« Ce n'est qu'une fois que le masque est tombé que l'on peut dire si une personne est bonne ou mauvaise. »
Sajin Komamura.
Rukongai. Planque d'Aryen.
Combien de pièges avaient-ils déclenché depuis leur intrusion ? Les Shinigamis ne sauraient le dire. Rukia et Renji déambulaient à travers les couloirs, hâletants. C'était épuisant de devoir éviter de mourir à chaque fois. Sans compter le fait qu'utiliser leurs pouvoirs de Shinigamis pourrait tout faire sauter. Est-ce qu'Aryen mentait ? Prendre le risque de défier ses propos serait profondément stupide. Il fallait faire de l'escrime lorsque les gradés du Seireitei rencontraient des ennemis : et la plupart étaient de simples robots armés d'armes primaires. Les pièges étaient toujours présents, d'où le fait que l'avancée des Shinigamis était si lente.
- Stop ! Exigea Renji. On fait une pause, j'en peux plus !
Il se tenait les mains sur ses genoux, cherchant une seconde respiration. Et là, il ne pouvait même pas libérer Zabimaru, étant donc obligé d'utiliser un Asauchi pour se battre.
Rukia le regarda d'un air contrarié.
- Idiot, comme si on avait le temps d'attendre !
C'est vrai qu'avec la situation actuelle à Karakura, il n'y avait pas de temps à perdre. Jetant un regard noir à Renji, Rukia fit clairement passer son message.
Et la jeune Shinigami reprit sa route, d'un pas titubant. Son Zanpakutô était rangé dans son fourreau. Son bras lui faisait mal. Son corps entier lui faisait souffrir. Mais elle ne saurait comment l'expliquer, mais la noble savait qu'elle était dans la bonne direction.
Renji la regarda d'un air un peu perplexe. Elle faisait beaucoup d'efforts, et n'était pas dans un bon état. Elle voulait visiblement à tout prix retrouver Ichigo. Pff ... Le vice-Capitaine de la Sixième Division soupira et vint à ses côtés, la rattrapant en faisant trois pas.
Il l'aida à marcher. Cette dernière refusa dans un premier temps, avant de renoncer en voyant bien qu'il s'agissait là de la meilleure solution. Les deux Shinigamis continuaient leur chemin, dans le couloir, à pas pressés, mais lents.
Plus loin ... Kurosaki Ichigo était là. Bras attachés par ces chaînes. Ses yeux étaient désormais bien vides. Ces chaînes lui volaient son reiatsu de manière continu : la fatigue le prenait de plus en plus.
Des immeubles, au fond de l'eau. Ah ... ça faisait un moment qu'il n'était pas venu ici. Ou pas ? Le rouquin n'arrivait plus à éprouver de haine envers Aryen. Il était juste ... résigné. De toutes ses forces, le lycéen avait tenté d'échapper à son emprise, de sortir de ce mauvais pas, mais cette fois-ci, c'était peine perdue. Il allait mourir ici : abandonner sa famille, ses amis. Personne ne venait l'aider. C'était vrai ça. Il ne voulait pas y croire. Mais il fallait maintenant se rendre à l'évidence ...
Une ombre apparue devant lui. Zangetsu-ossan. C'était bien le vieil homme au manteau noir qui se trouvait face au dénommé Kurosaki Ichigo.
- As-tu déjà abandonné tout espoir, Ichigo ? Demanda-t-il sobrement.
- Zangetsu-ossan ! ... Je ... je ne peux plus rien faire, maintenant. Personne ne peut plus rien faire pour moi.
La matérialisation de son Zanpakutô demeura stoïque, ne répondit pas à son propriétaire. Seul ? Réellement ? Les yeux de Zangetsu se fermèrent. Un silence s'installa. Ichigo n'était pas vraiment enchaîné ici. Mais le Shinigami aux cheveux orange n'avait plus la force de se lever du tout. Finalement, le Zanpakutô à l'allure sombre décida de rompre l'absence de propos.
- Ne ressens-tu rien, Ichigo ? Questionna Zangetsu.
