Bonjour bonjour !

J'espère que vous allez apprécier ce chapitre, avec un nouvel allié de Shirohige qui rentre dans la place, et toujours la mésentente entre les deux sang-mêlés... Enfin pour le moment.

Disclaimer : Les œuvres appartiennent à leurs auteurs respectifs, mais je vous prierai de ne pas toucher à mes OCs. Merci

Bonne lecture !


- Virez à tribord ! Nous allons vers les territoires d'Akagami no Shanks !

Squardo rangea son denden mushi dans la poche de sa veste. Il était plutôt rare que son Oyaji demande à ses alliés de contacter ce Yonkou, mais ce n'était pas la première fois. Simplement, c'était la première fois qu'il lui en faisait la demande, car il savait qu'il ne supportait que très peu, voir haïssait, tout ce qui avait trait, de près ou de loin, à l'ancien Roi des Pirates Gol D Roger. La seule chose qui l'avait fait céder, en plus d'être le plus proche, c'est que c'était pour un enfant. Seulement il espérait qu'un simple messager suffirait pour annoncer la nouvelle à Akagami, il n'avait pas envie de le voir. Il fallait déjà pour cela se rapprocher des territoires du Yonkou.

- Capitaine... Tu es sûr que ça va aller ?

L'homme au tatouage d'araignée sur le front se tourna vers celui qui venait de parler, son second Heolf. Il était un des premiers fils de Shirohige, quand ce dernier l'avait recueilli après la mort de son équipage, à avoir réussi à lui tirer un sourire pendant sa dépression par son humour souvent noir, ce qui correspondait bien à son humeur. Il savait donc qu'Akagami, en tant qu'ancien moussaillon de Roger, était l'une des dernières personnes qu'il souhaitait voir.

- C'est un ordre d'Oyaji, je lui dois bien ça...

Même s'il avait insisté pour que si vraiment cela le dérangeait, il refuse.

- Oyaji ne voudrait pas que tu te rendes malade pour lui. Permets-moi d'y aller en tant que messager quand nous serons à la limite de ses territoires. Tu ne seras ainsi pas obligé de le voir.

- Heolf... Tu es irrécupérable tu sais ? souffla Squardo en secouant la tête. Je suis capable de le voir sans avoir envie de l'étriper, ce n'était qu'un adolescent ce jour-là, il n'a même pas pris part à la bataille... Même s'il me rappelle des mauvais souvenirs.

- Je n'ai pas envie que tu sois à nouveau dépressif, tu as remonté la pente, pourquoi risquer de rechuter ?

C'était qu'il insistait en plus ! Squardo ferma brièvement les yeux, avant d'abandonner, car au fond de lui, la proposition de son second le soulageait tout de même. Il lui donna l'autorisation.

Et quand, quelques jours plus tard, alors qu'ils se trouvaient aux abords d'un archipel sous la protection d'Agakami, le navire de ce dernier apparut soudain à l'horizon, Squardo fit mettre à l'eau une chaloupe pour Heolf et deux autres de ses hommes qui l'accompagnaient, tout en hissant un drapeau blanc pour que le Yonkou ne les attaque pas.

- Fais attention à toi Heolf, fit sérieusement Squardo à son second.

- Il ne me fera rien, il n'a pas envie d'avoir Shirohige sur le dos, je crois qu'il espère toujours nous enlever notre piaf préféré.

Un tressaillement firent se relever pendant une brève seconde les lèvres de son capitaine à l'entente du surnom de Marco, en espérant que ça ne lui revienne jamais aux oreilles, avant de redevenir inquiet. Il n'aimait pas l'idée de trois de ses hommes sur le bateau de Shanks. De toute façon, s'il n'étaient pas revenus au crépuscule, il attaquerait le bateau, Yonkou ou pas. Il ne laisserait pas la mort d'un seul de ses hommes impunie.

- Allez, filez, ordonna-t-il. Et revenez vite.

- Oui Maman, grogna Sarod, l'un des hommes qui accompagnaient Heolf, un pirate atteint de nanisme aux traits écrasés et chauve, mais qui avait néanmoins un caractère plutôt taquin.

