Bonjour tout le monde ? Comment allez-vous ?

J'apprécie vraiment cette météo, un vrai été indien, pas vous ?

Trève de bavardage, Samedi c'était l'anniversaire de Matthew Daddario ! Il a déjà 29 ans !


Sortez les mouchoirs, ce chapitre est vraiment triste.

Je vous laisse la chanson du chapitre : Dont Cry Out Loud -Diana DeDarmo


Chapitre 38

-Il reste combien de temps ? marmonna Alec dans le dos de Clary.

-Quelque chose comme deux heures, répondit Jace en levant la tête vers le ciel nuageux. Il va pleuvoir.

Clary leva les yeux au ciel à son tour. C'était vrai que le ciel était couvert aujourd'hui. Un reflet du coeur de Clary, aussi gris que lui.

-Je parie qu'il pleut déjà à New-York. Adieu les shorts et bonjour les pantalons, gémit Isabelle.

-Vous parlez vraiment de météo là ?

Simon n'en croyait vraiment pas ses oreilles. Par l'Ange, ils avaient trouvé tous les sujets de conversations les plus improbables pour ne surtout pas mentionner le départ de Jace et la séparation du couple Clary/Jace. Clary fronça ses sourcils de manière prolongée, parce qu'elle avait besoin de parler avec Jace en tête à tête une dernière fois. Rien qu'une dernière fois. Clary n'eut pas besoin de réfléchir plus longtemps, ils étaient arrivés devant la maison de Clary.

-Oh les enfants, les appela Luke de sa grosse voix.

Le groupe se dirigea vers le loup en se demanda bien ce qu'il leur voulait.

-Vous prenez bien le portail devant la Garde ? demanda l'homme barbu.

-Oui.

-Bon ça tombe bien car je dois y aller aussi. Vos parents vous attendront probablement là-bas, je dois parler à Maryse avant son départ.

Luke posa son regard sur sa fille adoptive, un regard doux et aimant.

-Merci pour la photo de Luka, j'ai écrit une lettre à Maia pour la félicité. Je devrais lui envoyer un cadeau. Enfin bref. Clary, tu pourrais aller voir ta mère un instant, elle aimerait te parler.

Clary lâcha la main de Jace à contre coeur et franchit la porte de sa maison.

-Tu peux y aller aussi Jace. Je crois que Jocelyne veut te parler aussi.

Alors le blond suivit Clary dans le salon, là où Jocelyne les attendait avec un visage triste.

-Je suis triste de vous voir partir tous les deux, séparément. Mais dites-vous que vous allez vous revoir très vite, probablement avant que je ne revois ma fille. Alors les enfants, n'ayez pas une tête si triste. Ce n'est pas la fin du monde.

-Mouais, ça y ressemble beaucoup, ronchonna Clary.

Jace la prit par les épaules et lui déposa un baiser dans les cheveux. Par l'Ange qu'il aimait cette fille boudeuse !

-Rassure-moi tu as fait des bagages Clary ?

Clary gigota sur place, non elle n'avait complètement fini de trier ses affaires. En fait il lui restait toutes ses armes à trier. Clary n'avait pas eu le temps !

-Euh en fait... J'avais besoin de l'avis de Jace pour quelque chose.

-Clary j'aime toutes les couleurs de sous-vêtements sur toi !

Clary éclata de rire mais sa mère fronça ses sourcils.

-Espèce de pervers ! Suis-moi au lieu de dire n'importe quoi !

Clary alla dans sa chambre et émit un reniflement peu séduisant en constatant que tous ses bagages étaient posés sur son lit.

-Qu'est-ce que tu voulais ?

-Un dernier moment en tête à tête.

-Tu ne changeras jamais ! Constata Jace en secouant sa tête.

Mais visiblement, Jace en avait autant envie que Clary puisqu'il l'embrassa à la seconde suivante. Clary sentait bien le désespoir dans cet échange bref mais intense.

-Tu n'as pas empaqueté tes armes, s'étonna le blond

-Je pense en laisser ici, expliqua brièvement Clary.

-Tu as raison. Tu n'as pas besoin d'autant de couteau et de poignard. Tu emportes Uriel avec toi ?

-Elle ne me quitte jamais. Par contre...

Clary chercha dans le bazard sur son lit.

-Ah voilà, fit-elle en y sortant une épée. C'est Heosphoros, l'épée des Morgenstern.

