Merci à Shiro Akuma, Sortilege et ptite clad pour leurs reviews !

Shiro Akuma : Eh bien… Déjà, ils vont s'en rappeler… Je pense que d'ici deux ou trois chapitres… Un peu de patience, nous saurons tout ^-^

Note : Juste pour vous annoncer que le sondage est terminé. Alors, bien sûr, il n'y a pas un gros suspens, mais je ne donnerais quand même pas le nom du gagnant, parce que le BN et ses petites BD répondrons à cette question fondamentale.

Et en parlent de BD, allez donc lire celle-ci, elle est mignonne, très drôle et… Bref, arrêtons les louanges ^-^

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Chapitre 37

Ou

Sa Majesté apprend la jalousie…


Ils ne marchaient pas depuis dix minutes qu'Hilde soupirait une nouvelle fois, élevant son compte à vingt-cinq.

Tomas s'était bien fichu d'elle en lui assurant qu'ils ne quitteraient pas le temple dès que Duo aurait récupéré le pouvoir de la déesse de la région.

Ils n'étaient pas partis tout de suite après, non, deux heures après, il y avait une nuance.

Mais pour elle, deux petites heures au chaud n'étaient pas grand-chose.

Et ses compagnons pensaient la même chose.

Ils auraient apprécié de pouvoir passer encore quelques jours dans une chambre, dans des pièces chauffées, et pouvoir manger des plats variés.

Parce que leurs provisions se résumaient souvent à de la viande séchée et un peu de légumes, avant qu'ils ne soient périmés.

Ainsi que les plantes qu'ils pouvaient trouver sur leur chemin, mais au milieu des neiges, il n'y en avait pas énormément.

Leur seul avantage, c'était qu'avec la présence de l'ours Babus, ils avaient beaucoup moins de choses à porter.

Mais repasser une semaine à descendre cette montagne ne motivait pas particulièrement Hilde.

Elle se demandait, d'ailleurs, pourquoi Ulrich ne les avait pas téléportés comme l'avait fait Layne pour qu'ils retrouvent Duo plus rapidement.

Peut-être qu'elle n'en était pas capable…

- Allons Hilde, pas la peine de faire une tête pareille ! Il y a plein d'avantages à voyager tous ensemble comme cela ! lança Réléna en grimpant pratiquement sur le dos de la jeune fille.

Et en regardant les quatre garçons devant elles, Hilde se dit qu'elle avait raison.

Cela ne l'empêcha tout de même pas de répliquer :

- Tu sais, t'étais pas obligée de grimper sur mon dos pour me le dire.

– Mais je suis fatiguée, acheva Réléna en faisant la morte.

Et, alors que les filles se chamaillaient à l'arrière, les garçons discutaient sérieusement à l'avant.

C'était Duo qui avait commencé en demandant à Trowa :

- Mais quand même… Vous êtes vraiment ensemble ?

La discussion aurait pu être banale si Quatre ne l'avait pas entendu.

– Bien sûr que non ! Nous ne sommes pas ensemble, c'est lui qui m'a forcé !

Heero leva un sourcil.

– Trowa ?

Le brigand fit la moue, ne sachant pas trop s'il devait se sentir vexé ou non.

Le chevalier se rattrapa rapidement.

– Enfin, je voulais dire… Il est impossible que tu forces qui que ce soit à faire ce genre de choses !

Quatre ricana derrière.

– Comme quoi, pas si impossible que ça !

Duo fronça les sourcils.

– Mais… Tu n'as pas dis que tu ne te souvenais de rien ?

Quatre rougit un peu, et se tourna vers Duo pour lui demander avec une certaine colère :

- Si, et alors ?

– Alors, comment tu sais qu'il t'as forcé ? Si ça se trouve, c'est toi qui l'y a obligé…

Duo sentit une main devant sa bouche, et il regarda Trowa, interrogatif.

– Si les filles t'entendent, elles risquent de ne pas s'en remettre.

Le natté hocha la tête, et le brigand le relâcha.

Mais Quatre n'en démordait pas.

– Je ne vois vraiment pas pourquoi je l'aurais forcé à me faire ce genre de choses !

