Salut !

Joyeux Noël ! Bonne année ! Meilleurs voeux ! Joyeuses Pâques ! ...

ça fait in baïl, je sais, mais tout se résume en un mot : soucis.

Je ne vais pas m'épancher plus longtemps et vous laisse lire tranquillement ces deux chapitres :) (un en rab pour me faire pardonner :p)

Une fois de plus, un immense MERCI à Méla Cullen pour ses bêtasseries !

Sur ce, bon week-end ! bonne lecture ! et...

... ENJOY ! ! !


POV Edward :

Jasper venait enfin de sortir du club après lui avoir promis silencieusement de passer à la villa plus tard en compagnie de Bella. Je comprenais mieux que personne sa réaction et sa frustration face à la situation, Jazz, en fin stratège, ressentait le besoin impérieux d'avoir des réponses. Il n'était pas le seul d'ailleurs, je n'avais rien compris à ce qu'il venait de se passer, je savais seulement qu'Emmett avait besoin « de prendre des forces » car, selon Bella, mon frère n'était toujours pas tiré d'affaire… Tout ce que je savais, c'est qu'Emmett ne deviendra pas une anomalie comme moi. Quoique… et toujours selon Bella, j'étais « unique » en mon genre. Bella avait soufflé ces mots avec tant de ferveur, de tendresse que, conjugués aux pensées de Jasper, ils en étaient presque convaincants… Je voulais tant y croire !

Je n'avais pas vraiment compris ce qu'il s'était passé, bien que j'y aie joué un rôle, malgré moi…

Les humains et les clébards avaient à peine été plongés dans cette étrange transe qu'une pression sur mon cortex s'était faite sentir. Je m'étais alors retrouvé au beau milieu d'un réseau énergétique uniquement constitué d'émotions, et pas des moindres : désir, envie, plaisir, luxure. En voyant la façon dont le corps de Bella rayonnait, j'avais alors compris qu'elle était à l'origine des sensations humaines, qu'en un sens elle les obligeait à ressentir ces émotions. Telle une marionnettiste, Bella tirait sur les cordes de leurs émotions pour les manipuler à sa guise. Elle agissait à la manière d'un aimant, attirant à elle ainsi toute la luxure qu'un humain pouvait dégager. Quant à moi, j'avais l'impression d'être le réceptacle de toutes ces émotions, les canalisant, les filtrant, afin de mieux les redistribuer par la suite.

Tout au long du phénomène, Bella avait maintenu un contact télépathique afin de me calmer et de me guider. C'était pour Emmett, il fallait agir pour sauver Emmett.

Si Jasper avait pu avoir un aperçu de l'étrange manifestation émotionnelle à l'aide de son talent, les choses étaient passées totalement inaperçues aux yeux de mon frère, mes sœurs, des humains et Quileute. Ils ne pouvaient rien voir, tout cela était invisible à l'œil nu, cependant moi j'avais tout vu.

Des camaïeux de rouge et de rose serpentant depuis chaque être vivant avant de s'enrouler entre nos corps, aspirés par un vortex qui ne cessait d'enfler, d'accroitre avec la puissance d'un ouragan. La tornade émotionnelle tourbillonnait entre nous, constituée de désir, envie, luxure, plaisir, avant d'être brutalement expédiée sur Emmett. Puis mes sœurs étaient rapidement sorties du club, emportant un Emmett ronflant comme une tronçonneuse ! Jasper était resté quelques instants à nous observer, rongé par un flot de questions allant du « comment » au « pourquoi », mais sachant que le lieu n'était pas approprié pour obtenir ses réponses, je lui avais promis, bénédiction de Bella à l'appui, qu'on y répondrait plus tard. Évidemment, mon frère craignait que je disparaisse pendant une dizaine de jours une fois encore... Personnellement, je ne serais pas contre, surtout si Bella restait à mes côtés ! Mais à cet instant, la seule chose qui m'importait était le corps souple et chaud pressé contre le mien, évoluant au rythme des basses.

