Bonsoir !

Comme promis, voici la suite de cette fic. J'espère que ce chapitre aura plus de succès que le dernier OS que je vous ai posté. Devant le peu d'intérêt qu'il a suscité parmi vous, je me demande même si je ne ferais pas mieux de le supprimer...

Comme certains l'on remarqué, l'on approche de la fin de cette fic qui sera également la dernière que je posterai sur ce forum. Mon OS était d'une certaine façon un test, un moyen de vérifier que je prenais la bonne décision, et ça a été le cas. En effet, j'y ai longuement réfléchi, et comme j'ai de moins en moins de temps pour écrire, je préfère ne plus poster, même si j'espère pouvoir écrire de temps en temps malgré tout... Bref, je laisse ceux qui suivent encore lire, et j'espère que vous me direz ce que vous en avez pensé.

Je sais que certains vont prendre ce que j'ai dit plus haut comme une manière de vous obliger à poster des reviews, voire même comme une menace, mais ce n'est pas le cas. Je posterais la fin de cette fic quoiqu'il arrive, mais ce sera la dernière (du moins en mon nom seul...)

Allez, bonne lecture !

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Chapitre 38 :

POV de Gates :

Je n'arrivais toujours pas à y croire. Beckett commencerait-elle à se lasser de la présence de Castle à ses côtés ? Non, elle en était amoureuse, et de ce fait, ne réagissait pas de façon rationnelle lorsqu'il s'agissait de lui. Sinon comment expliquer son entêtement à vouloir le garder près d'elle malgré les nombreux risques que cela lui faisait prendre ? Elle avait conscience qu'il risquait sa vie chaque fois qu'il prenait part à une course poursuite où même à une simple descente, et pourtant, elle n'arrivait pas à lui dire de ne plus la suivre. Je ne niais pas qu'il avait aidé à résoudre un grand nombre d'enquêtes, mais je savais qu'un jour un malheur se produirait, et que ce serait à moi d'expliquer comment cela avait pu se produire. C'était moi que l'on rendrait responsable si jamais il était blessé ou pire encore, et qu'il ait signé une décharge n'y changerait rien. Si jamais il lui arrivait quoi que ce soit, je serais montré du doigt.

Voilà ce que je ne supportais pas. Voilà pourquoi je me montrais si dure envers lui. Sans parler du fait que son sens de l'humour laissait à désirer, et qu'il avait parfois des idées qui tournaient à la catastrophe. Je n'étais pas du genre rancunière, mais qu'il ait détruit mes poupées de collection me restait en travers de la gorge. Bien sûr il l'avait fait pour résoudre une affaire, et il avait eu raison de le faire, mais j'avais eu la désagréable impression que l'on m'offrait le jouet de mes rêves pour ensuite me l'arracher des mains. Et j'avais bien vu que cela avait beaucoup amusé mes lieutenants, ce que je n'avais que très modérément apprécié. J'avais déjà bien du mal à m'imposer, mais cette histoire avait sérieusement entachée ma crédibilité. Mais d'un autre côté, c'était cet humour un peu décalé, et ces idées toutes plus loufoques les unes que les autres qui permettaient à mon équipe de se détendre, et ainsi de garder les idées claires pour assembler les pièces du puzzle et résoudre les affaires qui leur étaient confiées

Et face à cet argument, que pouvais-je répliquer ? Et Beckett le savait parfaitement lorsqu'elle me l'avait opposé. Cette femme était intelligente, et un des meilleurs flics qu'il m'ait été donné de rencontrer. Nul doute que si elle continuait sur cette lancée, elle serait rapidement promue capitaine. Je savais que Montgomery avait espéré la voir prendre sa place lorsqu'il partirait à la retraite, et que je n'étais là que le temps qu'elle accepte de quitter le terrain. Mais pour le moment, elle s'y refusait, et même si elle n'en avait rien dit, les grands pontes en avaient conscience. Sa promotion avait donc été mise en standby. J'ignorais si elle le savait, mais elle continuait d'agir comme elle l'avait toujours fait, et la plupart du temps, elle obéissait à mes ordres. Pourtant, j'avais cru que la plus forte résistance viendrait d'elle, mais même si nos relations avaient été tendues au départ, elle avait accepté ma présence plus facilement que ce que je m'étais imaginé.

