Titre : Un avenir pour le moins surprenant…

Auteur : BlackDeepShadow

Rating : M

Genre : Romance/Humour

Avertissement : SLASH DMHP donc homophobe s'abstenir

Disclaimer : Rien à moi, tout à J.K Rowling

Beta: Version non corrigée


Note de l'auteur :

Merci à : Sabou ; MangaLoveee ; Loucat ; Fuhatsu ; Manon ; marjorie27 ; Chaimette ; sheinny sparrow; jememj ; Florence Baker ; YumaRain ; Nononekoo ; erimoon ; sasu-hime ; NinyLoveless1305 ; Dororo03 ; Miss Black ; Louchi ; brigitte26 ; maira51 ; Manga-Angel-Yaoi ; Dreamy-Nymph ; nytiss973 ; Pine ; orihime ; Erilys ; Dracolina3 ; Amistosamente-vuestro ; Lord La Folle ; Naifu-Sasu ; Eichi-chan ; Elaelle ; Okawa ; Nana'.'Lea ; Whity crazy Rabbit ; coquecigrue ; Akirafye ; jess ; Niinii. Potter Malfoy Snape ; LOLO ; ptite clad ; SIRIUS X SEVERUS(x2) ; YAMIA ; Shira31 ; mixi (x2); Sora sama ; gardelina ; Elec9 (x2); Anne Onyne ; animophilenrose; Elektra Black ;

Ainsi qu'à Kokiicookie (chapitre 20 et 35)

Guest (chapitre 35)

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RAR :

Sabou : Je vais parler un peu de Voldemort dans plusieurs des chapitres suivants mais il n'y aura pas de passage où on le verra à proprement parler avant un petit moment ^^ Par contre, je ne sais pas du tout combien de chapitres fera ma fic. J'écris pas mal au feeling donc j'ai tout le temps des idées qui interfèrent dans mon plan d'origine et il arrive également souvent que je supprime des choses alors le nombre de page varie tout le temps.

J'espère que tu apprécieras autant la suite de ma fic :)

marjorie27 : Pour le moment, je n'ai pas pris de décision concernant le futur petit-ami de James. J'hésite entre deux choix et je ne sais pas lequel est le mieux…

J'ai terminé un interlude il n'y a pas longtemps. Je ne sais pas quand je le posterai mais en tout cas je peux dire que tu reverras bientôt Elliot, Dante et Nathan ^^

Loveless1305 : Je ne parle que de la relation amoureuse de James parce que je n'ai pas prévu de mettre les autres enfants en couple.

Sinon, je ne sais pas du tout combien de chapitres fera ma fic étant donné que j'écris pas mal au feeling donc j'ai tout le temps des idées qui interfèrent dans mon plan de départ. Et puis il arrive également souvent que je supprime des choses alors le nombre de pages varie tout le temps. Mais ne t'en fait pas, je n'ai pas prévu de faire de fin sadique :)

Dreamy-Nymph : La chanson With you n'existe pas, je l'ai inventée de toute pièce ^^

Akirafye : On m'a déjà proposé de faire un Val/Chris et ça ne me dit franchement rien. Je n'ai pas encore décidé de ce que j'allais faire mais en tout cas je ne penche vraiment pas pour cette option.

Sirius va arriver dans quelques chapitres, un peu de patience :) Pour le moment je me focalise sur James pour pouvoir terminer au plus vite sa mise en couple, mais dès que ce sera fait, on verra plus les autres enfants :) Et on apprendra également qui est le futur mari de Ginny. Par contre, je ne compte pas donner un grand rôle à Neville.

Pour ManyFics, j'ai gardé le même pseudo : BlackDeepShadow. Ça sera plus simple pour que mes lecteurs puissent retrouver ma fic.

Niinii. Potter Malfoy Snape : Pour la mise en couple de James, j'ai déjà fait un sondage dans le chapitre précédent mais pour le moment, je n'ai pas encore décidé de ce que j'allais faire. J'hésite entre deux choses.

SIRIUS X SEVERUS : J'ai décidé de faire un futur dans lequel avoir du sang lycanthrope n'est pas un problème. Après tout, Harry, Sirius et cie ont un important statu dans le futur alors ils n'auraient pas accepté que Remus soit toujours discriminé, surtout étant donné sa participation au sein de l'Ordre. Par contre, je préfère dire que comme Christopher est un demi-lycanthrope, il n'est pas ''contagieux'', parce vu qu'il se bat beaucoup, il devrait faire super attention et des accidents seraient possibles. Je préfère qu'il n'ait pas ce problème en tête.

Je n'ai toujours pas décidé ce que j'allais faire de James. J'hésite entre deux options et je n'arrive pas à faire un choix ^^ Par contre le Val/Chris n'en fait pas partie…

Je n'ai pas dit ce que Val voulait faire comme métier plus tard mais si ça t'intéresse, je peux toujours l'inclure dans un des chapitres suivants.

Pour le titre de Lord, je ne compte pas traiter ce détail parce que, personnellement, je ne le trouve pas super intéressant.

Même si je ne supporte pas les Blaise dominés, j'ai quand même apprécié les fics de Gody :) En plus, elles faisaient partie des premières que j'ai lu et c'est en parti elle qui m'a donné le goût des FF.

Concernant les fleurs que Christopher déniche, leurs noms et pouvoirs sortent tous de ma tête. Et quant à où il les trouve, c'est son problème. J'aime à penser que puisqu'il veut entrer dans la milice, c'est tout dans son intérêt de pouvoir dénicher des plantes aussi utiles si jamais il a un problème.

Par contre ce n'est pas par Scott et Val que Sirius va venir à Poudlard ^^

Pour le séjour de Valentin à l'hôpital, j'en reparlerai dans les chapitres précédents mais il est vrai que ta théorie est plausible ^^

Nana'.'Lea : Dans les premiers chapitres, quand je parlais de James j'étais beaucoup plus concentrée sur son côté ''fait des conneries avec Alex, Gabe et Fred'' que son côté ''a trois amoureux à ses pieds''. C'est pour ça que qu'il y a un petit décalage ^^

Anne Onyne : Pour savoir ce que Scott et Valentin mijotent avec le cheveux de leur Papa, il va falloir attendre un peu ^^ Par contre, concernant le couple Ron/Blaise, comme Ron aborde timidement les relations entre hommes, je ne peux pas écrire que Blaise l'emmène au lit tout de suite. Il y aura des passages un peu citronnés dans quelques chapitrse, histoire que le roux s'habitue à être touché par un homme. Et, ne t'inquiète pas, dès qu'il sera prêt, j'ai prévu un bon lemon bien citronné :)

Par contre pour les personnages secondaires dont je ne parle pas lors de la répartition du chapitre 2, je n'ai pas du tout pensé à s'ils ont des enfants ou pas. Parce que de toute façon, ça ne change rien à l'histoire.

Sinon le benjamin Zabini-Weasley c'est bien Nathan ^^

animophilenrose : Pour le relooking de Severus, vu que c'est dans longtemps, je n'y ai pas encore vraiment réfléchi. Je verrais ça quand j'y serais mais je pense effectivement faire quelque chose pour ses cheveux gras.

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J'espère que je n'ai oublié personne, j'ai été pas mal occupée ces derniers temps ^^'

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Bonne lecture !


Chapitre 31 : Idée

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Severus se frotta les yeux pour la énième fois de la soirée.

Il n'était pas très tard mais pourtant ses yeux lui piquaient comme si le jour s'apprêtait à se lever. Le fait de dormir seulement quelques heures par nuit depuis des semaines était sûrement la cause de son état…

« Je ne dois pas m'endormir…, souffla-t-il. »

Le potioniste rejeta sa tête en arrière avant de se reculer dans son fauteuil.

Déjà que son esprit était occupé par la solution qu'il fallait trouver pour renvoyer leurs enfants dans le futur, maintenant il devait aussi penser à ce que Harry lui avait dit quelques nuits plus tôt, à propos des rêves qu'il faisait : à propos de la personne que Voldemort cherchait avec tant de hargne ainsi qu'à propos du jeune homme blond qui l'aidait dans sa tache.

« Fin, blond cendré aux yeux clairs… »

Il ne connaissait personne correspondant à cette description dans les rangs du Lord Nord… Non, qu'il ne les connaisse tous mais un tel physique ne passait pas inaperçu !… Mais d'après Harry, il s'agissait d'un petit nouveau alors il y avait de grandes chances pour qu'il soit arrivé après que Poudlard soit complètement bloqué.

Il n'avait également aucune idée de l'identité de la personne qui hantait tant l'esprit du Seigneur des Ténèbres. La dernière fois qu'il l'avait vu, le Lord lui avait demandé des conseils sur la manière dont il pouvait torturer Draco une fois qu'il lui aurait mis la main dessus…

Un frisson glacé traversa l'échine de Severus quand il repensa à toutes les choses que son filleul aurait à supporter si Voldemort le trouvait… Ou devrait-il plutôt dire… quand il le trouverait, d'après les informations qu'il avait rassemblées.

Le potioniste secoua brusquement la tête pour chasser ces sombres idées de son esprit.

Face à la situation, la question que l'on pouvait se poser était est-ce qu'il était censé connaître l'homme aux cheveux cendrés, mais que le blocus avait rendu leur rencontre impossible ? Parce que si c'était le cas, le futur pourrait s'en retrouver changé !… Ou alors peut-être que l'homme n'avait pas la moindre importance.

Pour trancher cette question, le potioniste avait d'ores et déjà demandé à l'un de ses enfants si un homme avec un tel physique avait eu une importance quelconque pendant la guerre et il avait obtenu une réponse négative. De toute évidence, l'homme n'était qu'un sujet parmi tant d'autres qui cherchait vainement à satisfaire son maître.

Ou alors…

« Un nouveau venu qui se pointe en même temps qu'une ribambelle de pré-adolescents et d'adolescents…, souffla le ténébreux. Quelle coïncidence… »

A moins bien sûr… que ce n'en soit pas une… Et si, l'homme aux cheveux cendrés était venu avec les enfants ?… Ça avait été un tel bazar après leur arrivée qu'il avait très bien pu s'éclipser du château sans que personne ne le remarque… Et s'il était entrain d'aider Voldemort en ce moment même, ça en disait long sur le camp dans lequel il était !… Dans ce cas, l'arrivée des enfants avait de grandes chances de ne pas être un accident mais une action préméditée par un homme désireux de retourner dans le passé dans le but de rejoindre Voldemort -car les chances qu'il se soit trouvé au bon endroit au bon moment complètement par hasard étaient plutôt minces. Et si cette personne était désireuse de le rejoindre, ce n'était certainement pas pour lui parler du beau temps…

Severus secoua la tête : cette théorie était vraiment tirée par les cheveux !

Tout d'abord même si un mec complètement mordu du Seigneur des Ténèbres -ce qui était presque impossible dans le futur puisque tous ses partisans étaient en prison- avait trouvé un moyen pour retourner dans le passé, pourquoi ne pas avoir activé le sablier lui-même au lieu de pousser deux adolescents à le faire à sa place ? Ça aurait été beaucoup plus simple !

« Le nombre de personnes inclus…, chuchota-t-il. »

Quand James avait retourné le sablier, une grande partie des élèves de Poudlard avait été entraînée, avec lui, dans le passé. Donc si l'homme avait déclenché le sablier lui-même, qui sait combien de personnes serait parti avec lui ? Forcément, on aurait cherché la cause de cet événement et on l'aurait trouvé lui… Alors que là, la cause était clairement les deux jumeaux Malfoy-Potter, que trop habitués à se fourrer dans la merde.

Ok, mais il restait toujours des problèmes majeurs ! Tout d'abord, comment l'homme aurait pu poser le sablier dans une salle de Poudlard puis attendre patiemment que quelqu'un l'actionne sans se faire remarquer ? Ce genre de choses n'était possible que pour…

« … un élève ou un professeur… »

L'élève mis à part -ce n'était pas un gamin qui se tenait en ce moment aux côtés de Voldemort- il ne restait plus qu'un professeur. Ce qui était impossible étant donné qu'aucun des nouveaux enseignants ne correspondait à cette description, le potioniste s'en était assuré.

Cela signifiait donc qu'un intrus était entré et resté à Poudlard pendant une durée X sans se faire prendre… Ce qui était impossible.

