Wahou je suis trop contente je vous ai carrément scotchées avec mon dernier chapitre ! J'avais vraiment peur que ce soit trop mais vous avez eu l'air d'apprécier et ça m'a vraiment soulagée !

Beaucoup on dit que Bella s'était trop retenue. Elle parlait quand même à son proviseur et même si elle s'est énervée, il faut tenir compte du fait qu'elle était abasourdie par cette histoire.

Pour ce qui est du renvoie, certains ont pensé que c'est trop, là encore je m'explique. Le lycée n'est pas privé mais certains parents donnent de l'argent pour soutenir les activités proposées, un peu comme une coopérative. Comme partout, les gens qui donnent de l'argent gagnent de l'importance, et entre empocher un gros chèque ou garder une élève X, le choix est vite fait. C'est triste mais c'est ce qu'il se passerait dans la vie. Ils lui ont tout de même laissé le bénéfice du doute en lui donnant une chance de prouver sa bonne foi ! Mais ils auraient aussi pu ne pas croire les rumeurs.

Voili voilou, j'espère que ce chapitre ci vous plaira !

Un grand merci à Nonni, Maéva, Eloe, HelleHaare, caROse, LiiSE, Morgane, Pauline, matrineu54, severine, clochette, Carla, Miistigris, grazie, charline, Marie, Agathe, PrincetonGirl818, Annick, siria, Lill et laurie.

Gwen : C'Est-ce que je voulais, que vous oubliiez cette rumeur pour vous surprendre encore plus ! Et ça a l'air d'avoir marché lol Je suis super contente que ça t'ait plu et que j'ai bien réussi à retranscrire le comportement de Bella !

Pauline : Ouai le participe présent est lourd à lire mais je peux pas l'éviter à chaque fois. J'essaye de pas trop en mettre mais il y en a toujours. Le chapitre était plus long que les précédents mais j'ai déjà fait plus long lol.

Clzmznce : Au contraire ! Elle s'inquiète de pas pouvoir retourner au volley. Elle a peur qu'on la laisse pas ou que le coach veuille pas la garder dans l'équipe. Enfin tu comprendras ça en lisant la suite.

Blonde_LiLy : T'inquiète je connais moi aussi les longues journées. Aujourd'hui levé 5h30, retour 20h15. Pour Edward faut pas s'inquiéter, il survivra, et c'est pas la grippe A lol. J'ai jamais dis que Jasper calmait Emmett, j'ai dis qu'il le retenait … Notre Emmichou peut très bien recommencer !

Gaux : Pour créer un compte sur le site de , il faut que tu cliques en haut à droite de ton écran sur Sign Up ; Ensuite tu remplis chaque ligne avec tes informations ; tu confirme ensuite ton inscription en cliquant sur le lien que le site t'auras envoyé sur ta boite mail. Et enfin, tu te connecte en cliquant sur login et en entrant les informations nécessaires



Je ne m'en étais pas réellement rendu compte, mais me réveiller dans les bras d'Edward m'avait manqué ces deux derniers jours.

Comme toujours, il avait ses deux bras enroulés autour de moi, un au niveau de mes épaules sur lequel reposait ma tête, l'autre me maintenant la taille. J'avais le front collé à son épaule et son odeur en plein sous le nez. Le paradis. Enfin ça aurait pu être le paradis si le réveil n'était pas en train de sonner comme un acharné pour que je me lève et affronte la pire journée d'école de toute ma vie.

C'était pire que le premier jour au jardin d'enfant quand vous quittez vos parents pour toute une journée pour la première fois. Pire que la rentrée à la grande école où vous savez que vous apprendrez des tonnes de choses compliquées et qu'on vous donnera des devoirs à faire tous le soirs. Pire que le matin d'un examen qui décidera de votre passage au niveau supérieur. Pire que de retourner en cours le lendemain du jour où vous êtes tombée dans une marre de boue, trouant votre pantalon au passage, et ce devant l'ensemble des élèves du collège.

C'était même pire que tous ces jours là réunis. Et je n'avais même pas Edward pour m'accompagner dans les couloirs de l'enfer.

Edward desserra sa prise autour de moi et je me penchai par-dessus lui pour atteindre le bouton d'arrêt. Retombant à ma place, je lui posai un baiser sur le front et sourit, satisfaite.

« Pas de fièvre ce matin monsieur Cullen. » Annonçai-je. « Encore un peu de repos et tu gambaderas telle un chamois dans les montagnes. »

« Lalala hihou ! » Chantonna-t-il de sa voix éraillée.

« Okay Heidi t'es pas encore au point. » Rigolai-je un instant avant de retrouver mon sérieux.

« Ça ira ? » Demanda-t-il et je savais exactement de quoi il parlait.

La veille, ça avait été une véritable épreuve de le faire taire et dormir. Il n'arrêtait pas de revenir sur la rumeur et ne faisait qu'ajouter à mon stress et mon appréhension. J'avais fini par faire semblant de dormir pour être sure qu'il se taise enfin.

« Il faudra bien. » Soupirai-je.

