Deuxième partie, here we go! ;)
Épilogue: Partie II
Dana Barnett esquissa un nouveau sourire à l'attention de la Présidente Robbins et de l'Agent Torres puis se frotta les mains d'un geste avide.
- Maintenant que nous avons passé en revues tout ce qui avait trait à votre vie professionnelle, nous en arrivons enfin au sujet qui est sur les lèvres de tout le monde depuis plus d'une semaine: l'annonce de vos fiançailles! s'exclama-t-elle excitée.
Son exubérance fit apparaître une expression amusée sur le visage des deux femmes face à elle, ce qui l'encouragea à poursuivre.
- Je veux une exclusivité! déclara-t-elle en croisant les jambes d'un geste détendue.
- Une exclusivité? répéta Arizona, appréhendant la réponse qu'elle allait recevoir.
Que voulait-donc savoir cette bonne femme sur leurs fiançailles? Elles allaient se marier, elle n'avait pas besoin d'en connaître plus sur le sujet…
- Oui, confirma l'animatrice avec un grand sourire avide. Au nom de tous les romantiques de cette planète qui suivent votre histoire depuis ses débuts, pourriez-vous nous dire comment ça s'est fait? Qui a demandé qui en mariage?
Arizona laissa échapper un soupir de soulagement. Cette question, elles pouvaient gérer. Quoique… pensa-t-elle en échangeant un nouveau regard complice avec Callie.
- Ce n'est pas si simple que ça Dana, déclara-t-elle en rigolant.
Elle esquissa un grand sourire en se remémorant parfaitement le soir où elles s'étaient fiancées. Tournant sa bague de fiançailles contre son doigt, elle baissa le regard vers celle qui ornait celui de Callie. Deux anneaux, deux demandes…
Oui, ce n'était pas si simple que ça…
~ 8 jours plus tôt…
- Arghhhh, grogna Arizona en laissant sa tête retomber contre la surface dure de la rambarde sur laquelle elle était appuyée.
Elle se trouvait sur le balcon de sa chambre, fixant le Washington Monument éclairé dans la nuit, à essayer d'apaiser le stress qui ne la quittait plus depuis plusieurs jours. Mais il fallait croire qu'il s'agissait d'une cause perdue d'avance. Ses pensées ne voulaient pas ralentir et parcouraient son cerveau à une vitesse folle.
Elle redressa la tête et appuya ses deux coudes contre la balustrade avant de baisser les yeux vers l'objet qu'elle tenait de ses deux mains et avec lequel elle ne cessait de jouer nerveusement.
Il s'agissait d'un luxueux écrin en velours noir qui contenait une bague en or blanc ornée d'un magnifique diamant solitaire.
Arizona avait passé des jours à la trouver, parcourant des centaines de catalogues et faisant venir jusqu'à son bureau des milliers de bagues, à la recherche de celle parfaite pour Callie.
Elle voulait une bague à l'image de cette dernière. Une bague qui était magnifique, belle, précieuse. Une bague dont la classe et la beauté résideraient dans sa simplicité. Une bague unique…
Elle voulait une bague qui était sûre de plaire à sa petite-amie et lorsqu'elle avait aperçu ce magnifique anneau blanc, elle avait tout de suite su que c'était celle-ci. C'était la bonne…
Elle ouvrit le petit coffret et fixa le bijou en se rejouant une nouvelle fois son plan: dans trois jours, elle était attendue à Rome pour une visite officielle et elle avait la ferme intention de faire sa demande là-bas.
Tout était déjà prévu. Elle avait réussi à convaincre Callie de prendre quelques jours de congés pour l'accompagner et, quand elles seraient dans la capitale italienne et qu'elle n'aurait plus aucune obligation à remplir, elle ferait revivre à sa petite-amie la soirée qu'elles avaient eue des mois auparavant… Elle avait déjà mis en place un plan parfait avec Mark qui lui permettrait de ramener Callie à chaque endroit qu'elles avaient visité ensemble. Puis, elle avait prévu de finir la soirée au Colisée, où elle ferait allumer des milliers de bougies, et c'étaitlà-bas qu'elle avait prévu de lui demander de l'épouser.
