Et voilà, je suis rentrée de vacances alors vous avez droit à la suite... Bonne lecture !

Chapitre 4 : Rentrée Chapitre 4 : Rentrée

- Dépêchez-vous, vous allez être en retard !

Remus Lupin était pratiquement hystérique. Il était dix heures passées et le train partait à onze heures. Harry, Hermione, Neville et Draco couraient dans tous les sens, essayant de retrouver leurs affaires respectives dans le désordre général. Après un mois de cohabitation, tout était mélangé.

- Laissez tomber le tri, fit Sirius, aussi hystérique que son ami. Vous vous échangerez tout ça à Poudlard et on vous enverra ce qu'il manque.

- Je vais avoir l'air fine, moi, si ma valise est remplie d'affaires pour garçons ! s'exclama Hermione en tentant désespérément de fermer la lourde malle, chose impossible d'après la quantité d'affaires entassées à l'intérieur.

- Bon, tout le monde est prêt ?

Sythelia venait d'arriver.

- Sy' ! Fait quelque chose pour arranger ça, on n'a plus que une demi-heure.

- Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Oh, d'accord, j'ai compris, fit-elle en voyant le regard noir des adultes présents.

Elle se laissa tomber à genoux sur le sol et frappa les dalles du plat de ses mains. La pièce toute entière s'illumina et les affaires s'entassèrent proprement en six piles différentes.

- Chacun trouve la sienne et vite !

- Maman ?

Harry la regardait d'un air soupçonneux.

- Pourquoi tu me faisais ranger ma chambre quand j'étais petit, exactement ?

- Pour t'apprendre le rangement ! Je ne serai pas toujours là ! Il est l'heure, on y va.

Deux minutes plus tard, les valises étaient faites. Severus arriva à ce moment-là et transplana immédiatement avec Draco. Quelques minutes plus tard, Sythelia partait avec les trois autres. Aussitôt arrivés sur le quai, elle les aida à monter leurs affaires dans le train.

- Au revoir, et merci de m'avoir accueillie ! dit Hermione.

- Oui, merci beaucoup, ces vacances étaient géniales.

- Vous revenez quand vous voulez…

- Maman !

L'exclamation d'Harry était remplie d'horreur.

- Tu n'as pas mis ta cape !

Par réflexe, Sythelia porta la main à sa tête.

- Tant pis, ça doit être un sortilège d'illusion pour dissimuler mon apparence. Passez une bonne année et ne faites pas trop de bêtises.

- A la prochaine ! fit Harry en embrassant sa mère. Je t'écrirai bientôt.

- Oui, si je suis là. Je pense qu'il n'y aura que Sirius en permanence au domaine. Remus va rentrer chez lui. Allez, embarquez, vous êtes en retard.

Ils montèrent dans le train et regardèrent le quai s'éloigner alors que le train démarrait.

- Bon, on cherche un compartiment libre ? demanda Hermione.

Ils se mirent en route. Malheureusement, ils ne trouvèrent aucun compartiment vide. Ils finirent par s'arrêter devant un compartiment où deux personnes étaient assises. L'une d'elle semblait lire un magazine et l'autre regardait autour d'elle, anxieuse. Hermione se décida et ouvrit la porte.

- On peut s'installer ?

Celle qui lisait releva la tête, les observa, puis se replongea dans son magazine. L'autre fille, une rousse, les regarda pendant cinq bonnes minutes, avant que son regard ne tombe sur Harry et sa cicatrice.

- Tu es Harry Potter ?

Harry soupira. Il aurait dû abandonner définitivement le nom de Potter, peut être que ça aurait été plus facile. Il parla tout de même d'un ton tranquille.

- Oui, Harry Morienval Potter. On peut s'asseoir ?

- Euh... oui, bien sûr.

Soupirant de soulagement en constant qu'ils n'auraient pas besoin de continuer à chercher des places, ils mirent leurs valises dans le filet et s'assirent, ou plutôt s'affalèrent dans le cas de Neville.

- Neville ! Retiens-toi, le gourmanda Hermione.

- Désolé, j'ai pas assez dormi la nuit dernière…

- C'est vrai que c'était drôle, fit Harry avec un sourire en coin.

Ils avaient fait une petite fête la nuit précédente pour « célébrer dignement la fin des vacances », dixit Sirius. Même si Sirius trouvait tous les jours quelque chose à célébrer et par la même occasion un prétexte pour faire la fête.

Hermione semblait plus s'intéresser aux deux jeunes filles que à la discussion des garçons sur la soirée organisée la veille.

- Vous rentrez en première année ? demanda-t-elle gentiment.

La blonde ne sortit pas le nez de son magazine. Par contre la rousse hocha la tête avec enthousiasme.

- Oui ! J'espère être à Gryffondor, comme le reste de ma famille !