- Je devrais ressentir quelque chose ?
- Oui. Ichigo, n'oublie jamais que tu n'es pas seul. Les liens se créent entre les personnes, mais ne peuvent pas être parfaits. Tout le monde garde ses propres secrets. Si la confiance se perd, elle peut être retrouvée.
En disant ces mots, le Zanpakutô à l'apparence d'un vieil homme disparaissait petit-à-petit, laissant le rouquin seul. Ce dernier aurait voulu lui dire d'attendre, de rester. Parce qu'encore une fois, il ne voyait pas où il voulait en venir. Tss ... il fallait toujours qu'il parle de manière lunatique, énigmatique.
Seul ? Etait-il seul ? Il avait encore sa famille ... mais ... c'est tout ? Les Shinigamis ? Pouvait-il leur pardonner ? Pouvait-il faire comme si de rien n'était ? Comme s'il n'avait jamais senti quelque chose se briser, quelque chose changé entre eux, et de manière durable ? Ichigo se concentra. Il fallait qu'il ressente quelque chose, d'après Zangetsu.
... C'est vrai ... qu'il y avait vraiment quelque chose, dehors. Il fallait qu'il se réveille.
- Ichigo ! Ichigo !
Depuis une dizaine de secondes, elle le secouait, elle l'appelait. Mais il n'y avait rien à faire, ce stupide paysan ne voulait pas se réveiller ! Grimaçant, entre dépit et colère, la dénommée Kuchiki Rukia mit la main à son fourreau, sous le regard incrédule de Renji qui imaginait la noble commencer à frapper le rouquin pour le réveiller.
Mais il fut soulagé lorsque la lame du Zanpakutô de la petite brune vint frapper les chaînes qui bloquaient les poignets du Shinigami remplaçant.
Les yeux de Renji et de Rukia s'écarquillèrent en même temps ... la chaîne n'avait eu aucun dégât.
- Bordel, Rukia ! T'as pas de forces ou quoi ? Laisse-moi essayer ! Ici, on devrait pouvoir utiliser du reiatsu. Hurle, Zabimaru !
Effectivement, il n'y a pas eu d'explosion suite à la libération de Zabimaru. Rukia fut soulagée, même si c'était assez logique : même inconscient, Ichigo dégageait un flux de reiatsu important qui passait à travers ces chaînes. Il fallait qu'elle les brise ! Renji pourrait le faire, de toutes façons ... Mais même l'épée du Shinigami aux cheveux rouges sous sa forme libéré ne faisait strictement rien ?!
- … J'ai rien dit. Lâcha un Renji quelque peu stoppé dans son élan.
Des bruits de pas firent retourner les deux jeunes Shinigamis, qui n'eurent pas le temps de s'offusquer devant leur impuissance face à des simples chaînes.
- Ah ! Je savais bien qu'en vous suivant, j'retrouverais Kurosaki.
Monde Réel, Karakura.
Le corps inerte de Kensei Mugurume chuta au sol, devant les regards incrédules des deux Capitaines sur les lieux. Ce type venait de terrasser un Vizard en un rien de temps, sans que personne ne le voit ne serait-ce qu'agir. Shinji serra fort Sakanade, et fonça rapidement vers celui qui avait été l'agresseur. C'est à dire le Kaijû à la tenue sombre et aux yeux argentés. L'autre n'avait pas bougée de sa position initiale.
- Enfoiré ! Grogna Hirako en disparaissant à l'aide de son shunpo, pour se retrouver juste à côté de l'ennemi.
Ce dernier ferma les yeux et repoussa sans le moindre problème la lame de Sakanade à l'aide de sa propre épée, désormais ensanglantée.
Le Vizard ralentit sa course en plantant son Zanpakutô dans le sol, avant de serrer les dents. Ce mec ! Qui était-il ? ... Le Kaijû rouvrit les yeux et porta son regard sur Zaraki Kenpachi et Hirako Shinji.
- C'est vraiment triste. Dit-il alors d'une voix monotone. Je ne saurais dire depuis combien de temps nous avons été enfermés, mais le monde ... ne change pas.
