NOTE : • Chewre est toujours en renfort

• Playlist YouTube avec toutes les chansons des début de chapitres, dans l'ordre d'apparition : https DEUX POINT DEUX BARRES www POINT youtube POINT com SLASH playlist ?list= PL7QlsDi2OGo1vYPBpDZapcuqri -wp76e5

Ce chapitre est pour Arm des McD, JOYEUX N'ANNIV EN AVANCE D'UNE PETITE DEMIE-HEURE !

POUR LE CHAPITRE : • RAITING T
• Je suis PRESQUE à jour dans les RaRs. Presque.

• POV Derek.

• Angst, Fluffy

• Je n'ai qu'une chose à dire : ENFIN !

Bonne lecture !


- CHAPITRE TRENTE-SEPT – RÊVE -

SOUND REMEDY - We Are The Dream [ TheFatRat Remix ]

Cela faisait deux semaines qu'ils étaient rentrés de vacances.

Derek... Derek n'avait pas les mots pour remercier Stiles de lui avoir proposé de rester avec eux - Ça avait été inespéré et incroyable – et il avait encore moins les mots pour remercier John, Mélissa et Scott pour les avoir aussi bien accueillis, Sarah et lui. Ils n'étaient jamais partis en vacances jusqu'alors, parce que Sarah était peut-être encore trop jeune, et Derek avait son travail. Il n'avait jamais voulu profiter du fait que son oncle soit son patron pour fournir seulement le tiers du travail requis, donc bossait comme un dingue. Il ne voulait surtout pas être vu dans la boite comme le neveu du PDG, le petite protégé, celui qui grimpe les échelons trop vite pour que ce soit très clair. Et surtout, il ne voulait pas devoir quelque chose à quelqu'un, même si c'était de son oncle que l'on parlait. Pourtant, celui-ci continuait de le privilégier. Enfin, cette dernière année, surtout. Et pour une fois, Derek avait décidé de tirer profit de ces privilèges, de prendre cette semaine de repos. Avec Stiles et sa famille. Et il en avait vraiment profité.

Désormais, le téléphone de Derek regorgeait de photos de sa fille, en compagnie de son baby-sitter, souriant et riant à gorge déployée. Une fois assise sur une nappe dans l'herbe lors d'un pique-nique improvisé ; ou encore, observant les chevaux avec des yeux émerveillés, dans ses propres bras ; Enfin, assise sur la selle de la belle jument grise qui s'était approchée d'eux, ceinturée par Stiles qui la tenait contre son torse pour lui laisser les rênes et la rendant ainsi toute fière. Plusieurs photos lui avaient été envoyées par le baby-sitter, parce qu'il les avait trouvées très marrantes. Il faut dire qu'avec une semaine sans habits de rechange, ils avaient dû faire un peu d'improvisation, et Derek devait reconnaître que Mélissa avait des doigts de fée : Sarah avait jonglé entre plusieurs t-shirts de John, Scott et Stiles, transformés en petites robes par la sage-femme.

Le jeune père, quant à lui, avait été habillé par Scott et le père de Stiles. Celui-ci avait d'ailleurs fait une grimace en le voyant descendre avec une des chemises de John mais n'avait rien dit de plus. Pendant un temps, Derek avait eu l'impression que le jeune homme regrettait de l'avoir invité, mais ce n'était pas le cas. Et puis il avait abandonné l'idée de comprendre sa drôle de réaction. Il n'essayait plus de comprendre Stiles et tout ce qui l'entourait, plus maintenant.

Quand Stiles l'avait rattrapé dans l'escalier, lors de leur premier soir passé dans ce cottage, Derek s'était souvenu que son amant refusait d'embrasser si ce n'était qu'une histoire de sexe. Mais Derek ne voulait plus que du sexe pur avec lui, il voulait plus, bien plus. Alors il l'avait embrassé, doucement et presque timidement, voire avec hésitation. Lui-même n'était pas sûr de ce qu'il ressentait pour lui, mais tout ce qu'il savait, c'était qu'aussi flous soient ses sentiments, il voulait les faire passer à Stiles à travers ce baiser. Et tout semblait bien se passer, jusqu'à ce que le jeune homme le repousse et lui déclare qu'il ne pouvait supporter plus.

Alors Derek avait pris sur lui. Il s'était tu et avait accepté, lui demandant seulement cette dernière nuit. Leur dernière nuit, rien qu'à eux. Il en avait le droit... non ? Pour une fois depuis bien longtemps, il avait décidé de taire sa bonne conscience et de profiter le plus possible de ce que Stiles acceptait de lui offrir. Et ça avait été... mal. Oh bien sûr, ça avait été magnifique, incroyable, et ça les avait laissés tremblants et vidés. Mais Derek avait justement été totalement vidé. Physiquement et mentalement. Ça avait eu le goût de conclusion, et il en avait été tout retourné.