De plus, un tel plan supposait d'attendre qu'un élève active le sablier. C'était donc complètement aléatoire ! James et Gabriel leur avaient dit que la salle était assez reculée dans le château, donc les chances pour que quelqu'un traîne dans les parages et entre dans la pièce étaient d'autant plus minces ! Et puis cela impliquait surtout que l'intrus était resté dans les parages durant une durée indéterminée dans l'espoir qu'un jour un élève actionnerait le sablier et tout cela bien sûr, sans se faire repérer ! La seule raison pour laquelle les aînés Malfoy-Potter avaient pénétré dans la pièce c'était pour échapper à la vigilance de Rusard après la connerie qu'ils avaient faite… C'était le hasard qu'il les avait conduits là !

À moins que…

« … un joli sortilège d'attraction… »

Non, Gabriel et James l'auraient senti si un sortilège d'attraction avait été mis en œuvre. Il s'agissait quand même des enfants Malfoy-Potter !

Quoique avec la pression et la peur ressentis en essayant d'échapper à Rusard, il était probable qu'ils n'aient pas fait attention…

Severus secoua la tête. Il savait, par Scott, qu'Ézéchiel avait investi une salle non loin de celle contenant le sablier pour pouvoir librement faire ses petites expériences. Donc même si on pouvait imaginer que ses deux frères aînés n'aient pas senti le sortilège à cause du stress, il était inimaginable qu'Ézéchiel ne l'ait pas senti !

Et puis l'incohérence de ce plan ne s'arrêtait pas là : même si un élève avait activé le sablier, il fallait encore que l'intrus fasse partie du voyage, ce qui était une donnée complètement aléatoire -certains des élèves qui se trouvaient dans le périmètre du sablier étaient restés dans le futur- et que le sablier l'emmène à la période voulue. Rien ne lui assurait d'arriver à l'endroit et au moment qu'il souhaitait puisqu'il n'était celui qui avait le sablier en main…

Non, mettre ce genre de plan entraînait beaucoup trop de données aléatoires et se basait beaucoup sur la chance.

Severus soupira pour la énième fois.

Il fallait vraiment qu'il arrête de se prendre la tête avec des conneries pareilles et qu'il se concentre sur un moyen pour ramener ses enfants dans le futur.

Ses enfants… Merlin qu'il devait être inquiet dans le futur ! Sans parler du petit Elliot qu'il fallait sans doute rassurer !

L'inquiétude… Il était certainement loin d'être le seul à être soucieux à propos de la disparition de ses enfants : Draco, Potter, Blaise, Granger… Ils devaient tous être complètement affolés et chercher encore et encore une solution pour retrouver leurs enfants, en perdant le sommeil et l'appétit…

« … tous totalement omnibulé par cet incident… »

Petit à petit, une idée fleurie dans l'esprit du potioniste : d'après ce qu'il savait, lui, Black, Potter et compagnie étaient devenus parmi les sorciers les plus puissants du monde magique après la guerre. Il ne se passait pas un jour sans que l'on parle au moins de deux d'entre eux dans les journaux. Alors ça devait être un sacré bazar maintenant que leurs enfants avaient disparu. Le monde magique devait être sans dessus dessous ! Et si… Et si quelqu'un voulait entrer dans le gouvernement de manière… disons… non conventionnelle, le moment était parfait…

Et si, après tout, l'incident de la venue des enfants n'était pas accidentelle mais provoquée et que la raison de cet incident ne prenait pas racine dans le passé mais dans le futur… Dans ce cas-là, la destination des enfants n'avait plus d'importance. Tout ce qui importait était de les faire disparaître brutalement pendant une assez longue durée afin de provoquer une panique générale… Et dans ce cas, l'homme blond était simplement un nouveau venu parmi les adorateurs de Voldemort qui l'aidait à atteindre l'un de ses nombreux plans farfelus !

« … mais bien sûr, dans le futur Harry Potter est l'homme le plus détesté du monde magique…, ironisa-t-il. »

Pour la énième fois, Severus secoua la tête. Cette idée était tout aussi folle que la première. Tout d'abord, non seulement en plus d'être les sorciers les plus puissants, ils étaient également les plus aimés -surtout le couple Malfoy-Potter-, mais en plus un tel plan comportait quasiment les mêmes failles que le premier. À savoir qu'il fallait toujours qu'un intrus entre dans Poudlard pour pouvoir y déposer le sablier sans se faire remarquer en espérant qu'un jour il serait activé !…

Sentant la migraine pointer, Severus grimaça. Et dire que toutes ces conneries avaient commencé après la visite surprise de Potter… Il fallait vraiment qu'il arrête avec ça et qu'il se concentre sur des choses beaucoup plus concrètes comme renvoyer les enfants dans le futur. Et pour cela, il n'y avait qu'une seule chose à faire…

Après un petit soupir de lassitude, le potioniste ouvrit un gros livre, à la base vierge, dans lequel il prenait des notes. Il ouvrit ensuite l'un de ses multiples livres en cours de lecture, il l'ouvrit à la bonne page, prit une plume, puis il la plongea dans un pot d'encre afin de se préparer à une prise de note.

Le professeur ayant revêtu un T-Shirt, son regard se posa automatiquement sur ses bras nus et donc sur elles. Toutes les cicatrices qui montraient qu'il n'avait pas eu une vie facile : Voldemort, Poudlard… son père… Mais pour le moment, ces cicatrices ne lui rappelaient pas d'anciens souvenirs mais son aîné.

« … Valentin…, murmura-t-il. »

Il avait failli de ne pas s'en rendre compte mais le ténébreux avait de multiples cicatrices sur les bras et sans doute sur d'autres parties de son corps. Elles avaient pratiquement disparu à présent, mais Severus se doutait qu'à l'origine, les blessures de Valentin devaient être graves et vraiment pas belles à voir. Il avait essayé à plusieurs reprises de questionner son aîné à ce sujet, mais ce denier éludait à chaque fois, ne répondant que par un vague : ''j'ai déconné, mais c'est fini maintenant''.

Le problème était que Severus ne pouvait pas en rester là. Son fils avait, de toute évidence, beaucoup souffert récemment et ne pas savoir le tuait ! Mais malheureusement, le ténébreux était aussi têtu que lui et de ce fait, il restait muet.

Face au refus catégorique de Valentin de répondre à ses questions, Severus avait essayé de tirer les vers du nez aux amis du ténébreux ainsi qu'aux personnes proches de lui, mais à chaque fois, leurs visages s'assombrissaient et elles ne lâchaient qu'un vague ''tu devrais parler de ça avec Val''.

Scott avait très mal réagi à la question et pour une fois, il avait vraiment perdu tous ses moyens. Ses yeux avaient commencé à s'embuer et Severus avait préféré s'arrêter là.

La réaction de James ne fut pas mieux. Quand le potioniste l'avait questionné à ce sujet, les yeux du blond s'étaient immédiatement imprégnés de culpabilité et de douleur. Il avait ensuite éclaté en sanglot et il n'avait cessé de s'excuser. C'était son frère qui l'avait consolé.

Severus avait donc appris que les cicatrices de son fils avait un rapport quelconque avec James mais qu'il était hors de question de reparler de ça avec le blond.

Le potioniste était donc belle et bien bloqué et ça lui foutait les boules car, même si Valentin était un petit con arrogant, il restait son enfant et il voulait savoir ce qui s'était passé de si grave dans sa vie.

Severus éclata brusquement d'un rire jaune : son enfant. Parce que même s'il avait passé de longues semaines à essayer de se persuader que tout ceci n'était qu'un rêve dont il finirait forcément par se réveiller, à présent il était extrêmement difficile de nier la réalité : il avait trois enfants. Il avait trois enfants avec Black !

C'était une situation tout à fait impossible ! Et pourtant deux de ses enfants étaient là et semblaient prendre un plaisir tout particulier à l'emmerder. Il n'y avait donc aucun doute que du sang Black coulait dans leurs veines.

Le potioniste ferma doucement les yeux puis il passa lentement sa main sur son visage. Il avait trois gamins avec Black… Quelle merde cette histoire ! Il ne comprenait vraiment pas comment il avait pu en arriver là. Et même si Valentin et Scott lui proposaient régulièrement avec un sourire moqueur de l'éclairer à ce sujet, il préférait ne rien savoir.

Il ne voulait pas savoir à quelle profondeur il était tombé. À quelle bassesse il s'était plié. À quel point son amour propre avait diminué. Parce qu'il fallait vraiment n'avoir aucun respect pour soi-même pour finir par fonder une famille avec l'homme qui avait consacré 7 ans à faire de sa vie un enfer, non ?

« Peut-être que Val et Scott ont raison et que j'ai fini par devenir complètement maso ? murmura-t-il pour lui-même. »

N'avait-il donc plus de dignité pour tomber aussi bas ?

Severus secoua la tête avec lassitude. Il ne fallait pas qu'il pense à ce genre de chose. S'il continuait, il finirait pas se haïr. Et il avait déjà passé tellement de temps à surmonter la haine et le dégoût envers lui-même qu'il avait ressenti quand il n'était alors qu'un adolescent, qu'il serait vraiment trop con de replonger si facilement. Et puis ce n'était certainement pas le bon moment pour redevenir un adolescent mal dans sa peau.

Mais le potioniste n'arrivait vraiment pas à comprendre comment le futur lui avait pu décider de faire ce choix de vie. D'ailleurs, il ne comprenait même pas comment Black en était arrivé à fonder une famille avec lui ! C'était quand même lui qui avait passé sa scolarité à le regarder avec froideur et mépris comme s'il n'était qu'un résidu de la merde humaine !

« Qui voudrait te toucher Servilo ? murmura de nouveau Severus. »

Une soudaine langueur s'empara du professeur tandis que son esprit s'enfouissait dans de sombres et pénibles souvenirs, et son cœur devint tout à coup très douloureux.

Le professeur secoua vivement la tête pour chasser ces pensées de son esprit. Il fallait vraiment qu'il pense à autre chose. Remuer le passé n'avait jamais donné rien de bon pour lui.

D'abord les problèmes qu'avaient eu son fils ensuite Black… Cette soirée débutait décidément sous le signe l'auto-flagellation !

Voyant qu'il n'arrivait pas à garder un esprit clair, Severus décida de prendre une douche brûlante afin de se remettre un minimum les idées en place.

xx

« … et tu te souviens quand Mike a essayé de distraire Flikwick pendant que Jenna se faufilait dans son bureau pour récupérer le mot ? pouffa Valentin. »

En se remémorant la scène, Nicholas éclata bruyamment de rire.

« C'était quoi son excuse déjà ? s'esclaffa-t-il. Ah oui ! ''J'ai pas un bouton chelou qui pousse dans mon dos ? Je vous assure, je crois même qu'il y a un peu de pus !'' »

Valentin éclata à son tour de rire.

« Fliwick n'en pouvait plus, se rappela-t-il entre deux gloussements. ''Je ne suis pas l'infirmière !'', qu'il lui gueulait.

_ ''Oui mais vous être tellement, tellement…'', reprit Nicholas.

_ ''… tellement plus sécurisant'' ! terminèrent-ils en chœur. ''Ça doit être dû à votre petite taille''. »

Marchant dans les couloirs avec la ferme intention de s'incruster dans les appartements de Severus, les deux adolescents se repassaient avec délice d'agréables souvenirs.

« Ils me manquent, souffla le Serpentard. »

Nicholas baissa tristement la tête.

« A moi aussi, confia-t-il. »

Valentin soupira doucement alors que d'autres souvenirs plaisant remplissaient sa tête. Des souvenirs de ses amis restés dans le futur. ''La bande des cancres'', c'était comme ça que nombreux de leurs professeurs les avaient surnommés.

Un petit sourire triste se dessina néanmoins sur ses lèvres quand il se remémora la dernière conversation qu'il avait eu avec sa meilleure amie…

FLASH-BACK

« Est-ce que ça va ? »

Valentin se tourna lentement vers Jenna et il lui adressa un sourire resplendissant.

Ils avaient tous passé l'après-midi ensemble mais maintenant que la soirée approchait, ils avaient décidé de retourner dans leur dortoir, histoire de bien commencer l'année. Valentin était resté un peu plus longtemps avec la jeune femme.

Jenna Leeson commençait également sa cinquième année à Poudlard à Serpentard. La verte et argent avait un physique avantageux qui faisait que de nombreux garçons -et même filles- craquaient pour elle. Des cheveux noirs et raides tombaient en rafale derrière son dos, elle avait des yeux verts-bleus et un corps très bien proportionné.

Valentin et elle s'étaient rencontrés à la garderie alors qu'ils avaient à peine 5 ans. Très vite, une profonde amitié était née entre eux et à présent le ténébreux considérait Jenna comme sa petite sœur, même si c'était surtout elle qui veillait sur lui et non l'inverse.

