Le chapitre 38 comme promis aujourd'hui.
Je n'ose pas penser à mes vacances en août… j'ai rien prévu et je suis lâchée toute seule dans la nature même pas chez moi… quelqu'un veut m'héberger XD ? Oh, pas longtemps, juste un petit mois XD naaaaaaaaaaaaaaaan… C'est bon, il semble que ma grande sœur ait tout prit en charge (raaah merciii :D)
Un merci à ceux dont j'ai pas pu dire merci, c'est à dire :
Une fan xD : eh ouais hein ? Merci :D (suuuper original comme réponse XD pardon)
Shini-cat : Hahaaa vont t-il s'en sortir entier ? Mystère… :) Merci !
Nasuka : Moi ça m'embête pas du tout que ce soit la fin XD Et puis il y a une fin à tout… enfin je suis super contente que ça t'ait plu :-) Marchi !
Kitsa : Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de nenfants XD ah bah non ça marche pas avec deux hommes… roh… c't'arnaque.
Gadizz : Mais… que ça t'aille ou pas, c'est moi l'autatrice donc c'est moi qui écrive ! XD Ok, t'es béta à la rentrée ou en aout si t'as du temps :) je commence à en avoir marre de me relire et de voir des fautes d'inattention trop bêtes. Bouhou L est mort TT (je m'en remettrai pas). Il était si cooooooooool avec sa tête de killer et son teint cadavérique, et toujours en train de bouffer des sucreries… il m'a trop donné envie avec ses tablettes de chocolat durant le film, et j'étais limite à choper la voiture et descendre au supermarché du coin rien que pour en acheter XD. Mais il est mort et franchement il aurait pu pas mourir TTTTTT. Baka. Eh see you en aout ! Le chais pas combien !
Et aussi merci à ceux qui ont lu et qui n'ont pas voulu/pu laisser un ptit mot, c'est pas grave, l'important c'est que ça vous plaise :).
-Alors… ça y est ?
Ca faisait depuis longtemps que je n'avais pu apprécier un samedi soir au bar de Quatre avec mes trois acolytes. A vrai dire, plus d'un mois. Avec tout ce qui s'était passé, je n'étais pas sortit.
Et cette fois ci serait la dernière.
-Tu t'en vas ?
La dernière fois que je faisais tourner mes glaçons dans mon verre. Glaçons qui s'entrechoquaient entre eux et les bords froids du verre en bruits cristallins.
La dernière fois que je buvais la boisson fraîche faite par Quatre, inventé par lui-même. Fruitée. Alcoolisée.
D'ailleurs, Quatre arborait un sourire qui me faisait chaud au cœur, mais qui m'attristait car c'est un sourire d'adieu qui nous plonge dans la mélancolie.
WuFei avait délaissé son verre pour me fixer avec insistance d'un air grave et solennel.
WuFei, dont je ne comprenais toujours pas, et je ne comprendrai jamais, pourquoi il buvait tout le temps de la bière japonaise au bar de Quatre, alors que les cocktails de l'Arabe étaient vraiment les meilleurs. Et je ne dis pas ça parce que c'est un ami.
Trowa baissait les yeux.
La dernière fois que j'entendais son silence. Silence qui voulait tout dire. Pas besoin de parler avec lui. Il parlait avec les yeux.
-Ouais…
Je sais que la partie du corps préférée de Quatre, ce sont les yeux. C'est pour ça qu'il a eu le coup de foudre. Les émeraudes du Français l'ont tout de suite foudroyés.
Ouais…
Quatre aime bien son bar et sa place.
Devant son Français, en face de lui, pour pouvoir le regarder à sa guise, pour pouvoir se perdre dans ses yeux. Enfin, pas tout à fait en face, pour pas que ça fasse louche. Mais relativement tête à tête.
…
Mon ton n'était ni joyeux ni triste. Seulement neutre.
J'étais content d'enfin pouvoir quitter ce pays de fou qui ne m'attirait que des ennuis, mais d'un autre coté, je quitterai aussi mes meilleurs amis.
Des amis comme jamais je n'ai eu.
Comme jamais je n'aurai après.
Mais loin des yeux, loin du coeur. Et c'est valable même pour les amis.
La distance finirait par user l'amitié, et celle-ci se résoudrait à une carte postale par an.
