Bonjour tout le monde ! Ohayou mina-san !

Nous voilà le 26 Septembre avec le chapitre que je vous avais promis. Un Chapitre très attendu et nous savons tous pourquoi. J'espère que ça vous plaira je me suis bien amusé avec ce chapitre.

Mais avant, un petit mot sur le chapitre précédent. Visiblement ça a chamboulé pas mal de monde la position de Gabriel dans le lemon. Et oui, petite surprise. Je dois dire que j'avais tout d'abord imaginé l'inverse mais j'ai finalement changé d'avis après avoir réfléchit et après m'être rendu compte que je mettais toujours mes personnages aux mêmes places. J'ai décidé d'innové et d'étonné un peu. Et puis finalement, j'ai trouvé que ça collait mieux avec ce que je voulais rendre de la relation Draco Gaby puisque dans ma vision des choses, c'est Gabriel qui initie chaque nouveau pas en avant. Draco à toujours peur de le brusquer ou de le blesser alors comme je l'ai expliqué, il laisse les rênes à Gaby pour les premières fois. Mais je n'en n'ai pas fini avec notre petit couple fétiche alors vous aurez encore quelques surprises.

Enfin bref, un clin d'œil à J. K. Rowling et bonne lecture pour ce chapitre très attendu.

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Chapitre 38 :

Gaby chéri !

Le lendemain, ce fut encore une fois bien avant Draco que Gabriel avait ouvert les yeux. Il avait dormi comme un bébé dans les bras de son blond, heureux et comblé. Il avait pris grand soin de ne pas le réveiller en se redressant. Il faisait encore noire dans la chambre et il avait simplement allumé un chandelier sur la table de chevet pour avoir un peu de lumière. Vérifiant l'heure d'un Tempus, il avait constaté qu'il avait un peu de temps devant lui, il s'était donc assis près de Draco pour l'observer dormir, souriant au souvenir de leur nuit passée, satisfait. Son blond était allongé sur le ventre, ses mains sous son oreiller, le visage serein. Il le regarda longuement, se disant encore qu'il était le plus chanceux du monde de l'avoir. Il écarta une mèche de cheveux de son visage pour mieux l'admirer, agissant avec délicatesse. Au bout d'un long moment, il alla poser une main légère sur ses reins, lançant silencieusement un léger sort, s'assurant ainsi que son amant se réveillerait sans douleur ou courbature. Mais malgré sa délicatesse, Draco remua un peu, entrouvrant les yeux. Il se pencha alors pour embrasser son front, caressant ses cheveux et le faisant soupirer de bien être.

- Dort encore un peu Dray. Il est tôt, murmura-t-il.

- Dort avec moi, demanda-t-il alors la voix endormie.

- J'adorerais mais je ne peux pas, répondit-il. Il faut que j'aille au conseil ce matin, rappela-t-il en le faisant grimacer de mécontentement. Mais j'ai encore une surprise pour toi, continua Gabriel. Je vais au conseil mais ensuite, quand je rentrerais, je suis tout à toi pour le reste du week end tout entier. On fera ce que tu veux, annonça-t-il en obtenant un regard heureux et un grand sourire. Tu as tout le temps du conseil pour décider de ce que l'on fera. En attendant, tu vas devoir patienter un peu. Il faut que j'y aille, dit-il en revenant déposer ses lèvres sur son front.

Draco de tourna un peu, réclamant un vrai baiser qui lui fut offert avec douceur. Gabriel recula ensuite, lui souriant et passant une main dans ses cheveux avant de finalement se lever. Il récupéra ses brassards et son bandeau pour ensuite se diriger vers la salle de bain. Il y prit une longue douche, en sortant ensuite et se préparant pour le conseil, s'habillant de ses robes noirs qu'il portait encore en signe de deuil. Une fois à Poudlard, il ne pourrait plus le faire, risquant d'attirer une attention dont-il ne voulait pas mais pour le moment, il le pouvait encore. Une fois prêt, il revint dans la chambre. S'approchant du lit éclairé faiblement du chandelier, il découvrit son blond profondément rendormit. Il remonta les couvertures sur lui, déposant un baiser sur son front avant de s'éloigner. Il sortit, éteignant les bougies d'un geste de la main. Il se dirigea alors vers une petite salle à manger intimiste où Lucius et Callen se trouvaient déjà, son père prêt pour le conseil. Il prit son petit déjeuner en leur compagnie partant ensuite pour le Palais de cristal avec son père.

Et il fut heureux d'y retrouver tout les membres du conseil, réalisant qu'il ne reverrait pas la plus part d'entre eux avant un bon moment. Ils vinrent le saluer un à un avant de s'installer à la table de cristal pour ouvrir la réunion. Ils commencèrent par discuter des derniers réglages pour l'échange, Gabriel heureux d'apprendre que tout était prêt. Les élèves étaient fins prêt et chacun avait reçu sa broche fabriquée par le jeune homme. L'unité de la Forêt Interdite était prête elle aussi, les combattants tous arrivés. Ils devaient d'ailleurs partir pour les abords de Poudlard dans la nuit afin d'avoir le temps d'installer un camps et de reconnaître les environs avec l'aide de Sirius et Remus. Helena ne se priva d'ailleurs pas une seconde pour expliquer la manière dont elle leur avait fait passer l'envie d'espionner, assurant que ça n'arriverait plus et s'excusant auprès de son prince qui ne lui en tint pas rigueur. Tout était fin prêt pour l'échange et cela le soulagea alors qu'ils repassaient en revus chaque détails. Lucius parla aussi du dernier rapport de Minerva qui leur détaillait ce qui était en préparation et comment l'école allait accueillir les délégations. Elle parlait aussi de James et Lily qui tentaient de préparer leur fils. Et cela les fit bien rire un instant. Tous à Poudlard semblaient très enthousiastes et sûr d'eux. Il fut questions de tout les détails, réglant chaque choses.

Puis ils passèrent au sujet des créatures magiques. Visiblement, les chefs qu'il avait rencontré avaient plutôt bien réagi à leur rencontre, Helena et Smiria lui confiant cependant que les discussions étaient allées bon train dans les jours qui avaient suivi. Chacun d'entre eux étaient venus les voir tout d'abord pour l'affaire de leurs clans anglais mais en profitant aussi pour parler de lui plus ou moins subtilement, cherchant à se renseigner. Les deux dames n'avaient fait que donner une bonne image de lui sans vraiment donner de vraie précision ou détail, lui laissant leur révéler ce qu'il voulait bien leur montrer. Une correspondance était désormais possible s'ils désiraient le joindre et lui parler, Gabriel décidant lui aussi qu'il était tant de nouer de meilleurs liens avec ces chefs avec lesquels il devrait travailler et être en bon terme pour le bien du monde magique. Mais évidement, il était hors de question de prendre des risques alors chaque lettre qui lui serait envoyée serait analysée par les mêmes briseurs de sorts par lesquels était passée la missive de Dumbledore. Puis les courriers lui seraient transmis, sécurisé. Si les créatures magiques étaient des alliés de longue date des Myrdiaël, ils étaient aussi d'intelligents chefs qui n'avaient à cœur que le bien être de leur propre peuple et qui n'hésitaient pas à se servir des autres pour servir leurs intérêts. Il savait qu'il devait rester prudent avec eux même s'ils devaient lui paraître très amicales. Chacun d'entre eux avait une grande expérience et peu de limites. Il prendrait donc toutes les précautions et ferait très attention dans ces échanges avec eux.

Avec le sujet des créatures magiques vint le fait de savoir s'ils étaient parvenus à calmer leurs clans avec leur aide. Ils en parlèrent longuement, Helena prenant la parole pour détailler les opérations qui avaient eu lieu les deux jours précédents. Certaines communications s'étaient faîte à distance entre les rois et leurs chefs anglais et d'autres avaient dû être amené directement sur place. Mais dans tout les cas, tous avaient réussi à ramener un peu d'ordre même si les Géants étaient définitivement perdus, ayant rejoint Voldemort à l'image de Greyback et de sa meute ainsi que les vampires solitaires. Gabriel était néanmoins satisfait d'apprendre que les clans s'étaient un peu calmé après l'intervention de leurs chefs mondiaux et des mesures d'aides et de protections prises à leur égard.

Parmi les créatures magiques, seul les rois et leurs plus proches conseillers étaient au courant pour les Myrdiaël et tous étaient astreint à de lourds serments de secrets. Aussi, pour le reste de leurs communautés, les Myrdiaël avaient été présentés comme des alliés sorciers issus d'une ancienne communauté. Ce n'était pas toujours très bien accueilli mais l'aide apportée faisait passer la pilule, appuyée par les ordres et la confiance de leurs rois. Cependant, on avait fait une exception cette fois-ci. Gabriel avait accepté que la vérité soit révélée aux combattants qui seraient sous les ordres de Timofeï Svania dans la Forêt Interdite. Mais évidemment, ils étaient astreint au même secret. Pour cela, Helena et Smiria s'étaient chargées de les voir personnellement et de leur faire prêter les serments pour ensuite leur expliquer.