« Oui pourquoi ? l'interrogea Valentin. »

La Serpentard ne répondit pas, une mine soucieuse sur le visage, et Valentin comprit aussitôt de quoi il en retournait.

« Je vais bien Jen', tenta-t-il de rassurer. J'ai déconné cet été mais…»

La ténébreuse éclata d'un rire jaune.

« Déconné ? reprit-elle. Tu as atterri dans un putain d'hôpital ! Tu as failli y passer, et toi tu me dis que tu as ''déconné'' ?

_ … Ok, j'ai merdé grave, admit Valentin. Mais j'ai tourné la page maintenant. Crois-moi, j'ai bien compris la leçon et je ne replongerai plus jamais dans ces conneries… »

Jenna fit la moue.

« Je t'assure que c'est vrai ! lui promit Valentin. Je… tout ça c'est du passé ! Je…

_ Je sais que tu as fini avec ces bêtises. Là n'est pas le problème…

_ Alors quoi ? »

La ténébreuse roula des yeux.

« C'est la raison pour laquelle tu es revenu à la raison qui m'ennui, répondit-elle lentement. »

Les sourcils de Valentin se froncèrent.

« Je… Je ne comprends pas.

_ James, précisa Jenna. Il est la raison principale pour laquelle tu as arrêté toutes tes conneries et pour laquelle tu ne recommenceras plus jamais. Pas ta famille, pas nous, tes amis, lui.

_ … Et… en quoi est-ce c'est un problème ? »

Jenna leva les yeux au ciel en poussant un profond soupir exaspéré.

« Pourquoi ai-je l'impression qu'aucun de mes amis apprécie l'homme que j'aime ? grogna Valentin. »

Il savait déjà que Mike ne le portait pas dans son cœur et qu'il utilisait toutes les occasions pour le chambrer, alors il n'avait pas besoin que Jenna s'y mette aussi !… Apparemment, Mike trouvait que sa ''chochotte'' avait un méga balais enfoncé bien profond dans son cul qu'il devrait retirer afin de laissait de la place à sa queue quand il l'enculera… Et Valentin savait également que James n'appréciait pas son ami non plus.

Mikaël Saparevo, de surnom Mike, avait le même âge que Jenna et Valentin. Également Serpentard, il ne gardait jamais de trace de son uniforme, préférant s'habiller comme il l'entendait. L'adolescent adoptait un look plutôt gothique : vêtements noirs, ongles recouverts de verni noir, ses cheveux noirs d'encre étaient dressés en pique sur sa tête grâce à du gel, des bagues en tous genre ornaient ses doigts et il arborait plusieurs piercings faciaux : deux côte à côte à l'arcade sourcilière gauche, un à la langue et deux également côte à côté dans le coin de sa lèvre inférieure. Et c'était sans compter sur les cinq fichés dans son oreille gauche et les quatre autres dans son oreille droite. Ses parents avaient finalement cédé pour un prochain tatouage après l'avoir surpris essayant de se tatouer lui-même. Sachant que leur fils ne s'arrêterait pas là, ils avaient préféré donner leur accord pour qu'un professionnel le fasse et éviter ainsi les infections et autres cochonnerie que pourrait attraper le ténébreux s'il agissait par lui-même. Il était également fan de la musique que James qualifierait comme étant ''du bruit''.

Malgré tout, le vert et argent restait séduisant. Il avait un visage et des traits fins et doux et ses yeux océans en avaient fait craquer plus d'une. Et puis si on faisait abstraction de son apparence, peut-être peu engageante au première abord, Mikaël était quelque de très gentil.

Sinon quand ça lui prenait il pouvait faire pas mal de sport mais comme il mangeait peu, il restait assez mince voire maigre. Par ailleurs, Jenna n'avait de cesse de lui répéter qu'il aurait plus d'appétit s'il ne fumait pas tout ce qui lui passait sous la main mais le ténébreux s'obstinait à ne pas écouter ses conseils.

Parce que oui, Mike était quelque de gentil mais il avait décidé de vivre sa vie à 100 à l'heure. Pour lui, les mots ''interdit'' et ''règle'' n'existaient pas et il n'en faisait qu'à sa tête parce qu'il voulait vivre sa vie à fond. ''Pour ne pas avoir de regret quand il sera adulte'', qu'il disait. Donc le ténébreux ne se refusait absolument rien. Ni les soirées suspectes très arrosées, ni la prise de produits illicites.

Mais même si, à première vue, Mike pouvait paraître comme un crétin faisant n'importe quoi de sa vie, Valentin le connaissait assez pour savoir qu'il savait exactement ce qu'il faisait. Oui, il vivait à 100 à l'heure mais, heureusement pour lui, il connaissait absolument tous les panneaux stops.

Tout d'abord, le jeune homme s'en sortait divinement en botanie donc quelque soit la plante qu'il fumait, il savait exactement les effets qu'elle avait, les effets secondaires que son utilisation pouvait engendrer ainsi que les plantes avec lesquelles il devait la combiner pour contrer ses effets addictifs et il était très minutieux dans toutes ses préparations. De ce fait, quand il arriverait au moment de sa vie où il devra définitivement décrocher, il pourra le faire sans aucun problème. De plus, le ténébreux savait pertinemment quelles plantes étaient à éviter, il privilégiait les substances légères aux substances fortes et il n'acceptait jamais rien qui ne vienne pas de son jardin personnel.

À propos des soirées auxquelles il adorait se rendre, il ne dépassait jamais le taux d'alcool à partir duquel il n'avait plus conscience de ce qu'il faisait, il savait comment faire profil bas quand les choses tournait mal et puis il savait pertinemment comment se défendre.

En résumé, le jeune homme n'était pas complètement con.

Valentin et lui s'étaient rencontrés à Poudlard et ils avaient tout de suite accroché, même si, contrairement à Mike, Valentin avait préféré ne pas jouer avec le feu et ne pas vivre sa vie à 100 à l'heure comme son ami. Ou du moins, c'était ce qu'il avait décidé avant la venue de l'été…

Valentin savait que l'insouciance de Mike à jouer ainsi avec le feu était l'une des raisons pour lesquelles James ne pouvait pas le voir en peinture. Et il savait également que le blond l'avait toujours blâmé pour… son petit accident. Mais pourtant, c'était justement parce que Mike connaissait si bien ce monde très sombre qu'il avait pu tirer la sonnette d'alarme avant qu'il ne soit trop tard.

« Personnellement, reprit la Serpentard, je ne l'aime pas parce que je trouve que tu mérites bien mieux qu'un petit con d'aristocrate pétant plus haut que son cul qui se plaît à te torturer en jouant au petit prude.

_ Qu'est-ce que…

_ Pour moi, le coupa-t-elle, ton ''petit chéri'' est exactement comme Yasmine. À la différence qu'elle, elle assume adorer avoir des garçons à ses pieds, bavant sur elle comme des petits toutous après un os.

_ …Jen', tu ne le connais pas, contredit Valentin. Je peux t'assurer que Jay n'aime pas…

_ Et moi je suis sûre que Blondy feint d'être innocent.

_ Non il… »

Jenna leva sa main droite pour mettre un terme à la discussion.

« Bref, je ne veux pas avoir de nouveau cette conversation avec toi. À tes yeux, Blondy est parfait et rien ni personne ne pourra te prouver le contraire. Quant à moi, je trouve que tu mérites mieux qu'un homme qui te fait languir depuis des années. Je ne peux pas l'aimer s'il te fait souffrir.

_ James ne le fait pas exprès il…

_ Bref ! Je… je n'aime qu'il soit la raison de ta clairvoyance. On s'est fait chié pendant des jours pour que tu arrêtes tes conneries avec Mike, Yasmine, Warren Nicholas, et Jared, et finalement, Mister coincé-du-cul se pointe et tu te ranges ! Je… je n'aime pas te voir ramper encore et encore auprès de lui… »

Jenna marqua ensuite une pause avant de reprendre :

« Et qu'est-ce que tu vas faire maintenant, hein ? l'interrogea-t-elle. Te jeter de nouveau à ses pieds dès que tu en auras l'occasion ?

_ … Et que veux-tu que je fasse ! explosa brusquement Valentin. Que j'arrête d'essayer ? Que j'abandonne ? Que je tire un trait sur lui ? »

Valentin éclata brusquement d'un rire jaune.

« Si je me souviens bien, la dernière fois que j'ai essayé, ça n'a pas vraiment bien marché… »

En disant ces mots, le ténébreux jeta un œil à ses cicatrices que sa chemise, qu'il avait remontée jusqu'à ses coudes, ne cachait pas.

« Je sais, soupira Jenna. Et c'est ce qui me met le plus en colère. J'aimerais que tu t'éloignes de lui le plus possible, mais le faire… te détruirait complètement… Donc, j'imagine que je vais devoir m'habituer à te voir te comporter comme petit chien quand Blondy est dans les parages…

_ Jen'… »

La jeune femme secoua sa tête avec lassitude.

« Juste, fais attention ok ?

_ … Je te le promet. »

Fin du FLASH-BACK

Et le lendemain matin, ''pouf'', il s'était retrouvé dans le passé.

Machinalement, Valentin baissa les yeux sur l'un de ses bras. Cette fois-ci, ses vêtements le recouvrait complètement mais le ténébreux n'avait pas besoin de les voir pour savoir qu'elles étaient là.

Ses cicatrices… Des petites, des moyennes et des grandes. Trois tailles différentes pour chaque type de conneries qu'il avait fait cet été… Et les pires étaient certainement les moyennes. Celles qui résultaient de ce qui l'avait fait tomber au fond du gouffre, conduisant ainsi à l'apparition des petites et des grandes.

« … tu avais promis de ne plus jamais en parler ! »

Cette voix tira immédiatement Valentin de ses pensées : il l'a reconnue aussitôt comme étant celle de James.

En baladant son regard autour de lui, l'aîné Black-Snape trouva rapidement l'homme de sa vie. Mais son visage se renfrogna quand il se rendit compte que ce dernier n'était pas seul…

Quasiment à l'opposé de là où il se trouvait et ne marchant pas du tout dans sa direction, le blond boudeur était en compagnie de Christopher.

« Je n'ai pas pu résister, disait ce dernier. Heureusement que j'ai gardé une photo…

_ Tu plaisantes ! s'alarma James.

_ Pas du tout.

_ Elle est où ?

_ Pff, tu crois vraiment que je vais te le dire ? Je… »

A ce moment-là, les deux adolescents prirent un tournant et Valentin les perdit complètement de vue. Et peu à peu, la douleur qui avait pris place dans son cœur s'atténua.

Oui, renoncer à James le détruirait. Mais le pire, c'était qu'il savait pertinemment qu'il n'était pas le seul que cette optique détruirait totalement…

« Val, tout va bien ? »

Cette interrogation de Nicholas sortit brusquement Valentin de ses pensées. Il se tourna alors vers lui et il lui adressa un sourire que se voulait rassurant.

« Oui j'étais juste… plongé dans de vieux souvenirs, déclara-t-il. »

Comprenant là où il voulait en venir, Nicholas n'insista pas.

« L'amour craint, conclut-il sans préavis.

_ Ouaip… »

Un petit silence plana ensuite entre les deux adolescents que l'aîné Black-Snape rompit en éclatant soudainement de rire.

« L'amour craint, mais il craint pour certaines personnes plus que pour d'autres…, ajouta-t-il malicieusement. »

Nicholas jeta un son ami un regard interrogateur.

« Je plains les pauvres personnes qui sont amoureuses d'Ézéchiel, précisa le vert et argent. »

A ces mots, Nicholas explosa à son tour de rire.

« Il est clair qu'elles sont sacrément mal loties ! Tu crois qu'il se doute de quelque chose ?

_ Qui ? Ézéchiel ? pouffa Valentin. Aucun risque ! D'après Scott, elles pourraient avoir une pancarte avec ''je t'aime Ézéchiel'' marquée dessus, qu'il ne s'en rendrait pas compte…

_ Toi qui ne cesse de me répéter que Lily et moi ça ne se fera jamais, il est encore plus impossible qu'Ézéchiel se mette en couple… »

Valentin voulut ajouter quelque chose mais il se coupa dans son élan en voyant qu'ils étaient arrivés devant la porte des appartements de son Papa.

Après quelques manipulations, ils y entrèrent sans problème.

Justement, le potioniste sortait de la douche, une serviette nouée autour de sa taille.

