Je prends de plus en plus de retard dans mes écrits et je m'en excuse de plus en plus. Voila le chapitre 35 de Silence on Tourne ! Je pense que j'irais jusqu'à 40 chapitre. Et oui c'est bientôt la fin, mais que mes fans ce rassure, j'ai deux fics sur le feu. Petit page de pub…
SOT Alternative : Si au lieu de choisir Taylor, Roxie avait choisis Kellan … C'est pas Joe qui s'en plaindra !
I Married My Best Friend : J'étais censé épouser Edward à Vegas ce week-end. Ce que je n'avais pas prévu, c'est la visite de mon meilleur ami pour me convaincre de ne pas le faire. Et lorsque je me suis réveillé ce matin là avec la gueule de bois et la bague au doigt…
Letty :
Ah tu nous a fait une overdose de souffrance là ! Aller, voila un peu de douceur dans ce monde de brute !
SuperGirl971 :
Le retour au bercail, c'est pour le prochain, j'avais un dernier délire à placé, et il me reste un scène dans le prochain chapitre suivant avant le départ. En attendant, bonne lecture ! Oh et pour les M. X, tkt j'ai commandé le mien, il arrivera le 18 avril pour mes 18 ans !
Lolinette :
Ca fait plaisir de savoir que tu es accro. Je compte continuer de rester forte en émotion. Et comme dirait un ami : Et paf ! Ca a fait des chocapic ! Je sais ca n'a rien à voir, mais je voulais la sortir…
4everjackson :
ravie que ca te plaise, je te laisse déguster la suite.
Aunda :
Petite perverse ! Bon, je ferais un effort dans le prochain chap, je t'en mettrais une part au frais !
Anghjulina :
De la part d'une artiste de l'écriture tel que toi, ces mots me vont droit au cœur ! Avec ca j'ai les chevilles qui vont enfler !!!
Anais :
Merci miss de me suivre, et tkt je t'apporte tes deux tomes mardi sans faute !
Petit message : Je me suis lancé un défi stupide. Les paris sont ouvert. Dans le prochain chapitre, j'ai deux phrases pourris à placer. La première : Et paf ! Ca a fait des chocapics ! Et la deuxième : Et la marmotte, elle met le chocolat, dans le papier d'alu !
Si vous avez d'autre idée de phrase à la con, mon jeu maintenant, ce sera d'en placer le plus possible. Laissez moi votre phrase dans votre review… Les citations de séries débiles sont acceptée (et non ce n'est pas un message pour SuperGirl971 et CASR).
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Chapitre 35 :
Notre dernière journée au Paradis
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Ce soir là, je dormis peu. Je me contentai d'écouter la respiration régulière de Taylor sur le torse du quel j'étais allongée. Machinalement, au fil de mes réflexions, je traçais des cercles sur son ventre.
Je venais de perdre un ami, et ma vie partait à volo.
Je jetai un coup d'œil à ma montre. Quatre heure du matin. Un calcul rapide m'appris qu'à Paris, il était neuve heure. Martha était une lève tôt… du moins je l'espérai…
Je me levai sans faire de bruit et sortis de la chambre. Je traversai le salon et passai sur la terrasse. Je profitai de la nuit pour m'allumer une cigarette. Je voulais arrêter, mais quelques fois, des situations changent vos projets. Je composai le numéro de Martha et attendis. Trois bip plus tard, sa voix résonna au bout du fil.
-Martha SaintClair.
-C'est moi, dis-je seulement.
-Comment vas-tu ? Demanda-t-elle avec sa voix la plus sérieuse.
-Bof.
Je lui racontai en détail le début des vacances parfait, puis les attentions que Tay avait eu à mon égard, et enfin, la dispute avec Kellan.
-Ca devais finir par arrivé, dit-elle seulement.
-J'aurais aimé croire le contraire.
Elle soupira.