Une fois le sujet des créatures clos, ce fut au tour d'Alexeï. Mikhaïl lui apprit qu'il avait bien eu sa lettre, lui transmettant sa réponse qu'il venait juste de recevoir. Gabriel prit son temps pour lire la lettre de son espion, heureux de voir qu'il avait réussi à le réconforter et à lui remonter le moral après la mort des leurs, le russe s'en voulant encore. Il lui faisait également son rapport, lui parlant des étranges allées et venus qu'il avait constaté sans pour autant obtenir d'information, assurant qu'il persévérait sur le sujet. Il parlait aussi des lieux que Voldemort lui demandait de protéger, détaillant tout ce qu'il mettait en place et les portes dérobées permettant de passer au travers. Il donnait aussi une analyse précise de chaque endroit, ne parvenant pourtant pas à savoir ce que Voldemort y cachait. Et pour remédier à cela, les conseillers lui apprirent que les équipes d'investigations dont ils avaient parlé se mettaient au travail sur le sujet. Cela prendrait néanmoins un peu de temps pour percer ce secret, les équipes devant faire preuve de beaucoup de délicatesse et de discrétion pour ne pas se faire repérer et ne pas éveiller les soupçons. Mais le jeune prince ne doutait pas qu'ils parviendraient à découvrir ce que faisait Voldemort de ces endroits.

Revenant sur le Seigneur des Ténèbres, ils parlèrent aussi de nouveau de l'attaque suicide et des sorts utilisés pour la mettre en œuvre. Gabriel apprit alors que ses sorciers avaient un peu avancé sur le sujet. Ils avaient trouvé un moyen de détecter la chose, seulement, ils ne pouvaient le faire que lorsque le sort était activé, juste quelques secondes avant que la perturbation magique ne bloque les transports sorciers, vite suivis de l'explosion. Ils n'avaient pas trouvé de moyen de le désamorcer ou de s'en protéger mais c'était déjà cela. Aussi, les combattants Myrdiaël étaient en train d'apprendre cette méthode de détection, ayant ordre de se tenir sur leur garde en intervention et de rentrer immédiatement en transplanant s'ils venaient à détecter ce sort. C'était un ordre ferme et sans appel alors qu'ils n'auraient alors que quelques secondes pour échapper à l'explosion avant d'être bloqués. Malgré tout, Gabriel fut un peu rassuré, sachant que les siens avaient maintenant un moyen d'échapper à une nouvelle tentative semblable. Et bien sûr, ses sorciers continuaient à étudier le procédé pour essayer de trouver un moyen de le détecter plus en amont et de l'annuler complètement.

Ils revinrent ensuite sur la réponse à la missive donnée à Dumbledore puis sur la conduite à tenir avec lui, l'Ordre et le ministère anglais. Ils parlèrent aussi de politique étrangère, chacun faisant un rapport sur les réactions à la guerre, à l'échange et à la situation globale venant de chacun de leur secteur, discutant des dispositions à prendre et des positions à tenir. Ils discutèrent aussi des retombés du bal du nouvel an, la présentation officielle de Gabriel ayant fait courir une vague de fraîcheur et de renouveau chez les Myrdiaël qui avaient tous un regain de vitalité. Le sujet les occupa un moment, dérivant ensuite sur bien d'autres affaires. Et comme souvent, le conseil les occupa longuement, prenant cependant moins de temps que leurs deux dernières réunions.

Lorsqu'ils en eurent fini, Gabriel entraîna tout le monde vers l'un des salons du palais, voulant passer un peu de temps avec ses mentors. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas fait et il ne les reverrait pas avant un moment alors il en profita. Ce fut aussi l'occasion d'annoncer que Mikhaïl allait mettre en place la transition avec son fils Dragomir. Le jeune homme accompagnerait son père pendant un an au conseil et dans toutes ses responsabilités pour pouvoir doucement prendre ses marques. Puis il prendrait le poste de chef de famille dés que Gabriel le jugerait prêt. Tous furent surpris d'entendre ça, ne s'attendant pas à cette démission du fidèle bras droit de leur prince mais tous comprirent lorsque Gabriel annonça que Mikhaïl deviendrait ensuite l'un de ses conseillers personnel. C'est avec joie qu'ils accueillirent la nouvelle, approuvant complètement. Gabriel en profita alors pour offrir à Mikhaïl la même chevalière qu'il avait donné à Kei et Mahes, l'homme la recevant avec émotion.

Ils restèrent ensemble un long moment, en profitant et redevenant les amis qu'ils étaient dans l'intimité, laissant un peu leurs status respectifs de côté. Puis ils se séparèrent finalement, chacun venant saluer le prince avec affection, tristes en sachant qu'ils ne le reverraient plus en personne pendant un temps et aussi un peu inquiets malgré tout de le savoir à Poudlard. Cela n'aurait tenu qu'à eux, ils l'auraient gardé bien en sécurité loin du danger. Mais ils étaient aussi très fiers que leur prince prenne ainsi les choses en mains directement, montrant qu'il n'était pas homme à se cacher derrière les autres. Et tous s'étaient promis de bien veiller sur lui, cette responsabilité pesant un peu plus sur Bastet, Adrian et Mitsuaki bien décidés à l'assister au mieux.

Ils quittèrent finalement le palais, Gabriel transplanant pour Idylle alors que son père devait rentrer en Angleterre. On était alors en fin d'après midi et il se dépêcha de regagner ses appartements, faisant quelques détours pour contourner ses camarades verts et argents dont-il percevait les présences. Il y parvint finalement sans se montrer, soupirant une fois à destination. Et c'est avec un immense sourire qu'il trouva Draco qui semblait l'attendre en câlinant son petit fennec, Fay. Le blond sourit d'ailleurs de toutes ses dents à son entrée. Il se leva du canapé pour venir l'enlacer et lui réclamer un baiser qui lui fut offert avec joie, Gabriel enroulant ses bras autour de son cou.

- Tu es tout à moi maintenant, remarqua Draco en posant son front contre le sien et en le serrant contre lui.

- Tout à fait, sourit Gabriel. Tu sais déjà ce que tu veux faire ? Demanda-t-il d'un air taquin.

- Oh oui, répondit-il le regard brillant.

- On commence par quoi ?

- Je vais commencer par te retirer ces robes trop encombrantes que tu met pour le conseil, annonça-t-il avec un large sourire. Puis nous allons prendre un bain tout les deux.

- Un bain ? Releva Gabriel d'un air faussement innocent.

- Oui un bon bain bien chaud, dit-il en plongeant dans son cou. Et puis j'aimerais beaucoup poursuivre un peu la soirée d'hier, dit-il d'une voix pleine de sous entendue qui fit frissonner Gabriel.

- Dans ce cas il va falloir poursuivre, répondit-il en revenant l'embrasser.

Il ne fallut alors que peu de temps pour qu'ils entament quelques câlins, allant vers la grande salle de bain. C'est ainsi qu'ils débutèrent un week-end en amoureux que Draco voulut intimiste et tranquille, monopolisant son prince qui fit tout son possible pour lui faire plaisir, profitant lui aussi pleinement de son petit ami qui lui avait tant manqué et ne pensant à rien d'autre. Et Draco quant à lui, s'appliqua à procurer un peu de repos et de détente à son amour, n'ayant pas manqué qu'il était fatigué avec tout le travail qu'il avait eu à abattre. Ils passèrent donc le week end ensemble, restant en amoureux. Et ce ne fut que le dimanche soir qu'ils rejoignirent les autres pour le dîner. Le repas avait d'ailleurs été avancé pour que les élèves puissent aller se coucher tôt, tous devant se lever de bonheur pour partir à Poudlard le lendemain. La soirée fut tendue, tous appréhendant le retour à l'école avec raison. Gabriel passa un moment avec les orphelins, ceux-ci tristes de savoir qu'ils partaient tous et qu'ils ne les reverraient pas avant un bon moment, s'étant attaché aux Serpentard. Puis il fut temps d'aller se coucher pour tout le monde.

Ce fut vers les trois heures du matin que tous commencèrent à se lever, se préparant avant de gagner la table du petit déjeuner. Les adultes du manoir s'étaient tous levés eux aussi pour accompagner leurs protégés tendus, tentant de les rassurer un peu. Callen alla les voir lui même tranquillement, leur rappelant qu'ils avaient désormais une maison à Idylle et que les Myrdiaël les protégeraient, qu'ils ne devaient pas s'inquiéter. Et il parvint à les tranquilliser un peu, les adolescents et surtout les plus jeunes réconfortés par cet homme qui s'était très bien occupé d'eux pendant les vacances. Tous s'étaient plus ou moins attaché à lui et aux gens d'Idylle qui avaient réussi à leur donner un foyer et à leur faire passer de bonnes vacances malgré les circonstances. Ils étaient tous heureux de savoir qu'ils rentreraient là une fois les cours terminés.

