Bonjour
Voici le chapitre 38 de cette histoire. Plus que deux chapitre avant la fin !
Merci à Elyrine pour la correction et merci à vous pour vos messages et votre fidélité.
Bonne lecture et à lundi
Sydney8201
Musique du chapitre :
You and I de Scorpions
Chapitre 38 : Fierté
« Plus on rencontre de difficultés dans la vie, plus on a en soi de fierté et de contentement de soi même. »
Tristan Bernard
Tout avait commencé par un coup de fil. Dean et Castiel avaient rejoint leur chambre d'hôtel après leur rendez vous au FBI. Ils avaient fait l'amour longuement dans leur lit, fêtant alors ce qu'ils considéraient comme une victoire malgré les propos de Benny concernant le jeune homme. Castiel avait réussi à arracher deux orgasmes successifs à son petit ami avant de s'abandonner au sien. Ils étaient ensuite restés allongés l'un contre l'autre sous les couvertures à parler de leur avenir et à imaginer où ils pourraient vivre. Jusqu'au procès, il était préférable de rester dans cet hôtel. Ce n'était pas l'idéal et certainement pas aussi luxueux que ce à quoi Castiel était habitué mais c'était un endroit confortable et où ils se sentaient bien tous les deux. Ils ne comptaient de toute façon pas rester au Texas une fois Crowley condamné. Dean tenait à retourner auprès de sa famille et Castiel était prêt à le suivre où qu'il choisisse d'aller.
Ils s'installeraient donc en Californie, là où Sam vivait et là où Dean avait vécu une bonne partie de sa vie. Il avait toujours son appartement et ils pourraient s'y installer temporairement le temps de trouver un endroit à eux.
Castiel voulait tirer un trait sur le passé et repartir de zéro. Pour cela, il était déterminé à acheter un nouvel appartement avec son petit ami. Un où il n'aurait jamais menacé Dean pour le contraindre à prendre la fuite avec lui. Bien sur, ce ne serait pas chose aisée. Le FBI avait saisi ses coptes en banque et il était ruiné. Il n'avait aucun travail et aucun revenu. Mais il se savait capable de trouver quelque chose et de redevenir quelqu'un. Il avait l'essentiel après tout. Dean. Du moment que le jeune homme était à ses côtés, le reste n'avait pas grande importance.
Et Dean avait heureusement un peu d'argent de côté. Cela leur permettrait de tenir jusqu'au procès et d'envisager l'avenir un peu plus sereinement.
Après avoir longuement discuté ensemble, Dean avait finalement quitté le lit pour aller prendre une douche. Castiel ne l'avait pas suivi, convaincu qu'il ne réussirait pas à garder ses mais pour lui et soucieux de la fatigue évidente de son petit ami. Il alluma donc la télévision et se força à regarder un programme stupide. Il était toutefois difficile de se concentrer sur quoi que ce soit d'autre que sur son petit ami, nu et humide, à seulement quelques mètres de lui.
Ils finirent par commander une pizza qu'ils partagèrent sur le lit en se moquant de ce qu'ils voyaient à la télévision. Dean avait fini par s'endormir dans ses bras et Castiel ne voyait pas comment il pouvait être plus heureux.
Bien sûr, comme toujours, cela ne dura pas pour lui. Il venait tout juste de trouver le sommeil à son tour quand le téléphone de Dean sonna sur la table de nuit, les réveillant tous les deux. Le jeune homme répondit et à l'expression de son visage, Castiel sut aussitôt que quelque chose clochait. Que les nouvelles n'étaient pas bonnes. Pendant une seconde, il eut peur qu'il soit arrivé quelque chose à Sam ou à un autre membre de la famille de son petit ami. Il fut presque soulagé quand Dean raccrocha et lui annonça que le coup de fil provenait de l'un de ses anciens supérieurs au FBI.
Son soulagement fut toutefois de courte durée. Car Dean était convoqué dans leur bureau le lendemain matin et il était prié de venir seul.
Castiel refusa d'emblée de le laisser affronter tout cela sans son soutien. Ais Dean insista et il finit par céder. Il ne serait de toute façon jamais autorisé à entrer et ils risquaient d'aggraver les choses en désobéissant à cet ordre.
Dean allait devoir faire face au problème seul. Et le pire était qu'il n'avait aucune idée de ce dont il pouvait s'agir. Il refusa de faire la moindre hypothèse et choisit de se recoucher sans en discuter. Il était nerveux. Castiel l'était tout autant que lui. Car il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il s'agissait d'une mauvaise nouvelle. Que Benny n'avait peut être pas tenu sa parole et l'avait dénoncé. Castiel était terrifié à l'idée que son petit ami soit arrêté le lendemain sans même qu'il ne puisse faire quoi que ce soit pour l'aider.
Il ne dormit pas de la nuit. Et quand Dean se leva finalement pour se préparer, il était épuisé et agité. Il le regarda s'habiller en se mordillant la lèvre inférieure et en pensant au pire. Il avait imaginé tous les scénarios. Mais seuls les pires semblaient plausibles. Et Castiel n'avait jamais eu aussi peur de sa vie.