« Bella … »

« Edward ! » Le coupai-je. « Il n'y a pas cinquante solutions mais une seule. C'est que je retourne au lycée aujourd'hui et je suis bien consciente que ça va être une dure journée alors, s'il te plait, n'en parle pas davantage sinon je vais me retrouver à faire un caprice et il faudra me trainer par le bras pour entrer en cours. Clair ? »

« Comme de l'eau de roche. » Marmonna-t-il avant que je n'attrape mes affaires et n'aille m'enfermer dans la salle de bains.

Je savais que je ne serais pas vraiment seule. Il y avait toujours mes amis et l'équipe de volley qui savaient que ça n'était pas la vérité et qui ne parleraient pas dans mon dos. Et puis j'aurai Angela pour me soutenir durant les deux premières heures. L'espagnol serait peut-être un peu dur mais ensuite j'aurai Alice pour me changer les idées. Je ne serai pas seule à la pause déjeuner puis l'heure de biologie passerait surement très vite - si je me concentrais assez - avant que je ne retrouve encore une fois ma meilleure amie.

Je pouvais le faire. Ça ne serait pas si compliqué.

Il ne me fallut pas très longtemps pour me préparer ce matin là. Bien que je sache que la plupart des regards seraient sur moi, je n'avais aucune envie de faire de frais. Si mon look ne leur plaisait pas, qu'ils aillent se faire … voir ailleurs.

Je terminais de brosser mes cheveux quand on cogna à la porte et que la voix d'Edward résonna de l'autre côté de la planche de bois.

« Bella ? Est-ce que tu as terminé ? Je peux entrer ? Tu es … enfin je veux dire … »

« Oui Edward je suis décente, entre et fais comme si c'était ta salle de bain d'accord ? » Répondis-je avant de rouler les yeux.

Il entra dans la pièce à ce moment là et capta mon geste dans le miroir.

« Je voulais juste être sur histoire que … » S'expliqua-t-il, laissant sa phrase mourir dans le silence, attrapant un nouveau paquet de mouchoir, objet de sa convoitise.

« Histoire que je sois pas en train de me la jouer exhibitionniste. » Plaisantai-je. « Edward il va vraiment falloir qu'on parle de ce qu'il s'est passé dimanche. Si tu tergiverse cent sept ans avant d'entrer dans une pièce quand j'y suis déjà … ça va pas fonctionner. »

« Je voulais juste éviter de te mettre mal à l'aise. » S'exclama-t-il.

« Edward … » Soupirai-je. « Écoutes, c'est arrivé, ça s'est passé et on peut rien y faire. Il faut vivre avec maintenant. » Dis-je philosophiquement. « Bon sang j'ai l'impression de parler d'une catastrophe à conséquence interplanétaire. » Marmonnai-je en pouffant de rire.

Étrangement, après les évènements de la veille, ce qu'il s'était passé deux jours plutôt avait perdu presque toute son importance. Il faudrait toujours en parler, mettre les choses au point une bonne fois pour toutes. Ensuite je n'aurais plus qu'à attendre qu'Edward soit guéri pour reprendre là où nous nous étions arrêtés.

« On parlera de tout ça ce soir. En attendant, il faut que j'aille déjeuner. Ça n'est pas la journée pour être en retard. »

La vie chez les Cullen était presque devenue normale pour moi. Je n'en étais pas encore au stade de fouiller moi-même dans les placards mais je n'hésitais plus à m'asseoir à table et à me servir, à papoter avec Carlisle et Alice, et j'adorais le bisou matinal qu'Esmé déposait sur mon front. Le même qu'elle donnait à Alice et Edward.

Ce matin, mon petit-ami nous fit l'honneur de sa présence et grignota un peu plus que ces derniers jours, et ce, sans qu'on soit obligé de l'y forcer.

La nuit avait été calme, seulement agitée par de rares chauds et froids qui l'avaient fait se tourner, mais il ne s'était pas levé une seule fois. Un grand progrès !

J'étais en train d'achever mon dernier toast quand Emmett pénétra dans la maison.

« Emmett ! Je t'en prie fais comme chez moi. » Le salua Carlisle, bougeant à peine de derrière son journal.

« Yo tonton Carlisle, fais pas ton rabat-joie je viens en paix ! » S'exclama le colosse avant d'enfermer sa tante dans une étreinte à vous briser les os. « Hey ! Ça serait pas la belle aux bois dormants qui aurait enfin émergé ?! » Continua-t-il en ébouriffant les cheveux d'Edward.

« Dégage Em'. » Grogna mon petit-ami en s'écartant.

« A quoi doit-on l'honneur de ta présence ? » Demanda Esmé en continuant à débarrasser la table du petit-déjeuner.

« Et bien figurez-vous que j'avais drôlement pitié de ma petite Bella ici présente. » Commença-t-il en me pressant les épaules de ses grosses mains alors que je grimaçais. Je n'avais pas vraiment envie qu'on me prenne en pitié, et ma situation n'avait rien de drôle. « Et du coup j'ai réfléchis ! »

« Alléluia, Alléluia ! » Soupira Alice dans son verre de jus d'orange.