Le surnom lui valut une pomme enduite de Haki dans la tête, lancée par son capitaine, et il étouffa un cri de douleur avant de la ramasser et de croquer dedans.

- Merci pour la collation, capt'ain ! s'exclama-t-il en levant le bras.

Heolf empêcha son capitaine de répliquer en commençant à ramer avec Erfinn, l'autre pirate l'accompagnant, éloignant la barque du navire. Erfinn était un brun plutôt grand, fin mais musclé, qui parlait très peu à cause de sa bouche qu'un noble avait agrandie au couteau pour lui dessiner un sourire permanent. Les cicatrices que cela lui avait laissées le faisait trop souffrir quand il parlait longtemps.

- Tu étais obligé de dire ta connerie Sarod ? grommela Heolf alors qu'ils se rapprochaient du navire du Yonkou. On aurait dû laisser ces indigènes te faire en ragoût tiens, plutôt que te sauver et devoir te supporter.

- 'Les auraient intoxiqués, fit remarquer laconiquement Erfinn.

- Je vous aime aussi les gars, ravi de voir que c'est partagé, ironisa le nain.

Cependant les trois se turent lorsqu'ils approchèrent du navire de Shanks. Ils déglutirent quand ils firent face au flanc, tous les canons étant pointés sur eux, et ils pouvaient sentir toute l'hostilité envers eux que l'équipage dégageait. Ils n'étaient pas les bienvenus.

- Que voulez-vous, hommes de Squardo, alliés de Shirohige ? hurla l'un des hommes sur le pont, bien qu'ils ne le distinguèrent pas.

- Nous avons un message pour votre capitaine de la part de notre Oyaji ! répondit Heolf. Pouvons-nous monter ?

Un lourd silence s'installa, mais le remue-ménage qu'il semblait y avoir sur le pont indiquait que quelqu'un était allé prévenir le capitaine en question.

Une échelle de corde leur fut soudain balancée, et Heolf rapprocha la barque qu'il amarra à l'échelle, avant de monter, suivi de ses deux compagnons. Une fois sur le pont, on leur ordonna de se défaire de leurs armes, qu'ils abandonnèrent à regret, espérant toutefois qu'ils n'en auraient pas besoin, avant de les mener vers Shanks, qui au miracle pour une fois ne semblait pas ivre, même s'il avait bu, au vu de la chope dans sa main.

- Que me veut Shirohige ? Il n'est pas du genre à venir me déranger... les interrogea-t-il avec une lueur de sérieux dans ses yeux.

Les trois compagnons s'entre-regardèrent, et Heolf prit la parole.

- Il a récupéré récemment un orphelin qui aurait un membre de sa famille sur une île sous ta protection... Il voulait savoir si le nom d'Evissow Iqbal te disait quelque chose, et celui de son oncle est...

- Griffin, souffla le Yonkou les yeux ronds, et la lueur d'inquiétude dans ses prunelles n'échappa pas au plus observateurs des trois, c'est-à-dire Erfinn.

- Griffin Akantha, finit Heolf en ignorant l'intervention de Shanks, même s'il l'avait noté. Donc, accepteriez-vous de prendre le gamin sous votre protection ?

- Oui.

Cela avait été rapide, bien trop rapide, Shanks devait connaître assez bien l'oncle, voir avait déjà entendu parler du gosse pour réagir ainsi. Cela allait remonter aux oreilles de leur Oyaji...

- Je suppose que je ne pourrais néanmoins pas aller le chercher sur le bateau de Shirohige moi-même ?

Heolf esquissa une brève grimace, Squardo ne lui avait rien dit là-dessus... Il prit néanmoins le parti de la prudence, et avança :

- La Marine risque d'être au courant, pour une rencontre entre Oyaji et vous, cela est risqué... Je suppose donc qu'Oyaji préférerait vous l'amener par le biais d'un de nous. Cependant, si cela vous gêne, nous pouvons toujours le contacter pour en discuter. Que préférez-vous ?

- Je fais confiance aux alliés de Shirohige pour ne pas s'en prendre à un enfant et le protéger. La première solution me convient. J'aimerai néanmoins le récupérer au plus vite, donc s'il vous est possible de m'indiquer la direction dans laquelle se trouve votre Oyaji, cela simplifierait la vie de tous.