« Coucou Sev' ! lui lança joyeusement Nicholas. Tu reviens encore d'une récente masturbation ? »

A ces mots, les yeux de Severus se plissèrent jusqu'à devenir deux fentes. Il grommela quelques instants dans sa barbe avant de décida d'ignorer les deux adolescents, d'ores et déjà affalés sur ses fauteuils, et de retourner dans sa chambre.

xx

« … c'était accordé avec la couleur de ton costume… Tu étais vraiment adorable à l'intérieur…, se moqua gentiment le demi-lycanthrope. »

James fit la moue.

L'aîné Malfoy-Potter avait traîné pendant plusieurs heures dans le parc enneigé avec Christopher. Son manteau et ses gants de fourrure de luxes, s'étaient chargés de le garder au chaud et Christopher n'était pas de nature frileuse. Les deux adolescents avaient finalement décidé de rentrer quand le bout de nez du Serpentard devint plus que glacé.

À présent, ils déambulaient sans réel but dans les couloirs de l'école.

« J'avais 8 ans alors on va dire que ça va…, maugréa le Serpentard. »

Christopher sourit mais ce dernier se fana presque aussitôt devant une scène qui se déroulait devant ses yeux.

« Non mais dites-moi que je rêve, bougonna-t-il.

_ Hum ? »

Mais le Gryffondor n'expliqua pas sa pensée, les yeux toujours rivés droit devant lui.

Intrigué, James suivit son regard et il tomba ainsi sur un couple. Enfin, il n'était même pas sûr de pouvoir les qualifier de couple : Xavier et Killian. Ils étaient sortis une fois ensemble à Près-Au-Lard et il était évident que Xavier désirait le métisse mais Killian… ne semblait pas vraiment investi dans leur relation. Il laissait le blond être à ses côtés, il traînait souvent avec lui mais dès que le Gryffondor essayait de le prendre par la main, de l'enlacer ou de l'embrasser, le mulâtre le repoussait.

C'était ce qui exaspérait Christopher. En ce moment même, Xavier faisait une tentative pour se saisir de la main de Killian mais le Serpentard ne semblait pas prêt à le laisser faire.

« Non mais il se fout de moi, grogna le Lion. »

James leva les yeux au ciel.

« Laisse-le tranquille, Chris. Arrête de le pousser dans les bras d'un mec, s'il n'est pas prêt à avoir une relation amoureuse.

_ Ce n'est pas ça le problème, contredit Christopher. Kil' est prêt mais c'est juste que…

_ C'est juste que quoi ?

_ … C'est juste qu'il a une sorte de… blocage. Quelque chose l'empêche d'aller jusqu'au bout et de s'épanouir dans une relation amoureuse. Quelque chose d'énorme le retient mais il refuse de me dire de quoi il s'agit… Pourtant je suis sûr qu'il serait tellement heureux s'il trouvait l'amour !… Mais qu'importe le merveilleux mec que je lui dégote, son blocage le rattrape toujours. Et ça me tue de ne pas savoir ce qui le ronge à ce point… S'il daignait juste… me dire ce qu'il ne va pas… Et puis qu'est-ce que ça lui coûterait de laisser Xavier le prendre par la main ou l'embrasser, hein ?

_ Peut-être qu'il veut que son premier baiser se passe avec quelqu'un de spécial… »

Christopher éclata de rire.

« Pitié ! C'est avec moi qu'il l'a eu, son premier baiser !… On s'embrassait sur la bouche pour se dire bonjour et au revoir quand on était petit.

_ Alors peut-être que… »

Christopher l'interrompit brusquement en voyant que les choses bougeaient du côté de son meilleur ami.

« Tu m'excuses ? demanda-t-il. J'ai deux mots à dire à Killian.

_ Je t'en prie. »

Après un dernier sourire, Christopher se dirigea à grandes enjambées vers le cadet Zabini-Weasley qui venait de se séparer d'un Xavier un peu tristounet.

James le regarda faire avec un sourire attendri avant que son regard ne se pose sur une personne qui capta aussitôt son attention.

Avec un sourire malicieux le Serpentard s'approcha de sa cible, assise sur les marches d'un escalier, à pas de loup. Une fois bien positionné derrière lui, il l'attrapa vivement par les épaule ce que la fit sursauter abruptement et fit dresser ses poils sur sa nuque. Sans oublier le petit ''hiii'' qui accompagna l'ensemble de sa réaction.

Ravi de son petit effet, James pris place aux côtés de sa cible qui rougit autant que son bronzage naturel le lui permettait quand il le reconnut.

« T… Tu… Tu m'as fait peur, bredouilla Grégory.

_ Hum, c'était le but. »

Le regard de James se posa ensuite sur le carnet à dessin que l'aîné Thomas-Finnigan tenait tout contre lui. Instinctivement, ce dernier raffermit sa prise dessus et il baissa les yeux, gêné.

« Euh… Je… Tu… Tu ne peux pas encore regarder c'est… bafouilla-t-il. Ce n'est encore qu'une… qu'une esquisse. Ce n'est pas du tout terminé et…

_ Mais quand il le sera je veux le voir. »

Les yeux toujours rivés sur le sol, le métisse ne répondit pas tout de suite, un profond malaise ayant imprégné son visage.

« Tu sais je… Je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne idée, expliqua-t-il. Celui-là, je… je l'ai plutôt foiré. Il ne te rend pas du tout justice et heu…

_ Greg, l'interrompit James d'une voix qui força le concerné à lever les yeux vers lui. Quand il sera terminé, je veux le voir. Tu me disais exactement la même chose la dernière fois et pourtant, ton travail était absolument sublime alors… arrête de t'auto-critiquer et laisse ta muse être la seule juge de ça, ok ? »

James adressa ensuite au mulâtre un sourire éblouissant qui fit accélérer le rythme cardiaque du Serdaigle. Ce dernier rougit avant de se rendre compte que le vert et argent était trop près et d'instaurer une distance qu'il jugea correcte entre eux deux.

« J'ai vu Frédérique et Alexis tout à l'heure, informa-t-il pour changer de sujet, tu ne devrais pas aller les rejoindre ? »

Le Serpentard fit la moue avant de jeter un œil à sa montre.

« Hum, j'ai le temps de passer un moment avec toi avant, déclara-t-il. »

Il sourit ensuite une deuxième fois aux bleu et bronze qui se sentit immédiatement fondre.

xx

« … puisque je te dis que rien ne cloche avec Xavier ! soupira Killian pour la énième fois.

_ Alors pourquoi est-ce que tu refuses obstinément qu'il te touche, hein ?

_ Parce que, grommela le métisse entre ses dents.

_ Parce que quoi ?

_ Parce que, parce que. »

Levant les yeux au ciel pour la ixième fois, Christopher força son ami à s'arrêter et à lui faire face.

« Kil', qu'est-ce qu'il y a ?

_ Mais rien ! C'est toi qui te fait des idées !

_ Je me fais des idées ?

_ Oui ! »

Pas convaincu pour un sou, le demi-lycanthrope plongea ses yeux dorés dans ceux de son vis-à-vis qui soutint sous regard acéré du mieux qu'il put.

« Tu n'arrives toujours pas à me mentir, tu sais ça ? lui fit remarquer le Lion. »

Killian rompit brusquement le contact visuel avant de lever les yeux au ciel.

« Mais c'est juste que…

_ C'est juste que quoi ?

_ … »

Comme toujours quand ils en arrivaient à ce point de la discussion, le cadet Zabini-Weasley préféra garder le silence.

« Kil', je suis ton meilleur ami, reprit doucement Christopher. Tu sais que tu peux tout me dire, n'est-ce pas ?

_ …

_ …

_ …

_ … Kil' est-ce que… est-ce que ça a avoir avec ce que tu penses de toi ?

_ …

_ C'est ça ? Tu refuses que Xavier ou un autre te touche parce que tu trouves que… ton corps n'est pas assez… ''bien'' pour être touché ? »

Un silence obstiné suivit sa question mais l'aîné Lupin n'avait pas besoin que Killian dise un mot pour comprendre de quoi il en retournait.

Christopher poussa un long soupir en ramenant la mèche de cheveux qui ne rentrait pas dans sa queue-de-cheval en arrière. Mèche qui repris presque aussitôt à sa place.

Le rouge et or savait que le physique, qui lui déplaisait tant, de Killian n'était pas la seule chose qui bloquait ainsi le mulâtre, mais il avait deviné que ça en faisait malheureusement partie…

« Tu sais quoi ? demanda-t-il soudainement. J'en ai marre ! »

Sur ce, le Gryffondor saisit vivement son ami par le poignet et le tira sans ménagement dans une direction donnée.

« Mais que… qu'est-ce que tu fais ? l'interrogea Killian.

_ Je vais te foutre à poil devant un miroir, grogna Christopher. »

A ces mots, le sang du métisse se glaça dans ses veines et son teint devint aussi livide que possible.

« Quoi ? s'égosilla-t-il. Non, non, non, non, non ! Tu… Tu ne peux pas… »

Killian essaya de se libérer de l'étreinte du demi-lycanthrope sans résultat. C'était à peine s'il parvenait à le freiner un temps soit peu.

« Chris tu…

_ Oh, arrête de faire ta chochotte. Je t'ai vu nu des centaines de fois. En plus, je te rappelle qu'on prenait des bains ensemble quand on était petit.

_ Justement, ça s'est passé, ''quand on était petit''. Maintenant on…

_ Pitié, je t'ai vu nu la semaine dernière !

_ Que… Quoi ? fit Killian les joues rouges.

_ Je suis passé te voir dans ton dortoir, tu étais seul et entrain de t'habiller. C'est à ce moment-là que je t'ai vu à poil. »

Sonné, le Serpentard ne dit rien pendant un moment. Il n'avait même pas remarqué que son ami avait entrouvert la porte ce jour-là !

Il redevint, cependant, rapidement maître de ses émotions et enchaîna :

« Je pense quand même qu'il est inutile que tu me mettes nu devant un miroir !… Tu sais quoi ? Je me sens déjà beaucoup mieux ! J'adore mon corps, mon visage et tout et tout ! Tout va parfaitement bien !

_ Je ne marche pas, grommela Christopher.

_ Mais Chris !…»

Et ignorant les plaintes du cadet Zabini-Weasley, il le traîna avec force dans son dortoir.

HPDMHPDM

Allongé sur le dos dans son lit, James était en pleine réflexion. Forcément, au cœur de celles-ci, il y avait trois jeunes hommes bien précis…

Le blond soupira. Toute cette histoire commençait à lui donner un sérieux mal de tête.

« Est-ce que tout va bien ? »

James leva lentement les yeux vers son Papa et il lui adressa un sourire crispé.

« Oui, mentit-il. Qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'es pas censé être dans le dortoir des Gryffondor maintenant que tu as gagné ton pari ? »

Ne croyant pas un mot de son mensonge et voyant bien que son fils essayait de changer de sujet, Harry s'allongea près de lui.

« Plusieurs de mes vêtements sont toujours ici et je cherchais un haut précis, répondit-il. Sinon, tu es sûr que tout va bien ? Tu m'as l'air un peu… perdu dans tes pensées. Et puis ça ne te ressemble pas de rester comme ça, tout seul dans le dortoir un samedi après-midi… »

James haussa vaguement les épaules.

« Je… J'avais besoin d'un peu de repos supplémentaire, justifia-t-il faussement. »

Bien entendu, Harry ne crut pas un seul de ses mots.

« Grégory, Valentin, Christopher, déclara-t-il sans transition. »

James ne répondit pas mais la grimace qui déforma son visage suffit à confirmer ses dires.

« Tu nies toujours avoir des sentiments amoureux pour l'un d'entre eux ? l'interrogea le Lion. »

Un nouveau silence répondit à sa question, ce qui fit soupirer le brun d'exaspération.

Harry se mit ensuite sur le côté pour pouvoir voir son fils.

« James, tu sais que tu peux me parler, n'est-ce pas ? Je sais que je suis ton Papa mais…

_ Pitié ! Pas le discours à propos du Papa compréhensif !…

_ Ce que je veux dire, c'est que je pourrais t'aider avec…

_ C'est drôle, il me semblait pourtant t'avoir dit de ne pas te mêler de ma vie privée, le coupa sèchement le Serpentard. »

Harry fit la moue.

« James, reprit-il avec une voix tendre et posée qui poussa le blond à se tourner vers lui. Ça fait des jours que tout ce que tu fais, c'est rester allongé, plongé dans tes pensées. Tu refuses même de suivre Gabriel, Alexis et Frédérique dans vos… emmerdes habituelles. Quelque chose chose te travaille et il est évident que ça a un rapport avec tes trois amoureux… Tu es sûr que tu ne veux pas en parler ?