Kenpachi arqua les sourcils tandis que Shinji grogna. Il voulait connaître l'identité de ces Kaijûs, et savoir pourquoi est-ce qu'ils n'étaient que deux. Mais le silence fut la seule réponse qu'il obtint, de quoi l'énerver encore davantage. Par ailleurs, un moment de flottement prit place sur le champ de bataille. Mais tout cela n'allait pas durer, c'était impossible.
Et lorsqu'en poussant un cri sauvage, le Capitaine de la Onzième Division, Zaraki Kenpachi, bondit sur l'homme aux courts cheveux noirs en pointant la lame de son Zanpakutô en avant, il ne s'agissait alors que d'un prélude à ce qui allait se passer.
Machinalement, le Kaijû se tourna vers adversaire. Et bloqua la lame de Kenpachi, en étant légèrement repoussé vers l'arrière. Les yeux du Capitaine de la Division de combat du Seireitei s'élargirent : comment est-ce que ce mec pouvait-il bloquer son épée aussi facilement ?
- C'est bien ce que je pensais, fit-il d'un ton froid. Le monde continue à être dominé par la guerre et la violence.
La lame du sabre qui bloquait celui de Kenpachi, s'entoura d'un étrange reiatsu sombre, comme si les ténèbres étaient la source même de son pouvoir. Et lorsque l'imposant Capitaine de la Onzième Division fut violemment projeté à plusieurs mètres de distance, traversant un immeuble ... à cet instant-là, il ne saurait dire si la douleur fut plus grande que sa surprise : se faire envoler comme si de rien n'était, jamais il n'aurait cru cela possible.
D'ordinaire, le Capitaine aux cheveux blonds, Hirako Shinji, n'était pas du genre à paniquer ou à se laisser prendre par un quelconque désespoir. Mais à la façon dont il tenait Sakanade, au vu de ses yeux qui s'emplissaient seconde après seconde d'incompréhension, d'anxiété, il n'était pas risqué de dire que Shinji était en ce moment d'être prit par la peur. Son adversaire tourna alors la tête vers lui.
- Je suis le Kaijû portant pour nom Zanshi. Simplement Zanshi. Souffla-t-il en s'approchant du Vizard.
Son ton était devenu bien plus sombre, inquiétant. Hirako serra fermement Sakanade dans sa main. Il n'avait pas d'autre alternative qu'affronter ce mec. Rapidement, il fit tournoyer son Zanpakutô, libérant ainsi un étrange parfum autour de lui, qui partit se répandre.
L'homme au long manteau noir fixa rapidement ce reiatsu qui commençait à l'entourer.
- Inutile.
Son corps s'entoura d'un voile noir composé d'un violent reiatsu, faisant dissiper en un rien de temps l'énergie de Sakanade. Shinji fronça les sourcils : il ne s'attendait pas à ce que cela fonctionne, mais quand même ...
Enfin, ces Kaijûs étaient mystérieux. L'avantage, c'est qu'au Seireitei, ils prenaient sûrement des informations en temps réel.
Autre problème : l'état de Kensei était probablement grave. D'un bref coup d'oeil, Hirako balaya les alentours. Bon ! Elle était encore dans le coin !
Son shunpo l'amena rapidement devant la concernée. Zanshi ne tenta pas un geste pour arrêter le Capitaine aux cheveux blonds. Son regard argenté se posa alors sur un bâtiment en ruine. Une ombre en sortie : Zaraki Kenpachi. Il avait été sonné, mais il en fallait plus pour l'abattre.
- Orihime-chan !
La concernée était en compagnie de Chad et d'Ishida. Elle poussa un cri de surprise et se couvrit la tête de ses bras pour se protéger, devant l'air un peu dépité de ses acolytes.
- E-Euh ... pardon ... Hirako-kun ?
- J'ai besoin de toi, pas l'temps de t'expliquer, pressa rapidement le Vizard en prenant le bras de la jeune femme aux cheveux roux.