Le club était toujours bondé, les humains s'agitaient frénétiquement sur la musique et, tout comme les Quileute, ils ne s'étaient pas aperçus un seul instant qu'un phénomène surnaturel avait eu lieu sous leurs nez et qu'ils en avaient fait les frais. En parlant de Quileute…

Je ne supportais pas les regards et pensées du petit Jacob à l'égard de Bella. Bien trop possessives... agressives… malsaines… Il était en compagnie de deux de ses acolytes, un dénommé Quil et un certain Embry. Si les pensées des deux derniers n'étaient que ferveur et adoration, telles celles d'un croyant lorsqu'il priait son Dieu, l'esprit de Jacob était perverti, vil. Il se remémorait certaines légendes de son peuple à propos d'un « arc en ciel », persuadé que Bella en était l'objet, et selon ce mythe, un enfant devait être le fruit de l'union d'un « fier fils Quileute et de l'arc en ciel ». Le petit Jacob était tant bouffi d'importance qu'il ne pouvait qu'être le fier fils Quileute de la légende.

Je me rendis compte de mes grognements intempestifs lorsque Bella posa une main douce sur ma joue, m'obligeant à détourner mon regard du clébard.

- Ne l'écoute pas Edward. Ne fais pas attention. Ce n'est qu'un petit garçon ignorant, persuadé que les contes de bonnes femmes véhiculés par sa tribu sont véridiques. Arrête de grogner mon petit vampire, il n'en vaut pas la peine…

Je posais mon front contre le sien afin de me calmer et Bella m'embrassa le bout du nez. Je me figeais, muscles bandés et prêt à attaquer lorsque les grognements du Quileute me parvinrent.

- Sssssh… Laisse tomber Edward… Laisse tomber et fais-moi danser…

Son regard sombre et obscurci par le désir luisait de cet éclat argenté qui m'était désormais familier. Le tempo de la musique changea alors et un vieux classique des années 90 se fit entendre. Je frissonnais de plaisir en écoutant la boîte à rythme et les basses aux accents sensuels de « Principles of lust » alors qu'un sourire enjôleur étirait les lèvres pleines de Bella.

Elle enroula ses bras autour de mon cou, gratouillant ma nuque du bout des doigts lorsqu'elle ne tirait pas mes cheveux et, d'une main posée sur son flanc et l'autre sur le haut de sa cuisse, je la pressais étroitement contre moi au point où elle semblait drapée autour de mon corps, comme une seconde peau. La tête enfouie au creux de son cou, l'esprit embrumé par son parfum sublime, je léchais, suçotais, mordillais sa peau délicieuse en gémissant de plaisir alors que son bassin s'écrasait contre le mien au tempo des basses sensuelles. Croisant son regard voilé par le désir, j'oubliais momentanément tout, l'endroit, les humains, la décence, et lorsqu'elle se lécha la lèvre inférieure tout en ondulant lascivement du bassin, je la fis brusquement pivoter, plaquant son dos contre mon torse. J'attrapais délicatement ses mains et les replaçais autour de mon cou avant de lécher sa jugulaire en gémissant lorsque je m'aperçus qu'elle palpitait au rythme des basses sensuelles de la musique. Mes doigts papillonnaient sur son ventre, mes mains pressaient ses hanches, plaquant son bassin contre le mien, encore et encore. Un gémissement sourd et velouté s'échappa de ses lèvres lorsque Bella sentit à quel point j'avais envie d'elle et j'enroulais ma main autour de ses cheveux, la forçant à m'offrir son cou délicat que j'embrassais goulûment, tandis que nos bassins ondulaient l'un contre l'autre au rythme de la musique.

Ses gémissements n'aidant en rien mon état, je la fis tournoyer sur la piste avant de la plaquer une fois de plus contre mon corps. Un sourire absolument vicieux étirait ses lèvres, en parfait accord avec l'étincelle lubrique qui éclairait son regard, et j'étais sûr que Bella pouvait lire clairement ces mêmes émotions sur mon visage. Je grognais en sentant son haleine fraîche et sucrée s'échouer sur le bout de ma langue et, sourire salace aux lèvres, j'agrippais étroitement sa taille, plaçais ma cuisse entre ses jambes, et plaquais son bassin contre ma jambe au rythme de la musique. C'était vicieux… obscène… particulièrement sensuel… mais putain c'était chaud !