_ …

_ Je pourrais t'aider tu sais ? Même si je suis ton Papa…

_ … »

Le silence prolongé de James renforça la moue du brun qui soupira.

Ne trouvant aucun argument supplémentaire, Harry se perdit un instant dans la contemplation de son fils. Il était vraiment beau et ressemblait beaucoup à son Père. Une peau de diaphane, un visage fin et gracieux, de magnifiques yeux émeraudes, des cheveux platines soigneusement entretenus… Seul ombre au tableau : la petite moue préoccupée qui ne quittait plus son visage depuis quelques jours…

« Mais de toute évidence, tu préfères gérer ça tout seul…, déduisit sombrement Harry. »

Le brun s'apprêtait à se lever du lit pour laisser son fils tranquille, quand ce dernier ouvrit finalement la bouche :

« Je… Je me sens un peu perdu…, avoua-t-il à mi-voix. »

Faisant de son mieux pour ne pas afficher un sourire ravi, Harry se força à contenir sa joie et à afficher une mine sérieuse et détachée.

« Je t'écoute, invita-t-il.

_ Je… Peut-être que… Après tout, il se pourrait bien que… Il y a de fortes chances pour que… Je… je crois bien que… »

James se tut un instant, hésitant à aller jusqu'au bout de son aveu. Ne voulant pas risquer de le brusquer, Harry attendit patiemment que son fils se décide à parler.

« Je… Je pense que…, poursuivit James d'une voix si basse que Harry dut tendre l'oreille pour l'entendre. Je pense qu'il est fort possible que… que j'éprouve des sentiments amoureux pour Chris, Greg ou Val… »

A ces mots, un large sourire étira les lèvres de Harry qui ne put retenir un petit cri de joie.

« Ça va, inutile d'en faire toute une histoire…, bougonna James.

_ Mais attends c'est génial ! Tu étais dans le déni depuis quoi ? 10 ans ? Il était grand temps que tu ouvres enfin les yeux !

_ Est-ce qu'on peut juste… passer cette phase où tu me dis que j'aurais dû vous écouter et ne pas me borner à croire ce qui était préférable pour moi ? grogna le blond. »

Pour toute réponse, Harry acquiesça vivement.

« Bon, reprit James. Quand je pense à eux…, c'est comme si mon corps entier devenait fou ! Et quand je suis près d'eux, c'est pire ! Et je ne ressens ça qu'avec eux trois alors… Après avoir retourné le problème dans tous les sens, y avoir longuement réfléchi, avoir comparé mes réactions pathétiques aux tiennes et à celles d'Oncle Ron quand vous êtes en présence de l'homme de votre vie -Harry fit la moue devant la comparaison mais James n'y prêta pas attention- j'en suis arrivé à la conclusion que… j'en pinçais certainement pour l'un des trois… Une fois ce fait accepté, j'ai commencé à réfléchir auquel des trois je pourrais… être amoureux et… c'est là que ça se complique…

_ … Continue, invita Harry en notant que son fils tardait à reprendre.

_ Eh bien… Quand je suis avec ou pense à Grégory, je me sens… bien. Il est tellement doux, gentil, prévenant, attentionné et tendre que c'est comme si j'étais sur un petit nuage. Une très agréable chaleur m'envahit et… avec lui je me sens profondément aimé et chéri… Non que ce n'est pas le cas avec Valentin ou Christopher ! Mais c'est juste qu'avec lui ça semble… Pure… Alors que lorsque que je suis avec Val ou Chris, ou même quand je pense à eux, c'est comme si… un brasier s'allumait en moi. Comme si je venais de sauter dans du magma en fusion. Et quand il s'agit d'eux je… je ne peux m'empêcher de penser à… à des choses qui… qui ne me ressemblent pas et… enfin je… »

Un sourire malicieux naquit sur les lèvres de Harry en voyant le visage de James se tordre peu à peu dans la panique. Avec ces deux derniers soupirants, le prude blond était de toute évidence entrain d'expérimenter les joies de la sexualité…

« Quelles genres de choses ? demanda le brun, même s'il en avait déjà une petite idée. »

Les joues de James s'empourprèrent en réponse à cette question.

« Eh bien… je… je…, bafouilla-t-il. »

Le Serpentard secoua la tête pour s'éclaircir les idées, puis il respira un bon coup avant de déclarer :

« Je… par exemple, un jour, Gryffondor affrontait Serdaigle au Quidditch et… c'était un jour très pluvieux et quand… quand Christopher est sorti du terrain… il était trempé de la tête aux pieds. De l'eau dégoulinait sur son visage et de ses cheveux et son haut, complètement trempé, lui collait à la peau… On pouvait voir son torse merveilleusement bien sculpté et… et quand il m'a regardé, de ses magnifiques yeux dorés je… Je ne sais… Je… J'ai eu soudainement très chaud alors que la température extérieur avoisinait les 0°C et ma tête s'est rapidement entièrement vidée et… Tout ce à quoi je pouvais penser c'était… c'était pourquoi est-ce qu'il ne viendrait pas faire un tour entre mes cuisses et j'avais l'envie folle de me ruer sur lui et de lui arracher son haut pour que je puisse profiter pleinement de son torse ! Ce n'est pas drôle ! rugit-il tandis que son Papa partait dans un grand fou rire.

_ Il t'excite, conclut simplement Harry après s'être calmé. Il n'y a pas de quoi faire un drame. Tu as 16 ans, il est tout à fait normal que tu te mettes dans cet état-là…

_ Je sais qu'il m'excite mais je ne veux pas me mettre dans cet état-là en pensant à Christopher ! répliqua James, les joues rouges. C'est mon ami, je ne devrais pas… penser à ce genre de chose avec lui !

_ … Tu sais, Blaise est mon ami et pourtant…

_ Ew ! l'interrompit James. Je ne veux pas entendre ça.

_ Comme tu veux… Mais je suppose que ce n'est pas qu'avec Chris que tu réagis de cette façon…

_ … C'est la même chose avec Val, soupira James. Je me souviens un jour, de canicule cette fois-ci, Val était dans le parc… Il était torse nu, suait comme pas possible… Il était juste… une invitation à la débauche… Et j'ai été à deux doigts de prendre cette invitation, de lui sauter dessus et de lui arracher ce qu'il lui restait comme vêtements !… Et arrête de rire, ce n'est toujours pas drôle !… »

James soupira puis il marqua une petite pause avant de reprendre :

« Et… le pire c'est que… la nuit…

_ Tu fantasmes sur eux ? devina Harry. »

Les joues de son aîné s'empourprèrent.

« C'est affreusement embarrassant, geignit-il.

_ C'est na-tu-rel, dédramatisa Harry.

_ Mouais…

_ Et tu ne fantasmes que sur eux d'eux ? s'enquit le Gryffondor. Pas sur Grégory ?

_ Non, murmura le blond. Ce n'est qu'avec eux deux… Mais le truc c'est que quand je pense à Greg… je me sens… comme emporté dans un tourbillon d'amour, de douceur et de tendresse !… Mais quand je pense à Chris ou Val…

_ Tu t'enflammes, termina Harry.

_ Exactement ! Et puis quand je suis avec Chris… je me sens… en sécurité. Comme si rien ne pouvait m'arriver. Alors que Val… Il a cette petite touche d'imprévisibilité, d'envie de se rebeller et de témérité qui me fait fondre et me donne l'impression que je peux faire n'importe quoi et que ce ne sera pas grave… Et puis malgré les apparences, Valentin et Christopher peuvent aussi se montrer doux et romantique… »

En disant ces mots, James se mit inconsciemment à tripoter le médaillon qu'il ne quittait quasiment plus. Son Papa nota son geste mais il préféra ne rien dire, pour ne pas couper son fils dans son élan.

« …Enfin, quand ils cessent de penser avec leur queue…, poursuivit James. Et puis parfois je me dis que le fait que je ne fantasme pas sur Grégory, prouve peut-être que ce que je ressens pour lui ne dépasse pas le stade de l'amitié ! Et parfois je me dis que c'est peut-être le fait de beaucoup fantasmer sur Christopher et Valentin qui prouve que ce que je ressens pour eux n'est que physique et ne va pas au-delà… Et puis après je me dis qu'il est fort possible que je ressente quelque chose pour l'un d'entre eux deux puisque leur proximité ne me fait pas seulement réagir au niveau de mon pantalon ! Mon cœur part en vrille et mon cerveau aussi !… Et puis je repense à Greg et je me rappelle que je n'ai pas toujours des pensées chastes envers lui ! Parfois j'en envie qu'il m'embrasse et me touche… de manière… sensuelle… Et ensuite je reviens à Valentin qui me surprendra toujours en travaillant d'arrache-pied pour me décrocher la lune, Christopher qui fait tout son possible pour me protéger et Grégory qui reste dans l'ombre mais qui est toujours là quand mon moral ne suit plus… Et je pense à eux trois, que je fais languir depuis des années mais qui n'abandonnent pas. Et puis je me dis que je suis horrible et que je dois faire cesser leur calvaire au plus vite ! Mais quand j'essaye d'y voir plus clair, tout s'embrouiller dans ma tête et je…

_ Ok, je crois que j'ai compris le topo, le coupa Harry. »

James lâcha un profond soupir et posa sur son Papa un regard désemparé.

« Tu crois vraiment que tu peux m'aider ? demanda-t-il. »

Harry ne lui répondit pas tout suite. Il fit d'abord le tri parmi les informations que lui avaient fourni son fils, puis il réfléchit longuement aux conseils qu'il pourrait lui prodiguer.

« A mon avis, dit-il finalement, tu as besoin de faire le vide dans ta tête. Pour l'instant tout est mélangé et il faut que tu fasses le tri dans ce que tu ressens. Tu dois aborder le problème méthodiquement.

_ Méthodiquement, répéta James.

_ Comme c'est les vacances, je pense que tu devrais en profiter… Hum… Voilà ce que je te conseille de faire : tu prends quelques jours, un ou deux, rien que pour toi, durant lesquels tu vides ton esprit. Tu ne dois plus penser, ni à Valentin, ni à Grégory, ni à Christopher. Et tu dois ni leur parler, ni traîner avec eux. Forcément, il faudra que tu les pousses à accepter ta décision. Ensuite, tu passeras deux ou trois jours rien qu'avec l'un des trois garçons. Pendant ces jours, tu le laisseras te surprendre, te séduire… et les deux autres devront rester à l'écart. Tu dois impérativement te focaliser sur la personne avec qui tu es. Ensuite tu procéderas de même avec les deux autres. À la fin, tu te réserves quelques jours rien que pour toi pour faire le point. Normalement, à ce stade tu devrais savoir précisément ce que tu ressens envers chacun et… en comparant, tu devrais pouvoir déduire quels sentiments sont les plus forts. Pour qui ton cœur bat plus vite et qui te manque le plus… Qu'est-ce que tu en dis ?

_ … C… c'est une idée géniale ! s'enthousiasma James, les yeux pétillants.

_ Tu vois que je peux servir même si je suis ton Papa. Mais vous devez vraiment jouer le jeu tous les quatre. Toi, tu dois te laisser séduire -Harry regarda son fils avec des yeux inquisiteurs qui firent rougir le Serpentard- et les deux autres doivent rester à l'écart quand ce n'est pas leur tour. Je pense surtout à Christopher et Valentin. Parce que s'ils interfèrent, tes sentiments vont de nouveau s'embrouiller et tout sera fichu ! »

James acquiesça.

« Je leur en parlerai, promit-il. Val et Chris ne devrait pas poser de problèmes. Si je leur demande, ils obéiront. Surtout si ça peut me permettre de faire un choix… »

Le visage du vert et argent parut ensuite se rasséréner et il adressa un sourire apaisé à son Papa.

« Merci, souffla-t-il. J'aurais dû venir te voir plus tôt…

_ Mieux vaut tard que jamais, non ? »

James ouvrit la bouche pour confirmer mais il se stoppa dans son élan quand la porte du dortoir s'ouvrit en grand sur un Draco Malfoy ravit :

« Le dortoir des Serpentard ! s'extasia-t-il. Enfin ! J'en peux plus des Lions !

_ Ta semaine chez les Lions n'est pas encore terminée, Dray, lui rappela Harry. »

Draco fit la moue en posa ses yeux gris sur son petit-ami.

« Je sais mais ça fait du bien de rentrer au bercail, même si ce n'est que pour quelques minutes. »

Suite à cela, l'Héritier Malfoy se laissa lourdement tombé sur son brun.