Oui, c'était le plan. Plan qu'elle s'était répété des milliers de fois dans sa tête depuis des jours et qui, malgré sa perfection, n'arrivait pas à faire disparaître sa nervosité.
- Et merde! jura-t-elle à voix haute.
- J'adore quand tu parles toute seule, lança Callie derrière elle.
Un vent de panique gagna Arizona lorsqu'elle sentit sa petite-amie s'approcher dans son dos. Elle mit quelques secondes à retrouver sa capacité à bouger et se dépêcha de fourrer l'écrin dans la poche intérieure de la veste de tailleur qu'elle portait. Elle détourna ensuite son regard du Washington Monument pour faire face à Callie qui s'avançait vers elle.
- Hey! salua-t-elle d'un ton faussement enjoué.
- Hey? répéta Callie en fronçant des sourcils. Je crie ton prénom depuis plus de 5 minutes…
- Désolée, s'excusa Arizona en grimaçant. J'étais perdue dans mes pensées.
- Un jour, tu risques de voir ton cerveau exploser à force de trop réfléchir, déclara Callie en comblant les mètres qui les séparaient pour la prendre dans ses bras.
Un rire s'échappa des lèvres d'Arizona qui se sentit tout de suite beaucoup plus détendue. Finalement, il semblait que la seule solution à son stress était la source même de ce stress. D'un geste de la main, elle vérifia que l'écrin était bien en sécurité dans sa poche, puis enroula ses bras autour de la nuque de Callie qui tenait fermement ses hanches et se penchait pour capturer langoureusement ses lèvres.
- Comment était ta journée? questionna Arizona en laissant ses lèvres s'attarder contre celles de Callie.
- Fatigante, répondit cette dernière avec une caresse du nez, mais elle vient de nettement s'améliorer…
- Hmmm, souffla Arizona en l'embrassant de nouveau, je ne peux qu'être d'accord…
Elle fit glisser ses mains le long de la nuque à Callie jusqu'à ses clavicules qu'elle caressa tortueusement. Callie laissa échapper un gémissement appréciateur et ferma brièvement les yeux.
- J'ai l'impression de ne vivre que pour ces moments, déclara-t-elle dans un murmure. De ne tenir la journée que pour pouvoir me retrouver seule avec toi les soirs…
Elle ponctua ses paroles de multiples baisers déposés tendrement sur le visage d'Arizona.
- On devrait vraiment envisager l'idée de s'enfuir sur une ile déserte, poursuivit-elle avec un sourire.
- Une ile déserte? s'enquit Arizona dans un rire.
- Oui, affirma Callie. Juste toi et moi… On serait loin de tout et je pourrais te voir à longueur de journée – de préférence nue – et je pourrais te faire l'amour pendant des heures et des heures…
Au fur et à mesure de ses dires, elle glissa ses mains en dessous de la veste et du chemisier d'Arizona pour avoir un contact direct avec son dos qui fut immédiatement parcouru d'un frisson.
- Je dois dire que ta proposition est très tentante, murmura Arizona d'une voix suave, mais je te connais Calliope… Tu aimes trop capturer les méchants pour abandonner ton travail…
- C'est vrai, admit Callie.
Dans une caresse doucereuse, elle fit glisser ses mains du dos d'Arizona jusqu'à son ventre.
- Il n'empêche que je pensais réellement ce que je disais, déclara-t-elle en posant un baiser à la commissure de ses lèvres, je ne vis que pour te retrouver…
- Et c'est la même chose pour moi.
- Ce week-end en Italie ne pouvait pas mieux tomber, ajouta Callie avec un sourire. J'ai hâte de me retrouver seule avec toi en dehors de ces murs…
Arizona se figea brusquement à la référence de Rome tandis que Callie l'embrassait une dernière fois avant de retirer ses mains de son abdomen pour les glisser dans ses deux mains.
- En attendant, commença Callie en s'éloignant à reculons et en l'attirant avec elle, que dirais-tu d'un diner en tête-à-tête?
Arizona, soulagée, retrouva peu à peu son sourire. Il était évident que Callie ne se doutait de rien et que pour elle, leur séjour à Rome n'était qu'un voyage lambda.
