Je préviens que dans ce chapitre, il y a une scène intime, mais je ne peux pas vraiment la classée M vue que je ne donne aucun détails, mais vous verez bien, et n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez penser...
Bonne lecture
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Chapitre 37 : Concrétisation
Je n'arrivais toujours pas à croire à tout ce qui s'était produit en si peu de temps. J'avais retrouver ma meilleure amie du lycée, découvert l'existence d'une cousine et d'un petit cousin qui se révélait être le fils adoptif de ladite meilleure amie. Rien que ça avait de quoi donner le tournis à n'importe qui, mais si je rajoutais à ça le fait que j'étais enfin en couple avec l'homme le plus exaspérant et le plus adorable du monde, et que j'avais retrouver ma mère, j'avais l'impression d'avoir brutalement été projeter dans un monde parallèle, et ne pouvais m'empêcher de me demander quand l'heure du réveil allait sonnée. Jamais avec un peu de chance. Pas si ça signifiait découvrir que maman était bel et bien morte, et que Rick et moi n'étions que des partenaires l'un pour l'autre.
Comme pour me prouver que tout ceci était bien réel, je sentis le corps de Rick venir se coller à mon dos, et le rire de maman me parvint aux oreilles. Avec un soupir de satisfaction, je me laissais aller contre le torse ferme de mon compagnon, et observais la scène qui s'offrait à moi. Il était tard, et pourtant, personne ne semblait décider à rentrer chez soi. Une sorte de frénésie saturait l'atmosphère, rendant tout le monde fébrile. Mon regard se posa sur Lisa, et un sourire amusé étira mes lèvres en la voyant retirer un énième morceau de pizza de la main de Matt. Et mon sourire s'accentua lorsqu'il lui lança un regard de chien battu la faisant craquer. Nos regards se croisèrent et l'espace d'un instant, j'eus l'impression que nous étions connectée toutes les deux. C'était un peu comme si nous ressentions les mêmes choses, avions partagés les mêmes expériences. Ce qui, d'une certaine façon, était le cas.
« Ils ont l'air très amoureux » commenta Rick dans le creux de mon oreille, et je me retenais de me retourner pour me blottir contre lui, mais nous étions encore au commissariat, et je ne voulais pas éveiller l'intérêt de Lanie qui nous observait avec attention.
« Difficile de croire qu'ils ne se connaissent que depuis une semaine » approuvais-je alors qu'une idée saugrenue naissait dans mon esprit fatiguée.
Une semaine. Le début de cette histoire. C'était une drôle de coïncidence. Mais mon instinct me soufflait que l'arrivée de Lisa à New York n'était pas un hasard. Il allait falloir que je discute avec elle. Il y avait encore tellement de chose sur elle que j'ignorais, il était normal que je veuille en apprendre plus. Et je percevais une part d'ombre en elle qui ne demandait qu'à remonter à la surface. Bien sûr, je pouvais en dire autant de moi, tant ma soif de vengeance avait souvent faillit prendre le pas sur ma raison, mais je n'avais pas basculer de l'autre côté. Et tout ce que j'espérais, c'était que Lisa avait réussi à en faire autant. Peut-être étais-je devenue trop méfiante avec les années. Peut-être avais-je du mal à réaliser que j'avais à nouveau une famille, et que je cherchais toutes les excuses possibles pour expliquer que je ne sois pas pleinement heureuse.
« Qu'est-ce qui ne va pas Kate? » s'enquit Rick en s'éloignant de moi pour venir se placer face à moi, scrutant attentivement mon visage.
« Je suis fatiguée je crois » biaisais-je.
Je savais que si je lui disais ce que je ressentais, il se lancerais dans toute une théorie mettant en évidence que je m'étais tellement habituée à la souffrance de voir ceux que j'aimais m'être violemment arrachés, que je préférais me préparer à cette éventualité en inventant les pires scénarios possibles.
« Rentrons dans ce cas » déclara-t-il en allant chercher nos manteaux.