« Ouai, ouai c'est ça, moque toi gourou de la mode, en attendant tu n'as pas eu mon idée alors que c'est le genre de choses auxquelles ton cerveau pense tout seul habituellement. » Dit-il en lui tirant la langue.

« Viens en au fait Emmett. » Le pressai-je.

« Tantine, Carlito, fermez les yeux et bouchez vous les oreilles. Et si vous voulez pas le faire, ne venez pas me crier dessus, parce que je vous aurais prévenus. » Prévint-il, les pointant du doigt chacun leur tour.

Là-dessus, il se mit à fouiller dans son sac pour en sortir un bout de chiffon. Lorsqu'il le déplia, je reconnu la forme d'un débardeur.

« Wow Emmett, je suis sure que Bella est très touchée par le geste mais elle a déjà plein de tee-shirts. Et des plus jolis qui plus est. » Se moqua Alice.

« Grosse maligne. » Sourit-il hypocritement avant de tourner le vêtement pour nous montrer son recto.

« EMMETT CULLEN ! » Gronda Esmé.

« Non, non t'as rien à dire. » Rappela-t-il en mettant son index devant ses lèvres pour demander le silence. « Voici mon raisonnement. Faut pas se leurrer, Bella va être l'attraction du jour, ou plutôt, le bidou de Bella. Pas la peine de montrer les dents Edward, ça aidera pas les gens à être moins cons. »

« Emmett … » Soupira de nouveau Esmé.

« Pardonnez ce langage châtié. » S'excusa-t-il, articulant exagérément et exécutant une révérence ridicule. « Je pensais donc que si mon amie la miniature mettait ce tee-shirt en dessous de ce sweat tout moche dont elle nous honore aujourd'hui, elle n'aurait qu'à relever les bords de ce truc informe pour exprimer le fond de sa pensée. »

« C'est un peu vulgaire. » Tenta Esmé en grimaçant.

« Ça lui évitera de le dire elle-même. Ces mots vilains ne tâcheront pas sa jolie petite bouche. » Dit-il en attrapant mes joues d'une seule main, ramenant ma bouche en cul de poule.

« Je sais pas Emmett … » Grimaçai-je après avoir chassé sa main d'une claque.

« Je pense que c'est une bonne idée moi. Et je suis d'accord pour dire que ce sweat est affreusement moche. » Lança Alice, évitant le regard de sa mère et je vis Edward acquiescer d'un signe de tête.

Carlisle ne dit rien, Esmé nous regarda l'un après l'autre avant de fixer ses yeux sur le tee-shirt et de repartir à sa vaisselle en haussant les épaules et en soupirant en signe de reddition.

« Allez donne-moi ça. » Soupirai-je à mon tour en attrapant le vêtement avant de remonter me changer.

Quelque part, l'idée d'Emmett n'était pas si mal. Ca m'éviterait effectivement d'être vulgaire et de m'attirer davantage d'ennuis. Et puis c'était exactement ce qui me venait à l'esprit quand je pensais à mes camarades et à leur rumeur pourrie.

J'enfilai donc mon nouvel ami du jour avant de remettre le sweat-shirt par-dessus. En grosse lettres noires sur fond blanc, situés au niveau de mon ventre, les mots « FUCK YOU » exprimaient parfaitement ma pensée. En temps normal je n'aurai pas porté ça, surtout pas pour me rendre au lycée, mais comme on dit, à situation désespérée, mesure désespérée.

J'allais ressortir de la chambre d'Edward quand Alice me bloqua le passage, me tendant un de ses gilets bien taillés.

« Je n'ai pas envie d'être bien fringuée aujourd'hui Lily. » Grommelai-je en essayant de l'éviter.

« Conseil d'amie que tu ferais bien de suivre. Que crois-tu qu'ils vont penser si tu porte des vêtements larges ? »

Elle avait raison, mais ça n'était pas mon problème.

« Que je mette un pull à Emmett ou que je vienne le ventre à l'air, ils penseront exactement la même chose. »

« Peut-être, mais ne les encourage pas. » Insista-t-elle en me tendant de nouveau le gilet et le plaquant contre mon torse.

« Okay … » Soupirai-je en changeant une nouvelle fois mon accoutrement.

Contente de m'avoir fait plier, Alice quitta la pièce toute guillerette et rejoignit l'étage inférieur alors qu'Edward revenait dans sa chambre et se laissait tomber sur son lit.

« Tu me fais une petite place ? » Plaidai-je en sortant ma moue la plus suppliante.

« Je croyais que tu devais absolument aller en cours ? »

« Oui peut-être … » Grommelai-je en roulant des yeux avant de me laisser tomber sur son matelas à côté de lui.

« Ça va bien se passer. Je sais que c'est facile à dire pour moi mais les autres seront là pour te soutenir. Même si tout ça est très Emmett … » Dit-il en relevant mon gilet pour montrer le tee-shirt. « … c'est aussi pour te montrer qu'il est là pour toi. »

« Je sais. J'aurais juste voulu que tu sois là aussi … que tout ça n'arrive pas … »

« Ça va vite se tasser maintenant. Il fallait que ça éclate au grand jour, mais maintenant que c'est fait on va pouvoir contrer, se défendre même si on a rien fait pour se sentir coupables. » Dit-il et j'acquiesçai silencieusement.