- C'est toi qui le prépare? demanda-t-elle en se laissant guider en direction de l'intérieur.
- Ça va de soi, assura Callie avec un sourire en continuant de reculer à l'aveugle vers la baie vitrée. Je sais que tu n'as rien mangé de la journée et qu'il n'y a que mon poulet piccata qui peut rattraper ça…
Arizona ne la quitta pas du regard tandis qu'elle continuait de l'attirer vers l'intérieur.
- On t'a déjà dit que tu étais géniale?
- Très souvent, répondit Callie avec un sourire, mais je ne m'en lasse jamais…
Les papillons familiers qu'Arizona ressentait au creux de son estomac à chaque fois que Callie lui souriait firent leur apparition à nouveau et elle se figea brusquement l'amenant aussi à s'arrêter.
Cette dernière fronça des sourcils lorsqu'elle remarqua l'air ahuri qui venait de gagner tout d'un coup sa petite-amie.
- Tout va bien? demanda-t-elle.
Arizona, toujours hébétée, ne répondit pas. Elle continuait de la dévisageait longuement alors qu'une réalisation venait de la frapper tout d'un coup.
- Arizona…
Ce fut l'inquiétude dans la voix de Callie qui l'amena à sortir de sa léthargie.
- Je vais bien, assura-t-elle en esquissant un grand sourire.
- Tu es sûre? questionna Callie en esquissant un léger sourire moqueur. Parce qu'on dirait que tu viens d'être frappée par un électrochoc…
- Quoi? Non je t'assure que ça va, répondit Arizona en secouant légèrement la tête pour retrouver ses esprits. C'est juste que –
Juste qu'elle venait de réaliser, en cet instant précis, que ce qu'elle voulait exactement était là...Juste là. Devant elle. Et qu'elle ne voulait plus attendre une seconde de plus avant de l'avoir…
- Je voulais attendre qu'on soit à Rome pour te le demander, annonça-t-elle lentement. Je voulais un cadre plus romantique. Un cadre qui représenterait quelque chose d'unique…
L'expression moqueuse sur le visage de Callie disparut peu à peu pour laisser place à une confusion évidente.
- De quoi parles-tu? questionna-t-elle.
- J'avais prévu de t'amener au Colisée, continua Arizona comme si elle n'avait pas été interrompue. Endroit même où j'ai réalisé que ce que je ressentais pour toi allait au-delà de l'attirance physique… Je voulais que ce soit parfait, parce que tu es parfaite…
Callie la regarda glisser une main dans ses boucles blondes et comprit par ce geste familier qu'elle était nerveuse et qu'il devait s'agir de quelque chose de relativement important.
Une petite voix dans sa tête lui disait qu'elle savait exactement de quoi il s'agissait et elle pria de toutes ses forces de se tromper…
Arizona laissa retomber sa main et la fixa droit dans les yeux avant de se décider à reprendre la parole.
- J'avais tout un plan dans la tête Calliope, assura-t-elle, mais je ne peux plus attendre une seconde de plus… Je réalise que j'ai déjà trop attendu et que j'aurais dû te le demander il y a longtemps…
Elle avait toujours su que c'était avec Callie qu'elle voulait passer le reste de sa vie. Elle l'avait su dès le moment où elle lui avait adressé pour la première fois son magnifique sourire.
Arizona fixa Callie pendant de longues secondes d'un silence de plomb et prit une grande inspiration.
- Épouse-moi, déclara-t-elle de but en blanc.
Callie ouvrit de grands yeux surpris, complètement abasourdie par la demande. Arizona le remarqua immédiatement et sentit une légère panique l'envahir.
- Ce n'est pas comme ça que je m'étais imaginée te poser la question, assura-t-elle en secouant légèrement la tête, se maudissant intérieurement.
Elle s'arrêta et prit une nouvelle inspiration avant de reprendre la parole.
