Walut les gens. Allez-vous bien ? ^o^

Personnellement, je suis encore vivant donc tout va bien. ;-)

Bref, donc voilà le nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira malgré la lenteur temporelle que prend mon histoire. ;-)

Bonne lecture les gens. (Et je commenterai à la fin comme toujours ^^)

Résumé rapide : Ziio a découvert les actes d'Haytham dans la forêt. Une dispute à donc eu lieu laissant l'homme dans une incertitude.


Le dîner avait une atmosphère des plus froide et des plus étouffante. J'évitais de croiser le regard de Ziio et elle de même pour le mien. Ratonhnhaké:ton semblait savoir que quelque chose clochait mais préférait ne pas s'en mêler. Seuls les tintements des couverts de bois étaient les seuls à se faire entendre. L'appréhension des journées à venir me taraudait durant tout le repas. Je n'étais pas le seul à avoir l'esprit occupé, ma femme aussi, je pouvais remarquer les faibles mouvements facials qui exprimaient sa réflexion. Elle était dans le doute. Nous terminâmes de dîner et fîmes la vaisselle. Le reste de la soirée se termina en toute discrétion.

Je ne pouvais dormir cette nuit-là. La dispute m'avait suffisamment ébranlé. Je tournais ses mots de long et en large, réfléchissant encore et encore. Que pouvais-je faire pour nous prévenir de ces incidents ? Seuls les entraînements me venaient en tête et malgré ces derniers jours, je ne pouvais m'empêcher de dire que cela était insuffisant. En méditant plus profondément sur la question, je n'avais fait qu'entretenir ma maîtrise de mes armes. Peut-être devrais-je voir quelles étaient les limites du saule ? Mais de lointaines paroles de la matriarche me revinrent en tête me disant de ne pas abuser de ces pouvoirs. J'étais assez perplexe dessus. Les seuls moments où je les avais mis en application, c'étaient lors des différents batailles et durant quelques rares partie de chasse. Souvent, j'avais été au bord de l'évanouissement et avait dû me reposer. Probablement marchaient-ils comme un muscle peu entraîné et donc se fatiguant vite ? Je devais essayer.

Le lendemain même, je mis en application ce que j'avais pensé durant mon sommeil. Je retrouvai mon arbre et fis quelques échauffement avec mon épée d'entraînement. Une fois que je sentis les premières gouttes perler mon front, je m'arrêtai et repris mon souffle. Je pouvais maintenant commencer le vrai entraînement. Je fermai les yeux et me concentrai. Pour un premier essai, j'utiliserai ma furtivité, ensuite nous verrons. J'ouvris les yeux et devint invisible. Je fonçai sur l'arbre, l'épée à la main, et frappai plusieurs violents coups dans le tronc. À chaque attaque, je lâchai un cri de rage comme pour me donner une once de force supplémentaire. J'enchaînais mes mouvements malgré une diminution importante de la puissance et de la vitesse. Après le septième coup, je tombai à genoux, l'arme se plantant dans le sol. Je redevins visible et respirais bruyamment. Des points sombres parsemaient ma vue et le sol me semblait étrangement bancal. Je passai une main sur mon visage. J'étais déjà à bout de force. J'en avais sûrement trop fait pour un premier essai. Face à Washington, il était sûr que je ne ferais pas le poids.

Je sentis qu'on me secouait et que quelque chose de chaud se posait sur ma joue. Je tournai lentement ma tête et vis mon fils accroupi, l'inquiétude au visage.

"Raké:ni ! Raké:ni ! Tu t'es fais mal ? Réponds-moi !"

Je mis beaucoup de temps pour comprendre qui j'avais à mes côtés et ce qu'il me disait.

"Raké:ni. Tu vas bien ?"
"Oui." répondis-je dans une voix au bord de l'extinction.

Je m'éclaircis la voix et continuai.

"Ne t'inquiète pas. Je vais bien, fils."

