Chapitre 34 : Une très mauvaise semaine
Mages
Yami fronça les sourcils en suivant le garçon à sa leçon d'occlumencie ce soir-là, ayant soulagé Marek de ce devoir dès qu'il avait découvert que Potter avait trouvé et lisait le journal de Joey. Jusqu'à présent, il ne montrait aucun signe explicitant son desir de les affronter ou d'interpréter les informations qu'il lisait, mais Yami pensait que ce n'était qu'une question de temps. Le garçon était impulsif et gourmand ; ses émotions auraient raison de lui.
- Fermez la porte, Potter, ordonna froidement Rogue.
Potter s'empressa de le faire, ne voulant pas ennuyer le Maître des Potions. Tandis que Potter faisait ce qu'on lui disait, Rogue se dirigea vers un bassin de pierre et déposa une substance argentée qui semblait venir de sa tête. Ce doit être les souvenirs dont Marek m'a parlé, réfléchit Yami.
- Vous êtes-vous entraîné ? demanda Rogue.
- Oui, mentit Potter.
Enfant stupide, le méprisa Yami. Tu ne peux pas mentir à quelqu'un qui peut lire dans ton esprit ou ressentir tes intentions.
Rogue ne le crut évidemment pas et leva un sourcil.
- Nous verrons, n'est-ce pas ?
Il leva sa baguette et s'apprêtait à prononcer le sortilège quand on frappa à la porte. Rogue abaissa sa baguette.
- Entrez !
Goyle, le dernier membre du cercle de Malfoy, ouvrit maladroitement la porte et jeta un coup d'œil à Potter.
- Potter est juste là pour des potions de soin, déclara Rogue, remarquant le regard interrogateur de l'enfant. Que voulez-vous ?
- C'est le Professeur Ombrage, monsieur, dit Goyle d'une voix grave. Elle demande votre aide dans son bureau. Ses meubles flottent et elle ne peut pas les faire redescendre.
Rogye haussa un sourcil.
- Pourquoi a-t-elle besoin de mes services? Le professeur Flitwick serait plus à même de faire ce travail.
- Je ne sais pas, monsieur, dit Goyle. Je sais juste ce qu'elle m'a dit.
- Bien sûr, murmura Rogue.
Yami savait que même si Rogue favorisait sa propre maison, il y avait même des limites sur la quantité de stupidité qu'il pouvait tolérer. Goyle était certainement celui qui tirait sur cette limite. Il sourit aux problèmes d'Ombrage. Marek et Bakura devaient s'amuser.
- Potter, attendez ici. Cela ne devrait pas prendre longtemps, ordonna Rogue alors qu'il s'en allait, laissant l'adolescent seul dans le bureau.
Aussi curieux que Yami soit de voir comment se déroulait la situation à l'étage, il se résigna à laisser les autres lui raconter plus tard. Pour l'instant, Potter était sa principale préoccupation. Le garçon se tenait au centre de la pièce, figé pendant un moment avant de se détendre légèrement et de regarder autour de lui. Yami maudit silencieusement le Maître des Potions d'avoir laissé Potter seul au moment où ses yeux se posèrent sur le bassin contenant les souvenirs.
Effectivement, Potter se dirigea vers le bassin, fixant la substance argentée. Yami envoya une Ombre pour le saisir. Hypocrite, siffla l'Ombre. Potter recula, surpris et confus, se demandant visiblement à quel point c'était hypocrite.
Yami plissa les yeux vers le garçon, laissant son mécontentement suinter à travers l'Ombre qui le retenait. Ce garçon détestait chaque instant que Rogue passait dans son esprit. Il détestait que quelqu'un d'autre puisse voir ses souvenirs. Alors il avait décidé de regarder les souvenirs les plus intimes de quelqu'un d'autre ?! N'en avait-il pas assez avec le journal de Joey ?
L'expression de Potter se transforma en une grimace quand il réalisa que l'un des Mages observait ses actions. Elle reflétait de l'indignation. Comme s'il croyait qu'il ne faisait rien de mal !