« Aoutch ! se plaignit ce dernier.

_ Oh, ne fais pas ta chochotte.

_ Ma chochotte ! s'indigna Harry. Je te signale que…

_ Pitié, allez vous bécoter ailleurs que sur mon lit et à deux centimètres de mon visage ! supplia James.

_ On ne se bécote pas, contredit Draco. On se fait des câlins.

_ Eh bien allez vous câliner ailleurs !… »

Draco ouvrit la bouche pour répliquer mais Harry l'en empêcha en le poussant vivement hors du lit de son fils avant de faire de même.

Le Prince des Serpentard s'empressa ensuite de saisir la taille de sa moitié et de couvrir son cou de baisers.

« Dray…, gloussa le Gryffondor.

_ Franchement vous…, commença James. »

« Ah ben c'est là où tu te cachais ! »

Gabriel, qui venait de rentrer dans le dortoir, se laissa ensuite lourdement tombé aux côtés de son frère.

« Je te cherchais partout, petit frère. Avec Fred, on a fait un truc de malade, il faut absolument qu'on vous raconte à toi et à Alex… Tout va bien ? s'enquit-il en s'apercevant que son jumeau était dans les nuages. »

James lui désigna leurs parents qui se bécotaient assez chastement dans un coin du dortoir en gloussant comme pas permis.

« Après toutes ces années ensemble, ça n'a pas changé d'un poil, commenta-t-il.

_ C'est pour ça qu'il incarne à la perfection le couple transi d'amour…

_ … Je veux vivre ça.

_ Tout le monde veut vivre ça. »

Et c'est devant le spectacle de ses parents chahutant avec amour que James eut un déclic. Il voulait vivre quelque chose d'aussi beau, alors il avait la ferme intention de découvrir de qui il était tombé amoureux.

HPDMHPDM

« Merci d'être venu. »

James tremblait légèrement et il tordait nerveusement ses doigts. Après sa petite discussion avec son Papa, il avait décidé de ne pas perdre de temps et il avait rapidement réuni ses trois prétendants dans une salle vide. Les trois jeunes hommes avaient chacun pris appui contre une table et James se tenait debout devant eux.

Comme d'habitude, en croisant le regard de Christopher et de Valentin, le blond se troubla aussitôt alors que lorsqu'il croisa le regard de Grégory, ce fut ce dernier qui se troubla.

« Comme je vous l'ai dit, poursuivit James, j'ai pris une importante décision et j'ai besoin de votre coopération. Je… Récemment, j'ai pris conscience que… qu'il y avait de grandes chances pour que je sois amoureux de l'un d'entre vous, s'il-vous-plaît épargnez-moi vos commentaires. »

Valentin et Christopher qui avaient, tous deux, ouvert la bouche, la refermèrent aussitôt. Un petit sourire satisfait s'étendit néanmoins sur leurs lèvres.

« Et pour m'aider à y voir plus clair, je vais avoir besoin de temps. Et…voilà comment je compte m'y prendre… »

James leur parla du plan de son Papa et personne ne l'interrompit durant sa tirade. À la fin, une expression quasi indéchiffrable s'était installée sur le visage des trois jeunes hommes. Mais James put cependant voir qu'ils paraissaient plutôt content de sa décision.

« Ce n'est pas trop tôt, souffla Valentin. Je marche. Je ne t'approcherai pas tant que ce n'est pas mon tour.

_ Moi aussi, ajouta Christopher.

_ Moi aussi, déclara Grégory.

_ Sinon, reprit Valentin avec un sourire pervers, quand tu dis que… tu ne nous fuiras pas et te laisseras faire… c'est à quel point ? »

James fronça les sourcils et son visage se tordit en une moue agacée.

« Dans la limite du correcte, grogna-t-il. Et si c'est comme ça que tu comptes me séduire, tu es mal barré. »

Valentin ne répliqua pas mais son sourire mi-malicieux mi-pervers resta à son poste. Et il y avait quelque chose dans son regard qui fit agréablement frissonner le blond.

Maudissant sa faiblesse, James s'empressa de reprendre une contenance et continua sur un ton aussi détaché que possible :

« A présent je vais m'isoler quelques temps et ensuite, vous aurez chacun trois jours pour me convaincre. Mon Papa a tiré au sort, l'ordre sera Grégory, Christopher, Valentin. Ça vous va ? »

Les trois adolescents acquiescèrent.

« Parfait, murmura James. »

Après un dernier regard, le Serpentard quitta la pièce.

HPDMHPDM

« … franchement, je l'adore mais s'il continue comme ça, je ne pourrais plus m'empêcher de lui foutre mon poing dans la gueule… »

Blaise sourit devant la petite moue boudeuse de son roux qui frémit en réponse aux chastes caresses qu'il procurait à son torse, sous sa chemise.

Au tout début de cette après-midi que Ron avait décidé de passer avec Blaise, les deux adolescents étaient tout d'abord allés dans le dortoir des Gryffondor. Ron s'y sentait plus à l'aise et Blaise n'y voyait aucun inconvénient. Mais l'ambiance, tout d'abord joviale, avec vite dégénérée : Draco n'avait pas tardé à s'engueuler avec tous les Lions présents hormis Harry et la présence de Blaise n'arrangeait rien parce qu'elle faisait extrêmement plaisir à Seamus, ce que Dean n'apprécia guère et que Draco n'hésita pas à utiliser pour faire sortir le noir de ses gongs. Ses tentatives d'apaisement n'ayant pas abouti, un Harry furieux contre son amoureux s'était finalement enfermé à double tours dans la salle de bain. Pas le moins du monde ravi par cette exclusion, le blond s'était deux fois plus mis en colère contre les Lions, reportant sa frustration sur eux. Et bien sûr, lesdits Lions n'avaient pas hésité à riposter.

Lassé de toute cette agitation, Ron avait, en définitive, tiré son copain hors du dortoir. La Salle Commune étant trop fréquentée, et ayant trop de paire d'œil rivés sur le bistré, Ron avait consenti à se rendre dans son dortoir.

Ledit dortoir étant vide, un large sourire s'était aussitôt scotché sur le visage du roux.

Il avait ensuite pris place entre les jambes de Blaise, sur son lit, et ils avaient juste… pleinement profité de la présence de l'autre. Se caressant, se disant des mots et s'embrassant.

Ça, c'était le genre d'après-midi dont Ron raffolait !

Le rouquin était quand même un peu renfrogné à cause du précédent comportement que Seamus avait eu avec son petit-copain. Le voir baver aussi indécemment sur le bistré l'avait énervé au plus haut point !

« Ça ne te fait vraiment rien que Seamus te regarde comme si tu n'étais qu'une vulgaire friandise ? l'interrogea-t-il. »

Le Serpentard haussa négligemment les épaules.

« J'en ai pris l'habitude, répondit-il tranquillement. »

Sa réponse ne convint pas à Ron dont la moue s'accentua.

« Et bien moi, je ne veux pas en prendre l'habitude, bougonna-t-il. Alors il est bien gentil mais s'il continue comme ça je lui foutrait mon poing en pleine tronche… »

Blaise sourit de plus belle sans répondre et il approfondit ses caresses sur le torse de sa moitié sous les soupirs d'aises de cette dernière.

Cela faisait à présent plusieurs jours que les deux adolescents sortaient ensemble et Ron ne s'était jamais senti… aussi bien. Aussi… heureux. Dès que c'était possible, il passait tout son temps avec Blaise et l'arrivée des vacances lui permettrait d'être à ses côtés quasiment 24h/24.

Il lui semblait que plus il passait de temps avec le bistré, plus il avait envie de passer du temps avec lui. Il commençait très clairement à devenir accro au Serpentard mais étrangement, ça ne l'effrayait pas le moins du monde.

Il se délectait de la présence du basané, de sa douce voix grave, de ses caresses, de ses baisers… Son corps entier se réjouissait quand Blaise posait ses mains sur lui ou quand il le prenait simplement dans ses bras. Il adorait se blottir tout contre le bistré. Sentir la chaleur de son corps autour de lui et entendre le doux battement de son cœur. Il ne se lassait pas de plonger dans les yeux miels de sa moitié et de l'écouter parler. Il profitait également de toutes les occasions qu'il avait pour toucher le bistré. Ses bras, son torse, son visage…

Même s'il essayait de faire bonne figure, la séparation -même le temps d'un cours- était pour lui un véritable déchirement et tout ce qu'il pouvait faire c'était penser à son amoureux en comptant les minutes qui le séparaient de lui.

Et quand il le retrouvait enfin, il ne pouvait s'empêcher de sourire comme un bienheureux et son cœur se mettait aussitôt à cogner très fort dans sa poitrine. À chaque fois, Blaise le prenait par la main et il l'embrassait avec douceur… Et ces simples gestes suffisaient à mettre le rouquin sur un petit nuage.

Plutôt timide au début, le Lion avait fini par prendre ses aises avec Blaise. N'hésitant plus à prendre l'initiative de le prendre par la main, de le saisir par la taille ou de l'embrasser, même si le plus entrepreneur restait le vert et argent.

Petit à petit, Ron s'habituait à l'idée d'avoir un petit-ami et non une petite-amie. Mais il rougissait quand même les trois-quart du temps quand il était avec le basané et il pouvait empêcher ses membres de trembler dès qu'il était près de lui et de bafouiller stupidement. Ce qui faisait que Ron rougissait, bafouillait et tremblait beaucoup…

Pour éviter tout malentendu, le Gryffondor avait pris le temps d'expliquer à son amour que cette réaction n'était en aucun cas due à une gêne, à un inconfort ou à une honte, mais qu'elle était en grande partie due au signal envoyé à son entrejambe dès qu'il était à proximité…

Blaise avait trouvé cette justification plus que craquante et il avait aussitôt pris langoureusement possession des lèvres de sa moitié qui avait frissonné de la tête aux pieds.

Par la suite, quand il voyant son amour rougir ou trembler, Blaise souriait immédiatement en pensant à tout ce qui se tramait dans le pantalon du Lion. Chose que ledit Lion trouvait fort embarrassante.

En d'autres mots, Ron était en plein dans sa phase lune de miel. Et après avoir vigoureusement critiqué celle de Harry, il devait bien avouer qu'il n'était pas mieux. Mais le nuage sur lequel le rouquin se trouvait était bien trop haut dans le ciel pour qu'il puisse s'en soucier.

Seules ombres aux tableaux : les regards furieux des élèves jaloux de sa mise en couple avec Blaise. Apparemment, ils ne digéraient pas qu'un ''mec aussi fade'' ait le privilège de sortir avec le Second Apollon de Poudlard. Et puis il y avait aussi Lavande. Après avoir pleuré comme une madeleine pendant des jours, une lueur que Ron n'appréciait pas brillait, à présent, dans ses yeux bouffis. Mais encore une fois, le nuage de Ron était tellement haut qu'il ne se souciait pas vraiment de ça.

Le Gryffondor gémit fortement quand la main de Blaise s'égara sur l'un de ses tétons.

« Des petites boules inintéressantes, hein ? souffla le Serpentard à son oreille.

_ Q… Quoi ?

_ C'est ce que tu m'avais dit. ''Ce sont juste des minuscules boules de chairs inintéressantes''. C'est ce que tu m'as dit à propos de tes tétons. Tu le penses toujours ? »

Un puissant frisson traversa la colonne vertébrale de Ron quand Blaise pinça vivement la boule de chair entre ses doigts. Ce geste fit gémir le rouge et or et plus belle et cambrer ses reins.

« Merde, souffla Ron. »

L'une de ses mains agrippa fermement la nuque du basané alors que ses hanches commençaient à se mouvoir sensuellement et que son sang affluait vers son entrejambe.

C'était dingue la vitesse avec laquelle le roux s'enflammait quand le bistré le touchait !

Le roux se troubla dangereusement quand la deuxième main de Blaise se mit en action, caressant et flattant son torse, et pour augmenter ce trouble, le Serpentard déposa plusieurs baisers dans le cou de sa moitié avant de sucer amoureusement le lobe de son oreille.

« Blaise…, gémit le rouge et or. »

Le regard du rouge et or devint fiévreux, son bassin ondula de plus belle et ses plaintes gagnèrent en intensité. Tout ceci électrisa passablement le bistré qui voulut en voir plus. Il approfondit donc ses caresses, en insistant bien sur les points qu'il savait érogènes de l'anatomie de Ron.