Et ce fut comme si chacun avaient attendu ce signal pour partir à leur tour. Les gars et Lanie furent les premiers à partir, et je souris en voyant Esposito murmurer quelque chose à Lanie, lui arrachant un sourire coquin. Avec amusement, je me demandais jusqu'à quand ces deux-là allaient nous cacher leur liaison. Mais je pouvais difficilement les blâmés de vouloir garder ça pour eux aussi longtemps que possible alors que je voulais en faire autant avec Rick. Je fus tirer de mes pensées par la voix d'Alexis qui proposait à mes parents de venir passer la nuit chez eux tandis que Matt et Lisa souriaient devant la proposition de l'adolescente. Croisant le regard de Rick, je compris qu'ils voulaient que nous soyons un peu seuls, et je les en remerciais. Je voulais profiter un peu de Rick sans avoir à le partager avec qui que ce soit.
« Kate et moi devons passer chez elle pour qu'elle puisse prendre des vêtements pour le week-end. Nous passerons donc la nuit là-bas » déclara-t-il en m'interrogeant du regard.
« D'accord papa » sourit Alexis avant de venir nous embrasser à tour de rôle.
Alors qu'Alexis s'éloignait vers les ascenseurs aux côtés de Martha qui discutait joyeusement avec Lisa qui adorait visiblement le théâtre, je vis papa et Rick discuté, ce qui me fit froncer les sourcils. Papa n'oserait tout de même pas faire un sermon à Rick ? Cette idée me fit frissonner, et je me promis de questionner Rick un peu plus tard.
« Ne t'inquiète pas ma chérie, ton père m'a confié qu'il aimait beaucoup Richard » entendis-je maman déclarer près de moi, sans que j'ai remarqué sa présence.
« Bizarrement, ça ne me rassure pas » grommelais-je en lançant un regard teinté d'inquiétude vers les deux hommes de ma vie.
« Tu sais ce qui m'a décidé à épouser ton père? » me demanda maman avec un sourire malicieux.
« Le fait que tu étais folle amoureuse de lui? » la taquinais-je en posant un regard rieur sur elle.
« En partie. Mais ton grand-père a décréter que ton père était un moins que rien et que jamais il ne parviendrait à me rendre heureuse. J'ai su à cet instant que Jim était l'homme auprès duquel je passerais le reste de mes jours » m'expliqua-t-elle en posant un regard débordant d'amour sur papa.
« Je vois, donc je devrais rompre avec Rick d'après ta propre expérience… » constatais-je en sentant un frisson d'angoisse me traverser à l'idée de rompre avec Rick.
« Surtout pas. Mon père avait une vision assez étriquée des choses. Pour lui, un homme bien était un homme issu d'une bonne famille catholique. J'ai cesser de prendre ses dires pour argent comptant longtemps avant qu'il ne mette Marina la porte de chez nous, mais quand il a dit ces horreurs à propos de ton père, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase » rétorqua-t-elle en secouant la tête.
Du coin de l'œil, je constatais que son expression s'était assombrie, et je compris que malgré les années qui s'étaient écoulées, elle n'avait jamais pardonner à ses parents leur erreur. Et je pouvais comprendre ce qu'elle ressentait.
« Ton père ne commettra pas les mêmes erreurs avec toi. Il a parfaitement conscience que Richard est l'homme qui réussira à te rendre heureuse, et il ne fera rien qui pourrait faire fuir ton écrivain » me sourit maman en venant m'enlacer.
« Merci maman » souris-je en lui retournant son étreinte, le cœur débordant de joie.
« De rien ma chérie » répliqua-t-elle en s'éloignant légèrement avant de reprendre « On va vous laisser. Et ne faites pas de bêtises ce soir… » me taquina-t-elle, riant de me voir rougir.
« Maman! » m'exclamais-je d'un ton gêné.
Ce n'était pourtant pas la première fois que maman et moi avions une discussion sur ma vie sexuelle, mais cette fois, je me sentais gênée qu'elle aborde le sujet. Peut-être parce que Rick et moi n'avions pas encore atteint cette étape de notre relation. Toujours est-il que je fus soulagée de voir Rick et papa nous rejoindre. Avec la promesse de les tenir informer de la suite des évènements, nous quittâmes le commissariat, ignorant les sourires entendus que nous lançait maman et Martha. En soupirant, je songeais que toutes les deux réunies allaient nous en faire voir de toutes les couleurs. Ça ne me surprendrait même pas de découvrir qu'elles avaient déjà mis au point les moindres détails de notre mariage.