Je le sais, avec la personne avec qui j'ai passé mes années de collèges et de lycée, on ne se parle plus. Et pourtant on était très proches.
Et ça se passe toujours comme ça dés qu'on cesse de voir des gens.
-Tu retournes en Amérique ?
Quatre était en face de moi, de l'autre coté du bar, et j'étais entre WuFei et Trowa.
-Oui. Le Japon, j'en ai ma claque. J'étais émerveillé quand je suis arrivé, mais maintenant je suis juste dégoûté.
Trowa émit un petit rire.
-C'est compréhensible.
-Et contagieux, ajouta WuFei.
-Oui mais toi, Wu, t'aimais pas le Japon dés le début. 'Me demande d'ailleurs pourquoi t'es venu ici.
C'est vrai quoi.
Quatre hésita.
-Et… tu vas habiter où ?
-Chez mes parents dans un premier temps.
-Quoi… avec Heero ??
-Oui. J'ai reprit contact avec eux. Et quand je leur ai téléphoné hier pour leur dire que je rentrais avec Heero, c'est même mon père qui m'a proposé qu'on vienne séjourner à la maison au début, le temps qu'on se trouve un appart ou une petite maison, et qu'on ait une situation fixe. Pas longtemps, juste quelques mois.
Ils furent tous les trois abasourdis.
Faut dire que c'est étonnant de la part de mon père de m'avoir proposé ça.
-Ton père t'as proposé de venir habiter chez eux ?? Avec Heero ?? Mais… il n'est plus homophobe ?
-C'est clair que sur le coup, quand il m'a dit ça, j'ai eu du mal à le croire. Il était un peu gêné, alors je lui ai dit que ça irait, mais il a insisté. En même temps, ça fait depuis longtemps qu'il m'a pas vu, et sa crise d'homophobie lui est un peu passée. Et puis ma mère derrière a dit qu'il n'était pas question que je débarque avec Heero en Amérique sans rien et qu'on se lance comme ça dans la vie active alors qu'on n'est même pas installé. Alors j'ai accepté.
Ils me regardèrent avec les yeux ronds, puis WuFei siffla.
-Eh beh.
-Comme tu dis.
-Et vous allez faire quoi là haut ? Je veux dire, comme métier ?
J'ai tout organisé pour une fois. Et ce changement attirait l'attention des trois.
-J'ai presque 23 ans. Je suis jeune. Je prendrai des cours de commerce par correspondance. Avec l'expérience sur le terrain que j'ai acquis, et si je bosse dur avec WuFei comme exemple, y'a pas de raison que je me trouve pas un vrai métier dans le commerce et le marketing.
-Et Heero ? demanda Quatre.
-Il est PDG de la Yui corporation. Enfin, là il a démissionné. Les entreprises d'informatique américaines vont se l'arracher. Y'aura pas de problème.
-C'est ce qu'on appelle le brain drain… La concentration de matière grise sur le continent américain. Tu leur as piqué un sacré cerveau, aux Japonais !
WuFei avait un petit sourire sadique aux lèvres.
-Alors ça, je m'en fous complètement !
L'atmosphère détendue fut remise au sérieux avec le questionnement de Trowa.
-Tu ne risques pas qu'on te retrouve là bas ? Les Yakuzas ont une grande emprise sur certains réseaux de communication. Ils sont bien renseignés.
-Non. Justement. Heero fait le nécessaire pour effacer toute trace de ma présence ici. Quand je partirai, on ne saura même pas que j'ai loué un appartement. Le locataire sera un inconnu. Il n'y aura mon nom nulle part sur aucun papier. Aucunes preuves que j'ai prit le bus, l'avion ou que je suis allé à tel ou tel endroit. Heero s'en charge, avec ses hommes.
-Et que deviendront les hommes de Heero ?
-Il leur a légué les trois quarts de sa fortune et de son héritage en remerciement de leurs services. De toute façon, sa fortune, c'était de l'argent sale au trois quart. Elle ne peut appartenir qu'à des Yakuza. Heero n'en est plus un. Il vaut mieux pas attirer les soupçons sur lui. Il avait plus d'argent que ce que son poste de PDG pouvait lui revenir.
On repartira à zéro, aux US. On n'est pas pauvre, mais on ne pourrait pas vivre plus d'un an tous les deux sans emploi avec ce qu'on a.