Son corps frissonnant entre mes bras, Bella ferma brièvement les yeux et, bouche entrouverte laissant échapper un délicieux soupir, elle était l'incarnation même de la sensualité. Malheureusement, en rompant notre connexion visuelle, je fus brusquement précipité dans un brouhaha infernal de pensées. Percuté par la jalousie, le désir et la haine, je grognais doucement en essayant tant bien que mal de me contenir. Si Newton et les sœurs herpès voulaient rester en vie, il valait mieux pour eux qu'ils ravalent leurs pensées et ne les mettent pas à exécution… Bella rouvrit les yeux et posa une fois de plus sa main sur ma joue. L'effet fut immédiat, je me calmais instantanément. La musique prit fin, enchaînant sur une autre, et la voix mélodieuse de Bella s'insinua dans mon esprit alors que son regard sombre et luisant me fit brûler de désir.

Je n'ai plus envie de danser… Emmène-moi d'ici mon petit vampire…

Je déglutis avant de l'entraîner à ma suite, passant brièvement récupérer nos vestes, puis l'emmenais à l'extérieur. Les pensées survoltées qui nous suivaient étaient toutes axées sur le même sujet, le sexe, ce qui n'arrangeait en rien mon état. J'ouvris la portière côté passager avant de la refermer une fois que Bella fut assise, puis fis rapidement le tour de la voiture, le corps tremblant dans l'expectative des évènements à venir, avant d'y monter à mon tour.

Si ma conduite pouvait être qualifiée de « sportive » en temps normal, elle était maintenant particulièrement « nerveuse ». Une main agrippée au volant au point où le métal grinçait sous la pression de mes doigts, et l'autre vissée au levier de vitesse, faisant craquer les pignons en passant trop brusquement les rapports, les mâchoires serrées, je fixais mon attention sur l'asphalte alors que la route défilait plus rapidement qu'à l'accoutumée, essayant désespérément d'ignorer les irradiations rouges qui émanaient du corps de ma passagère. Je pensais m'en tirer pas si mal que ça lorsqu'un entêtant parfum floral, fruité et légèrement musqué se répandit abondamment dans l'habitacle, déclenchant instantanément en moi une salve de grognements impudiques. Le peu de raison qu'il me restait fut perdue lorsque je fis l'erreur de couler un regard vers Bella et son corps flamboyant de ce rouge sensuel et envoûtant…

Heureusement que nous étions déjà à Strawberry Bay, j'aurais été incapable de supporter une minute de plus de ce supplice…

Braquant brutalement sur la gauche, la voiture fit un brusque tête à queue, et avant même qu'elle ne soit totalement à l'arrêt, j'en étais déjà sorti, bondissant jusqu'à la portière passager avant d'arracher la portière d'un geste sec, et Bella de son siège. Je ne me reconnaissais pas… Jamais je n'avais agi de façon si abrupte, irréfléchie, sauvage ! Mais en voyant le sourire vicieux qui illuminait le visage de Bella, ce n'était pas pour lui déplaire…

Un grognement sourd roulait dans ma gorge, faisant vibrer mon torse, alors que j'avançais d'une démarche prédatrice vers la jeune femme dont les yeux, ces deux abîmes de lumière hypnotisant, étaient braqués sur moi, alors qu'elle était coincée entre mon corps et la voiture. Mon grondement s'intensifia lorsque Bella se lécha les lèvres avec envie, les mains posées sur le capot, délicieuse offrande attendant mon bon vouloir… puis le parfum capiteux de son excitation atteignit mes narines, les faisant frémir de plaisir. Je pouvais goûter sa fragrance sur mes papilles et, incapable de résister plus longtemps à l'appel de cette sirène, je me jetais brusquement sur elle et m'emparais voracement de ses lèvres.

Le gémissement lascif qui accueillit mon geste électrifia la moindre parcelle de mon corps, et alors que je plaquais son dos sur le capot de la Volvo, j'arrachais fiévreusement son débardeur, qui fut rapidement suivi par son jean et le minuscule morceau de tissus qui barrait l'accès à son fruit défendu. Je ne me reconnaissais plus, Bella avait réveillé une bête qui vivait tapie au plus profond de mon âme depuis un siècle, une bête libidineuse assoiffée de débauche…

Le corps flamboyant de ce rouge éclatant et couché sur le capot de ma voiture, Bella observait le moindre de mes faits et gestes, le regard luisant de convoitise. Je fis glisser ma veste d'un brusque mouvement de l'épaule et arrachais mon tee-shirt en grognant, les yeux vissés sur ma proie, puis me débattis quelques secondes avec mon jean avant de m'en débarrasser, chaussures comprises, à côté d'un pneu encore chaud.

