Bonsoir ! C'est bibi demi-auteur pour vous servir…

1ère chose - Assana dans sa review m'as inspiré un nouvel exercice qui consiste à écrire sur une chanson et donc à coller des mots sur des sons. Pour ceux qui veulent tenter l'expérience, cherchez sur Youtube Brand X Music – Breathless et quand vous croiserez un (M) en gras dans le texte, appuyez sur « play » et continuez votre lecture à vitesse modérée. ! Un petit conseil de bibi et je n'en donne pas souvent - Tentez ! J'espère que ça vous plaira. Si c'est le cas, dites-le moi, je renouvellerai l'expérience une autre fois.

2ème chose - Alors comme ça vous me rappelez à l'ordre, vous voulez vos updates ? Attention ! j'ai un diplôme avec option « Caliméro, c'est vraiment trop n'injuste » Vous savez quoi ? Vous avez bien raison, il faut remuer les auteurs quand ils ont tendance à pioncer un peu trop. Pour ma défense, j'ai quand même ajouté un OS, fait deux chapitres sur une autre fiction que je partage avec Comette (« 48 heures pour tout changer » pour ceux qui connaissent »). Vous me direz, « On s'en tape nous, on veut notre update !». C'est bon j'ai compris, d'ailleurs le voilà ! C'est juste que parfois, je prends du temps, je m'éparpille, je rêvasse ou je n'ai pas l'impression de vous manquer tout simplement. Du coup, j'en profite un peu pour me convaincre que j'ai le temps, qu'il n'y a aucune urgence. L'écriture est un exercice solitaire sachez-le… Enfin bref ! Juste un grand merci à ceux qui m'ont rappelé qu'ils aiment cette fiction !

Réponse aux reviews anonymes :

Assana : Tu sais déjà que tu as un clin d'œil dans ce chapitre avec la musique. C'est pour toi ! Ensuite, beaucoup d'émotions à te lire Assana je t'assure ! Je ne te promets pas une chanson pour chaque chapitre mais l'idée est lancée et j'aime énormément, étant moi-même friande de musique. Alors un grand MERCI à toi d'avoir prit le temps. Pour la page Facebook, je ne sais pas trop… Je n'en ai pas mais j'ai un twitter klarolisia (je peux te tenir informée si tu veux.)

Guest 1 : Ben voilà ta suite et merci de me rappeler à l'ordre. J'ai tendance à m'imaginer avoir du temps dans le cas contraire. Je vous jure alors ! lol Tu as joué l'alarme… Mode « il faut écrire de suite hein ! » lol

Guest Koukou (je me dis que reconnaîtras ton coucou puisque tu n'as pas mis de pseudo ! lol) : Dommage parce que j'ai adoré ta review. J'étais contente que tu me dises que tu avais rigolé. Etait-ce intentionnel ? Sans doute que certaines fois oui et d'autres non. Merci d'être là en tout cas. C'est bête mais c'est toujours un étonnement pour moi qu'on me lise. Sinon pour le spin-off. J'attends d'en savoir plus comme beaucoup d'entre nous. Je suis ravie pour Jomo qui le mérite largement il me semble. J'espère que Caroline fera partie de l'aventure. Si c'est le cas et nous ne le saurons qu'en fin de saison à mon avis, c'est génial parce que le Klaroline pourrait alors être vraiment développé et pas se contenter de trois scènes tous les cinq épisodes. Si ce n'est pas le cas, à nous de défendre nos intérêts et nos envies, je ne lâche rien ! Je veux mon klaroline. J'en ai déjà fait 35 chapitres, j'y tiens ! lol Merci de ton petit mot, ça m'a donné un coup de fouet et je me suis mise à écrire après l'avoir lu.

Nana : Coucou Nana ! Quand j'ai vu ta review, je t'ai mis un mot sur notre forum, je ne sais pas si tu l'as vu. J'ai supposé que tu parlais de ça. Merci de m'avoir remis le pied à l'étrier avec ta charmante review. Je ne pensais pas que quelqu'un passait tous les jours pour voir si un nouveau chapitre était disponible.

Justine : Merci d'être toujours là pour tous. Je te le dis à chaque fois et quand je te croise dans les reviews d'autres auteurs, tu ne le sais pas mais je souris. Il semble que nous ayons des goûts communs pour certaines fictions ! lol J'espère te surprendre encore et toujours. Merci mille fois ma petite statuette !

Bonne lecture !