-Je sais. Je connais son frère. Phoesphoros lui ressemble beaucoup. C'était l'épée de Valentin.

-On m'a raconté son histoire. Je n'ai même pas voulu l'acheter, c'est la vendeuse de la boutique d'arme qui m'a appelé dans la rue de l'Ange pour me la remettre. Enfin bref.

Jace écoutait Clary avec beaucoup d'attention.

-Je pensais te la donner pour...

Clary rougit. Son idée semblait moins idiote quand elle y avait pensé. Maintenant qu'elle devait l'expliquer, c'était plus compliquer de sembler logique.

-Jepensaisteladonnerpourtuerlefilsdevalentin, dit très vite Clary sans respirer.

Jace fronça les sourcils.

-Je n'ai rien compris.

Clary prit une grande inspiration pour se calmer.

-Je pensais te la donner pour tuer le fils de Valentin.

-Tu sais que je ne suis pas un Morgenstern.

-Et alors ?

-Clary tu es censée tout connaître sur les armes ! Les armes forgées pour une famille en particulière possèdent des particularités propres. Elles sont peu utiles quand ce n'est pas un membre de la famille qui l'utilise.

-Oui mais comme tu as été élevé par Valentin tu fais parti de sa famille. C'est pareil.

Jace roula des yeux mais pris l'épée quand même. Il l'a rangea dans sa ceinture.

-C'est tout ?

Clary hocha sa tête et Jace se saisit des sacs les plus lourds.

-Tu fais quoi ?

-On ne repassera pas par chez toi donc je t'aide.

Clary et Jace sortirent de la maison. Jocelyne et Luke les attendaient devant la maison. Jocelyne prit sa fille dans les bras et Luke porta les autres sacs de Clary.

-Surtout tu m'écris une fois par semaine, réclama Jocelyne.

-Oui. Même si ma vie n'est si trépignante à New-York. Je ne fais que patrouiller, tuer des démons, dessiner.

-Squatter ma chambre, l'interrompit Jace avec un sourire moqueur.

-Te pleindre de Jace, devina sans mal Luke.

-Engloutir des litres de cafés !

-Bon ça suffit vous deux ! protesta Clary.

Jace ricana comme un enfant, il était content d'embêter Clary jusqu'à la dernière minute.

Luke, qui était en tête de marche, s'arrêta brusquement à quelques mètres de leur point de rassemblement.

-Jocelyne et moi allons rejoindre les autres, j'ai pensé que vous aimeriez vous dire au revoir en privé.

-Merci Luke, sourit Jace.

Le chasseur d'ombre posa les sacs de Clary par terre et prit la jeune dans ses bras. Clary ne regarda pas si ses parents les observaient ou non et embrassa passionnément Jace. Oh Jace ! Jace allait partir loin d'elle.

-Jace, murmura Clary au bord des larmes.

-Chut. Ne pleure pas.

-Jace, je ne vais pas y arriver.

-Bien sûr que si. Tu auras tout le monde pour te soutenir.

-Mais Jace, comment je vais faire pour tenir ?

Le jeune chasseur d'ombre sembla vraiment réfléchir à la question et puis un petit sourire amusé se fit sur le visage angélique du blond.

-On va faire un petit jeu. Le premier qui craque et qui enverra une lettre à l'autre aura perdu.

-Et c'est quoi l'enjeu ? se méfia Clary tout en souriant.

-Le perdant devra préparer un dîner au chandelle.

-C'est pas équitable car tu ne sais pas préparer à manger mais ça marche !

Le pacte fut scellé par un baiser tendre, amoureux. Et puis le couple marcha main dans la main jusqu'aux autres.

-C'est pas trop tôt ! hurla Isabelle.

-Franchement, Clary tu aurais pu faire tes bagages avant, sourit Simon.

Il les avait fait avec elle quelques jours avant le mariage, ne laissant que des vêtements qu'elle n'emporterait pas à New-York.

-Ta robe n'est pas du tout convenable pour New-York, fit remarquer Magnus.

Clary portait une de ses robes en velours noir. Cette matière était préconisée à Idris pour sa résistance mais à New-York c'était une autre histoire.

-Tant pis.

-Moi je suis rassuré de savoir qu'elle va porter quelque chose de démodé pour ne pas attirer les regards, répondit Jace très sérieux.

Maryse et Robert échangeaient quelques mots avec Luke, ils semblaient en pleine conversation intéressante.