La seule chose sur laquelle elle avait été intraitable avait été pour celui qu'elle considérait comme son partenaire. Richard Castle. Ce qui me ramenait à mes préoccupations premières. Qu'est-ce qui avait pu la pousser à partir en le laissant derrière elle ? Cela devait être grave pour qu'elle n'emmène pas son ombre. Inquiète, je décidai de passer quelques coups de fils, et je me crispai en entendant le rapport d'un uniforme. Pourquoi n'avais-je pas été informée de cette fusillade ? Bon sang j'avais envoyé une civile chez Beckett, et à présent j'apprenais que notre suspect s'y trouvait, mettant la vie de cette femme en danger. Pas étonnant que Beckett n'ait pas emmené son écrivain avec elle. Cette fois elle avait joué la carte de la prudence et avait décidé de le laisser en sécurité dans nos locaux. Et j'en étais soulagée. Au moins n'aurais-je pas à m'inquiéter pour lui. Mais Beckett allait m'entendre pour ne pas m'avoir tenu au courant de la situation.

Et Surtout, elle s'était rendue sur les lieux d'une prise d'otage sans renfort. Non pas que Castle constitue un renfort digne de ce nom puisqu'il n'était pas armé, mais au moins veillait-il sur ses arrières, avec bien plus d'efficacité qu'un simple partenaire ne l'aurait fait. Les sentiments qu'ils se portaient étaient plus souvent une force qu'une faiblesse, car chacun d'eux se surpassaient pour s'assurer que l'autre ne soit pas blessés. Mais cette fois, Beckett avait préféré jouer solo, et j'avais l'impression qu'il me manquait un élément clé pour comprendre son attitude. Frustrée par le peu d'informations qui me parvenait, je décidai de me rendre directement sur les lieux. Au moins pourrais-je me rendre compte par moi-même des événements sans que l'on m'en fasse un rapport tronqué. Je savais bien que mes hommes se couvraient les uns les autres et que leurs rapports ne contenaient que les éléments indispensables à l'enquête.

« Pourvu qu'elle ne se soit pas mise dans le pétrin ! » maugréai-je en attrapant mon manteau.

Une fois hors de mon bureau, je cherchai du regard Castle, m'attendant à le trouver assis sur sa chaise, mais la place était vide.

« Mais où est-il passé ? » m'étonnai-je, surprise qu'il ait vidé les lieux sans que je ne sois obligée de le menacer.

Avait-il décidé de rejoindre Beckett seul ? Cela ne me surprendrait pas connaissant le personnage. Ralliant l'ascenseur aussi dignement que possible, je priai pour arriver sur place dans les plus brefs délais, sentant un mauvais pressentiment m'envahir. A travers les rapports qui m'étaient parvenus, je savais que l'homme responsable de l'enlèvement de Beckie mais aussi des autres fillettes dont le cadavre attendait à la morgue était particulièrement dangereux. Et si c'était bien lui qui se trouvait actuellement chez Beckett, alors cette dernière était plus que jamais en danger. Sans parler de mes officiers qui se trouvaient sur place. Mais ce que je ne comprenais pas, c'était comment cet homme avait découvert l'endroit où se cachait Beckie. En dehors de Beckett et de son équipe, j'étais la seule à en avoir connaissance. Et ce que cela impliquait ne me plaisait pas, parce que cela signifiait qu'il y avait une taupe dans mon commissariat.

Mentalement, je dressai la liste de ceux qui seraient capable de passer de l'autre côté de la barrière, et celle-ci se réduisit rapidement à un seul nom. Le coéquipier d'Hastings. Je n'arrivais toujours pas à comprendre comment cet homme avait pu passer les tests psychologiques. Mais depuis quelques temps, les plaintes le concernant se multipliaient, et pas plus tard que ce matin, lors de la découverte du corps du crucifié, il s'était encore distingué, ce qui lui avait valu une réprimande de la part d'Esposito. Alors non, je ne serais pas surprise si c'était de lui que venait la fuite. Je savais que je tirai un peu vite une telle conclusion, mais si ce n'était pas lui la brebis noire de mon commissariat, c'était que j'avais mal jugé mes hommes, et l'idée était encore plus déplaisante.