Je lui frottai la tête et lui fis un sourire rassurant. Il acquiesçai et me laissa me relever. J'eus à un moment une perte d'équilibre lorsque je me remis debout mais me rattrapai immédiatement. Ratonhnhaké:ton me tenais le bras, encore plus effrayé pour mon état. Je le remerciai et nous nous dirigeâmes lentement vers des rochers où nous nous assîmes. Je reprenais tranquillement mon souffle.

"Raké:ni ?"
"Qu'y a-t-il fils ?"
"Comment tu as fait ça ? Tu as disparu d'un coup !" le questionna-t-il la curiosité au bord des lèvres.

Je ris silencieusement et je ne pus m'empêcher de lui caresser la joue.

"Et bien... c'est un pouvoir que j'ai réussi à obtenir."

Il prit quelque seconde pour réfléchir à l'information avant de me poser une autre question.

"Comment tu l'as eu ?"
"C'est une très longue histoire. Tu comprendras quand tu seras un peu plus grand, fils."

Il acquiesça ne demandant rien de plus. Je devrais faire plus attention la prochaine fois. Je ne voulais pas inquiéter d'avantage mon fils de mon entreprise. Si Ziio me voyait dans quel état cela pouvait me mettre, elle m'aurait sûrement empêcher d'aller plus loin. Pour aujourd'hui, je décidai de m'en tenir à cet essai et proposai finalement à mon enfant un simple entraînement qu'il accepta volontiers.

La journée se passait tranquillement. Je retrouvai Ziio qu'au moment du repas et aucun mot ne fut échangé entre nous. C'en était malheureux. La nuit, j'utilisai mon sommeil pour trouver un moyen d'optimiser le pouvoir du saule. Je réfléchissais assidûment et le lendemain, les tests avaient eu lieu. À peine l'aube s'était levé, je sortis de la maison et allai dans mon coin réservé. À cette heure-ci, seuls quelques rares femme et homme s'activaient déjà, principalement pour la chasse ou une longue préparation. Avant de commencer, je détaillai l'arbre, son écorce était assez amoché mais son tronc épais était encore suffisamment solide pour survivre. Je m'échauffai. Une fois cela fait, je décidai de découvrir les limites de mon invisibilité. Je commençai par voir combien de temps je pouvais tenir ma furtivité en étant immobile, puis en marchant et enfin en courant. Je m'arrêtais lorsque les premiers symptômes de fatigue survenaient et prenais, entre deux, une pause réparatrice. Je remarquai alors que plus l'effort était croissant, moins je pouvais être invisible. En moyenne, j'arrivais à tenir plusieurs dizaines de secondes. C'était suffisant pour les actions rapides ou pour trouver une cachette, mais mon instinct me disait qu'il fallait améliorer ça, surtout s'il fallait tenir un "leurre". Remarquant la fatigue qui me prenait, je décidai de remettre la suite des expériences pour l'après-midi.

Le déjeuner vint et je pus avoir quelques formalités avec ma femme. C'était assez encourageant.

"Vas-tu mieux ? Tes blessures te font encore souffrir ?" me demanda-t-elle d'une voix calme.
"Oui, je vais bien et je ne sens aucune douleur." Je laissai un petit silence. "Merci Ziio."
"Bien."

Elle avait un sourire. J'étais sur la bonne voix. L'entraînement de l'après-midi partait alors sur une note joyeuse. Je choisis cette fois-ci de voir comment était ma meute. J'appelai mes quatre loups et leur ordonnai d'attaquer l'arbre. Les claquements des mâchoires résonnaient dans l'air. La cible se faisait éplucher et dépecer sauvagement. Au bout de plusieurs secondes, ils disparurent dans le sol. Je les rappelai à nouveau et ces derniers répétaient la même action. Les secondes passant, ils finirent par se volatiliser. Je répétais ces actes encore et encore. Je ne sentis qu'un léger essoufflement, sûrement dû à toute l'attention que je leur portais. Après moult répétition, je remarquai un changement dans le comportement des mes bêtes. Ils commençaient à perdre de leur vivacité dans leurs assauts, certains grognaient de désagrément. À la fin, était-ce de la fatigue qu'ils éprouvaient car ils finirent par délaisser l'objet de leur attaque. Les avais-je trop sollicités ?

