Saluuuuuuuuuuuut ! Me voici me voilà, tout juste en vie aprés la rentrée (pourquoi mwaaaaaaa T-T) avec ce nouveau chapitre au titre inspiré d'un livre (qui est aussi un film) : 'Le manuel de survie du voyageur intergalactique' Au menu ? Les tribulations de notre glaçon préféré à travers son nouveau corps, et une trés ancienne quéte qui se réveille chez Haru... (quéte qui occupe d'ailleurs les tout premiers chapitres de cette fic.. c'est si loin tout ça... *essuie une petite larme*) Au fait ! Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis le chapitre 30, un petit fait est apparu, ce qui m'a mit dans une joie folle. Dans la liste des chapitres, il y a désormais une barre pour monter et descendre ! Quand je l'ai vu, j'ai été super contente, parce que ça signifie que ma fic est une longue fic ! Hurraaaaaaaaaah ! *se cache*
Bref. Où en étais-je avant de me mettre à délirer sur une barre ? ... euh... Bon ben, merci à tous ceux qui me lisent et laissent des reviews ! Enjoy ^^ Chapitre 35 : Le manuel de survie du voyageur intercorporel I Comment survivre ? a) Vous adapter à votre nouvelle condition et vous faire à toutes les coutumes et mœurs locales. . Jour 1, six heures du matin, chambre de Byakuya dans le manoir Kuchiki.
J'ouvre les yeux en grognant. Le soleil n'est pas encore levé (ou alors juste un tout petit peu) et je suis sûr que même les coqs roupillent. Mais pas Byakuya.
Non, Sa Seigneurie des Glaces se lève avant les poules (c'est dire !), et il a tellement bien programmé son corps que je me réveille toute seule ! Ce type est maso, il n'y a pas d'autres explications.
Je baille en m'étirant, et me gratte machinalement la tête. Pff… je veux me rendormiiiiiiir… ouin…
Il suffit !
« Grmmph…
Et comme si ça ne suffisait pas, j'ai Super-Nanie sur le dos pour me dire ce que je dois faire. Youpi.
Je cherche la salle de bain à l'aveuglette, avant de me rendre compte que je suis dans les appartements principaux du manoir Kuchiki et que les pièces sont à trois kilomètres les unes des autres. Et merde… Quelqu'un a un plan ?
. Jour 1, huit heures du matin, appartements d'Haru (elle a hérité de l'ancien logement de fonction de Renji)
Byakuya ouvrit les yeux d'un seul coup, parfaitement réveillé. Il rencontra un réveil du regard, et se leva brusquement.
Huit heures du matin ! Il s'était réveillé à huit heures du matin ! Ce n'était pas du tout dans ses habitudes !
C'était la faute d'Haru : elle avait inculqué de mauvaises habitudes à son corps. En fait, tout était de sa faute. L'échange, la décision de Yamamoto-Soutaicho, l'inextricable problème dans lequel il avait été coincé, et pour finir… ça !
Il baissa les yeux vers sa poitrine, rencontra deux toutes petites bosses qui dépassaient du pyjama, et détourna rapidement la tête en rougissant.
… Wow.
Et le maudit zanpakuto de cette maudite fille qui faisait des commentaires déplacés ! Son zanpakuto à lui était bien élevé, au moins, même s'il parlait un peu trop.
Eh, c'est bon hein !
Non, ça n'était pas bon. Rien n'était bon.
Il alla vers la salle de bain, dans la ferme intention de procéder à ses ablutions matinales. Il lui fallait retrouver un peu de sérénité, au nom du grand clan Kuchiki.
.
Jour 1, sept heures et demi du matin, salle de bain du manoir Kuchiki.
Courage Haru, tu peux le faire. Courage Haru, tu peux le faire. Courage Haru, tu peux le faire. Courage Haru, tu peux le faire. Courage Haru, tu peux le faire. Courage Haru, tu peux…
_NAAAAAAAOOON ! Hurlais-je devant la glace, prête à éclater en sanglot. Je peux paaaaaaaaaaaaaaaas !
L'image de Byakuya catastrophé aurait pu me faire rire, s'il n'y avait pas eu cette chose, cette si horrible et terrible chose à faire… OMH.
Je pris le gant, et me le passais sur le visage. J'étais torse nu, et seul le bas du kimono restait encore à enlever pour que je puisse prendre ma douche. Le bas qui contenait Byakuya junior et sa fière érection matinale.
