Pairing – Drago Malefoy / Hermione Granger. _ Et oui, enfin... :P _ et y'a toujours quelques couples qui tentent de passer faire coucou d'temps en temps.
Genre – Romance/Famille.
Rating – M.
Note de moi - Tadam ! Me revoilà donc pour l'épilogue de cette histoire… Qui j'espère, vous plaira !
Mais d'abord, je tenais tous à vous remercier une nouvelle fois pour tous les messages que vous m'avez envoyés au long de la fiction. Vos reviews, vos MP, vos mails & tous vos encouragements… Vous n'avez pas idée d'à quel point ça m'a fait plaisir ces derniers mois.
Pour la petite histoire, j'avais écrit cette fiction pour moi -& pour ma meilleure amie- sans avoir la moindre intention de la poster. C'était juste une petite Dramione toute meugnonne spéciale Remontage de Moral qui me permettait de me remettre à l'écriture… Mais Coupine a insisté, longuement, pour que la partage avec vous & je ne le regrette vraiment pas.
Je ne m'attendais pas à ce qu'elle plaise autant. Je suis vraiment contente qu'elle vous ait plu à ce point, d'avoir réussi à vous faire rire un peu (ou pleurer au choix :P)…
Tout ça pour vous dire : merci, merci, merci & merci un million de fois au moins !
Et bonne lecture...
Un Air de Famille
Epilogue
La Chaumière aux Coquillages était balayée par le vent, ne tenant le coup que grâce à la magie, comme elle le faisait depuis plus de vingt ans. Elle avait servi de refuge tant de fois et à tant de gens que Ron ne pouvait que craindre que la situation perdure une fois de plus. Pourtant, lorsqu'il s'approcha de la maison, il n'hésita pas. Il avait suffisamment tergiversé tout l'après-midi durant : le juge lui avait demandé s'il était sûr de lui un bon millier de fois et il avait répondu « oui » même si abandonner était malaisé.
Mais s'il avait agi ainsi, c'était dans le seul but de prouver quelque chose à Gabrielle, de lui assurer qu'il ne changerait plus d'avis, que toute cette histoire était derrière eux et qu'elle pouvait rentrer chez eux, enfin. Il tenait les papiers prouvant qu'il cédait la garde de Kylian à Drago Malefoy, et lorsqu'il frappa à la porte, il ne put que croiser les doigts pour que cela soit suffisant.
Il patienta à peine une seconde avant que le battant ne s'ouvre, laissant passer la vision la plus plaisante qui soit : il ne s'habituerait sans doute jamais à sa beauté, même après toutes ces années.
Gabrielle parut surprise un court instant, puis très inquiète. Il n'eut aucun mal à comprendre pourquoi : il avait une tête affreuse, les yeux cernés et rouges, ses vêtements et ses cheveux froissés par les nombreux déplacements qu'ils avaient subis en quelques heures. Il ouvrit la bouche, mais aucun mot n'en sortit. Alors il lui tendit simplement les rouleaux de parchemin et –après une vague hésitation– elle les saisit.
Lorsqu'elle reporta son attention vers lui après les avoir parcourus, il n'eut aucun mal à deviner ce qu'elle pensait : il pouvait lire sa fierté dans ses yeux. Mais lorsqu'il tendit les bras vers elle, espérant qu'elle s'y réfugie, elle secoua la tête. Ce fut comme recevoir un uppercut et il en avait tant encaissé dans cette maudite journée que ses jambes l'abandonnèrent.
Il se retrouva assis devant la porte, les coudes sur les genoux, la tête entre les mains, des larmes qu'il avait manifestement retenues toute la journée dévalant enfin ses joues. Le vent le giflait, mais il ne le sentait même plus.
Alors, il finirait ainsi ? Seul ? Sans famille ?
Peut-être l'avait-il mérité au fond, mais il ne pouvait le croire. Il avait fait des choses bien avant, pendant la guerre, avec Harry et Hermione. Et là encore, il s'évertuait à réparer ses erreurs, à rendre les gens autour de lui heureux. Ne méritait-il pas de retrouver sa femme et ses enfants pour cela ?
« Ron… »
Il rouvrit les yeux, la vision rendue floue par les larmes lui permettant malgré tout de voir que Gabrielle s'était agenouillée face à lui. Elle posa une main tendre sur sa joue et la caressa quelques secondes avant de sourire. Elle paraissait presque heureuse de le voir craquer.
« J'ai quelques conditions.
- Tu… Tu quoi ? bégaya-t-il bêtement en relevant la tête.