Heolf lui en donna une vague idée, avant que le Yonkou ne leur permette de repartir. On leur rendit leurs armes, qu'ils revirent avec joie, se sentant moins nus avec. Ils retournèrent à leur barque, qu'ils détachèrent de l'échelle de corde, et ramèrent en silence pour rentrer à leur navire. Les trois hommes pourtant réfléchissaient en même temps. Le comportement de Shanks était étrange, et ils devraient sans doute mettre leur Oyaji au courant...


Cela faisait deux semaines qu'Iqbal était sur le navire, et la plupart des Shirohige se demandaient comment le Moby Dick était encore intact. Tout cela parce que le demi-Vampyr et Lilith s'entendaient comme chien et chat. Ils avaient tout d'abord essayé de s'ignorer et d'avoir le moins d'interactions possibles, mais comme ils étaient les deux seuls enfants, et avaient à peu près les mêmes centres d'intérêts, ils se retrouvaient généralement au même endroit... Et finissaient toujours par se disputer.

Les commandants avaient vite cernés le problème : les elfes et les Vampyrs ne s'accordaient pas, et élevé par une Vampyr Iqbal n'aimait pas Lilith, en plus du fait qu'elle accaparait Marco. Au départ leur petite sœur n'avait pas répliqué, l'ignorant, jusqu'à ce qu'il touche un point sensible sans doute, mais en tout cas elle participait désormais activement à cette « guéguerre de race », comme l'appelait Blenheim.

Et ils avaient beau les punir, rien n'y faisait, ils recommençait juste après. Cependant, la plupart des disputes étaient initiées par le demi-Vampyr, et Lilith ne faisait que rajouter de l'huile sur le feu brûlant de l'animosité qu'il avait envers elle. Sa famille en était même venue à priver la demi-elfe de cookies en guise de punition. Bizarrement, elle ne l'avait pas mal pris... Mais les sacs de sucreries offerts par la huitième division pour son anniversaire ne cessaient de diminuer quand même.

Cette fois, les deux enfants se disputaient sur le pont, pour une vague histoire de guerre mondiale sur Autremonde, de ce que Marco avait compris... Cependant, il en avait ras-le-bol de leurs conneries, à ces deux-là, surtout parce qu'Iqbal blessait inconsciemment sa compagne d'âme par ses mots, et elle lui rendait la pareille, autant les mots qu'avec ses blagues. Il les prit chacun par le col de leur t-shirt, et son aura menaçante et lourde les firent se taire, les yeux soudainement fixés sur le sol.

- J'en ai assez, vous êtes punis jusqu'à la fin de la semaine yoi. Lilith, tu es consignée dans ta chambre à part pour tes entraînements et pour les repas, tu iras au premier service yoi, quant à toi Iqbal, tu iras aider aux cuisines, et tu mangeras au dernier service, au moins je serais sûr que vous ne vous croiserez pas. Si une seule yoi, je dis bien une seule, dispute éclate à nouveau entre vous deux, je serai obligé d'être bien plus sévère, quitte à vous attacher au mât et à vous bâillonner pour ne plus vous entendre et pouvoir diriger le Moby Dick correctement yoi. Ai-je été assez clair ?

- Oui, Marco-san, souffla le demi-Vampyr.

- Oui, Nii-san, fit sèchement sa petite sœur, car bien qu'elle savait avoir mérité cette punition, elle n'en était pas moins blessée que son Familier lui en veuille autant pour si peu.

- Très bien, elle prend effet maintenant yoi. Déguerpissez, et que je ne vous entende plus yoi.

Il les reposa sur le sol et les relâcha. Les deux enfants se foudroyèrent du regard avant de se détourner et de se rendre là où le commandant leur avait ordonné d'aller. Sauf que la punition avait encore rajouté du grain à moudre dans les tensions entre les deux sang-mêlés. L'un râlait parce qu'il allait travailler alors que l'autre non, et l'une grommelait qu'il était injuste que le demi-Vampyr puisse se balader sur le bateau en-dehors de son travail alors qu'elle était consignée dans sa nouvelle cabine. Pas qu'elle ne l'aimait pas, elle l'adorait, surtout pour pouvoir lire des livres sur la plate forme ou admirer les étoiles quand le sommeil la fuyait la nuit, mais elle était privée de sa liberté, et elle se rendait compte que c'était horrible comme punition, Marco pouvait difficilement faire pire pour lui faire passer un message. Encore heureux que ça ne durerait qu'une semaine...