-Bon les enfants, s'exclama Maryse en frappant dans ses mains.

-Il n'y a aucun enfant, rectifia Alec.

-Alec ne commence pas, soupira sa mère.

-Bah quoi c'est juste la vérité.

Quand Alec boudait c'était vraiment drôle. Il était censé être le plus mature. Ce n'est pas toujours la vérité. Surtout quand Alec était en colère, comme aujourd'hui.

-Tu ne veux toujours pas que je t'accompagne ?

-Non Alec, on en a déjà parlé. Regarde Clary, elle a accepté sans broncher.

-Tu parles, tu l'as soudoyé avec du sexe.

-Alec ! s'écria Maryse.

-Pourquoi t'es jaloux, t'en veux autant ? demanda Clary.

-Clary !

Cette fois c'était Jocelyne qui semblait au bord du hurlement.

-Finalement je suis bien content de partir en vacance à l'autre bout du pays.

-Ouais bien sûr, marmonna Clary.

Par pur réflexe, Clary s'enfonça dans le torse dur et confortable de Jace. Juste une dernière fois. Elle ferma ses yeux pour cacher sa détresse au monde entier et oublier le temps.

-Je ne veux pas être euh...pressant mais il faut y aller les enfants, dit Robert avec une étrange tristesse dans la voix. Vous savez que l'Enclave ne laisse pas beaucoup de temps pour former des portails et le délais est presque passé alors...

Magnus hocha gravement la tête.

-Et encore un peu plus de floriture si c'est possible Magnus, rit Jace.

-Ta gueule Jace, répondit le sorcier.

-Hey bébé, qu'est-ce-qu'on avait dit sur les larmes ?

Clary sentit les pouces de Jace lui retirer les larmes toutes fraîches de ses joues.

-Tu sais que tout le monde va être jaloux de ta peau ultra bronzée ? plaisanta Jace.

-M'en fiche, couina Clary.

-Ne sois pas bête Clary. On savait que ça allait arriver. Sois forte, on se voit bientôt.

Jocelyne et Luke prirent leur fille dans leur bras mais Clary resta collée à Jace. Elle avait besoin de sentir sa présence jusqu'à la toute dernière seconde.

-Allez Clary !

Jace embrassa Clary et la repoussa un peu. Alec vint se jeter dans les bras de son parabatai et s'accrocha à lui. Magnus fit une grimace, il était toujours un peu jaloux de cette relation entre les deux hommes, lui ne pouvait pas comprendre ce que partageaient deux parabatai. Isabelle vint prendre Clary par les épaules.

-Nous partirons les premières, expliqua-t-elle. Puis ça sera Alec et Simon puis Magnus et maman.

Devant le refus de marcher vers le portail de Clary, Isabelle fut plus ferme.

-Clary ne fais pas l'enfant !

Jace glissa un clin d'oeil en direction de Clary mais c'était toujours aussi dur de s'éloigner de lui. Elle avait l'impression de revenir des années en arrière quand c'était Jace qui était parti.

-Clary ! appela Jace alors que Clary était au bord du portail.

Il l'embrassa une dernière fois et la souleva dans les airs. Elle s'accrocha si fort à son cou que ses doigts devinrent blancs.

-Je t'aime, glissa-t-il dans son oreille.

Puis Jace poussa Clary dans les bras d'Isabelle. La vision de la rousse se referma sur des larmes coulant des yeux mordorées qu'elle chérissait. Et se fut la fumée violette. Une seconde plus tard, Clary était devant l'Institut. Elle n'avait même pas remarqué qu'Isabelle avait plein de sac avec elle. Non tout ce que Clary avait remarqué c'était ce vide dans sa poitrine, dans son coeur. Elle avait mal à un point qu'elle n'avait pas imaginé. Presque aussi mal que lorsqu'elle avait fait sa fausse couche. Et tout aussi mal que lorsque Jace l'avait quitté sur le port. Isabelle entamait déjà le chemin vers la porte d'entrée de l'Institut. Mais c'était sans compter sur Clary qui lui hurla dessus.

-Tu vas pas me dire que tu vas laisser Simon porter tous tes bagages tout seul ?

-Clary, ça sert aussi à ça un mari, gloussa Isabelle.

