Bonjour à tou(te)s.
Voilà le nouveau chapitre. Il répond à la question que tout le monde se pose, mais qu'a donc Turel?
Vous vous en doutez certainement puisque vous avez tous trouvé la réponse (et le titre du chapitre est une grande aide aussi n.n). Pour en avoir la confirmation, veuillez lire le chapitre, SVP (non, chuis pas méchanteuh!).

Place au chapitre.
Il est plus court que celui de samedi. En même temps, je ne peux pas en faire pareil toutes les semaines. T-T
Evidemment, mon ordi étant toujours en crise, vous pouvez trouver des fautes. J'en suis toujours désolée, mais je ne peux pas lutter, elle sont trop nombreuses. T-T

Bonne lecture.

Chapitre 37:

UNE VIE EN PLUS.

Ça faisait trois jours que Ulquiorra était parti en mission dans le désert et Orihime commençait à s'ennuyer. Elle avait passé ce temps entre la bibliothèque et leurs appartements mais l'arrancar lui manquait. Elle ne trouvait pas la lecture aussi intéressante sans Ulquiorra prés d'elle, prêt à répondre à toutes les questions qu'elle aimait lui poser pour l'embêter. Elle se rendait soudain compte qu'en l'absence de son amant, Las Noches était vraiment ennuyeuse, même lorsqu'on n'y était pas prisonnière. A la recherche d'une occupation, la jeune-fille décida de monter rendre visite à Turel. Elle aussi devait se sentir seule, après tout Grimmjow était parti avec Ulquiorra.

Elle s'était déjà rendu deux ou trois fois chez la maîtresse de Las Noches en compagnie de Ulquiorra et n'eut aucun mal à retrouver la route. Plus elle passait de temps dans la forteresse des arrancars, plus elle arrivait à s'y repérer facilement. Dès qu'elle arriva sur le pallier, elle entendit un piano et se demanda si c'était Turel qui en jouait. Elle savait qu'il y en avait un chez Turel, mais elle n'avait jamais osé lui demander si elle en jouait. Cela lui avait paru un peu étrange, un piano dans un endroit comme celui-ci, mais en même temps, ça lui avait plu. Elle aimait découvrir les petits secrets de la forteresse. Elle frappa à la porte et le piano s'interrompit.

- Entres Orihime, fit la voix de Turel.
La jeune-fille poussa la porte, guère surprise que l'arrancar l'ait repéré.

- Bonjour, Turellia-sama! Lança-t-elle avec un radieux sourire.

- Bonjour. Quelque-chose ne va pas?
Orihime referma la porte derrière elle et s'approcha de Turel, assise derrière son piano.

- Non, tout va bien. Je venais juste voir comment vous allez, vous.
Turel poussa un long soupir et invita Orihime à s'asseoir sur le canapé. Depuis quelques jours, l'arrancar était malade, ce qui avait provoqué l'étonnement général au sein de la population de Las Noches. Orihime n'aurait jamais pu imaginer qu'un arrancar aussi puissant que Turel puisse tomber malade. Elle pensait que les arrancars n'étaient pas sensibles à ce genre de désagréments qui ne touchaient que les humains.

- Vous êtes toujours malade?

- Tous les matins! Répondit Turel.
Elle se remit à jouer du piano.

- Vous êtes allé voir Szayel-san?

- Il dit qu'il n'a rien trouvé d'alarmant. Ça veut dire qu'il n'a rien trouvé du tout.
Orihime sembla songeuse un instant, le regard fixé sur les doigts de l'arrancar qui caressaient le clavier avec une douceur étonnante. Le piano produisait une douce et triste mélodie.

- Vous êtes vraiment douée, Turellia-sama. Où avez-vous apprit à jouer?

- Oh, c'était il y a quelques années. J'ai dévoré une virtuose.
Orihime ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes et sa réaction fit rire Turel.