-Je ne peux pas t'aider sur ce coup là. Kellan est quelqu'un de bien, et je ne pense pas qu'il veuille réellement te rayer de sa vie. Laisse lui le temps.
-Toi qui disais ne pas pouvoir m'aider, dis-je avec sarcasme.
Elle rit. Puis le sérieux revint.
-J'ai eu Maitre Vallet au téléphone.
-Alors ? Demandai-je, le ventre noué.
-Julian n'abandonne pas, il ira jusqu'au procès. L'attaque pour diffamation est valide, mais elle a de bonne chance de la faire sauter.
-En gros rien de nouveau, résumai-je.
-En gros.
Je soupirai.
-J'ai aussi eu Edward.
Tiens ?
-Ah bon ?
-Oui, il s'inquiète pour toi, et comme depuis que vous êtes séparé, il n'ose pas te demander en face si tu vas bien.
J'eu un faible sourire. Quand mon père était mort, Edward avait fait livré des tonnes de fleurs et m'avait envoyé son assistant pour être sur que je tenais le coup. Mais ça n'étais pas par manque de temps où d'intérêt ! Il attendait dans la voiture en bas de la rue. Il avait juste peur.
-Merci de me l'avoir dit Martha.
-Pas de quoi. Bonne fin de vacances miss.
-Toi aussi Martha.
Nous raccrochâmes sans un mot de plus. Parfois, j'en venais à me demander ce que je deviendrais sans Martha et son calme, sa force. Je serais sans doute enfermée en soin psychiatrique. Je regardai un moment la mer avant de me décider. Je composai son numéro et patientai.
-Allo ?
-Edward, c'est Roxie.
-Oh ! Rox' ! Comment vas-tu ?
-Ca peux aller. Je fais au mieux.
-J'imagine, répondit-il. Tu es une fille forte.
J'eu un sourire.
-Ce mec est fou, marmonna-t-il.
-Pas seulement, malheureusement.
Edward resta silencieux. Je le connaissais si bien que même ses silences avaient une signification pour moi. Je les comprenais comme de longue phrase, avec leur intonations, leurs tendances, leur ton.
-Ca ira Teddy. Je vais m'en tirer.
-Tu as plutôt intérêt. Je dois te laisser, la mystérieuse inconnu que j'ai ramené cette nuit ce réveil.
-Blonde ou brune ?
-Brune, bien sur.
Je ris et lui dis au revoir alors qu'il raccrochait déjà. Un vent frais caressa ma peau, me faisant greloter. Je m'entourai de mes bras et entrai dans le cottage pour retourner me blottir dans les bras de mon amant qui m'attendait sagement dans notre chambre.
*
* * *
Au matin, Taylor n'était plus avec moi. Sur le matelas, à sa place, il y avait un bout de papier.
-J'ai pas gagné au change, murmurai-je en ramassant le papier pour le lire.
Je suis partie faire un footing, ne m'attends pas pour aller petit déjeuné.
Je soupirai bruyamment avant de me lever pour prendre ma douche. L'eau chaude sur ma peau me fit le plus grand bien, malgré la température importante.
J'étais encore sur les nerfs. Impossible de me calmer.
Je m'habillai rapidement : short en jean, débardeur et chaussure de marche. J'avais envie de traverser l'île jusqu'à en tombé de fatigue.
Je fis mon sac pour y mettre une bouteille d'eau et quelques ustensiles indispensables, puis pris la route.
Le sol était sec et chacun de mes pas soulevait un nuage de poussière. Le soleil tapait déjà bien fort. Je suivis le sentier jusqu'à un croisement. Les panneaux indiquaient les cottages derrière moi, un sentier dans la forêt et un autre dans les collines de l'île. Je m'arrêtai pour mettre de la musique. Les premiers accords de « Never Knew » de The Rocket Summer me détendirent immédiatement. Je repris ma route dans les collines.