Severus fut le premier à partir bien avant les autres, rappelant cependant à ses élèves qu'ils pouvaient compter sur lui à l'école. C'était avec succès qu'il avait reconquis leur confiance ainsi que celle des jumeaux et des autres élèves Myrdiaël venus dans la semaine, chacun sachant maintenant qu'ils pouvaient compter sur lui même s'il ne le montrait pas ouvertement. Il fut donc le premier à partir pour rejoindre ses collègues devant faire le voyage en train avec les jeunes gens. Puis ce fut Gabriel, Draco et les jumeaux accompagnés de Narcissa et Lucius qui partirent, le jeune prince voulant être dans le train avant les autres pour veiller sur ses camarades. Ce fut donc de bonne heure que la famille Malfoy additionnée de Fred et George arriva à la gare encore presque déserte. Il était déjà non loin de onze heure en Angleterre mais il n'y avait que quelques élèves et leur familles arrivées tôt pour une raison ou une autre. Et évidemment, l'arrivée des Malfoy fut remarquée, ses quatre membres froids et nobles avec les jumeaux souriants. Ils ne firent pas attention aux autres, les parents saluant leurs enfants normalement et les accompagnant jusqu'à l'entrée du train, les valises déjà rétrécies dans les poches. Les quatre adolescents montèrent alors dans le train, le couple repartant quelques instants plus tard.

L'avantage d'arriver tôt fut que Gabriel, Draco, Fred et Georges eurent tout loisir de choisir leur compartiment. Et ce fut dans un compartiment duquel ils pouvaient aisément voir le quai qu'ils s'installèrent afin de surveiller l'arrivée de leurs camarades. Seulement, apercevant une certaine personne au fond du wagon désert, Gabriel s'excusa un instant, disant qu'il revenait. Il sortit du compartiment, marchant dans l'allée en s'appuyant sur sa canne. L'homme en question le repéra alors, se tournant vers lui l'air franchement surpris. De taille et de corpulence moyenne, il avait de courts cheveux blonds dorés, une peau légèrement bronzée et des yeux bleus. Il se tenait droit, révélant ses épaules fortes.

- Bonjour mage Doll, salua poliment Gabriel en ayant reconnu le mage de combat engagé par Dumbledore.

- Bonjour mage Malfoy, répondit-il avec un élégant signe de tête. Vous ici ? Je ne m'y attendais pas.

- Je suis élève à Poudlard dans la maison Serpentard, expliqua-t-il. En cinquième année.

L'homme releva un sourcil l'air étonné et interrogatif et Gabriel sourit légèrement.

- Je vous expliquerais à l'occasion, dit-il un peu amusé. Quoi qu'il en soit sachez que personne ne sait que je suis mage de combat à Poudlard, expliqua-t-il en recueillant une expression vraiment surprise cette fois. J'aimerais que cela reste ainsi alors faite comme si nous ne nous connaissions pas pendant un moment.

- Pendant un moment ? Jusqu'à l'arrivée du mage Kitaëv demain n'est-ce pas ? S'amusa-t-il.

- En effet, rit Gabriel devinant qu'il avait bien compris ce qu'il en était.

- Vous savez parfaitement pourquoi je suis là n'est-ce pas, remarqua ensuite l'homme avec plus de sérieux.

- Oui, dit-il simplement.

- Toujours mieux informé que tout le monde, ricana l'homme. Ça ne m'étonne pas. Ne vous en faîtes pas, personne ne saura rien tant que vous ne l'aurez pas fait savoir vous même. Tiens, je crois bien que ce cher monsieur Potter approche, dit-il avec un regard par dessus son épaule en appuyant bien sur le « monsieur ». Cet homme m'horripile, soupira-t-il en faisant sourire Gabriel. Il est d'une arrogance à toute épreuve.

- Dans ce cas, faisons en sorte de ne pas le croiser, proposa Gabriel d'un air conspirateur.

L'homme lui sourit et ils échangèrent un regard entendu. Lorsqu'une seconde plus tard, James Potter entra dans le wagon, il trouva l'allée déserte et silencieuse. Il passa devant le compartiment de Gabriel, Draco et les jumeaux sans même les remarquer. Le jeune prince sourit moqueusement en le voyant passer, tranquillement installé entre Draco et la fenêtre et s'imaginant déjà l'arrivée de Nikolaï le lendemain. Il allait bien s'amuser et il était tellement pressé de revoir le russe qui lui manquait tant. Il reporta néanmoins son attention sur les quais, regardant les Serpentard qui commençaient à arriver. C'est en discutant tranquillement avec les jumeaux qu'il surveilla le balai des élèves et des parents, ne manquant pas les passages des professeurs et des Aurors dans l'allée du train, observant tout discrètement sans le laisser voir. Il espérait que le voyage en train se passerait sans accroc. D'après les rapports et vu la situation, il y avait très peu de chances que le convois soit attaqué mais il ne serait complètement rassuré qu'une fois arrivé à l'école.

Pansy, Théo et Blaise les rejoignirent bientôt et l'heure du départ sonna finalement. Tout le monde était arrivé sans encombre et tout s'était bien passé, les Serpentard ne dérogeant pas à leurs habitudes et tenant parfaitement les apparences comme ils savaient si bien le faire. Le train se mit en branle et le long voyage vers Poudlard commença. Et c'est paisiblement qu'il se déroula. Une partie des élèves étant restés à l'école pour les vacances, le train n'était pas plein et plutôt calme. Tout les élèves Myrdiaël vinrent rapidement saluer leur prince, agissant cependant avec lui comme s'il était un simple élève, suivant ses ordres. Et comme Gabriel avait retrouvé son attitude d'adolescent, cela fut bien plus facile pour eux. Le jeune prince profita aussi du voyage pour vérifier que tous avaient leur broche de reconnaissance et fut heureux de voir que personne ne l'avait oublié alors qu'il portait aussi la sienne bien en évidence.

Évidemment, tout les élèves du train remarquèrent la présence des Aurors et du mage de combat que personne ne put identifier en tant que tel. Les Serpentard et les Myrdiaël comprirent immédiatement pourquoi ils étaient là, au courant pour l'échange. Mais ils ne laissèrent pas voir un instant qu'ils savaient, participant aux discussions qui allaient bon train sur le sujet parmi les adolescents. Un moment amusant fut lorsque James Potter passa devant leur compartiment, les repérant enfin alors que la porte était ouverte. La tête qu'il fit en voyant les jumeaux fut hilarante. Visiblement, il ne s'attendait pas à les voir et cela confirma aux deux frères que leur famille les pensait incapables de se débrouiller sans eux. L'homme repartit sans rien dire, l'air de réfléchir et surtout l'air énervé, jetant un instant un regard noir aux Malfoy.

Et finalement, au bout de quelques heures, ils arrivèrent à Pré-au-Lard, quittant le train pour les calèches, discutant joyeusement. Gabriel avait volontairement prit son temps, prenant l'une des dernière calèche pour s'assurer que tous arrivaient à l'école sans problème. C'est avec un léger sourire que le jeune prince remarqua Alexander, Jordan, Cédric, Orphée et Adolphia, des élèves Myrdiaël de septième et sixième année, qui attendaient discrètement qu'il prenne une calèche pour suivre, veillant sur lui. Et cela le toucha beaucoup. Alors que l'après midi touchait à sa fin, l'obscurité déjà tombée à cette heure et en cette saison, tout les élèves arrivèrent enfin à Poudlard sans qu'il n'y ait eu le moindre incident en route, Gabriel soulagé par ce fait. C'est alors qu'ils rentraient dans le hall qu'ils furent interpellés par une voix qui leur fit grincer des dents, Abel Potter.

- Malfoy ! Appela-t-il d'un ton étonnamment plat.

Habituellement, sa voix était moqueuse ou agressive et l'entendre ainsi fit tout de suite tiquer Gabriel qui comprit immédiatement ce qui aller se passer en sachant ce que le directeur, Lily et James lui avaient demandé. Leur groupe composé de lui même, Draco, les jumeaux, Théo, Blaise, Pansy et ses cinq veilleurs se retourna, les Myrdiaël, Fred et George se mettant subtilement devant le jeune prince.

- Qu'est-ce que tu veux Potter ? Demanda Draco.

Autour d'eux, les nombreux élèves présents observaient, se demandant ce qui allait encore se passer entre ces ennemis bien connus.

- Je peux te parler un instant ? Demanda-t-il presque poliment en regardant Gabriel.

Et celui-ci fut intérieurement hilare, devinant déjà à peu près ce qu'il voulait. Il se forçait à être calme et mesuré, un exploit en soit pour lui, mais le jeune prince sentait bien qu'il était très agacé et énervé de devoir faire cela, se retenant avec mal de lancer quelques insultes ou de grimacer. Le Gryffondor laissait échapper une foule d'indices et de tics nerveux qui trahissaient son véritable état d'esprit. Il n'y avait même pas besoin d'être professionnel en la matière pour le voir et il devina que tout ses amis autour de lui s'en rendaient compte. Il s'avança néanmoins, posant une main tranquillisante sur le bras de Draco qui le regarda un peu inquiet.

- C'est bon, dit-il à ses amis et son petit ami qui le laissèrent passer sans discuter.

Il s'avança un peu mais ne s'éloigna pas de beaucoup, peu désireux de se retrouver seul avec Abel. Il n'avait plus peur de lui maintenant mais sa présence réveillait une colère terrible en lui l'indisposant franchement. Au moins de temps il passait en sa compagnie et au mieux il se portait. Il fit donc quelques pas et attendit que le Survivant daigne venir. Lorsque celui-ci comprit qu'il ne s'éloignerait pas d'avantage de ses amis, il retint une grimace d'agacement à grand peine, comme s'il avait à faire à un sale gosse, s'avançant à son tour alors que sa propre bande attendait un peu plus loin. Il vint se planter devant Gabriel, plus grand que lui et relevant le nez avec arrogance.