Trowa était étonné. Il se moquait un peu gentiment.
-Tu as tout prévu… c'est rare.
-Je te remercie. Je prends ça pour un compliment.
Puis WuFei reprit la parole.
-Mais tes parents savent que Heero était un Yakuza ?
-Euh… il faut pas exagérer quand même. Non, ils ne le savent pas et ne le sauront jamais. J'ai pas envie qu'ils aient une crise cardiaque. Ce n'est qu'une partie de la vie de Heero qui est résolue. Il tient à l'oublier.
-28 ans ou un truc comme ça en Yakuza, ça s'oublie difficilement.
-Oui, mais il fera tout pour se rattraper. En plus, il est poli, donc mes parents ne se douteront de rien.
-Ca c'est vrai. Il n'a pas bronché quand je l'ai traité avec impolitesse quand on s'est rencontré.
-C'est vrai que tu es le seul à l'avoir vu, WuFei.
-Oui Quatre, et finalement je ne le regrette pas. Je crois qu'il est digne de confiance. Et il est digne de Duo.
Je souris, réchauffé par ces paroles qui me touchèrent, surtout de la part de WuFei.
-Merci.
Il me fit une bourrade dans le dos, en riant, à me décrocher le thorax.
-Tu nous en as fait des frayeurs, ptit con !
Qui fut appuyée par Quatre qui se mit à me chatouiller. Et Trowa ne tarda pas à les rejoindre me harceler.
-Mais on t'aime quand même et tu nous manqueras.
Arg ! Non !!! Pas les chatouilles ! Je vais mourir !
-Stooooop !!! Arretez !!!!!!
-Non ! C'est pour tout le stress que tu nous as fait subir !
Quatre qui prend même pas ma défense ! Le traître !
Au bout d'un moment, ils arrêtèrent. Essoufflé, je repris ma respiration en guettant pour me parer s'il y avait une nouvelle attaque.
Ils vont sérieusement me manquer.
Trowa, mystérieux, discret, savourant avec moi les cocktails multicolores de Quatre le samedi soir. Trowa qui sait être ferme quand il le faut. Qui sait remettre dans le droit chemin. Qui ne dit rien mais qui calcule, réfléchi, étudie les circonstances et agit en tant que tels.
Ah.
WuFei, autoritaire mais paternel, qui n'a pas le courage d'avouer que sa boisson préférée est bien la bière japonaise, parce qu'il a trop de fierté.
J'ai quand même trouvé.
Les Japonais étant ses pires ennemis par principe, et le Japon un pays leader de l'Asie (et ça il a du mal à le supporter), obligé de suivre des études ici parce que justement c'est le meilleur endroit, ça serait un déshonneur d'avouer qu'en plus d'être les meilleurs partout, les Japonais sont même les meilleurs pour la fabrication de la bière.
Non non. Inavouable. Trop la honte. WuFei ne se rabaisse jamais.
Et enfin Quatre, sensible et adorable, touchant, mon confident. Celui avec qui je partageais mes délires, mes histoires de cœur, mes craintes, tous. Quatre qui a toujours espéré, car talonné par mes encouragements et quelque part, quand même, jaloux de mes aventures, que l'homme qu'il aime depuis des années se rende compte qu'il existe.
Quatre, dont j'ai suivi la non-progression de sa relation avec Trowa.
Et puis l'envol soudain, alors que moi, j'étais tombé très bas.
A chacun son tour d'être jaloux et de regarder l'autre avec envie.
Avec un sourire qui cache des larmes, parce qu'on se demande pourquoi ça arrive aux autres et pas à nous. Pourquoi on voit que pour les autres, il y a des signes, et pas pour nous. Pourquoi ça touche les personnes les plus proches de nous, et pas nous.
Enfin…
J'aurai bien voulu savoir comment ça s'est fait avec Trowa, alors que je voyais clairement comme Quatre qu'il n'y avait strictement rien qui puisse faire prédire quelqu'un qu'ils se mettraient ensemble.
En tout cas, je dis chapeau à Quatre, de l'avoir attendu tout ce temps. De ne pas avoir abandonné. De ne pas avoir tenté de laisser tomber et de chercher quelqu'un d'autre.