Au fur et à mesure que je grippai sur les hauteurs de l'île, le décors paradisiaque se révéla à moi, comme sur une carte postale. La végétation était d'un vert émeraude soutenu qu'on aurait jamais imaginé autre part que dans le monde d'Avatar. La mer bleu azure virait au turquoise sur les cotes et au bleu roi vers le large.
Je soupirai bruyamment. Traversant la route caillouteuse, je passai sur le bas coté verdoyant et m'y essayai lourdement. Je m'étendais dans l'herbe tendre, les mains callées derrière la tête pour regarder le ciel.
Ce dernier était entièrement bleu, mise à part quelques touches blanches et mousseuses.
Ses derniers mois avaient été éprouvant pour moi. J'étais passé de mon statue de zombi social à celui de reine du bal. Et franchement, ca n'était pas de tout repos. Quelques fois, il y a des avantage à être transparente.
Pourtant, malgré toute la fatigue que j'avais accumulé, je n'arrivai pas à regretter. Après tout, ses derniers mois m'avait apportés Taylor, alors que pouvais-je bien regretter ?
Je crois que j'avais finis par m'endormir dans l'herbe fraiche. Ce son les rayons du soleil passant au dessus de la cime des arbres qui me réveillèrent. Je me frottai le visage en me demandant vaguement depuis combien de temps j'étais là.
Je me relevai et m'étirai, chassant les dernières brides de sommeil. Puis je repris la route en sens inverse. Le décors de la nature à son état le plus sauvage semblait intensifié par la lumière du soleil. Les couleurs étaient plus vives, plus fortes.
Je rentrai directement au cottage. Je le trouvai d'abord vide, avant d'entendre du bruit dans le jardin. Je passai la tête par la baie vitrer et retins de justesse un rire.
Taylor était debout, au milieu de l'espace vert derrière le cottage. Il s'entrainait.
Je dois avouer que la vue de son corps à peine recouverte par un caleçon blanc et une paire de basket eu un effet dévastateur sur moi.
Autour du jardin, les arbres étaient si haut et si serrés que la lumière ne filtrait que par endroit. Du coup, chaque mouvement qu'il produisait faisait varier la lumière sur sa peau cuivrée et illuminait plus ou moins sa peau selon la pellicule de transpiration qui s'y trouvait.
Je l'entendais souffler fort et pousser quelques grognement sous l'effort. Après les pompes, il passa à quelques étirements et échauffement avant de partir dans un défilé de figure toute plus impressionnante les unes que les autres. Il fit un dernier salto avant de retombé à terre, sur un genoux. De là où j'étais, je voyais son dos se soulever au rythme de sa respiration. J'en profitai pour siffler entre mes dents.
Il tourna la tête vers moi pendant que je quittai la pénombre fraiche de la maison pour m'avancer dans le jardin. Il me lança un regard en biais et me sourit.
-Ta balade a été constructive mon cœur.
Entendre ses mots dans sa bouche me faisait toujours fondre.
-Autant qu'à du l'être ton entrainement.
Il me sourit tandis que je traversai la pelouse pour m'assoir près de lui.
-J'ai fais tous les exercices que j'avais l'habitude de faire avant que tu me pousse à faire la grasse mat', dit-il l'air faussement accusateur.
-Oh, dis-je, moi-même faussement outrée. Moi ! Je te fais faire la grasse mat'.
-Parfaitement, dit-il en m'embrassant doucement.
Je passai mes bras autour de son cou pour l'attirer plus près de moi.
-Il y a un exercice auquel je suis sur, tu ne t'ai pas adonné. Un exercice hautement caloriphage.
-Hum ?
Je le fis basculer sur le dos, à califourchon sur lui.
-Celui là, dis-je en l'embrassant passionnément.
