Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE DE BELLA :

15 aout 2007. Montréal, Canada.

Nous étions en ce moment-même à Montréal afin de régler un problème avec un vampire qui faisait vraiment n'importe quoi. Quand je dis « nous », il s'agit des Rois, Demetri, Felix, Heïdi, Jane, Alec et moi. Ne voulant pas respecter les lois, Demetri et Felix n'eurent d'autres choix que de le tuer. C'est triste mais c'est comme ça. Pendant que le corps flambait, je sentis la main d'Alec se frayer un chemin de mes côtes jusqu'à mes fesses, me déclenchant un frisson. Heureusement qu'il n'y avait personne derrière nous. Je lui lançais un regard de reproche de sous ma cape mais Monsieur me regardait comme si de rien n'était. Il me fit un sourire en coin et je ne pus m'empêcher de le lui rendre. Une fois la mission terminée, nous rebroussions chemin jusqu'aux voitures mais j'avais la tête ailleurs. Les Cullen et les Quileutes me manquaient. Mon père et les filles me manquaient. Ça faisait un an que je ne les avais pas revus et ça me rendait triste. Je ne m'étais même pas aperçu que j'avais stoppé la marche.

« Bella ? »

Je relevais la tête et vis Alec arriver près de moi en une seconde.

« Est-ce que ça va ma chérie ? Tu as l'air triste. » demanda-t-il, inquiet.

Ce qu'il était mignon quand il s'inquiétait.

« Oui ça va. En faites, j'ai oublié de me nourrir avant de partir et je commence à avoir la gorge qui brûle ! » le rassurai-je.

« Bella, il n'y a pas que ça. Je te connais, tu as l'air ailleurs. Dis-moi ce qu'il ne va pas. » m'encouragea-t-il.

Et merde, je ne peux rien lui cacher. Je n'avais pas remarqué que tout le monde s'était rapproché de nous.

« Qu'y a-t-il Bella ? » demanda Aro.

« Ce n'est rien, je vous assure. » soupirai-je.

J'avais espéré qu'ils ne chercheraient pas plus loin à savoir ce que j'avais mais c'était sans compter sur mon fiancé. Il me regarda dans les yeux et il comprit.

« Les Cullen et tes amis te manquent ! »

Ce n'était pas une question mais une affirmation. J'acquiesçais lentement et je me suis retrouvé dans ses bras. J'oubliais que nous étions entourés des Rois et des autres, il n'y avait qu'Alec et moi qui comptait. J'enfoui ma tête dans son cou et j'inhalais son odeur à plein poumon.

« Bella ? »

Je reconnu la voix de Caius. Je me retournais pour leur faire face mais Alec ne me lâcha pas. Il garda ses bras autour de ma taille. Les Rois avaient le sourire.

« Qu'y a-t-il Maîtres ? » demandai-je.

« Bella, est-ce que cela te plairait de rendre une petite visite aux Cullen ? » demanda Aro.

« Que…qu…quoi ? » bégayai-je.

« Tu as très bien entendu Bella. » dit Caius, amusé par ma réaction.

« Vous êtes sérieux ? » m'étonnai-je.

« Absolument. » acquiesça Marcus.

« Et puis, cela fait longtemps que nous n'avons pas vu Carlisle. Profitons du fait que nous sommes à seulement quelques heures de route. Connaissant Felix et Alec, nous serons à Forks en début d'après-midi. » affirma Aro.

Alors là, je n'en revenais pas. Ils me proposaient d'aller à Forks tous ensemble. J'étais figée dans les bras de mon vampire et je n'arrêtais pas de me repasser en boucle les paroles de mes Maîtres. Je devais ressembler à un crapaud qu'on venait de sortir de l'eau.

« Bella, t'es avec nous ? » me susurra Alec.

Je me reprenais et regardais Aro qui attendait ma réponse. Aucun son ne sortit de ma bouche alors je me contentais de secouer vivement ma tête affirmativement.

« Merveilleux. Mettons nous en route rapidement ! » s'exclama-t-il.