« Il vaut mieux que j'y aille, ta mère doit m'attendre. » Lançai-je après un coup d'œil au radio réveil.

« Bella ? » Appela-t-il. « N'hésite pas à me téléphoner si ça va vraiment pas d'accord ? Ne pense pas au fait que je suis peut-être en train de dormir, je pourrai toujours dormir plus tard. »

« Tu es adorable. » Marmonnai-je en me penchant pour l'embrasser sur le front. « Oh et puis merde j'ai besoin de réconfort ! » M'exclamai-je avant de poser mes lèvres sur les siennes.

Ça n'était pas un gros baiser passionné mais c'était toujours mieux que le retour de sainte prude et de Mister chasteté qui s'embrassent sur le front.

Edward, toujours dans l'optique de m'éviter d'attraper une grippe qui, j'en étais certaine, ne me ferait aucun mal, se sépara de moi en poussant gentiment sur mes épaules.

« Je t'aime. » Lançai-je en souriant. « Même si tes instincts protecteurs sont un peu lourds en ce moment. » Ajoutai-je avant de l'embrasser rapidement et de me lever. « Hasta luego mi amor. » Dis-je en passant la porte.

« See you later my love !* » Répondit-il dans un français que je ne compris absolument pas mais qui, je n'en doutais pas, était surement très tendre.

Lorsque j'arrivai en bas, Esmé m'attendait effectivement, son sac dans une main et l'enveloppe contenant les résultats de ma prise de sang dans l'autre. Emmett était là lui aussi ce qui me fit hausser un sourcil.

« T'es pas parti avec Lily ? »

« Nan. » Dit-il dans une grimace. « Nous, les hommes Cullen, sommes façonnés dès notre naissance pour être de véritables gentlemen comme tu l'as déjà remarqué, mais aussi pour être d'incomparables gardes du corps. Enfin ça c'est surtout moi parce que c'est pas avec sa carrure de mouche qu'Edw … »

« Ça ira Emmett. » Le coupai-je en souriant malgré tout. J'appréciais son effort pour me faire sourire. « Un garde du corps hein ? »

« Beh oui. Comme ton mâle dominant joue sa précieuse à l'étage il faut bien un intérimaire. » Lança-t-il sur le ton de l'évidence.

« Oh … » Commentai-je, faussement songeuse. « Et Rosalie ? » Demandai-je, le faisant éclater de rire.

« Bella t'as déjà regardé Rosie ? Quand on est tous les deux c'est elle mon garde du corps ! » S'exclama-t-il me faisant rire avec lui. « Allez c'est parti les miniatures on a pas toute la journée. » Continua-t-il attrapant Esmé et moi par les épaules, une de chaque côté, et nous dirigeant vers la porte d'entrée.

Rapidement, nous nous installâmes dans ma voiture. Tous deux refusèrent de conduire, Emmett monta à l'avant à cause de ses grandes jambes, et madame Cullen se casa à l'arrière. Ca n'était pas tellement étroit mais disons qu'il existait plus confortable.

« C'est pas génial ça ?! Aujourd'hui je suis le Kevin Costner de ta Whitney Houston** ! » S'exclama soudainement Emmett, affichant un grand sourire.

« Premièrement, on garde des rapports strictement professionnels, secondement tu ne m'approches pas à moins de vingt centimètres. » Dis-je en souriant, mettant mes règles en place.

« Tu sais qu'à vingt centimètres je peux toujours te faire des choses sexaltantes … » Fit-il remarquer en remuant ses sourcils.

« Prétentieux. » Marmonnai-je.

« Ah non c'est vrai tu ne sais pas … Frustrée. » Soupira-t-il en secouant sa tête d'un air affligé.

« Emmett. Je suis là. » Lui rappela Esmé. « Tu sais, moi ta tante qui aimerait garder de toi l'image du garçon de trois ans qui pleurait parce que son cône glacé s'était écrasé au sol … » Dit-elle avec nostalgie.

« Bah tu viens de casser mon image de gros dur tantine. » Se plaignit-il avant d'allumer la radio et de trifouiller les boutons pour trouver une station à son goût.

A part les chansons qui défilaient, il n'y avait plus aucun bruit dans la voiture et le manque de conversation n'aida pas mon esprit. Rapidement, je recommençais à appréhender la journée que j'allais devoir affronter.

Comme tous les matins, je mis une dizaine de minutes pour rejoindre l'entrée du parking. Je me dirigeai ensuite vers ma place habituelle et me garai avant de couper le moteur. Maintenant commençait l'épreuve. Ce qu'il fallait c'est que je me concentre sur une chose à faire comme ça je ne verrai pas les autres autour de moi.

Première tâche : rejoindre le bureau de Grant.

Sortant de la voiture, Emmett recommença à faire de l'humour afin de me détendre mais c'était trop tard. Sa tante lui demanda de rejoindre sa salle de cours et il obéit sans se le faire répéter.