Dean finit par partir, laissant Castiel seul dans leur lit. Il lui assura qu'il l'appellerait dès qu'il serait sorti. Mais rien ne leur garantissait qu'il en aurait l'occasion. Il y avait un risque qu'il soit incarcéré en détention provisoire immédiatement. Castiel devait envisagé le pire et se préparer.
Il passa quelques coups de fil pour trouver le meilleur avocat. Il n'était pas sûr de pouvoir le payer mais il refusait de se contenter d'un second couteau. Dean méritait ce qui se faisait de mieux et il allait trouver un moyen de le lui offrir.
Quand il eut enfin le nom du meilleur avocat de la ville, il prit une douche pour s'occuper puis reprit place sur le lit, son téléphone à la main. Il aurait aimé trouvé quelque chose pour s'occuper l'esprit mais il n'y avait rien qui réussissait à le distraire. La télévision était allumée mais il ne réussissait pas à se concentrer sur ce qu'il regardait. Il comptait les minutes. Il imaginait son petit ami seul dans une pièce face à plusieurs agents déterminés à le faire plonger. Il l'imaginait menotté devant ses anciens collègues et conduits en prison. Il l'imaginait derrière les barreaux sans personne pour le soutenir.
Il ne tenait plus en place mais il refusait de quitter la chambre. Il tenta de faire un peu de sport mais finit par se lasser rapidement. Il reprit tout de même une douche juste pour passer le temps. Quand il en sortit, il hésita à commander à manger. Mais son estomac était noué et il doutait de pouvoir avaler quoi que ce soit tant que Dean ne l'aurait pas appelé.
Trois heures s'étaient écoulées et il n'avait toujours aucune nouvelle. Il reprit son téléphone et composa le numéro de l'avocat qu'il avait choisi. Il était en train d'expliquer à sa secrétaire la situation quand la porte de la chambre s'ouvrit sur Dean.
Castiel raccrocha sans se soucier de la politesse et laissa son téléphone tomber à côté de lui sur le matelas. Il prit une seconde pour observer le visage de son petit ami mais n'en tira pas grand chose. Il était fermé et illisible même pour lui.
- Tu n'as pas appelé, constata t-il alors un peu bêtement.
Dean secoua la tête en refermant la porte derrière lui. Il jeta ensuite sa veste sur une chaise en soupira.
- A vrai dire, j'ai oublié. Quand j'y ai repensé, j'étais déjà devant l'hôtel et je me suis dit qu'il était idiot de t'appeler.
- C'est … d'accord.
Il se leva du lit et fit un pas en direction du jeune homme. Il fut déçu quand ce dernier garda ses distances, visiblement perdu dans ses pensées. Sa présence était une bonne nouvelle mais elle ne signifiait pas pour autant que leurs ennuis étaient terminés. Le FBI avait peut être juste choisi de ne pas l'incarcérer immédiatement.
- Tu n'es pas en prison, souffla alors Castiel.
Décidément, il était le roi des évidences. Le stress l'avait visiblement rendu incapable de dire quoi que ce soit d'un peu intelligent. Il mourrait toutefois d'envie de poser des questions à son petit ami. Il semblait juste incapable de le faire pour le moment.
- Non, je ne suis pas en prison, confirma Dean en avançant enfin.
Il contourna Castiel pour aller se servir un café. Il avait le dos tourné et ne semblait pas enclin à parler. Castiel était incroyablement frustré par son silence. Mais il supposait que le jeune homme avait besoin de temps. Il avait de toute évidence appris une mauvaise nouvelle et il ne l'avait pas encore totalement digéré.
- J'ai trouvé un bon avocat pour te défendre. Ses honoraires ne sont pas donnés mais on trouvera un moyen. Il fera en sorte qu'il ne t'arrive rien. Je ferais en sorte qu'il ne t'arrive rien. Je sais que c'est en grande partie de ma faute et s'il le faut, j'annulerais l'accord pour que le FBI puisse me condamner. Tu n'iras pas en prison. Pas si je peux faire quoi que ce soit pour l'empêcher.
Il n'était toujours pas sûr que la complicité de Dean était la raison de sa convocation mais le silence de son petit ami le poussait à penser que c'était bel et bien le cas. Il était préférable de commencer à se préparer à un éventuel procès. Il n'avait pas de temps à perdre. Peu importait que Dean refuse de parler. Lui semblait enfin avoir retrouver ses esprits.
- Je vais le rappeler et tu lui donneras le nom de l'agent en charge de ton dossier. Il se mettra en relation avec lui et je suis sûr qu'il trouvera un moyen de …
- Cas, non, le coupa alors Dean en lui faisait face à nouveau.
Castiel le dévisagea une seconde, surpris qu'il rejette son idée aussi rapidement. Il espérait que son petit ami n'envisageait pas de jouer les martyres et de laisser le FBI le condamner par culpabilité. Il ne le laisserait certainement pas faire.
- Comment ça non ? On ne va pas les laisser gagner. Tu ne mérites pas d'aller en prison. Tu n'as rien fait de mal.
Ce n'est pas entièrement vrai et on le sait tous les deux. Si le FBI choisissait de m'inculper, ils en auraient parfaitement le droit.
- SI ? Répéta Castiel.
