Chalut à tous ^^ Devinez quoi ? Voici la suite et fin de l'acte VI ^^ Tous les mystères vont enfin être levés ^^ J'espère que ce chapitre vous plaira. Je m'excuse aussi pour ceux dont j'ai oublié de répondre à reviews par messages personnels. Je n'étais pas encore organisée et je ne savais plus à qui j'avais répondu. Maintenant, je le suis plus ^^ Désolé encore. Bisous à tous et rendez-vous mardi prochain. Oui, Mardi car je vais poster un jour avant comme cadeau de ma part dans le cadre de mon anniversaire ^^ Sachant qu'il s'agit de la fin de mon enquête, cela tombe plutôt bien^^ Après je vais pouvoir ouvrir une nouvelle salve d'intrigues ^^Bisous bisous à tous donc et bonne lecture.

Lottie: Et oui, que de suspense avant la fin... mais c'est le but, non ? Voici la fin de l'histoire pour répondre à ta seconde question ^^ Bisous bisous et bonne lecture.

Magikalie: si tu as aimé mon précédent chapitre, tu vas littéralement adoré la fin de mon interlude où ton Undertaker à un rôle central. J'ai même trouvé un Disney où il aura l'un des rôles principaux ^^ J'en suis très fière d'ailleurs ^^ Je suis ravie de ne pas t'avoir déçue sur l'un de tes disney préférés ^^ Très contente même ^^ J'espère que la fin te plaira autant ^^ Bisous et bonne lecture ^^

Celeste31: Moi aussi j'ai été enquiquinée par la nouvelle fonction de review de . Mais bon c'est comme ça et cela ne va pas nous empêcher de lire ^^ Tu me diras des nouvelles de ton Brevet, hein ? Je veux savoir si tu l'as. Et si tu l'as avec beaucoup d'autres lecteurs, je posterais peut être deux chapitres successifs pour fêter ça en fonction de mon avance ^^ Disons plutôt que Sebastian va se révéler dans tout son art ^^ En fait, si, Sebastian va se venger dans l'interlude ^^ Mais de façon pas vraiment méchante ^^ Je connais Code Geass et Lelouch... moi je me mouillerais pas car on influence tout de même son perso préféré puisqu'il faut un gagnant. Ciel reste toujours noble... heu... en fait non, il existe une situation où il met sa fierté de côté... C'est vrai que de nos jours on laisse plutôt la personne s'étaler à terre pour se moquer d'elle, même gentiment, plutôt que de la rattraper. C'est vrai que j'ai oublié que les domestiques ne savent peut être pas lire XD Bon eh bien ils se paument alors MDR Ta curiosité va bientôt être récompensée dans ce chapitre même ^^ J'ai jamais dit que Ciel serait un frère exemplaire... surtout avec Lizzie comme soeur ^^ XD Oui, Sebastian a une chance du tonnerre mais il a toujours un plan B, C... au cas où ^^ Il est très prévoyant ^^ ET oui, c'est un vrai Démon notre Sebastian... ou même plus comme tu le sauras dans les interludes à venir... J'opte pour la solution: Ciel le voulait que Lizzie lui fasse un foin à son retour ^^ Ce qui est le plus plausible en soi ^^
Franchement je n'avais pas très envie d'être à la place de Lizzie non plus... ^^ Je la comprends même très bien. Ce qui explique que Ciel ne l'ait pas envoyer promener non plus ^^ En fait, un peu des deux: Ciel a un peu peur et est un peu beaucoup dubitatif en croyant qu'il ya quelques chose qui commence à clocher chez lui ^^ En effet, la sphère possédait les souvenirs de Vincent... Rachel est très choquée comme tu le verras par la suite ^^ Et les enfants aussi mais dans une moindre mesure car ils ont l'image eux... Je ne voulais pas que l'histoire devienne trop longue sinon on finit par se lasser. Merci donc pour ton roman de commentaire que j'adore. Bonne lecture et à mardi ^^ Bisous bisous

Scène 5 : Retour vers la lumière

Il ya de ça plusieurs siècles, Vincent Phantomhive naquit dans le manoir. Il y grandit, insouciant, sans savoir que le temps qui lui restait était compté. Quand il atteignit l'âge de se marier, ses parents lui présentèrent une belle jeune femme blonde aux yeux bleu portant le doux nom de Rachel. Au cours du temps qu'ils passèrent ensemble, il commença à éprouver de tendres et forts sentiments pour la belle.

