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Annonce : des passages sont toujours en relation avec les livres, bien évidemment. J'espère que cette histoire, qui m'est venue durant mon adolescance, vous plaît. Petite dédicasse aussi à un oncle que je ne vois quasiment jamais, et qui ressemble à Severus bien qu'il montre l'affection qu'il a pour les autres.
Bonne lecture !
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Chapitre 37 : Première journée en tant que Champion...
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Cool, il a été attrapé avant que je sorte de la salle commune ! Fit Eloïse.
Oui, et au moins, il y a moins de risque pour nous.
Oui, tu as raison Hermy, répondit Ron.
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Le petit déjeuné se passa lentement, le quatuor parla de l'année précédente, et Eloïse leur indiqua qu'elle aurait sûrement moins de temps à leur accorder, vu que ses examens étaient à la fin de l'année.
A la fin du petit déjeuner, ils se dirigèrent dans la cour, puis Hermione et Ron allèrent à leur cours de Métamorphose. Les quatre champions se dirigèrent donc vers la petite salle à 10h, Eloïse réconforta un peu Harry avant de se diriger vers la salle de Sortilèges.
- Désolée, je ne peux pas venir… Je n'ai pas le droit. Reste calme surtout.
- Merci, était le seul mot qu'arriva à prononcer Harry.
La matinée fut longue et énervante. Il y eut un examen de baguettes, puis une interview de la Gazette avec l'insoutenable Rita Skeeter. En sortant dans la cour, Harry remarqua des badges sur les robes des élèves de Poudlard. Il descendit pour le cours de Potions, puis Malefoy lui adressa la parole.
- Eh, Potter, regarde !
Il montra son badge, où était écrit :
« Vive CEDRIC DIGGORY
le VRAI champion de Poudlard ! »
Il tapota sur son badge, et des lettres d'un vert étincelant apparu :
« A BAS POTTER »
Les Serpentard hurlèrent de rires, Harry fit semblant de les ignorer.
- Que se passe-t-il ici ? Fit une voix menaçante.
Rogue était sorti du cachot, et regardait Harry d'un air amusé. Il fit entrer ses élèves dans la salle, puis le cours commença.
Eloïse était en cours de sortilèges, et réussissait toutes les expériences. Elle avait ensuite Histoire de la Magie, pendant une heure. La jeune fille se débrouillait magnifiquement bien dans toutes les matières sans exceptions, ce qui étonnait Dumbledore, mais il était heureux de voir sa filleule autant travailler. A 14 heures, elle se dirigea vers le bureau de son parrain.
- Eloïse, tu n'es pas en cours ? Demanda Dumbledore.
- Non, Lupin m'a autorisée de louper une petite demi-heure pour te voir.
- Ah, je vois, fit-il avec un sourire en coin. Qu'y a-t-il ma grande ?
- Je voulais, si ce n'est pas trop te demander, savoir qui était là, le soir d'Halloween.
- Bartemius jr Croupton. Répondit-il d'une voix calme.
- QUOI ? s'écria Eloïse.
- Oui, c'était bien lui, mais il est dorénavant à Azkaban, et les sécurités qui étaient nécessaires ont étés mises en place. Il a été soumis à un interrogatoire à l'aide du Veritaserum, et a avoué plusieurs choses. Ne t'inquiète pas. Tu voulais autre chose ?
- Non, merci de ta réponse, mais Harry… Cedric va…
- Eloïse, ne t'inquiète pas. Aide au mieux Harry, même si vous connaissez toute l'histoire, soyez unis. J'aimerai que vous aidiez Cedric aussi, histoire qu'il n'ait pas d'ennuis. Dis lui juste pour la première tâche, tu peux dire que tu m'as entendu en parler… mais qu'il ne le répète pas.
- D'accord, promis. Merci beaucoup.
Eloïse fit la bise à son parrain, puis se dirigea vers la salle commune de Poufsouffle. Elle y avait accès grâce à son statut de Préfète. Cedric était assis dans un fauteuil, au fond de la salle.
- Cedric, il faut que je te parle, lança Eloïse.
- Je ne veux pas parler à une amie proche du tricheur. Harry ne m'a même pas dit comment il a fait pour mettre son nom ! cracha Cedric.
- Normal, puisqu'il ne l'a pas mis. Tu te souviens de ce qu'il s'est passé hier ?
- Oui, à peu près.
- La personne qui s'est introduite dans l'école a été arrêtée, mais trop tard. Des aurors l'ont vu mettre un bout de parchemin dans la Coupe… Je ne peux pas t'en dire plus, mais fais confiance à Harry. Il n'a pas mis son nom.