Et puis, l'instant d'après, tout était terminé. Leur liaison. Leurs moments rien qu'à eux. Leur... Quoi qu'ils aient, c'était fini. Cette sensation avait été horrible.

Ils s'étaient alors enlacés, pour ne plus bouger d'un muscle. Derek avait serré Stiles tout contre lui, appréciant sa chaleur réconfortante qui l'entourait. Il ne voulait pas partir, et pourtant. Il avait eu une ouverture dans la conversation qui avait suivi et en avait profité. Rester à ses côtés pour la nuit, alors que rien ne pouvait plus se passer entre eux, aurait été trop douloureux. Ils avaient eu leur chance, des mois auparavant et ils l'avaient laissée passer. Derek en voulait à Stiles, bien sûr. Parce que lui n'avait jamais demandé le retour de ... de cette femme, qui ne lui avait rien apporté de bien dans sa vie qu'une fille, sa petite fille, qui était désormais toute sa vie. Mais, aussi extraordinaire qu'était son rayon de soleil, cela ne pardonnait pas tout ce que sa mère avait fait. Lui n'avait jamais voulu que Kate revienne, il voulait Stiles. Mais il le tenait responsable... et désormais, Derek ne pouvait se contenter que de la présence de Stiles à ses côtés, tout de même assez lointaine pour qu'il lui manque.

Pour finir, peut-être qu'il avait détourné ses propos, mais le jeune homme l'avait dit lui-même : Ce qu'il se passait là-bas, au cottage, restait là-bas. Alors Derek en avait profité, largement. Tous les soirs durant cette semaine, il rejoignait Stiles dans sa chambre dès que Sarah tombait dans le sommeil pour profiter de lui, de son corps, de sa présence et de sa chaleur. Pour les dernières fois.

Maintenant que Derek et sa fille étaient de retour dans la sécurité de leur appartement, dans la petite routine de leur vie quotidienne... Eh bien, il ne se sentait plus chez lui. Après tout, ces quelques jours passés à la campagne resteraient gravés en lui, mais ces moments apparaissaient désormais comme un songe inespéré. Une utopie, un moment hors du temps, flou, comme s'il n'était jamais arrivé.

Désormais, il resterait donc à la place que Stiles voulait bien lui accorder, en tant qu'employeur, et peut-être ami. Mais Derek, bien qu'il se soit promis de ne plus mettre le jeune homme dans l'embarras ou dans une situation délicate, ne pouvait plus se mentir : Avoir Stiles aussi près sans l'avoir véritablement était un enfer. Il ignorait s'il aurait préféré ne plus le voir du tout, mais c'était plus fort que lui, il avait besoin de Stiles à ses côtés... Il s'était promis de ne plus le mettre dans une situation délicate, alors il ne faisait que l'observer de loin et souriait doucement quand il acceptait de rester dîner avec eux, en tout bien tout honneur. Mais le manque se faisait sentir, plus que tout. Et son caractère était changeant, affreusement versatile, sauf quand Stiles était là. Il le calmait, et paradoxalement, il le rendait encore plus nerveux.

Deux semaines, c'était long. Une éternité même. Il n'en pouvait plus mais se taisait quand même, au risque d'être totalement imbuvable avec tout le monde. Ça allait passer, il n'en doutait pas. C'était comme une boucle sans fin, et Derek sentait qu'il ne pourrait bientôt plus supporter cette situation.

.*.

Derek gémit en claquant la portière de sa voiture, s'étirant un instant pour détendre ses muscles crispés. Sa journée avait été longue. Pendant longtemps, il avait essayé de finaliser un dossier pour une vente transitant par le pôle asiatique, mais il n'avait réussi à se concentrer à aucun moment. Trop de choses tournoyaient dans son esprit et... devait-il parler de sa frustration grandissante ? De plus, son fauteuil de bureau commençait à se faire vieux et son dos hurlait désormais de douleur.

Alors il avait quitté les locaux de la boite en coup de vent, prévenant rapidement son oncle qu'il allait boucler son travail chez lui, au calme. Sauf qu'arrivé à l'appartement, il trouva Stiles somnolant sur le canapé, Sarah blottie contre lui et les yeux rivés sur la télévision où passait un dessin animé auquel il ne fit pas véritablement attention. Une sombre histoire de lama parlant, d'écureuil cocaïné jusqu'aux moustaches et de gougères aux épinards. Derek se stoppa un instant pour les fixer tous les deux en souriant doucement, puis s'avança et passa derrière le canapé. Il glissa doucement sa main dans les cheveux de sa fille pour lui dire bonjour et cette dernière releva précipitamment la tête du torse de son baby-sitter pour lui sourire avant de se blottir de nouveau contre Stiles, reprenant son pouce en bouche. Derek posa ensuite sa main sur l'épaule de Stiles pour attirer son attention. Le jeune homme sursauta et papillonna des yeux avant de tourner la tête vers lui, encore endormi.