Toute sa vie bascula le jour où il croisa au détour de l'un des couloirs du manoir une jeune femme rousse aux yeux marrons accompagnée d'un grand majordome habillé de noir mais dont il ne se souvenait plus du visage, son attention étant focalisée sur la belle inconnue. Il osa un premier contact et fut charmé par sa douce maladresse, ses joues rosies par la timidité, par sa simple manière d'être. Il voulut la revoir et lui donna un premier rendez-vous. Il en oublia complètement Rachel et passa la plupart de son temps en compagnie de la jeune demoiselle qui lui avait ravi son cœur au détour d'un couloir et qui répondait à l'appellation d'Angelina. Bien vite, il la surnomma affectueusement Anne pour être le seul à l'appeler ainsi et donc devenir particulier à ses yeux.

Mais, le jeune homme insouciant qu'il était alors du partir à la guerre avec son père, la laissant derrière lui, seule. Ce furent de terribles années où seul le souvenir de la jeune Anne lui permit de tenir le coup pour rentrer vivant chez lui et, ainsi, enfin la retrouver. Mais, lorsqu'il rentra enfin au manoir, Anne n'était plus là : sa famille avait déménagé suite à une promotion subite de son père. Vincent tenta de trouver où sa belle avait été emmenée mais nul ne sut que lui répondre. Pendant de longues semaines, il regretta amèrement d'être parti puis de n'être pas mort à la guerre avec le souvenir d'Anne comme dernière pensée…

Il revit alors Rachel. La ravissante, pétillante, intelligente, Rachel. Il ne sut jamais qu'elle avait été à l'origine de l'étrange et soudaine promotion du paternel d'Anne dès qu'elle avait eut vent de son prochain retour. Il refoula alors ses sentiments pour Anne et les heureux souvenirs du temps où elle était encore auprès de lui et finit par se fiancer avec Rachel, sous la pression de sa famille, son père se faisant vieux. Le mariage était prévu pour le début du printemps, trois années après le retour de Vincent au bercail.

Une heureuse surprise croisa sa route, un beau soir d'automne, sous les traits d'une jeune femme rousse qui lui semblait si familière. Elle c'était jetée dans ses bras en pleurant de joie alors qu'un nouveau domestique se tenait auprès d'elle, en retrait, un sourire satisfait fixé sur ses lèvres. Le regard sanguin de ce dernier croisa celui de Vincent, victorieux et si ténébreux qu'il le marqua pour le restant de ses jours.

La jeune rousse lui expliqua alors qu'elle avait embauché Sebastian, le nom du nouveau majordome, étant aussi son plus fidèle ami, avant de fuir de chez elle où sa famille voulait la marier à un étranger fortuné. Elle lui avoua alors que jamais elle n'avait cessé de penser à lui pendant tout ce temps mais qu'elle était alors prisonnière de sa famille. Elle poursuivit en indiquant qu'elle ne souhaitait épouser personne d'autre que lui sans avoir vérifié ses sentiments vis-à-vis d'elle ainsi que c'être assurée qu'il était toujours vivant. Il la serra contre son cœur en lui caressant doucement sa douce chevelure enflammée, lui chuchotant dans le creux de l'oreille des mots si doux et si tendres qu'ils la firent rougir.

Le soir même, il rompit ses fiançailles avec Rachel qui pinça les lèvres de colère avant de disparaitre non sans avoir jeter un regard venimeux et sombre à Anne, ce qui ne présageait rien de bon.