- Je plaisante, continua-t-elle avec un sourire en coin. En réalité, j'ai rencontré une jeune-fille qui jouait beaucoup mieux que moi. C'était quelques années avant ce conflit que les humains appellent Seconde Guerre Mondiale. Je me promenais sur Terre, sans but précis quand j'ai entendu de la musique. La musique m'a toujours attiré alors je suis remontée jusqu'à sa source et j'ai trouvé une jeune-fille qui préparait un concourt pour un conservatoire. Sa musique était vraiment envoûtante. On sentait qu'elle y mettait tout son coeur, toute son âme. Ça ne pouvait que m'attirer. Je suis restée là, à l'écouter. Quand elle s'est arrêtée de jouer, je suis partie, mais je suis revenue le lendemain et je l'ai retrouvé à la même place, derrière son piano. Sa musique était vraiment merveilleuse alors je suis revenue l'écouter tous les jours. Ça a duré environ six mois.
"Un jour, je suis arrivée, comme d'habitude, mais elle n'était plus là. Je l'ai cherché et j'ai entendu ses parents parler d'elle. Elle était morte la veille, après mon départ, renversée par une voiture conduite par un type ivre. Je me suis rendue sur les lieux de l'accident et je l'ai retrouvé. Son âme, je veux dire. Ça nous a permit de parler un peu. Elle n'avait pas de reiatsu alors elle ne risquait pas d'attirer de hollows, mais je suis quand-même restée avec elle jusqu'à ce qu'un shinigami vienne pour l'envoyer au Soul Society.
"Après ça, je suis retournée chez elle et je me suis assise derrière son piano. J'étais un peu triste, je crois. J'aimais tellement sa musique. J'ai posé les mains sur le clavier et j'ai commencé à jouer. A force de l'écouter et de l'observer, j'avais apprit à jouer sans m'en rendre compte. Alors, j'ai acheté un piano et je l'ai amené ici.
Orihime la regarda avec surprise mais Turel n'y fit pas attention. Elle semblait soulagé que sa visiteuse ne s'intéresse plus à sa santé. Elle avait un peu honte d'être le principal sujet de conversation de Las Noches à cause de ça.

- Tu veux du thé? Demanda-t-elle soudain. Lilineth vient de m'en apporter. C'est la seule chose que je peux avaler sans aussitôt le vomir.
Et merde, il fallait qu'elle en parle!

- Stark-san s'inquiète pour votre santé, pour vous envoyer Lilineth? Demanda Orihime.

- Stark veut surtout que je m'intéresse à autre chose qu'à son idylle avec Hallibel.
Orihime ouvrit des yeux ronds.

- Ah bon, parce qu'ils sont ensembles?

- Depuis quinze jours, mais c'est loin d'être officiel. Avec un peu de chance deux nouveaux coeurs peuvent se réveiller dans ce château.
Turel arrêta de jouer et referma le couvercle sur le clavier du piano. Elle se leva et se dirigea vers la petite table sur laquelle trônait un pot de thé encore fumant. A ce moment, elle sentit quelque chose d'humide contre sa peau. Baissant les yeux, elle vit une auréole se former sur ses vêtements, au niveau de son sein droit.

- Qu'est-ce que c'est que ça, encore?
Orihime sauta sur ses pieds et s'approcha. Elle observa le phénomène pendant un instant, puis ses yeux s'ouvrirent démesurément lorsqu'elle comprit.

- Turellia-sama, vous avez des montées de lait? ... Vous êtes enceinte?
Il y eut un instant de silence.

- Non, c'est impossible.
Mais Orihime pensait déjà aux autres symptômes.

- Mais si! ... Vous avez des nausées le matin, non!
Turel la regarda un instant.

- Est-ce que vous avez des envies étranges?
Turel n'eut pas à réfléchir longtemps.

- Euh ... Ça compte la fois où j'ai envoyé Grimmjow sur Terre pour me ramener des beignets de poisson fumé et de la mayonnaise?
Orihime lui lança un regard encourageant.

- Oui ... On peut dire que j'ai des envies étranges, admit Turel.

- Est-ce que vous avez noté des changements au niveau de votre poitrine?
Turel pressa les mains sur ses seins s'en s'en rendre compte.