- Hey.

Il se redressa doucement pour ne pas déranger la petite et regarda Derek en lui souriant d'un air un peu perdu.

- Tu rentres tôt. Constata Stiles en se frottant les yeux.

- Je n'arrivais pas à me concentrer. Commenta simplement Derek en haussant les épaules.

- Hum. Le film n'est pas fini. Bâilla-t-il en s'étirant.

- Ne t'en fais pas, j'ai encore du boulot. Tu n'as pas besoin de partir maintenant.

Il sous-entendait, peu habillement, que la soirée allait se terminer comme beaucoup d'autres : eux trois installés autour d'un bon petit repas. Stiles cligna des yeux et sourit en hochant la tête, comprenant très bien le message caché. Derek déglutit un peu en le voyant sourire ainsi, puis se détacha de sa contemplation pour se pencher et embrasser Sarah qui s'était mise debout sur le canapé, réclamant désormais un bisou. Puis enfin, il se détourna et disparut dans son bureau.

Derek ferma doucement la porte derrière lui et lâcha un long soupir. En fait, c'était comme une drogue : Il aimait avoir Stiles à ses côtés, mais être aussi près sans pour autant l'avoir totalement était douloureux. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Maintenant, il suffisait juste qu'il se change les idées d'ici ce soir.

Il s'installa donc une bonne heure à son bureau, jonglant entre les papiers administratifs et autres rapports d'état étalés devant lui et les différentes fenêtres sur son ordinateur... Sans véritablement faire quoi que ce soit, si ce n'était procrastiner. Plus le temps passait, moins il avait envie d'en faire. Au final, il repoussa le tout et se réinstalla un peu mieux dans son fauteuil pour soupirer en se frottant le front et les cheveux. Il resta quelques minutes les yeux braqués au plafond, perdu dans ses pensées. Et puis il arrangea son bureau, se donnant de fausses excuses pour ne pas travailler. Il avait l'impression d'être de retour au collège, quand il ne voulait pas réviser et qu'il tournait en rond. Un vrai gamin. Il empila donc tous ses papiers et ouvrit un de ses tiroirs pour les fourrer dedans, mais se stoppa en y trouvant quelques gribouillages.

Déposant sa pile de papiers bureaucratiques devant lui, il attrapa les feuilles dans son tiroir et y jeta un coup d'œil. C'était un de ces croquis qu'il faisait sans le réaliser, et là, sans surprise, il représentait de nouveau Stiles. Derek soupira, blasé. Même enfermé dans son bureau, le jeune homme qui ne quittait pas ses pensées continuait de le hanter, jusque dans ses gribouillages prévus pour se vider la tête. Il observa les coups de crayon un peu brusques, les détails rajoutés au critérium, comme les grains de beauté...

Il soupira en se grattant le menton puis se redressa, attrapant une autre feuille et un crayon.

Oui, il avait un comportement un peu obsessionnel.

Oui, il devait sembler bizarre.

Mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il avait retrouvé son envie de griffonner grâce à Stiles ; et c'était lui qui parasitait ses feuilles, et même deux de ses toiles qui étaient restées vierges pendant plus de deux ans.

Il ignorait combien de temps il était resté courbé sur sa feuille, mais quand la porte de son bureau s'ouvrit brutalement et fut fermée avec fracas, il sursauta et son crayon barra la feuille, où la silhouette griffonnée de Stiles était penchée sur Sarah avec quelques fleurs dans les mains, les tressant dans ses cheveux pour lui en faire une couronne. Derek se redressa et croisa ses bras sur la feuille, le cœur battant de se faire prendre en flagrant délit de... de... de griffonnage obsessionnel.

- Derek ! Pourquoi tu ne m'as pas appelée ?!

Le jeune père cligna des yeux quelques secondes, surpris et reprenant son souffle.

- Laura ? S'étonna-t-il.

Sa sœur, tout sourire, trottina jusqu'à lui et l'enlaça.

- Ce que je peux être conteeeeeente ! Gloussa-t-elle en le serrant très fort.

Derek se leva, passant ses bras autour d'elle en tapotant doucement son dos.

- Euh... D'accord ?

De quoi parlait-elle ? Il croyait qu'elle lui faisait encore la tête... Il avait bien essayé de l'appeler plusieurs fois, mais elle avait toujours rejeté ses appels. Et maintenant elle se pointait chez lui, heureuse comme sous adrénaline, et l'embrassait comme si... rien n'était arrivé ?

- Laura ?