Cette idée me fit rougir, alors qu'un sentiment d'exaltation me traversait. Jusqu'à maintenant, je n'avais jamais envisager de me marier. Mais depuis que Rick était entrer dans ma vie, je m'étais surprise à y penser de plus en plus souvent, et je n'imaginais personne d'autre que lui remplir ce rôle. Il était celui que je voulais, que j'avais attendu toute ma vie. Il était loin d'être parfait, et la plupart du temps il me rendait folle, mais c'est à ses côtés que je voulais parcourir le reste du chemin. Bien sûr, nous étions encore loin de cette étape, mais j'espérais vraiment que dans un avenir proche, nous la franchirions ensemble. Perdue dans mes spéculations, je ne reprenais pieds dans la réalité qu'au moment où je sentis la voiture ralentir puis s'arrêter, et surprise, je constatais que l'on était déjà arriver en bas de mon immeuble. Laisser Rick conduire avait des avantages finalement songeais-je en sortant de la voiture.
L'air frais de la nuit me fit frissonner, et j'accélérais le pas pour rejoindre la chaleur bienfaisante de mon appartement. Une fois à l'intérieur, j'invitais Rick à faire comme chez lui, et je me rendais dans la salle de bain prendre une douche bien chaude. Lorsque je sortis de la douche, je constatais que j'avais oublier de prendre un pyjama pour la nuit, et m'enroulais donc dans une serviette et gagnais ma chambre, soulagée de ne pas y trouver Rick. Fouillant dans la commode, je sursautais donc en entendant sa voix dans mon dos.
« Jolie serviette » me taquina-t-il d'une voix légèrement plus rauque que d'habitude.
Prenant une profonde inspiration et resserrant la serviette autour de ma poitrine, je me tournais vers lui, déglutissant difficilement en découvrant qu'il était torse nu.
« La salle de bain est libre » déclarais-je d'une voix relativement ferme sans pouvoir m'empêcher de le dévorer du regard.
Pour un homme de son âge, il était relativement musclé. Bien sûr, il avait perdu la fermeté des jeunes hommes de vingt ans, mais je le trouvais incroyablement sexy. Et pour y avoir promener mes mains lors de nos étreintes, je savais que son torse serait ferme et solide sous mes mains, sans l'ombre d'une parcelle graisseuse. Je sentis le désir s'insinuer en moi, et je me mordis la lèvre pour m'empêcher de lui sauter dessus. Me retenir de laisser mes sentiments pour lui prendre le dessus était de plus en plus difficile, et je commençais à manquer cruellement de bonnes raisons pour ne pas franchir cette ultime étape. Après tout, nous ne ferions rien de mal, et je savais au regard brûlant de désir qu'il posait sur moi qu'il en avait tout autant envie.
« Ok. Je te rejoins dans dix minutes » acquiesça-t-il finalement en me lançant un dernier regard intense avant de gagner la salle de bain dont il se contenta de rabattre la porte.
Incapable de me contenir, je regardais dans la direction de la pièce, les sens aux aguets. Mon imagination s'activa aussitôt, et je l'imaginais sous l'eau chaude, le corps recouvert de gouttelettes d'eau. Je sentis la température de mon corps grimpée de quelques degrés, et un gémissement d'envie m'échappa, surtout lorsque je me rendis compte que j'avais une vue imprenable sur la douche dans laquelle il se trouvait grâce au miroir de la salle de bain. J'eus brusquement envie de l'y rejoindre et d'assouvir la faim dévorante que j'avais de lui. Au lieu de ça, j'enfilais un caraco de soie crème et un shorty assortis, et préparais le lit. Si nous devions franchir le pas ce soir, ce serait dans un lit. Je voulais savourer chacune de ces minutes. La douche serait pour plus tard songeais-je avec un sourire mutin. Je me glissais entre les draps au moment où le bruit de l'eau se tut.