Il a attendu pour quelque chose. Ca vaut vraiment le coup.
-Tu pars quand ?
La plaisanterie se finie et on retomba sur Terre.
-Dans deux jours, le temps pour Heero d'effacer toutes les données me concernant sur le Japon. Il a déjà acheté deux billets d'avion. Il a eu du mal à en avoir à moins de deux semaines d'intervalle entre le moment où on les achète et où on part. Mais c'est bon maintenant.
-Quoi ? Tu savais que t'allais partir pendant toute la semaine et même avant, tu nous as rien dis ??
-Je voulais faire la surprise…
-Eh ben elle est bien triste ta surprise.
-Je sais, mais c'était pour pas vous démoraliser. Surtout toi, Quatre.
Quatre haussa les sourcils du style « Bah voila, tu me prends encore pour quelqu'un de super fragile et émotif. ».
-Quelle délicate attention.
-J'aurais dû vous le dire plus tôt ?
Trowa jeta un regard à l'Arabe, puis à moi.
-C'est que c'est un peu précipité ce départ, mais c'est vrai qu'on aurait eu du mal à le supporter si on avait su tout de suite deux semaine avant.
WuFei finit son verre.
-Et depuis ce temps là donc, tu es resté cloîtré chez Yui ?
-Oui. C'était long vers la fin. Heureusement qu'il y a un balcon pour apprécier l'air du dehors.
WuFei hocha la tête, vaguement.
-Alors… c'est fini.
La soirée se termina avec une promenade tous les quatre, et je pu observer discrètement Quatre et Trowa, leur façon d'agir en public, leur manière de se regarder et de se sourire à la dérobée sans que personne ne le voit.
La nuit aidait le couple à se dissimuler, mais moi qui les guettais, je ne pouvais pas m'empêcher de sourire intérieurement pour eux alors qu'un des deux prenait furtivement la main de l'autre pendant quelques secondes, sans le regarder. J'avais l'impression que ça avait toujours été comme ça, depuis le début.
Trowa avait bien caché son jeu. Peut être avait t-il voulu attendre que le moment voulu ait bien mûrit. Ou alors il n'était pas sûr. Quatre n'était pas engageant, mais c'était Quatre. Il le connaissait. Il ne fallait pas s'attendre à du rentre-dedans.
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La soirée suivante, sachant que je partais le lendemain, et avec l'autorisation (et la garde à distance raisonnable) de Heero, j'allai au Navigate.
Pour mettre les choses au clair. Et aussi pour dire au revoir à ceux que j'estime.
J'arrivai à une heure où la clientèle n'était pas très nombreuse, où alors c'était l'effet de pub que je produisais qui avait du toucher à a fin.
Un Américain dans un host club, c'était peu courant, aussi, depuis le temps où je ne venais plus, la clientèle est devenue moins affluente.
Dés que je posai le pied dans le bar, par la porte principale, les host qui la gardaient et qui accueillaient les clientes voulurent d'abord me jeter, mais ils me reconnurent et avec surprise me laissèrent entrer.
Et dés que je fus entré, certaines têtes qui se relevaient quelques fractions de seconde pour voir si c'était pas une cliente à elles ne se rabaissèrent pas.
Celles de Jiro, qui abandonna sa table. De Sho, qui était au bar avec Katsuo, Katsuo, Daiki, et certaines autres, mais ce sont les quatre que j'ai cité qui m'intéressaient.
Jiro alla directement vers moi et me prit sans contenance dans ses bras. Sho éclata de rire et lui et Daiki me firent des tapes amicales dans le dos. Katsuo me regardait de son poste de barman, et quand je fut libéré de l'assaut des trois autres, je me dirigeai vers lui.
C'est surtout à lui que je veux parler.
-Salut.
Il était un peu gêné et se mit à laver des verres.
-Salut…
On s'assit tous les trois en face de lui et je le fixais alors qu'il se concentrait sur ses verres. Au bout d'un moment, sachant que je ne le lâchais pas du regard, il consentit à lever les yeux.
-Ecoute… je suis désolé. Je te l'ai déjà dis.
-C'est pas pour t'entendre dire ça que je suis venu.
-Tu vas peut être nous dire pourquoi tu nous fais mentir à ton sujet depuis pas mal de temps, non ?