La gaité d'Isabelle n'était pas partagée par Clary. Elle se contenta d'attendre les autres puisqu'elle n'avait pas tous ses sacs de voyages. Trente secondes plus tard, Simon passa le portail tout seul, encombré de sac.

-Clary !

Clary vint aider son meilleur ami, elle ricana légèrement en le voyant surchargé.

-Mon beau-frère se croit drôle à me laisser tous les sac d'Isabelle et la moitié de tes sacs !

-Désolée, grimaça Clary.

Elle récupéra ses sacs et attendit qu'Alec vienne à son tour.

-Pourquoi est-ce-que tu es passé seul ?

-Alec ne veut pas quitter Jace. Il insiste pour rester avec lui.

-Oui et bah dans ces cas là, moi aussi je vais rester avec Jace !

Clary allait faire le chemin inverse mais Simon la rattrapa au dernier moment.

-Non Clary ! Jace m'a ordonné de te rattraper. Il savait que tu allais sauter dans le portail. De toute façon quelqu'un arrive.

C'était Maryse qui maintenait son fils fermement par le bras.

-Vous interdis... Jace ! Cria Alec.

Le brun ne semblait pas réaliser qu'il avait traversé la moitié du monde. Il chercha un instant Jace et quand ses yeux se posèrent sur l'Institut, il lança une insulte en Italien.

-Ton langage ! rouspéta Maryse.

La mère de famille semblait vraiment exténuée. Au bord de l'effondrement. Clary ne remarqua pas tout de suite Magnus, elle entendit juste une dernière phrase avant que le portail ne se referme. "Je t'aime Clarissa"

-Alec, tenta de le raisonner sa mère.

-Allez tous vous faire foutre à par Clary.

Le brun ramassa son unique sac et se dirigea chez lui. Il n'accorda pas un seul regard à sa famille, il était vraiment énervé. Clary fut obligée de traîner plusieurs sacs par terre pour rentrer à l'Institut. Elle jeta un regard inquiet au ciel mais les nuages n'étaient pas assez épais pour contenir de la pluie, heureusement. Elle frissonna à cause de sa robe et pensa avec envie au soleil d'Idris. Elle avait le mal du pays, comme beaucoup de chasseur d'ombre.

L'heure suivante fut consacrée au rangement. Il n'y avait pas un bruit à l'Institut. Tous les auxiliaires étaient rentrés au pays, ne restaient que les Lightwood, Fairchild, Morgenstern et autre créature obscure. Clary ne résista pas longtemps avant d'enfiler son pull, ou plutôt le pull de Jace, et un pantalon en cuir. Elle partit à la recherche d'Isabelle et l'entendit fanfaronner au sujet de son mariage, visiblement elle était au téléphone. La chasseuse rousse se dirigea alors vers la salle d'entraînement. Elle s'était beaucoup entrainée avec Jace surtout dans la prise de poignard. Alec était là, il frappait dans un sac de sable.

-Tu vas te faire au main.

-M'en fous.

Alec était vraiment de très, très mauvaise humeur. Clary se plaça derrière le sac et fit bien attention à ne pas être dans l'axe de frappe du brun.

-Je pensais vraiment l'accompagner. Je croyais qu'il te protégeait. J'avais espéré qu'il change d'avis.

-Jace ne change jamais d'avis.

-Mais je suis son parabatai, il n'a pas le droit !

-Je comprends.

-Non tu ne comprends pas Clary. Isabelle n'est jamais partie à l'autre bout du pays. Tu connais juste les avantages d'un lien parabatai, tu n'as jamais goûté à la souffrance émotionnelle, la souffrance physique intense. Tu ne sais pas ce que j'ai enduré quand Jace est parti. Tu ne vis pas avec l'angoisse constance de sa mort.

Clary prit la réponse d'Alec comme une gifle. Ses mains glissèrent du sac, tombant le long de son corps. Elle avait l'impression de retrouver l'ancien Alec. Celui d'avant leur amitié.

-Pardon Clary. J'ai été trop loin.

-J'aimerais bien te dire que je comprends mais tu vas encore m'envoyer sur les roses.

Alec émit un rire étranglé par des larmes. Clary fit quelque chose qu'elle ne faisait pas en temps normal, un rapprochement physique vers Alec. La chasseur prit son ami dans ses bras et le géant brun posa son menton sur la tête de Clary. Elle pensait qu'il fermait les yeux, luttant contre ses propres larmes, ses propres angoisses. Des angoisses identiques à celles de Clary. Quelqu'un vint entourer Clary avec ses bras et elle sentit un poids sur son épaule. A l'odeur sucrée et légèrement pimentée, c'était forcément Simon. Clary se détendit aussitôt.