Allongée dans le lit, la chambre uniquement éclairée par les rayons de la lune, je gardais les yeux rivés sur la porte, attendant impatiemment qu'il en sorte. Quand enfin il apparut, je sentis mon sang se mettre à bouillir dans mes veines. Visiblement, il avait décidé de me rendre folle. Il ne portait qu'une serviette autour des reins, et je pouvais discerner quelques gouttes d'eau qui nimbaient son corps de reflet miroitant, et j'eus envie d'aller cueillir ces dernières du bout de la langue. Il éteignit la lumière, et après m'avoir adresser un sourire taquin, il quitta la chambre, et je l'entendis fermer la porte à clé et éteindre les lumières dans la salle avant qu'il ne revienne. Je fus presque déçue lorsqu'il revint, vêtu d'un boxeur. Il ferma la porte de la chambre et vint enfin me rejoindre dans le lit.
Sans attendre, je roulais vers lui et me blottis contre son torse sur lequel je déposais quelques baisers, lui arrachant un soupir de contentement. Il me laissa faire quelques instants avant de passer une main sous mon menton pour me faire lever la tête vers lui et s'emparer de mes lèvres. Sans rompre le baiser, il nous fit rouler, et je me retrouvais prisonnière sous son corps, et ce fut mon tour de gémir. Posant une main sur son torse et l'autre sur sa nuque, je l'invitais à ne pas s'arrêter en me collant plus fermement contre lui. Je savais que le moment était venu, et j'étais impatiente de lui appartenir enfin. Je voulais être à lui, corps et âme, tout comme il serait à moi. Et je lui fis comprendre mon désir en l'entourant de mes bras et de mes jambes, réduisant à néant la distance qui nous séparait. Ses mains étaient partout à la fois, et je me laissais emporter en toute confiance, sachant qu'il ne ferait rien qui pourrait me blesser.
Emportée par des vagues de plaisir de plus en plus intense, je quittais le monde réel pour un monde éphémère et magique fait de passion et d'amour. Plus rien d'autre ne comptait que Rick et moi et notre amour. Je cessais de réfléchir et me contentais de ressentir. Nous étions dans un monde à part où seul le plaisir que nous nous donnions avait sa place. J'avais l'impression d'être en apesanteur, de planer comme un oiseau depuis des heures. J'avais le cœur léger, et la caresse des mains de Rick sur ma peau ne faisait rien pour remédier à ce sentiment d'irréalité qui m'entourait. Une seule de ses caresses suffisait à m'envoyer si haut dans ce coin de paradis que je touchais du bout des doigts sans parvenir encore à l'atteindre, mais je savais que ce n'était qu'une question de seconde à présent.
Submergée par la chaleur de son corps autour de moi, les secondes me paraissaient des heures, et pourtant, j'aurais voulu qu'elles traînent encore. J'étais prisonnière de cette bulle de sensualité que nous avions créer, mais je l'étais volontairement et ne voulais pour rien au monde la quitter. Incapable de nous en empêcher, nous nous taquinions l'un l'autre repoussant sans cesse les frontières du désir jusqu'à ce qu'enfin une vague plus forte que les autres nous emporte. Et avant même que je sois totalement remise de cette déferlante de plaisir, je sombrais dans le sommeil, bercée par le souffle saccadée de sa respiration.
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Je mis quelques secondes à émerger du sommeil avant que les évènements de la nuit ne m'assailles. Un sourire étira immédiatement mes lèvres, et un soupir de satisfaction m'échappa. Instinctivement, je resserrais l'étreinte de mes bras autour de la taille de ma compagne qui dormait toujours, blottie contre mon flanc gauche, la tête au creux de mon cou et une main posée sur mon torse. Elle était tellement belle, que ma gorge s'assécha et que je fus incapable de ne pas la toucher, ce qui la réveilla instantanément.
« Bonjour » me sourit-elle en s'étirant contre moi, m'arrachant un gémissement de désir.
« Bonjour » souris-je en me penchant vers elle pour l'embrasser.
« Quelles heures est-il? » me demanda-t-elle en reprenant sa position tout contre moi.
Visiblement, je n'étais pas le seul à ne pas vouloir quitter ce lit, et cette constatation me tira un nouveau soupir de satisfaction auquel elle fit écho.
« Presque 8 heures. A quelle heure doit-on revenir au poste? » répondis-je en jetant un regard au radio réveil.