- Pourquoi es-tu ici ?
- Pour te prévenir de la première tâche.
- On vient d'avoir une réunion. Je sais qu'il faut…
- Non, tu ne sais pas, répliqua Eloïse. La première tâche, est qu'il faudra prendre l'œuf que garde un dragon, chuchota-t-elle à l'oreille du jeune garçon. Vous n'aurez le droit qu'à une baguette.
Le silence régnait dans la Salle Commune de Poufsouffle. Elle était d'ailleurs très confortable. Cedric parût réfléchir un instant.
- Comment le sais-tu ? demanda-t-il, curieusement.
- J'ai entendu mon parrain en parler avec le ministre hier. Mais chut, n'en dis pas un mot. De toutes façons, Guéorgui et Maxime ont dû prévenir leurs élèves aussi.
- Ok… Merci beaucoup Eloïse.
- De rien, tu es un des concurrents de Poudlard, Harry le sait, toi aussi. Au mieux, vous serez ex æquo.
- Oui, ça serait bien, murmura Cedric.
- Bon, je dois aller en cours, et toi aussi je crois.
- Oui, je commence à 15h. J'ai encore un peu de temps, merci.
- Ok, je te laisse alors. Bonne fin de journée ! lança la jeune fille en sortant de la salle.
Elle soupira puis se dirigea vers la salle de métamorphose. Elle était en retard de 30 minutes précises, ce qui fit sourire Lupin. Eloïse avait encore une heure et demie avec lui, puis avait une heure d'Etude des Moldus.
L'après-midi se passa calmement. A la récréation Eloïse raconta son entrevue avec Cedric à ses amis, puis la sonnerie retentit. Elle laissa ses amis et couru vers le troisième étage, où avait lieu son dernier cours de la journée.
- Eloïse, attends-moi !
- Oh, excuse-moi Jonathan ! Je ne t'avais pas vu.
- Pas grave. Les cours d'Etudes des Moldus t'intéressent toujours autant ?
- Oui, c'est marrant.
- Oui, t'as raison, surtout avec cette prof !
- Ouais.
Son ami lui expliqua leur tout premier cours, pendant lequel la prof n'arrêtait pas de se tromper, et de se contredire, si bien qu'elle finissait par bégayer et a laisser sortir ses élèves beaucoup plus tôt que la normale. Elle faisait souvent rire ses élèves, et demandait sans arrêts des confirmations à Eloïse depuis qu'elle était revenue en cours.
Les deux camarades arrivèrent enfin au troisième étage, puis entrèrent à leur tour dans la salle de classe, puis prirent des notes dès que leur professeur prit la parole. C'était une habitude, pas de bavardage, la prof s'asseyait, les élèves devaient prendre des notes. La routine, mais quelques fois la classe partait dans de tels fous rires que l'heure passait extrêmement vite.
Les élèves sortirent de la salle de cours, puis se dirigèrent vers leurs salles communes, carrosse ou bateau respectifs. Eloïse, qui sortit la dernière de la salle de cours avec ses amis de classe, courut presque jusqu'à la salle commune de Gryffondor. Jonathan lui avait demandé de lui donner quelques explications, ainsi que Caroline, de Poufsouffle. Didier et Charles avaient fait la course avec leur jeune amie, et entrèrent dans la Salle Commune de Gryffondor, essoufflés.
Eloïse donna ses notes à Charles pour qu'il puisse réviser car il n'avait pas écrit de l'heure, n'ayant rien compris aux paroles du professeur. Didier y jeta un œil.
- Tu as écris tout ça ?
- Oui, en bleu ce que la prof a raconté, et ce que j'ai mieux développé en noir.
- Mieux développé ? répéta Charles.
- Oui, parce que je ne trouve pas que ce cours était réellement correct. Donc j'ai prit la peine de mieux écrire… Comme la prof répétait souvent la même chose, j'avais le temps !
- Tu savais qu'on n'allait rien comprendre ?
- Oui, enfin, je m'en doutais. Vous pourrez en faire un double pour Caro, Chris et Hugo s'il-vous-plaît ? Je n'ai pas le temps, j'ai promis d'aider Ginny… et je suis déjà très en retard.
- Bien sûr, ne t'inquiète pas.
Eloïse regarda dans la Salle, et vu une jeune fille, rousse, tourner son regard vers les nouveaux arrivants. La Préfète lui avait promis de l'aider pour la métamorphose, et était légèrement en retard.