- Tu sais, les autres maisons ne sont pas males non plus, essaya de tempérer Hermione. Tu t'appelles comment ?

- Ginny. Ginny Weasley.

- Tu es la sœur de Ronald ? demanda soudain Harry.

- Oui, mais je n'aime pas trop Ron. Il me dit toujours ce que je dois faire sous prétexte qu'il a un an de plus que moi. Je préfère Fred et George.

- Tu as raison, répliqua Harry avec un clin d'œil. Moi aussi je préfère Fred et George.

A son grand étonnement, Ginny commença à rougir comme une tomate au moment où il fit un clin d'œil. La porte du compartiment s'ouvrit.

- Ah, Ginny, tu es là. Je te cherchais.

Ron apparut dans l'encadrement du compartiment, puis se figea en voyant qui était avec sa petite sœur.

- Morienval ! Ne t'approche pas de ma sœur !

Calmement, Harry regarda Ron. Il eut le temps d'apercevoir Finnigan et Thomas derrière le rouquin.

- Je ne me suis pas approché d'elle, nous avons dû échanger trois mots.

- Ginny ! Viens, ne traîne pas avec cet apprenti mage noir.

- Je fais ce que je veux, répondit-elle d'un ton têtu.

- Ginny ! Viens et arrête de discuter.

- Je crois qu'elle ne veut pas, intervint Hermione.

- Toi, tu te tais !

- Ron ! s'indigna sa sœur. Tu n'as à parler comme ça à personne !

- Mais c'est que les petits lions se disputent, fit une voix traînante que Harry aurait reconnu entre mille.

- Dégage, Malefoy, ça ne te regarde pas, cracha Ron le plus hargneusement possible.

- Toi, on ne t'a rien demandé. Laisse-moi donc parler avec Morienval, c'est le seul qui soit capable d'aligner trois mots. N'est-ce pas ?

- Contrairement à toi, je crois être assez intelligent pour parler correctement et articuler, répondit Harry du tac au tac.

La dispute se poursuivit pendant quelques minutes, faisant fuir Weasley qui était la cible de la plupart des moqueries, bien que les orateurs soient Harry et Draco. Il partit donc en courant presque, non sans avoir jeté un regard suppliant à Ginny qui l'ignora superbement. Dès qu'il fut parti, Draco se prépara à prendre congé devant l'impatience de ses gorilles de service qui avaient l'air d'avoir faim.

Dès qu'ils furent partis, la jeune fille qui lisait son magazine depuis le début releva la tête.

- Vous n'êtes pas vraiment ennemis, n'est-ce pas ?

Harry, Hermione et Neville se regardèrent.

- Pourquoi dis-tu ça ? demanda Hermione prudemment.

- Vous parlez plus sur le ton de personnes qui plaisantent que des gens qui s'insultent.

- Ne vous en faites pas, on ne dira rien, ajouta Ginny devant l'air inquiet des trois autres. Au fait, elle ne s'est pas présentée, mais…

- Je m'appelle Luna, coupa la jeune fille en question.

- Enchanté, répondit poliment Harry.

Malgré les paroles de Ginny, il ne se sentait pas rassuré à l'idée que quelqu'un sache pour leur amitié. Cela risquait d'amener des ennuis à Draco.

- Dites, ça vous tente d'aller voir Firenze un des ces jours ? demanda Hermione, autant par enthousiasme que pour détourner la conversation de ce terrain glissant.

- Moi oui, répondit immédiatement Harry. Je ne connais absolument pas les centaures, je sais juste qu'ils sont aussi intelligents que nous. Et qu'ils ont un sérieux penchant pour l'astrologie.

- Tu n'en as jamais rencontré avec ta mère ? demanda Neville.

- Non, rien ne peut entrer dans le domaine sans qu'elle ne le sache. Pas même les centaures. Je sais qu'il y a une colonie de griffons au fin fond de la forêt, quelques Fenris et puis le lac est peuplé aussi. Il y a sûrement d'autres choses, le domaine est trop grand pour que je l'explore en entier.

- Attends, tu veux dire que tu as vécu sept ans dans le domaine et que tu ne l'as jamais visité ? demanda Neville, stupéfait.

- Je partais souvent à cheval pour quelques jours. D'ailleurs c'est à cette occasion que j'ai rencontré les griffons. Je m'étais perdu dans la forêt…

- Et tu as réussi à t'en tirer intact ? intervint Ginny, visiblement mordue par la curiosité et emplie d'admiration.

Harry lui sourit, déclenchant un autre rougissement, puis répondit :

- Oh, non, je ne m'en suis pas tiré. Ce sont les griffons qui m'ont ramené à la maison. Et j'ai eu droit à une des plus belles disputes de ma vie. Maintenant, quand on en parle, c'est surtout pour rire.

Le trajet s'acheva dans la bonne humeur générale, au milieu des blagues et des rires.