- Mes seins sont devenus plus gros et plus sensibles, soupira-t-elle. Et j'ai remarqué l'apparition de veines bleutées.
A ce moment, Orihime eut une hésitation et sembla gênée.

- Et ... Est-ce que vous avez saigné dernièrement?
Turel pâlit un peu.

- Maintenant que tu en parles ...
Elle laissa sa phrase en suspend mais Orihime comprit.

- Je crois que vous êtes enceinte, Turellia-sama. Vous avez tous les symptômes qu'on a apprit en cour de biologie.
Turel soupira et s'assit sur le canapé.

- Les arrancars ne peuvent pas avoir d'enfants? Demanda la jeune-fille en s'asseyant près d'elle.

- Pas tous. Une petite poignée seulement a la possibilité de faire des enfants. C'est extrêmement rare. Il y a très peu de chance pour que deux alpha, c'est comme ça qu'on les appelle, se trouvent et conçoivent. Je n'ai vu naître que trois ou quatre enfants de cette manière au cours de ma vie, et je ne suis pas née d'hier. Même les alpha ne sont pas très prolifiques.
Elle semblait un peu perturbée à l'idée d'être enceinte.

- Allons demander à Szayel-san, proposa Orihime en se levant. Il connaît certainement un moyen de savoir si vous êtes enceinte ou non.
L'idée de confier son corps à Szayel ne plu pas vraiment à Turel, mais il n'y avait aucune autre solutions visible. Elle se leva et alla rejoindre Orihime près de la porte.

Ensemble, elle rejoignirent le laboratoire de Szayel. Turel marchait silencieusement mais Orihime n'arrêtait pas de bavarder. Elle parlait de bébé, de layette, de poupée mais aucun mot ne parvenait jusqu'à l'esprit préoccupé de Turel. La Primera se demandait ce qu'elle allait bien pouvoir faire si elle était effectivement enceinte. Las Noches n'était pas l'endroit idéal où élever un enfant. Et puis, comment allait réagir Grimmjow?

Lorsqu'elles arrivèrent devant le laboratoire de Szayel, Orihime frappa à la porte avec enthousiasme. Ce fut Szayel en personne qui vint leur ouvrir, furieux d'être dérangé dans ses importantes recherches.

- Je te préviens, Lumina, si tu me déranges encore pour rien, je ...
Il s'arrêta net en voyant Orihime et Turel devant lui.

- Euh! ... oui?

- Nous aurions besoin de tes lumières sur un sujet ... un peu délicat, annonça Turel.
Intrigué, Szayel s'écarta pour les laisser entrer.

Les murs du laboratoire étaient encore plus blancs que ceux du reste de Las Noches et la lumière crue que les lampes diffusaient faisait mal aux yeux. Au fond de la salle principale un immense écran occupait tout un mur. Des images des dernières expériences du scientifique y défilaient lentement. Plusieurs portes métalliques menaient vers les autres salles du labo et quelques arrancars en blouse blanche passaient devant les fenêtres les séparant. Près de l'ordinateur de Szayel une grosse étagèrent en métal semblait prête à s'effondrer sous le poids de la pile de dossiers et de livres qui y étaient rangés. Au milieu de la pièce une table d'examen en acier surplombait un trou dans le dallage par lequel le sang et les fluides pouvaient s'écouler. Il y avait même une cage en verre dans un coin, mais elle était vide. Pour le moment, rien dans la pièce ne permettait de savoir sur quoi Szayel travaillait, à part les images défilant sur l'écran. Le laboratoire était un endroit impersonnel et inconfortable, où planaient des odeurs de désinfectants et de produits pharmaceutiques. On se serait presque cru dans un hôpital.

La première chose que fit Szayel après les avoir fait entrer, ce fut de se rendre prés de son ordinateur et de stopper le défilement des documents sur l'écran géant. On aurait dit qu'il ne voulait pas qu'elles voient ses travaux. Ça intrigua Orihime, mais Turel n'y fit pas attention. Elle savait que Szayel était un peu paranoïaque concernant la sécurité de ses travaux.