Elle continuait de glousser, sautillant de droite à gauche en l'emportant avec elle. Il la repoussa doucement, inquiet pour sa santé mentale.

- Euh... tu m'expliques ?

- Stiles ! Dans le salon, avec Sarah ! Je suis teeeeellement contente pour vous !

- ... Qu'il soit de retour ici ?

- Mais non, pour vous deux, abruti ! Ricana-t-elle en lui frappant doucement le torse.

Derek la regarda alors qu'une boule tombait dans son estomac. Il lui sourit doucement et la repoussa.

- C'est un malentendu, tu te trompes. Déclara-t-il d'une voix sourde, la gorge nouée.

Il se réinstalla à son bureau sous le regard perdu de Laura, qui secoua la tête et sourit de nouveau.

- Comment ça ? Enfin, il est là, non ? Ne me dis pas qu'il est là juste pour garder Sarah quand même. Railla-t-elle.

- Si.

Elle le regarda en clignant des yeux.

- ... Quoi ?! Lâcha-t-elle en criant à moitié.

Derek leva les yeux au ciel en soupirant.

- On n'est pas en couple.

- Quoi ?! Répéta-t-elle en ouvrant de grands yeux.

Le jeune père la fusilla du regard et croisa les bras sur son torse.

- C'est ça, crie-le plus fort, ne te gêne surtout pas.

- Mais enfin !

Elle traversa la pièce et pointa la porte du doigt.

- Il est là, dans le salon ! Qu'est-ce que tu attends pour aller le voir et—

- Il ne veut pas de moi ! Cracha-t-il.

Sa sœur le regarda en haussant un sourcil, le faisant soupirer.

- Du moins... pas comme ça. Marmonna-t-il en se grattant la nuque.

- ... Je ne vous comprends pas ! Déclara-t-elle en levant les bras au ciel. Je pensais pourtant t'avoir assez botté le cul, mais il faut croire que tu as besoin d'une seconde couche !

- Non Laura, tu... tu ne comprends pas. Soupira-t-il en se laissant aller dans son fauteuil.

Elle cligna doucement des yeux et se rapprocha.

- Qu'est-ce qui vous empêche ? Je ne vous comprends pas, vous ne vous plaisez pas ou quoi ? Je veux dire, on attend que ça, avec les autres !

- Justement, parlons-en des autres ! Pourquoi vous n'arrêtez pas de fouiner dans nos affaires ?! Vous ne voulez pas lever le pied et nous laisser un peu tranquilles ?

- Non mais sérieusement ?! Vous jouez à quoi tous les deux ? Vous n'arrêtez pas de vous tourner autour depuis le début ! De vrais gamins. Je suis ta sœur, je te connais comme si je t'avais fait, et crois-moi, tu es complètement accro à ce gamin. Alors qu'est-ce que tu attends ? Arrête de faire ton môme et porte tes couilles et tes envies !

- C'est pas moi qui...

Il soupira. Une grande lassitude s'empara de lui et ses épaules s'affaissèrent.

- C'est lui qui ne veut pas.

- Explique-moi.

- Je lui ai... Quand on est allés chez lui avec Scott, je... je lui ai fait comprendre que je le voulais auprès de nous, et pas seulement pour Sarah.

- ... Et ?

Il déglutit, les yeux perdus dans les lignes du dessin qu'il avait esquissées avant que Laura arrive comme une tornade.

- Et il m'a dit qu'il ne pouvait pas supporter plus. Conclut-il en attrapant la feuille pour la déchirer en quatre.

Il ne vit pas Laura froncer les sourcils, trop pris dans ses pensées.

- C'est incompréhensible. Cracha-t-elle. De vrais mômes, incroyable !

Elle tourna les talons et quitta la pièce aussi vite qu'elle y était entrée, laissant Derek seul et un peu dépassé par les événements.

Il soupira.

Qu'avait-elle cru, hein ? Qu'avec Stiles, ils allaient se mettre en couple, manger de la barbe à papa et roter des nuages roses pailletés ? Le jeune père eut un rire amer. Bien sûr. C'était tout à fait leur style. De toute manière, il avait toujours eu beaucoup de chance niveau relations, en témoignaient le fiasco de Kate et sa fugace liaison avec Jennyfer. Et puis, Sarah passait avant tout, et elle avait besoin de Stiles à ses côtés pour avancer. Donc il oublierait tout ce qu'il avait vécu avec lui jusqu'alors, et passerait à autre chose. Ou du moins, il essaierait. Un point c'est tout.

Dans le salon, il entendait les voix étouffées de Stiles argumentant avec Laura. Il grogna en se demandant bien ce qu'elle était en train de lui raconter... Il ne voulait pas y penser, non vraiment pas.