Bien sûr il nous rappela que compte tenu du pacte conclu entre les Quileutes et les Cullen, nous nous contenterions du sang animal. Pour Alec et moi ça allait mais pour les autres ce serait plus difficile mais bon, ils n'avaient pas le choix. Nous partions en direction des voitures, les Rois dans la première, avec Felix au volant et Heidi à ses cotés, et dans la seconde, Demetri, Jane et moi, avec mon chéri au volant. J'étendis mon bouclier autour des deux voitures pour qu'Alice ne voie pas notre arrivée. Je voulais que ce soit une surprise. Je le baisserai au moment même où nous arriverons devant la villa. Durant le trajet, pendant que Demetri faisait une inspection de la gorge de Jane, Alec me prit la main et ne la lâcha pas du voyage, même pour passer les vitesses. Il embrassa de temps en temps la bague de fiançailles qui ornait mon doigt, tout en me disant des mots doux, tout bas. Trop occupé à se manger l'un l'autre, Jane et Demetri ne remarquèrent même pas que nous étions arrivés à Forks.

« Dites vous deux, quand vous aurez fini de vous faire un lavage d'estomac complet vous remarquerez que nous sommes arrivé. » s'énerva Alec alors qu'on entrait dans le sentier qui menait à la villa blanche.

Ils se décollèrent tant bien que mal l'un de l'autre et Jane réarrangea sa coiffure. J'ôtais mon bouclier afin qu'Alice puisse nous voir arriver et à peine Alec se garait-il derrière la voiture qui transportait les Rois, qu'on entendit un énorme :

« »

J'éclatais de rire et une fois que tout le monde était descendu des voitures, je me dirigeais vers la porte mais je fus aussitôt plaquais au sol par un lutin aux cheveux noirs en bataille.

« BELLA BELLA ! JE SUIS TROP CONTENTE DE TE VOIR. » cria Alice.

« Alice je ne suis pas sourde. » rigolais-je.

J'entendis les autres rires et Alice se releva et m'aida à me mettre sur mes deux pieds mais elle me reprit dans ses bras aussitôt. Je la serrais dans mes bras en retour et profitais de ce moment. Lorsqu'elle me relâcha, je me suis retrouvais dans une étreinte à vous couper le souffle. Emmett !

« Bella, c'est trop super de te voir. » me dit-il de sa grosse voix d'ours.

« Em…mett…tu…m'ét…ouffes…pas…que…j'ai…bes…oin…de…resp…irer…mais…quand…même. » suffoquai-je.

Il me reposa et je m'étirai en entendant mes muscles claquer.

« Désolé Bella. » s'excusa-t-il.

« Ah, j'ai l'impression qu'un bulldozer m'ai roulé dessus. » plaisantai-je.

Tout le monde éclata de rire et je vis les Rois saluer Carlisle et Esmé mais je ne voyais pas Jazz et Rose. Je les cherchais des yeux et comme pour répondre à ma question silencieuse, Emmett me dit :

« Ils sont partis chasser Bella. »

« Ok ! » dis-je.

« Tu devrais les rejoindre Bella. Tu ne t'es pas nourri depuis un moment. » proposa Aro.

J'acquiesçai et après avoir serrai Carlisle et Esmé dans mes bras, et un après un dernier baiser à mon vampire adoré, je partis en direction de la foret et je ne tardais pas à repérer les odeurs de Jazz et Rose. Ils étaient de dos et Jazz laissa tomber la carcasse du cerf qu'il venait de vider de son sang alors je m'élançais rapidement vers lui et il se retourna à ce moment et je le percutais de plein fouet. Il tomba à la renverse, moi sur lui.

« Salut grand frère ! » dis-je en riant.

« Bella ? » demanda-t-il.

Je me relevais et lui tendis la main pour l'aider à se remettre sur ses deux jambes. Une fois debout, il m'attira dans ses bras et me serra fort. Rosalie se joignit à nous et nous sommes restés comme ça pendant au moins cinq bonnes minutes. On se sépara et on entendit des bruits de pas arriver dans notre direction.

« C'est Alec ! » souriais-je.

Il arriva près de moi dans la seconde qui suivit et il encercla ma taille aussitôt.

« Et bien, on dirait que les deux amoureux ont du mal à rester éloigner, même pour cinq minutes. » fit remarquer Rosalie.