Les protestations d'Uryû ne changèrent pas la donne. Les cris de terreur d'Inoue Orihime non plus. Dire qu'elle avait pris sur elle pour quitter la ville malgré son désir de rester ... eh bien, c'était à moitié une déception, maintenant.
Néanmoins, la jeune femme comprit rapidement ce qu'elle devait faire lorsqu'elle vit le corps meurtri de Kensei Mugurume. Sous le choc, elle entreouvrit la bouche, mais il fallait qu'elle soit forte ! Hirako lui tourna le dos. Il devait partir affronter ce Zanshi. Malgré son pouvoir destructeur, Kenpachi ne le tuera sûrement pas.
D'un bond, il s'élança vers eux, sabre à la main. De ce que le blond pouvait voir, Kenpachi s'était lancé à l'attaque sans réfléchir - comme d'habitude - en tentant de frapper le plus fort et le plus vite possible son ennemi. Mais il manquait ses coups : le dénommé Zanshi évitait les coups d'épée sans difficulté apparente.
Quant à l'autre Kaijû ... elle était juste là, à regarder le paysage, jetant parfois quelques rapides coups d'œil au combat. Mais qu'est-ce qu'elle foutait ?!
Et puis cet Aryen ! Il avait fui après avoir foutu un bordel pas possible ici ... Pas le temps de s'occuper de lui, il était trop tard maintenant.
Le Vizard apparu soudainement derrière le dénommé Zanshi, et tenta de lui frapper la nuque d'un coup d'épée. Et du sang fut à nouveau versé ... et il s'agissait du sien. Son ennemi s'était littéralement dématérialisé devant lui dans un nuage de fumée noir. Ce n'était pas un shunpo. Et en évitant son attaque, il avait visiblement bien blessé sa hanche. Hirako tomba à genoux, une main sur sa blessure. Kenpachi se tenait face à lui.
- Tss, si t'as finit de me gêner, casses-toi ! Grogna-t-il en cherchant ensuite le Kaijû du regard.
Chose qui ne fut pas difficile : l'homme à la tenue sombre se trouvait quelques mètres sur la droite, le regard posé sur Kenpachi. Il soupira.
- Je n'aime pas vraiment faire tout ça, mais c'est nécessaire pour que le monde soit en paix.
Hirako tourna la tête vers ce mec : qu'est-ce qu'il a raconté ? Les Kaijûs n'étaient pas ceux qui avaient foutu le plus gros chaos dans le monde spirituel depuis le début des temps ? Tss ... le Capitaine de la Cinquième Division se releva. Zaraki recommença à courir à vive allure vers son adversaire : décidément, ce mec ne comprenait rien ! Se relevant difficilement, le Capitaine aux cheveux blonds concentra de l'énergie autour de Sakanade.
Toutes ces manigances n'étaient pas dans les habitudes du Capitaine réputé pour être le plus sauvage dans le Seireitei. Kenpachi, arrivé à hauteur de Zanshi, tenta de lui asséner un violent coup d'épée : peine perdue, il frappa le vide. Ou plutôt, le sol. Ce dernier se fissura alors sous le choc. Mais la riposte de l'ennemi ne s'était pas faîte attendre : une large entaille apparue sur la jambe du Capitaine de la Onzième Division, le faisant perdre un peu son équilibre. Le regard argenté de Zanshi plongea dans celui de Kenpachi : la lame de son épée à la teinte sombre, rappelant le Tensa Zangetsu d'Ichigo, commença à émettre une nouvelle aura ténébreuse ; il allait attaquer, à bout portant !
Mais un rayon de lumière blanc vint s'abattre sur le jeune homme - en apparence - aux cheveux noirs. L'explosion fit reculer Kenpachi de quelques pas. Bien entendu, celui qui avait œuvré sur ce coup là n'était autre que le Capitaine de la Cinquième Division, Hirako Shinji.
- Hé, la prochaine fois, évite de me gêner hein. Dit-il alors, d'un ton sarcastique.
- Tss, fais pas chier. Rétorqua Kenpachi dans son langage cru habituel.