Dean hocha la tête avant de boire une gorgée de son café. Il commençait sérieusement à se lasser du silence de son petit ami. Mais il ne voulait pas lui crier dessus et ou exiger des réponses. Il voulait qu'elles viennent de lui. Il était toutefois à court de patience.
- Ils ne m'ont pas fait venir pour m'interroger. Ils n'ont aucune intention de m'insculper pour complicité.
Castiel fut aussitôt soulagé de l'apprendre. Que son petit ami soit poursuivi était clairement le pire des scénarios. Maintenant qu'il était écarté, il reprenait confiance. Il se savait capable d'affronter n'importe quel autre nouvelle. Même si elle semblait avoir bouleversé son petit ami.
- Pourquoi t'ont-ils fait venir si ce n'est pas pour t'inculper ? Et pourquoi ont-ils exiger que tu viennes seul ?
- Parce qu'ils voulaient me parler et … je suis fatigué Cas. Je n'ai rien dormi de la nuit et j'ai besoin de repos. Est-ce qu'on pourrait en reparler plus tard ?
Castiel secoua la tête. Il n'allait certainement pas attendre que le jeune homme soit reposé pour avoir des réponses. Dean était peut être épuisé mais il l'était tout autant que lui. Et il estimait avoir le droit de savoir.
- Non, on ne va pas en reparler plus tard. Je n'ai pas plus dormi que toi et j'ai moi aussi bien besoin d'une sieste mais je ne pourrais jamais trouver le sommeil si tu ne me dis rien. Ça ne peut pas être aussi grave que ce que tu imagines. Ça ne peut pas être aussi grave que la perspective d'un procès pour complicité.
Dean ricana une seconde avant de reposer sa tasse de café. Il ne semblait plus en avoir envie. Il croisa ses bras sur son torse et planta son regard dans celui de Castiel.
- Ça ne l'est peut être pas pour toi mais ça l'est pour moi. Ils m'ont fait venir pour me virer Castiel.
Dean semblait dévasté par la nouvelle mais Castiel ne comprenait pas pourquoi elle le mettait dans un tel état. Il savait combien le jeune homme aimait son travail. Et combien il avait toujours tout fait pour être le meilleur agent possible. Mais il avait su dès le début de cette histoire qu'il ne pourrait plus jamais retravaillé pour le FBI. Il semblait avoir accepté cette idée. Il n'aurait pas du être surpris de se l'entendre dire officiellement.
- Tu savais que cela finirait par arriver non ? Demanda t-il alors.
- Je le savais oui. Mais se l'entendre dire, c'est différent. Peut être qu'une petite partie de moi espérait qu'on me donnerait une seconde chance. Peut être que je n'étais pas aussi prêt que je le pensais à tirer un trait sur cette partie de ma vie.
Castiel commençait doucement à comprendre pourquoi le jeune homme était dans cet état. Malgré tout ce qu'il avait dit jusque là, il avait hardé espoir. Il avait voulu croire que tout finirait par s'arranger. Il avait même sans doute pensé que proposer cet accord avec Castiel et les aider à faire plonger Crowley lui donnerait une chance de retrouver son ancien importait que cela soit impossible depuis le début. Il avait voulu y croire et maintenant qu'il avait sa réponse, il devait faire le deuil de cet espoir qui l'avait animé. Ce qui était visiblement difficile pour lui.
- Ils était trois et j'étais seul. Ils m'ont expliqué qu'ils avaient les moyens de me faire plonger en même temps que Crowley et ils m'ont rappelé que ton accord ne me protégeait pas. Mais parce que mon dossier était bon jusqu'à ce que je te rencontre, ils ont décidé de ne pas me poursuivre. Ils m'ont présenté un papier le certifiant. En échange de leur … clémence, ils ont exigé que je démissionne. Ils auraient pu me renvoyer mais j'aurais alors été en mesure de réclamer des indemnités. Je n'avais pas le choix. J'ai signé ce fichu document et j'ai signé cette lettre de démission qu'ils avaient écrites pour moi. Je ne suis plus un agent du FBI et parce qu'ils vont effacer mon dossier, c'est exactement comme si j'en avais jamais été un. Je perds tous mes droits. Je n'existe plus pour eux. Tout ce que j'ai fait … tout ce que j'ai accompli sera attribué à quelqu'un d'autre.
Castiel n'en revenait pas qu'ils aient osé aller jusque là. Ils n'avaient pas uniquement cherché à renvoyer Dean. Ils avaient voulu l'humilier. Ils l'avaient privé de ce qui faisait une grande partie de sa fierté. Et il ne pouvait rien faire pour l'aider sur ce point. Il n'avait aucune pouvoir sur eux. Il ne pouvait qu'aider son petit ami à traverser cette nouvelle épreuve.
- Je suis désolé bébé. Je sais que ça n'a pas du être simple.
Dean hocha alors la tête. Il avait les yeux remplis de larmes et Castiel se sentait totalement impuissant. Il ne savait pas si son petit ami accepterait qu'il le touche à cet instant précis mais il choisit tout de même de tenter sa chance. Il avança dans sa direction et posa une main sur son épaule. Ce fit alors comme si ce simple contact déclenchait quelque chose chez Dean. Il se jeta aussitôt dans les bras de Castiel et enfouit son visage dans son cou.
- C'était horrible et … je sais bien que … j'aurais du m'y attendre. Je ne pensais juste pas qu'ils iraient jusque là.