Duo et Heero regardèrent Trowa un instant.

Son visage, sa façon de marcher toute en souplesse, son corps qui n'avait vraiment rien de honteux…

Et ils durent reconnaître, tous les deux, qu'ils trouvaient facilement des raisons pouvant pousser quelqu'un à forcer Trowa à lui faire l'amour.

Mais ni l'un ni l'autre n'osa dire à voix haute ce qu'il pensait tout bas.

Prenant cette non réponse pour un accord, Quatre ferma les yeux et hocha la tête.

– Vous êtes donc bien d'accord avec moi. Il n'y a que lui qui pouvait trouver un avantage à ça !

Trowa soupira longuement.

– Sauf que ni toi, ni moi n'en conservons le moindre souvenir, et j'émets quelques doutes quand à ta théorie dans la mesure où tu n'es pas mon type.

Duo pouffa dans sa main alors que Quatre se sentait sérieusement vexé.

Bien sûr, sans savoir réellement pourquoi.

– Ah oui ? Et en quoi est-ce que je ne suis pas ton type au juste ?

Trowa, pas du tout gêné par le fait qu'il avait cette discussion devant Heero et Duo, se contenta de répondre du tac au tac.

– Les filles, brunes, cheveux entre courts et mi-longs, yeux bleus, caractère plutôt calme, tout du moins posé, mignonne. Il t'en faut plus ?

Quatre ne répondit rien, mais referma la bouche, se sentant plus que vexé à présent.

Il accéléra le pas, et Trowa sembla satisfait. Duo l'était un peu moins.

En regardant Heero, il s'était rendu compte que le chevalier remplissait presque tous les critères que le brigand avait pu énumérer.

En plus, Heero et Trowa s'étaient sérieusement rapprochés l'un de l'autre depuis quelques temps…

Le brigand avait sauvé la vie d'Heero une ou deux fois depuis le début de leur voyage.

Secouant la tête, Duo préfèra chasser cette mauvaise idée le plus loin possible de lui.

Il ne comprenait pas vraiment pourquoi l'idée que Trowa puisse apprécier Heero plus qu'un ami le gênait à ce point.

Il ne pouvait tout de même pas être amoureux du brigand !

Si ?


- Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Tu appelles ça une position défensive toi ?

Arthur raffermit la prise sur la pauvre petite dague que le chevalier lui avait prêtée.

L'homme lui avait assuré qu'une épée serait trop lourde pour lui, et cela avait mit l'apprenti prêtre de très mauvaise humeur.

Et il n'était pas aidé par les nombreux commentaires de Raven qui ne cessait pas un seul instant de lui trouver de nombreuses faiblesses.

Mais Arthur n'avait pas les nombreuses années d'expérience de cet homme, il était donc tout à fait normal qu'il n'arrive à rien.

Enfin… il l'espérait en tout cas.

Il tenta de modifier légèrement sa position, sous les yeux perçants de son professeur d'un jour qui prenait son rôle un peu trop au sérieux.

Le chevalier envoya son bâton en avant, désarma Arthur presqu'immédiatement et le fit tomber au sol lourdement.

Le jeune homme se redressa et lui jeta un regard noir.

– Si tu t'étais placé correctement, tu aurais pu parer ce coup.

Arthur se releva en râlant.

– Je ne vois pas du tout comment j'aurais pu arrêter un coup aussi violent !

– Si ta garde avait été bonne, tu l'aurais fait sans aucun problème.

Arthur serra les poings, et Raven se baissa pour ramasser la dague.

– Ma garde était tout à fait convenable au vu de ce que vous m'avez montré !

Tendant la dague vers le garçon, Raven se contenta de ricaner un peu.

– Convenable, oui, mais si elle n'est que convenable, elle ne suffira pas à te protéger.

Arthur reprit son arme, légèrement boudeur pour le coup, et Raven passa une main affectueuse dans ses cheveux.

– Bon, on va reprendre un peu plus tranquillement si tu veux.

Mais, alors qu'il allait s'éloigner, une voix féminine retentit au dessus d'eux.