Le souffle court, le corps tendu, j'observais d'un œil avide le corps irradiant de cet écarlate resplendissant qui frétillait sous mon regard et gémis lorsqu'un petit pied bouillant chemina le long de ma jambe. Un grondement sourd roula dans ma gorge lorsque je m'en saisis brusquement avant de m'emparer du second, puis les posais sans aucune douceur sur mes épaules. Le torse vibrant de mes grognements incessants, j'agrippais la taille de Bella et l'attirais vivement au bord du capot où je pouvais la sentir tout contre mon chibre, nue, douce et ruisselante de désir.

Un brusque sursaut de raison s'imposa à moi lorsque je me rendis compte que je ne pourrais pas être tendre… ou doux… je n'y arriverais pas… pas avec ce faisceau lumineux écarlate et resplendissant qui n'attendait que je le dompte…

- Bella… je… désolé…

- Sois toi-même, mon petit vampire… viens à moi ! Réveille l'animal qui vit en toi !

- Hmm… Tu n'aurais jamais dû dire ça Bella… Parce que la bête que tu as réveillée n'attend qu'une chose, revendiquer sa proie ! Et permets-moi d'ajouter, Beauté, t'es foutrement bonne écartelée ainsi sur mon capot…

Je ne lui laissais pas le temps de répondre que j'étais déjà enfoui au plus profond de son corps, savourant quelques délicieuses secondes l'étroitesse de son fourreau satiné gainant mon chibre telle une deuxième peau alors que le gémissement rauque et lascif de Bella raisonnait encore sur la falaise, couvrant aisément le ressac des vagues qui s'échouaient en contre-bas.

La tête rejetée en arrière, les mains agrippées au capot qui se tordait sous ses doigts, les paupières alourdies par le plaisir dévoilant un mince filet de lumière disséminé entre ses longs cils et la bouche ouverte en un O envoûtant, Bella était l'image même de la sensualité et mon fantasme absolu.

La joue posée contre un délicat mollet, j'inspirais lentement, m'imprégnant de sa fragrance afin de calmer mes ardeurs, mais lorsque j'aperçus les centaines de filaments irisés aux couleurs chatoyantes émaner de toute part, de son corps, du mien, des eaux sombres de l'océan, de la roche sous mes pieds, jusqu'à former une sphère autour de nous, je fus incapable de répondre de moi plus longtemps. L'animal avait pris le pas sur l'homme, la bête était lancée.

J'enroulais ses jambes étroitement autour de ma taille et me cramponnais à la sienne, observant par alternance ses seins qui bondissaient frénétiquement sous la puissance de mon assaut, où mon chibre ruisselant de son désir qui coulissait en elle, incapable de contenir mes grognements et gémissements qui s'échappaient de ma gorge. Je frissonnais de la sentir frétiller sauvagement sous mon corps, galvanisé par ses hurlements impudiques, savourant ses prières à la fois verbales et mentales d'y aller toujours plus fort, toujours plus vite, alors que je la martelais avec une frénésie proche du fanatisme.

Le dôme scintillant englobant nos corps vibrait de cette énergie sexuelle qui pulsait entre nous et décuplait, centuplait notre plaisir.

J'avais tant besoin de la sentir, tant besoin de son contact que bientôt je n'y tins plus et grimpais à mon tour sur le capot, sans cesser mes assauts répétés. Bras tendus et mains enroulées autour de ses petits doigts, torse pressé contre ses seins voluptueux, cuisses plaquées contre son adorable petit cul trempé par nos ébats, je m'emparais brutalement de sa bouche, avalant son cri de plaisir alors que je la maintenais à ma merci, je m'enfonçais frénétiquement en elle comme un acharné lorsque sa voix s'insinua dans mon esprit.

Mords-moi ! OooOOh je t'en supplie… mords-moi !