J'ai fait tout un tas de trucs dans ma vie, dont beaucoup en rapport avec la fête, l'alcool etc. J'ai bu un cocktail vodka/pastis/tequila/saké (je me souviens encore du lendemain et de la gueule de bois monstrueuse que j'avais… et aussi du mec avec qui je m'étais réveillée). J'ai fumé deux ou trois joins (pas plus, promis), et j'ai fait quelques trucs pas clairs avec des gars pas clairs non plus.
Mais je ne peux pas faire ça.
Je baisse timidement le regard vers Popol, bien caché dans le kimono, pour remonter aussitôt la tête. Non. Je ne peux pas laver ce truc.
Je décide de prendre ma douche plus tard. Beaucoup plus tard. Et avec deux ou trois vers de saké dans le nez si possible, merci.
Je m'apprête à aller déjeuner, quand une horrible question se pose à moi :
Je vais faire comment pour m'habiller ?
.
Jour 1, huit heures et cinq minutes, salle de bain d'Haru.
Byakuya Kuchiki avait combattu beaucoup d'ennemis –et les avait tous vaincus (excepté Ichigo Kurosaki, mais lui était l'exception qui conformait la règle)-.
Il avait survécu à un nombre incroyable d'épreuves, avait surmonté de terribles douleurs, avait toujours fait preuve d'un sang-froid exemplaire, d'une utilisation justifiée de ses capacités, avait été éprouvé de nombreuse fois, mais avait toujours, toujours vaincu.
Mais là, il abandonnait.
Parce qu'il était absolument hors de question qu'il touche à un cheveu de ce corps et à plus forte raison qu'il le déshabille pour le laver.
Hors. De. Question.
Tu vas te laver ! Je ne veux pas que le corps de MON maître pue quand il reviendra !
Et le zanpakuto pouvait bien dire tout ce qu'il voulait, et se montrer aussi protecteur qu'un grand frère atteint du sister complex (comment ça il partait du réel ? Il ne voyait pas du tout à qui cela pouvait faire référence…), ça n'y changerait stri-cte-ment rien.
Voilà. C'était dit.
Il croisa résolument les bras devant la glace, et en profita pour observer les traits d'Haru de plus prés (puisqu'il n'était pas question qu'il touche à son corps, autant ne voir que son visage)
Elle n'était pas vraiment belle, remarqua-t-il. Sa bouche était trop grande –pas étonnant qu'elle parle autant-, ses yeux un peu trop enfoncés dans leurs orbites, ses sourcils trop épais, presque masculins, et son menton pointait légèrement trop en avant pour qu'elle soit qualifiée de 'belle'.
Mais il y avait un truc. Elle attirait les gens, hommes comme femmes, il ne savait pas comment. Que lui trouvaient-ils ?
Peut-être parce qu'elle souriait tout le temps, et que son exubérance plaisait autant qu'elle exaspérait.
Il décida brusquement qu'il avait assez pensé à Haru pour toute la journée, et partit vers la cuisine pour prendre son thé matinal.
Et surtout, surtout, il refusa de penser à ce qui allait se passer lorsqu'il irait s'habiller.
.
Jour 1, sept heures quarante-cinq du matin, cuisine du manoir Kuchiki.
*Hiiiin*
*…*
*BLAM*
*Hiiiin*
*…*
*BLAM*
*Hiiiin*
*…*
*BLAM*
Mais c'est pas vrai ! Il y a rien à manger ici ou quoi ?
J'ouvre un énième placard (*Hiiiiiin*) jette un coup d'œil à l'intérieur (*…*) et referme brutalement les portes (*BLAM*). Rien, rien, et encore rien.
Tous les placards de cette fichue cuisine sont vides. Vides, merde !
Mais comment je fais pour manger, moi ? Je suis une ado, j'ai besoin de nourriture pour vivre et me développer ! Sinon, je vais mourir de faim !
Je fouille méthodiquement la cuisine, mais pas la moindre petite trace de nourriture. Même pas des cacahuètes, vous vous rendez compte ? Pourtant, tout le monde a des paquets de cacahuètes chez soi (ou au moins le numéro du livreur de pizza) !
Je grogne.
Oh, mais je vois très bien ce qu'ils veulent faire ! Ils veulent faire mourir la grande Haru de faim ! C'est un complot ! Parfaitement, un complot ! (ndla : elle semble avoir oublié qu'elle est dans le corps de Byakuya XD)
_Ca ne se passera pas comme ça ! Hurlais-je en agitant mon poing. Je trouverais de la nourriture, foi de Haru ! BANZAIIIII !