Le mariage fut décidé pour le début de l'été et ce fut leurs plus beaux mois de bonheur jusqu'à la veille du jour J où une grande fête eut lieu. Le jour où le destin de tous les habitants et invités de la fête bascula pour des siècles…

Un billet devait être remis à Anne par une servante maladroite mais ce fut Vincent qui l'intercepta, promettant à la jeune soubrette de le faire passer à sa future épouse. Il lut le billet et surpris d'y voir inscrit le nom de Rachel, il se rendit au point de rendez-vous fixé sur le petit mot en oubliant de prévenir sa fiancée. Lorsque le majordome Sebastian, qui n'avait jamais quitté Anne depuis leur retour au manoir, eut vent du petit manège par une question anodine de l'un des invités posée à la jeune servante, il se précipita sur le lieu de l'entrevue mais il était déjà trop tard… Le corps de Vincent, qui aurait du être celui d'Anne, gisait au sol, dans une mare de sang, un couteau figé dans sa poitrine.

Vincent venait de tout se souvenir de ce qu'il lui était arrivé il ya si longtemps. Mais tout s'embrouillait dans sa tête entre les souvenirs de sa vie passée et ceux de sa présente vie. Une révélation le saisi soudain, tombant comme un glas dans la pièce silencieuse. Une révélation qu'il avait occulté de sa mémoire pour des raisons plus qu'évidentes…

- Je suis mort…

Anne posa doucement sa main sur la sienne avant de lui dire avec indulgence devant les deux enfants de ce dernier, incapables de parler ou de raisonner après la scène dont ils avaient été les témoins plus ou moins malencontreux.

- Oui, mon Vincent, tu es mort… mais tu vis.

Il secoua la tête négativement pour lui faire comprendre qu'elle se trompait avant d'expliquer le fond de sa pensée pour le moins surprenante.

- Non, Anne : je suis de nouveau mort. J'ai été renversé par un coche alors que je me rendais en mission pour mon travail. Mon âme était si attachée à la Terre qu'au final j'ai pu poursuivre ma vie presque comme si de rien n'était, bien que j'ignore encore pourquoi…

Anne se figea d'effroi tandis que les autres fronçaient les sourcils. Vincent poursuivit donc son explication morbide.

- Je suis comme tes serviteurs, rattachés sur Terre par un lien étrange qui m'empêche de vraiment disparaitre. Comme toi aussi, ma bien aimée.

Une petite toux gênée jaillit alors de la gorge de Lady Red alors qu'un petit sourire étirait les lèvres de Vincent.

- Crois-tu que je n'ai pas reconnu nos serviteurs, même après tout ce temps ? Mais qu'as-tu fait, Anne, pour qu'on en soit là aujourd'hui ?

Son air se fit à la fois triste, mélancolique et tellement aimant qu'il ramena Anne des siècles en arrière…

Anne avait du quitter le manoir où habitait Vincent avant son retour. Elle savait qu'il s'agissait de l'ouvre de Rachel mais elle n'avait pu lutter contre la volonté paternelle, trop aveuglée par son succès pour percevoir la détresse de sa fille. Anne avait tenté de nombreuses fois au cours des années suivantes de retourner au manoir de Vincent, qu'elle espérait ayant survécu à la guerre. Mais, même de loin, Rachel projetait son ombre sur Anne l'empêchant d'entrevoir la lumière. Elle décida donc de se tourner vers ce côté si attirant depuis qu'elle avait été séparée de Vincent.

Une haine à l'égal de son amour pour Vincent grandit alors en son cœur à l'égard du monde entier la séparant de son bien aimé. La colère et la rancune tachèrent son âme auparavant si douce et tendre de noirs desseins. Elle fit de la vie de sa famille un supplice dont elle se délectait profondément mais nul ne la laissa partir, ne voyant pas la laideur dont se teintait son cœur privé d'amour mais toujours empli de ce sentiment pour un seul être…

Un soir, elle fit brûler de la lavande dans tout le manoir, en quantité suffisante pour tuer toute la maisonnée, sans pour autant l'enflammer en entière : le hasard déciderait à sa place de se qu'il adviendrait de ce qui fut autrefois sa famille, ce n'était plus son affaire depuis qu'ils lui avaient refusé la fois de trop de rejoindre Vincent. Elle s'enfuit alors sous la tempête et erra dans les champs de longues nuits en volant et tuant tout ce qui se trouvait sur son passage, autant pour manger qu'à cause de la douce folie dont son esprit était devenu la victime.