Yami lâcha le garçon, dégoûté. Il se promit que, quand il serait temps pour Yami no Game de Potter, le garçon ne quitterait pas sa pénalité à moins d'apprendre à respecter la vie privée des autres. Shizu les avait prévenus, lui et ses amis, avant même que l'année ne commence, que l'incapacité de contrôler leur curiosité ne se termine pas bien pour eux. Les deux autres semblaient bien se débrouiller. Tout ce qu'ils recherchaient était relativement inoffensif et pouvait être trouvé dans n'importe quelle archive moldue.
En se basant sur leur comportement, Yami ne doutait pas qu'ils creuseraient eux aussi trop profondément. Mais ils ne le faisaient pas. Pas pour le moment. Il laisserait les amis de Potter tranquille pour l'instant : il ne pouvait pas jouer quelqu'un pour quelque chose qu'ils pourraient faire.
En parlant de Potter, le garçon s'était remis de l'attaque légère des Ombres et regardait de nouveau attentivement dans le bassin. Yami le regarda avec étonnement alors que Potter plongeait son visage dans les souvenirs, sans doute pour les voir. Même après qu'il ait clairement fait comprendre au garçon que son comportement était dangereux, il continuait tout de même ! Grognant de frustration, Yami décida de le laisser faire. Peut-être que lorsque l'espion reviendrait, il pourrait mieux réprimander Potter que lui en ce moment. Les Ombres l'informèrent que Rogue était sur le chemin du retour aussi Yami avait-il juste besoin d'être prêt à intervenir si Rogue faisait du mal au garçon.
Yami regarda distraitement Rogue retourner à son bureau, maudissant Ombrage dans sa barbe. Le Maître des Potions se figea quand il ouvrit le bureau, voyant Potter, l'étudiant qu'il méprisait, regarder ses souvenirs les plus cachés. La rage le submergea et il courut presque à travers la pièce pour tirer brutalement Potter hors du bassin.
- Vous vous amusez bien, Potter ? siffla-t-il.
Celui-ci semblait confus.
- Je...non… j'ai juste...
- Silence !
Rogue le poussa dans les étagères derrière lui.
- Comment osez-vous ?! Je ne veux plus jamais vous voir dans mon bureau !
Potter resta figé par la peur, ignorant le verre brisé autour de lui à cause de sa collision avec les étagères. Cela ne fit qu'enrager Rogue un peu plus. Il ramassa une fiole sur son bureau, ayant clairement l'intention de la lancer sur le garçon.
Yami sortit rapidement des Ombres, attrapant le poignet de Rogue d'une main de fer alors qu'il retenait son bras. Rogue se retourna, surpris. Après un long combat visuel entre le sorcier et le Mage, Rogue se détendit suffisamment pour que Yami ne le libère. Potter sembla sur le point de dire quelque chose mais Yami le coupa d'un regard froid avant qu'il ne puisse émettre le moindre un mot. Honnêtement, Yami se fichait du bien-être du garçon, mais il avait promis à Dumbledore que les étudiants seraient à l'abri de toute blessure, à moins qu'ils n'agissent contre les Mages.
- Sors d'ici, dit froidement Yami.
Les cachots étaient déjà froids mais les Ombres abaissèrent encore plus la température de la pièce.
Potter rassembla ses affaires à la hâte et Yami laissa Mahad surveiller le garçon pendant quelques minutes alors qu'il se tournait vers le Maître des Potions.
- Pourquoi ne l'avez-vous pas arrêté ? demanda Rogue au Mage.
- Les actions du garçon lui appartiennent, répondit Yami. Nous ne pouvons décemment pas choisir les actions des étudiants à leur place. Si nous le faisions, nous ne vaudrions pas mieux que Dolorès Ombrage. Je l'ai averti que ce qu'il faisait dangereux et hypocrite. Il a choisi d'ignorer mon avertissement.
- Vous saviez que ces souvenirs étaient privés ? insista Rogue.
- Tous les souvenirs sont privés, contra Yami avec un regard noir. Avoir ses expériences passées exposées de force n'est pas une expérience agréable. C'est quelque chose que vous devriez très bien savoir.