Retroussant le kimono de Byakuya jusqu'à ses mollets, je m'élance vers les placards encore non fouillés et…
FOOOOOOOD ! De la nourriture ! J'ai trouvé de la nourriture ! Hip hip hip hourrah ! Vive moi !
J'attrape le paquet poussiéreux, qui se trouve sous un des meubles (oui j'ai été regarder sous les meubles, et alors ?) et le retire.
Des cacahuètes. Un paquet de cacahuètes.
Je l'avais dit ! Tout le monde a des cacahuètes chez soi ! C'est un fait universellement reconnu !
J'en retire une, la contemple avec gourmandise, m'apprête à la porter à la bouche pour gouter enfin à la saveur délicieuse de la nourriture, l'approche de moi, ouvre la bouche, avance la langue, quand…
_Kuchiki-sama !
Une main vient et intercepte ma cacahuète, tandis qu'une autre prend le paquet.
…
…
… error system, please wait for the reconnexion…
_Vous n'avez pas à manger ce genre de chose, enfin ! Merci beaucoup de nous avoir signalé cette immondice, nous allons nous en occuper maintenant.
Interdite, je fixe la servante (une femme d'âge mûre) qui s'éloigne avec force de courbette en tenant MON petit-déjeuner du bout des doigts.
_Mais…
_Votre thé est servi, Kuchiki-sama, prenez place s'il-vous-plait !
Je m'agenouille prés de la table, toujours effondrée par la perte de mes cacahuètes, quand une tasse est déposée devant moi. Et des larmes de dépit coulent à flot sur mon visage.
Du thé. Bouhouhou…
Je suis maudite.
.
Jour 1, huit heures et demi, cuisine de Haru.
Statufié, Byakuya fixait les étranges produits alignés devant lui.
Pancakes, pop-corn, sirop d'érable, céréales, café, chocolat chaud, beurre, confiture, nutella et chantilly, tels étaient les noms de ses actuels ennemis. Qu'était-ce ? Pouvait-on le manger ?
Mais surtout, surtout, où était le thé ?
Il se mit à fouiller, à la recherche de la moindre trace de son précieux breuvage. Après tout, tout le monde avait au moins un sachet de thé dans sa maison, n'est-ce pas ? C'était comme… les cacahuètes, par exemple.
Il allait en trouver. Il devait en trouver.
Il ouvrit un autre placard et continua ses recherches…
.
Jour 1, neuf heures, chambre de Byakuya.
Oh My Haru.
Oh My Fucking Haru.
Je regarde fixement les choses étalées devant moi. Des tonnes et des tonnes de tissues, déroulées en longs rubans lisses et soyeux.
Haori. Hakama. Kimono(ou quoi que se soit d'autre).
Mais comment je vais réussir à enfiler ça, moi ? Hein ? Il y a un mode d'emploi quelque part ? Y a-t-il un couturier dans la salle ?
Je prends un vêtement au hasard, ferme les yeux (hors de question que j'ai à voir le Popol de Bya !) et commence à m'habiller à l'aveuglette.
Ca marchera probablement… ou pas.
.
Jour 1, neuf heure, chambre de Haru.
Le capitaine de la sixième division saisit une étoffe blanche et la retourna dans tous les sens. Mais comment Haru pouvait-elle mettre ce genre de chose ? C'était totalement incompréhensible. Comment cela s'appelait-il déjà ?
Quelque chose comme chemise, se rappela-t-il.
Son ventre gronda, et Byakuya fit de son mieux pour l'ignorer. Il n'avait pas eu son thé du matin, ce qui expliquait le bavardage intempestif de son estomac (enfin, de l'estomac d'Haru).
Ce vêtement était véritablement indécent, se dit-il en examinant la chemise de plus prés.
Son regard tomba soudain sur une petite chose noire ornée de fausse dentelle.
Un soutien-gorge.
Oh oui, songea-t-il, totalement indécent.
.
Au même moment, les deux jeunes gens finirent de s'habiller, Haru enfila son haori de capitaine, Byakuya accrocha l'insigne de lieutenant sur son bras, ils ouvrirent la porte de leur demeures provisoires, et songèrent une seule et même chose :
Et dire que la journée venait seulement de commencer…
.
Voilà... en espérant que ça vous aie plus...
Reviews ? Alleeeeeeeeeez !
A la prochaine !
Signé : La folle