- Tu aurais aimé pouvoir recommencer à travailler pour eux ?
Dean renifla une seconde dans son cou avant d'entourer sa taille de ses bras. Il se serra un peu plus fortement contre lui et Castiel déposa un baiser sur le sommet de son crâne. Il pouvait sentir son corps trembler. Il ne pleurait pas mais les sanglots n'étaient pas loin.
- J'aimais mon travail. Et je le faisais bien. J'étais un bon agent et peut être que c'est prétentieux de ma part mais je pensais vraiment mériter mieux que cet entretien humiliant. Je ne suis pas totalement irréprochable et j'ai commis des erreurs récemment … j'ai fait des choses que je regrette mais ça ne devrait pas pour autant effacer ce que j'avais accompli avant.
- Alors pourquoi avoir signé cette lettre ?
Dean haussa les épaules mais ne recula pas son visage. Il n'était pas encore prêt à mettre un terme à leur étreinte. Et Castiel n'avait pas l'intention de le lâcher. Pas tant que son petit ami avait besoin de lui.
- Parce que je n'avais pas le choix. Parce que je préfère encore être humilié qu'être séparé de toi. Et parce que j'avais besoin que tout ça se termine pour pouvoir te retrouver. J'aurais juste aimé que cela se fasse différemment.
Castiel l'embrassa à nouveau sur le sommet de crâne. Il pouvait sentir la détresse et le chagrin de son petit ami. Il détestait ça. Il aurait aimé pouvoir le protéger de tout et de tout le monde. Mais il avait perdu toutes ses ressources et toutes ses connexions. Il était un citoyen ordinaire avec des pouvoirs limités à présent. Il ne pouvait rien faire.
- Ils ont eu tort de te traiter comme ça et si tu veux mon avis, ils ont également tort de se passer d'un élément comme toi. Ils finiront sans doute par le comprendre et peut être même qu'il reviendront tee supplier de reprendre ton poste.
- J'en doute mais merci quand même.
Castiel sourit. Il savait bien que tout ceci n'avait que très peu de chance d'arriver. Mais il n'en était pas moins sincère pour autant. Il considérait réellement Dean comme un excellent agent du FBI et comme quelqu'un de précieux. Ses supérieurs avaient eu tort de le renvoyer. Il espérait qu'ils s'en mordraient les doigts dans l'avenir.
Ils restèrent collés l'un contre l'autre durant quelques minutes avant que le jeune homme ne finisse par reculer. Castiel le laissa s'éloigner et le regarda s'asseoir sur le lit et se pencher en avant, les bras sur ses genoux, le regard posé sur le sol.
- Je ne sais pas si je te l'ai déjà dit mais je voulais devenir pompier quand j'étais petit.
Castiel se souvenait effectivement qu'il lui en avait parlé. Il vint s'asseoir à coté de son petit ami sur le lit et posa une main dans le bas de son dos.
- Tu m'en as vaguement parlé oui.
- Je me souviens avoir été impressionné par les pompiers qui sont intervenus le jour de l'incendie de notre maison et … ils n'avaient pas pu sauver ma mère mais je savais qu'ils avaient fait tout leur possible. Je voulais devenir comme eux. J'ai du renoncer quand il a été évident que ma phobie du feu était visiblement insurmontable.
Il pouvait imaginer combien sa déception avait été immense. Lui n'avait jamais du renoncer à un projet par le passé. Il avait toujours obtenu ce qu'il voulait. Mais il était évident que c'était une épreuve difficile à surmonter.
- Quand j'ai enfin accepté que je ne pourrais jamais devenir pompier, intégrer le FBI est devenu mon objectif numéro un. J'ai tout fait pour y parvenir. J'ai sacrifié ma vie personnelle pour être le meilleur et je suis sorti major de ma promotion. J'étais le meilleur. J'étais promis à une grande carrière. Et c'était bien … c'était tout ce que j'avais toujours voulu. A tel point que j'en ai oublié tout le reste. Je n'ai aucune autre passion … aucun hobby et aucun autre réel talent. Toute ma vie a été dédié à un seul travail et maintenant que je ne peux plus l'exercer, je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre.
Ils avaient déjà eu cette conversation quelques jours plus tôt. Dean avait alors plaisanté sur le fait qu'il pourrait devenir mécanicien. Qu'il était doué de ses mains. Castiel avait alors cru qu'il était sérieux. Mais il était évident à présent qu'il avait alors encore l'espoir que le FBI veuille toujours de lui. Il n'avait jamais envisagé sérieusement de devenir quoi que ce soit d'autre que ce qu'il avait té jusque là. Il était normal qu'il se sente perdu. Il n'avait toutefois aucune raison d'avoir aussi peur. Il était intelligent et plein de ressources. Il était parfaitement capable de faire autre chose. Il suffisait qu'il trouve ce dont il avait envie. Et Castiel était déterminé à l'aider.
- Qu'est-ce que je vais faire de ma vie Cas ? Qu'est-ce que je vais bien pouvoir devenir si je ne peux pas être ce pour quoi j'ai travaillé jusque là ? Je … je suis perdu.