-Jace est le plus fort d'entre nous, chuchota-t-il.

-Bon bah si c'est un câlin collectif, on arrive !

Magnus et Isabelle vinrent compléter ce câlin. Ils étaient tous ensemble. Jace avait raison sur un point, Clary ne serait jamais toute seule. Elle cacha ses larmes dans son rire, mais Simon n'était pas dupe, il caressa les bras de Clary pour la réconforter.

-On vous attend pour le rapport, annonça Maryse.

-On arrive.

Alec fut le premier à se dégager. Il n'accorda même pas un regard à Magnus. Le sorcier soupira mais ne montra rien.

-Bon, je suppose que c'est l'heure pour moi de vous quitter. On se voit ce soir pour aller danser.

-Oh oui ! s'exclama Isabelle en frappant dans ses mains. Je vais aller chez la coiffeuse, l'esthéticienne, pourquoi pas me faire masser aussi tient !

Clary secoua la tête et rattrapa Magnus dans le couloir.

-Attends Magnus !

Le sorcier s'arrêta de marcher.

-Il y a un problème entre toi et Alec ?

-Non, on ne peut pas appeler ça un problème. C'est juste que..., hésita Magnus en regardant derrière eux.

-Tu peux tout me dire, je ne répèterais rien.

-Alec m'a supplié de le faire revenir à Idris ou de le téléporter avec Jace ce soir mais j'ai refusé. Tu sais qu'il pense que je suis jaloux de leur relation ?

-C'est un peu le cas non ? sourit doucement Clary.

Magnus était, et serait toujours, jaloux de la relation de parabatai. Pourtant ce n'était pas le premier Lightwood et Herondale, qu'il connaissait. Ce n'était pas la première fois non plus qu'il était avec des chasseurs d'ombres, il devait pourtant savoir que les chasseurs d'ombres ne tombaient qu'une fois réellement amoureux.

-Je sais ce que tu vas me dire, les chasseurs d'ombre ne tombent qu'une seule fois amoureux mais regarde ta mère, regarde Alec ! Et je ne parle pas d'Isabelle !

Clary secoua la tête, Magnus se faisait des films.

-Premièrement, Isabelle n'était pas amoureuse des autres. Elle était amoureuse de l'idée de l'amour. Tu comprends ?

-Oui.

-Deuxièmement, Alec était peut-être amoureux de Jace, je l'ai tout de suite remarqué à l'époque mais il savait très bien que c'était impossible. Tu ne vas pas prétendre le contraire ?

-Non.

-Troisièmement, je pense que ma mère a toujours été amoureuse de Luke mais n'osait pas le dire. A cause de son mariage, de l'influence de Valentin et surtout à cause de sa grossesse. Enfin bref, tu comprends le principe.

-Tu n'aimes toujours pas parler de ton père hein ?

-Ce n'est pas le sujet Magnus ! Rassure-toi, ton Alec n'est en aucun cas amoureux de mon Jace.

Magnus n'eut pas le temps de répondre car Alec pesta contre Clary, il la cherchait partout ! Maryse et le responsable par intérim, Clary avait oublié son nom, déblatèrent plein d'informations différentes. Clary retint les plus importantes : Garreth le vampire était sur le point d'être arrêté. Eryn ne tarderait pas à le suivre. Personne n'avait suspecté la moindre action des chasseurs d'ombres. Et le plus important, on arrêterait la Reine en même temps que le nid serait déterré.

-Quel jour ? demanda Alec d'une voix froide.

-On pense le faire pour le premier octobre.

-Très bien. Qui s'occupera de détruire le nid ?

-On avait prévu que Jace serait présent alors...

-Sebastian sera là, intervint Simon avec enthousiasme. Et puis je suis là.

-Oui Oui Simon. Toi tu iras assister à l'arrestation de la Reine.

-C'est pas juste, protesta le meilleur ami de Clary.

-Vous trois, vous serez accompagnés par Sebastian. De toute façon, j'aviserais avec votre père, enfin avec Robert, pour avoir du renfort. De vrais soldats.

-Et pourquoi pas faire une dérogation ? proposa Alec d'une voix basse.