Parce que franchement, qu'est-ce que Laura avait prévu de lui dire, hm ? Et si elle l'engueulait pour avoir hypothétiquement brisé le cœur de son frère ? Bonjour la honte. De nouveau, il avait l'impression d'être un bébé. Ça avait été un sérieux sujet de disputes entre eux, quand elle faisait la grande sœur protectrice. Sauf qu'à l'époque, il savait déjà se défendre ; et ça n'avait pas changé.

Il soupira de nouveau, effaré. Laura allait sûrement faire fuir le jeune homme et il dînerait seul avec sa fille... qu'importe, il s'excuserait pour Laura et son comportement demain.

La porte d'entrée claqua si fort qu'il l'entendit de son fauteuil. Il releva les yeux au ciel en grognant que Laura avait dû sacrement le mettre en rogne pour qu'il parte aussi bruyamment. Alors il soupira en récupérant les feuilles comprenant les croquis de Stiles, ceux qu'il avait regardés un peu plus tôt. La venue de Laura lui avait fait réaliser. Ce qui était en train de se construire était malsain. Il devait y mettre un terme. Son obsession était vraiment mauvaise... Alors il attrapa les dessins, les regarda un à un. Puis, religieusement, il en plia deux, avant de les déchirer. Puis un autre, qu'il détruisit en le déchirant en seize morceaux. Celui qui suivit termina en confettis.

On frappa à la porte.

Il en prit un autre qu'il déchira à nouveau.

- Laura, je n'ai vraiment pas envie de parler.

Il continua de déchirer.

- Laura est partie.

Derek sursauta et releva les yeux tandis que Stiles refermait la porte derrière lui.

- Et elle a embarqué ta fille.

Le jeune père déglutit, mal a l'aise. Puis il haussa les épaules l'air de rien et cacha les croquis, continuant toujours de déchirer les feuilles.

- Ah.

- Si tu as besoin de lui parler, tu le feras demain, quand elle ramènera Sarah.

Derek se stoppa, hocha la tête et retourna à sa destruction minutieuse.

- Elle m'a dit qu'on avait à parl... mais qu'est-ce que tu fais ?!

Le jeune père soupira et se stoppa enfin définitivement.

- Je me vide la tête. Marmonna-t-il, pas vraiment de bonne humeur.

N'avait-il pas demandé à Laura de cesser de se mêler de ses affaires ? De leurs affaires à tous deux ? Elle le faisait vraiment exprès.

- Tu te vides la tête en déchirant tes dessins ?! Mais pourquoi tu fais ça ?

- Ça ne te regarde pas, je crois. Grogna-t-il en fronçant les sourcils.

Stiles le fusilla du regard.

- T'es sérieux ? Derek, tu m'as dit qu'à une époque, le dessin était toute ta vie. Laura m'a même dit que tu avais toujours précieusement gardé chacune de tes esquisses, pourquoi tu les détruis maintenant ?

- Parce que cette époque est révolue.

Apparemment, c'était bien parti pour quelques éclats de voix. Derek fourra alors ses feuilles dans son tiroir en pestant.

- Qu'est-ce que ça peut bien te faire ?

- Elle n'est pas révolue cette époque, sinon tu ne dessinerais plus du tout ! Derek, tu as mis tout ça entre parenthèses pour travailler avec ton oncle. Ok, je comprends. Mais pourquoi tu ne t'y remets pas ?

- Qu'est-ce que tu crois ? Que deux gribouillages vont pouvoir nourrir, habiller et loger Sarah ?

- Mais, le dessin—

- Le dessin n'était qu'un rêve de gamin ! J'ai un enfant à charge, Stiles. Je ne peux pas me permettre de rêver ! Les rêves, ça ne fait pas vivre ! S'énerva-t-il en se levant.

Et il savait de quoi il parlait. Il avait rêvé, un peu trop, et ils en étaient là, tous les deux à se fusiller du regard. Les rêves, ce n'était rien, que du vent.

- Les rêves, c'est tout, Derek ! Rétorqua Stiles comme s'il avait lu dans ses pensées. C'est ce qui te fait avancer, parce que tu poursuis quelque chose, parce que tu as un but à atteindre ! Tu sais ce qui ne va pas avec toi ? Tu ne vis pas pour toi, tu vis par procuration ! Tu stagnes, tu n'avances pas ! Tu as arrêté tes études d'Art pour t'occuper de ta famille ? C'est tout à ton honneur. Mais il va bien falloir à un moment que tu apprennes à vivre pour toi, et seulement pour toi !

Le jeune homme se tut et prit de longues inspirations, le visage crispé et les membres tremblants de colère contenue en fixant Derek, qui attendait patiemment qu'il termine pour le mettre à la porte. Il détestait qu'on lui rappelle ses torts.