Il eu un léger sourire en me rendant mon baisé. Il fit passer ses bras autour de ma taille pour me plaquer contre lui. Ses doigts passèrent sous mon débardeur et il caressa doucement ma colonne vertébrale. Je ronronnai presque littéralement dans ses bras. Taylor attrapa les bords de mon t-shirt et les remonta. Je levai les bras pour l'aider à m'ôter le bout de coton blanc. Je me redressai et posai mes mains sur son torse pour tenir mon équilibre. Puis je plongeai mon regard dans le sien.
-Je t'aime Taylor.
Il caressa mes bras avec douceur.
-Moi aussi je t'aime.
Il remonta sa main jusqu'à ma nuque et m'attira contre lui. Nous nous embrasâmes avec fougue, jusqu'à ce que le souffle nous manque. Je fit descendre mes mains sur son torse pour atteindre son caleçon et le faire glisser sur ses jambes. Il avait déjà envoyer promener ses pompes à l'autre bout du jardin.
Lui-même s'affairait sur mon short et j'avais également fait disparaitre mes chaussures. Lorsque nous fûmes nu tout les deux, allongé dans l'herbe tendre, Taylor me fit basculer sur le dos. Il laissa courir ses doigts le long de mes hanches, provoquant en moi une série de frisson incontrôlable.
La chaleur extérieur n'était rien face à la combustion spontané dont j'étais en train de souffrir. Taylor enfouit son visage dans le creux de mon cou. Lorsque sa langue traça une ligne sur ma clavicule, je fermai les yeux et m'agrippai à sa tignasse d'un main et à ses impressionnant biceps de l'autre.
La pression qui montait en nous était en train de me broyer le ventre. Je gémis faiblement sous lui et ondulai des hanches pour lui intimer l'ordre de faire vite.
Comme pour répondre à une prière muette, il se positionna entre mes jambes et s'introduisit en moi d'un seul coup de rein.
Il nous fallu une seconde pour reprendre notre souffle. Enfin Taylor entama ses va-et-vient, me faisant monter au septième ciel.
Alors qu'il tentait de calmer le jeu, je le fis basculer sur le dos pour prendre les commendes. Posant mes mains sur son torse pour me guider, j'entamai de longs et langoureux mouvements de bassin. Taylor posa ses mains sur mes hanches pour accompagner le mouvement.
Nos souffles étaient de plus en plus rapide et je sentais que mes nerfs allaient lâcher d'une seconde à l'autre.
La jouissance fut tout bonnement extraordinaire. Je me laissai lourdement tomber sur le torse mon amant. Nous étions tout deux en nage.
Taylor traça une série d'arabesque dans mon dos pendant un moment, fixant le ciel dégagé au dessus de nos têtes.
-A quoi penses-tu ? Demandai-je en me redressant légèrement.
-A toi.
Il releva la tête et plongea son regard dans le mien.
-Je me disais qu'une fille comme toi était trop belle pour être vrai.
Je rougis. Que faire d'autre ?
-Je t'aime.
Il m'embrassa sur le front et m'attira de nouveau contre lui de manière à poser ma tête contre son torse. Le son de ses battements de cœur me berçait. Je finis par m'endormir contre lui.
*
* * *
Les jours suivant ce déroulèrent sans accro. Les membres de l'équipe tentait de nous réconcilier, Kellan et moi, mais aucun de nous deux ne voulait lâcher ses convictions. Et sans doute est-ce mieux ainsi.
Les jours ont défilé avec leur lot de fêtes, de jeux entre amis, et de moment crapuleux à deux.
La veille du départ, nous étions tous assez déprimé.
-Faisons quelque chose de grandiose ! S'exclama Boobo.
-T'es marrant toi, répondit Kiowa en serra Audrey plus fort. On a déjà tous fait !
Je ris en me blottissant d'avantage contre Taylor. Je perçu Kellan près de moi qui se recroquevillait sur son siège.
-Un water polo ?
-Déjà fait.
-Un poker ?
-Déjà fait.
-Une grosse fête ?!
-Déjà fait, et tout les jours de la semaine en plus.
Booboo soupira. Moi je riais sous cape.
-Moi j'ai une idée, annonça mon amant.