Dès le début de leur relation, le rouquin s'était montré très réceptif à ses caresses, laissant beaucoup de marge au Serpentard. Il lui avait juste dit -avec une bouille que Blaise avait trouvé adorable- qu'il n'était pas encore prêt à coucher avec lui, ce que le bistré avait compris. Il avait donc carte blanche sur toutes les parties du corps du roux à l'exception de la région de son anus.

Mais malgré tout, Blaise avait beaucoup de mal à descendre en dessous de la ceinture de Ron. À chaque fois qu'il essayait, le Lion esquivait sa caresse peu importait le moyen. La raison d'un tel comportement était simple : déjà que Ron s'enflammait vivement quand Blaise touchait son torse, s'il touchait son sexe, le Gryffondor avait de grandes chances de finir dans un état comateux !

Finir dans un état comateux ne le dérangeait pas le moins du monde mais le problème c'était que le roux était quelqu'un d'assez… démonstratif. Le fait de gémir comme pas permis à la moindre caresse le gênait déjà beaucoup, ce serait forcément pire si la caresse passait la barrière de sa ceinture ! Il se mettrait alors dans un état pas possible, serait d'autant plus… démonstratif, et ça le gênait que le bistré le voie dans un tel état.

Blaise avait beau lui dire que le voir comme ça ne ferait qu'augmenter son propre plaisir, Ron ne se démontait pas pour autant. Et même s'il avait très envie que Blaise caresse son sexe, son embarras le bloquait.

De ce fait, quand le Serpentard le caressait, à la seconde où il se sentait durcir, il prenait ses jambes à son cou.

Mais peu importait sa gêne et ses tentatives de fuite, Blaise était bien déterminé à apprivoiser son Lion.

Mu par une soudaine pulsion sadique, le Serpentard se plut à pincer violemment l'un des tétons déjà incroyablement dur de Ron. Bien sûr, la réaction du roux, et plus précisément celle de ses reins et de ses cordes vocales, fut tout aussi violente.

« Merde…, geignit Ron. »

Blaise sentit ses ongles rentrer sous la peau de sa nuque mais il ne s'en préoccupa pas. Il était beaucoup plus absorbé par le visage de son amour : les joues rouges de désir, le regard dans le vide, la respiration courte… Face à ce spectacle jouissif, Blaise ne put résister à l'envie de pincer l'autre téton de Ron avec autant de virulence. Il se complut ensuite à le regarder perdre peu à peu toute contenance, le corps frémissant.

Un sourire satisfait se dessina ensuite sur les lèvres du basané quand il nota la bosse qui déformait le pantalon de son amoureux.

Ne cessant de solliciter les boules de chairs d'une dureté à la limite du supportable et le lobe de l'oreille du Lion, Blaise fit lentement glisser l'une des ses mains vers l'entrejambe tant désirée.

Ron remarqua immédiatement la direction que prit la main curieuse et il tenta aussitôt de la faire changer de direction. Mais malheureusement pour lui, ce jour-là, Blaise n'avait pas envie d'être conciliant. Il voulait donner du plaisir à son futur mari. C'est pour cela qu'il poursuivit, inexorablement, sa route vers le sexe du Lion.

Voyant qu'il n'avait pas assez de force pour le stopper, Ron essaya de se déloger du creux des bras de son petit-ami mais ce dernier ne le laissa pas faire.

« Ron, dit-il d'une voix qui fit frissonner le concerné de la tête aux pieds, lors de notre premier jour en tant que couple, je t'avais dit que la prochaine fois que tu avais une érection en ma présence, je me ferai un plaisir de t'en débarrasser. Tu t'en souviens ? »

Incapable d'articuler le moindre mot, Ron acquiesça.

« Très bien, reprit Blaise d'une voix doucereuse. Et depuis ce jour, si je me souviens bien, tu t'es retrouvé plus d'une fois avec une érection en ma présence. Mais comme ça te gênait de perdre totalement pied devant moi, je t'ai laissé t'isoler pour que tu puisses t'occuper toi-même de ta raideur. Le problème… c'est qu'en ce moment même… j'ai vraiment très, très envie de te voir perdre pied. Donc… je ne vais pas te laisser t'en aller… »

Ron frissonna en entendant cette dernière phrase. Déjà qu'en temps normal, Blaise était plus fort que lui, quand il était excité, il avait carrément la force d'une fourmis ! Alors repousser un Blaise déterminé à le garder dans ses bras était impossible.

Les yeux du roux se firent alors suppliant mais il vit bien dans les yeux miels de sa moitié, qu'il ne céderait pas. Fichu Serpentard !

Le Lion ouvrit la bouche pour répliquer mais avant d'avoir pu dire un mot, la main de Blaise commença à défaire lentement la boucle de sa ceinture, ce qui réquisitionna toute son attention. Il essaya en vain de lui faire lâcher prise avant de recommencer à tenter de sortir de son cocon improvisé. Mais comme Blaise était bien décidé à le garder près de lui, tout ce à quoi Ron arrivait c'était à se frotter encore plus contre lui. Ce qui était loin d'être une bonne idée…

« Détends-toi, lui intima Blaise en faisant glisser sa braguette. »

Cette action alarma Ron qui se débattit de plus belle. Pour le calmer, le basané pinça vivement l'un de ses tétons.

« Mais merde Blaise !…, gémit Ron en se cambrant indécemment. »

Un sourire pervers étira les lèvres du concerné et il entoura ensuite le torse du roux pour pouvoir le maintenir contre lui tout en continuant ses attentions sur les boules de chairs qu'il affectionnait tant.

« Je t'avais pourtant prévenu, dit Blaise d'une voix magnifiquement suave. Tu n'aurais pas dû me donner la permission. »

Sur ce, le basané agrippa vivement le sexe de Ron à travers le tissu de son boxer, et il se mit aussitôt à le masser étroitement, ce qui marqua le début de la fin pour le Gryffondor.

De violents frissons le traversèrent de part en part, ses hanches devinrent comme folles, ce qui le fit se frotter indécemment contre le corps du vert et argent, il lâcha complètement la bride à ses cordes vocales et sa prise se raffermit sur la nuque de son copain. Son cerveau s'embua peu à peu de désir et il oublia bientôt la raison pour laquelle il voulait s'échapper des bras du bistré à peine quelques instants plus tôt. De ce fait, la main qu'il avait précédemment posé celle de Blaise pour lui faire lâcher prise le poussait désormais à approfondir la caresse.

Merlin qu'il était excité en ce moment ! Des bouffées de chaleur l'envahissaient par à coups, tous ses membres frémissaient et sa verge se tendait encore plus dans son boxer.

Il en voulait plus. C'est pour cela qu'il appuya sur la main du basané pour intensifier la caresse.

« P… Plus fort…, geignit-il. »

Obéissant, Blaise malaxa durement l'entrejambe du roux qui ondula de plus belle contre lui. Il prit également plaisir à triturer les tétons, durs à la limite du supportable, de Ron.

Des boules de chairs inintéressantes… Le bistré n'en revenait toujours pas.

« Tu vois, glissa suavement Blaise à l'oreille de son Lion tout en pinçant un téton entre deux de ses doigts, c'est moins ton téton en lui-même que la réaction que tu as quand je le touche qui m'excite réellement… »

Le Serpentard plongea ensuite dans le regard fiévreux du rouquin extatique et il resserra sa prise sur le bout de chair malmené.

« B… Blaise…, gémit Ron.

_ Tu comprends mon point de vu maintenant, n'est-ce pas ? poursuivit le Serpentard sans cesser de titiller sadiquement le téton. »

Ron ouvrit la bouche pour répondre mais seule une litanie de gémissements parvint à franchir la barrière de ses lèvres. Se cambrant avec force, Ron voulut intensifier la caresse contre son sexe mais la main du vert et argent se figea brusquement, refusant de poursuivre ses activités.

« Blaise…, geignit Ron, telle une supplique. »

Mais le concerné n'accéda pas à sa demande, se contentant de le regarder, un sourire mi-sadique mi-pervers sur les lèvres.

« Tu en veux plus ?…, lui demanda innocemment le basané. »

Pour toute réponse, Ron geignit et se frotta lascivement contre son petit-ami.

« Blaise… »

Satisfait de la réaction de son amour, Blaise se décida enfin à reprendre ses activités. Il dégagea sa main de celle de Ron et mit la hampe gorgée de sang à nue.

Les muscles du roux se crispèrent aussitôt et il riva un regard un peu inquiet vers Blaise. C'était la première fois que le bistré voyait son sexe et, ne connaissant rien aux relations entre hommes, il ne savait pas si… ça lui convenait…

Mais le regard gourmand que le Serpentard posa sur sa queue suffit à le rassurer.

Sans attendre plus longtemps, le bistré fit courir ses doigts sur la verge dressée, ce qui provoqua un tas de sensations très agréables dans le corps du Gryffondor qui se remit à proférer un flot de gémissements.

Ron posa ensuite de nouveau sa main sur celle du bistré pour l'inciter à accélérer le rythme mais ce dernier ne le laissa pas faire et il saisit vivement son poignet avec force. Ron voulut se dégager mais la poigne de Blaise était trop forte.

« Laisse-moi faire, lui intima le vert et argent d'une voix sans appel. »

Il relâcha ensuite le bras du rouquin et se remit à flatter sadiquement sa queue douloureusement gorgée de sang. Ne pouvant rien faire pour remédier à cela, la main de Ron se crispa sur les draps alors qu'il s'enfonçait peu à peu dans l'extase.

Le Serpentard caressa le sexe de son petit-copain sur toute sa longueur en insistant bien sur le gland déjà rougi. Il était à l'affût du moindre changement dans le comportement de Ron, guettant les endroits les plus érogènes de son pénis, et il prit bien soin de les mettre dans un coin de son cerveau.

Une fois son exploration terminée, Blaise s'attaqua aux bourses, devenues ultra-sensibles.

« Oh Merlin !…, s'extasia Ron en se cambrant avec délice. »

Il serra les draps à s'en faire blanchir les jointures tout en gémissant le nom de son amant.

Blaise grimaça en sentant les ongles de Ron égratigner encore plus la peau de sa nuque mais ça ne l'empêcha pas de poursuivre sa découverte des points sensibles des testicules du roux.

Quand il eut terminé avec son expédition, Ron était à bout. Il haletait avec grands bruits, ses joues étaient rouges de désir, son regard était vide, ses membres tremblaient, son pénis semblait près à l'explosion et quelques gouttes de sperme en coulait déjà.

Blaise prit un sadique plaisir à flatter, pendant plusieurs secondes, le gland rougi et à voir son roux perdre pied entre ses bras.

« Ne jouis pas maintenant, d'accord ? »

La question était plus un ordre qu'autre chose et en sentant l'inflexibilité dans la voix du basané, le regard de Ron se fit suppliant.

Pour toute réponse, Blaise pinça violemment son téton.

« Je suis sérieux, reprit-il calmement. Ne jouis pas maintenant. »

Un frisson glacé traversa l'échine du Gryffondor face au regard du bistré. Il y brillait une lueur qui ne lui inspirait pas confiance…

Fichu Serpentard !

« Tu as bien compris ? insista le basané en pinçant douloureusement la boule de chair rosée.

Une flopée de lamentations fusant de sa gorge, Ron s'empressa d'acquiescer.

« Parfait, murmura Blaise. »

Suite à cette réponse, le vert et argent se décida finalement à passer aux choses sérieuses. Sans arrêter le traitement qu'il faisait subir aux tétons de son roux, il empoigna fermement son sexe et imposa, dans un premier temps, un doux va-et-vient qui n'empêcha par le Lion de devenir extatique. Blaise prit bien soin de s'attarder les points qu'il savait à présent érogène du pénis de Ron et il décida également que le moment était parfait pour se remettre à lécher le lobe de son oreille. Bien sûr, Ron ne fut pas de cet avis et il tenta de se dégager mais Blaise le calma aussitôt en pinçant son téton avec virulence.

Constatant avec joie que le Gryffondor ne cherchait plus à le fuir, Blaise poursuivit tranquillement ses attentions.

Quand du sperme commença à perler dangereusement du sexe de Ron, il accéléra le rythme du va-et-vient, passant ainsi de doux à énergique.

Il regarda avec une nette satisfaction son petit-copain perdre totalement pied entre ses bras. Ron se trémoussait avec une telle sensualité !… Et ses gémissements… Merlin que le basané ne s'en lasserait jamais ! Ça et son regard embué de désir qui ne voyait plus rien de précis.

Le Serpentard le masturba lestement sans le quitter du regard, toujours en prenant soin d'insister sur les endroits érogènes, et il se délecta de la vision orgasmique de son petit-copain, qui se perdait peu à peu dans l'extase.