- Je t'aime, déclara-t-elle. Plus que tout. Et je veux passer le reste de ma vie avec toi… Tu me rends heureuse Calliope. Tu me rends meilleure et je suis complètement dingue de toi… Je ne peux plus vivre sans toi. Et – et je ne veux plus passer une minute de plus en étant seulement ta petite-amie. Je veux plus. Je veux clamer au monde entier que je t'appartiens, que tu es ma femme et que nous sommes liées l'une à l'autre pour l'éternité… Je veux des engagements. Je veux me marier avec toi…
C'était un fait, sa déclaration sonnait beaucoup mieux dans sa tête! Mais il était trop tard pour faire machine arrière. Il était trop tard pour attendre Rome. Attendre d'écrire sa demande et de l'apprendre par cœur.
Et même si elle avait la possibilité de remonter le temps de quelques minutes, elle savait qu'elle referait sa demande en cet instant. Parce que, comme elle l'avait dit à Callie, elle ne pouvait plus attendre une minute de plus.
- Je veux me marier avec toi Calliope, répéta-t-elle de nouveau. La question est de savoir si c'est aussi ce que tu veux… Est-ce que tu accepterais de faire de moi la personne la plus chanceuse au monde en acceptant de m'épouser?
Une nouvelle réalisation la frappa et elle se donna un coup de paume sur la tête.
- Merde! jura-t-elle. J'ai oublié!
Elle fouilla frénétiquement dans la poche de sa veste et en sortit le petit écrin noir en velours qu'elle avait caché à l'intérieur quelques minutes auparavant. Elle baissa les yeux vers lui et puisa dans sa vision la force de faire deux pas vers Callie pour le lui tendre.
- Calliope Iphigenia Torres, déclara-t-elle d'un ton solennel, me ferais-tu l'honneur de devenir mon épouse?
Callie, toujours assommée, baissa les yeux vers la bague tendue sans prononcer le moindre mot.
Arizona venait de la demander en mariage… Ce qu'elle avait redouté qu'il arrive s'était finalement produit et elle n'arrivait même pas à avoir la moindre pensée cohérente parce que, bon sang! Arizona venait de la demander en mariage!
Cette dernière fixa le visage imperturbable de sa petite-amie en sentant son cœur s'accélérer de plus en plus vite.
Yep, elle aurait dû se cantonner à son plan initial! Et merde qu'avait-elle fait? Elle avait Rome et le Colisée de son côté! Il était évident que Callie était déçue de sa demande. Après tout elle était la Présidente des États-Unis d'Amérique, elle aurait pu faire beaucoup plus que de –
- Ça dépend… déclara finalement Callie.
Arizona ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit.
Okay, celle-ci, elle ne l'avait pas vu venir…
- Ça dépend? répéta-t-elle confuse.
- Oui, confirma Callie avec son visage toujours imperturbable, ça dépend…
Elle porta à son tour sa main vers l'intérieur de sa veste et fouilla dans la poche intérieure avant d'en sortir quelque chose. Arizona suivit le geste des yeux et vit Callie tenir entre ses doigts une magnifique bague de couleur or, entourée de petit diamant.
- Ça dépend si toi, tu acceptes de m'épouser, précisa enfin Callie en tendant l'anneau entre elles.
La bouche d'Arizona s'ouvrit un peu plus et elle aurait juré que tout l'oxygène de son corps venait de la quitter.
Non finalement, c'était définitivementcelle-ci qu'elle n'avait pas vu venir…
- Co – que…
- Depuis que je suis rentrée de mon stage de renforcement, je me balade avec cette bague dans la poche, attendant le moment parfait pour te demander ta main,expliqua Callie avec un sourire. J'avais aussi prévu de la faire la semaine prochaine à Rome, ajouta-t-elle en rigolant. Mais il faut croire que tu m'as devancé…
Son rire s'évanouit petit à petit et elle continua de fixer Arizona avec un regard flamboyant.
- Oui… annonça-t-elle doucement.
- Oui? répéta Arizona. Tu acceptes?
- Comme s'il était possible que je fasse autrement Arizona, répondit Callie en levant légèrement les yeux au ciel.
Un énorme sourire se dessina sur le visage de la blonde lorsqu'elle réalisa enfin ce que Callie était en train de lui dire. Elle glissa la bague au doigt de Callie avant d'attraper son col de ses deux mains et l'attira contre elle dans un baiser fougueux.
Callie, la main tenant la bague toujours tendu, ferma les yeux et répondit à l'étreinte.