- Que veux tu cette fois ? Demanda froidement Gabriel.

- Je veux te proposer une trêve, lâcha-t-il.

Il dissimula sa grimace de dégoût avec mal alors qu'il proposait cela, se retenant visiblement de crier au scandale d'avoir à faire une telle chose.

- Une trêve ? Releva Gabriel en pouffant légèrement d'un air moqueur.

- Une trêve, confirma Abel se retenant une fois encore de laisser éclater sa colère.

Gabriel pouvait voir les muscles de sa mâchoires se crisper alors qu'il grinçait des dents, ses poings serrés, son corps tendu comme s'il allait lui sauter dessus, son regard plein d'agacement et de mensonge... Enfin bref, il voyait parfaitement que les mots sortant de sa bouche n'avaient rien de sincères et spontanés. Abel reprit alors, se forçant au calme en prenant un forte inspiration par le nez :

- Nos affrontements sont de mauvais goût et enfantins, dit-il comme s'il récitait un texte appris par cœur. Alors je te propose une trêve, annonça-t-il en lui tendant une main.

Celle-ci devait peut-être paraître amicale mais elle ne l'était absolument pas, bien au contraire, la répugnance du Survivant transparaissant nettement dans ce geste. Gabriel resta un moment interdit. Abel ne pensait tout de même pas qu'il suffisait simplement de ça ? Il s'attendait à une tentative du genre mais pas comme ça. Les Potter avaient dû y penser tous ensemble pour leur petit projet le concernant, il s'attendait à un peu plus de subtilité. Il pensait qu'ils allaient essayer plus en douceur sur un certain laps de temps. Pas ainsi de but en blanc. Là, ça faisait franchement suspect et le jeune prince compris qu'il voulait agir avant l'arrivée des délégations dans à peine quelques instants. Mais là, c'était vraiment n'importe quoi à ses yeux. Abel débordait littéralement d'orgueil pour croire que cela serait si simple et il ne résista pas à l'envie de le remettre en place. Autour d'eux, tous regardaient, ahuris par la proposition du Survivant qui semblait trop belle pour être vraie. Gabriel transperça Abel de son unique œil émeraude avec un léger sourire moqueur :

- Et qu'est-ce que tu crois Potter ? Demanda-t-il. Que je vais prendre ta main et qu'on va devenir copain ? Pour qui tu te prends pour croire qu'il suffit de... ça ? Dit-il en le désignant d'un geste. Je te signale toute de même que nos affrontements, c'est toi qui les provoque. Tu veux que ça cesse ? Franchement j'en doute vu la tête que tu fais. Mais admettons, alors fiche moi la paix, à moi et mes amis, et je ferais l'effort de t'ignorer autant que cela soit possible en ta présence plus que dérangeante. Et sache que tu pourrais être la dernière personne au monde que je ne prendrais jamais ta main. Jamais. Je ne veux rien avoir à faire avec un type comme toi, de près ou de loin. Alors ne m'approche plus et oublie moi si tu veux vraiment que ça cesse.

Après un regard méprisant pour le Survivant, Gabriel se détourna sans plus attendre, retenant une grimace dégoûtée et rejoignant son petit ami qui prit sa main, jetant un regard moqueur à Abel. Le couple s'en alla alors, entouré de ses amis se retenant de rire et plantant là Abel qui avait toujours sa main tendue. Et immédiatement, on commença à parler autour de lui, beaucoup d'élèves ayant assisté à la scène. Abel lui, n'en revenait pas. Comment cet avorton pouvait-il l'humilier ainsi ? Lui, le Survivant ! Personne n'avait le droit de faire ça ! Comment pouvait-il refuser sa main ainsi ? Tout le monde avait besoin de lui. Ça ne se refusait pas une amitié avec lui ! Ça ne pouvait pas se refuser ! Après tout, tout le monde voulait être ami avec lui. Comment cet avorton pouvait-il lui faire un tel affront ? Pour qui se prenait-il celui là ?

Dumbledore et ses parents s'étaient bien trompés cette fois. C'était eux qui voulaient qu'il se rapproche de ce minable, lui n'en n'avait rien à faire. Il n'avait pas besoin de lui c'était certain et il n'était pas d'accord avec le fait qu'il pourrait être utile. Le directeur, son père et sa mère le voulaient pour sa diplomatie mais il n'y avait pas que ce minus qui était doué pour ça. Il pourrait toujours trouver quelqu'un d'autre qui lui plairait d'avantage et qui ne serait pas un mage noir handicapé, faible et inutile. Dumbledore et ses parents lui avaient forcé la main pour qu'il joue ce cirque stupide en tendant la main à cet abruti répugnant. Ils lui avaient assuré qu'il ne la refuserait jamais puisqu'il cherchait visiblement à se faire des contacts et que les Potter et particulièrement lui même était celui qu'il fallait avoir avec soit. Il avait de l'influence, il était puissant, héritier d'une famille très riche et respectable et il était le Survivant. Même le ministre le voulait dans ses amis. On ne pouvait refuser sa main tendue, c'était un affront terrible. Il lui faisait déjà l'honneur de lui tendre alors qu'il ne la méritait pas du tout et lui l'humiliait en la refusant et en l'insultant de la sorte devant tous. Il était furieux.

Sa mère, son père et Albus pouvaient dire ce qu'ils voulaient, il allait détruire ce minus. Il allait lui faire payer cette humiliation ainsi que son manque de respect. Il le voulait brisé et implorant son pardon à genoux. Personne n'avait le droit de se comporter ainsi avec lui et encore moins ce minable sans force. Un handicapé orphelin. Il ne valait rien, il n'avait rien, comment osait-il?! Il allait le regretter. Il ferait déjà moins son fier dans quelques instants. Les délégations allait arrivée et il serait le centre d'attention. Dumbledore lui avait dit que des élèves de grandes familles venaient. Nul doute qu'ils voudraient être ami avec lui et Malfoy serait vite ridiculisé à son tour mais devant le monde entier cette fois-ci. Il allait lui montrer à quel point il ne valait rien face à lui. Et cela serait encore pire le lendemain. Nikolaï Kitaëv arrivait demain matin et il deviendrait son élève. Il allait détruire ce minable et s'élever bien au dessus de lui. C'était dans l'ordre des chose après tout. C'est donc avec un sourire sadique qu'il fit demi tour lançant des regards noirs tranchants et hautain qui eurent tôt fait de faire taire les ricanement autour de lui.

C'est en se moquant d'Abel que Gabriel, Draco et leurs amis se dirigèrent tranquillement vers la Grande Salle, chacun riant de cette humiliation bienvenue et s'offusquant de l'insulte qu'il avait faite à Gabriel en proposant une telle chose ainsi. Après tout ce qu'il s'était passé entre eux, proposer ce genre de chose de but en blanc sans excuse aucune et en croyant que son acceptation allait de soit était vraiment grotesque et offensant. Il ne manquait vraiment pas de toupet celui là. Ils passèrent cependant rapidement à autre chose en arrivant dans la Grande Salle qui avait été modifiée. Il y avait déjà beaucoup de monde alors qu'ils étaient dans les derniers à arriver. Les quatre grandes tables avaient été rallongées de manière à pouvoir accueillir au moins une quarantaine de personnes supplémentaire chacune. Et la table des professeurs avait subi le même sort. Six imposants sièges encadraient désormais celui du directeur, identiques au sien et des places supplémentaires avaient été prévues. L'espace entre les tables des élèves et celle des professeurs, au bas des marches, avait été largement dégagé et le pupitre doré avait été placé en haut des degrés. Et évidemment, tous étaient curieux de savoir le pourquoi de ces changements, Gabriel entendant déjà les élèves en discuter, pointant les changements.

Dumbledore était déjà assis à sa place, observant les élèves avec attention et le jeune prince loua la capacité des Serpentard à faire semblant en les voyant simuler curiosité et interrogation parfaitement, comme ils l'auraient fait normalement. Ils n'avaient pas eu la vie facile mais au moins cela leur avait déjà donné quelques armes pour affronter des situations difficiles. Alexander, Orphée et les jumeaux partirent alors vers la table des Gryffondor, jouant eux aussi la comédie. Ce fut discret mais Gabriel ne manqua pas la légère expression de surprise que Dumbledore laissa échapper en remarquant la présence des jumeaux. Il put alors presque voir les pensées défiler dans sa tête et il lui jeta rapidement un coup d'oeil suspicieux. Il devait certainement avoir deviné que c'était lui qui les avait aidé. Il fit comme si de rien n'était, ayant détourné le regard aussitôt qu'il avait vu Albus commencer à tourner le sien vers lui. Jordan, Cédric et Adolphia partirent eux aussi pour leurs tables, rejoignant leurs amis. Gabriel prit alors la main de Draco, l'entraînant vers leur table en s'appuyant sur sa canne. Comme la majorité des Serpentard était déjà installé, le couple et ses trois amis alla prendre place à l'avant de la table, juste à la limite des nouvelles places crées. Et ils se mirent à discuter l'air subtilement curieux des changements observés.