– Comme tu es adorable chevalier !

Raven leva immédiatement les yeux, et les posa sur la femme qui lui avait parlé. Arthur eut un léger hoquet de surprise en la voyant.

Elle était très belle, mais semblait voler dans les airs.

Son corps ressemblait presque à de la fumée, apparaissant et disparaissant en fonction de son bon vouloir.

Ses cheveux, eux-mêmes, semblaient s'évaporer autours d'elle.

Flottant tel un nuage, elle apparu contre l'épaule du chevalier avant que ce dernier n'ait le temps de faire le moindre geste.

Arthur déglutit, tenant toujours fermement son arme.

Mais Raven ne bougeait absolument pas, et le jeune homme se dit qu'ils n'auraient peut-être pas à combattre.

– Vraiment je suis surprise de voir qu'un homme tel que toi puisse être aussi adorable avec un pauvre petit misérable tel que lui.

Arthur lui jeta un regard noir, mais elle se contenta de lui sourire, ses yeux jaunes le clouant sur place.

Elle glissa doucement vers l'autre épaule de l'homme, lui murmurant à l'oreille ses paroles tentantes.

– Tu mérites tellement mieux chevalier… Pouvoir, gloire, richesse… Que sais-je encore ?

D'un mouvement brusque, Raven se dégagea pour se tourner vers elle.

– Qu'est-ce que tu veux, démone ?

Elle se contenta de rire un peu avant de reprendre :

- Ce que je veux ? Parlons plutôt de ce que tu veux, de ce que je peux te donner.

Le sourire que Raven fit à cette femme fit frémir Arthur, mais il ne tenta rien.

– Je n'ai pas besoin qu'on me donne quoi que ce soit. Je prends moi-même tout ce que je veux.

– Ah oui ?

L'être évanescent avait penché la tête sur le côté, cherchant véritablement à comprendre ce qu'il voulait dire par là.

Elle se rapprocha doucement de lui posant l'une de ses mains sur sa joue, souriant d'un sourire cruel et empli de dents légèrement pointues.

– Il est bien dommage pour toi que tu ne veuilles pas te joindre à moi. Mais peu importe.

Elle recula, griffant la joue du chevalier, se mettant hors de leur porté.

– Mon château est à vingt kilomètres à l'est d'ici, si tu venais à changer d'avis.

Et, sans rien ajouter, elle disparut, ne laissant qu'une traînée noirâtre derrière elle.

Arthur se rendit compte qu'il avait retenu sa respiration pendant tout l'échange.

Se tournant vers Raven, il demanda d'une voix un peu tremblante.

– Est-ce que… Est-ce que ça va ?

Raven se tourna vers lui, et reprit un air un peu plus sympathique, souriant à nouveau.

– Ouais, mais crois pas que ça va t'éviter l'entraînement ! Remet toi en position !

Et, alors qu'Arthur obtempérait, Raven se passa doucement les doigts sur les petites griffures que la créature avait pu lui faire.

Ça ne lui faisait pas particulièrement mal, mais ça le brûlait un peu.

Rapidement, il l'oublia, se concentrant sur tout autre chose.


Le soleil devenait plus chaud, la neige avait disparu depuis un moment, et les plantes commençaient doucement à réapparaître, à la grande joie du petit groupe de voyageurs.

Descendre de cette montagne s'était révélé bien plus simple que d'y monter, et Réléna s'était dit que ce n'était sans doute pas sans lien à l'enlèvement de Duo par un méchant démon à l'allé.

Mais, alors qu'ils continuaient à descendre, Camilla s'arrêta soudainement, faisant stopper tout le monde.

– Bien, il est temps de dire au revoir à Babus !

Trowa ne pu s'empêcher de demander :

- Pourquoi ?

Mais la vieille dame avait déjà l'explication et, d'une certaine manière, ils connaissaient tous la raison de l'abandon de Babus.

– C'est un animal sauvage avant tout ! Il nous a aidé, mais sa place est ici, pas avec nous !

Elle se rapprocha de l'ours qui, selon Trowa, n'avait plus vraiment rien de sauvage, et elle se mit à lui parler doucement.