- Je suppose que ça veut dire que tu acceptes aussi, déclara-t-elle contre ses lèvres.
- Comme s'il était possible que je fasse autrement, répondit Arizona en reprenant ses paroles avant de s'emparer de ses lèvres à nouveau.
Elles s'embrassèrent pendant de longues secondes jusqu'à ce que Callie rompe le baiser, à bout de souffle. Elle fit glisser à son tour l'anneau autour du doigt de sa fiancée et esquissa un grand sourire en fixant le bijou.
- Tu avais vraiment prévu de faire ta demande au Colisée? questionna-t-elle en levant de nouveau les yeux vers Arizona.
- Oui. Et je suis désolée d'avoir gâchée la surprise…
- Tu veux rire? dit Callie avec un sourire. Cette demande est tout aussi romantique. Voire plus…
- Vraiment?
- Vraiment, affirma-t-elle.
Elle l'embrassa une nouvelle fois avant de s'éloigner pour regarder de nouveau la bague à son doigt.
- On va se marier…
Un grand sourire se dessina sur le visage d'Arizona qui regarda tour à tour l'anneau au doigt de Callie et celui ornant le sien.
- On va se marier, confirma-t-elle.
- On s'est donc retrouvées à faire toutes les deux notre demande le même soir, déclara Arizona à l'adresse de Dana.
Elle venait de lui raconter la version soft de sa demande, omettant les détails trop privés qu'elle tenait absolument à garder pour elle.
- C'est une très belle histoire, constata l'animatrice en adressant aux deux femmes, un sourire chaleureux. Très romantique…
Callie acquiesça en esquissant un nouveau sourire. Elle ne pouvait qu'être d'accord, l'histoire était très belle. Et elle n'attendait qu'une chose, c'était qu'elle continue de s'écrire avec leur mariage et tout ce que l'avenir pouvait leur réserver d'autre.
- Je pense parler au nom de beaucoup de monde en disant que j'ai hâte d'assister à votre mariage! déclara Dana en faisant un clin d'œil à la caméra avant de reporter son attention sur le couple. Il faut dire qu'il s'agira surement de l'évènement le plus médiatisé de la décennie! Le premier mariage gay de l'histoire de la Maison Blanche!
Le sourire de Callie se transforma rapidement en une grimace qu'elle ne put retenir.
L'idée d'un grand mariage super médiatisé ne l'enchantait pas le moins du monde. Mais, elle savait qu'en épousant la Présidente du Pays, il y avait de grandeschances que ça se produise… De toute façon, elles avaient encore des mois devant elles pour penser à ces détails et une équipe de choc avec Olivia à sa tête pour s'en occuper.
Après tout, elle venait tout juste de se fiancer, elles verraient plus tard pour le reste…
~ 1 mois et une semaine plus tard…
- Je vous ai déjà dit que je ne voulais pas n'importe quelles fleurs! s'exclama Olivia à l'adresse de la personne qu'elle avait au bout du fil. Je veux des pivoines venues tout droit de Luoyang! On parle du mariage de la Présidente je vous rappelle!
Elle arrêta d'arpenter la pièce et hocha frénétiquement la tête à ce que pouvait lui dire son interlocuteur puis valida ses dires avec un « très bien » et raccrocha. Seulement quelques secondes plus tard, son téléphone sonna de nouveau.
- Quoi?! s'exclama-t-elle en décrochant avant de recommencer à faire les cents pas.
De l'autre côté de la pièce circulaire, Arizona la fixait bouche bée. Elle était assise sur l'un des canapés du Bureau Ovale, à côté de Callie, et regardait Olivia, Alex, Teddy et April depuis plus d'une heure, s'affairer à organiser leur mariage.
Enfin, en les voyant chacun au téléphone, avec leurs mines concentrées et graves, elle avait surtout l'impression qu'ils étaient en train de préparer sa prochaine campagne électorale ou un nouveau plan d'action pour faire adopter une nouvelle loi. Comment pouvaient-ils être autant sous pression pour un évènement qui n'allait avoir lieu que dans quatre mois?