Rogue pâlit, sachant pertinemment que Yami faisait allusion à la dureté avec laquelle il s'imposait dans l'esprit de Potter chaque semaine.
- Cela n'excuse pas son comportement, reprit Rogue.
- La seule raison pour laquelle je suis intervenu est que vous aviez l'intention de faire du mal à un étudiant, l'informa Yami, laissant les Ombres le recouvrir à nouveau. Comment vous gérez cette situation est votre responsabilité.
Harry
Vendredi arriva rapidement. Harry se leva, redoutant le conseil d'orientation qu'il aurait aujourd'hui. Il n'avait pas vraiment regardé les tracts laissés dans les dortoirs. Sa confrontation avec Rogue l'avait secoué pendant des jours.
Il avait dit à Ron et Hermione que Rogue avait cessé de lui donner des leçons parce que cela devenait risqué et qu'il était allé assez loin pour continuer à s'entraîner seul. À son grand soulagement, ils avaient apparemment gober son histoire. Il ne voulait vraiment pas partager avec eux ce qu'il avait vu dans les souvenirs de Rogue. Que sa mère et son père s'étaient détestés pendant leurs années d'école. Que son père était plus un tyran que la plupart des serpentards.
Harry pensait que Rogue avait retiré ces souvenirs parce qu'ils l'embrassaient. Après tout, ils montraient son père suspendre Rogue à l'envers et se moquer de lui, soutenu par Sirius, Lupin et Pettigrow.
Et puis il y avait eu le Pharaon. Harry était sûr que c'était lui qui l'avait retenu avec les Ombres. Il frissonna en se souvenant de l'emprise froide et de la colère qui émanait d'elles. Il se demandait pourquoi le Pharaon ne l'avait pas arrêté quand il avait essayé à nouveau. Il réprima un autre frisson en se souvenant du regard froid que le Pharaon lui avait jeté quand il avait empêché Rogue de l'attaquer.
Harry avait été initialement reconnaissant au Mage, mais le Pharaon était visiblement très mécontent de ses actions. Le «hypocrite» résonnait encore dans son esprit. Pourquoi c'était lui l'hypocrite ?! Rogue avait libre accès à ses souvenirs mais il était autorisé à garder les siens privés ? Le risque doit aller dans les deux sens, songea Harry.
Souhaitant plus que tout pouvoir parler à Sirius, Harry se leva à contrecœur pour faire face à ses cours. Au moins, c'était un jour léger à cause des orientations, mais il devait aller en potions. Rogue avait semblé l'éviter depuis l'incident, bien qu'il fût encore particulièrement vicieux avec ses devoirs. Honnêtement, Harry était d'accord avec ça. Il était plus qu'habitué à ce genre de traitement avec les Dursley et il savait comment l'utiliser à son avantage.
Ron et Hermione remarquèrent son expression morose quand il finit par arriver au petit déjeuner.
- Qu'est-ce qui ne va pas ? demanda la jeune fille, inquiète.
- Rien, dit rapidement Harry.
Mais il se corrigea devant leur regard dubitatif.
- Eh bien, je ne peux rien y faire. Je voulais juste parler à Sirius, mais je ne peux pas parce qu'Ombrage surveille le courrier et les cheminées.
- Il ne reste plus beaucoup de temps, dit Hermione avec sympathie. Tu pourras lui rendre visite cet été.
- Ouais... acquiesça Harry en choisissant de la nourriture. Quand est votre session d'orientation ?
- J'ai la mienne juste après notre premier cours, dit Hermione en vérifiant son emploi du temps. Je pense que McGonagall les fait par ordre alphabétique.
- Sûrement. Le mien n'est pas avant ce soir, dit Ron la bouche pleine. C'est quand la tienne ?
- Cet après-midi. Après les potions.
- Une idée de ce que vous voulez faire ? demanda généralement Ron.
Hermione se lança dans une diatribe à propos de tous les emplois qu'elle envisageait et de la façon dont elle souhaitait vraiment pouvoir envisager sa carrière avec les A.S.P.I.C.s. Elle parlait encore quand la cloche sonna pour le premier cours.