-On pourrait expliquer la situation, après tout c'est un grosse affaire, poursuivit Clary avec de l'espoir.

-Sans compter que deux duos de parabatai seraient efficace contre des vampires, fit remarquer Isabelle.

Le frère et la soeur échangèrent un regard complice.

-Ça suffit ! Je vous ai déjà expliqué que Jace ne pourra pas rentrer avant la fin de sa mission, que ça vous plaise ou non. Maintenant allez ranger vos chambres, j'ai du travail.

-Je te signale que si Jace ne vient pas, je refuse de participer à la mission ! tona Alec en se levant de sa chaise.

-Tu refuseras l'ordre de l'Enclave Alec ? comprit Maryse.

-Tout à fait.

-Alec ! crièrent Isabelle et Clary.

-Tu sais ce qu'ils réservent à ceux qui brisent la Loi ?

-C'est eux qui ont brisé une règle fondamentale de la Loi : on ne sépare pas des parabatai !

-Là il n'a pas tord, intervint l'homme à côté de Maryse.

-Oh vous c'est bon, on ne veut pas de votre avis.

-De toute façon tu ne veux jamais l'avis des autres s'ils ne sont pas d'accord avec toi.

Alec s'en alla en claquant la porte. Il était plus que énervé, il avait la rage. Clary resta bouche bée devant l'attitude du brun. Jamais il n'avait montré une animosité envers l'Enclave.

-Excusez-le, il supporte mal la séparation avec Jace.

-Pas de soucis.

Maryse soupira, des cheveux s'échappèrent de son impeccable chignon.

-Vous pouvez y aller tous les trois. Ce soir vous êtes de repos pour récupérer du voyage et dès demain on reprendra notre surveillance. Mais je vais remanier les duos pour éviter des tensions. Isabelle tu serras avec ton frère et vous deux serez ensemble. Maintenant vous pouvez y aller.

Clary ne se fit pas prier pour quitter le bureau, elle avait envie, non besoin d'un café. Maryse était vraiment épuisée. Son séjour à Idris n'avait pas été aussi reposant que celui des jeunes. Elle devait constamment faire attention à ses paroles en présence des fées, ne pas révéler aux vampires qu'elle comptait arrêter un des leurs, et surtout garder un oeil sur ses enfants.

En arrivant dans la cuisine, elle ne fut pas étonnée de voir Alec au fourneaux, par contre autre chose lui fit dresser ses cheveux.

-Ma machine ! hurla-t-elle. Qui a cassé ma machine à café ?

Sa belle machine, celle que Luke lui avait offerte, était en plusieurs morceaux.

-Qui ? hurla-t-elle.

-Je ne sais pas Clary, quand je suis arrivé dans la pièce, elle était déjà comme ça. Demande à Magnus ou Isa, conseilla Alec en grimaçant.

Simon arriva à l'instant ou Clary allait appeler le sorcier. Elle n'était pas encline à crapahuter dans l'Institut. Car il était toujours chez eux, elle n'en doutait pas !

-C'est toi ?

-Hein ?

Simon se dirigea vers la machine à Clary comme si rien n'était. Jusqu'à ce qu'il essaye d'enfoncer la capsule dans la fente.

-Pourquoi le bouton est sorti ?

Simon écarquillait les yeux à mesure qu'il constatait les dégâts sur la machine à café.

-Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? et le réservoir d'eau est complètement foutu ! Même la prise est arrachée !

Clary se mordait la joue pour ne pas hurler plus fort.

-Je te jure que ce n'est pas moi ! se justifia Simon.

Il se tourna vers Alec qui montait une crème fouettée.

-C'est pas la peine de poser tes yeux de fouine sur moi. Demande à ta femme.

-Toi demande à ton fiancé !

Clary n'écouta pas la joute verbale qui suivit. Elle appela le sorcier et lui raconta ce qu'il se passait dans la cuisine.

-Je suis passé par la cuisine quand vous étiez avec Maryse mais ta machine était déjà dans cet état.

-Pourquoi tu ne me l'as pas dit avant de partir ?

-Je ne suis pas parti, répondit Magnus avec un sourire dans la voix. Je suis sur le toit.

-Oui bon, alors ce n'est pas toi ?

-Non je viens de te le dire Clary. Ce n'est pas non plus Isabelle puisqu'elle est restée dans sa chambre avant de vous rejoindre. Donc ne cherche pas plus loin, c'est forcément quelqu'un de l'intérim.