- Qu'est-ce qui vous amène? Demanda-t-il en se tournant vers elles.

- Que sais-tu sur la grossesse des arrancars, demanda Turel.

- Mis à part le fait que c'est extrêmement rare et que je me vendrai aux shinigamis pour pouvoir en étudier une, pratiquement rien, admit le scientifique.
Il sembla alors comprendre quelque chose et les regarda toutes deux.

- Laquelle de vous deux?

- Moi, admit Turel, à contre-coeur.
Szayel remonta ses lunettes sur son nez.

- Dommage! Soupira-t-il avec un regard vers Orihime. J'aurais bien aimé étudier un hybride arrancar-humain.
La jeune-fille rougit jusqu'à la racine des cheveux. Szayel se tourna vers Turel.

- Depuis quand?

- Aucune idée. Il me sembles que les premiers symptômes sont apparut il y a trois ou quatre semaines, peut-être plus. Mais ce que je veux savoir, c'est si je suis enceinte ou non.

- Hum! Je pourrais te faire une prise de sang, mais vu le boulot que j'ai en ce moment, je ne pourrais pas te donner les résultats avant un moment. Je suppose que si tu es venu c'est pour savoir le plus vite possible.

- Tu supposes bien.
L'arrancar aux cheveux roses réfléchit un instant puis sembla se souvenir de quelque chose.

- Il y a bien cette machine que j'ai trouvé dans le monde des humains et que j'ai modifié. Ça sert à voir ce qui se passe à l'intérieur du corps. Maintenant ça marche aussi sur les arrancars et je pense qu'elle pourra repérer un embryon même s'il n'est pas plus gros qu'une tête d'épingle.
Il leur fit signe de le suivre et ils quittèrent le laboratoire pour se diriger vers l'infirmerie. Szayel les fit entrer dans une pièce qui ressemblait au cabinet d'un médecin.

- Retires le haut de tes vêtements et allonges-toi sur la table, je reviens de suite.
Il s'en alla, laissant les filles seules. Turel soupira et fit ce qu'il lui demandait. Elle posa sa veste et son haori sur le dossier d'une chaise et s'allongea sur la table d'examen. Szayel revint à ce moment, en poussant devant lui une machine montée sur roulettes. Il l'installa près de Turel.

- Hé, j'ai déjà vu ce genre de machine, fit Orihime. Ça sert à faire des échographies.

- Effectivement! Répondit Szayel.
Il tira un haut tabouret pour pouvoir s'asseoir près de Turel et mit la machine en route. Pendant un instant, il effectua des réglages en silence.

- Allons-y! Fit-il lorsque la machine fut prête.
Il prit une bouteille posée sur le chariot et la retourna au dessus du ventre de Turel. Pressant sur les parois, il en fit jaillir un jet d'un gel transparent.

- Aah! C'est froid, se plaignit Turel avec un frisson.

- Désolé! Répondit Szayel d'un ai absent.
Il prit la sonde attachée à la machine et la posa sur le ventre de Turel, étalant le gel en faisant des petits cercles concentriques.

- Voyons voir!
Orihime vint se poster près de lui et tous deux jetèrent un regard intéressé vers l'écran. Pendant une ou deux minutes, Szayel promena la sonde sur le ventre de Turel, en appuyant assez fort pour lui faire mal, cherchant un indice prouvant l'existence d'un embryon dans son utérus.

- Aah, fait attention, ça fait mal.
Szayel ne répondit pas. Il changea quelques réglages sur la machine et reprit sa recherche.

- Alors? S'impatienta Turel.

- Hum?! ... Oh!
Il se pencha vers l'écran et remonta ses lunettes sur son nez.

- Eh bien, il semble qu'il y ait effectivement quelque chose.
Il tripota encore quelques boutons et désigna un point sur l'écran. Les yeux de Orihime s'agrandirent d'étonnement et un immense sourire se forma sur ses lèvres.