Sans tergiverser, madame Cullen se plaça à mes côtés et m'entraina d'un geste décidé vers le bâtiment administratif.

Tout allait commencer là. Je savais que ça ne serait pas le plus dur, le proviseur étant déjà à moitié convaincu de mon 'innocence'. Il n'empêche que de devoir affronter encore une fois le regard de pitié qu'il m'avait lancé la veille n'était pas une expérience que j'avais hâte de revivre. En effet, monsieur Grant s'était montré franc et direct dans ses accusations mais j'avais bien vu sa réaction. J'étais presque certaine que s'il n'y avait pas eu cette histoire de renvoi, il m'aurait prise en pitié. Mère à dix-huit ans ça vaut bien son lot de larmes et de consolations non ?

Même si je regardais droit devant moi, avançant d'un pas rapide, collant les talons d'Esmé, je sentais les regards qui se posaient sur moi et me collaient jusqu'à ce que je sois hors de vue.

Sans aucune hésitation, madame Cullen traversa le parking, pénétra dans le bâtiment administratif, suivit le long couloir jusqu'à atteindre le secrétariat du proviseur. Mme Frank eut à peine le temps de la saluer qu'Esmé cognait déjà contre la porte vitrée comme je l'avais fait la veille. Encore comme la veille, la voix du proviseur l'invita à entrer. Tout ce temps j'avais suivi silencieusement, et là encore c'est délicatement que je refermai la porte dans mon dos. Grand contraste avec ma sortie d'hier.

Monsieur Grant était installé à son bureau, lunettes sur le nez, tête plongée dans un dossier.

Esmé ne se démonta pas et se racla la gorge pour attirer son attention.

« Madame Swan ? » S'informa-t-il après avoir noté ma présence.

Tout faux bonhomme. Premièrement, ma mère c'est madame Dwyer, et en plus de ça, celle-ci c'est pas ma mère.

« Madame Cullen en fait. » Corrigea Esmé.

« Que puis-je pour vous ? » Demanda le proviseur en fronçant les sourcils, ses yeux passant sur moi l'espace d'un seconde, portant toutes ses interrogations.

« C'est très simple. » Lança-t-elle, sa voix claquant dans l'air. « Je suis venue vous apporter ceci. » Continua-t-elle lançant sur le bureau une enveloppe marquée de l'emblème du St Joseph's Hospital. « Et m'assurer que Bella pourra retourner en cours. »

Fronçant davantage les sourcils, Grant lui fit signe de s'assoir avant de se mettre à ouvrir l'enveloppe.

« Ça serait surement mieux si les parents d'Isabella venaient s'assurer de ce fait, ne pensez-vous pas ? » Lança-t-il ironiquement.

Les sous-entendus qu'il faisaient ne me plurent pas vraiment, ni à madame Cullen d'ailleurs.

« Oh ils le feraient surement s'ils en avaient l'opportunité. Malheureusement, comme vous devez le savoir, monsieur Swan est décédé et madame Dwyer se trouve actuellement au Texas. »

« Madame Dwyer est régulièrement absente. » Souligna-t-il lourdement.

Est-ce qu'il voulait dire par là qu'elle m'élevait mal et m'abandonnait à mon propre sort ? Idiot !

« Ma mère .. » Commençai-je.

« Je ne tolèrerai pas vos sous-entendus. » Me coupa Esmé. « L'absence de madame Dwyer est un impératif d'ordre médical. Rien qui ne vous concerne cependant mais sachez qu'elle m'a donné quelques directives quand à notre entrevue de ce matin. » Dit-elle avec un sourire hypocrite.

Il lui rendit un sourire tout aussi faux avant de se mettre à parcourir le document entre ses mains. Lorsque Grant termina sa lecture, il reposa la feuille et releva le visage vers nous.

« Je vois que le docteur Cullen s'est chargé de l'examen. » Commenta-t-il avec un sourire chargé de sous-entendus.

« En réalité, mon mari s'est contenté de prélever les échantillons de sang. Le laboratoire à effectué les analyses et c'est le docteur Foster qui a vérifié et déclaré qu'Isabella Swan n'était pas enceinte. Comme vous l'aviez si gentiment exigé de sa part. »

Est-ce qu'il avait une nouvelle fois sous-entendu quelque chose de stupide ? Comme, par exemple, que Carlisle avait trafiqué les résultats afin de dire que je n'étais pas enceinte ? Okay je retire ce que j'ai dis plus tôt. Ça n'est pas un idiot. C'est un véritable abruti.

« Bien. Isabella vous pouvez retourner en cours. » Conclu-t-il simplement.

« Vous croyez que c'est suffisant ? » S'exclama Esmé troquant l'ironie contre la colère.

« Je vous demande pardon ? » Lui demanda-t-il.