Elle tenta un regard discret vers sa fiancée et remarqua que, même si elle ne disait rien, Callie semblait beaucoup plus à l'aise qu'elle avec tout ce capharnaüm autour de leur mariage.
Arizona ouvrit la bouche pour lui dire quelque chose lorsque Teddy la devança en venant se poster devant elles.
- J'ai réussi à convaincre le prêtre Johnson d'accepter d'officier votre mariage dans son Église! apprit-elle avec un sourire victorieux.
Cependant Arizona ne partagea pas son enthousiasme.
- Église? interrogea-t-elle. Je pensais qu'on le ferait en plein air, dans le jardin présidentiel…
- Il y aura des centaines d'invités, fit remarquer Teddy. Et puis pour l'image du mariage sérieux que vous voulez véhiculer, le choix de l'Église est beaucoup plus judicieux.
Ravalant sa réplique qui consistait à lui dire clairement qu'elle n'en avait rien à faire de l'image qu'elles pouvaient véhiculer, Arizona se mordit l'intérieur de la joue. Après tout, la cérémonie en elle-même n'était pas le plus important. Non, le plus important était ce qu'elle représentait: elle et Callie pour l'éternité. Et puis après tout, Callie voulait un grand mariage. Elle voulait ces nombreux invités, l'Eglise et ces pivoines… Elle était donc prête à patienter et faire des concessions par amour.
Elle regarda dans la direction de la brune à côté d'elle qui lui adressa un léger sourire et finit par hausser les épaules.
- Église ce sera, déclara-t-elle.
Oui, Arizona avait vraiment l'intention de tenir et dire amen à n'importe quelsdétails, aussi agaçants les uns que les autres, qu'Olivia et Teddy pouvaient leur signifier. Elle s'était faite à l'idée qu'étant la Présidente du Pays, elle avait perdu toute mainmise sur l'organisation de son mariage...
Mais, ses résolutions ne tinrent pas longtemps…
- Arizona, héla Olivia en s'approchant du couple avec ce qui semblait être un planning à la main.
- Oui? répondit l'interpellée en se massant d'un geste las les tempes.
- Je suis désolée mais il va falloir qu'on fasse l'impasse sur la minute de silence que tu voulais faire pour Tim et la famille de Callie… Le planning est très serré et on n'aura jamais le temps. Surtout que ça risque de plomber l'ambiance…
Arizona ouvrit la bouche pour répondre positivement une nouvelle fois, mais lorsqu'elle se tourna vers Callie, elle vit une expression sombre apparaître sur son visage.
- Okay, ça suffit! s'énerva-t-elle en se levant brusquement.
Elle était prête à faire l'impasse sur les fleurs, sur le lieu ou même sur sa robe mais il était hors de question qu'elle laisse un détail aussi important pour Callie et elle passer aux diable les apparences, il était hors de question qu'elle laisse leur mariage se transformer en un évènement politique...
Elle ignora donc le regard surpris d'Olivia et se tourna vers Teddy, Alex et April à l'opposé de la pièce.
- Raccrochez vos téléphones s'il vous plait, leur intima-t-elle d'une voix tranchante.
- Mais c'est important! résista Teddy.
- Je n'en ai rien à faire! rétorqua Arizona en lui lançant un regard noir.
- Arizona… souffla Callie en se levant à son tour.
Elle posa une main sur son avant-bras, ce qui l'amena à se tourner vers elle.
- Je suis désolée, mais je ne peux plus… soupira-t-elle. Je ne veux pas de tout ça…
Le visage de Callie se décomposa immédiatement face aux paroles.
- Tu – tu ne veux plus te marier?
- Quoi? Si! s'exclama véhément Arizona. Bien sûr que si! Je n'ai jamais autant voulu une chose de ma vie que de t'épouser, assura-t-elle.
Soulagée, Callie laissa échapper la respiration qu'elle n'avait pas réalisé retenir.
Arizona glissa une main mal-à-l'aise dans ses cheveux avant de détourner son regard de sa fiancée pour le poser sur les trois autres.
- Vous pourriez nous laisser seules s'il vous plait? demanda-t-elle.