Grognant de plaisir à l'idée de goûter une fois encore son essence, je m'arrachais de ses lèvres, enfouissant mon visage dans le creux de son cou tendu. J'embrassais délicatement sa carotide qui pulsait frénétiquement sous mes lèvres et gémissant de bonheur, j'enfonçais doucement mes dents dans la chair tendre de sa gorge, savourant l'exceptionnelle substance qui s'écoulait dans ma gorge en ronronnant de plaisir, sans cesser mes va-et-vient frénétiques.

Marteler… gorgée… pilonner… lampée… et encore… et encore… et encore…

Je me sentais si fort… si puissant… invincible ! Mais rapidement, je m'arrachais de son cou, terrassé par les prémices d'un orgasme dévastateur. Alors que Bella rejetait la tête en arrière en hurlant, enfonçant son crâne dans le capot de la Volvo… que son intimité palpitante se resserrait étroitement autour de mon chibre… que je m'enfonçais brutalement en elle une dernière fois, me déversant violemment au plus profond de son fourreau… la sphère énergétique étincela une dernière fois avant d'imploser en nous, sublimant notre jouissance, une jouissance destructrice.

Incapable de soutenir mon propre poids, je m'écroulais sur Bella, nichant mon visage entre ses seins, reprenant tant bien que mal mon souffle pourtant inutile.

Les bras étroitement enroulés autour de mon cou, Bella laissait quelques soupirs et couinements extatiques s'échapper, elle était absolument adorable ainsi, ivre de plaisir, et alors que je posais tendrement mes lèvres sur les siennes, des bribes de pensées haineuses me parvinrent sans que je ne puisse en déceler l'origine.

À moi… légendes… ma place… sangsue… détruire… mienne… ma bite…

Tellement pris par le plaisir, je ne m'étais pas aperçu que nous avions eu un spectateur, et le petit Jacob n'avait pas du tout apprécié de me voir « souiller » et « pervertir » celle qui lui était due de droit. Je grognais en signe d'avertissement mais il était déjà loin, ayant suffisamment d'instinct de survie en lui pour ne pas déranger Bella. Je me calmais instantanément lorsque sa main effleura ma joue, m'obligeant à croiser ses yeux sombres à l'éclat argenté.

- Ssssh… Détends-toi mon petit vampire, il ne viendra plus nous ennuyer… De plus, il nous reste encore quelques heures à tuer avant de retrouver ta famille. Aurais-tu une idée pour passer le temps ?

Je ricanais en voyant sa moue boudeuse qui contrastait avec son regard malicieux et embrassais chastement ses lèvres savoureuses.

- Hmmm… Ce ne sont pas les idées qui manquent, Bella. Par contre, nous serions mieux à l'intérieur… Tout du moins à l'abri des regards indésirables. À moins, évidemment, que tu n'aies pas envie de m'inviter chez toi ?

J'essayais la tête de cocker larmoyant qui marchait à tous les coups sur Jazz lorsqu'Alice la faisait et Bella explosa de rire avant de me repousser doucement et de se redresser, récupérant les restes de nos vêtements au passage.

- Mi casa es su casa, Eduardo ! 1

Bella riait encore alors que la porte de son cottage se refermait derrière nous…

- Rosalie va me tuer…

Cela faisait une heure que nous étions sortis du cottage main dans la main, et à peu près autant de temps que je me lamentais sur l'état désastreux de ma voiture…

Si je n'y avais pas plus prêté attention la nuit dernière dans mon empressement à profiter des plaisirs de la chair avec Bella, je ne pouvais plus ignorer les dégâts, bien plus apparents à la lumière du jour. Bella embrassa ma joue et ébouriffa mes cheveux en riant.

- Ne t'inquiète pas mon petit vampire, je te protégerais des foudres de ta méchante grande sœur !

- Rosalie va me tuer…

- Mais non Edward… Ne dramatise pas !

- Rosalie va me tuer… Non pire ! Elle va m'arracher les couilles et s'en faire un collier…

Bella riait toujours, des larmes perlaient au coin de ses yeux.

- Voyons Edward, ce n'est qu'une voiture… Il n'y a pas mort d'homme !