Elle entra dans l'ancienne vigie par la trappe, la refermant rapidement, et alla s'asseoir sur son lit, que recouvrait le couvre-lit offert à son anniversaire. Elle caressa doucement le tissu avant de s'allonger, posant sa tête sur l'oreiller, et elle se mit à réfléchir sur son comportement.

Elle irait s'excuser auprès d'Iqbal quand même, même si ce dernier le ferait pas, parce qu'elle avait senti son Familier était déçu par son comportement, et elle avait un peu honte. Mais ce qu'avait dit le demy-Vampyr la hantait aussi.

Quelqu'un toqua sur la trappe avant de la repousser pour monter, et Lilith ferma les yeux, sachant très bien qui montait sans même user du peu de Haki qu'elle avait réussi à débloquer.

- Hey, poussin.

- Marco...

Le blond referma la trappe, avant de s'approcher de sa compagne d'âme.

- Je peux m'asseoir à côté de toi ?

Elle se décala sans un mot, lui tournant le dos, et il s'installa sur le bord du lit avec hésitation, pensant qu'elle lui en voulait, ne serait-ce qu'un peu.

- Lilith, je...

- Épargne ta salive. Je suis désolée de m'être comportée ainsi, et je comprends ma punition. Même si elle est extrême. Tu veux juste éviter que cela ne s'envenime au point que l'on utilise la magie, ne ?

Marco souffla, avant de venir passer sa main dans les cheveux de sa compagne d'âme. Oui, c'était sa peur la plus profonde, car il craignait qu'il lui arrive quelque chose. Mais il avait voulu aussi réduire les interactions entre les deux enfants au maximum, parce qu'ils se faisaient mutuellement du mal. Il ne lui avait pas dit, mais la nuit précédente, elle avait partagé à son insu un cauchemar avec lui, et il l'avait sentie souffrir. Il n'aimait pas ça, il avait trop souffert lui-même étant enfant pour laisser Lilith avoir mal à son tour alors qu'il pouvait l'empêcher.

L'enfant se retourna pour croiser le regard inquiet et protecteur du commandant, et elle fit un effort pour lui sourire.

- Je vais bien.

- Ne te mens pas à toi-même. Tu es plus irritable depuis que tu ne cesses de te disputer avec Iqbal, et tu fais aussi plus de cauchemars. S'il te plaît, peux-tu me dire ce qu'il raconte ?

Elle détourna les yeux, avant de demander d'une voix faible :

- Est-ce que.. je suis aussi cruelle que ceux de ma race ?

D'accord, là il allait botter le cul d'Iqbal. S'il y avait bien un seul qualificatif qu'on ne pouvait pas appliquer à Lilith, c'était celui-ci. Surtout si on parlait de la cruauté de elfes.

- Non, non tu ne l'es pas. Et je ferais tout pour t'empêcher de basculer de ce côté là, que tu en viennes à apprécier voir souffrir et mourir ceux qui à tes yeux ont commis une erreur, ou contre qui tu veux te venger. Pourquoi t'a-t-il dit cela ?

- Je... J'ai dis que... qu'il n'était pas désiré ici, qu'il aurait mieux fait de rester sur Oiboros. Je sais que j'ai mes torts, que je n'aurais jamais dû rentrer dans son petit jeu, mais s'il te plaît ne m'en veux pas !

- Tu es déjà punie pour tes mots Lilith, je ne t'en veux pas. Mais tu iras t'excuser, d'accord ?

Elle lui avoua qu'elle avait pris cette décision avant qu'il ne vienne, recevant un sourire fier et se faisant ébouriffer les cheveux. Marco l'embrassa tendrement sur le front avant de se lever, il devait vérifier leur itinéraire et donc la laisser seule.

- Tu pourrais pas faire monter Stefan ? Je me sentirai moins seule...

Il eut un petit rire en voyant les yeux suppliants qu'elle lui faisait, et lui promit de voir ce qu'il pourrait faire tout en descendant par la trappe.