35 – Le cercle de Néra

Le bruit assourdissant d'un corps de brume se fit entendre. Klaus me regarda. Il avait dans les yeux ce mélange d'excitation et de rage de l'homme qui part en guerre. Nous arrivâmes à l'entrée de la tanière, point de ralliement pour le départ. Cette fois nous y étions ! Quatre jours avaient passé durant lesquels les deux Alphas avaient réglés les moindres détails. Il avait été décidé que nous avancerions ensemble, les femelles un pas derrière les males comme toujours et qu'ils nous accompagneraient Maya et moi en lieu sûr. Nous serions alors laissées sous bonne garde, non loin du cercle de Néra où se déroulerait l'entrevue des Loups. Suffisamment prêts pour que nos odeurs soient perceptibles mais à bonne distance pour notre sécurité. « Au cas où ! » avaient précisé Klaus et Naculo. J'avais parfaitement conscience que cette décision avait été prise pour moi. Mon hybride avait été parfaitement clair. Il me l'avait répété au moins vingt fois durant les dernières soixante-douze heures :

- Pour tuer un Goriginal, il faut lui arracher le cœur. Tu n'as pas la force de transpercer leur corps. Tu t'y briserais les os qu'il n'aurait pas un hématome. Seul un autre loup originel le peut. Et tous les canidés quel que soit leur rang sont des guerriers, n'en doute pas. Reste auprès de Maya et ne la lâche pas, c'est clair ?

- Limpide ! avais-je simplement répondu.

Le message était sans appel. Je l'avais bien compris. Du coup je me faisais l'effet du maillon faible. Klaus s'était voulu rassurant mais il avait beau tenter de me convaincre, c'était une évidence ! Sans moi, ça aurait été plus facile pour eux. Je n'avais pas leur force, leur expérience et leur vécu. Mais j'avais quand même ma place, Klaus en avait décidé ainsi. Je me sentais bien parmi eux. Je l'admettais.

Cela faisait deux jours déjà que nous sentions la tension augmenter. Le protocole était très détaillé pour ce genre de situation ! Quarante-huit heures avant un départ de masse, ils sonnaient des gongs toutes les heures dans toutes les galeries. Et jour et nuit la vie était rythmée sur ce compte à rebours inconscient. Klaus m'avait expliqué que c'était pour faire monter la pression. Réveillé toutes les soixante minutes, le sommeil devenait agité et en était perturbé. Du coup, les esprits s'échauffaient peu à peu et revenait alors l'essence même du loup : les réflexes du prédateur. La chasse ! Le corps s'habituait à reprendre ses fonctions vitales, et remettait en route son instinct de survie. C'était donc cette ambiance qui régnait alors que nous étions sur le départ. Klaus vint à ma hauteur. (M)

- Voilà comment la progression va se dérouler. Tout d'abord, Irta la chef de chorale racontera l'histoire de Néra, la louve qui sauva Remus et Romulus de la mort en les allaitant. L'homme a oublié de mentionner son nom dans ses récits, il l'appelle simplement « la louve » mais ici, elle est élevée au rang de déesse, celle de la tempérance. Elle parle en Itzini, une langue ancienne oubliée. « Soyons forts mes frères et marchons vers notre destinée. Marchons d'un seul bloc, tous ensemble ! Au bout du chemin nous attendent la paix et la délivrance. Bâtissons comme jadis deux frères le firent pour Rome. » Tels sont ses mots. Ensuite s'en suivra une marche silencieuse, permettant à chacun de se recueillir, d'aller chercher dans ses retranchements, la force et le courage d'avancer. Cette pause est un moment où nous sommes tous à l'écoute de notre milieu. Nous retrouvons nos origines auprès de notre terre nourricière. Là où tout a commencé. Derrière nous comme tu vois, se trouve le régiment dit de « l'harmonie ». Près de trois cents hommes loups avanceront alors en frappant leurs baguettes sur des tambours. D'une même main, ils imposeront la cadence. Ils joueront la partition selon les ordres de Naculo et indiqueront ainsi nos intentions aux autres clans. Puis les différents corps d'armée feront la Tzélina. Une danse qui consiste à fouler le sol de façon singulière en traînant légèrement les chaussures afin de disperser de la terre dans l'air. Tu verras, que c'est un vrai ballet, synchronisé à la perfection. La meute nous protège et nous protégeons la meute. Il n'y a jamais un pas de trop, chacun sait ce qu'il a à faire. Nous traverserons des rivières et des ponts passeront la terre des Flambes et le précipice de Toutna, droit devant vers notre destination : le cercle de Nera. Et enfin, les louves entameront le chant du Coutzy. Leurs voix s'élèveront alors de part et d'autres des régiments, comme des mises en garde. Elles manifesteront leur présence, prouvant leur confiance en leur partenaire. Des légendes racontent que lorsqu'elles chantent les rivaux se taisent. Nul ne peut rester indifférent à leurs vocalises. Telles des sirènes, elles envoûtent ceux qui les écoutent. Elles pourraient terrasser le pire des adversaires. Le dévouement des femelles est une preuve d'amour. Si quelqu'un veut comprendre le mot « unité » alors c'est ici qu'il doit se trouver à cet instant. ! Qui n'a pas vu un clan de loups en mouvement, n'a rien vu. En tout cas, c'est ainsi qu'est conté ce type de déplacement dans les livres. Et c'est comme cela que ça se passe. Tu vas voir…