- Qu'une voiture ? Qu'une voiture ?! On voit bien que tu ne connais pas Rosalie ! Bon sang… Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui raconter pour justifier ça ?

- Euh… la vérité ?

Raconter la vérité à Rosalie ? Elle ne le croirait même pas…

Il faut dire que la Volvo était dans un état… assez particulier.

Volant et levier de vitesse broyés alors que je tentais de me concentrer sur la route… Portière passager pendouillant lamentablement au sol, virée de ses gonds dans mon empressement à sortir Bella de la voiture… Capot à moitié arraché là où Bella s'y était cramponnée alors que je la martelais… Marques de mes genoux sur l'aile gauche et le capot alors que j'y grimpais pour rejoindre Bella… Capot complètement enfoncé voire fusionné au moteur – carrément défoncé soit dit en passant - alors que, tel un animal en rut, je revendiquais Bella comme étant mienne… Pare-brise pulvérisé… Rétro-viseurs arrachés… et je ne parle pas des autres coups ou lacérations profondes sur la carrosserie.

Bref, ma Volvo était bonne pour la casse puisque même le moteur n'avait pas survécu à nos ébats.

- Tu regrettes ? Me demanda Bella, une petite moue boudeuse aux lèvres.

- Hein ? Quoi ? Non ! Bien sûr que non ! C'est juste que Rosalie a passé énormément de son très précieux temps sur ma voiture et que je risque de finir castrat…

- Ne t'inquiète pas pour ça, Edward, j'ai déjà dit que je te protégerais de Rosalie s'il le faut ! Et entre nous, cela serait un crime contre l'humanité si tu devais finir ton existence comme castrat !

Bella embrassa ma joue et trottina jusqu'au hangar abritant ses voitures, puis les observa pensivement avant de se diriger vers la portière passager de la Viper en trifouillant un trousseau de clefs. Elle en retira celle de la Dodge et me la lança habilement, sous mes yeux ébahis.

- Tu te décides, Edward ? On ne va pas y passer la journée !

Tel en enfant le matin de Noël, je m'empressais de me glisser derrière le volant de la Viper, caressant le tableau de bord du regard. Sacrée bagnole !

- Elle t'ira mieux que les autres, plus masculine si tu veux mon avis. Dit Bella tout en examinant ses ongles.

- Hein ?

- Tu as besoin d'une voiture, Edward. J'en ai trois. Fais-en bon usage !

- Non Bella ! Je… tu… mais… enfin…

- Pfff… C'est juste une voiture, Edward ! Et personnellement, je préfère les motos lorsque je suis obligée de me fondre dans la masse. Je préfère… courir, tu comprends ? Plus rapide !

Le regard noirci par le désir et les paroles de Bella, je me jetais brusquement sur elle et l'embrassais goulûment, savourant la douceur de ses lèvres et le parfum suave de sa langue. Je m'en écartais à bout de souffle et secouais la tête pour me remettre les idées en place. Si nous ne partions pas maintenant, nous ne partirions jamais !

Des frissons me parcoururent l'échine alors que le moteur vrombissait une fois la voiture démarrée et, prenant le chemin de la villa, je la poussais pour voir ce que ce magnifique petit bijou avait dans le ventre. Mon sourire devait avoir l'air passablement idiot vu les rires de Bella, mais je ne m'en offusquais pas. Bon sang, ce n'est pas tous les jours qu'on a une telle merveille entre les doigts ! Malheureusement, la puissance de la voiture nous fit arriver plus vite que prévu à la villa, et je savais que cela sonnait le glas de ces doux moments passés avec Bella…

- Jamais mon petit vampire, jamais ! Maintenant que je t'ai retrouvé, je ne compte pas te lâcher…

Je savourais toujours sa promesse alors que, pénétrant sur le chemin menant à la maison, je perçus les pensées des membres de ma famille nous attendant dans le salon. J'espérais que Carlisle se tienne correctement, je n'apprécierais pas qu'il s'en prenne à ma Bella. Coupant le contact, je soufflais longuement avant de sortir de la voiture et d'ouvrir galamment la portière de Bella. Nous ne pouvions plus reculer alors, les doigts entrelacés aux siens, je l'entraînais vers la maison…


1 : Ma maison est la tienne