Je ris au ton enjoué et ironique de Sho, qui apparemment ne m'en voulait plus non plus.
-Non, par contre je peux vous dire que je vais bien, et à la mine de Jiro je devine qu'il s'est inquiété.
C'est là que Katsuo haussa le ton.
-Bien sûr qu'il s'est inquiété. Je t'ai pratiquement envoyé à la mort !
-Justement rassure toi, ça s'est bien fini comme tu peux le voir puisque je suis là.
-J'aurais dû rien te dire le dernier soir.
-Au contraire, tu as bien fais de tout me dire. C'est pour ça que je suis venu.
Il arrêta ses gestes pour me dévisager.
Lui aussi s'est inquiété. S'est senti coupable.
-Je voulais te remercier.
Aucun ne dirent mot. Seul Sho avait un sourire rayonnant.
-Merci, parce que si je n'étais pas venu, celui que j'aime serait peut être mort, et ça je n'aurais pas supporté. Merci, parce que je te dois tout finalement.
Jiro fendit le silence des trois Japonais, avec un sourire aux lèvre et un air paisible.
-Donc finalement vous vous êtes mis ensemble.
Ah merde… c'est vrai… j'aurais pas dû dire ça devant lui…
-Je sais ce que tu dois penser, Duo. Mais ce qui m'importe, c'est que tu sois heureux. C'est tout. Peu importe si c'est avec quelqu'un d'autre. Je ne suis pas le seul dont l'ex que j'aime toujours se barre avec une autre personne, y'en a plein d'autres. Mais j'ai digéré. Et puis avec le temps, ça passera complètement.
Il a pas eu de chance, et il ne le mérite pas. J'espère vraiment qu'il trouvera quelqu'un de bien mieux que moi. Ca devrait pas être dur.
Je repris la parole en chuchotant.
-Ah, au fait Katsuo, tu as reçu des nouvelles de Zechs ?
Il me regarda, perplexe. Et Sho et Daiki froncèrent les sourcils à ce nom qu'ils ne connaissaient pas. Mais je laissais le barman et Jiro le soin de leur expliquer plus tard.
-Euh… non. Pas depuis un moment. C'est bien, ça me fait moins de pression. Il est sûrement occupé à te chercher.
-Et il m'a trouvé.
Les trois furent pendu à mes lèvres alors que je me contenais de sourire franchement.
Bon… je vais pas les faire attendre plus.
-Le soir où ils avaient un règlement de compte, Heero et lui. Heero l'a tué.
Katsuo en laissa tomber le torchon qu'il avait à la main et il s'appuya contre l'évier.
-C'est qui, Zechs ? Demanda Sho.
Katsuo, je me demandais bien s'il n'allait pas faire un malaise tellement son expression était choquée.
-Hey, remet t'en ! Répliquais-je sur le ton de la plaisanterie. Il fallait me le dire qu'à force tu l'appréciais !
-Ca veut dire que je suis… je suis…
-Libre.
Il releva la tête et voulu dire quelque chose mais aucun son ne sortit de sa bouche. Ca me fit chaud au cœur.
-Je voulais te remercier pour m'avoir indiquer le bon endroit. Jusqu'au bout j'ai cru que tu m'avais menti, parce que tu savais que c'était kit ou double. S'il survivait et qu'il me voyait, tu étais fichu. S'il survivait mais qu'il ne me voyait pas, tu pouvais souffler. Tu as pris le risque de le trahir, et la chance a voulu qu'il meure. Je voulais te le dire en personne puisque sinon tu risquais d'attendre très longtemps. Il n'y avait que lui qui te faisait chanter, je me trompe pas ?
Jiro répondit à sa place, aussi abasourdit que le barman.
-Oui, c'est ça.
-Mais c'est qui, Zechs ??
-Je te le dirai après.
Je repris.
-Voila. Maintenant c'est terminé.
Katsuo avait du mal à le croire. Et finalement, ses yeux s'humidifièrent et pour une fois depuis longtemps, ses lèvres esquissèrent un sourire timide et reconnaissant.
-Merci.
-Ce n'est pas moi que tu dois remercier, c'est d'abord toi-même et Heero, mais tu ne verras plus. Arrête de lui en vouloir inutilement, maintenant.
Il hocha la tête, encore sonné de la nouvelle.