Les derniers élèves entrèrent bientôt et parmi eux, Abel et sa cohorte où se trouvaient aussi Ginny et Ron Weasley. James et Lily accompagnaient aussi leur fils et ils lui jetèrent immédiatement des regards noirs. Ils devaient avoir appris l'issue de la tentative grotesque du Survivant, d'ailleurs on en parlait déjà moqueusement dans la pièce pour le plus grand amusement des Serpentard, l'histoire courant sur leur table comme une vague alors que quelques uns envoyaient déjà des signes de têtes de félicitation et d'amusement. Le couple Potter changea cependant bientôt d'attitude pour une allure plus hautaine. Ils devaient certainement se dire qu'ils allaient bientôt le ridiculiser à son tour. Si seulement ils savaient. Intérieurement, Gabriel était hilare : ils n'avaient pas idées de ce qui allait leur tomber dessus dans les jours à venir et ensuite. Avec cet échange, Dumbledore et les siens lui avaient ouvert en grand les portes sans même s'en rendre compte. Il se réjouissait d'avance de ce qui allait se passer. La vengeance allait pouvoir commencer doucement et il mentirait en disant qu'il ne l'attendait pas impatiemment depuis longtemps. Il les haïssait tellement qu'il n'aurait aucun scrupule avec eux. Il avait attendu parce qu'il avait voulu se servir d'eux de la meilleure manière possible et ne pas s'exposer trop vite. Mais maintenant, il pouvait commencer doucement et le mieux était qu'ils lui permettaient eux même, c'était hilarant.

Le groupe de Gryffondor longea leur table et Gabriel ne manqua pas de voir Ron et Ginny s'arrêter à hauteur de leurs frères. Ils tentèrent quelques mots que le prince ne put entendre à cause de la distance et du brouhaha mais rapidement les jumeaux les renvoyèrent avec une expression de colère au visage. Visiblement, ce que leur avaient dit leurs frère et sœur ne leur avait pas plu et Gabriel se promis de voir cela dés qu'il le pourrait. Il reporta ensuite son attention sur les Serpentard et Draco assis près de lui qui caressait sa cuisse sous la table avec douceur. Il lui offrit un petit sourire, entrelaçant leurs doigts et se détendant avant le feu d'artifice.

Il ne fallut ensuite que peu de temps pour que tous soient installés. On vit alors entrer les professeurs encore absent, Severus avec un air glacial et agacé au visage comme toujours. Derrière eux, ce furent les trois aurors, Maugrey, Kingsley et Tonk qui entrèrent, suivis de Bryan Doll, le mage de combat marchant quelques pas en arrière. La grande porte se referma d'ailleurs derrière lui, surprenant les élèves alors que ce n'était habituellement pas le cas. Tout le monde regarda les adultes s'installer. Et hormis les Aurors et le mage de combat, il n'y avait encore aucune personne étrangère à l'école. Gabriel savait que Rita arrivait demain matin comme d'autre alors que les directeurs avaient demandé une arrivée calme le premier soir et donc, sans trop de public. Tous allèrent s'asseoir, Bryan Doll prenant place à l'écart des Aurors, et une fois tous en place, le directeur se leva pour venir se placer devant son pupitre, la chouette d'or étendant ses ailes. Il réclama le silence qu'il obtint immédiatement, les élèves tournant un regard curieux vers lui en ayant bien deviné qu'il allait se passer quelque chose.

- Bonsoir mes enfants, commença-t-il d'une voix enjouée. Tout d'abord, je vous souhaite un bon retour de vacances et j'espère que vous avez passé de bonnes fêtes dans vos familles, dit-il avec un très rapide regard à la table des Serpentard. Comme vous le voyez, il y a eu quelques changements ce soir et ce pour une très bonne raison. À partir de ce soir, Poudlard ouvre ses portes au monde. À partir de ce soir et jusqu'à la fin de l'année, nous accueillerons des invités venus du monde entier, annonça-t-il. Six délégations, venues de six écoles étrangères ont accepté une invitation à venir passer le reste de l'année avec nous et ce dans le but d'échanger, de partager et de tisser des amitiés. Ce sera l'occasion pour vous d'apprendre bien des choses. Mais avant de vous en dire d'avantage, je vous propose d'accueillir nos invités tous ensemble, déclara-t-il avec enthousiasme alors que tout les élèves affichaient des mines très surprises. Tout d'abord, nos amis de l'année dernière, ces demoiselles de Beauxbâtons revenues nous voir et leur directrice, madame Maxime, lança-t-il avec un geste de main vers la grande porte.

Celle-ci s'ouvrit alors en grinçant légèrement et tout les élèves se tournèrent rapidement vers elle pour regarder, l'air excités et curieux. Et encore une fois, Gabriel qui suivait tout discrètement fut heureux de voir les siens jouer parfaitement leur rôle, mais il fallait dire aussi qu'ils étaient tous très curieux réellement aussi. La délégation Française entra alors, précédée de sa directrice. Comme cela leur était coutumier, les demoiselles marchaient avec grâce et élégance, le nez haut et l'air un peu hautaines. Elles portaient bien évidemment leurs uniformes bleus. Elles avancèrent d'un bon pas alors que cette fois, aucun petit spectacle n'avait été organisé, le délais ayant été trop court. Rapidement, on y reconnut quelques élèves présentes l'année précédente pour le Tournois des Trois Sorciers, parmi lesquelles Fleur Delacour et sa petite sœur. La directrice rejoignit bientôt Dumbledore qui lui fit un baise main un peu pompeux aux yeux de Gabriel. Il invita ensuite le groupe à patienter sur sa gauche et c'est dans l'espace libre devant la table des Gryffondor qu'elles se postèrent pour patienter alors que le directeur reprenait place devant son pupitre.

- Retrouvons aussi nos amis de Norvège, dit-il alors. Les jeunes hommes de Durmstrang et leur directeur, Igor Karkaroff !

Ceux-ci entrèrent alors, l'homme en tête marchant avec son air sévère au visage. Encore une fois, on reconnu quelques élèves parmi lesquels Victor Krum. Et quelle ne fut pas la surprise des Serpentard et des jumeaux en découvrant que le joueur de Quidditch portait une broche identique aux leurs mais dorée, indiquant qu'il était un Myrdiaël. Tous en furent très surpris ne s'y attendant pas. Les élèves Myrdiaël eux, étaient déjà au courant de son statut depuis l'année précédente mais hormis Victor, ils ne connaissaient aucun des autres élèves Myrdiaël à l'étranger, n'ayant jamais eu l'occasion de les rencontrer. Repérant la broche, tous jetèrent un coup d'oeil aux élèves de Beauxbâtons, vérifiant qu'ils n'avaient rien manqué mais aucune d'entre elle n'en portait. Le directeur Norvégien alla saluer Albus, l'étreignant joyeusement, puis il alla se poster près des demoiselles avec ses élèves.

- Maintenant, ils arrivent de très loin, annonça Dumbledore, voici les élèves de l'école Australienne Astria, et leur directeur Timius Darkas.

Un nouveau groupe d'élève entra alors, précédé d'un homme de haute stature assez impressionnant. Il était carré et semblait musclé sous ses riches robes d'un bleu pâle. L'âge se lisait déjà sur ses traits dures bien qu'il ne soit pas vieux. Il avait des cheveux et une barbe poivre et sel et une peau halée. Derrière lui suivaient ses élèves portant un uniforme ressemblant un peu à celui de Poudlard. Les filles portaient une jupe au genoux complété d'un collant et les garçon un pantalon droit de tissus, tout deux d'un gris clair. Chacun portait aussi une chemise blanche complétée d'une cravate noire et couvert d'un veston gris. Et le tout était terminé d'un long vêtement noir d'avantage inspiré des manteaux moldus que des robes sorcières. On les observa entré avec curiosité et s'il n'en montra rien extérieurement, Gabriel fut interpellé par la présence d'un jeune homme aux cheveux argenté dont-il devina l'identité, appréhendant un peu les effets de sa venue. Le directeur alla saluer Dumbledore d'une poignée de main solide et d'un sourire, allant ensuite prendre place juste à sa gauche.

- Venant de terres chaudes, enchaîna le vieil homme, je vous présente les élèves de l'école université Ahmès en Égypte et leur directrice Bastet Enkès.

C'est avec intérêt que Gabriel regarda l'entrée de l'une de ses écoles, percevant avec amusement l'étonnement des siens à l'entente du nom d'un membre du conseil. Bastet entra alors, suivit de ses élèves. Elle était vraiment magnifique. Ses cheveux noirs coupés en un carré parfait et une frange bien droite encadraient parfaitement son visage coloré maquillé comme les égyptiennes antiques. Une tresse dorée enserrait sa tête telle une couronne. Elle portait une longue robe égyptienne de soie blanche, sa taille entourée d'une ceinture brodée de perles colorées. De larges brassards dorés et gravés enserraient ses bras et ses poignets portaient de lourd bracelet, le tout dans le style de son pays. Derrière elle, ses élèves avaient un style bien différent des autres. Ils portaient tous des robes égyptiennes sables sortant de l'antiquité, sans manche pour les filles et aux manches courtes pour les garçons. Ils étaient chaussés de sandales de cuir brun, une ceinture de même teinte autour de la taille. Des bracelets de cuir ornaient leurs poignets et le tout était complété de robes sorcière sables et très fines. Dans le groupe, deux élèves semblant plus âgés portaient une tenue semblable mais blanche.