Olivia ne fut pas du tout emballée à l'idée de perdre du temps sur la montagne de travail qui leur restait encore à faire pour le mariage, mais le ton qu'avait employé Arizona en posant sa question indiquait clairement qu'ils n'avaient pas vraiment d'autre choix que d'obéir. Donc elle acquiesça et quitta la pièce en compagnie du Chef de Staff, de l'assistante personnelle de la Présidente et de l'attachée de presse.
- Je suis désolée, déclara Arizona auprès de Callie lorsqu'elles furent seules. Mais c'est juste que – lorsque je m'imaginais notre mariage, je n'imaginais rien de tout ça, dit-elle en levant les bras pour désigner ce qu'il y avait autour d'elles.
Callie, légèrement amusée par son exaspération, leva un sourcil tout en continuant de la fixer.
- Et qu'est-ce que tu t'imaginais? demanda-t-elle doucement.
- Je nous voyais juste toi et moi, répondit Arizona, et – et quelques personnes. Les plus importantes…
Elle marqua une pause et prit une profonde inspiration avant de reprendre.
- Je nous voyais nous marier seulement un ou deux mois après nos fiançailles et non pas en attendre six… Je nous voyais échanger nos vœux dans notre coin du jardin présidentiel. Celui où on se retrouvait pendant les débuts de nos relations. Celui où j'ai réalisé que je voulais un avenir avec toi… Je voyais un mariage où je n'aurais pas à m'inquiéter de quoi que ce soit d'autre que de ne pas trébucher en remontant l'allée jusqu'à l'autel. Un mariage simple, unique. Où il ne serait question que de nous…
Elle termina son discours à bout de souffle, attendant la moindre réaction de la part de Callie. Cette dernière la fixa pendant de longues secondes silencieusement avant d'éclater d'un rire sonore.
- Je suis désolée, s'excusaArizona en secouant la tête face à sa réaction, je réalise à quel point c'est stupide… Tu sais quoi, on oublie et –
- Quoi? Non! la coupa Callie en retrouvant son sérieux. Je suis désolée. Si je rigole c'est parce que –
Elle secoua la tête, amusée par la situation puis regarda de nouveau Arizona qui la fixait d'un air confus.
- Arizona, reprit-elle, si je n'ai rien dit jusque maintenant c'est parce que je pensais que ce mariage, c'est ce que tu voulais…
- Quoi !? s'exclamaArizona à son tour. Mais bon sang qu'est-ce qui a pu te faire croire que je voulais d'un mariage aussi compliqué?!
- Tu es la Présidente du Pays, répondit Callie avec un léger haussement d'épaule. Je pensais que tu voudrais partager l'évènement avec le monde entier…
- Absolument pas! rétorqua Arizona.
Elle secoua la tête et laissa échapper un rire résonant.
- Bon sang Calliope! s'indigna-t-elle. Je pensais que c'était ce que toi tu voulais!
Un nouveau rire s'échappa des lèvres de Callie qui hocha négativement la tête.
- Pas le moins du monde, assura-t-elle. Mais toi, est-ce que tu es sûre de vouloir abandonner tout ça? Parce que je sais que la médiatisation de notre mariage est importante pour toi…
- J'en suis sûre, affirma Arizona avec un grand n'a jamais été question de mon rôle de Présidente lorsqu'on en vient à nous et tu le sais…
Elle fit un pas en avant et glissa ses bras autour de la taille de Callie.
- Oui je le sais, confirma cette dernière. Mais je ne veux pas que ça te cause plus de –
- Calliope, l'interrompit Arizona. Je m'en fiche! On trouvera toujours quelque chose à redire à notre mariage… Autant qu'il soit comme nous, nous le voulons...
Callie acquiesça face aux paroles avant d'esquisser un sourire éblouissant.
- Je veux aussi qu'il ne soit question que de nous et rien d'autre…
- Tu es sûre? demanda Arizona. Tu prends le risque d'abandonner le mariage parfait…
- Arizona, souffla Callie, c'est exactement ce que tu viens de me décrire le mariage parfait…
Un frisson lui parcouru l'échine lorsqu'elle sentit Arizona remonter ses bras le long des siens pour prendre son visage en éventail et l'embrasser tendrement.
- Okay, murmura la blonde contre ses lèvres.