Mais ils n'avaient pas du tout le temps pour faire une quelconque conversation
Zanshi avait évité l'attaque, en bondissant légèrement vers l'arrière. Il n'avait toujours pas la moindre blessure à déplorer et prenait toujours le dessus sur ses opposants. Et sans avoir effectué quoique ce soit d'extraordinaire finalement : il ne se donnait clairement pas à fond dans le combat. Et l'homme soupira. De quoi éveiller quelques soupçons chez ses adversaires, quoique le Capitaine de la Onzième Division n'était pas le genre d'hommes à se préoccuper de ce genre de détails.
Mais lorsqu'il mit son épée à la verticale devant lui, lame pointée vers les cieux, quelque chose d'inquiétant était en train de se produire. Par ailleurs, l'autre Kaijû ferma les yeux au même moment, signe qu'elle savait parfaitement ce qui allait se passer.
- Que tout espoir plonge dans l'Obscurité, Kurayami.
Un véritable tremblement de terre ? Shinji ne rêvait pas ?! Le sol de Karakura était secoué alors qu'une aura noire d'une violence extrême tournoyait autour de son épée ... et finalement, autour du corps de Zanshi. Le ciel lui-même se couvrit de nuages sombres. Les personnes qui n'étaient pas encore évacuées à Karakura sombrèrent dans la panique la plus totale : les personnes se bousculaient, hurlaient. Les quelques Vizards à leurs côtés commençaient eux-mêmes à craindre le pire : qu'est-ce qui se passait avec ces Kaijûs ?!
Tout en soignant Kensei Muguruma du mieux qu'elle pouvait, Inoue Orihime commençait également à craindre le pire.
Cette vision apocalyptique ne dura pas éternellement. Les lieux retrouvèrent un semblant de stabilité. Mais cette fois-ci, l'ennemi avait subi quelques changements. De véritables ailes démoniaques avaient poussé dans le dos de ce type ... et son épée avait pris la forme d'une grande faux. C'est comme si la mort était venue elle-même pour eux. Son regard avait également changé : un seul de ses yeux prit une couleur or, la même que ceux de l'autre Kaijû, celle qui n'avait pas dit un mot depuis son arrivée.
Shinji se sentait désormais, vraiment mal à l'aise.
Et lorsqu'il sentit son corps se faire violemment découper au niveau de la hanche ... ses pensées s'évadèrent. Et merde ... y'avait pas moyen qu'il ne fasse pas gaffe ... c'était juste parti beaucoup trop vite.
Du sang gicla autour de son corps.
Toujours placé haut dans son immeuble, Aryen ne manquait rien de la scène sous ses yeux. Comme il l'avait imaginé, la libération d'un Zanpakutô de Kaijû donnait lieu à un spectacle effrayant. Les modifications physiques existaient, comme chez les Arrancars. Et l'arme aussi avait évoluée, comme chez les Shinigamis. Soudainement, le regard rouge de l'homme responsable de ce désastre se porta sur un petit groupe d'humains non loin de lui, qui cherchait à quitter les lieux. Pourquoi sentait-il comme un malaise à cet instant-là ? Ses yeux se posèrent avec plus de précision sur ce fameux groupe d'humains en panique. Finalement, une vague de surprise fut facilement lisible dans les yeux du dénommé Aryen Kaseren.
Seireitei.
La panique était de mise chez les Shinigamis. Après tout ce qui venait de se passer à Karakura, les informations avaient vite fait de circuler. Urahara Kisuke était dubitatif : avec un pareil reiatsu libéré à Karakura, il aurait été logique que les humains s'effondrent tous, voire disparaissent complètement. Pourquoi ceux qui ne possédaient pas de reiatsu n'avaient-ils subit aucun dégât à ce niveau-là ? Ce n'était pas logique.
Mais pour l'heure, il y avait autre chose de plus important.
- Urahara Kisuke, je vais me rendre à Karakura.
La voix du jeune Capitaine de la Dixième Division, Toshirô Hitsugaya.