La journée passa étonnamment vite pour Harry considérant qu'il avait l'histoire de la magie et potions. Rogue continua à l'ignorer en cours de potions, bien qu'il parvienne toujours à trouver un moyen de lui donner un zéro pour sa potion en faisant tomber accidentellement sa fiole de la table. Harry aurait pu en remplir une autre mais Hermione avait déjà nettoyé son chaudron.
Frustré, Harry retourna dans son dortoir pour passer le temps avant sa séance d'orientation. Ne voulant faire aucun travail scolaire, il sortit le journal de Joey et ferma les rideaux autour de son lit. À présent, il était à mi-chemin du journal et il était presque certain que les Mages étaient responsables de la plupart, sinon de la totalité, de la souffrance que Joey avait subie.
Hey, mec. Cela fait un moment, n'est-ce pas ? Le Circuit de Duel a été fou ces derniers temps. J'ai été à tant de duels d'exhibition duel que tu ne le croirais pas. Je ne sais pas comment tu as réussi !
Cela fait dix ans maintenant... La police a appelé aujourd'hui pour dire qu'ils ont abandonné. Ils disent que ça fait trop longtemps qu'il n'y a plus de trace et qu'ils ne peuvent pas dépenser plus de ressources pour vous chercher. Donc je suppose que tu as gagné. Comme toujours. Peu importe ce que nous faisions, tu as toujours gagné. J'aimerais juste savoir pourquoi tu as disparu !
Je n'arrête pas de me dire que tu as une bonne raison et je dois continuer à croire ça. Un jour, tu nous reviendras, j'en suis sûr. Je vais te frapper sur de la tête, Téa va t'écorcher et t'étrangler et Tristan essayera d'agir comme un dur mais nous verrons clair à travers son jeu. Et puis nous irons tous à la salle d'arcade, comme nous le faisions quand nous étions adolescents. Ou peut-être que nous irons manger quelque part et que tu pourras nous dire tout ce que vous avez fait.
Téa s'en veut encore au passage. Elle dit qu'elle ne peut pas croire qu'elle n'ait pas remarqué que quelque chose n'allait pas. Qu'elle aurait dû pouvoir voir les signes disant que tu avais l'intention de partir, mais nous n'avions vraiment aucun moyen de le savoir, n'est-ce pas ? Tu es plus rusé que tu ne voulais l'admettre. Surtout avec l'Esprit avec toi. Vous pourriez tous les deux convaincre Râ lui-même que le ciel est vert si vous le vouliez vraiment (j'utilise encore vos idiomes).
Ça devient un peu effrayant ici. Les gens commencent déjà à oublier ton nom. Mon nom a remplacé le tien dans le circuit du Duel de Monstres et personne ne parle plus du Roi des Jeux originel. Je ne suis plus «l'homme entraîné par la légende». Je suis juste le «Roi des Jeux» pour tout le monde maintenant. Après dix ans, je suis toujours au sommet …
J'annonce ma retraite du monde professionnel aujourd'hui. Cela n'arrivera pas avant un moment mais je veux plutôt aider Makuba à gérer son entreprise. Il y a quelques enfants de la Duel Académie qui ont un réel potentiel pour devenir le prochain Roi. Après cette annonce, nous sommes censés aller là-bas pour que je puisse les affronter et faire l'expérience de leur esprit de duel moi-même.
Je sais que c'est horrible de vouloir ça mais je veux te parler à nouveau ! As-tu changé ? Es-tu devenu plus grand ? Es-tu toujours la même personne attentionnée dont je me souviens ? Qu'as-tu fait toutes ces années ? Au moins, ça me donnerait une sorte de finalité.
... Je dois y aller maintenant. Makuba m'appelle pour la conférence de presse. Souhaite-moi bonne chance, Yûgi...
Harry fixa le dernier nom de la page. Yûgi. Le même nom que le Prince ! Il ne faisait aucun doute dans l'esprit de Harry que le Prince était celui auquel Joey avait adressé ce journal et qu'il était le même qui avait abandonné ses amis les plus proches. Probablement parce qu'il avait reçu une place élevée parmi les Mages, pensa Harry avec dégoût.