Mais il avait juste une petite chose à faire avant.


Au final, il n'eut pas le temps d'aller voir Iqbal, les timoniers ayant dû virer de bord pour éviter un écueil, il se devait de redonner la bonne route pour l'île où son Oyaji voulait aller. Il demanda simplement à Raezo de ramener Stefan à Lilith, qui était consignée dans sa cabine pour une punition. L'homme au bandeau ne posa pas plus de questions, et il attrapa assez rapidement le chiot, qui n'était que très peu craintif envers les membres de l'équipage. Il passait devant les cuisines, quand Spencer, l'un des navigateurs de la seizième division, lui rentra dedans.

Stefan en profita pour s'échapper joyeusement et se faufiler dans les cuisines, une bonne odeur de viande s'en échappant.

- Iqbal ! Rattrape-moi Stefan avant qu'il ne mange quelque chose ! cria Thatch en apercevant le chiot.

L'enfant s'exécuta, et ramena le chiot à l'extérieur, vers Raezo et Spencer qui se relevaient tant bien que mal.

- Tu peux pas faire attention où tu vas Spencer ? grommela Raezo, secouant ses cheveux rouges.

- Pas ma faute, on a une grosse tempête qui s'approche à 15 heures, Oyaji veut tout le monde à son poste. Elle sera sur nous dans une demi-heure environ

- Et merde ! jura le rouge, avant de se rendre compte de la présence du jeune sang-mêlé qui tenait le chiot dans ses mains. Iqbal, peux-tu amener Stefan dans la cabine de Lilith à ma place ? C'est la vigie avec une plate forme, tu ne peux pas te louper. Si la tempête arrive plus rapidement que prévue, restes-y, Lilith t'expliquera les consignes à suivre.

Il s'éclipsa avant que l'enfant n'ait pu répondre, et ce dernier serra les dents. Il allait faire ce qu'on lui avait demandé, mais il devrait se retenir de lancer une pique ou deux à l'elfe. Elle l'insupportait, avec son grand sourire plein de joie, il avait envie de lui salir son bonheur sans taches, lui effacer ce sourire qui semblait le narguer alors que lui se sentait par-dessus tout seul.

Il posa le chiot sur son épaule, le stabilisant à l'aide d'un sort d'attraction, et escalada l'échelle de corde. Le vent qui soufflait fort à l'approche de la tempête lui fouettait le visage, emplissant son nez des odeurs d'embruns, et il dut avouer que ce n'était pas si désagréable que cela. Il arriva à la trappe qu'il poussa, entrant dans la chambre de Lilith.

- Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle d'un ton froid.

- Je te ramène juste Stefan, je redescends de suite, grogna-t-il à son intention, dévoilant ses canines alors qu'il prenait le chiot pour le poser sur le sol.

- Je... Je voulais te présenter mes excuses pour tout ce que j'ai pu te dire.

Il se redressa interdit, les yeux ronds. Elle avait vraiment dit ce qu'il venait d'entendre ? Elle s'excusait ?

- Ne t'attends pas à ce que j'en fasse de même, gronda-t-il, avant qu'une secousse ne le fasse tomber sur le sol.

- Bordel, c'est quoi le problème ?

La secousse recommença, plus violemment, avant d'être discontinue, ballottant Iqbal et Stefan dans tous les sens alors que Lilith s'accrochait à son lit. Le chiot semblait s'amuser au contraire du sang-mêlé.

- Accroche-toi à ce que tu peux, c'est une tempête, et pas une petite, s'exclama Lilith, tout en lançant un sort d'attraction pour récupérer le chiot.

Le blond n'eut pas le temps de répondre que le navire se redressa presque à la verticale avant de replonger, envoyant d'un bout à l'autre de la cabine le pauvre gamin, qui finit par se raccrocher à un objet oblongue et lisse... qui s'avéra être la porte menant à la plate-forme, que Lilith n'avait pas fermé à clé.

Et Iqbal passa à l'extérieur, en pleine tempête.

- Et slurk ! jura la petite Newgate, hésitant sur ce qu'elle devait faire.