Un jour, alors qu'elle venait d'égorger sauvagement un poulet avec un sourire béat aux lèvres, une voix retentit près d'elle dont elle ignorait la provenance.

- Humaine, je t'ai observée pendant plusieurs jours : tu m'intriguais. Je te propose aujourd'hui de conclure un pacte avec moi : offre moi ton âme en sacrifice et j'exhausserais ton vœu, quelqu'en soit le prix.

Anne, un restant de raison la poussant à se méfier, refusa. La voix reprit donc, toujours avec la même voix doucereuse.

- Très bien mais sache que mon offre est toujours valable.

Un corbeau s'éleva alors dans le ciel azur en criant son chant funeste. Anne ne tient pas deux jours avant de revenir sur sa décision. Elle hurla alors dans le vent en espérant que l'être l'entendrait.

- Très bien ! Je vous offre mon âme mais faites moi passé ma vie auprès de Vincent ! A ma mort, vous pourrez faire de moi ce que bon vous semble !

Un cri de corbeau résonna et un pacte fut scellé dont le sceau se trouvait sur l'épaule droite d'Anne, comme un tatouage fait à l'encre de chine provoquant les cieux qui avaient été sourds à ses appels. Ce fut la naissance de Sebastian.

Il tint sa promesse et Anne se retrouva auprès de Vincent. Avec l'aide de Sebastian, qu'elle avait nommé majordome pour plus de commodité, elle avait dompté ses pulsions cruelles pour recréer la jeune femme dont Vincent était tombé amoureux. Elle ne savait pas quelles serait le contrecoup de son pacte, ni les conséquences directement liées à celui-ci. Elle ne voyait plus que Vincent et avait laissé ses sombres années derrière elle… jusqu'à sa mort prématurée et imprévue.

Sebastian, ne pouvant avoir son âme, l'avait alors envoutée pour qu'elle ne vieillisse plus jusqu'à ce que Vincent ne réapparaisse, réincarné. Les domestiques se retrouvèrent liés à son destin, ainsi que les invités du jour qui signala le début d'une longue attente, mourant prématurément à leur tour avant de devenir des éternels fantômes attachés à la demeure et, pour la domestiquée, à son service. Jusqu'à ce que son vœu se réalise. Jusqu'à ce que Vincent ne réapparaisse dans un simple article de journal oublié par le vent dans leur propriété quelques siècles plus tard…

Anne releva la tête et observa son amour avant de répondre simplement à sa question.

- J'ai voulu préserver notre bonheur présent et futur en arrêtant le cours du temps, Vincent. Je ne pouvais, ni ne voulais, te laisser partir. Pas encore une fois. Pas pour toujours…

Gravement, il serra Anne dans ses bras, ne sachant que dire de plus à cette femme qui avait tout sacrifié pour lui, jusqu'à son âme, bien qu'il l'ignorait.

Derrière le rideau, dans l'ombre de Rachel, Sebastian jubilait que son envoutement ait permis au Lord Phantomhive de ce siècle de survivre, même à l'état de fantôme. Après une longue attente, il sera bientôt récompensé, le temps recommençant à s'écouler normalement pour la maitresse des lieux. De plus, à sa mort, dans quelques futiles années encore, les domestiques et les invités seront enfin libres et lui pourra être libéré d'un pacte lui promettant une si belle âme noircie. Mais il fallait avant tout chose qu'il règle un dernier détail. Détail qui leur avait couté plusieurs siècles d'attente et dont il ne pouvait se permettre une fois de plus de passer à côté…

Vincent regarda longuement ses enfants déstabilisés par la scène à laquelle ils venaient d'assister et leur fit signe de s'approcher de lui. Sans se consulter, d'un commun accord, Ciel et Lizzie ne bougèrent pas d'un pouce. Vincent soupira, triste que tout devienne ainsi, lui qui aimait tant ses enfants… Il retourna alors son attention vers Anne, qui observait la scène en silence, pour lui dire doucement et avec tant de tendresse que les enfants vacillèrent dans leur décision.

- Anne, ce sont les enfants que nous n'avons jamais pu avoir.

Elle hocha la tête en regardant les enfants si doucement et avec tant de tendresse malgré toutes années sombres qu'ils furent aussi touché par l'amour infini que dégageait à cet instant Anne.