-Et puis, j'ai un dernier service à vous demander.
Je crois que là, je peux leur demander tout ce que je veux, ils accepteront !
-Je voudrais que vous fassiez comme si vous savez rien de moi. Quelque part c'est un peu vrai, mais pour Zechs et tout… mimez ceux qui n'ont rien à voir à l'histoire. C'est pour vous que je dis ça.
-Tu t'en vas ?
Jiro m'avait demandé ça rapidement, et en appréhendant la réponse.
-Si je vous le dis, vous aurez plus de mal à faire semblant comme si de rien n'était.
Les quatre hosutô ne dirent rien, mais je vis dans leur yeux que je faisais partit des leurs, et que je ne me ferrais pas facilement oublier.
Je les laissai là et repartit, en espérant que pour eux tout se passerait bien, qu'ils n'auraient pas de problèmes.
J'ai quand même passé du bon temps avec eux.
En sortant, je fis un signe à un des hommes de Heero que tout allait bien.
Heero était dans une ruelle perpendiculaire, dans l'ombre, et guettait l'entrée du bar. Je le rejoignis. Je pu admirer son sang froid et sa silhouette intimidante dans le noir mais qui me fascinait.
Quand il me vit sortir, il sortit son paquet de cigarette entamé, qu'il n'avait pas touché depuis bien longtemps.
-Tu ne vas pas fumer quand même…
Il me captura doucement la nuque et m'attira contre lui. Mes lèvres se scellèrent aux siennes et nos langues jouèrent langoureusement ensemble.
Puis nos têtes se séparèrent.
-Non.
Il laissa tomber le paquet par terre.
¤¤¤¤¤¤
A l'aéroport, j'étais un peu nostalgique.
Les vols s'affichaient sur le grand tableau et avec Heero, assis sur un banc, on attendait le nôtre.
J'avais posé ma tête sur son épaule et je regardais le monde qui grouillait autour de nous.
Et puis…
Je les vis.
Je vis trois hommes à quelques mètres en face de nous. L'un avait les cheveux blonds, un autre, les cheveux bruns avec une mèche qui lui cachait une partie de son visage, et un troisième avec les yeux en amande, les cheveux noirs tirés en une queue basse.
Je me redressa sur mon siège et me leva, suivit de prêt par Heero.
Les trois hommes s'avancèrent vers nous. Ce fut le Chinois qui parla en premier.
-J'ai oublié de te dire, Duo. J'ai les résultats de mes concours la semaine prochaine.
-Ah. Euh… tu me tiendras au courant ?
-Bien sûr.
Un silence gêné s'installa entre eux et nous. Puis Quatre le brisa joyeusement.
-On ne pouvait pas te laisser partir sans voir le visage de celui qui te sauve !
Heero baissa la tête et sourit, un peu embarrassé.
-Moi je l'avais déjà vu avant, et je n'en suis pas peu fier.
Les yeux se rivèrent sur WuFei et Heero, qui avait relevé la tête.
WuFei tendit la main vers le Japonais, avec un sourire complice. Celui-ci la prit et la serra vivement.
-On te le confie, ce zouave. Fais gaffe à toi.
Bah merci. Super encouragent. C'est bien digne de WuFei de dire ça.
Heero rit.
-Heero, je m'excuse pour la dernière fois. Je me suis vraiment comporté en…
-Non, c'était normal. J'étais un inconnu et c'était à cause de moi que Duo s'était attiré des ennuis.
Il se tourna vers Quatre.
-Je suppose que tu es Quatre. Blond, souriant… c'est ça ?
-Oui. Je vois avec satisfaction que Duo t'a parlé de moi.
-Il ne parle que de vous quand ce n'est pas d'autre chose.
-Il nous doit bien ça !
Heero se tourna finalement vers Trowa, le plus grand d'entre nous.
-Et toi, tu dois être Trowa.
-Bien vu.
-Je regrette de ne pas vous avoir tous les trois un peu plus connu.
-Je regrette également. Et pas seulement pour nous rendre compte ce pourquoi on a remonté Duo à block.
-Peut être qu'on se reverra.
-Je l'espère.
Je jetai un coup d'œil furtif sur le grand tableau de l'aéroport et j'y vis les indications pour notre avion. Il fallait déjà y aller.