« C'est une vraie torture. » souffla Alec.

Jazz remarqua la couleur des yeux d'Alec et lui demanda :

« Alec, ça fait combien de temps que t'es devenu végétarien ? »

« Un an je dirai. Dès notre retour en Italie l'année dernière, j'ai décidé de changer de régime, pour Bella. Avec l'accord des Rois bien évidement. » répondit-il.

« Et je te raconte pas les rumeurs dans le château. 'Et il renonce à sa vraie nature'. 'Il fait tout ça seulement par amour, c'est n'importe quoi'. Et nanani et nanana. » m'énervai-je.

« Oh la Bell's, on se calme. » s'amusa Jasper.

« Désolé. »

« De toute façon Jane s'est chargé de leur rappeler que si les rumeurs sur nous se poursuivaient, elle le leur ferait payer. Et vous savez comment est Jane quand elle se fâche. » dit Alec.

Jazz et Rose grimacèrent rien qu'en imaginant Jane en colère. Je partis chasser avec Alec tandis que Jasper et Rosalie rentraient à la villa. Une fois repu, mon beau vampire m'attira à lui et m'embrassa tendrement. Il se dégagea lentement et me regarda en me faisant un de ses sourires en coin dont il en avait le secret et qui me faisait craquer. Il approcha ses lèvres de mon oreille et il me dit d'une voix rauque et complètement sexy :

« J'ai envie de toi Bella, mais on va attendre d'être rentré à Volterra parce que je ne veux pas que tes amis les loups me surprenne en train de te faire l'amour sauvagement. »

Oh Mon Dieu ! Respires Bella, respires. Voilà c'est ça. Inspire, expire. Alec attrapa mon visage entre ses mains et m'embrassa avec passion, une passion que je lui retournais. Je ne sais pas comment, mais je me suis retrouvé plaquée contre un arbre, les lèvres d'Alec ravageant mon cou. Ma cape étant restée dans la voiture, il avait un meilleur accès à ma peau. Il déboutonna ma chemise en coton noire et ses lèvres descendirent jusqu'à mon ventre, tout en déposant des baisers aussi intenses les uns que les autres. Il refit le chemin en sens inverse et lorsqu'il reprit ma bouche, je passais mes mains sous sa chemise et caressais son torse en lui arrachant des grognements, surtout lorsque mon genou droit frôla son entre-jambe. Ses mains glissèrent sous ma jupe et au moment où je déboutonnais son pantalon, le portable d'Alec, qui était placé dans la poche arrière de son pantalon, vibra, laissant échapper des grognements de sa part. Il prit son portable à contrecœur et regarda le nom. Il soupira en disant :

« Je vais la tuer. »

Alice. Il n'y a qu'elle pour nous interrompre comme ça. Il décrocha et dit :

« Qu'est-ce que tu veux Alice ? »

« Alice veut que vous ramenez vos carcasses à la villa tout de suite au lieu de faire des cochonneries contre ce pauvre chêne. » répondit-elle.

Et elle raccrocha. Je réprimais un fou rire. Alice restera toujours Alice. Alec rangea son portable et me rhabilla lentement tout en effleurant ma peau de temps en temps. Il m'embrassa tendrement mais je me détachais et lui dis :

« On ferait mieux d'y aller parce qu'elle va peut-être venir nous chercher. Ou pire, imagine que ce soit Felix ou Emmett. »

« D'accord mais, je te ferai l'amour tôt ou tard. » sourit-il.

« Oh mais j'y compte bien. »

On sourit et après un dernier baiser et après avoir arrangé nos vêtements convenablement, nous repartîmes main dans la main en direction de la villa. On entrait dans le salon et il n'y avait que les « jeunes ». Les Rois devaient sans doute être dans le bureau de Carlisle en train de discuter. Demetri était en train de jouer aux échecs avec Jasper, tandis que Laurel et Hardy regardaient un match de baseball. Les filles discutaient entre elles et quand Felix nous vit il dit :

« Elle était bien la partie de chasse ? »

« D'après la vision d'Alice, elle a été plus que bien. » ria Emmett.

« J'espère que ce pauvre chêne est toujours debout. » dit Felix.