Castiel ne pouvait peut être pas lui trouver une solution en quelques secondes. Mais il pouvait faire en sorte de dédramatiser la situation et de lui redonner le sourire. Il était évident que son petit ami n'avait pas besoin de commencer maintenant une liste de tous ses atouts et de toutes les opportunités qui pourraient s'offrir à lui dans l'avenir. Ce dont il avait besoin était de se changer les idées. Castiel avait une idée de la manière dont il pouvait l'aider.
- J'en déduis que mécanicien n'est plus à l'ordre du jour ? Tenta t-il.
Dean secoua la tête avant de répondre.
- Ça n'a jamais été réellement à l'ordre du jour. C'était plus le rêve de mon père que le mien en fait. J'en sais tout un rayon sur la mécanique mais je ne suis pas … ça ne me passionne pas vraiment.
Castiel commença à caresser son dos doucement tout en réfléchissant à ce qu'il pouvait faire comme autre proposition. Il voulait arracher un sourire à son petit ami et il ne lâcherait pas l'affaire tant qu'il n'y serait pas parvenu.
- Cuisinier ? Chef pâtissier ? Boulanger ? Tu es plutôt doué quand il est question de nourriture, lança Castiel.
- Je suis doué pour tout un tas de choses mais jamais suffisamment pour en faire mon métier.
- C'est vrai … tu es notamment particulièrement doué au lit mais je détesterais te voir en faire ton métier.
Dean tourna la tête sur le côté pour le regarder. Il ne souriait pas encore mais il semblait un peu moins triste. Un peu moins déprimé. Castiel choisit de continuer à suivre son plan.
- Les possibilités sont infinies si tu prends le temps d'y réfléchir. Tu pourrais être … masseur puisque tu es doué avec tes mains.
- Tu me laisserais toucher d'autres personnes à longueur de journée sans devenir fou de jalousie ?
Castiel fit mine d'y réfléchir une seconde avant d'hausser les épaules.
- CA n'a rien de sexuel.
- Ils seront nus.
- D'accord, on laisse tomber.
Dean sourit sensiblement mais cela ne suffisait pas encore à Castiel. Il enchaîna.
- Acteur ? Chanteur ?
Dean fronça les sourcils devant ce qui était effectivement des propositions ridicules. Mais c'était justement là l'idée. Castiel voulait faire rire son petit ami en lui proposant des carrières de plus en plus ridicules.
- Poète ? Philosophe ? Dompteur de lions ? Garde forestier ? Clown ? Crois-moi je ne suis définitivement pas à court d'idées.
Dean finit par ricaner et Castiel eut alors l'impression d'avoir remporté une bataille. Il n'était peut être pas en course pour l'Oscar du meilleur petit ami mais il faisait de son mieux. Et il était satisfait. Il passa finalement son bras autour des épaules de Dean pour le pousser à venir se blottir contre lui.
- Danseur classique ? Suggéra t-il enfin.
Dean rit à nouveau. Il semblait trouver l'idée ridicule. Elle l'était sas doute un peu. La majorité des danseurs classiques commençaient à s'entraîne dès leur plus jeune âge. C'était une discipline incroyablement difficile. Dean n'avait de surcroît définitivement pas le physique d'un danseur classique. Mais il pouvait être étonnamment souple parfois. Castiel refusait toutefois de trop y penser. Le plus généralement, cela le poussait à penser au sexe et il était convaincu que ce n'était pas le bon moment. Dean n'avait pas besoin de ça à cet instant précis.
- Tu m'imagines en collant et en juste-corps ? Demanda le jeune homme en souriant de plus belle.
A vrai dire, Castiel préférait ne pas essayer. Pas quand il savait exactement quelle réaction son corps aurait en imaginant son petit ami dans des vêtements aussi moulants.
- Je ne préfère pas … j'aurais bien trop peur de perdre le contrôle.
- Tu es un obsédé … et tu es ridicule. Mais je t'aime et … merci. Je sais que tu voulais me redonner le sourire. C'est chose faite.
Castiel sourit à son tour. Au tout début de sa relation avec Dean, il ne savait pas comment il devait se comporter. Il n'avait jamais été dans une telle situation. Et il n'avait aucune de ce que les gens dits « normaux » faisaient. Il avait du apprendre. Et son petit ami avait heureusement accepté de l'aider. Aujourd'hui, s'il lui arrivait encore de réagir comme l'ancien Castiel, il s'améliorait. Il finirait peut être par maîtriser complètement son sujet.
- C'était effectivement ce que je cherchais. Et je dois reconnaître que je suis soulagé de voir que j'ai réussi. J'aime te voir sourire. J'aime entendre ton rire. Et je déteste te sentir triste.
- Tu en as fait du chemin depuis qu'on se connaît.
Dean n'avait pas dit cela méchamment et certainement pas pour lui rappeler le mal qu'il lui avait fait au tout début de leur relation. Il semblait au contraire vouloir le féliciter. Peut être l'encourager à continuer ses efforts. Castiel était tout à fait prêt à travailler jusqu'à réussir à être en tous points ce que Dean méritait.
- Et je sais que je te le dois. Tu as été un bon professeur.
- Et toi un élève assidu.