- Je ne sais pas ce que t'as foutu, mais tu as perdu tes couilles quelque part et tu n'es vraiment pas pressé de les retrouver !

Derek serra les poings mais resta silencieux, attendant.

- Tu vois ?! Pestiféra le jeune homme. Je t'insulte à moitié, et tu ne fais rien ! Bordel, t'es incroyable ! Tu ne dis rien ! Tu ne dis jamais rien de toute manière ! J'en apprends plus sur toi par l'intermédiaire de ta sœur et de ta fille, que par toi directement ! Quand on te voit et quand on te connaît un peu, on peut croire que tu as un caractère fort, mais quand on te connaît vraiment, on revient sur notre jugement et on réalise très vite qu'au fond, on ne sait rien de toi ! Je... je suis quelqu'un qui a besoin de structure, qui met tout dans des cases pour éviter de m'y perdre et... Enfin, réfléchis un peu ! Est-ce que tu réalises qu'on a couché ensemble pendant trois mois, et c'est seulement il y a trois semaines que j'ai appris que tu n'étais pas forcement hétéro ? J'ai cru pendant tout ce temps que je couchais avec quelqu'un de l'autre bord que moi, je me sentais mal par rapport à tout ça ! Mais toi, tu ne m'as jamais rien dit, clairement j'entends ! Et quand j'ai réalisé que je commençais à m'attacher, ça a été l'enfer ! Qu'est-ce qui me disait que tu n'allais pas me reconduire avec un de tes sourires charmeurs, parce que tu t'étais enfin trouvé une maman pour Sarah ? Mais tu ne m'as rien dit, tu m'as laissé ruminer. Tu n'as rien dit et tu ne dis jamais rien ; mis à part il y a trois semaines quand tu m'as dit que tu ne voulais rien d'autre qu'une nuit. Et maintenant, tu te plains à ta sœur et tu me l'envoies ?!

- Premièrement, je ne me suis pas plaint ! Ensuite, c'est toi qui ne voulais rien de plus entre nous ! Éclata Derek.

- Je t'ai demandé de me dire CLAIREMENT ce que tu voulais, et c'est toi qui m'as dit une nuit, une seule !

- Et c'est toi qui m'as dit que tu ne supporterais pas plus !

- .. Mais... tu n'as rien compris ! C'est de continuer nos écarts seulement ponctuels, que je ne pouvais pas supporter ! C'est de risquer de terminer de nouveau au poste à cause d'une de tes ex psychopathes revenue dans ta vie sans prévenir et qui espère me faire disparaître parce que je prends trop de place ! C'est de continuer à être dans le flou le plus complet quand il s'agit de toi qui me fais perdre la tête !

- Alors pourquoi tu ne me l'as pas dit clairement ?!

- Mais ... parce que !

Stiles perdit toute contenance, pâlit, les poings toujours serrés. Derek déglutit en le fixant.

- Parce que pour toi, c'était clair comme de l'eau de roche ? Grogna-t-il, toujours énervé.

- ... Je...

- Et après, c'est toi qui me reproches mon manque de communication ? Ricana le jeune père en se frottant les yeux, commençant à fatiguer. Qu'est-ce que tu vas me reprocher maintenant, hein ?

- Tu sais pourquoi ça n'a pas marché entre nous ? Demanda soudainement Stiles en le fusillant du regard.

- Parce qu'on n'a jamais essayé ? Grogna Derek, la mâchoire tellement serrée que ses dents grinçaient.

- Ça ne marchait pas, parce que tu ne sais pas prendre de décisions ! Tu vis pour les autres et tu te démènes pour eux, mais quand ça te touche d'un peu trop près, ça y est, il n'y a plus personne ! Si je dois te reprocher encore un truc, c'est de m'avoir laissé faire le con ! Tu m'as laissé prendre de mauvaises décisions, sous le prétexte de... de quoi, d'ailleurs ? De ne pas t'imposer ? Sauf que moi tu vois, j'ai besoin de quelqu'un qui s'impose, parce que je suis déjà quelqu'un qui ne laisse pas beaucoup de place ! J'ai besoin de quelqu'un qui me mette des limites. De quelqu'un qui ne m'étouffe pas mais qui comprenne que j'ai quelques fois besoin qu'on m'encadre ; quelqu'un qui me stoppe quand je vais trop loin, qui m'arrête quand je parle trop ! Et j'ai cru que ça pouvait être toi.

Derek déglutit. L'adrénaline courait dans ses veines et il entendait son cœur battre dans ses oreilles à un rythme assourdissant.

- Sauf qu'apparemment, je me suis totalement gouré ! Et maintenant on est comme deux gros cons, à se gueuler dessus comme des vendeurs de poissons, et toi, tu ne dis toujours rien, tu n'agis pas ! Tu... tu m'énerves !