« B… Blaise…, haleta le Gryffondor. Je… je vais…

_ Retiens-toi, lui répondit tranquillement Blaise avec un sourire sadique.

_ M… Mais… »

Un cri termina la phrase de Ron : Blaise avait, une fois de plus, pincé violemment l'un de ses tétons. Les ongles du Lion s'enfoncèrent encore plus profondément dans la nuque du bistré et ses reins se cambrèrent avec force.

« Merde…, geignit-il. »

Ignorant les signes avant-coureurs de la future éjaculation de Ron, Blaise intensifia le rythme.

Par la suite, Ron essaya de se retenir au maximum mais au bout de quelques minutes, il n'en put plus. Après une dernière cambrure et un dernier cri, il jouit.

Une fois cela fait, il retomba lourdement contre le torse du Serpentard, les yeux clos, les membres tremblant et la respiration haletante.

« J'ai joui, lâcha-t-il quand il eut recouvert un minimum ses esprits.

_ Ce n'est pas grave, le rassura Blaise avant de l'embrasser tendrement sur le crâne. »

Les deux adolescents restèrent ainsi collés l'un contre l'autre en silence pendant de longues minutes. Ron laissa volontiers son petit-ami le caresser de sa main propre et l'embrasser tendrement sur chaque parcelle de sa peau nue.

« Tu n'es qu'un gros sadique, grogna soudainement Ron. »

Blaise pouffa de rire.

« Tu as aimé, non ? demanda-t-il.

_ Ce n'est pas une raison.

_ Quoi ? Tu aurais préféré que je t'achève en 2 minutes ?

_ … Non… Mais tu aurais pu… être un peu plus tendre…

_ Mais j'ai été super tendre !

_ … Si c'est ça ta définition de la tendresse, je ne suis pas sorti de l'auberge, grommela Ron.

_ Si tu ne m'avais pas fui pendant autant de temps, j'y serais allé plus mollo, rétorqua le vert et argent

_ Si tu n'étais pas un tel pervers, tu y serais également allé plus mollo, grogna le rouquin. »

Blaise préféra ne pas argumenter et il se contenta de câliner son rouquin de plus belle.

Ron s'alarma cependant quand Blaise bougea sa main souillée par sa semence.

« Qu'est-ce qu'il y a ? s'enquit le basané.

_ Je… Je ne me sens pas encore prêt à… à te voir… goûter à mon sperme…, confessa timidement le Lion, les joues rouges d'embarras.

_ … Je vais y goûter un jour où l'autre, fit remarqué le bistré.

_ Oui mais je préférerais que ce ne soit pas maintenant… »

Blaise n'insista pas et il se nettoya à l'aide d'un sort.

Les deux adolescents se remirent ensuite à se bécoter tendrement et à parler mais ils furent néanmoins interrompus quand la porte du dortoir s'ouvrit.

Le visage de Ron s'assombrit dès qu'il vit de qui il s'agissait : Théodore et Hermione. Les deux personnes qu'il avait le moins envie de voir à ce moment de sa vie…

Une profonde stupeur s'installa sur le visage de ces dernières, qui ne s'attendaient visiblement pas à le trouver dans le dortoir. Dans le visage de Hermione, on pouvait également déceler une lueur d'espoir.

Ron avait passé tellement de temps à essayer d'éviter la Lionne que s'était devenu comme une seconde nature : il l'ignorait machinalement. Tant et si bien qu'il lui semblait que c'était la première fois depuis… de longues semaines qu'il ne l'avait pas… vraiment regardée. Vu de la douleur qui s'emparait de lui à chaque fois qu'il levait les yeux vers elle, il avait préféré éviter.

Le moins que l'on puisse dire, c'était que la brune était vraiment jolie. Un fin maquillage, des cheveux soigneusement coiffés, des vêtements choisis avec soin… Il n'y avait pas à dire, elle savait vraiment comment se mettre en valeur à présent.

« S… Salut Ron ! lança-t-elle d'une voix qui se voulait assurée, un faible sourire sur les lèvres.

_ Salut, marmonna le roux sans lever les yeux vers elle. »

Un silence gêné s'installa aussitôt entre les quatre adolescents. Discrètement, Théodore désigna la sortie à sa petite-amie, mais cette dernière ne voulut pas abandonner si vite. Elle se rapprocha à petits pas de son ex-petit-copain en tordant nerveusement ses doigts.

« Euh… Alors tu… tu…, amorça-t-elle. »

Elle était presque arrivée à la hauteur de Ron quand ce dernier lâcha un petit rire nerveux. Il leva ensuite les yeux au ciel, se leva de son cocon et sortit précipitamment du dortoir sous le regard interloqué de Hermione, Blaise et Théodore.

« Tu me fais toujours la gueule…, soupira tristement la brune. »

Ne voulant pas en rester là, Blaise se leva vivement de son lit et il se lança à la poursuite de son copain.

Il rattrapa ce dernier dans le couloir. De toute évidence, le roux avait l'intention de retourner chez les Lions.

« Ron ! l'appela le Serpentard. »

Le rouquin ignora son appel ce qui obligea Blaise à accélérer le rythme et à le saisir par le bras pour le forcer à s'arrêter.

« Quoi ? grogna le rouge et or en posant sur son copain un regard coléreux.

_ Qu'est-ce qui t'a pris ? demanda Blaise d'une voix douce.

_ Qu'est-ce qui m'a pris ? répéta le roux, incrédule. Je n'avais pas envie de rester dans la même pièce que la personne qui m'a fait cocus, voilà ce qui m'a pris. »

Blaise soupira.

« Ron…, souffla-t-il.

_ Quoi ? »

Blaise déglutit faiblement : il savait que ce qu'il s'apprêtait à dire n'allait pas plaire à son amoureux. Il prit affectueusement les mains du roux et posa sur lui un regard qui se voulait tendre et compréhensif.

« Ça fait maintenant plusieurs mois que…

_ Et alors ? grogna Ron.

_ Tu sais, Hermione se sent horriblement mal depuis que…

_ Et alors ?

_ Eh bien… Elle est vraiment, vraiment désolée et…

_ Moi aussi je suis désolé qu'elle m'ait brisé le cœur. »

Devant l'inflexibilité de son petit-copain, Blaise poussa un profond soupir.

« Ron, commença-t-il en sachant que ce qui allait suivre allait encore moins être au goût du roux, tu…tu ne crois pas qu'il est temps pour toi de… lui pardonner ?… »

Comme le Serpentard l'avait prévu, le regard du Lion se fit acéré et il dégagea vivement ses mains de celles du bistré.

« Elle a brisé mon cœur ! rappela le rouquin.

_ Je sais mais…

_ Mais quoi ?

_ Ron, soupira le basané, si tu savais à quel point elle…

_ J'en ai rien à foutre.

_ Mais…

_ Mais rien ! Tu… Tu pourrais me soutenir un peu ? C'est moi ton futur mari ! J'étais complètement détruit après notre rupture. Je… Ça m'a même poussé à me conduire de façon odieuse avec toi !

_ Ron…

_ Non ! Je t'ai dit des choses vraiment dégueulasses, j'ai été horrible avec toi ! Maintenant, rien que d'y penser je me sens tellement mal et…

_ Ron…

_ Je sais que tu ne m'en veux pas mais je ne peux pas ne pas me sentir coupable et… Et c'est affreux et… »

Pour le calmer, Blaise le prit tendrement entre ses bras.

« Ce n'est pas grave, lui assura-t-il.

_ Si, pleurnicha Ron, la tête fourrée dans le torse du bistré. »

Après plusieurs secondes passée en silence, Ron se dégagea finalement un peu de l'étreinte de son amour et plongea son regard dans le sien.

« Je ne sais pas si je peux lui pardonner, Blaise. Je me suis senti tellement humilié et stupide que… Et puis elle était mon premier amour !… J'étais persuadé qu'elle était la femme de ma vie et que j'allais construire une famille avec elle ! Et d'un coup, j'ai pris une sacrée claque dans la gueule… »

Un nouveau silence s'installa entre les deux amoureux pendant lequel Blaise tripota amoureusement les boucles rousses de sa moitié.

Une soudaine interrogation s'insinua dans l'esprit du bistré. Une interrogation qui lui serra douloureusement le cœur.

« Ron, souffla-t-il à mi-voix. Est-ce que tu es toujours un peu amoureux d'elle ? »

Devant cette question, le Gryffondor sursauta brusquement et il leva vers Blaise un regard interloqué.

« Quoi ?

_ Tu as très bien entendu. »

Le rouquin papillota plusieurs fois les yeux, incrédule, puis, notant la mine inquiète du Serpentard, il ne put retenir un sourire d'étirer ses lèvres.

« Mais Blaise, ça n'a rien à voir, déclara-t-il.

_ Comment ça, ça n'a rien à voir ?

_ Blaise, ce n'est pas parce que maintenant je suis amoureux de toi que ça efface tout ce que Hermione m'a fait ! Tu dois comprendre que…

_ Tu es amoureux de moi ? »

Ron tiqua brusquement devant l'interrogation.

« Bien sûr que je suis amoureux de toi ! affirma-t-il. Tu en doutais ? »

Un sourire resplendissant se dessina peu à peu sur le visage de Blaise.

« Tu ne me l'avais encore jamais dit, souffla-t-il.

_ Quoi ? Mais je suis sûr que si !

_ Non. Tu m'as dit que tu étais entrain de tomber amoureux de moi, quand je te disais ''je t'aime'' tu me répondais ''moi aussi'' mais tu ne m'avais encore jamais dit les mots ''je t'aime''. »

A ces mots, Ron adressa un tendre sourire au basané puis il enroula tendrement ses bras autour de son cou.

« Eh bien je te le dis maintenant : je t'aime, Blaise Zabini. Je peux même dire que je suis raide dingue amoureux de toi. Mais ça ne change pas le fait que… »

Le Lion ne put terminé sa phrase car Blaise prit brusquement possession de ses lèvres dans un baiser enflammé.

Les mains du basané s'évadèrent rapidement sous la chemise de Ron, ce qui le fit frémir de la tête aux pieds.

« Blaise…, murmura-t-il.

_ Désolé mais tu es vraiment trop mignon, justifia le bistré. »

Le roux se retrouva donc plaqué contre le mur le plus proche avec un Serpentard excité le tripotant de toute part. Forcément, le Lion ne tarda pas à se retrouver avec une jolie érection. Érection que Blaise s'empressa de caresser à travers son pantalon.

Sans même qu'il ne s'en rende compte, Ron fut entraîné à l'intérieur d'une salle de classe vide qui se verrouilla après leur passage.

Il fut ensuite plaqué contre le premier bureau venu et une main curieuse s'engouffra dans son pantalon.

« Blaise…, souffla une nouvelle fois Ron.

_ J'ai trop envie de te toucher là, tout de suite, justifia le vert et argent. »

Ron envisagea furtivement de protester mais son cerveau se déconnecta rapidement sous les caresses de son petit-ami, l'empêchant ainsi de réfléchir correctement.

HPDMHPDM


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Donc voilà, c'est le dernier chapitre que je poste avant… longtemps ^^ Je sais que je laisse beaucoup de questions en suspens mais malheureusement, je ne peux pas faire autrement. En tout cas j'espère que ce chapitre vous a plu !

Il n'est pas dans mes intentions d'abandonner ma fic et si jamais après mes partiels j'ai le syndrome de la page blanche, j'ai pris le maximum d'avance possible. Donc au cas où j'ai une pane d'inspiration, sachez que j'ai déjà traité la question du futur mari de Ginny, la personne manquante dans le Carnet de Draco, la personne de Rang A, une grosse partie de la mise en couple de James -il me manque juste un bout, ce qui fait quand même un trou au milieu d'un chapitre-, le début de la venue de Sirius, un interlude, ainsi que d'autres choses encore ^^

Si jamais ma fic est supprimée, je la reposterai sur ManyFics sous le même pseudo : BlackDeepShadow

A propos de ma deuxième fic, j'ai arrêté de l'écrire pour pouvoir m'avancer au maximum dans cette fic-là mais elle est toujours d'actualité ^^

Si vous avez des questions, vous pouvez toujours me contacter par MP pour ceux qui ont un compte et j'essaierai d'y répondre le plus rapidement possible. Pour ceux qui n'ont pas de compte, vous pouvez toujours me poser votre question dans une review en me laissant votre adresse mail en pensant bien à mettre des espaces entre les mots. J'y répondrais également aussi vite que possible.

Voilà, j'espère que ma fic vous plait toujours autant et merci encore pour votre soutient ! :D