- Dean, j'espère que tu sais … ce que je viens de dire … je voulais effectivement t'arracher un sourire mais … quoi que tu puisses décider … tu peux compter sur moi. Et pas uniquement pour plaisanter. Je suis sérieux. Je veux t'aider. Je serais là à chaque étape.
Dean sourit à nouveau avant d'embrasser son petit ami sur la joue. Castiel ferma les yeux pour apprécier ce rapide contact avant de les rouvrit pour regarder le jeune homme.
- Je l'ai toujours su … que je pouvais compter sur toi je veux dire. Et je sais que tu continueras à me soutenir. C'est juste une épreuve de plus. On saura la surmonter. Et j'irais mieux … je finirais par oublier ce qu'ils m'ont fait et par passer à autre chose. J'ai juste besoin d'un peu de temps pour l'accepter.
Castiel déposa un baiser sur le front de son petit ami. Ce qu'il venait de dire le soulageait considérablement. Dean avait reçu un coup mais il était toujours sur ses pieds. Il n'avait jamais réellement flanché. Peut être perdu la foi parfois. Mais il avait toujours fait en sorte de se redresser et de rendre coup pour coup. Castiel était incroyablement fier de lui. Et particulièrement admiratif de son courage et de sa force.
- Prend tout le temps nécessaire mais n'oublie pas que je suis là si tu as besoin de quelqu'un pour plaisanter, d'une épaule sur laquelle pleurer ou juste d'un punching-ball ball pour passer ta colère.
- Je ne vais pas te frapper, assura Dean. Même si je dois reconnaître que je suis plus en colère que blessé quand je prends le temps de réfléchir à ce qu'ils m'ont fait.
Castiel fut surpris de l'entendre. Il avait cru que son petit ami serait avant tout triste d'avoir été renvoyé officiellement. Triste d'avoir perdu son travail et ses collègues. Mais de toute évidence, c'était plus encore la manière dont ils avaient procédé qui lui posait problème et non pas le renvoi en lui même.
- Je sais que j'ai été complice de … je sais que j'ai fermé les yeux sur tes activités criminelles et celles de tes anciens associés. Je sais qu'en prison, je ne t'ai pas dénoncé pour Raphaël. Mais je n'ai pas la sensation d'être un criminel pour autant. C'est pourtant exactement comme ça qu'ils m'ont traité et … ça me met hors de moi.
Castiel pouvait facilement le comprendre. Dean avait toujours été quelqu'un de droit. Il croyait en la justice. Il aimait son travail. Il aimait l'idée d'arrêter des criminels et de rendre le monde meilleur. Renier ses principes et fermer les yeux sur ce que Castiel faisait n'avait pas été simple pour lui. Il avait eu peur de changer. De finir par devenir un criminel comme ceux qu'il fréquentait malgré lui. Et cette peur était toujours là au fond de lui même si ce n'était clairement plus à l'ordre du jour. Se l'entendre dire l'avait mis hors de lui. Sa colère était légitime. Ces hommes n'avaient pas le droit de le traiter ainsi. Ils ne le connaissaient pas.
- Dis moi ce dont tu as besoin pour aller mieux. Tu veux crier, casser quelque chose ou retourner les voir et me laisser leur dire ma façon de penser ? Propose moi n'importe quoi et je te promets que je ferais en sorte que tu l'obtiennes.
- Je crois que ce dont j'ai vraiment besoin à cet instant précis, c'est d'un bain.
Castiel sourit. Il n'était pas surpris. Son petit ami adorait se détendre dans la baignoire quand il était stressé ou en colère. C'était un de ses petits plaisirs cachés. Il était convaincu que c'était ridicule. Mais Castiel trouvait ça adorable. Et il aimait s'allonger dans la baignoire avec le jeune homme.
- Je vais aller t'en faire couler un pendant que tu te déshabilles. Tu veux que le prendre seul ou tu préfères que je sois avec toi ?
Il espérait sincèrement que son petit ami l'inviterait à le rejoindre. Mais il pourrait comprendre qu'il ait envie de se retrouver un peu seul pour faire le point.
- Si tu promets de te tenir à carreaux, je veux bien que tu m'accompagnes.
Castiel sourit alors puis l'embrassa une nouvelle fois sur la tempe avant de se lever du lit. Il ne serait pas simple de ne rien tenter quand Dean serait entièrement nu contre lui. Mais il s'en savait capable. Il voulait avant tout penser au jeune homme. A ce dont il avait besoin. Ses propres désirs n'avaient aucune importance pour le moment.
- Je te promets d'être sage, assura t-il alors.
Il regarda Dean commencer à se déshabiller puis rejoignit la salle de bains. Il alluma l'eau, attendit qu'elle soit à la bonne température puis boucha le siphon pour que la baignoire se remplisse. Il resta à côté pendant tout le temps que cela dura. Il commença ensuite à se déshabiller. Il venait tout juste de retirer son caleçon quand Dean le rejoignit dans la salle de bains. Castiel pénétra dans la baignoire en premier puis appuya son dos contre le rebord et écarta les jambes. Dean prit place entre elles, son dos contre le torse de Castiel. La baignoire était tout juste assez grande pour eux deux. Mais ça n'avait aucune importance.
- Il nous faudra une baignoire dans notre prochain appartement. Je me fiche du reste mais j'exige qu'il y en ait une et je ne reviendrais jamais sur cette condition. Je veux pouvoir me détendre dans un bon bain avec l'homme que j'aime après une longue journée fatigante.