- Croyez-moi, Hitsugaya-san, c'est une idée dangereuse. Vous ne faîtes pas le poids.
- Peu importe, rétorqua ce dernier. Muguruma ne peut plus combattre, son reiatsu n'influe absolument plus. Je vais aller là-bas, ouvrir un Senkaimon pour permettre à Inoue de rentrer au Seireitei pour le soigner.
Hum, c'était vrai qu'il était préférable d'agir ainsi. Le petit Capitaine aux cheveux blancs n'avait pas tort à ce niveau-là.
Mais avec ces Kaijûs, dont la puissance était terrifiante, le laisser partir là-bas équivaudrait quasiment à le condamner à mourir. Il était nécessaire d'envoyer plus de Capitaines ... mais si le reiatsu des Kaijûs n'influait visiblement pas sur ces êtres humains, rien ne disait que celui des Capitaines en faisait de même.
- Faîtes attention, Hitsugaya-san !
- Je sais. Répondit ce dernier, sans ajouter quoique ce soit.
Faire attention ...
Il fallait vraiment être stupide pour aller défier ces monstres sans prendre un minimum de précaution. Mais la situation se décantait, en tout cas. On entrait visiblement dans une partie décisive de cette guerre. Enfin, c'était bientôt terminé. L'un ou l'autre des camps allait forcément disparaître. Car cette fois-ci, hors de question de sceller ces créatures : il n'y avait pas le temps pour retrouver le moyen de le faire, et il était inenvisageable de laisser ces types en vie vu le pouvoir de destruction dont ils faisaient preuve. Et ... le troisième manquait toujours à l'appel.
Toshirô Hitsugaya partit rapidement en direction de la grande porte reliant le Seireitei au monde des humains. Il n'y avait pas une seconde à perdre.
Significations des noms :
Zanshi : Mort violente
Kurayami : Ténèbres / Obscurité.
Preview du Prochain Chapitre
ICHIGO - Enfin ! On me revoit !
RUKIA - T'as pas disparu si longtemps, crétin.
ICHIGO - J'ai quand même disparu.
RENJI - Tout le temps en train de déprimer, en plus !
HITSUGAYA - Si vous recommencez à vous hurler dessus, je vous congèle sur place. Je me suis bien fait comprendre ?
Ichigo et Renji préfèrent se faire tout petits.
HINAMORI - Shiro-chaaaaan !
HITSUGAYA (écarquillant les yeux) - Hinamori ! Je t"ai dit de stopper cette appellation ridicule !
HINAMORI - Mais Shiro-chan ! Tu es vraiment méchant avec moi ! En plus, je voulais t'annoncer quelque chose.
HITSUGAYA (soupirant) - Vas-y.
HINAMORI - C'est moi qui annonce le titre du prochain chapitre ! C'est génial, non ?
HITSUGAYA - Non. C'est normal.
HINAMORI - Mais Shiro-chaaaaan ! Tu es ignoble avec moi ! Pour la peine, je ne vais pas l'annoncer !
RUKIA - Hinamori, je ne pense pas que ce soit une bonne idée, les lecteurs ne seront pas contents sinon.
HINAMORI - Ah ... Oui, beh, le prochain chapitre sera nommé : Stand Up be Strong ... My King.
ICHIGO - Oh non ...
SHIROSAKI - Hahahahahaahahahaha ! Pourquoi tu fais cette tête, Mon Roi ?
ICHIGO - Sérieux, je vais mettre un terme immédiat à cette preview là parce que voilà ... Même avec Byakuya ce serait plus acceptable.
RUKIA - Ne dis rien de mal à propos de Nii-sama ! Surtout pendant son absence !
ICHIGO - Tu rigoles ? C'est le seul moment où je peux le critiquer sans risquer de mourir.
RUKIA - Tu crois ça ?! Je suis là, moi !
ICHIGO - ... Rukia, tu ne constitues en aucun cas une menace pour moi, tu sais ça ?
RUKIA - Danse, Sode no Sh...
SHIROSAKI - GETSUGA TENSHÔÔÔÔÔ ! C'est moi la star, là