- Eloïse, je t'attendais !
- Je sais, je me suis dépêchée. Ça va ?
- Moui, ça peut aller, répondit Ginny sur un ton morne.
- Non, ça n'a pas l'air, explique moi, puis on travaille, répliqua Eloïse en voyant la mine étrange de son amie.
- Justement, je pense que c'est bon, je n'ai plus besoin de ton aide. Je voulais aussi te demander d'arrêter de tourner autour d'Harry, lança sèchement Ginny.
Eloïse fut surprise mais ne se laissa pas démonter. Elle la regarda un instant, puis répliqua
- Ecoute, je ne tourne aucunement autour de ton cher Harry, miss ! Il est à toi. Moi, j'ai déjà assez à faire avec le mien. Puis si je suis assez proche d'Harry, c'est pour certaines raisons dont je ne te ferai pas part avant ta majorité.
- Hey ! T'es pas ma mère ! répliqua Ginny. Et comment ça, tu as un p'tit copain que Rogue accepte au moins ?
- Ne te fiche pas de moi ! s'écria Eloïse, sentant la colère monter en elle.
- Ecoute, c'est clair, si tu t'approches un peu trop près d'Harry, tu le regretteras ! cracha Ginny.
Eloïse regarda intensément la plus jeune des Weasley, et remarqua qu'elle rougissait étrangement.
- Harry, fit Eloïse en se retournant. Je crois que tu devrais avoir une petite conversation avec Ginny.
- Non, désolé, mais elle a un peu raison quand-même… fit timidement Harry.
- Très bien, quand vous aurez besoin d'aide, vous viendrez me voir ! lança Eloïse qui sortit en balançant une petite table sur son passage.
- Elo, ne t'énerve pas ! fit Harry, en rattrapant son amie.
- Harry, choisi entre moi ou Eloïse ! répliqua Ginny.
- Ginny, tu sais très bien que Harry ne m'intéresse pas !
- Et tu sais très bien que c'est toi que j'aime ! Eloïse nous aide, accepte-la !
- Non, elle est arrivée bien après toi et t'as doublé dans les études, ensuite elle doit vous aider, mais aider pour quoi ? Désolée je ne comprends pas.
- Eloïse est la meilleure élève avant Hermione ! s'indigna Harry. Et elle nous aide pour certaines choses que tu ne peux pas comprendre !
- Très bien, je te laisse à elle alors !
- Ginny, intervint Eloïse. Ne fais surtout pas ça, tu le regretteras !
- DEGAGE ! Tu te prends pour qui ? Mini Rogue !
- Ginny, intervint Harry, mais elle continua.
- Ton père est nul, et il ne sait même pas faire ses cours ! C'est un gros porc avec des poils gras sur la tête, insupportable ! Tu es l'élève préférée de tous, tu fais ton intéressante avec ton badge de Préfète, et tu es comme ton père, arrogante, incompréhensible, et tu sautes sur tout ce qui bouge ! Tu n'es même pas digne d'être à Gryffondor, et encore moins à Poudlard !
- Très bien, répondit Eloïse qui commençait doucement à s'énerver. Je retire 200 points à Gryffondor pour ta gentillesse avec moi, continua la jeune fille sarcastiquement, tu auras une heure de retenue avec Rusard ce soir, et n'essaye pas de ne pas y aller où tu en auras le double. Sur ce, bye.
Eloïse lança un dernier regard noir à la salle commune, puis sortit.
- Elle n'a pas…
- Ginny…
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Harry lança un regard noir à sa petite amie, puis quelques minutes plus tard, les jumeaux arrivèrent dans la Salle Commune en trombe, plus qu'énervés.
- Purée de racine de Mandragore ! Lança George.
- Si j'attrape celui qui a fait perdre 200 points à notre maison, je l'étripe ! rajouta Fred en se laissant tomber dans un fauteuil en face de sa sœur, toujours aussi rouge.
- Serpentard est en tête maintenant ! Super ! s'indigna George. Sérieusement, ils vont nous martyriser maintenant, ça va faire un plaisir fou à Rogue ça ! Qu'est-ce qu'il y a Gin' ?
Voyant qu'elle ne répondait pas, Harry résuma l'entrevue avec Eloïse.
- Ginny, tu es bête ou quoi ? Hermione, Ron et Harry, ainsi que nous, on t'a expliqué qu'ils avaient besoin de l'aide d'Elo, et tu viens de tout gâcher !