-Bon… cette fois c'est vraiment fini.
Il fallait partir, laisser derrière nous les trois hommes.
Ils nous regardèrent jusqu'à ce qu'on soit hors de vue.
Dans l'avion, je me mis au hublot pour pouvoir regarder la Terre s'éloigner, la mer de bâtiments devenir immense au fur et à mesure que l'angle de vue nous permettait de la voir en intégralité, puis trop loin pour qu'on puisse la voir.
Au dessus des nuages, et volant vers une nouvelle vie, je me remis en tête tous les gens que j'avais quitté.
On a tous nos façons de prouver qu'on aime une personne.
Certains se désespèrent de n'être jamais assez bien.
Certains attendent et s'accrochent. D'autres traquent silencieusement, d'une manière invisible, et bondissent dés qu'ils ont l'occasion.
Certains vont directement chercher la personne, quelque soit la situation ou le danger. D'autres abandonnent tout pour se concentrer sur elle.
Je suis plutôt du genre fonce dans le tas sans regarder à droite et à gauche, mais est ce vraiment un tort ?
Je sais une chose, c'est que l'homme que j'ai trouvé lors de mon séjour au Japon, je ne vais pas le lâcher. Pas seulement parce que je l'aime, mais parce qu'il me rappelle qu'il y a des gens la haut, que je ne reverrai que très rarement, voire peut être plus du tout, que j'admire, qui m'ont se sont occupé de moi et protégé quand j'en ai eu besoin. Et à chaque fois que Heero me protège, je pense à eux. Et si je le perds, ils ne seront pas là pour moi cette fois. Alors qu'il n'y aurait qui puisse me ramasser, même à la petite cuillère.
L'avion a prit assez de hauteur, et vole désormais à l'horizontal.
Je sens des doigts longs et fins s'entremêler aux miens.
Et je souris.
OWARI
Et c'est ainsi que s'achève cette fic accidentellement plus longue que prévue (désolée). J'espère qu'elle vous a plue. Je ne m'attendais pas du tout à avoir autant de reviews O.O et là, je vous dis un très, très, très, très, TRES grand MERCI de m'avoir soutenu pour la suite, car franchement, personnellement je la trouve pas si terrible que ça XD Mais vous avez du vous rendre compte que de toute façon, je n'aime pas trop ce que je fais (c'est un manque de confiance en soit, j'en suis consciente, et d'ailleurs l'année prochaine je vais faire du yoga ou un truc dans le genre parce que je suis vraiment trop peu sûre de moi et c'est pas bien du tout le jour des concours XD et en règle général. Je suis sûre que je pourrais mieux faire si j'étais bien dans mes chaussures qui m'ont fait une grosse et méchante ampoule y'a trois jours parce que j'ai marché 20 minutes).
Voila, j'avais aussi dis que je ferais sûrement une séquelle avec Quatre et Trowa. Je m'y atèle dés que je peux, c'est-à-dire en août peut être, voire en septembre. Avec le changement qui va se produire à la rentrée, j'aurai beaucoup moins de temps pour écrire des fics (et c'est bien dommage TT). Je pense que ça sera pareil pour tous les auteurs qui quittent l'enseignement secondaire (enfin !) comme moi à la rentrée (je leur souhaite bonne chance au passage :D !) mais on peut bien prendre exemple sur ceux qui l'ont déjà quitté depuis longtemps et qui gèrent études voire boulot et écriture :).
A la rentrée, je commencerai à publier une nouvelle fic à chapitres (parce que étant en cours d'écriture, j'attends qu'elle soit bien avancée, au cas où j'ai une panne d'inspi ou un manque de temps et arrêter subitement la publication sans avoir de réserve). Ca sera un style différent, et je n'ai même pas encore de titre. Elle sera surtout moins longue, et… bah vous verrez si ça vous intéresse ou pas :-).
Dômo arigatô gozaimasu pour ceux qui m'ont suivi depuis le début et qui m'ont lue en cours de route (bref, qui m'ont lue XD) et merci pour toutes ces reviews ! J'espère que vous n'êtes pas trop déçu de la fin et que globalement c'était pas trop lourd. Comme c'est le dernier chapitre, les timides et les grévistes de la review peuvent se démasquer XD.
Et surtout, BONNES VACANCES A TOUS !