« Central, ici Gates, quelle est la situation ? » lançai-je dans ma radio alors que je slalomais habilement à travers les voitures.

« Un officier décédé identifié comme étant Brent Sheridan. Le lieutenant Beckett est sur place. Echange de tir. Le suspect a deux otages » m'annonça la standardiste.

« Bon sang ! » m'exclamai-je en appuyant sur l'accélérateur en sentant mon mauvais pressentiment se faire plus fort.

J'avais vu juste en ciblant Sheridan. Sa présence sur les lieux ne pouvait signifier qu'une chose. C'était lui qui avait conduit Schneider sur les lieux, et il l'avait payé de sa vie. Voilà ce qui arrivait lorsque l'on trahissait les siens. Bien sûr, j'aurais préféré qu'il ne soit pas tué, mais il avait eu ce qu'il méritait, et au moins n'aurais-je pas à ouvrir une enquête sur mes hommes pour colmater la fuite.

« Où sont les renforts ? » demandai-je en prenant un virage serré, à trois blocs de chez Beckett.

« Les lieutenants Ryan et Esposito seront sur place dans moins de cinq minutes. Les autres unités les suivent de près » me renseigna le dispatching après un léger silence.

« Je serais moi-même sur place dans approximativement dix minutes » déclarai-je en accélérant une fois encore, priant pour arriver là-bas le plus vite possible.

Si j'avais compris ce qu'Esposito m'avait rapporté ce matin, c'était Hastings qui avait été faire son rapport à Beckett, et qui par la force des choses, avait pris la relève auprès d'Eva pour permettre à Beckett de se rendre sur le terrain. Or personne n'avait fait mention d'elle. Ce qui ne présageait rien de bon. Si Père l'avait maîtrisée chez Beckett, alors elle était peut-être blessée, voire pire, sans que personne ne s'en inquiète. Je devais donc la retrouver et m'assurer de son état de santé. De plus, je savais que Beckett appréciait énormément la jeune recrue, ce que je comprenais parfaitement tant elles se ressemblaient toutes les deux, et je m'attendais toujours à recevoir une demande de réaffectation pour Hastings. Mais s'il lui était arrivé malheur, Beckett se le reprocherait toute sa vie, et plus jamais elle n'envisagerait de former une nouvelle recrue. Et en tant que capitaine, c'était mon rôle de veiller sur la sécurité de mes hommes.

Un soupir de soulagement m'échappa lorsque je tournai enfin dans la rue de Beckett, soulagement de courte durée car je remarquai immédiatement l'absence de Beckett et de son équipe. Tout comme il n'y avait plus trace des civiles pris en otage.

« Capitaine ? » s'étonna un jeune bleu en se mettant au garde à vous, ce qui faillit me faire éclater de rire en dépit de la gravité de la situation.

« Au rapport » lui intimai-je en jetant un regard spéculateur sur les lieux.

« L'officier qui a escorté la mère de notre témoin protégé est légèrement blessé à la tête mais sans gravité. Le lieutenant Beckett a pris en chasse le suspect avec à son bord deux civiles. » débita-t-il avec une telle vitesse que j'eu du mal à suivre ce qu'il me disait.

« Et l'officier Hastings ? » m'enquis-je en fronçant les sourcils de contrariété en apprenant que Beckett s'était lancée dans une course-poursuite avec à son bord des civils.

« J'ignorais qu'elle était sur les lieux madame » bafouilla-t-il en écarquillant nerveusement les yeux.

« Dites aux ambulanciers de se rendre immédiatement au dernier étage de l'immeuble ! » m'exclamai-je en me ruant vers l'appartement de Beckett.