- Mais pour quoi ils ont besoin de l'aide de cette…
- A ton avis ! Harry, Tu-Sais-Qui, ça ne te rappelle rien ? Lança Fred, agacé par la stupidité de sa sœur.
Ginny venait de comprendre… Elle courut jusqu'à son dortoir sous les yeux de ses frères et de son petit ami.
- Reste plus qu'à supplier Eloïse de nous rendre les points…
- Tu peux rêver Fred, Eloïse ne rend jamais les points qu'elle retire, et là, je peux dire que Ginny l'a bien mérité, fit George.
- Oui, elle est allée un peu loin, rajouta Harry. Mais de là à le faire payer à sa propre maison…
Ils se dirigèrent vers la Grande Salle pour le repas du soir, en espérant pouvoir parler à Eloïse.
Pendant ce temps, Eloïse se dirigeait vers les cachots, d'un pas précipité et avait bousculé quelques élèves de Serpentard. Elle s'enferma dans un cachot inutilisé, puis s'assit dans un coin sombre de la pièce poussiéreuse.
Elle ne savait pas comment réagir, Ginny l'avait poussée à bout et l'avait payé. D'accord, elle était un peu proche d'Harry, mais… elle ne comprenait pas. "Les filles, c'est vraiment trop compliqué..." se dit-elle.
Elle décida de rester sur ses gardes, même, à la limite, manger en bout de table pour ne pas les voir. La jeune fille se fit un plan mais était toujours aussi essoufflée, et en colère. Elle se releva, puis se dirigea vers une armoire à côté du bureau du professeur. Elle passa sa main sur une table et en enleva une couche de cinq centimètres de poussière, puis prit une clé dans un des tiroirs du bureau. Eloïse ouvrit l'armoire grinçante puis regarda les différentes étiquettes. Un flacon noté « qelmantum » était en dernier rang, la jeune fille le prit, puis s'assit sur le fauteuil et avala la potion.
Rogue n'avait pas revu sa fille. Il se dirigea vers la Grande Salle et s'assit à la table des professeurs.
- Rogue, où est votre fille ? Demanda Fol Œil.
- Je ne sais pas, répondit le professeur de potions. Sûrement avec ses amis à Gryffondor, rajouta-t-il avec un air de dégoût.
- Si elle était avec, elle serait dans la salle, fit remarquer Lupin. Je vais voir dans la salle commune, je trouve ça bizarre, personne ne l'a vue de l'après-midi.
- Ok, mais ne vous faites pas trop remarquer, le dîner vient de commencer. Demanda Dumbledore.
Lupin se dirigea donc vers la salle commune de sa maison, mais n'y vit personne. Il alla également dans celles de Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard mais ne trouva pas son élève. Il retourna donc dîner avec ses collègues en glissant discrètement un parchemin vers Dumbledore.
Celui-ci le lu immédiatement.
« Je ne la trouve pas dans les salles communes, elle n'est pas non plus chez son père ni dans les classes des étages et les cachots. Cela m'inquiète… »
Le directeur jeta un regard circulaire dans la salle, et fit un signe de tête négative vers le père de la jeune fille.
Rogue était de plus en plus pâle, et, ni tenant plus, sortit de la salle en jetant un regard noir à la table de Gryffondor. Il fit un tour complet du château, mais n'y trouva pas sa fille. Il décida d'aller dehors. Eloïse adorait un certain endroit, généralement interdit d'accès, mais ne l'y vit pas non plus.
Les autres professeurs, après le dîner, cherchèrent aussi la jeune fille, mais sans résultats. Lupin interrogea certains élèves de sa maison, puis vit l'attitude bizarre qu'avaient Harry et les jumeaux Weasley. Il les convoqua dans son bureau. Harry expliqua en détail l'après-midi.
Lupin avait aussi peur que le père d'Eloïse. Il était énervé de ne pas l'avoir trouvée, et cherchait maintes et maintes explications les plus tordues que les autres.
- Et vous ne savez pas où elle est allée ? Demanda le professeur de métamorphose.
- Non, répondit Harry.
- Elle se dirigeait vers les sous-sols je crois… murmura George.
- Ok. Si vous avez ne serait-ce qu'une petite idée, prévenez un professeur. Harry, surveille Ginny, qu'elle ne fasse pas trop de faux pas, ça pourrait lui coûter cher.
- Et nos points ? S'écria Fred.
- Je ne vous les rajouterai pas, mais en préviendrai vos professeurs. Répondit Lupin, calmement.
- Quoi ? Mais…
- J'ai dit non !