« 9 heures » soupira-t-elle en s'asseyant au bord du lit avant d'ajouter « Je vais prendre une douche ».
Sur ces mots, elle repoussa le drap et se dirigea vers la salle de bain en tenue d'Eve. Je la suivis du regard, buvant le moindre de ses gestes. Elle allait me rendre marteau. Arrivée près de la porte, elle alluma la lumière et se tourna vers moi, se mordillant timidement la lèvre, ce qui me fit arquer un sourcil.
« Tu viens? » s'enquit-elle en m'interrogeant du regard.
Le drap vola et je courrais presque vers elle avant de la soulever dans mes bras et de pénétrer dans la pièce, ravi de l'entendra rire aux éclats. J'aimais le son de son rire, et je me fis la promesse de tout faire pour la faire rire comme ça aussi souvent que possible. Nous ne ressortîmes de la salle de bain que bien plus tard, et bien évidemment, nous arrivâmes en retard au commissariat. Pourtant, Kate n'en paraissait pas furieuse. Au contraire, un sourire heureux ne la quittait pas, et un sentiment de fierté me gonfla le cœur en songeant que j'étais responsable de ce bonheur. Dans l'ascenseur, elle tenta de reprendre son masque de flic, mais même si son sourire disparut, l'éclat de son regard émeraude la trahissait. Ça et le suçon qu'elle avait dans le cou. Rapidement, je sortais le foulard en soie de ma poche portefeuille et l'attachait autour de son cou. Heureusement, que la couleur de celui-ci s'harmonisait avec celle de son pull en laine.
Surprise, elle se tourna vers la glace, et écarquilla les yeux en découvrant la raison de mon comportement. A travers la glace, elle m'envoya un regard noir, et je lui adressais un sourire penaud en haussant les épaules. Vérifiant que le foulard dissimulait complètement la marque, elle poussa un soupir et une lueur rêveuse apparut dans son regard. Je savais qu'elle repensait à la nuit dernière, et le même sourire orna mes lèvres. Le tintement annonçant l'ouverture des portes nous tira de nos agréables souvenirs, et c'est d'un même pas que nous rejoignîmes l'équipe qui nous attendait avec impatience.
« Papa et maman sont enfin arriver » se moqua Ryan en nous lançant un regard suspicieux.
« C'est de ma faute, j'ai eu du mal à quitter mon lit ce matin » déclarais-je en haussant nonchalamment les épaules et en lançant un regard moqueur à Kate.
« J'ai du le menacer de le descendre s'il ne se dépêchait pas un peu » continua Kate en poussant un soupire excédé.
« Comme d'habitude quoi » remarqua Esposito avec un haussement d'épaules blasé.
« Sauf que cette fois, elle a vraiment sortis son arme » grimaçais-je en jetant un regard rancunier à Kate qui se contenta de sourire à l'idée.
« Te plains pas vieux, tu es toujours en vie! » rigola Ryan avant de reporter son attention sur les derniers détails de notre infiltration.
Esposito en fit de même, et rapidement, la conversation porta exclusivement sur Gary et la façon dont nous espérions réussir à le coincer. Nous mettions au point les derniers détails lorsque Jordan et son équipe prirent d'assaut les lieux, et mon regard s'illumina lorsqu'ils exhibèrent leur gadget dernier cri.
« Du calme Rick » marmonna Kate en soupirant.
« Désolé, mais j'ai l'impression d'être James Bond dans le laboratoire de Q » m'exclamais-je avec entrain.
« Tu n'a toujours pas les deux zéro » me provoqua-t-elle en me lançant un regard moqueur.
« Rabat-joie » répliquais-je en affichant une moue boudeuse qui la fit sourire.
Heureusement ou malheureusement, Jordan nous interrompit pour nous expliquer le fonctionnement des caméras et des micros. Comme les portés directement étaient trop risquer, une équipe s'était déjà occuper d'en poser dans toute la maison et le jardin, avec la complicité de Tessa. Kate soupira lorsque Jordan nous assura qu'elle se portait bien. Je savais que la sécurité de son amie lui tenait à cœur, et qu'elle s'inquiétait beaucoup pour elle et Billy. Nous discutâmes encore quelques instants, puis Jordan prit congé, nous assurant qu'elle nous appellerait dès que son équipe et elle serait en position. Et pour ne pas éveiller les soupçons, en garant une camionnette dans ce quartier résidentiel, ils s'installeraient dans la villa d'en face dont les propriétaires étaient partis rendre visite à leur fille qui venait d'avoir un bébé.