"Attaquez l'arbre encore une fois." ordonnai-je.

Pour la première fois, aucun ne m'avaient obéi. Ils me regardaient et marchaient nonchalant vers moi. Je déglutis et eus un vent d'inquiétude. Qu'allaient-ils faire ? Je levai un bras et réaffirmai mon autorité.

"Je vous demande d'obéir à mon ordre."

Ma phrase fut visiblement la goutte en trop car tous me montraient leurs crocs. Leurs oreilles étaient couchés et leurs poils translucides s'étaient hérissés, signe d'agressivité . Instinctivement, je sentis la chaleur de l'adrénaline parcourir mon corps. Les sens me criaient de fuir, mais c'étaient mes loups et j'étais leur chef. J'ancrai solidement les jambes au sol et les regardai d'un œil sévère. Ils ne semblaient guère se décider à changer d'avis. L'un d'eux se mit à courir et bondit dans ma direction. La surprise de son acte m'avait fait dégainé ma lame secrète. Je reçus un choc surprenant au niveau de mon torse et tombai à la renverse. Sur le dos désormais, tout ce je vis était une gueule blanche rempli de crocs frôlant mon visage. Je paniquai et des sueurs froides coulaient à mes tempes. Sans réfléchir, je plantai ma lame dans le poids qui m'écrasait.

"Partez !" arrivai-je à dire dans une voix étouffée.

Toute la meute disparut immédiatement. J'étais encore allongé par terre et prenais de grandes bouchées d'air. Mon cœur battait mes côtes et tous mes muscles s'étaient tendus, prêts à réagir au quart de tour. J'étais encore en alerte et me relevais lentement, m'arrêtant de temps à autre pour voir s'il y avait encore un possible danger. Une fois sur pied, je fixai ce qui restait du charnier de bois. Il était encore entier mais quasiment tout son écorce était parti et des fentes de toutes tailles parcouraient sa surface. C'était presque effrayant de voir ce qu'ils étaient capable de faire. Je soupirai. Ils avaient sûrement une volonté propre car ils m'avaient désobéi mais, surtout, ils s'étaient retournés contre moi... Je frémis en repensant aux dernières secondes. Les essais d'aujourd'hui était terminé.


Petit lexique : Raké:ni signifie "père" en mohawk.

Et voilà, j'espère qu'il vous a bien plu et que vous continuez toujours de prendre plaisir à lire mon histoire. ^o^

J'aimerais remercier Nocturis d'avoir commenté le chapitre précédent. Quelle joie de recevoir les reviews. ^O^

Je remercie aussi les lecteurs anonymes d'avoir lu mes chapitres. N'hésitez pas à commenter et/ou à mettre mon histoire en favori. :D

Les commentaires :

Je suis assez pointilleuse sur des détails qui pourraient être assez futiles. Du jour au lendemain, un détail que je n'avais pas remarqué fait soudain son coming-out et met à mal ce que j'avais imaginé. Par exemple, dans le jeu, Haytham porte la lame secrète à son bras droit, alors que dans mon histoire, il la porte à son bras gauche (je dois avouer qu'au début, j'avais donné deux lames secrètes à Haytham mais, me souvenant de Forsaken, j'ai fait des modifications pour qu'il n'en ait qu'une et je n'ai pas choisi le bon bras...). Autre détail : Dans le DLC "La Tyrannie du Roi Washington", on dirait que Ratonhnhaké:ton porte deux lames secrètes, or mon Haytham n'en porte qu'un... Je verrai le moment venu... (trop d'information à traiter, trop de variable... XD)

Ça sera tout pour ce chapitre. On se retrouve au prochain alors. À pluche :3