Lupin fit sortir les quatre garçons de son bureau, puis couru vers les cachots pour voir son collègue, mais tomba sur Mme Maxime qui ne voulait pas le lâcher.
Un groupe d'élève restait dans la cour, à l'écart des autres.
- Hugo, t'as vu Eloïse ?
- Non Eric, je n'ai pas vu Elo, pourquoi ?
- Elle n'est pas venue au dîner, et les profs la recherche, répondit Didier, inquiet.
- Je ne sais pas où elle est… Ils ne l'ont toujours pas retrouvée ?
- Non…
- On ne peut pas rester sans rien faire… murmura Gilles.
- Il faut aider, on va la retrouver… j'en suis sûre ! Fit Caroline.
- Oui, allons-y.
Le petit groupe de la classe de cinquième année, mélangée de Serpentard, de Poufsouffle et de Gryffondor, se dirigea vers les couloirs des sous-sols.
Eric alla voir dans les cuisines, mais les elfes ne l'avaient pas vue. Ils firent le tour des cachots, encore sans résultats.
- Il y a un cachot, au bout du couloir, mais il est jamais utilisé… fit Charles.
- On y va ! s'écria Eric.
- Non, c'est peut-être interdit… répondit Caroline.
- Tu connais Elo, non ?
- Oui, mais… commença Hugo.
- Ok, restez ici si vous voulez, mais moi j'y vais ! Fit Eric.
Il partit en direction d'une porte d'un marron vert écœurant, puis entra dans une salle pleine de toiles d'araignée et de poussière.
- Elle déteste les araignées, elle ne viendrait jamais ici… fit Hugo, qui avait suivi son ami.
Eric et Didier étaient des élèves de Gryffondor, Hugo et Florent de Serpentard, et Caroline était à Poufsouffle avec Chris. Didier se dirigea vers l'armoire, tout au bout de la salle près d'un bureau en chêne massif. L'armoire était ouverte et un flacon entamé était par terre. Ses yeux se dirigèrent d'eux-mêmes vers le corps de son amie…
Voyant le visage surprit et pâle de leur ami, les autres accoururent et virent une jeune fille avec les cheveux noirs allongée à moitié dans le fauteuil. Un grand bruit surgit de l'entrée de la pièce.
- Que faites-vous là ? Rugit le maître des cachots.
- Professeur… murmura Caroline.
- Quoi ? Ne trouvez pas d'excuses. Allez tout de suite rejoindre Rusard et vous serez sévèrement punis !
- Professeur, fit Didier. Votre fille est là, nous venons de la trouver, on la cherchait, on a vu l'armoire ouverte, et…
Rogue se figea sur place, regardant son élève, surprit. Ses mains tremblaient, il s'approcha du bureau, et vit sa fille…
Il ramassa un flacon par terre et lu à voix haute
- Qelmantum
- C'est quoi comme potion ? Demanda Hugo.
- Une potion qui endort certainement profondément, vu le nom, fit Didier.
- A quelle heure l'avez-vous vue pour la dernière fois ? Demanda Rogue d'une voix tremblante.
- Au dernier cours de la journée, répondit Caroline.
- Je l'ai vu sortir de la salle commune de Gryffondor vers six heures tout à l'heure. Ginny Weasley l'a poussée à bout et elle a retiré 200 points à Gryffondor, murmura Didier à son professeur de Potions.
Rogue retrouva son sourire sarcastique, puis demanda à ses élèves de sortir, en les remerciant.
Il prit sa fille dans ses bras et se dirigea vers son appartement.
- Professeur, fit Didier avant de sortir le dernier.
- Oui ? répondit Rogue avec un haussement de sourcil.
- Je… je peux vous aider… à prendre son sac de cours, ou…
Rogue soupira, mais accepta. Eloïse n'était pas très légère, puis il n'avait pas vraiment envie de rester seul. En règle générale il ne supportait pas les élèves de Gryffondor, mais celui-ci était toujours attentif et calme. Même si Rogue s'acharnait à lui mettre de mauvaises notes, il l'appréciait.
Le petit groupe se dispersa donc, pendant que Rogue et Didier emmenaient Eloïse dans la tour du directeur de Serpentard.
- Merci monsieur Perkins, murmura Rogue à son élève.
- De rien, répondit le jeune homme. Vous avez besoin d'aide ?
- Non, merci, je vais m'en occuper.
- D'accord… Vous pourrez nous donner de ses nouvelles ?
- Oui, bien sûr. Sans vous je ne l'aurai pas retrouvée… je ne comprends pas. Merci, sortez maintenant.