- J'ai quelques conditions avant de rentrer à la maison. »
Bouche bée, il fut incapable de lui répondre, et elle profita de sa surprise pour lever la main, prête à compter les dites conditions sur ses doigts. Il voulut la faire taire et lui expliquer qu'il accepterait tout mais elle se lança :
« Après celui ci, on fera une pause avec les bébés. J'ai parfois la sensation de ne pas avoir fermé l'œil depuis des siècles, Ron. Je suis épuisée… J'ai toujours voulu une grande famille, comme toi, mais pas au dépend de tout le reste. Alors on attendra avant de mettre le quatrième en route. On attendra qu'Ashton cesse d'être un petit monstre, que Clare arrête de pleurer et que celui-ci (elle pointa son ventre d'un geste du menton.) fasse ses nuits… J'ai besoin de me souvenir que je suis une femme –ta femme– au lieu d'être juste une maman. Et je crois que tu aurais aussi besoin d'une petite piqûre de rappel.
- Tu…
- Je n'ai pas fini. Plus de nuits blanches à ton travail, plus de retard aux rendez-vous pour les enfants… J'ai besoin de toi, d'accord ? Je m'en suis rendue compte en vivant ici, avec Fleur et Bill qui m'aident constamment. Je suis toute seule à la maison. Et j'ai besoin d'aide, de ton aide.
- Gab…
- Et je sais que les prochaines semaines vont être dures à vivre, mais j'apprécierai vraiment que tu fasses des efforts avec tout le monde. Tu as été odieux avec beaucoup de gens, y compris avec ta mère et Harry. Je ne supporterai pas d'élever mes enfants dans une famille où tout le monde se lance des sortilèges dans les pattes à chaque occasion. Tu vas devoir arranger les choses. D'accord ? »
Il resta muet quelques secondes, conscient qu'elle lui demandait quelque chose pour la toute première fois de leur relation, alors que d'ordinaire elle ne faisait que donner. Pourtant, il n'hésita pas. Ce serait peut-être dur, mais il voulait simplement qu'ils rentrent tous les quatre, avec Ashton et Clare, et qu'ils reprennent le court de leur vie… Avec toutes les modifications que Gabrielle souhaiterait.
Alors il lia ses mains aux siennes, embrassa doucement ses paumes et lui offrit le plus beau des sourires en murmurant :
« Tout ce que tu voudras, Gabrielle. On fera tout ce que tu voudras. »
La fenêtre entrouverte laissait passer un peu d'air frais, aérant la chambre qui avait vu naître le dernier des Malefoy. Sur le lit dont les draps venaient d'être changés, Hermione Granger somnolait à demi, son fils nouveau-né accroché à sa poitrine. Elle aurait pu s'endormir là, bercée par les petits sons émis par son bébé, mais elle refusait de fermer les yeux, ne se lassant pas de l'admirer. Elle avait oublié la souffrance de l'accouchement pour se focaliser sur ce petit être excessivement parfait.
« Hermione ? »
Elle leva la tête, s'arrachant à la contemplation de Pas-Vul pour sourire à Drago qui venait d'entrer dans la chambre. Au dehors, le bruit avait cessé et elle en conclut que tout le monde était parti. Enfin… Même s'ils avaient tous été suffisamment adorables pour ne pas l'envahir, elle aurait égoïstement préféré passer tout ce temps seule avec Drago, Kylian et Anaïa.
Kylian. Lorsqu'elle songeait que cette histoire était enfin finie, elle éprouvait un étrange soulagement, mêlé à l'incompréhension la plus totale. Soulagement parce que Ronald Weasley, l'un des hommes qui avait le plus compté dans sa vie, avait réalisé qu'il s'était trompé. Incompréhension puisqu'elle n'avait pas assisté à ce moment et qu'elle avait encore du mal à le croire.
« Tout va bien, mon cœur ? »
Elle hocha la tête, puis lui fit signe d'approcher. Il ne se fit pas prier et s'installa sur le lit, étendant ses jambes contre les siennes avant de la ramener contre son torse. Il couva son fils d'un regard fier, et elle aurait pu en rire si cela ne lui avait pas fait monter les larmes aux yeux.
« Eh ! bougonna Drago en fronçant les sourcils. Plus de larmes. Tout va bien maintenant.
- Je suis juste un peu fatiguée, le rassura-t-elle en se collant à lui, interrompant la tétée de son fils qui s'endormait.
- Tu n'es pas la seule apparemment… Anaïa et Kylian voulaient venir te voir encore un peu. Tu penses que ça va aller ou tu préfères attendre demain ?