- Crois moi, je partage totalement ton avis.
Castiel referma ses bras autour de la taille de son petit ami puis ferma les yeux. Ils restèrent silencieux durant quelques secondes. Puis quand ils sentit le jeune homme se détendre complètement, il choisit de reprendre la parole.
- Je suis fier de toi tu sais, souffla t-il.
- Ah oui ?
- Oui, je suis même admiratif de ton courage et de ta force. Je sais que je te l'ai déjà dit mais je pense que tu as besoin de l'entendre encore. Je suis terriblement fier de toi et de tut ce que tu as accompli et surmonté ces dernières semaines. Je ne suis pas sûr que j'en aurais été capable moi.
Dean tourna le visage sur le côté. Il avait les yeux fermés lui aussi.
- Et moi je crois au contraire que tu en aurais été capable. Tu me dis toujours que je manque de confiance en moi mais parfois … parfois, j'ai l'impression que c'est toi qui doute de ta valeur. Peut être pas dans le cadre de ton … travail. Mais concernant tes qualités propres.
Castiel devait reconnaître que Dean n'avait probablement pas tort sur ce point. Il n'avait jamais eu le moindre doute sur sa capacité à atteindre les sommets quand il était question de son travail et de ses affaires. Mais il n'avait aucune confiance en lui dans sa relation avec Dean. Dans sa capacité à devenir un être humain comme les autres.
- Crois moi, je ferais en sorte que tu n'aies plus aucun doute. Tu m'as aidé sur ce point depuis le début et je compte bien te rendre la pareille.
Castiel déposa un baiser sur le sommet de son crâne en guise de remerciement. Il était incroyablement touché par ce que son petit ami venait de lui promettre. Il avait réellement de la chance de l'avoir.
- Et si je ne doute pas de cette fierté que tu as pour moi, je doute qu'il en ira de même avec mon père. Quand j'ai rejoint le FBI, il était … heureux et il n'arrêtait pas de répéter à tout le monde que son fils était un agent et le major de sa promotion. Il va être terriblement déçu quand il apprendra que j'ai été renvoyé.
Castiel ne connaissait pas John Winchester mais Dean lui en avait parlé un peu ces derniers mois. Il savait qu'il n'était pas le père parfait. Il avait été alcoolique et il avait fait beaucoup de mal à ses enfants. Mais il s'était repris en mains et il avait choisi de faire des efforts pour se rattraper. Castiel était convaincu qu'il ne ferait pas le moindre reproche à son fils pour son renvoi.
- Je ne pense pas qu'il sera déçu … du moins pas déçu par toi. Sans doute qu'il serait triste pour toi mais … il comprendra. Et franchement, je pense qu'il veut avant tout te savoir heureux. Que ce soit en tant qu'agent de FBI ou en tant que danseur classique.
Dean rit une seconde en l'entendant avant de secouer la tête.
- Je ne sais pas s'il sera vraiment fier de savoir son fils au chômage. Et si je lui dis que le simple fait d'être avec toi me comble, il ne le prendra pas nécessairement bien.
- Tu veux dire qu'il … il sait que tu es gay non ?
Dean hocha la tête aussitôt.
- Je lui ai dit oui et il l'a accepté. Ça n'a jamais été un problème entre nous. Il m'a juste dit qu'il se fichait de savoir avec qui je faisais ma vie du moment que c'était quelqu'un de bien et quelqu'un qui me rendait heureux.
- Tu vois. C'est exactement ce que je voulais te dire. Ton père n'est pas fier de toi parce que tu as été agent du FBI … il est fier de toi parce que tu as su faire ce dont tu avais envie et que tu as su te donner le moyens de réussir/. Il sera tout aussi fier de toi quand tu feras autre chose.
Castiel espérait ne pas trop s'avancer en affirmant cela. Il espérait ne pas se tromper sur John Winchester. Il se promit d'être vigilent et attentif aux réactions du père de son petit ami. S'il disait quoi que ce soit pour le blesser ou s'il lui reprochait son renvoi, il lui dirait sa façon de penser. Il ne laisserait pas cet homme faire du mal à son petit ami. Il en avait déjà fait suffisamment par le passé. Et s'il méritait une seconde chance, il n'en aurait certainement pas une troisième.
- Et puis, quand on prend le temps d'y réfléchir, tu n'es pas le seul à être au chômage en fin de compte. On l'est tous les deux.
- On dirait que cela te fait plaisir, souffla Dean.
- Non mais … c'est plus facile de comprendre ce que l'autre traverse quand on vit la même chose de son côté. On cherchera un travail ensemble et on pourra se soutenir mutuellement.
Dean prit quelques secondes pour y réfléchir avant de se redresser. Il se tourna ensuite doucement dans la baignoire pour ne pas la faire déborder. Castiel resserrer aussitôt ses jambes pour lui permettre de s'installer sur elles. Dean passa ses bras autour de son cou puis posa ses fesses contre son entrejambe. Il était difficile pour Castiel de rester concentré sur leur conversation dans cette position mais il s'était promis de faire un effort et il ne comptait pas revenir sur cette promesse.