« C'est à elle que vous devriez présenter vos excuses. » S'exclama Esmé, détournant ses propos. « Vous l'avez traitée abominablement hier et maintenant vous agissez comme si de rien n'était. »

« Comprenez madame Cullen … »

« Ce que je comprends monsieur Grant c'est que vous l'avez accusée sans preuve concrète ! » Le coupa-t-elle. « Une accusation fondée sur de simples rumeurs de lycéens. N'avez-vous rien dans la tête ?! » Cria-t-elle. « Ne vous est-il pas venu à l'esprit qu'en prêtant un minimum d'importance à ces ragots vous condamniez Bella au regard des autres ? » Continua-t-elle en se levant.

« Cette déclaration du médecin suffit à la réintégrer dans le lycée et les autres verront bien qu'il s'agissait d'une erreur. » Se défendit-il dans un haussement d'épaules nonchalant.

« Vous croyez vraiment à ce que vous dites. » Commenta Esmé après l'avoir observé plusieurs secondes silencieusement. « Vous êtes encore plus stupide que ce que j'imaginais. » Rit-elle en secouant la tête.

Oui. Esmé Cullen pouvait se permettre de dire à mon proviseur qu'il était stupide car elle et Carlisle faisaient partie des parents qui signaient plusieurs chèques par an pour soutenir les activités du lycée. Son compte en banque lui donnait ce droit. Veinarde.

« Madame Cullen … » Commença Grant, tentant de la ramener au calme.

« Vous avez particulièrement intérêt à ce que Bella ne soit pas victime de nouvelles rumeurs ou de harcèlement. Madame Dwyer et moi, ainsi que mon mari, sommes prêts à porter plainte pour diffamation. Il n'y a qu'un tout petit pas entre vous et une Cour de justice monsieur Grant. » Termina-t-elle, rapprochant son pouce et son index l'un de l'autre pour montrer à quel point l'espace était faible. « Vous pouvez prévenir vos amis du conseil d'administration et les autres parents d'élèves qui ont eu le culot de juger une enfant qu'ils ne connaissent pas. »

« Très bien. » Se contenta de dire le proviseur, passablement mal à l'aise.

« Tu peux retourner en cours Bella. » Me lança Esmé en souriant.

Je me levai de la chaise depuis laquelle j'avais silencieusement assisté à l'échange. Grant me suivit du regard avant de grimacer quand il vit qu'Esmé ne comptait pas bouger de si tôt. Elle avait apparemment encore quelques choses à lui dire mais préférait que je ne sois pas là.

« Vous pouvez effectivement retourner en cours Isabella. » Confirma-t-il. « Ainsi que reprendre vos activités, mis à part votre poste de présidente des élèves. Là-dessus je ne peux rien faire. » Grimaça-t-il, s'excusant davantage auprès de madame Cullen que de moi.

« J'ose espéré que tout ça ne figurera pas dans son dossier scolaire. » Menaça-t-elle. « Ça pourrait vous coûter cher de ruiner son avenir universitaire. »

« Bien sur que non. » Nous rassura-t-il. « Monsieur Jenings vous attendra dans la salle de tutorat à la pause déjeuner. » Annonça-t-il ensuite alors que je posais la main sur la poignée.

« En fait … » Commençai-je en me tournant de nouveau face à lui. « J'ai décidé d'arrêter le tutorat. »

« Mais … Vous pouvez reprendre maintenant que … » Bégaya-t-il confus.

« Je sais. Je n'en ai simplement pas envie. » Dis-je simplement.

« Enfin Isabella, votre aide est importante pour les élèves qui font partie du programme de soutien. » Commenta-t-il. « Vous ne pouvez pas les abandonner. » Ajouta-t-il, essayant surement de me prendre par les sentiments.

« Ça n'est absolument pas mon problème. » Lançai-je égoïstement.

« Mais … »

« Vous croyez vraiment que je vais apporter mon aide à des personnes qui ne se gênent pas pour cracher dans mon dos ? Vous plaisantez j'espère ! » Ris-je amèrement.

« Bien. » Concéda-t-il. « Que dois-je dire aux élèves ? »

« Je ne sais pas. » Dis-je en souriant, haussant mes épaules. « Que je suis partie en congé maternité par exemple. » Continuai-je fière de ma réplique avant d'ouvrir la porte. « Oh, et du coup je peux vous rendre ça. »

Là-dessus, je lui lançai mon trousseau de clés qui rassemblait le passe partout - dont Edward avait un double - et les clés de casiers de la salle de tutorat.

Avec un dernier sourire hypocrite, je refermai la porte laissant monsieur Grant seul face au côté sombre de la terrible madame Cullen.

Une première épreuve de passée. Les choses s'étaient administrativement arrangées. Je pouvais reprendre mes cours et le volley, il n'y aurait aucune trace de cette aberration dans mon dossier scolaire, et il n'y aurait pas de suite étant donné la menace de la plainte. Je n'avais plus qu'à m'inquiéter des élèves mais ça n'était rien que mon mauvais caractère et mes adorables amis ne puissent gérer.