- Maintenant c'est très bien. Et puis, il faut qu'on leur dise pour le prénom. »
Il esquissa un petit sourire avant de siffloter. Elle comprit que ses deux aînés attendaient derrière la porte en les voyant entrer une seconde plus tard. Le lit se retrouva tout à coup bien envahi, mais Hermione ne regretta pas le silence et le calme : il lui semblait qu'elle avait attendu ce moment pendant des siècles.
Anaïa s'installa au pied du lit, ses cheveux humides de la douche qu'elle venait de prendre tombant sur ses épaules graciles. Hermione se demanda combien de cœurs elle briserait avant de s'emparer définitivement de celui de Cameron Potter mais décida que cela pouvait bien attendre quelques années encore.
Et Kylian, perdu dans des vêtements appartenant à son père –il n'avait pas encore récupéré ses affaires– s'adossa à l'oreiller tout près d'elle. Elle fut éperdument soulagée de constater que son visage avait retrouvé sa douceur d'enfant, perdant la dureté que l'angoisse avait provoqué en lui.
« C'est totalement injuste, soupira tout à coup Anaïa, très bas pour ne pas réveiller son petit frère. Il ne nous ressemble pas du tout !
- Mais qu'est-ce que tu racontes ? s'esclaffa Hermione avant de jeter un coup d'œil au bébé.
- Il a les yeux gris, comme papa. Alors que j'ai ceux de Pansy et Ky a ceux de… Ron. Et vous avez vu ses cheveux ? »
Il en avait peu. Quelques ondulations d'un châtain très clair qui –Hermione le soupçonnait sans peine– s'assombriraient avec le temps. Il était vrai que ses trois enfants n'auraient presque aucune caractéristique semblable, mais en jaugeant Kylian et Anaïa du regard, elle comprit que ça n'avait aucune importance : ils avaient l'air d'un frère et d'une sœur malgré tout, reliés par leur maintien et certaines de leurs expressions. L'enfant qui les liait désormais irrémédiablement ne ressemblerait peut-être physiquement pas à son grand frère et sa grande sœur, mais cela n'avait aucune espèce d'importance.
« Il a ton nez, Ana, lança Kylian après une analyse détaillée du visage du bébé.
- Quoi !? Où ça ?! s'écria Anaïa en se précipitant vers la tête de lit avant de lourdement s'asseoir sur Kylian. C'est vrai, il a mon nez… Et il a ton menton. »
Hermione leva les yeux au ciel avant de se tourner vers Drago : si leurs enfants prenaient le temps de lister toutes leurs ressemblances avec le bébé, ils n'étaient clairement pas prêts de dormir. Ainsi, après quelques minutes, Drago finit par les interrompre, comprenant qu'Hermione avait davantage besoin de repos et de silence. Mais avant toute chose, ils avaient un dernier sujet à aborder.
« Après avoir longuement étudié votre liste, commença-t-il avant de sourire à Hermione qui conclut :
- Nous avons décidé de piocher dedans.
- C'est vrai ? Alors, il ne va pas s'appeler Vul ? Merlin merci ! déclara sérieusement Anaïa.
- Vous avez choisi lequel ? »
Hermione sourit à Drago, lui offrant le plaisir d'annoncer la nouvelle. La liste des enfants avaient été interminable, constituée d'étranges prénoms, de dérivés de dessins animés moldus et autres bizarreries… Mais ils avaient retenu quelques perles avant de se fixer sur l'un d'eux. Drago avait plaisanté en réalisant qu'il mêlait plus ou moins les prénoms d'Anaïa et de Kylian et avait décidé que ce serait parfait ainsi. Après tout, sans l'intervention musclée des deux enfants, ce bébé n'aurait jamais vu le jour. Il se promit de les remercier à l'occasion.
Mais avant tout, il lui restait beaucoup à faire il leur restait beaucoup à faire. Il devrait s'assurer que Weasley s'était bien occupé de tout et que Kylian n'aurait plus jamais aucun problème. Il voulait également qu'Anaïa porte son nom avant la rentrée puisqu'elle semblait si impatiente que ce soit le cas. Et la bague de fiançailles qu'il avait prévu d'offrir à Hermione pesait lourd dans sa poche depuis quelques heures.