Et Irta apparut. Elle expliqua l'histoire de Nera. Quand elle termina, vint la minute de silence puis les tambours annoncèrent le départ et nous nous mimes en route.

- Tu vois que différents groupes nous encerclent. Nous avons passé Naculo et moi de longues heures à mettre en place toute cette stratégie. Après que nous ayons repéré les lieus et tracé des plans, nous avons décidé de positionner les troupes de la manière suivante. Un groupe d'éclaireurs s'assure que rien n'entrave le passage de la meute. Ils sont à cheval, pour assurer un point de vue en hauteur et par conséquent un champs de vision élargi. Tu ne les vois pas puisqu'ils sont à plusieurs kilomètres de nous. Pour autant, quelques loups restent à terre afin de créer le lien avec le sol. Les vibrations que nous ressentons sous nos coussinets nous informent sur les positions adverses. Je peux t'assurer que lorsque plusieurs milliers de loups marche d'un seul pas, la terre parle et on ressent chaque secousse. Ensuite, selon les corps d'armée auxquels ils sont affectés, les loups revêtent leur forme animale ou humaine. Les tambours entamèrent leur partition.

- Ca fait un bruit de tous les diables Klaus ! On doit les entendre à des dizaines de kilomètres. Comment se fait-il que l'homme ne connaissent pas encore votre présence ? Il sourit.

- C'est une question de fréquences sonores. Tu as déjà vu des sifflets d'ultrasons. On souffle dedans, le chien arrive et pourtant tu n'as rien entendu. On le voit faire également avec des dauphins. Et bien c'est le même procédé. Pour nous, vampire qui avons l'ouie fine, ces sons sont audibles, mais un humain n'entend rien. Nous émettons dans des fréquences pour lesquelles il n'est pas réceptif. Aussi, s'il y en avait un dans les parages, ce dont je doute personnellement puisque nous sommes à des kilomètres des habitations, il dormirait sur ses deux oreilles alors que nous passerions dans son jardin.

- Enfin, s'il lui prenait l'envie de se lever, bonjour le choc en vous voyant. Il sourit

- Dans ce cas, je puis t'assurer qu'il dormirait tremblotant sous son matelas en attendant que nous soyons partis et s'empresserait d'oublier au petit matin. La situation étant trop surréaliste pour lui. Il penserait avoir rêvé enfin cauchemardé.

Il ne croyait pas si bien dire. J'imaginais la situation. En plus, ils avaient tous revêtu leur tenue de combat. En homme, ils portaient des boucliers et des protections aux mollets. Un plastron recouvrait leur torse. Selon le régiment et sans doute leurs préférences, des arcs, des lances, des épées des hallebardes ou encore des masses d'armes complétaient l'équipement. Sous forme animale, une cuirasse recouvrait leur corps de l'encolure à la croupe. Ils avaient des crocs acérés et leurs grognements étaient des plus dissuasifs.

- Ils n'ont que des armes blanches, m'étonnais-je ?

- Oui ! L'éthique du loup. C'est ainsi qu'on mesure sa réelle force et non en arrivant avec le plus gros pistolet. En plus ils ont une peur viscérale du feu. Et la flamme qui sort de l'arme lors d'un tir les effraie au plus haut point. Il serait inconcevable pour eux d'avoir recours à ce genre de guerre là. C'est ainsi que ça se passe ici. C'est au corps à corps que le plus fort l'emporte.