- Je t'aiderais à écrire ton CV et tu me préparas à tous mes entretiens d'embauche. Crois-moi, je n'ai jamais été doué pour parler de moi face à des inconnus. J'ai toujours été particulièrement stressé avec un oral. Il va falloir qu'on m'aide à m'entraîner.
- Je suis tout à fait prêt à t'aider. Je pense même être le mieux placé pour ça. Je n'ai jamais eu aucun problème à parler de moi ou à me vendre. Et je vais faire en sorte que tu n'es aies plus aucun non plus.
Dean hocha la tête. Il avait un sourire sur les lèvres qui laissait à penser que sa position n'affectait pas uniquement Castiel. Il en eut la confirmation quand le jeune homme plongea un main dans l'eau pour saisir son sexe. Si Castiel avait réussi à garder le contrôle sur les réactions de son corps jusque là, il n'en fut plus capable quand Dean commença à le masturber doucement.
- Je croyais qu'on devait rester sages, rappela t-il avant de laisser échapper un long gémissement.
Il n''avait pas du tout l'intention de demander à son petit ami d'arrêter. Bien au contraire, il avait très envie qu'il continue. Mais il voulait tout de même être sûr que Dean en avait autant envie que lui. Qu'il ne le faisait pas uniquement parce qu'il pensait que c'était ce que Castiel voulait.
- Et bien c'était l'idée de départ oui mais ensuite, tu as dit toutes ces choses et ça m'a donné envie de ça à la place.
Castiel ne voyait pas ce qu'il pouvait avoir dit d'aussi excitant mais il n'allait certainement pas poser la question à son petit ami. Pas quand il semblait avoir d'autres idées en tête.
Il bascula donc sa tête en arrière et se contenta d'apprécier les sensation que son petit ami lui procurait. Il avait refermé ses mains autour de sa taille mais il ne chercha pas à le faire bouger. Il ne chercha pas à le déplacer non plus. Il voulait le laisser aller à son rythme. Il voulait voir ce qu'il avait en tète et lui donner le contrôle.
Dean continua à le masturber pendant quelques secondes avant de relâcher son sexe et de se soulever sur les genoux. Castiel rouvrit alors les yeux et sentit son cœur s'accélérer dans sa poitrine quand il vit le jeune homme glisser une main entre ses propres jambes. Il lut sur son visage le moment où il faisait pénétrer un doigt en lui. Ses sourcil se froncèrent et il emprisonna sa lèvre inférieure entre ses dents. Il observa les mouvements de son bras, fasciné. Le plus souvent, il se chargeait de préparer le jeune homme. Cela faisait parti des préliminaires et il adorait ça. Mais parfois, il appréciait aussi de voir son petit ami s'en charger seul. Il trouvait le spectacle particulièrement érotique.
Dean continua sa préparation pendant de longues minutes. Si Castiel aimait le voir ainsi, il aurait été également qu'il puise continuer à le masturber. Mais c'était impossible avec l'épais bandage autour de sa main gauche. Castiel ne voulait toutefois pas y penser. Il refusait de laisser la moindre place à ce que Gabriel avait fait. Il préférait se concentrer sur l'expression de plaisir sur le visage de son petit ami. Sur les longs gémissements qu'il poussait. Il le trouvait à couper le souffle.
Dean finit par retirer sa main d'entre ses jambes. Il saisit ensuite le sexe de Castiel, se positionna au dessus puis abaissa ses hanches doucement. Il ne s'arrêta que lorsqu'il fut entièrement à l'intérieur de lui. Il resta ainsi quelques secondes, appréciant les sensations que cela lui procurait.
Castiel savait combien il aimait le sentir en lui. Il ne s'en était jamais caché. Il n'avait jamais eu honte d'aimer être passif. Bien au contraire. Il l'assumait pleinement. Et aux yeux de Castiel, c'était parfait. Car lui préférait nettement être actif.
Dean commença doucement à former des huit avec ses hanches, cherchant probablement sa prostate. Il poussa un cri quand il la trouva puis commença à soulever les hanches. Castiel le laissa faire, content de le voir prendre les reines cette fois. Il ne bougea pas. Ne chercha pas à lui imposer un rythme quelconque. Il le laissa utiliser son corps comme bon lui semblait pour se procurer un maximum de sensation.
Il n'avait de toute façon pas besoin de faire quoi que ce soit. La vision de Dean s'empalant sur son sexe et les sensations procurées pat le muscle qui se contractait régulièrement autour de lui suffisait. Il était déjà aux portes de l'orgasme. Il se retint jusqu'à ce que son petit ami jouisse avant de lâcher prise à son tour. Il se répandit à intérieurement de lui en poussant un long gémissement. Dean se laissa ensuite retomber sur ses cuisses sans que Castiel ne se retire. Il se pencha en avant et vint enfouir son visage dans son cou. Ils n'échangèrent pas un mot. Ne dirent rien. Ce n'était pas nécessaire. Leurs gestes parlaient deux même. Castiel referma donc les bras autour de la taille de son petit ami pour lui faire comprendre qu'il avait lui aussi besoin de cette proximité. Il ferma ensuite les yeux et chassa tout le reste de son esprit. Il aurait le temps de s'en soucier plus tard. Il avait plus important à faire pour le moment.