Et il devrait signer son contrat de travail comme Co-Directeur de l'OSSG financé par le Ministère un emploi qu'il avait obtenu grâce à l'épouse de Théodore qui deviendrait sa collègue. L'Organisme de Soutien aux Sans-Gallions avait été créé par cette dernière quelques années auparavant et pour une raison qu'ils ignoraient presque tous, elle avait pensé que Drago pourrait faire du bon travail en sa compagnie…
Théo avait été ravi, mais Blaise avait exprimé quelques doutes –Drago n'avait jamais été un philanthrope, si ?– il était néanmoins plutôt soulagé que son ami se soit trouvé un travail rémunéré. Il n'aurait apparemment pas supporté sans broncher que l'un de ses proches ait un emploi de femme comme « Parent au Foyer » sans s'en moquer à toutes les occasions.
Drago savait néanmoins qu'Hermione serait fière de lui en apprenant qu'il gagnerait de l'argent tout en pouvant s'occuper de son fils la journée.
Puis, il y avait ce fils…
« Nous avons décidé de l'appeler Adrian. »
Anaïa et Kylian échangèrent un regard, et Drago se demanda s'ils n'avaient pas prévu ce choix également. Merlin, ces deux garnements allaient donc le mener à la baguette jusqu'à la fin de ses jours ? Alors, juste pour se venger, il ajouta :
« Adrian Vul Malefoy. »
La menace ne vint pas d'où il l'avait prévue. Il s'était attendu à quelques cris de protestation de la part des enfants mais ce fut Hermione qui riposta. Il n'aurait jamais dû lui rendre sa baguette magique lorsqu'elle le lui avait demandé. Un coussin voltigea tout à coup jusqu'à lui, atterrissant en plein sur son nez et lui arrachant un grognement mécontent.
« Jamais ! articula sèchement Hermione sous les rires moqueurs des enfants. Si tu veux qu'il ait un deuxième prénom, trouve donc autre chose, espèce de fouine insensible ! »
L'étonnement de Drago fondit comme neige au sommeil en entendant cette dernière phrase. Combien de fois l'avait-elle appelé ainsi à une époque pas si lointaine ? Il esquissa un petit sourire de prédateur et la colère d'Hermione s'évanouit tout à coup lorsqu'il se pencha vers elle pour murmurer :
« Tu m'as frappé…
- Tu l'avais mérité. »
Il se retint de rire en la sentant frémir, mais n'oublia pas la présence des enfants qui suivaient la scène avec un intérêt flagrant –à l'exception d'Adrian qui dormait profondément, calé contre la poitrine de sa maman. Pourtant, il ne put s'empêcher de la chercher un peu plus, juste en souvenir d'une période qui –bien qu'emplie de souffrance– avait marqué le détour de son existence pour le conduire en cet instant de bonheur parfait.
« Tu te souviens, Granger ? Tu me cognes. Tu me guéris et puis… »
Elle remonta doucement sa main contre sa joue, faisant crisser sa mâchoire mal rasée sous le bout de ses ongles. Puis elle rapprocha ses lèvres des siennes et conclut sans la moindre hésitation :
« Et puis je t'embrasse. »
FIN
Note _ En souvenir du bon vieux temps pour la violence & les baisers guérissaient tout entre eux… xD
Petites questions _ Bon… ça va être des questions générales désormais du coup ! 1. Est-ce que ça vous a plu ? :D ; 2. Qu'imaginez-vous pour leur avenir à tous ? Ana & Cameron ? Kylian avec quel genre de femme ? Et bébé ? ; 3. Comptez-vous lire les OS d'ailleurs ? -bah oui, y'en a pt'être qui ne sont pas intéressés… xD
Dans le prochain épisode _ :'( … Par contre, au moment même où vous lisez ces mots, il y a un épilogue-bis sur le blog ! (Le lien est sur ma page de profil.) Avec une petite surprise dedans. xD Après, je conseille de vous arrêter là si vous ne comptez pas lire les OS & de vous dire que c'est fini ! ^.^
L'OS 1 sera sur Anaïa (et devinez qui ? Comment ça, y'a pas de suspens ? xD)… Et j'espère pouvoir vous le poster assez rapidement. Mais vous devrez attendre quelques temps malgré tout. Au moins 2 semaines. Donc… Mais bon, là y'a plus de frustration ! :P J'espère que vous aurez envie de les lire… (Même si ce que j'attends le plus c'est de vous traumatiser avec le couple formé par Adrian &… Qui sait ! :P)
Quoi qu'il en soit, pour le moment, je mets la fiction en "complete", parce que j'hésite encore à poster les OS à sa suite ou séparément… Mais dans le mois qui vient, surveillez-moi ! :P
Bisous bisous, reviews reviews !
Et merci.
Bewitch_Tales