L'ascenseur étant coincé à l'avant dernier étage, je me précipitai dans les escaliers, les grimpants quatre à quatre. A bout de souffle, je débouchai à l'étage de Kate, et m'élançai vers l'appartement dont la porte était restée ouverte. Et mon souffle se bloqua dans ma poitrine en découvrant le corps inanimé d'Hastings au milieu du salon. Une mare de sang s'était formée sous sa tête, signe qu'elle avait dû recevoir un coup particulièrement violent. Non loin d'elle, je repérai des éclats de verre, et je me demandai si Père l'avait droguée par-dessus le marché. Inquiète, je m'agenouillai près d'elle, et laissai échapper un soupir de soulagement en trouvant son pouls. Il était faible, mais régulier.

« Depuis combien de temps est-elle inconsciente ? » s'enquit un des ambulanciers en prenant ma place aux côtés d'Hastings.

« Je l'ignore, mais l'appel d'urgence a été passé il y a un peu plus d'une heure » répondis-je en m'écartant pour les laisser faire leur travail.

« Pouls faible mais régulier. Constante stable, les pupilles réagissent » annonça un des secouristes en procédant aux vérifications d'usage.

« On l'emmène à l'hôpital, mais son état n'est pas préoccupant. Sa blessure à la tête est peu profonde, pas de signe de commotion » acquiesça le second.

Soulagée, je les escortai à l'extérieur, ordonnant à une équipe de sécuriser l'appartement de Beckett après avoir procédé aux analyses nécessaires. De retour dans la rue, j'hésitai sur la marche à suivre, trouvant ridicule de suivre mon équipe à travers les rues de la ville. Ils étaient parfaitement capables de gérer la situation, même si je n'aimais pas l'idée que des civils soient impliqués. Cela dit, connaissant Beckett, elle n'aurait pas agi ainsi si elle avait eu une autre alternative. Mais elle avait dû craindre que Schneider ne revienne s'en prendre à ses victimes. Et au vue de ce qui venait de se produire, elle avait dû préférer assurer leur sécurité elle-même jusqu'à ce qu'elle soit rejointe par son équipe. Remontant dans ma voiture, je repris le chemin du commissariat, restant branchée sur la fréquence pour suivre la traque de Père.

« Mon pauvre vieux, si tu t'imagines qu'elle va te lâcher, tu te berce d'illusions » commentai-je en entendant Beckett expliquer les manœuvres de Père et mettre en place les barrages pour l'empêcher de semer la panique en centre-ville, ce que j'approuvai totalement.

Beckett était vraiment un excellent leader, et en l'entendant orchestrer brillamment ce coup de filet, je constatai une fois encore à quel point elle méritait une promotion. Elle était faite pour diriger un commissariat, mais encore fallait-il qu'elle soit prête à renoncer au terrain. Et c'était là que le bât blessait. Quoi que sa relation avec Castle, si celle-ci évoluait comme je m'y attendais depuis mon arrivée au 12th, pourrait bien être l'élément qui la pousse à vouloir se ranger pour fonder une famille. Mais là encore, je m'avançais peut-être un peu trop. Après tout, s'il avait dû se passer quelque chose entre ces deux-là, ce serait déjà fait non ? Peut-être que ce que j'avais pris pour une forte attirance n'était en réalité qu'une profonde amitié, et que leur alchimie naturelle n'en était que le résultat. Haussant les épaules, je me reconcentrai sur la poursuite au moment où Beckett annonçait qu'elle avait repéré la voiture de Père.

« Etrange… » marmonnai-je en me demandant pourquoi cet homme qui cherchait à fuir se serait garé au risque d'être rattrapé « N'y allez pas Beckett ! » criai-je dans la radio, mais seul le grésillement de la ligne me répondit.

« Elle est déjà près de la voiture capitaine » entendis-je soudain une adolescente, et je mis un temps à réaliser que celle-ci n'était autre que la fille de Castle.

Et en un instant, je compris l'attitude de Beckett. En apprenant que Schneider était chez elle, elle avait compris qu'un des otages était Alexis, et elle avait volontairement écarté Castle pour qu'il ne prenne pas de risque inconsidéré pour porter secours à sa fille. Elle avait agi pour le protéger, mais je ne doutais pas que cela allait être source de dispute entre eux. Castle n'avait pas dû apprécier quand il avait compris ce qu'il se passait. Les prochains jours allaient être tendus si ces deux-là se disputaient. Dans un soupir, je chassai ces pensées, préférant m'intéresser à ce qu'il se passait.