Tous avaient l'air fier et noble et encore une fois, tout les alliés de Gabriel à Poudlard ne manquèrent pas les broches tantôt doré tantôt argenté que certains portaient, certains découvrant avec stupéfaction l'appartenance Myrdiaël de la directrice. Une bonne moitié des élèves portaient une broche. Ils s'avancèrent observés par tous avec curiosité. La dame s'arrêta à distance de Dumbledore, le saluant d'un élégant signe de tête qu'il lui rendit avec le sourire. Elle prit alors place à droite du pupitre avec ses élèves et Gabriel capta un instant son regard. Et parmi les élèves il y avait la petite sœur de Riath, Néken Nassredine qui avait indubitablement un air impressionnant comme toujours. Dumbledore se remit une nouvelle fois devant son pupitre :

- Viennent maintenant les élèves de l'école université de Salem aux États Unis et leur directeur, Adrian Damoclès !

Le grand homme aux longs cheveux dorés entra alors, soigneusement vêtu de beige et or, se tenant droit. Derrière lui, ses élèves le suivaient. Les filles portaient une jupe et les garçons un pantalon, tout deux de cuir havane. Ils étaient chaussés de basses bottes de cuir havane elles aussi. Ils portaient des chemises beiges et des cravates de cuir de la même teinte que les autres pièces de même matière. Et le tout était complété d'une robe sorcière brune fermée d'un petit cordeau. Deux des élèves avaient quant à eux des chemises blanche, le reste étant noir. Gabriel repéra immédiatement Mahes qui avait pour le moment un air très sérieux qui bien sûr ne durerait pas et il réfléchit rapidement à une manière de tempérer un peu sa première réaction lorsqu'il pourrait le rejoindre. Il y avait aussi évidemment Dante se guidant d'une longue canne de bois laqué noire. Et à son bras, le jeune prince repéra Citlali Nash, la jeune Myrdiaël tombée sous le charme de l'aveugle et veillant sur lui avec soin. C'était une jeune femme vraiment belle et il savait que son élève faisait des envieux en se promenant avec elle. Elle avait une peau claire, une belle silhouette aux belles formes et une longue cascade de boucles dorées dans le dos. Adrian salua Dumbledore de la même manière que Bastet, allant ensuite prendre place à côté de cette dernière avec ses élèves. Et encore une fois, les broches portées par certains et surtout par le directeur ne furent pas ignorées par les concernés.

- Et enfin, reprit alors Albus, permettez moi de vous présenter les élèves de Mahotokoro, école université Japonaise et son directeur, Mitsuaki Anshin !

Ce fut alors à son tour d'entrer, vêtu à la mode de son pays, le visage sans émotion alors qu'il avançait d'une démarche calme et sereine. Et ses élèves derrières lui portaient leurs uniformes composés d'un kimono gris, d'un hakama, d'une obi et de zori tous noir, les sandale possédant des lanières grise alors que leurs pieds étaient aussi couvert de tabi blanches. Encore une fois, les deux élèves les plus âgés portaient des kimono bordeaux à l'instar de leurs cadets. Bien sûr, il y avait là Kei, Ebiko, Kiryu, Suiro, Kukiryu et Tochiryu, Gabriel heureux de les voir. Et évidemment, on ne manqua pas non plus leurs broches pour ceux qui pouvaient les voir. Mitsuaki salua sobrement Dumbledore, emmenant ses élèves à la droite d'Adrian.

Tous étaient alors réunis, les six délégations alignées entre la table des professeurs et celles des élèves, de part et d'autre du pupitre et offrant une belle palette de cultures. Ce fut une agréable surprise pour les Mydiaël de découvrir trois membres du conseil sur place, rassurés par leur présence. Et ce fut aussi une agréable surprise pour les Serpentard et les jumeaux de se découvrir de tels alliés, soudain plus à l'aise eux aussi. Les nouveaux venus étaient scrutés sous toutes les coutures, Abel souriant largement en se tenant avec arrogance. Il y eu un moment de silence avant que Dumbledore ne reprenne la parole :

- Bienvenu à toutes et à tous, salua-t-il tout d'abord en se tournant vers les délégations. Bienvenu à Poudlard et merci d'avoir accepté l'invitation à cet échange. C'est un immense plaisir pour nous de vous recevoir ici. Cet échange est placé sous le signe du partage et il sera l'occasion pour tous d'apprendre de nouvelles choses et de lier des amitiés. Durant les mois qui suivront, vous pourrez tous apprendre bien des choses qui ne sont pas forcément abordés dans nos écoles respectives. Tous pourront enrichir leurs connaissances. Amusez vous mes enfants et profitez de cette occasion qui vous est offerte.

Il marqua alors une pause, avant de reprendre :

- Sachez que chacun ici maîtrise plus ou moins l'anglais, vous pourrez donc tous discuter les uns avec les autres sans trop de difficultés. Je vous invite donc à ne pas hésiter à faire connaissance. Pour le moment nous allons dîner et je vous donnerais encore quelques détails tout à l'heure. Cher élèves, dit-il en regardant les invités, vous pouvez prendre place où bon vous semble, dit-il en désignant les tables des élèves. Vous trouverez ici la table des Gryffondor, commença-t-il en désignant celle le plus à sa gauche. Puis les Poufsouffle, les Serdaigle et les Serpentard. Choisissez vos places à votre guise. Mesdames et messieurs les directeurs, je vous invite à vous installer à mes côtés. Sur ce, bon appétit à tous, termina-t-il.

Aussitôt, les élèves invités commencèrent à se tourner vers les tables pour choisir leur place, tous commençant à discuter, un brouhaha s'élevant doucement, mais rapidement, tous furent interrompu par un cri excité en provenance de Mahes :

- Gaby chéri ! S'écria-t-il joyeusement en se tournant vers la table des Serpentard les bras grands ouverts.

Tous se turent alors, se tournant vers lui en se demandant ce qu'il lui prenait. Indifférent à son entourage, Mahes s'apprêta à s'élancer vers la table des verts et argents mais se figea alors qu'il ne parvenait pas à localiser le jeune prince qui avait soudain disparut. Parce qu'en effet, espérant tempérer sa réaction, Gabriel s'était glissé sous la table, espérant qu'en ne le voyant pas, Mahes se calmerait un peu. Il serait alors sorti lorsqu'il aurait été tout près pour le calmer un peu. Seulement, l'effet fut inverse :

- Gaby chou ? Appela-t-il. Gaby ! Quelqu'un a vu mon Gaby chéri ? Demanda-t-il en se tournant vers les élèves de Salem autour de lui.

Tous firent signe de négation, soupirant de désespoir ou souriant d'amusement devant cette attitude qu'ils connaissaient par cœur avec Mahes. Celui-ci se mit d'ailleurs à chercher frénétiquement Gabriel du regard, observé par toute la salle silencieuse et étonnée. Certains commençaient à comprendre qu'il parlait peut-être de Gabriel Malfoy, se souvenant que celui-ci était allé à Salem. Après un coup d'œil partout dans la pièce sans voir son ami, Mahes se tourna vers la délégation de Mahotokoro.

- Kei ! Appela-t-il en surprenant tout le monde. Tu n'as pas vu Gaby d'amour ?

- Il s'est éclipsé il y a une seconde quand tu ne regardais pas, répondit très sérieusement celui-ci avec un fort accent japonais. Il est sorti il y a une seconde et il a tourné à droite.

Il n'en fallut pas plus, Mahes courant à travers la Grande Salle les bras grands ouverts :

- Gaby chéri attend moi ! S'écria-t-il.

Il disparut rapidement sous les regards consternés de toute la pièce. Les élèves de Salem pouffèrent comme Kei qui se dirigea tranquillement vers la table des Serpentard suivis des élèves de son école et de l'école Américaine. Tous les observaient, se demandant ce qu'il se passait exactement. Arrivant non loin de Draco, Kei s'arrêta :

- Tu peux sortir Gabriel, dit-il avec le sourire.

Tous virent alors le jeune homme sortir du dessous de la table, soupirant à l'échec de sa tentative mais souriant rapidement à ses amis. Draco l'aida à sortir, amusé et Kei lui tendit sa main, l'aidant à quitter la table. Gabriel fut alors rapidement debout devant lui et c'est naturellement qu'il s'étreignirent, tous étonnés de voir qu'ils se connaissaient visiblement, les Potter et Dumbledore complètement déstabilisés par la constatation.

- Bonsoir Gabriel, salua Kei. Tu m'as manqué, dit-il doucement.

- Tu m'as manqué aussi, répondit-il en souriant.