- Son petit coeur bat la chamade, ajouta le scientifique.
Il fit tourner l'écran et désigna un point plus sombre sur l'image.

- Je te présente ton enfant, félicitation.
Turel regarda sur l'écran quelque chose qui battait comme un coeur. Le coeur de son bébé! Ça lui fit tout drôle. Elle senti un étrange sentiment s'emparer d'elle. Une sorte de joie euphorique mêlée à un peu d'appréhension.

- C'est merveilleux, Turellia-sama, s'exclama Orihime, les larmes aux yeux.
Szayel essuya la sonde avant de débarrasser la peau de Turel du gel transparent. Il rangea son matériel tandis que Turel se rhabillait.

- J'espère que tu vas me laisser suivre ta grossesse, remarqua Szayel.

- Ai-je le choix?

- Pas vraiment.
Elle soupira.

- Je veux te voir une fois par semaine pour vérifier comment ça évolue. D'accord?

- Oui.
Elle laissèrent le scientifique à ses travaux mais Turel savait qu'il était en train d'ouvrir un nouveau dossier sur son ordinateur et que ce dossier portait son nom.

--

Grimmjow et Ulquiorra revinrent deux jours plus tard. Ça avait laissé le temps à Turel de réfléchir et s'habituer à l'idée qu'elle était enceinte. Après une longue réflexion, et une nuit blanche, elle se rendit compte que, finalement, cette idée lui plaisait. Elle avait hâte de pouvoir annoncer la nouvelle à Grimmjow, même si elle se demandait encore comment il allait réagir.

Avant de pouvoir lui dire quoique se soit, il lui fallait écouter le rapport des deux espadas. Leur mission avait pris plus de temps qu'elle aurait dû et Turel se demandait s'il ne s'était pas passé quelque chose de grave. Elle fut soulagée de voir qu'ils étaient tous les deux indemnes.

- Bon retour parmi nous, commença-t-elle. Qu'est-ce qui vous a pris tant de temps?

- Szayel avait raison, les rebelles se réunissaient bien dans la zone 42 du désert Est, répondit Ulquiorra de sa voix morne. Le problème c'est qu'ils ne le faisaient pas sans raison.
Turel fronça les sourcils.

- Que veux-tu dire par là?

- Ils répondaient à l'appel d'Aizen, tout simplement.
Turel sentit un froid glacial s'abattre sur ses épaules.

- Aizen?

- Oui. Il semblerait qu'une créature portant un masque de hollow ait été chargé par Aizen de rassembler ses derniers partisans.

- On l'a vu, intervint Grimmjow. C'est une shinigami.

- Une shinigami portant un masque noir comme les ténèbres. Comme ce Kurosaki.

- Mais son reiatsu était vraiment différent. Il m'a rappelé celui du Hogyoku, frissonna Grimmjow.
Turel réfléchissait à toute vitesse. Aucun des vizards qu'elle connaissait n'avait de masque noir et aucun n'avait de raison d'aider Aizen.

- On en a tué la plupart, fit Ulquiorra. Mais trois ou quatre sont parvenus à nous échapper.

- Je vois.
Elle se leva.

- Vous avez fait du bon travail, vous pouvez aller vous reposer. J'écouterai la suite de votre rapport plus tard. Il faut que je contacte Gin.
Elle quitta la salle du trône et ils la suivirent. A peine dans le couloir, elle entendit une voix crier:

- Ulquiorra, tu es là!
Orihime surgit des escaliers et sauta au cou de son amant sans lui laisser le temps de répondre. Il la serra contre lui pendant un instant et elle fourra son visage au creux de son épaule.

- Tu m'as manqué, si tu savais.

- Toi aussi, tu m'as manqué, Hime-chan.
Turel se serait bien attardée pour les observer mais elle avait autre chose à faire. Elle se rendit à la salle de surveillance et y trouva Szayel, occupé à espionner Stark et Hallibel qui s'embrassaient passionnément dans un couloir désert.