- Oui, ils sont magnifiques…

Ciel et Lizzie rougirent du compliment puis le regard d'Anne se voila d'ombre, de tristesse et de douleur.

- Mais, ils sont les enfants de cette femme, pas les miens…

Tous les trois comprirent le sentiment de solitude intense qui s'échappa à ce moment là d'Anne et Vincent baissa la tête, penaud comme s'il avait commis une faute. Il lui chuchota alors, sa voix emplie d'émotions indescriptibles.

- Je suis désolé, Anne… Si j'avais retrouvé la mémoire avant… Je t'aurais recherché…

Rachel étouffait de rage en entendant son mari dire ça. Elle avait eut le son et non l'image, elle ignorait donc ce qu'il c'était réellement passé dans le bureau et croyait que son époux lui était infidèle. Elle agrippa avec fureur le tissu du rideau pour le tirer violemment et ainsi révéler sa présence mais un bras vêtu de noir sortit de nulle part et l'en empêcha. Elle se retourna vivement pour se retrouver nez à nez avec Sebastian.

Une flamme dangereuse habitait son regard et un sourire carnassier d'un chat ayant attrapé une souris lui ayant longuement échappée étira ses lèvres. Mais, Rachel, aveuglée par ses sentiments, ne vit pas son regard luire ni retentir dans sa tête l'avertissement de Yumi : « Méfis-toi de l'homme au regard de braise. Il te volera ce que tu as de plus cher… » Elle voulut se dégager sèchement mais sa poigne était trop forte, trop puissante… même pour un simple humain : on aurait dit deux tenailles de fer…

Contrariée, Rachel ouvrit la bouche pour le remettre vertement en place mais elle fut coupée dans son élan lorsque Sebastian plaqua sa bouche contre la sienne, coupant ainsi le moindre son qu'elle voudrait produire. Choquée de l'initiative du majordome, elle ne fit rien au début, attendant simplement qu'il daigne enfin la lâcher. Quand elle commença à manquer d'air, elle tenta de repousser Sebastian mais n'y parvint pas. Rachel respira alors tant bien que mal par le nez en gesticulant dans tous les sens pour s'extraire de son étreinte. Elle lui donna des coups de plus en plus forts mais rien n'y fait, il ne bougea pas. Désespérée, Rachel constata que si poigne était de fer, son étreinte était de marbre.

Ce fut à ce moment là qu'elle commença à éprouver un mal fulgurant à la poitrine, lui annulant toute pensée cohérente. Son cœur se mit à battre à tout rompre comme s'il voulait lutter pour conserver une chose dont Rachel ne saisissait plus l'existence. La peur devint alors son sentiment dominant. Elle continua à lutter encore et toujours, suivant son instinct de survie, mais bientôt ses forces l'abandonnèrent à leurs tours. La douleur se propagea dans le reste de son corps, n'épargnant aucun endroit. Le hurlement qu'elle voulut pousser fut étouffé par la bouche de Sebastian, toujours collée étroitement à la sienne.

Elle perdit la notion du temps, son corps déchiré d'une douleur interne sourde jusqu'à ce que, aussi soudainement qu'elle était venue, la douleur disparaisse. Soulagée, elle leva sa main de derrière le dos de Sebastian pour parvenir à la voir et se rassurer mais ce qu'elle découvrit l'horrifia de plus en plus : sa main et le reste de son corps devenait de plus en plus translucide. Rachel comprit alors, bien trop tard, le véritable sens de l'avertissement de Yumi : ce qu'elle avait de plus cher, ce n'était ni son mari, ni même ses enfants. C'était son âme. Son âme que Sebastian était en train de lui dérober sans qu'elle ne puisse rien y faire.

Comme s'il avait lu ses pensées, ce dernier lui lâcha les lèvres, sachant que Rachel était trop faible pour ne serait-ce que murmurer, afin d'aller lui chuchoter à l'oreille, à la manière d'un amant.

- Ton âme est délicieuse, Rachel, avec cette légère pointe d'amertume et de colère.