Et pour tout ceux, parmi les amis de Gabriel à Poudlard, qui connaissaient la répugnance des contacts du jeune homme, il fut alors évidement qu'il était très proche du japonais dont-il acceptait l'étreinte de bonne grâce. À part Draco et ses parents, jamais personne n'avait pu l'approcher ainsi devant eux. Les deux adolescents se séparèrent finalement et Gabriel alla renouveler avec Ebiko et les quadruplet attendant juste derrière. Puis il salua tout les élèves de Mahotokoro et de Salem avec cependant moins de proximité, se contentant de poignée de mains, de bises ou de mains sur les épaules, échangeant quelques mots rapides. Et tous furent extrêmement surpris de découvrir la proximité du Serpentard avec les élèves des deux écoles qui avaient l'air très heureux de le voir. Gabriel termina avec les trois sœurs de Mahes venues elles aussi, celles-ci se moquant un peu de leur frère toujours aussi excessifs.

Et à peine avait-il terminé de saluer tout le monde que Mahes faisait son retour, déboulant dans la Grande Salle et attirant une fois de plus l'attention alors qu'il repérait Gabriel.

- Gaby chéri ! S'écria-t-il avec un grand sourire.

Il accourut vers lui et le jeune prince sentit sa magie l'entourer bien avant qu'il ne lui saute dessus, le soulevant dans ses bras et l'étreignant, tournant sur lui même. Gabriel souriait avec douceur, l'air à l'aise et surprenant une fois de plus ses amis de Poudlard.

- Oh mon Gaby chou, couina Mahes, tu m'as tellement manqué ! Salem est si triste sans toi ! Tu nous manque tellement à tous ! Pourquoi a-t-il fallu que tu viennes en Angleterre ? Par Merlin cet uniforme ne te va pas du tout, dit-il en l'observant sans le relâcher, celui de Salem t'allait beaucoup mieux ! Oh je suis si content de te voir !

- Mahes, appela Kei juste à côté dans une tentative de calmer le jeune homme sur excité.

- Oh, pardon, s'excusa celui-ci en cessant de sautiller.

Tous pensèrent alors qu'il allait reposer Gabriel qui avait l'air très amusé et habitué à ce genre de chose, mais il ne fit que libérer l'un de ses bras, attrapant Kei et le tirant vers eux pour l'étreindre lui aussi.

- Mais toi aussi je t'aime Kei-chan ! S'écria-t-il en ahurissant un peu plus la salle. Ça fait tellement longtemps qu'on n'avait pas été réuni tout les trois ! On va bien s'amuser ! Je suis si heureux qu'on soit là ensemble ! C'est génial ! Et jusqu'à la fin de l'année en plus !

Kei et Gabriel échangèrent un sourire alors que les élèves de Mahotokoro et Salem avaient l'air très amusés eux aussi. Mais finalement, le jeune prince s'attela à calmer son ami :

- Mahes, appela-t-il avec douceur.

- Gaby chou ? Répondit celui-ci en lui donnant toute son attention.

- Tu me reposes s'il te plaît ? Que l'on puisse s'asseoir, demanda-t-il.

- Bien sûr, accepta-t-il en s'exécutant et en les relâchant. Tiens, Dracounet ! S'écria-t-il en venant entourer les épaules de Draco resté assis et le faisant grogner alors qu'on le regardait comme s'il était fou d'appeler le prince des Serpentard ainsi. Tu m'as manqué toi aussi !

- Ne m'appelle pas comme ça Mahes, râla le blond vexé.

- Oh ne fait pas ta mauvaise tête Draky d'amour ! Sourit-il en en faisant pouffer certains. Ça fait tellement longtemps que l'on ne s'est pas vu !

- Mahes, on s'assoit ? Invita Gabriel en reprenant place près de son blond bougonnant.

Celui-ci lui sourit, relâchant enfin Draco qui soupira de soulagement. Tous commencèrent alors à prendre place à la table des verts et argents comme si cela coulait de source, surprenant les anglais qui auraient cru que personne n'irait à la table des Serpentard hormis peut-être Durmstrang. Kei prit place à côté de Gabriel, Mahes courant pour faire le tour et s'asseoir en face de lui, à côté de Blaise. Ebiko et les quadruplet s'alignèrent à côté de Kei alors que les sœurs de Mahes prenaient place près de leur frère. Dans la salle, tous commencèrent alors à bouger de nouveau, un peu surpris par la scène précédente. Les élèves de Ahmès se dirigèrent vers la table des Serdaigle juste devant eux, les élèves de Durmstrang à la table des Poufsouffle et les élèves de Beauxbâtons et d'Astria à celle des Gryffondor, Abel assis de manière à être près d'eux. Et les directeurs prirent place à la table des professeurs, Mitsuaki à droite de Dumbledore avec Adrian et Bastet, celle-ci à coté de Severus. Et Igor, Olympe et Timius furent à gauche d'Albus.

Celui-ci, comme les Potter d'ailleurs, se rendait peu à peu compte que Gabriel avait, contrairement à ce qu'ils avaient pensé, de bons contacts avec les élèves de Salem et malheureusement pour eux, aussi avec les élèves de Mahotokoro, même s'ils ne comprenaient pas pourquoi. Il avait une longueur d'avance sur eux et cela ne leur plu pas du tout, faisant monter une colère qu'ils eurent du mal à dissimuler. Ils se reprirent pourtant pour commencer à discuter, agissant normalement. À la table des Serpentard, on observait avec intérêt les nouveaux venus. Tous arrivaient à comprendre comment Gabriel connaissait les élèves de Salem mais Mahotokoro restait un mystère. Le prince entreprit rapidement de faire les présentations, arborant un léger sourire. Il commença par nommer les Serpentard à proximité, passant ensuite aux nouveaux venus :

- Alors, je vous présente d'abord Kei Heizo et Mahes Estam qui sont mes meilleurs amis, expliqua-t-il en surprenant les verts et argents qui regardèrent les deux autres avec intérêt. Viennent ensuite, Abigail, Heaven et Itzel Estam, les sœurs de Mahes. Ebiko Nowaki et les frères Sena, Tochiryu, Suiro, Kiryu et Kukiryu qui sont des amis proches.

Il présenta ainsi chaque élève des deux écoles, connaissant tout les noms et prénoms sans aucune hésitation et prouvant ainsi qu'il les connaissait bien. Chacun se signala d'un petit signe lorsqu'il fut cité. Et alors qu'il terminait, Dumbledore lançait le repas, faisant apparaître les plats sur les tables alors que les discussions s'engageaient bruyamment dans toute la salle, chacun commençant son repas.

- Gabriel ? Interpella Pansy en obtenant rapidement son attention. Je comprend pour Salem puisque tu y étais avant mais je peux te demander comment tu connais les élèves de Mahotokoro ? Dit-elle alors que tout leurs camarades attendaient la réponse avec curiosité.

Gabriel garda une seconde le silence avant de répondre :

- Et bien quand j'ai eu cet accident qui m'a coûté mon œil et cette canne il y a un deux ans et demi, commença-t-il alors que tous avaient un air sérieux au sujet sensible, mes blessures avaient bien du mal à guérir. C'est pour ça que j'ai été un an à Mahotokoro. Au Japon, il y a des Onsen, des sources d'eau chaude naturelles et magiques. Elles sont gorgées de magie et ont des effets thérapeutiques. J'y suis allé pour profiter de ces sources et ça m'a aidé à guérir et à réapprendre à marcher. J'arrivais à peine à bouger les orteils quand je suis arrivé au Japon. Et du coup, j'ai fait ma troisième année à Mahotokoro. C'est pour ça que je les connais bien, expliqua-t-il alors que tous comprenaient.

Les élèves de Mahotokoro se souvenaient d'ailleurs tous de l'état dans lequel il était arrivé parmi eux et ils le respectaient beaucoup après avoir vu ses efforts et son travail, la manière dont-il avait remonté la pente avec courage. Il était pour eux comme un petit frère qu'ils avaient tous protégé. Sous la table, Kei attrapa la main de son ami, sentant la tristesse et le malaise que le sujet ramenait un peu en lui comme à chaque évocation de la première partie de sa vie et de ses conséquences qui le blessaient toujours. Rapidement, Mahes relança la discussion, se mettant à babeler joyeusement comme il le faisait si bien, s'intéressant aux Serpentard et aux japonais sans aucune hésitation. Et cela mit vite tout le monde à l'aise, les discussions s'engageant naturellement.

Ce fut dans la bonne humeur que le repas se déroula, Gabriel ravi de retrouver ses amis et s'amusant terriblement de la surprise et de l'agacement qu'il avait senti chez le directeur et les Potter en les regardant rapidement. Aux autres tables, les élèves parlaient entre eux eux aussi, avec un peu plus de timidité. Et à la table des Gryffondor, Abel était le centre d'attention sans surprise. Ces demoiselles de Beauxbâtons qu'ils connaissaient déjà et avec qui il était en bon terme s'étaient rapidement dirigées vers lui, certains élèves d'Astria semblant lui porter intérêt eux aussi. À la table des professeurs, Albus avait interrogé Mitsuaki pour savoir s'il connaissait Gabriel et l'homme lui avait alors livré la même histoire que le jeune homme aux Serpentard, son prince lui ayant autorisé cela en sachant que la question se poserait. Il n'en dit cependant pas plus. Les directeurs Myrdiaël discutèrent entre eux comme s'ils ne se connaissaient pas, s'amusant beaucoup et tentant de refréner leur colère d'être si proche de Dumbledore sans pouvoir lui faire payer, devant faire bonne figure.