-Je vois. On se parle plus tard.

Clary raccrocha et s'empressa d'aller dans le bureau de Maryse. Heureusement le responsable du carnage était encore là.

-Ma machine. Ma machine à café a été totalement détruite. Je veux une explication !

L'homme grimaça en voyant les éclairs dans les yeux de Clary.

-C'est un des jeunes, il ne comprenait pas comment elle fonctionnait et il a tiré trop fort sur la prise.

-Et le réservoir d'eau ?

-C'est un peu le même principe mais avec quelqu'un d'autre.

-Je veux un remboursement, exigea Clary.

-Clary ! intervint Maryse. On ne demande pas un remboursement pour une chose futile comme celle-ci.

-Une chose futile ? Ma machine à café est loin d'être futile ! Tout le monde s'en sert et en plus c'est mon cadeau de cérémonie de la première rune officielle.

-Je comprends. J'aviserais avec les responsables de cette destruction.

-Vous réglerez les détails avec Luke Garroway, c'est lui qui me l'a acheté.

Visiblement la mention de ce nom fit frissonner l'ancien responsable par intérim.

-Et que ma machine soit remplacée avant la fin de la semaine !

Clary n'attendit pas de réponse de la part de l'homme et retourna dans sa chambre. Elle prit son sac à main, ses affaires de New-York lui avait vraiment manqué.

Dans son café préféré, celui qui avait un grand choix de Latte, Clary se laissa aller à sa morosité. Elle n'avait plus de petit-copain présent et sa machine à café était détruite. Vraiment déprimant comme retour à New-York.

-Un grand Latte caramel avec un soupçon de crème, annonça la serveuse souriante.

-Merci.

-Mais je vous reconnais ! s'exclama la jeune femme brune.

-Je viens souvent ici.

-Ça fait longtemps que je ne vous ai pas vu, vous étiez partie ?

-Oui, sourit avec nostalgie Clary. J'étais dans ma famille.

-Je vois. Vous avez bronzé ! C'est très beau.

Clary sourit à nouveau, elle pensait être tranquille mais non, la serveuse était d'humeur bavarde.

-Votre petit-ami n'est pas là ?

-Non. Il est en mission, vous savez qu'il est soldat. Il adore fanfaronner sur ses capacités physiques.

-Je sais. C'est bien dommage de ne pas l'avoir vous. Bon je vous laisse sinon votre café sera froid. Bonne dégustation.

Clary leva les yeux au ciel et avala une gorgée de café brûlant. Elle sortit une feuille de son sac.

"Cher Luke,

Nous sommes rentrés il y a seulement quelques heures mais nous avons déjà eu notre première dispute. Je crois que si ça continue comme ça, je vais finir par m'installer à Idris. Quoi que, j'aime beaucoup trop le café Latte pour ça.

En parlant de café, tu ne devineras jamais. La machine à café que tu m'as offerte il y a presque trois ans à été complètement détruite par ces imbéciles de novices. Je sais bien qu'ils sont nouveaux mais détruire une machine à café, arracher le fils et en plus ne pas me la remplacer, il y a des limites ! Heureusement leur responsable (c'est quoi son nom déjà ?) était encore présent à l'Institut quand je m'en suis aperçue. J'ai tapé un scandale, et j'ai exigé un remboursement. Comme c'est toi qui me l'as acheté, je lui ai dit de régler les détails avec toi. Visiblement il te connait car il a légèrement blêmi en entendant ton nom.

Sinon, la météo n'est pas très belle mais c'est New-York après tout. Je t'écris de mon café préféré, tu sais celui où j'ai toujours été avec Simon. D'ailleurs ce dernier est tout content d'être revenu. Il se pavane dans les couloirs. Alec et Magnus sont en froids l'un envers l'autre mais on sait très bien que ça ne va pas durer plus d'une journée !

Je compte déjà les jours avant le retour de Jace. J'ai l'impression d'être revenu à ce fameux jour sur le port. Sauf que cette fois tu n'es pas là.

Embrasse bien fort maman pour moi. Dis-lui que je l'aime du plus profond de mon coeur.

Je vous aime tous les deux, Clary."

De retour à l'Institut, Clary enflama sa lettre à destination de Luke. Isabelle arriva avec sa boule de poils dans les mains.

-Clary te voilà enfin. Tu étais où ?

-A mon café préféré. Demande à ton mari.

