scorpius et son père.

Harry se recomposa un visage aussi serein que possible pour faire face à son aîné sans l'inquiéter.

« Tout va bien, James. Monsieur Malefoy est juste passé pour me parler de quelque chose concernant une de mes affaires. Tu pourrais accompagner Scorpius dans le salon ? Je suis sûr qu'Albus sera fou de joie de le voir. »

Harry se tourna vers les nouveaux venus. Il était préférable qu'ils aient une conversation privée, loin des oreilles indiscrètes des plus jeune.

« Si tu en as envie bien entendu », précisa-t-il tout de même à l'intention de Scorpius.

Après avoir reçu l'accord implicite de son père, le jeune Serpentard acquiesça et suivit James à l'intérieur.

Les cris au salon leurs apprirent qu'effectivement, Albus était plus qu'heureux de revoir son ami.

Un sort de silence plus tard et une fois sûr que plus personne ne pouvait les entendre, le masque de sérénité d'Harry se fissura pour laisser place à l'inquiétude.

« Qui a pu raconter de tels mensonges ? » interrogea t-il.

Sa voix était empreinte de colère, dirigée vers cette personne inconnue.

« Ce n'est pas un mensonge Potter, Scorpius est bel et bien handicapé, je te rappelle. »

« Tu m'as compris, Drago, je sais que ton fils est autiste. Ce n'est pas une raison pour écrire des horreurs pareilles. »

Le Survivant survola de nouveau l'article en énonçant : « abominable », « affreux », « anormal ».

« Ça non plus ce ne sont pas des mensonges peut-être ? »

« Pas pour les gentils petits sorciers bien-pensants », répondit Drago avec dégoût.

« Quoi ?! » balbutia Harry.

« Ils n'y comprennent rien, le mot autiste n'est même pas stipulé dans l'article. Ils s'imaginent Merlin sait quoi. Ils pensent certainement que le handicap de Scorpius est contagieux ou d'autres conneries du genre. »

« Mais qui peut être suffisamment odieux pour tenir de tels propos concernant un enfant ? »

« Je te retourne la question », répondit Drago en le fixant droit dans les yeux, la mâchoire serrée à en faire mal.

Il fallut un temps pour qu'Harry assimile la question sans toutefois la comprendre.

« Je te demande pardon ? Tu insinues que je pourrais avoir quelque chose à voir là-dedans ? » demanda-t-il, stupéfait.

« Très peu de gens sont au courant. Les médecins qui le suivent bien-sûr, mais ils sont tous moldus, sans aucune descendance magique, je m'en suis assuré. Ma mère, qui est décédée. Blaise qui, aux dernières nouvelles, se trouve en Tanzanie. Ton fils et toi. Au vu de la situation, excuse-moi de douter. »

Harry sentit la colère monter en lui. Il comprenait l'énervement de Drago, les mots utilisés étaient scandaleux et les retombées risquaient d'être très difficiles à gérer. Mais à aucun moment il n'aurait songé que son amant puisse l'accuser d'une telle chose. Scorpius était un des enfants les plus adorables qu'il connaisse. Et même s'il avait été un petit morveux de la trempe de Dudley dans ses jeunes années, jamais il ne se serait permis d'avoir un tel langage.

« Tu insinues que j'ai pu me rendre à la Gazette pour cracher de telles injures sur ton fils ? Qui est, par la même occasion, le meilleur ami du mien. Et j'aurais fait ça à quel moment, dis-moi ? Après ou avant avoir eu ta bite dans le cul ? Tu me connais décidément bien mal, Malefoy. Aux dernières nouvelles, je ne suis pas celui qui distillait son venin au travers de cette chose », assena le brun en secouant l'édition du journal sous le nez de l'autre homme.

Le vocabulaire inhabituellement grossier de Harry sembla faire reprendre pied à Drago.

« Albus, peut-être… »

« Je te déconseille d'accuser mon fils ! » s'emporta le Survivant de plus en plus en colère.

Drago ferma les paupières pour retrouver un semblant de calme. Ses nerfs avaient lâchés depuis la lecture de l'article, tôt ce matin. Il avait quitté son laboratoire dans un état de panique extrême. Ce qu'il craignait depuis des années était entrain de se réaliser.

Scorpius se trouvait à l'accueil avec sa secrétaire, comme à chaque fois qu'il devait se rendre au travail avec lui.

Le directeur avait traversé le hall à grandes enjambées, sentant les regards posés sur lui. Scorpius ne s'était pas inquiété du brusque changement de programme, il préférait clairement rentrer à la maison que de passer sa matinée à la « Magic pharma ».

Avant de disparaître dans la cheminée, Drago avait saisi le regard surpris de sa secrétaire. Un exemplaire de la gazette était étalé sur le comptoir.

Depuis cet instant, Drago avait été incapable de se calmer, et le fait qu'il n'ait pas réussi à joindre Potter plus tôt ne l'avait pas aidé.

« Peut-être, je dis bien peut-être », commença le blond en se pinçant l'arête du nez. « A-t-il juste fait mention de son handicap, sans vouloir nuire à Scorpius ? »

« Albus ne ferait jamais ça », s'énerva Harry.

« Albus n'est qu'un enfant Potter, je ne dis pas qu'il l'a fait dans le but de causer des problèmes. Tu les as élevés de manière très ouverte, il n'a peut-être pas vu le mal… »

Harry essaya tant bien que mal de rationaliser. Il devait avoir le fin mot de cette histoire.

« Je vais le chercher, on va lui demander… Non, rectification. Je vais lui demander. Toi, tu te tais, et tu écoutes. Et si tu fais la moindre remarque désobligeante à mon fils je t'extermine, compris ? »

L'ex-Serpentard acquiesça, nullement apeuré, secouant la main en direction de la porte du salon pour indiquer à Harry de se dépêcher.

Le Survivant le planta dans le hall, toujours en colère des insinuations à son égard ou à celui d'Albus.

Il revint quelques minutes plus tard en compagnie de son cadet. Il s'agenouilla devant lui pour être à sa hauteur.

« Al, j'ai une question à te poser, je veux que tu me dises la vérité. Quelle qu'elle soit, je ne te la reprocherai pas, ok mon grand ? »

L'adolescent fit oui de la tête.

« As-tu parlé de l'autisme de Scorpius à quelqu'un ? Ou juste fait une insinuation à ce sujet ? »

Harry se sentit mourir sous le regard coupable de son fils. Il ne pouvait pas avoir fait ça, il était littéralement dingue de son ami.

« Je suis désolé papa, je sais bien que tu m'avais dit de ne pas en parler. Je l'ai pas fait exprès, on discutait et c'est sorti tout seul. Après je lui ai expliqué que ce n'était pas grave, que Scorpius était pas très différent et elle m'a promis de ne rien dire… », chuchota le plus jeune, la mine honteuse sans oser relever les yeux du sol.

« Qui Al ? À qui l'as-tu dit ? »

« Maman. »


To be contined ...