L'horloge sonna trois heures, incitant Harry à sortir du lit. Il était en retard pour sa séance d'orientation avec McGonagall !
Fourrant le journal dans son sac, il courut dans la salle commune et descendit dans les couloirs en direction du bureau de McGonagall. Il enfonça la porte, à bout de souffle à force de courir.
- Désolé, professeur, haletait-il. J'ai perdu la notion du temps.
- Peu importe, Potter, dit fermement McGonagall. Asseyez-vous.
Un cliquetis fit se retourner Harry qui vit Ombrage assise dans le coin, tapant sa plume sur le bloc-note qui était sur ses genoux. Mais elle n'était pas la seule dans la pièce. Bakura était appuyé contre le coin opposé, derrière McGonagall, l'air très ennuyé. Il s'ennuyait tellement qu'il avait l'air endormi avec sa tête renversée sur le côté et ses yeux fermés. Cependant, d'après la tension d'Ombrage, Harry était à peu près certain que le Mage était bien éveillé et conscient. Pas étonnant que McGonagall ait l'air mal à l'aise.
- Bien. Potter, commença McGonagall en tirant une pile de documents vers elle. Avez-vous réfléchi à ce que vous aimeriez faire une fois que vous aurez quitté Poudlard ?
Harry rejeta de ses pensées de ce qu'il avait lu quelques minutes auparavant.
- Eh bien, euh, je pensais à être peut-être un auror ?
- Vous aurez besoin des meilleures notes pour ça, dit McGonagal avec des sourcils levés alors qu'elle tirait un feuillet sombre du bas de la pile. Rien en dessous de Effort Exceptionnel. Et puis une série de tests de caractère et d'aptitudes. C'est un plan de carrière très difficile. Peu de gens réussissent.
Ombrage décida d'avoir une très petite toux, comme si elle essayait d'agacer les occupants de la pièce. Harry vit les yeux de Bakura s'ouvrir et fixer la sorcière sans bouger la tête.
- Vous devrez suivre plusieurs cours, continua McGongall. Défense contre les forces du mal, naturellement. Mais vous aurez aussi besoin de métamorphose, de sortilèges, et de potions. Oui, des potions, Potter. Je pense que si vous mettez un peu plus d'effort dans vos études, vous pourriez très bien être sur le bon chemin pour devenir auror.
Ombrage toussa de nouveau, un peu plus fort que la dernière fois.
- Attention à ce que tu dis, sorcière, gronda Bakura.
La sorcière ressemblant à un crapaud jeta un regard nerveux dans la direction du Mage avant de continuer sur un ton condescendant.
- Excusez-moi, Minerva, mais je me demande pourquoi vous donnez de faux espoirs à ce pauvre garçon ?
- De faux espoirs ? répéta McGonagall. Je ne vois pas pourquoi ? Ses notes sur l'ensemble de ses tests de défense contre les forces du mal sont exceptionnellement élevées -
- J'ai peur de vous contredire, Minerva, coupa Ombrage. Mr Potter a souvent obtenu de mauvais résultats dans ma classe.
- C'est parce que tu es une connasse partiale et lèche-cul, intervint Bakura, coupant toute réponse que McGonagall aurait pu donner.
S'il n'avait pas peur pour sa vie, Harry aurait peut-être trouvé la couleur qu'Ombrage amusante. Elle bafouilla à la recherche de mots pour répondre à l'accusation du Mage qui ne le la conduirait pas à un Yami no Game. Harry se tenait maladroitement au milieu de tout ça, ne sachant pas quoi faire. Il avait à peine dit quelques mots depuis qu'il était là mais, avec la tension déjà si élevée, cela suffisait à mettre le bazar.
La main d'Ombrage se crispa sur sa baguette. Un mouvement que Bakura ne manqua pas.
- Vas-y, susurra-t-il avec un sourire sauvage. Le Prince a peut-être promis ton jeu au Prêtre mais les Lois des Ombres stipulent que, si tu m'attaques, tu es à moi.