« Vous avez compté le nombre d'écorces qu'ils manquaient ? » demanda Emmett en retenant un fou rire.

« Elle aurait été surement mieux si Alice ne nous avez pas interrompu. » grognai-je en direction de ma meilleure amie.

« Il fallait mettre ton bouclier. » pouffa Heidi.

« T'en fais pas, la prochaine fois j'y songerai. » répliquai-je.

« Ah parce qu'il y aura une prochaine fois ? Contre le même arbre ? » s'écria Demetri.

« Demetri, si jamais tu la ramènes encore une fois tu joueras tout seul pendant une semaine. » le menaça Jane.

Il se tue sur le champ. Jane me fit un clin d'œil et je lui souris. J'espérais que les questions sur ma vie privée et ma vie sexuelle avec Alec cesseraient mais apparemment, Pipo et Mario en décidèrent autrement.

« Dis Felix, toi qui vit avec Bella, je trouve qu'il y a quelque chose de changer en elle mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. » dit Emmett.

« Oui, et ça rime avec 'Alec s'est fait passer la corde au cou'. » s'esclaffa Felix.

« Ah oui je vois. Ce serait pas 'Bella porte un gros caillou' ? » ironisa Emmett.

Jazz et Demetri éclataient de rire tandis que Jane et Alice se prirent la tête dans les mains. Emmett et Felix reportèrent leur attention au match mais ils ne virent pas le coup venir. Rose et Heidi s'étaient levés et BAM.

« AIEUH ! »

Rosalie et Heidi venaient de leur mettre une grosse claque derrière la tête.

« Je ne veux même pas t'entendre te plaindre Emmett. » le menaça Rosalie.

« C'est pareil pour toi Felix. Fichez-leur la paix ou bien ça ira très mal pour vous. » prévint Heidi.

Ils se turent sur le champ et cette fois c'est moi qui éclatais de rire. D'un seul coup je vis Alice me regarder avec un énorme sourire et ce que je vis dans son esprit me choqua. Elle pensait déjà à ma future robe de mariée.

« Oh là Alice, tu te calmes. Avec Alec on n'a rien décidé. On n'a pas fixé de date, ni choisis les témoins, ni même l'endroit où on se mariera. Ne commence pas à tirer des plans sur la comète. » le prévins-je.

Elle perdit son sourire et elle me fit ses yeux de cockers.

« A ta place j'éviterai les yeux de cockers Alice. J'ai déjà essayé ça ne marche pas. » bouda Heidi.

Alice croisa ses bras sur son torse et se renfrogna. J'entendis soudain les pensées de mon amoureux.

« Est-ce que ça te dirait une sortie en tête-à-tête, rien que toi et moi, à Port Angeles. »

Je me retournais et me contentais de lui sourire.

« Bella, j'espère que t'as pris du rechange car il faut que tu sois magnifique pour ce soir. » s'exclama Alice.

« Elle est déjà magnifique. » murmura Alec.

« Awe, comme il est chou. Bella t'as vraiment trouvé la perle rare. » s'extasia Rosalie.

« Je sais et celui là je le garde. » souriais-je.

Il me serra dans ses bras mais Alice commença à s'impatienter.

« Oui Alice. J'ai des vêtements dans la voiture. » répondis-je avant qu'elle ne commence à s'énerver.

« Bien, va les chercher et tu montes avec moi. » m'ordonna-t-elle.

Je soupirai et Alec vint avec moi à l'extérieur et une fois ma valise en main, Alice cria :

« BELLA MAGNES-TOI ! »

Je grognais et Alec me susurra à l'oreille :

« Ne t'en fais pas mon cœur. Ce soir on n'aura personne sur le dos. Ce ne sera que toi et moi. Et je pourrais t'embrasser aussi longtemps que je veux sans qu'on nous interrompe. »

Je souris et il m'embrassa comme un drogué en manque. Je lui retournais le baiser mais on se sépara lorsqu'on entendit :

« BELLA ! »

Je commençais vraiment à en avoir marre d'être interrompu comme ça. Je me retirais de l'étreinte de mon chéri et me dirigeais tant bien que mal dans la chambre d'Alice. Je sens que je vais encore servir de poupée. Au secours !