- Désolée de te déranger dans tes occupations hautement scientifiques, Szayel, mais j'ai besoin de contacter Gin.
Le scientifique murmura quelque chose d'incompréhensible avant de se détourner de l'écran où s'embrassaient les deux espadas, pour s'occuper d'établir la liaison avec le Seireitei. Il lui fallut quelques minutes pour y parvenir et une encore pour que quelqu'un réponde à l'appel. Turel fut surprise de constater que ce n'était pas Gin, mais le gamin aux cheveux blancs avec lequel elle avait pu discuter lors de sa visite au Seireitei.

- Hé, mais c'est toi le jeune capitaine de la dixième division. C'est ça?

- Oui, je suis le capitaine Hitsugaya. Que voulez vous?

- Je dois parler à Gin. Où est-il?
Le gamin fronça les sourcils avant de répliquer d'une voix un peu hésitante.

- A l'heure actuelle, à l'hôpital.
La nouvelle prit Turel par surprise.

- Quoi?

- L'ancienne vice-capitaine d'Aizen l'a attaqué, il y a six jours, dans une tentative pour venger Aizen. Il a été gravement blessé et il est toujours inconscient, mais il va mieux maintenant. Il a été placé sous haute protection par le capitaine général. Pourquoi vouliez-vous lui parler?

- Je voulais savoir ce qu'il en était d'Aizen.

- Il est toujours enfermé au Temple des Regrets, si c'est ce que vous voulez savoir.

- Tu en es certain? Ce n'était pas une illusion?
Il hocha la tête.

- J'y suis allé le soir de l'attaque contre Ichi ... contre Gin. Il dormait dans sa cellule, et son zanpakutô est toujours gardé hors de sa portée.
Turel se souvint de l'animosité du gamin envers Gin, le jour où elle s'était rendu avec lui au Seireitei et elle se demanda ce qui s'était passé pour qu'il appelle soudain l'autre capitaine par son prénom.

- Cette fille qui l'a attaqué était-elle un vizard?
Tôshirô se souvint avoir entendu Gin utiliser ce mot pour désigner Hinamori mais il ignorait ce que ça voulait dire.

- Un quoi?

- Un vizard, un shini ... portait-elle un masque noir?

- Oui, comment le savez-vous.
Turel poussa un soupir.

- Écoutes, capitaine Hitsugaya. Il se peut que nous ayons un grave problème. La fille au masque a été vu par mes hommes en train de rassembler les arrancars qui sont restés fidèles à Aizen. La plupart a été anéanti mais quelques uns ont pu s'échapper. Il est possible qu'ils cherchent à libérer Aizen. Soyez très vigilants. Nous allons garder un oeil sur les rebelles et vous prévenir en cas de problèmes.
Il hocha la tête.

- Si vous réussissez à capturer Hina ... Je veux dire la jeune fille portant le masque, s'il vous plaît, ne lui faite pas de mal. Elle n'est pas vraiment responsable de ce qu'elle fait. Aizen l'a complètement envoûté.
Turel hocha la tête.

- J'essaierai de vous l'amener, si nous parvenons à la capturer.

- Merci.
Szayel coupa la communication.

- Tu crois vraiment qu'ils vont essayer de libérer Aizen?

- J'espère que non.
Sur ces mots elle quitta la salle de surveillance, laissant Szayel reprendre ses activités d'espionnage d'espadas en goguette. Malheureusement pour lui, Hallibel et Stark n'étaient plus là où il les avait laissé. Il se mit aussitôt à leur recherche.

--

Lorsque Turel regagna ses quartiers, elle y trouva Grimmjow. Les cheveux humides, tombant sur son visage, la taille entourée d'une serviette, il sortait de la douche. Elle regarda un instant son corps magnifique, suivant des yeux une goutte d'eau qui roulait sur ses muscles parfaits. Elle sentit un désir brûlant monter en elle.

- Ça fait du bien, soupira l'arrancar en plaquant ses cheveux en arrière d'un geste de la main.
Il s'approcha de Turel et la prit dans ses bras pour la serrer contre son torse.