Personne ne dit rien et elle chuchota encore un moment avant que l'ours ne fasse demi-tour de lui-même.

Duo se sentit, étrangement, un peu triste de voir cet animal partir.

Babus avait été, durant un temps, un membre à part entière de leur équipe.

Camilla revint vers eux, pas réellement triste, pensant tout de même à son ami des montagnes.

Mais elle avait sauvé la vie de Babus en le soignant, et Babus leur avait rendu la pareille, il n'y avait rien à faire de plus.

Et, contrairement à Trowa qui avait sauvé les vies de Quatre et Duo plusieurs fois, Babus avait reprit sa liberté.

Alors qu'ils reprenaient la route, Duo demanda tranquillement :

- Au fait, où est-ce qu'on va comme ça ?

Tomas regarda au dessus de son épaule pour fixer le jeune prince.

– Nous allons au temple de Dame Layne, la déesse que je servais en tant que Grand Prêtre.

– Votre patronne quoi… marmonna Trowa à côté du vieillard.

L'autre hocha la tête.

– Ainsi que celle de Raven, n'est-ce pas ? déclara Hilde, plus réellement sûre d'elle.

A nouveau, le vieil homme hocha la tête.

– Et c'est loin ? demanda Duo à qui la marche faisait tout de même un peu peur.

Tomas réfléchit un instant.

– Eh bien… il devrait être à un mois de marche…

Duo sentit clairement sa mâchoire tomber au sol.

– Si loin que ça ?

Tomas hocha la tête.

– Bien sûr, nous ferons halte dans quelques villages qui se trouvent sur la route. Vous verrez, la distance n'est pas si grande, nous arriverons plus tôt que vous ne le pensez.

– Je vois pas trop comment… grogna Hilde en sentant, soudainement, son sac bien plus lourd qu'auparavant.

Duo, lui, préférait ne pas préciser qu'ils devraient faire le chemin inverse par la suite pour retourner au temple principal pour vaincre le roi des démons...

Ils marchèrent ainsi pendant plusieurs heures, sans prendre le temps de faire aucune pause, le paysage devenant de plus en plus forestier.

Cela leur fit réellement plaisir, le froid de la neige resterait, à présent, loin derrière eux.

Ils se changèrent au milieu du parcours, troquant leurs vêtements d'hiver contre d'autres un peu plus léger, et ces messieurs eurent une drôle de surprise.

Leurs vêtements n'étaient pas des plus pratiques.

Trowa trouva les siens trop ouverts, Quatre et Duo, trop féminins, quand à Heero, il ne comprenait tout simplement pas en quoi consistait l'équipement qu'elles lui avaient choisies.

Il y avait des pièces de cuir, du tissu, une cape, mais il ne comprenait pas vraiment dans quel sens il devait mettre tout cela.

Et les autres étaient trop occupés à râler sur leurs propres vêtements pour lui prêter main forte.

– Je persiste à dire qu'on dirait une robe !

– Non Duo, ce n'est pas une robe, c'est une tunique, et de toute façon, tu n'as rien d'autre !

Quatre avait moins fait le difficile, mais il ne cessait de répéter que ce serait bien difficile de marcher sur les sentiers rocailleux avec des sandales.

Quand à Trowa, il se demandait surtout s'il était vraiment habillé, sa chemise ne pouvant se fermer totalement, il se sentait tout de même à moitié nu !

Heero finit par être aidé par Réléna elle-même qui lui attacha chaque pièce de cuir à la bonne place.

– Voilà ! Le chevalier idéal !

Et elle se remit en route.

Duo, en regardant Heero, ne pu s'empêcher de dire :

- Bah… ça va être tout autant chiant à mettre qu'à enlever ça…

Et il reprit la marche, rapidement suivi par Heero, qui se disait, qu'effectivement, ils risquaient de perdre pas mal de temps.

Mais, il ne pu s'empêcher de rajouter :

- Au moins, je ne porte pas une robe…

Et alors qu'ils continuaient leur route, le chevalier se fit frapper aux côtes par Sa Majesté.


A suivre...

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