Un cri du blond la sortit de ses pensées, et après avoir lancé un Attractus entre le lit et Stefan pour qu'il ne lui arrive rien, elle se leva en se tenant au mur pour aller voir ce qu'il se passait, et en cas d'extrême recours uniquement l'aider. Elle ne l'aimait pas d'accord, mais pas au point de le laisser mourir sans rien faire. Et ce qu'elle vit la paniqua.

Elle ne voyait que deux mains accrochés au rebord de la plate-forme alors que le vent hurlait et que l'orage se déchaînait au-dessus de leurs têtes. Il était passé par dessus bord alors qu'il y avait une rambarde, fallait qu'on lui explique comment il s'était débrouillé ! Mais elle ne pouvait pas le laisser là, et puis pourquoi il n'utilisait pas la ma... ah, parce qu'il avait besoin d'une main libre pour ça, et qu'il était en bien trop précaire position, pour ne serait-ce qu'y penser. Elle invoqua une corde qu'elle accrocha autour de sa taille, et au début de la rambarde près d'elle. Ses doigts ripaient sur la corde à cause de la pluie, mais elle réussit à faire un nœud convenable et résistant, elle embrasserait ses frères qui avaient insisté pour lui apprendre sur le coup.

Elle s'approcha du bord, s'allongeant sur le sol mouillé pour offrir moins de prise au vent, et agrippa les poignets du blond.

- Je te tiens ! Je vais essayer de te remonter ! hurla-t-elle, mais ses paroles se perdirent dans le vent.

Elle tira, mais ses mains glissaient sur la peau lisse du sang-mêlé, et elle décida de simplement le tenir jusqu'à ce que la tempête passe, en espérant qu'elle soit aussi éphémère que violente.

Sauf qu'une vague plus forte que les autres mit le bateau à la verticale, la décollant du sol, et elle passa à son tour par-dessus la rambarde. La corde l'arrêta néanmoins brutalement, lui coupant le souffle.

- Lilith, brolk de slurk qu'est-ce que tu fous ?

Elle reprit son souffle, avant de se tourner vers Iqbal qui était à quelques centimètres d'elle.

- J'essaye de te sauver la vie, mais c'est mal parti... écoute, je...

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'une vague aussi grande que le navire s'éleva, avant de s'abattre sur eux. Elle vit avec horreur Iqbal lâcher prise, et dans un sursaut réussit à le retenir par la main. Il lui agrippa le poignet jusqu'à lui faire mal, mais la lueur terrifiée dans ses yeux roses empêchait Lilith de lui en vouloir. S'ils lâchaient la prise qu'ils avaient l'un sur l'autre, le demi-Vampyr était foutu.

- Essaye d'attraper mon autre main, ou utilise ta magie pour remonter ! lui hurla-t-elle en tendant sa main libre.

Il hocha la tête paniqué, et commença à incanter un Levitus, qui lui permit de s'élever assez pour que Lilith, incantant une corde, puisse l'accrocher à elle alors qu'il venait agripper le bord de la plate forme.

Heureusement pour eux, la tempête finit par s'arrêter aussi vite qu'elle était venue. Lilith, levant la tête, sourit au blond qui esquissa une grimace un peu paniquée.

- Et bien, on va s'en tirer finalement ! Ma famille va sans doute nous engueuler comme du poisson pourri, mais...

Elle fut coupée par les aboiements menaçants de Stefan, et un mauvais pressentiment la prit aux tripes.

- MARCO ON A UN PROBLÈME ! hurla-t-elle par le lien avant d'activer son Haki.

Il y avait une personne sur la plate-forme dont elle ne connaissait pas la Voix. Des pas résonnèrent, et Iqbal tenta de tirer sur ses bras pour voir qui était sur la plate-forme.

- Qui c'est Iqbal ?

Ce dernier n'eut pas le temps de répondre qu'une voix chantante déclara en elfique :

- € Quel besoin avez-vous de le savoir ? Vous allez mourir. €

L'inconnu incanta un vent violent, qui fit lâcher prise au demi-Vampyr, avant de couper la corde qui retenait les deux enfants, qui chutèrent vers la mer.


... Laissez-moi deviner... Vu la fin, j'ai intérêt à courir très très vite ?

Je vous donne rendez-vous à la semaine prochaine pour la suite, une petite review ?