- Tu m'as manqué, avoua-t-il.

- Tu m'as manqué toi aussi, répondit-elle avec un sourire. Même une partie de toi est restée avec moi durant ton absence.
Il fronça les sourcils en se demandant ce qu'elle voulait dire par là. Il s'empara de ses lèvres en un baiser passionné auquel elle répondit. Lorsqu'ils rompirent leur baiser, Turel se dégagea de l'étreinte de son amant.

- J'ai quelque chose à te dire, c'est important, commença-t-elle.
Il tourna les talons et retourna dans leur chambre.

- Je passe quelque chose de plus confortable et je suis à toi.
Turel le regarda se changer en essayant de trouver la meilleure formulation pour la nouvelle qu'elle s'apprêtait à lui apprendre. La menace d'Aizen lui sortit alors complètement de l'esprit. Grimmjow revint rapidement et se planta face à elle.

- Qu'avais-tu à me dire?
Elle hésita un instant.

- Euh! Je ne sais pas vraiment comment te dire ça doucement, alors je vais y aller franchement. Mais tu devrais t'asseoir.
Elle prit une longue inspiration. Grimmjow fronça les sourcils devant l'air sérieux et inquiet de la jeune-femme. Il craignait une mauvaise nouvelle. Peut-être n'avait-elle plus envie de vivre avec lui. Ça l'angoissa. Il resta debout en dépit de son conseil, et la fixa avec un air de défi dans les yeux. Quitte à apprendre une mauvaise nouvelle, autant le faire la tête haute.

- Je suis enceinte, lança-t-elle alors.
Pendant un instant il ne se passa rien, puis Grimmjow secoua la tête, aspergeant de gouttes d'eau ce qui se trouvait prêt de lui.

- Tu es quoi?

- Enceinte!
Il resta silencieux un instant, comme s'il était incapable de comprendre ce qu'elle lui avait dit.

- Tu es sure?

- Oui.
D'un seul coup ses jambes le lâchèrent et il se retrouva au sol.

- Grimm, ça va? S'écria Turel en s'élançant vers lui.
Elle s'agenouilla près de lui. Il semblait un peu déstabilisé. Il la regarda un instant dans les yeux, puis un sourire se forma sur ses lèvres. Tendant les bras, il attrapa la jeune-femme par la taille et l'attira contre lui.

- Merci, murmura-t-il simplement dans son oreille.
Turel sentit une joie incroyable s'emparer d'elle. Elle passa les bras autour des épaules de son amant et se blottie contre lui. Elle se sentait un peu vulnérable à présent et cherchait sa protection autant pour elle que pour leur enfant. Il sembla le comprendre et resserra son étreinte pour la rapprocher de lui et la cala confortablement contre son torse. Elle soupira d'aise et commença à s'endormir dans ses bras. Il déposa un baiser sur son front. Pendant un moment, ils ne bougèrent pas, profitant simplement de la présence de l'autre. Pour un moment encore, ils pouvaient se concentrer uniquement sur eux, mais ce temps courait vers sa fin. Bientôt, ils seraient trois, et rien ne serait plus comme avant.

--
Et voilà.
Vous aviez toutes raison, Turel est bien enceinte.
Je ne suis pas certaine qu'on puisse voir battre le coeur d'un embryon aussi tôt dans la grossesse, mais je me suis dit que Szayel avait les compétences pour rendre la chose possible (après tout, on est dans une fic et Tutrel est une arrancar).
Vous avez en prime droit à des nouvelles de Gin! Génial non! n.n

Dans le prochain chapitre, les choses se précipitent et Aizen met son complot a éxécution. L'un des capitaines va mourir et deux autres feront connaissance avec l'amertume de la défaite.
La phase finale va commencer et le théatre des dernières batailles sera Karakura (mais ça c'est peut-être pas pour le chapitre de vendredi --').
Rendez-vous vendredi ou samedi (ça dépend du temps qu'il me faudra pour achever le chapitre).

Bonne semaine.
Bises.