Harry était soudainement très content que Bakura soit là et pas dehors où il pourrait le croiser plus tard.
- Le fait demeure que Potter a un casier judiciaire, réussit finalement à articuler Ombrage.
- Potter a été innocenté de toutes les accusations, lança McGonagall, se levant dangereusement.
Ombrage se leva également mais elle était si petit que cela ne fit pas vraiment de différence.
- Le Ministre de la Magie n'emploiera jamais Harry Potter !
- Peut-être qu'au moment où Potter sera prêt à devenir un auror, il y aura un nouveau Ministre de la Magie !
- Aha ! hurla Ombrage, pointant un doigt court vers la vieille sorcière. Bien sûr ! Vous voulez que Cornelius Fudge soit remplacé par Albus Dumbledore ! Vous voulez être Sous-secrétaire du Ministre à ma place !
- Vous délirez.
McGonagall fronça le nez en dédain.
- Potter, nous avons fini.
Harry rassembla rapidement ses affaires et s'élança hors de la pièce. Il aurait pu jurer que Bakura avait l'air de s'amuser alors que les deux femmes se criaient l'une sur l'autre, mais il avait d'autres choses sur lesquelles se concentrer.
Une fois débarrassé des cris et des bagarres, l'indignation qu'il ressentit à l'égard du Prince Yûgi revint. Il repensa au moment où Marietta avait vendu l'AD à Ombrage, et à quel point les Mages semblaient dégoûtés, en particulier le Prince et le Pharaon. Yûgi n'avait peut-être pas vendu ses amis mais il leur avait certainement tourné le dos.
Il parcourut les couloirs à la recherche d'un couloir désert. Il en finalement trouva un au cinquième étage, dans l'aile ouest.
- Je sais que l'un de vous me suit, dit-il à haute voix, espérant désespérément qu'il ne se ridiculise pas.
Les Ombres se tortillèrent un peu mais rien ne prit forme.
- Qu'est-ce que tu veux, garçon ? siffla quelqu'un derrière lui.
Il sursauta et se retourna pour voir le Pharaon debout, les bras croisés et l'air grave.
- Dis-moi, continua le Pharaon. Est-ce que tu aimes fouiller dans la vie des autres ? As-tu le droit de connaître les secrets les plus profonds de tous ceux que tu rencontres ?
Sa main bougea vers son sac où le journal était. Les yeux du Pharaon ne manquèrent pas le mouvement.
- Je sais tout du journal que tu as trouvé.
Soudainement, le Pharaon fut juste à côté de lui.
- Savais-tu que le Prince et moi avons dû empêcher physiquement une partie de ma Cour de te tuer quand ils l'ont appris ? murmura-t-il, envoyant des frissons dans la colonne vertébrale de Harry.
Harry trouva d'une manière ou d'une autre du courage et affronta audacieusement le Pharaon, certainement l'un des Mages les plus effrayants. Il sortit le journal et le brandit devant lui.
- Vous savez combien de douleur est transcrite dans ce journal parce que son meilleur ami est parti sans même un «au revoir» ?
Les yeux du Pharaon se rétrécirent.
- Je connais chaque détail écrit dans ce journal. Je sais exactement ce qu'il a traversé. Le Prince n'était pas le seul à avoir des liens avec lui. Et tu n'as aucune idée du déchirement que nous avons traversé.
- Pourquoi avez-vous emmené son meilleur ami ?! accusa Harry. Quel genre d'ami part pour du pouvoir ?! Vous êtes vraiment aussi mauvais que Voldemort !
Avant qu'il ne sache ce qui se passait, Harry fut projeté contre le mur et épinglé par les Ombres, le journal tombant sur le sol. Un Pharaon enragé le tenait à la gorge alors que les ténèbres se développaient autour d'eux, bloquant la vue du couloir.
- J'ai supporté ton arrogance, ton indiscrétion et ton sens de l'auto-justice pendant trop longtemps. Maintenant, tu oses porter des accusations contre nous parce que tu trouves des actions que tu ne pourras jamais comprendre méprisables ! Il est temps pour ton Yami no Game !