Une fois le dessert terminé, Dumbledore se leva une fois encore, revenant prendre place devant son pupitre et réclamant le silence qui retomba peu à peu :

- Bien, permettez moi maintenant de vous faire part de quelques détails. Pour les élèves de Poudlard, vos emplois du temps ont été modifiés et ont été affichés dans vos salles communes. Nos invités participeront aux cours qu'ils ont en commun avec vous. Chaque délégation habitera un appartement aménagés pour eux. Mais pour vous permettre de passer du temps tous ensemble, une vaste salle commune a été aménagée et est accessible à tous en dehors des heures de cours bien évidemment. Le couvre feu a également été légèrement repoussé pour vous laisser un peu plus de temps libre. Sachez aussi que la journée du Mardi sera réservée à des activités un peu spéciales, dit-il avec le sourire. Mais vous saurez tout demain à ce sujet. Sachez aussi que les examens ont exceptionnellement été annulés mais vous serez tout de même évalué sur un contrôle continu donc ne relâchez pas vos efforts. C'est tout pour ce soir mes enfants, termina-t-il. Je vous souhaite une bonne soirée et une bonne nuit, souhaita-t-il de sa voix de gentil papy.

Il donna ensuite la localisation de la grande salle commune, autorisant les élèves à partir et il ne fallut pas très longtemps pour que Draco, Gabriel et leurs amis se lèvent, quittant la pièce pour cette salle commune, beaucoup suivant le mouvement. Et il ne fut pas difficile pour le jeune prince de trouver l'endroit, tous suivant. Ils découvrirent alors une très grandes pièces où se trouvaient beaucoup de grands salons rassemblés autour d'imposantes cheminées. La décoration était chaleureuse dans des tons de terres et de beiges. Ils choisirent un espace dans un coin un peu éloigné et allèrent s'y installer. Draco déposa un bisou sur la joue de son petit ami, lui disant d'aller s'installer avec ses amis en sachant qu'il en avait envie alors qu'il ne les avait que très peu vu ces derniers mois. Gabriel lui sourit, le remerciant d'un baiser pour sa compréhension.

Le blond prit alors place dans un canapé non loin de leur cheminée alors que Gabriel s'asseyait au sol sur l'épais tapis non loin de là. Une seconde plus tard, Kei venait naturellement s'asseoir derrière lui, lui offrant son dos pour appuis. Autour d'eux, quelques Serpentard parmi lesquels Marcus, Blaise, Théo et Pansy s'installaient aussi dans les fauteuils, observant Gabriel et ses amis. Mahes s'assit en tailleur non loin de Gabriel, lui faisant face alors que le jeune prince se blottissait naturellement dans le dos du japonais. Ebiko et les quadruplets étaient là eux aussi comme les sœurs de Mahes. Les élèves de Salem et Mahotokoro s'étaient rassemblés avec eux, voulant visiblement discuter avec Gabriel qu'ils avaient l'air très heureux de retrouver. Il y eut un léger moment de silence, Gabriel profitant l'oeil clos de la présence de ses amis. Il prit doucement la parole en japonais, sentant une légère tension chez Kei et en comprenant l'origine sans mal :

- Kei, ça va ton empathie ? Demanda-t-il.

- Ça va, répondit-il. Le directeur Anshin m'a posé une barrière qui va s'effacer doucement pour m'aider à m'habituer à cette ambiance. Mais tu avais raison, c'est bien moins calme et serein ici, dit-il alors que ses camarades écoutaient aussi attentivement en connaissant son don. C'est lourd et un peu étouffant. Il y a beaucoup de peur et de tension dans l'air, de manipulation aussi et d'incertitude.

- C'est à cause de la guerre, soupira Gabriel. Ce n'est pas évident et en plus, ici c'est fondamentalement différent de Mahotokoro.

- Oui, c'est plus sombre, plus lourd, plus étouffant et froid, tendu, remarqua l'empathe avec une petite grimace. Heureusement que le directeur m'a mit cette limitation sinon j'aurais eu du mal à encaisser le changements. Je ne suis pas encore habitué aux changements d'ambiances aussi radicaux.

- Tu n'as pas mal à la tête ? S'inquiéta le prince.

- Non ça va ne t'en fais pas. Il faut juste que je m'habitue, ça ne prendra que quelques jours.

- Tant mieux, soupira Gabriel soulagé alors qu'il s'était inquiété pour son ami à ce sujet.

Un léger silence retomba et Pansy demanda, comprenant que la discussion était close :

- Tu parles japonais Gabriel ? Questionna-t-elle étonnée.

Les élèves de Mahotokoro pouffèrent un peu et Gabriel sourit :

- Bien sûr, sinon, comment aurais-je fais pour suivre une année de cour là bas ? Dit-il alors que l'évidence sautait maintenant aux yeux. J'ai appris en arrivant au Japon.

- C'est classe, sourit Blaise.

Les discussions s'engagèrent alors tranquillement, les Japonais et les Américains parlant avec Gabriel de ce qu'il s'était passé en son absence dans leurs écoles. Quelques amis des autres maisons de Poudlard les rejoignirent en cour de route, présentés au fur et à mesure par Gabriel, les jumeaux parmi eux. Et les Myrdiaël ne manquèrent de remarquer les chevalières portées par Mahes et Kei et indiquant qu'ils deviendraient les conseillers personnels du prince plus tard, comprenant alors à quel point ils devaient être proches de Gabriel. Mais tous pouvaient le voir facilement alors que le jeune homme était confortablement blotti dans le dos du japonais, souriant légèrement. Les élèves des deux écoles étrangères semblaient vraiment tenir à lui. Alors qu'ils discutaient, Gabriel gardait un œil sur ce qu'il se passait plus loin. Il vit passer tout les Myrdiaël de Ahmès qui le saluèrent discrètement d'un signe de tête. Victor Krum en fit de même. Dans un autre coin de la salle, Abel s'était installé avec quelques élèves d'Astria et Beauxbâtons fanfaronnant, d'autres groupes formés un peu partout, petits ou grands. Ils eurent droit ainsi à un bon moment de discussion avant que l'heure du couvre feu approche, faisant connaissance tranquillement et dans la bonne humeur, le contact un peu facilité par Gabriel.

Mais finalement, l'heure approcha et l'on vit bientôt Mitsuaki et Adrian entrer ensemble. Ils jetèrent un coup d'oeil dans la pièce, attirant l'attention de tous et ils finirent par s'approcher du groupe où se trouvaient leurs élèves. Ils s'arrêtèrent non loin de l'âtre, tous ayant fait silence en attendant de voir ce qu'ils voulaient et ce fut avec un léger sourire qu'ils regardèrent Gabriel :

- Je suis heureux de vous revoir monsieur Malfoy, commença Mitsuaki.

- Moi aussi directeur Anshin, répondit-il intérieurement très amusé par cette comédie. Et je suis aussi heureux de vous revoir directeur Damoclès, dit-il en récoltant un sourire de celui-ci.

- Vous plaisez vous à Poudlard ? Demanda-t-il alors que dans la salle beaucoup écoutaient. L'intégration en cour d'année n'a-t-elle pas été trop difficile pour vous ?

- Non, je vous remercie, tout vas bien, répondit-il.

- Tant mieux alors. Jeunes gens, dit-il ensuite en se tournant vers ses élèves. Le couvre feu approche alors je vais vous montrer le chemin jusqu'à notre appartement et vous pourrez vous installer.

Aucun ne protesta, commençant à se lever pour obéir.

- Nous aussi nous y allons jeunes gens, annonça à son tour Mitsuaki.

Et encore une fois, il fut obéit sans discuter. Les adolescents se saluèrent amicalement, les étrangers quittant ensuite la pièce avec leurs directeurs et Gabriel rejoignit alors son blond, se calant contre ses jambes. Et rapidement, une main vint jouer dans ses cheveux :

- Tu es heureux de les revoir ? Demanda Draco.

- Très, répondit-il en faisant sourire tout le monde autour de lui. Ils m'ont manqué. On ne se voit jamais depuis que j'ai quitté Mahotokoro et Salem.

- Et bien maintenant tu les as avec toi jusqu'à la fin de l'année, sourit son petit ami heureux de le voir satisfait.

- Tu crois que tu vas supporter Mahes jusque là ? Ricana Gabriel.

- S'il arrête avec ces surnoms débiles, grogna-t-il en faisant rire tout le monde autour de lui.

- C'est Mahes, on ne le changera pas, s'amusa le prince. Il est toujours comme ça c'est dans sa nature.

Draco grogna un peu pour la forme, tous amusé autour d'eux. Et rapidement, on vit les autres directeurs venir chercher leurs élèves. Les Serpentard et leurs amis décidèrent alors de rejoindre leur dortoir à leur tour, discutant encore un peu dans leur salle commune avant d'aller se coucher. Et Gabriel eut bien du mal à s'endormir, excité à l'idée de retrouver Nikolaï le lendemain.

À suivre...

Audragon