Je me tournai vers lui, perplexe. Lui, affichait un sourire triomphant.
-Accouche Tay !
Il rit.
-Une chasse à l'homme.
Il fallu une seconde au garçons pour comprendre, puis dix minutes pour calmer leur enthousiasme.
-Du calme les gars, tenta Nikki en se levant.
-C'est une super idée Tay.
-Ouais, mais alors, filles vs garçons.
Tay eu un sourire.
-Bien évidement.
-Tu m'explique, demandai-je.
Il me sourit.
-Et bien, deux équipes, une équipe fille, une garçon. Deux drapeaux, la première équipe qui récupère le drapeau de l'autre gagne.
-Attendez, on est pas équilibré ! Il n'y a que sept filles pour neuf garçons !
Les garçons se jetèrent un regard.
-Messieurs, dit Chaske en se dressant fièrement. Il faut un volontaire pour passer dans l'autre camps.
Il y eu une minute de silence avant de les garçons se mettent à brailler.
-du calme les gars ! Si c'est comme ça, les filles, c'est vous qui choisissez.
Nous nous réunîmes en cercle pour nous concerter.
-On ne peut pas prendre un de nos copains, ca ne serait pas juste pour les autres, annonça Ashley.
-C'est vrai, acquiesça Kristen.
-Alors il reste Booboo, Kellan et Bronson.
Nous n'eûmes même pas besoin de délibérer. Kellan, c'était hors de question, trop douloureux pour moi. Maintenant, si nous devions choisir le plus habile…
-Booboo Stewart !
Booboo poussa un cri de victoire et vint se placer près de nous, un immense sourire au lèvre.
*
* * *
Une heure plus tard, nous nous séparâmes. J'embrassai rapidement Taylor avant de suivre le groupe vers notre clairière. Une fois à l'abris des oreilles indiscretes, nous nous concertâmes.
-Je propose de ne pas laisser le drapeau ici. On ce le fait passer, chacun son tour. Toute les vingt minutes, celle qui a le drapeau revient au camps et échange avec une autre.
Nous acquiesçâmes. J'avais l'impression de jouer dans un film de guerre, au point que je devais retenir un fou rire. Ashley et Nikki jouaient les colonels et avaient l'air de bien en profiter.
Il fut donc mis en place un roulement. Audrey commençait, puis Ashley, puis Kristen, suivit de Booboo. Je passai juste après.
Nous mîmes en place le camp. Ashley s'allongea dans l'herbe en haut d'un talus et resta un moment à regarder l'endroit où Booboo et Audrey avaient disparu. Je finis par me lever et m'éloigner du camps. Rester assise à ne rien faire ne me plaisait que moyennement.
Je traversai une première rangé d'arbre tropicaux. Ne me demander pas leur nom, j'aurais été incapable de le savoir même si ma vie en dépendait. Autour de moi, un nombre incalculable de couleur s'étalaient sur le paysage comme tant de peinture sur une toile. Je levai le nez une seconde pour observer la végétation. C'était tout bonnement magnifique, digne des plus belle carte postale.
Un bruit me fit sursauter. Je me rendis compte que je m'étais un peu plus enfoncée dans la forêt que ce que j'avais prévu. Je regardai autour de moi. Une ombre traversa mon champ de vision. J'eu un hoquet de surprise lorsque deux bras m'encerclèrent la taille pour me mettre à terre.
Le visage de Taylor apparu au dessus de mien. Il se mit à califourchon sur moi et bloqua mes bras au dessus de ma tête.
-Hey, me plaignis-je en me tortillant sous lui.
-Tu es ma prisonnière, dit-il en approchant ses lèvres de mon cou.
Je soupirai de plaisir.
-Taylor, arrête. Il y a du monde dans cette forêt.
Il rit et embrassa doucement ma peau, me faisant tressaillir.
-Taylor !