Le jeune père cligna des paupières puis fronça les sourcils. Stiles rouvrit la bouche, cherchant à parler, puis claqua la mâchoire, avant de recommencer la seconde d'après. Il finit par faire le poisson rouge pendant quelques instants, puis une grimace tira ses traits et il serra les poings en gémissant de frustration.

- Bon.

Il pivota sur ses talons et Derek écarquilla les yeux en le voyant partir.

- Oh ! Attends !

Derek contourna son bureau pour rejoindre Stiles, qui se stoppa devant la porte du bureau.

- Quoi Derek ? Quoi d'autre ? Cria le jeune homme en levant les bras, exaspéré.

- Tu pars comme ça ?!

- J'n'ai rien d'autre à dire ! Gesticula le jeune baby-sitter.

Il se retourna de nouveau en posant sa main sur la poignée, mais Derek lui attrapa le bras et le fit pivoter vers lui.

- Et moi, tu ne me laisses pas parler, peut-être ?

- Pour me dire quoi ? Que tu es désolé ? Que tu regrettes tout ce qui s'est passé ? Je m'en doute bien, mais-

Excédé par ses piaillements incessants, Derek tira sur son bras pour le rapprocher de lui et agrippa sa nuque pour le faire taire d'un baiser. Il vit les yeux du jeune homme s'écarquiller de surprise, son souffle se coupant alors que Derek prenait doucement possession de ses lèvres, les embrassant avec dévotion. Il sentit Stiles trembler sous ses mains, qu'il avait glissées autour de sa taille, avant que le plus jeune agrippe ses épaules pour se coller un peu plus à lui, gémissant de frustration en répondant au baiser. Derek ferma les paupières à moitié en se plongeant dans cet échange. Mais il eut le malheur de resserrer un peu sa prise, et ses doigts frôlèrent un bout de peau mis à nu alors que leurs mouvements avaient un peu relevé le t-shirt du jeune homme.

Ce fut comme si ce fugace contact le ramena sur terre. Stiles sursauta contre lui et chercha à se reculer, mais Derek suivit le mouvement et il se retrouva à le presser contre la porte. Le jeune homme lui mordit violemment la lèvre pour le faire réagir et le jeune père se détacha enfin.

- Derek... Souffla le jeune homme en cherchant à reprendre son souffle.

- Je ne vais pas te laisser partir comme ça. Grinça-t-il des dents, se rapprochant un peu plus de lui.

Stiles eut un rire tremblant en secouant la tête.

- Tu n'es pas croyable. Marmonna-t-il, toute colère envolée.

Derek sentit sa frustration renflouée elle aussi et il se pencha de nouveau, posant juste ses lèvres à la commissure des siennes. Stiles ferma les yeux en soupirant.

- C'est bien joli tout ça, mais maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?

Derek eut un petit sourire, Puis posa son front contre le sien, inspirant doucement.

- Maintenant, je te garde.

- Derek, je suis sérieux...

- Moi aussi.

Stiles rouvrit les yeux, l'espoir embrasant ses pupilles.

- On va tout recommencer, depuis le début. Déclara Derek en rapprochant son visage du sien pour l'embrasser tendrement. - Et on va faire les choses bien, cette fois-ci... D'accord ?

Stiles resta immobile un moment avant de se mettre à rire. Il hocha vivement la tête et s'agrippa à la nuque de Derek.

- J'ai cru qu'on n'y arriverait jamais, putain.

- Tu restes avec moi. Sourit Derek d'une voix douce.

- Avec plaisir. Acquiesça vivement le jeune homme, la voix tremblante et les yeux pétillants.

Leurs lèvres se trouvèrent de nouveau.

Enfin.

À quelques trente kilomètres de là, Laura pestait auprès de Sarah quant à l'idiotie des adultes et, même si elle n'était pas sûre que la petite comprenne, elle la suppliait de ne pas devenir comme son père et son baby-sitter. Quand elle aperçut un Scott totalement perdu déambulant dans les rues, elle mit ses propres conseils à exécution et alla le voir. Le pauvre bonhomme venait de surprendre ses parents, pourtant séparés, dans le même lit. Il était complètement chamboulé le pauvre, et la douce Laura lui proposa qu'ils se remontent le moral autour d'une plâtrée de pâtes et devant un dessin-animé pour la petite.

Il accepta avec un sourire grandiose.


RaRs

Dest : Héhéhé, MON DIEU, j'ai tellement kifer l'écrire ce lemon ! Il est bien différent de celui que j'écris d'habitude :3 Je sais bien, c'est triste pour Stiles... Mais ça va changé, ne t'en fait pas.