« Que se passe-t-il Alexis ? » demandai-je en bifurquant, décidant de rejoindre mon équipe.

Je deviendrai folle au12th, et je serais sûrement plus utile sur le terrain, même si j'avais conscience que ma présence sur les lieux en mettrait plus d'un mal à l'aise.

« Kate est partie repérer les lieux et nous a dit à Mme Kates et moi-même de nous enfermer dans sa voiture jusqu'à l'arrivée des secours… » commença Alexis d'une voix posée, même si j'y perçus son inquiétude pour mon officier.

« Est-elle en danger immédiat ? » voulus-je savoir en prenant un raccourci alors que mon mauvais pressentiment revenait en force.

« Père n'est nulle part en vue… Kate vient d'ouvrir la voiture… » me répondit Alexis avant de pousser un cri de soulagement et de joie.

« Qu'ya-t-il Alexis ? » m'étonnai-je, ne comprenant pas ce qui avait suscité ce cri.

« Kate a récupérée Beckie et la ramène à la voiture, aucune trace de Père pour le moment » s'exclama-t-elle.

Un bruit sourd m'apprit que l'adolescente avait dû faire tomber la radio, et je dus me résoudre à attendre que Beckett donne de ses nouvelles. Mais cela n'arriva pas, et je compris avant d'entendre la voix d'Espo annoncer qu'ils arrivaient sur les lieux, qu'elle avait dû repartir là-bas pour tenter de localiser Schneider. Décidemment, Beckett n'était pas d'humeur à patienter tranquillement, et même si je comprenais son désir d'en finir avec cette affaire, je n'approuvais pas spécialement qu'elle jette aux orties les règles élémentaires de sécurité. Et soudain, j'eus l'impression que le monde cessait de tourner. Une formidable explosion retentit, se répercutant jusqu'à moi alors que j'arrivais dans la rue de la boîte de nuit désaffectée où Beckett avait repéré notre suspect. Accélérant et me garant dans un crissement de pneu calculé, je sortis de la voiture au moment où les pompiers surgissaient. Surprise de les voir si vite, j'interrogeai leur chef qui m'apprit qu'ils étaient sur une intervention juste à côté lorsqu'ils avaient entendu l'explosion.

« Faites aussi vite que possible, j'ai un officier sur place » lançai-je en observant anxieusement les flammes, me demandant si Beckett avait eu le temps de se mettre à l'abri.

Mais les hurlements désespérés d'Alexis m'apprirent que non, et le cœur lourd, je compris que Beckett avait peu de chance d'avoir pu se tirer indemne de cette explosion. Et mon espoir de la revoir en vie s'estompa lorsqu'une seconde explosion survint.

« Mon Dieu pas ça… » soufflai-je en me retenant à ma voiture en observant les flammes venir mordre les nuages.

Hésitante à me joindre à mon équipe, je les observai interagir ensemble, et me sentis de trop. Ils étaient comme une famille, et en les observant pleurer dans les bras les uns des autres, je me fis l'effet d'une voyeuse observant une scène intime. Donnant mes ordres de loin, je quittai les lieux en même temps que Lanie qui escortait le corps de Beckett, jetant un regard vers le lieu du drame devant lequel un Castle éteint se tenait.

« Cet homme ne s'en remettra jamais… » murmurai-je pour moi-même avant de quitter discrètement les lieux.

Ma présence n'aurait fait que les mettre mal à l'aise, et ils se seraient sentis obligés de dissimuler leur douleur. Or je voulais les laisser pleurer cette perte comme il se devait, et le meilleur moyen de leur apporter mon soutien en cet instant, était de ne pas me manifester. Surtout que même totalement abattus, ils restaient professionnels et veillèrent sur Eva et sa mère. Je n'avais plus rien à faire ici.

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Voilà, à la semaine prochaine pour la suite...

Bonne semaine à tous !