Le mufle se redressa et disparu en riant entre les arbres. Je grognai en me redressant, le maudissant silencieusement. Il ne perdait rien pour attendre. Je repris ma route vers le campement en me rendant compte qu'il était l'heure pour moi de prendre le drapeau.
Booboo n'était pas encore arrivé lorsque j'entrai dans la clairière. Audrey et Kristen discutaient, assises dans l'herbe. Elles me firent signe lorsque j'arrivai près d'elle. Je me rappelai alors pourquoi nous étions là et je me rendis compte que je n'avais même pas cherché à obtenir des informations de Taylor. C'est dingue comme je suis distraite en sa présence.
Booboo émergea en sprint d'entre les arbres, suivit par Ashley.
-Vite, on est repéré.
Je récupérai le drapeau lorsque Kellan, Jackson et Rob entraient dans la clairière. Ashley eu le temps de me glisser à l'oreille que Julia et Tinsel étaient à deux doigts d'obtenir le drapeau des garçons avant qu'elle me hurle de courir.
Je pris une profonde inspiration et filai pendant que Kristen retenait Rob et que Booboo et Ashley de jetai sur Jackson. Je n'eu pas le temps de voir si Kellan était stoppé.
Je couru un moment sans trop regarder où j'allais. Des bruits de pas retentirent derrière moi et j'accélérai le pas, augmentant ma foulée.
Je sautai un ruisseau et continuai en descendant une bute.
J'entendais toujours les pas derrière moi.
Je courrai encore dix minutes avant que mes poumons et mon pauvre cœur ne me rappelle à leur bon souvenir. Je dus ralentir un peu pour ne pas m'effondrer. Malheureusement pour moi, mon poursuivant en profita pour remonter et plongea sur moi, me mettant face contre terre.
Le drapeau, heureusement pour moi, était accroché à ma ceinture, à l'avant. Mon assaillant me retourna pour me mettre sur le dos. C'est ainsi que je me retrouvai face à face avec Kellan. Je rougis instantanément.
Kellan planta son regard azure dans le mien et resta ainsi sans bouger. Lorsqu'il se décida enfin, ca n'était pas pour le jeu.
-Roxie, je suis désolé.
Je restai sans comprendre.
-J'étais en colère et malheureux, alors j'ai voulu te faire de la peine en m'éloignant de toi. C'était petit et mesquin. Je suis désolé.
Il s'écarta un peu pour que je puisse m'assoir.
-J'espère que tu me pardonnera, dit-il.
Je le fixai toujours sans oser prononcer un mot.
-Moi aussi Kellan, je suis désolé. Je t'ai blessé plus d'une fois, et tu ne le mérite vraiment pas.
Il eu un sourire triste et se leva. IL me tendit la main pour m'aider à me lever à mon tour. Il tentait de jouer les gars distant, zen, mais je sentais une tension en lui assez importante pour fissurer l'Himalaya.
Lui comme moi, nous savions qu'il nous serait maintenant impossible de garder un relation amicale sans aucun sous entendu. Ca me rendait dingue, mais je n'y pouvais rien.
Un cri de victoire retentit au loin. Kellan et moi échangeâmes un coup d'œil avant de nous élancer vers son origine.
Nous débouchâmes sur la clairière qui servait de lieu de ralliement des garçons. Tinsel agitait fièrement le drapeau des hommes. Les filles et Booboo l'entouraient pour la féliciter. Taylor apparu près de moi et me prit la main. Je lui souris doucement et m'appuyai contre lui. Son regard se posa sur Kellan près de moi et il haussa un sourcil. Je murmurai que je lui expliquerai plus tard.
Il acquiesça et nous retournâmes à la contemplation de la joyeuse bande. Les filles retournaient vers leur camarade masculin avec un sourire malicieux.
Le soleil commençait à décliner au loin derrière les collines de l'île, signe que la fin de nos vacances approchaient à grand pas.
Mais il nous restait encore assez de temps pour une dernière chose…