Après son départ, je décidais de me rendre chez moi afin de vérifier qu'Alexis allait bien, et Kate m'accompagna, désireuse de voir ses parents avant la mission. Les gars nous assurèrent qu'ils ne tarderaient pas à rejoindre l'équipe de Jordan, voulant être dans les parages pour intervenir rapidement si jamais les choses dérapaient, ce dont nous leur étions reconnaissant.
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Depuis que j'avais été contacté pour cette mission, je m'étais tenu en retrait, et à présent, je savais que j'avais fait le bon choix. Nous n'étions plus que trois en lice. Non pas parce que les autres avaient décidés de quitter la partie, mais parce qu'ils avaient été assassinés. Et je ne voulais pas finir de la même façon. J'étais trop jeune pour mourir. Il est vrai que j'avais besoin de cet argent, mais à quoi tout ce fric me servirait-il si je me faisais descendre? D'autant que Le Virus semblait protéger nos cibles, bien décider à tuer le commanditaire du contrat. Et je ne voulais pas finir comme le Boucher ou le Grizzli comme le m'amusais à l'appeler. Tout le monde dans notre métier savait que le Virus ne tuait jamais sans bonnes raisons, et je refusais de lui en fournir une. Je préférais donc me retirer de l'affaire sans faire de vagues.
Des contrats, il y en aurait bien d'autres. Heureusement pour moi, j'étais un petit génie de l'informatique, en plus de mon habileté à manier le couteau,et je décidais donc de nettoyer les comptes de mes collègues. Puisqu'ils étaient morts, ils ne m'en voudraient pas. Il me fut facile de trouver les comptes qu'ils utilisaient pour leurs transactions illégales, et je virais rapidement l'argent sur mon compte, en prenant la peine de couvrir les traces de ces transactions en transitant plusieurs fois par toutes les banques de la terre. Satisfaite, je constatais que mon compte en banque avait gonfler de plusieurs milliers de dollars. Au moins n'aurais-je pas totalement perdu mon temps en venant ici.
Et puis, je devais admettre que l'idée de tuer Richard Castle ne m'enthousiasmait pas des masses. J'étais fan de ses livres. Il réussissait toujours à décrire avec tellement de justesse le monde du crime que je me plongeais avec passion dans ses romans, et je trouvais que depuis qu'il faisait équipe avec le lieutenant Beckett, ses bouquins avaient encore gagner en finesse et en profondeur. Donc non, je ne voulais pas les tuer. Le personnage de Nikki Heat avait encore un potentiel certain, et je voulais voir ce que Castle prévoyait pour elle et Jameson. Leur relation allait-elle gagner en profondeur ou bien resterait-elle superficielle et basée sur le sexe? A la place de Nikki, je m'assurerais que personne ne s'avise de tourner autour de mon homme. Je marquerais mon territoire, faisant comprendre aux autres femmes que Jameson était en main.
Peut-être que partir n'était pas une bonne idée finalement. Je devrais peut-être traîner dans le coin pour m'assurer qu'ils resteraient en vie. Mais en même, c'était prendre le risque de me faire repérer et descendre. Beckett était flic, et Castle, même s'il feignait le contraire, savait manier une arme. De plus, le FBI était de la partie, et l'un des meilleurs tueurs à gage jouait les anges gardiens. Ils n'avaient pas besoin de moi pour assurer leur sécurité. Je faisais donc mon sac et réservais un billet d'avion en partance pour les Caraïbes. J'avais bien mériter quelques vacances, et comme l'argent n'était plus un problème, autant en profiter pour aller me mettre à l'ombre le temps que cette histoire se tasse.
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Et un tueur à gage en moins, ce qui fait qu'il ne reste plus que Le Virus et Lisa, autrement dit...
Vous remarquerez que pour une fois, je ne m'en débarrasse pas en la tuant... Elle part de son propre chef...
Bisous, bonne journée et à demain pour la suite...