Nous arrivâmes devant un cours d'eau et Klaus m'attrapa dans ses bras pour me faire traverser. Naculo fit de même avec Maya et on sentit un onde particulière traverser la meute. Comme un instant béni dans la tension ambiante. Arrivés à l'autre bout, il me déposa à terre et nous continuâmes à avancer. Sonna l'heure de la Tzélina. Et ils se mirent à caresser le sol. Ils dansaient tous ensemble au rythme des tambours. Et nous, les Alphas les suivions, admiratifs. Mon estomac se crispa. Je n'oublierai jamais la force qui se dégagea du clan à cet instant. Le sérénité d'une troupe soudée partageant la même vision, le même avenir. Alors qu'il me parlait, je réalisais qu'à cet instant, il était nul autre endroit au monde où j'aurais souhaité être, si ce n'était à ses côtés ce soir. Il m'avait promis Rome, Paris et Tokyo. Il m'avait offert bien plus encore en m'amenant avec lui. Un nouveau monde à aimer ! Nous passâmes sur la terre des Flambes et quelques centaines de mètres plus loin nous nous rassemblâmes sur une plate-forme surplombant le précipice de Toutna. Les tambours se turent, les hommes se figèrent et le silence fut.

- C'est un moment particulièrement délicat. Me dit-il tout doucement. Il nous faut traverser le pont suspendus. Tous écoutent pour le cas où on nous aurait tendu une embuscade. Ici c'est l'endroit rêvé ! C'est pourquoi ils sont tous sur le qui-vive.

Les oreilles droites et la truffe au vent, les loups étaient à l'écoute du moindre bruit suspect Nous attendîmes notre tour et traversâmes le pont par petits groupes alors que les archers, tel des tireurs d'élite, s'étaient positionnés de toutes parts pour nous protéger. Quand toute la meute fut de l'autre côté et tout danger écarté, nous reprîmes notre route au rythme des tambours et des pas fouettés de la Tzélina.

Nous marchâmes ainsi quelques kilomètres et nous arrêtâmes à nouveau. Nous y étions. C'était là que Klaus et Naculo devaient nous déposer. Mon Alpha m'avait expliqué qu'il n'y aurait aucune démonstration d'affection. L'heure était à un au revoir, pas un adieu. Il ne pouvait prendre le risque par ses manifestations d'affection, d'inquiéter le clan. Le temps viendrait à son retour de nous retrouver. Mais lors du départ, on fait comme si on était sûr de revenir et on part serein. Il me salua et fila sans se retourner aux côtés de Naculo. La meute se scinda donc en deux. Et il partirent, laissant toutes les femelles là, sous bonne garde, un tiers des hommes restant là pour leur protection.

PDV de Klaus

Nous parcourûmes les deux derniers kilomètres qui nous séparaient du cercle de Nera. Nous n'étions plus qu'à quelques mètres et se dessinait nettement l'endroit sacré alors que nous nous rapprochions. Des obélisques encerclaient la dalle des Pourparler. Nous vîmes alors les silhouettes des Alphas des autres clans installés autour de l'autel sacré. Ils étaient six. Il ne manquait donc plus que Naculo et moi. Nous nous approchâmes un peu encore. Il ne nous restait que quelques marches à franchir à présent pour les rejoindre, ce que nous fîmes. Une étoile à huit branches avait été tracée pour accueillir les sept clans loups et le mien. Des bougies installées en guise de bienvenue et en respect à Nera éclairaient l'endroit.. Une effluve familière vint titiller mes papilles. L'odeur avait manifestement était masquée et le vent contraire ne m'avait pas alerté avant mais j'en étais certain, le sang m'appelait. En avançant, nous nous rendîmes compte que quelque chose clochait. Aucun bruit, tout était trop calme, désespérément mort. Nous comprimes vraiment quand Naculo s'approcha de Kombat, le chef du clan des berges. Il le toucha et sa tête tomba au sol. Ils avaient tous été décapités. Seule une tête manquait, celle de Syrius. Elle avait été remplacée par celle d'un autre homme. Manquaient également les mains des Alphas. Elles avaient été rassemblées au centre de l'étoile et brûlées. Représentant la balance pour les loups, elles forment le plateau et l'équilibre de la meute. Nous connaissions à présent tous deux l'auteur de ce carnage. Il ne pouvait donc s'agir que de Syrius et il venait manifestement de déclarer la guerre. Il m'appela et en faisant le tour du cercle, je découvris que l'autre flan de la colline était parsemé de corps inertes. Une terre de désolation, un cimetière à ciel ouvert. Un carnage ! Des corps à perte de vue. Les entrailles dispersées témoignaient de la sauvagerie des combats qui avait conduit à cette boucherie. Comment tout cela avait-il pu se passer sans même que nous en soyons informés. Nous entendîmes un cri et nous retournâmes.

A bout de souffle, un loup arriva en hurlant et tomba aux pieds de Naculo :

- Maîtreeeeeeeeeeeeee ! Les louves !


Prochain chapitre : Chapitre 36 - Nonnnnnnnnnnnnnn !