Sous son regard terrifié, il l'acheva avant de récupérer les vêtements tombés à terre dès sa complète disparition. Sebastian alla jeter ceux-ci au feu pour ne pas laisser de trace de son repas avant de reprendre son poste en attendant qu'il ne soit temps pour lui d'entrer en scène.

Dans le bureau, la discussion se poursuivit sans qu'aucun d'entre eux n'ait eut conscience du drame c'étant déroulé derrière le beau rideau de velours. Ciel osa enfin faire un pas en avant pour attirer de nouveau l'attention de son père sur lui afin de lui demander ce que tous pensait tout bas :

- Père, que vas-tu faire ? Repartir avec nous ou rester ici ?

Vincent et Anne échangèrent un long regard qui en disait plus à lui tout seul que n'importe quel long dialogue. Il soupira tandis qu'Anne baissait tristement la tête.

- Je suis votre père, quoiqu'il soit arrivé ou arrivera…

Ciel, satisfait, hocha la tête avant de faire un pas de plus mais il fut dépassé par Lizzie qui courut se jeter dans les bras de son père en pleurant de chaudes larmes. Anne respecta leur moment en famille avant de demander à ce dernier.

- Cela ne gênera-t-il pas que tu sois un fantôme ?

Lizzie et Ciel, peu accoutumé à cette notion, se trémoussèrent sur place de mal aise alors que Vincent répondait à Anne, avec un petit sourire.

- Je l'ai déjà fait par le passé sans problèmes…

Sebastian jaillit alors de sa cachette, faisant sursauter tout le monde sauf Anne qui avait eut plusieurs siècle pour s'y habitué, puis prit la parole.

- Je crains que ce ne soit plus possible, my Lord.

Tous le regardèrent avec des yeux ronds de surprise, Anne étant véritablement la seule que la perspective réjouissait. Sebastian restant silencieux, Vincent l'interrogea, suspicieux de ses dires.

- Explique-toi, Sebastian !

Le majordome s'inclina puis exposa son explication à un auditoire plus attentif que jamais : avant, Vincent ne savait rien de sa condition, il ne pouvait ainsi pas se trahir puisqu'il l'ignorait et vivait normalement, si l'on peut dire, à présent qu'il se savait être un fantôme certaines choses ne seront plus comme auparavant et la réalité reprendra quelque peu de ses droits. Pour appuyer ses dires, il les mena jusqu'à la salle à manger où il alluma toutes les lumières. Le corps de Vincent pâlit beaucoup plus que nécessaire alors que Sebastian concluait à juste raison.

- Ceci n'est qu'un faible éclairage mais imaginez ce que ça produirait en plein jour et en plein soleil… Pensez-vous que l'on comprendrait pourquoi vous ne quittez plus votre bureau la journée ?

Ciel, comprenant où voulait en venir le majordome, ajouta à contrecœur.

- Moi-même, en arrivant ici, je ne croyais pas aux fantômes. Imaginez, père, l'émeute que créerait cette révélation…

Vincent hocha la tête et il fut convenu par la petite assemblée que Sebastian, devenant l'oncle de Ciel et Lizzie pour couverture, rentrait au manoir principal avec les enfants et Rachel. A toutes les vacances, ou dès que possible, ils viendraient ici pour voir Vincent. Ce dernier resterait pendant ce temps avec Anne, et les domestiques fantômes, continuant à gérer leurs affaires à distance et envoyant ses instructions à Sebastian régulièrement par courrier. Rachel demeurant introuvable, et les vacances se terminant, les enfants et Sebastian partirent alors que Vincent leur assurait qu'il leur rapatrierait leur mère dès qu'ils la retrouveraient. Rachel ne fut jamais retrouvée... Mais ça c'est une autre histoire...

Je vous le demande une nouvelle fois : Croyez-vous aux fantômes ? Moi, oui…

FIN

Bien, cet acte est donc à présent terminé. La semaine prochaine viendra la fin de l'enquête... avec son lot de questions et de réponses, bien qu'il y ait plus des unes que des autres ^^ Dans deux semaines, ce sera le nouvel acte que j'ai commencé. Voilà voilà ^^ Bonne fin de journée à tous et à mardi prochain j'espère ^^