Flo (CH37) : Hellow hellow :D Ne t'en fait pas pour mon retard, tu as vu le mien ? Une horreur u_u

Exactement, j'ai essayé de faire au plus près de ce que j'ai plus déjà ressentir, soit vouloir vider son sac comme ça, sur la mauvaise personne, et regretter tout de suite mes mots... :/

Eh oui, niveau communications... Ils sont mauvais, hein ? Très mauvais même, dirais-je u_u

Tu parlais d'explication digne de ce nom pour le prochain chapitre ? Hm. Pas vraiment non x)

(CH38) : Et ouais, ils avaient le choix : Se parler, ne pas se parler. Ils ont choisit de sexer. Non, oui, mais voilà. Ils sont nuls, hein ?

OUI, c'est un happy-end, ne t'en fais pas ! On me le demande beaucoup en ce moment mais OUAIS, c'est un happy-end, il ne faut pas s'en faire. Même que c'est un big gros happy end x)

On a progressé... A peine x) Un tout petit peu :3

Sarah est sweet, hein ? ;) Je l'aime elle. Je l'aime trop :O Elle va tellement être cool quand elle va être grande... BREF. Elle va être cool. Et c'est vrai que les chevaux, c'est bien pour elle ; tous les animaux sont bien pour elle :3

Comment ça ? Laura et Scott ensemble ? Mais QUI t'as donné cette idée ? :O ( Huhuhu... ;D )

:coeur coeur coeur:

sandrine (CH37) : Héhéhé :) Je suis contente que ce chapitre te plaise ;)

On m'a déjà dit que mes scène d'engeulades avaient... Quelque chose xD ça fait toujours plaisir à entendre/lire :)

(CH38) : Huhuhu. Je suis contente que ce lemon te plaise :D Nooon, c'est jamais trop hot voyons :D

Ne t'en fait pas, tout va bien se passer ! J'y veille .w.

Cleem : Eh bien ! Peu de monde l'a lu, mais contente qu'il plaise un minimum ! :D

Eh bien... Ta question trouve normalement sa réponse dans ce chapitre. J'espère que ça t'a éclairé ;)

Merci pour ton petit message d'encouragement, ça me va droit au coeur :D

Alumette : Héhéhé. Je sais, ils nous mènent en bateau ces deux là, même moi ! C'est une horreur, ils font n'importe quoi èé

Contente que le lemon t'ai plus ;)

Lilith33 : Hey :D Changement de pseudo, yeah ;) Ne t'en fait pas pour le retard, tu as vu le miens ? XD

Ils sont très débiles ces deux là. Mais... Que penses-tu de ce chapitre ? ;)

OUI ! C'est un happy-end ! NO STRESS ! Et Sarah va aller mieux ! ELle parlera ! :D


*boit une gorgée de son vin*

Ils en ont fait du chemin pour arriver là, hein ? Ca y est, ON Y EST ENFIN ! *lors le vouvouzelah et ouvre sa fenêtre pour faire chier ses voisins* Héhéhé ;)

Je n'ai que peu de choses à dire. Seulement que j'ai laissé un message sur le dernier chapitre. Apparemment il n'est pas passé; Alors si je ne donne pas de nouvelle pendant une semaine, et si je boycote cette histoire, c'est que le message n'est toujours pas passé. Quel message ? CELUI D'ARRETER DE ME DEMANDER TOUS LES DEUX JOURS SI J'AI ABANDONNE CETTE HISTOIRE ET/OU QUAND ARRIVE LA SUITE ! Ca m'angoisse ! Je crois que vous ne comprenez pas bien ce que ça me fait : J'ai du mal à dormir la nuit ; je rêve que j'ai des accidents qui m'endommagent le cerveau et qui m'empêchent de finir cette histoire parce que j'ai tout oublié ; quand je réalise que j'ai passé la journée à faire autre chose que bosser sur le chapitre d'après, je me tape des crises d'angoisses et, même si ce n'est pas forcément lié, mon somnambulisme est revenu à la charge et je me réveille dans ma douche. Alors, par pitié, vous pouvez me dire que vous attendez la suite avec impatience, mais éviter de me contacter deux jours après la publication du chapitre pour savoir quand arrive le chapitre d'après.

Cela ne vous empêche pas de me dire ce que vous en pensez, hein... En deux chapitres, j'ai perdu deux tiers de mes lecteurs. Une idée du comment du pourquoi ? :O

BREF !

A la prochaine ?

Licorne, paillette et panda,

xoxo, 'Win !

P.S : De nouveau, ET MEME SI JE SUIS AUSSI EN RETARD POUR LES REPONSES AUX MAILS, ceux qui veulent papoter via mail, juste m'envoyer un petit message ou autre choses, voici mon mail spécial fanfiction : plume POINT eowin AROBAZEUUUUUH gmail POIIIINT com