Le professeur de potions avait gardé sa voix froide et distante, mais Didier savait qu'il l'avait remercié du fond du cœur. Il fit un sourire timide, puis sortit de la tour en jetant un dernier regard à son amie allongée sur le canapé.
- Eloïse, réveille-toi s'il te plaît, murmura Rogue après le claquement de la porte.
Il caressa les cheveux de sa fille puis ouvrit délicatement la bouche de sa fille pour y déposer un liquide blanchâtre.
La jeune fille ne bougea pas d'un millimètre, ce qui valut un soupir de son père. Il regarda encore une fois le flacon qu'il avait mis dans sa poche. Ce flacon, sa princesse ne l'avait pas vidé complètement. Il savait ce que contenait cette potion, et sa fille était allergique à l'un des composants, qui était un morceau d'araignée. Il le savait car elle avait fait une allergie à un médicament qui n'avait pour base que cet ingrédient, mis à part de la pulpe de jus de citrouille. Il la regarda, elle était pâle, et une cyanose à l'extrémité de ses doigts commençait à apparaître, et sa fille respirait de moins en moins.
- Eloïse, Helianay… aller ! murmura son père.
Rogue détourna le regard de sa fille, et alla dans sa chambre, chercher un autre flacon, cette fois de couleur noir. Elle était très épaisse, il fit la même chose que précédemment et obligea sa fille à avaler.
Il recouvrit Eloïse d'une couverture chaude, puis regarda un moment sa fille.
Pendant ce temps-là, Didier rejoignit ses amis dans la salle commune, puis vit entrer les jumeaux Weasley.
- Fred, George !
- Eloïse va bien ? Demanda l'un des deux.
- Non, Rogue l'a amené chez lui, je l'ai aidé, mais Elo n'avait pas l'air bien… elle a les doigts bleus… et le visage très blanc.
- Purée, pourquoi Gin' a fait ça… murmura Fred, sur les nerfs.
- En plus, elle continue à dire qu'Heli n'est pas digne d'être chez Gryffondor, fit Harry qui arrivait à son tour.
Les garçons parlèrent pendant un bon moment, puis décidèrent d'aller se coucher, bien que Didier ne dormi pas et parla avec George pendant une grande partie de la nuit.
Le lendemain, Eloïse se réveilla, et se retrouva dans le canapé du salon de son père. Elle essaya de se lever, mais resta assise car sa tête tournait.
- Elo ! Tu es réveillée, ça va ?
- Papa… souffla la jeune fille.
- Je t'ai donné deux potions en plus. Pourquoi as-tu bu ça ? Cracha Rogue en montrant le flacon de Qelmantum.
- Parce que je pensais que la potion allait me calmer un peu, et…
- Et c'est aussi un calment qui te met à l'état de légume ! En plus, vu l'état de l'armoire dans laquelle elle se trouvait, elle pouvait être périmée… D'autant plus que tu es allergique à l'un des éléments !
- Papa ! Arrête. J'en ai marre… répliqua la jeune fille en baissant les yeux.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi tu as fait ça ? Lupin m'a dit pour ce qu'a dit Weasley.
- Qui a dit ça à Lupin ? fit Eloïse, dégoûtée que quelqu'un ait pu raconter ce qui s'était passé.
- Les frères Weasley, et ils n'avaient pas trop le choix.
- Je veux plus entendre que je suis trop proche du trio, j'en ai marre que tout le monde me compare à toi, marre que les autres disent que je suis détestable comme mon père, marre… Tu comprends ? Cria Eloïse avant de se lever trop brusquement. Elle se releva, se cogna quelques fois mais réussit à presque courir jusque dans sa chambre.
Rogue ne bougeait plus. Sa fille était bien différente de lui pourtant, pourquoi la comparer à lui ? Il se devait d'être froid et distant, il devait rester l'homme arrogant, le maître des potions le plus détesté. Il savait qu'il avait deux visages, mais avait du mal à voir sa fille jouer la méchante. Il sourit à cette pensée car si, elle pouvait être même encore plus méchante et froide que son père quand on l'énervait… Mais Rogue ne supportait pas que quelqu'un lui en fasse la remarque. Il hésita un moment, mais préféra laisser sa fille tranquille. Si elle lui ressemblait autant, elle viendrait sûrement en cours. Il alla donc à la Grande Salle pour le petit déjeuner.
La première tâche était prévue pour le mois de Janvier, et les vacances de noël s'approchaient de plus en plus.
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