Traversant le couloir, gagnant un sourire réconfortant de madame Frank au passage, je me retrouvai dans les couloirs quasi déserts du bâtiment principal. La cloche allait sonner d'ici moins d'une minutes et ceux qui n'étaient pas encore en cours n'étaient pas loin d'y rentrer. Je pris donc la direction de mon cours de maths, priant pour ne pas croiser grand monde. J'étais certaine de ne pas arriver à l'heure et de devoir affronter la vingtaine de regards qui se poseraient sur moi à mon entrée dans la salle.

Deuxième tâche : confronter le regard de mes camarades.

Comme prévu, la sonnerie retentit lorsque j'étais dans l'escalier du bâtiment scientifique et je pressai le pas pour ne pas perdre trop de temps. Espérons que monsieur Taylor se montrerait compréhensif, lui.

C'était une chose à laquelle je n'avais pas pensé, la réaction de mes professeurs. Les adultes du lycée semblaient réagir différemment. Grant avait d'abord été compatissant mais ferme pour devenir un abruti fini en l'espace d'une journée, madame Frank, égale à elle-même, s'était montrée un exemple de soutien et de gentillesse. Mes professeurs pouvaient eux aussi croire cette rumeur et me prendre en grippe. Et le Coach Sanders aussi … mais je préférais ne pas y penser, me dire que tout irait bien, et attendre ce soir. S'il ne me voulait plus dans l'équipe il m'en parlerait surement ce soir pendant le cours de gym. Mon destin se scellerait dans les huit prochaines heures.

Perdue dans mes pensées, je m'étais laissée guider automatiquement vers ma salle de classe. Si quelqu'un m'avait croisée et fait une réflexion ou lancé un regard de travers, je ne l'avais pas remarqué.

Avalant difficilement la boule qui me serrait la gorge, je cognai à la porte et l'ouvrit sur l'appel de mon professeur. J'évitai soigneusement de croiser les regards des autres, me fixant uniquement sur celui de monsieur Taylor.

« Excusez mon retard monsieur, j'étais avec le proviseur. » Me lançai-je doucement, ne reconnaissant pas ma voix tellement j'étais tendue.

« Je t'en prie va t'installer Bella. » Répondit-il en souriant.

Soupirant de soulagement, je fermai précipitamment la porte et lui adressai un rapide sourire avant de foncer droit vers ma place habituelle. Je sortis mes affaires en silence et attrapai mon stylo d'une main moite, ne lâchant pas des yeux la page vierge où j'allais prendre le cours du jour.

Monsieur Taylor se racla la gorge, surement pour rapporter l'attention du bon côté, puis reprit son cours là où je l'avais interrompu.

Il ne fallut que vingt secondes avant que mon voisin de devant ne se retourne légèrement pour me jeter des coups d'œil en biais. Malheureusement pour moi, la table était en travers de la trajectoire et je ne pouvais pas lui montrer mon joli tee-shirt. Je pris sur moi et décidai de l'occulter.

« Tu veux quoi Parker ? Sa photo ? Son dossier médicale ? » Cracha Angela, effrayant le gars qui se retourna immédiatement vers le prof. « Abruti. » Marmonna-t-elle pour ma plus grande surprise.

« Merci. » Lui chuchotai-je en souriant.

Elle chassa ma réplique d'un geste de la main avant de la refermer sur la mienne et d'y donner une pression affective.

Je savais qu'Angela était mon amie et qu'elle ne me jugerait pas sur une rumeur débile qu'elle avait découverte en même temps que moi. Malgré tout, j'étais soulagée de le constater et de ne plus simplement le supposer.

Après ça, je passai le cours à prendre des notes et à compléter les exercices, plaisantant de temps en temps avec ma voisine comme si ça avait été un jour normal.

Lorsque la cloche sonna, annonçant la fin de l'heure, j'eu à peine le temps de cligner des yeux qu'Angela avait plié ses affaires et fermé mon cahier. Elle l'attrapa dans ses mains et me poussa de ma chaise.

« Si on se dépêche on évitera le gros du mouvement. » Expliqua-t-elle et je m'afférai à mon tour.

J'enfournai mes stylos dans ma trousse et me levai, la fermant tout en marchant vers la porte, balançant mon sac sur mon épaule en même temps, bien que je ne sache absolument pas comment j'avais pu faire.

Angela attrapa ensuite mon coude et m'attira vers l'avant de la classe, slalomant entre nos camarades. Nous saluâmes monsieur Taylor avec empressement puis nous perdîmes dans la masse qui s'échappait des salles.

« Parles-moi. Si tu parles et que tu les oublis ça ira plus vite. » Dit-elle en liant son bras au mien après que j'eu rangé mes affaires dans mon sac. « C'est un truc de dingue. Tu es devenue une vrai star. Si quelqu'un ignorait qui tu étais hier, tu peux être sûre que l'erreur est maintenant réparée. » Ironisa-t-elle.

« J'aurai préféré me faire connaitre pour autre chose que pour ces conneries. » Répliquai-je en grimaçant. « Bon sang je ne tiendrai jamais la journée. » Gémis-je en regardant autour de moi.