-Non je vois très bien, sourit Isabelle. Tu as quelque chose de prévu ce soir ?

Clary arqua un sourcil à mi chemin entre l'étonnement et l'air blasé.

-Suis-je bête ! Bien sûr que non, tu n'as rien de prévu. Bon bah ça tombe bien car on va tous au pandemonium.

-Non.

Se fut la seule réponse de Clary qui fila vers sa chambre. Faire la fête alors qu'il était déjà presque onze heure du soir à Idris ? Non merci ! La chasseuse ferma sa chambre à clé grâce à rune d'enfermement avant de faire couler l'eau chaude dans la douche. Après sa douche prolongée, Clary retourna dans sa chambre, elle hurla presque en voyant Isabelle étalée sur son lit Céleste sur son ventre.

-Tu as trouvé ta robe de soirée ?

-Je ne viens pas.

-Ne fais pas l'enfant Clary. On va montrer mon mari tout beau tout neuf à toute la communauté obscure.

-Tu prends Simon pour un de tes jouets ? demanda Clary en ouvrant son armoire.

-Non mais c'est un signe de pouvoir. Je ne vais pas négliger d'être marié à un élu.

-Ce n'est pas Harry Potter non plus.

Clary rit de sa propre blague, de toute façon Isabelle ne comprendrait pas.

-Je ne vois pas le rapport entre ce sorcier de pacotille et mon mari.

-Laisse tomber Isa.

Clary entendit son parabatai sortir du lit.

-J'ai vraiment besoin de toi Clary, supplia-t-elle.

-Qu'est-ce-que j'y gagne à par un peu plus de fatigue ?

-Ma reconnaissance éternelle, un bon moment tous ensemble. Et puis toi aussi tu peux pavaner.

-A oui et de quoi ? Que mon petit-ami est à nouveau parti je ne sais où ?

Isabelle coiffa Clary tout en parlant.

-Non, tu peux dire à tout le monde que Jace est l'élu parmi tous les chasseurs d'ombres. Et que d'ici peut, vous serez couronnés de gloire et d'argent.

Clary ricana légèrement. Elle avait déjà la gloire, Jace avait l'argent. Et pourtant la jeune femme ne voulait rien de tout ça.

-Parfois je rêve que Jace soit un simple policier, que je sois une artiste connue et que notre seule problème soit de choisir la couleur de notre future voiture.

Isabelle ne répondit pas mais annonça que Clary était prête pour sortir.

-Tu ne peux plus reculer. Aller Clary, enfile ta belle robe noir avec de la dentelle sur le côté. Tu sais, celle que je t'ai donné pour notre toute première sortie chez Magnus. Tu étais ravissante.

Finalement Clary avait cédé. Parce qu'elle avait envie de voir du monde, d'oublier un peu qu'elle était seule et triste et parce qu'elle savait que Magnus leur procurerait la meilleure table. Elle ne s'était pas trompée. Magnus avait réservé la meilleure table celle qui procurait une vue sur toute la piste de danse. Isabelle fanfaronnait à qui voulait l'entendre que Simon venait de devenir chasseur et qu'il était le meilleur de sa promotion. Clary voyait bien que Simon était agacé mais il resta poli, jusqu'à ce qu'ils retournent à la table.

-Tu fais chier Isabelle ! Je ne suis pas ton jouet ! J'aimerais boire un verre tranquille avec mes amis.

Isabelle roula des yeux et se mit à regarder Clary en souriant.

-Maintenant il veut boire avec ses amis, je te jure !

-C'est quoi le nom de cette chanson ?

Clary ferma les yeux en écoutant la musique bruyante.

-"Hey Boy Hey Girl" de The Chemical Brothers, répondit négligemment Magnus en servant un verre à tout le monde.

-Tu veux danser ? proposa Isabelle avec de l'espoir dans le regard.

Clary se leva en compagnie de son parabatai. Et parmi les vampires, les loups-garous, les sorciers, les fées et autres créatures, Clary dansait en gardant les yeux clos.

-Finalement, ça va y aller, se murmura-t-elle en souriant.

-Tu as dit quoi ? hurla Isabelle.


Et voilà, Clary est officiellement loin de Jace. La pauvre !


Comme toujours, une review = un extrait du prochain chapitre !

Passez une excellente semaine, à vendredi prochain. Que l'Ange veille sur vous mes Nephilim !

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