Même en marchant vite et en faisant semblant de ne rien voir, je ne pouvais louper ce qui se passait autour de moi. Les élèves que nous croisions avaient tous la même réaction. D'abord ils regardaient mon visage, la réalisation se faisait alors leur regards glissaient vers mon abdomen totalement plat puis remontaient vers mon visage. Ensuite ils se tournaient vers leurs amis et commentaient ce qu'ils venaient de voir, c'est-à-dire rien. Ceux qui étaient en train de discuter devant leur casiers se retournaient pour mieux me dévisager.

« C'est le moment de tester la méthode Emmett. » Marmonnai-je et Angela me regarda en fronçant les sourcils.

D'une main un peu tremblante - je détestais attirer l'attention - je fis glisser la fermeture éclaire de ma veste et tirai les pans sur le côté afin d'exposer mon tee-shirt. Angela se pencha un peu en avant et éclata de rire.

« Définitivement le genre d'Emmett Cullen. » Commenta-t-elle en secouant la tête. « Dépêchons-nous avant d'être en retard. »

Mademoiselle Brighton était une éternelle étourdie. Ou alors elle jouait bien son jeu. Lorsque j'entrai dans la salle, elle ne me parla même pas de ce qu'il s'était passé la veille alors que c'était son cours que j'avais dû quitter en catastrophe. Soit elle ne savait rien de ce qu'il se passait dans le lycée, soit elle avait choisi de ne pas commenter les faits. Son comportement vis-à-vis de moi ne changea pas d'un pouce, m'indiquant ainsi qu'un deuxième professeur ici ne me prenait pas en tête de turque.

Le moment le plus pénible de la matinée fut lorsque je dû rejoindre ma classe d'Espagnol. Je ne connaissais personne spécialement à cette heure là et les regards étaient bien plus lourds à porter lorsqu'il n'y avait personne pour vous distraire. En plus de ça, madame Rodriguez adorait son tableau et passait l'heure à y écrire, aucune chance donc de garder la tête baissée sur mon cahier, il fallait au moins que je la relève pour lire ce qui était inscrit. A chaque mouvement, je perçu au moins un regard sur moi.

Un de mes avantages fut que ceux qui chuchotaient entre eux sur ma descendance virtuelle étaient assez loin de moi et je n'entendis donc rien d'offensant, ce qui m'aurait probablement mise hors de moi, ou m'aurait fait fondre en larmes.

Lily m'attendait toute souriante à la sortie de la salle et lia son bras au mien comme l'avait fait Angela.

« Super tantine au rapport. » Me salua-t-elle en souriant.

« Dis pas ça sinon ils vont définitivement croire que j'ai une brioche au four. » Marmonnai-je.

« C'est pour ça que je l'ai dis doucement. Ca aurait presque pu être drôle si ça n'avait pas été aussi dramatique cette histoire. » Lança-t-elle philosophiquement.

« Ça aurait pu. »

« Résumé de la matinée ? »

« J'ai plaqué mon poste de tuteur, j'ai presque faillit assister à un match de catch entre ta mère et le proviseur, je suis certaine qu'elle aurait gagné soit dit en passant. »

« Maman Cullen a la rage quand elle veut. » Approuva Alice. « Ensuite ? »

« J'ai dû aller en cours et rater la fin de la confrontation. Jusque là mes profs sont intelligents et ne m'ont pas fait de remarques. » Continuai-je.

« Ils t'adorent, tu es une bonne élève ils n'ont pas de raison de t'en vouloir. » S'exclama-t-elle. « Même si ces conneries étaient vraies, ET ON SAIT TOUTES LES DEUX QU'ELLES NE LE SONT PAS, ils n'auraient pas de raison de t'en vouloir. » Continua-t-elle, lançant un regard noir à tous ceux qui se tournèrent vers nous lorsqu'elle haussa le ton. « Les élèves ? »

« Angela m'a surprise. Elle habituellement si timide a été très directe quand le mec devant moi a commencé à me fixer avec insistance. »

« A mon tour de jouer les doberman ! » S'extasia mon amie en entrant dans notre salle d'histoire.

« Le prend pas mal Lily mais t'as plutôt la carrure d'un chihuahua. » Souris-je, contente de parler avec autant de légèreté.

« Peut importe. Le principal c'est que j'aboie fort … et je mords aussi. » Dit-elle sérieusement. « Demande à Jasper. » Ajouta-t-elle avec un sourire mutin.

« Trop d'infos ! » M'exclamai-je en me bouchant les oreilles avant que nous ne prenions nos places habituelles.


* Beh oui vu que j'écris en français je passe d'une langue à l'autre. Ils disent tous les deux la même chose : A plus tard mon amour.

** Bodyguard of course.

Je sais. J'avais dis que la conversation au sujet de l'incident de la douche viendrait dans ce chapitre mais finalement il y a plus à écrire que ce que je pensais et j'ai eu très peu de temps pour moi cette semaine. Et ça sera surement pareil la semaine prochaine. Je suis vraiment désolée mais je ne peux vraiment pas faire mieux. Il y a encore beaucoup à couvrir pour cette journée de cours et je n'aurais pas pu tout écrire en un seul chapitre de toutes façons.

J'espère ne pas vous avoir déçues avec la conversation Esmé/Grant.