Et dire qu'elles avaient toutes les deux subi des semaines de torture pour quelque chose qu'aucune ne voulait…
Callie embrassa Arizona de nouveau puis recula son visage de quelques centimètres pour pouvoir la regarder dans les yeux.
- Olivia et Teddy vont avoir une attaque lorsqu'on va leur annoncer, dit-elle avec un sourire.
- Je sais, répondit Arizona, mais on s'en fiche. C'est notre mariage…
- Tu as totalement raison, affirma Callie avec plusieurs acquiescements. Et c'est justement parce que tu as raison que je vais te laisser le plaisir de leur annoncer.
Arizona ouvrit la bouche pour contester mais fut arrêtée dans son élan par les lèvres de Callie qui s'emparèrent avidement des siennes.
C'était un fait, elles allaient avoir leur mariage à elles, quoi que puissent penser leurs amies. Et le plus tôt sera le mieux…
Elle se demanda si une semaine leur suffirait pour tout préparer. Parce qu'elle ne pouvait tout simplement plus attendre plus longtemps…
- Malheureusement votre futur mariage connait aussi énormément de critiques, annonça Dana Barnett d'une voix grave.
- C'est exact, répondit précautionneusement Arizona.
- Il semblait pourtant que, depuis le procès de l'ancien Vice-Président Burke, il n'était plus question de vous reprocher votre orientation sexuelle, poursuivit la présentatrice. Et pourtant depuis l'annonce de vos fiançailles, il faut croire que la colère des conservateurs s'est de nouveau réveillée. Qu'avez-vous à dire à ce sujet?
Arizona ne répondit pas immédiatement. Elle savait qu'il fallait qu'elle soit extrêmement prudente avec cette question et qu'elle garde absolument une attitude détachée et réfléchie.
- Je dirais juste que j'accepte toujours tous les reproches que l'on peut me faire concernant mon rôle de Présidente, déclara-t-elle finalement. Je les accepte, les analyse, essaye de me corriger lorsque je constate que j'ai fait une erreur et suis toujours d'accord pour présenter des excuses dans ces cas-là… Mais je ne m'excuserais jamais d'avoir trouvé la femme de ma vie, de l'aimer et de vouloir être avec elle pour l'éternité…
Elle avait parlé avec calme et diplomatie, ce qui amena un sourire sur les lèvres de Callie qui la regarda d'un œil fier et Dana à se vêtir d'une expression impressionnée. Mais ce n'était pas si surprenant pour Arizona. Elle avait réussi à prendre assez de recul depuis la fusillade et le procès de Burke pour ne plus se sentir autant concernée par les reproches que l'on pouvait lui faire sur son homosexualité. Elle avait même annulé le transfert de Burke dans la prison de Rhodes Eights et avait décidé de ne plus se mêler de son procès ou de chercher à l'influencer d'une quelquonque manière. Elle voulait absolument réussir à laisser cette histoire derrière elle pour se concentrer sur son avenir.
En l'occurrence son avenir avec Callie.
Donc non, elle ne ressentait plus aucune amertume lorsqu'on lui parlait des conservateurs du pays qui continuaient de l'insulter et de clamer qu'elle était indigne d'être à la tête du Pays. Après tout, il existerait toujours des détracteurs, il lui suffisait juste d'en faire abstraction…
- C'est vraiment admirable, commenta Dana avec un sourire. Mais il faut aussi dire que beaucoup d'autres individus, en dehors des conservateurs, continuent de dire qu'ils ne croient pas en votre relation… Même ceux qui défendent la cause LGBT ouvertement…
Callie fronça des sourcils face à la déclaration. Ça c'était une première…
- Le Gouverneur Hahn, par exemple, poursuivit la présentatrice en baissant les yeux vers ses notes. Elle a déclaré il y a quelques semaines qu'elle ne voyait votre histoire que comme un coup de pub pour les prochaines élections…
- Non ça c'est plutôt son genre, rétorqua Arizona énervée.
Okay, les critiques des conservateurs, elle pouvait gérer. Les critiques de son propre parti aussi. Mais entendre qu'Erica Hahn avait osé lui reprocher ce qu'elle, elle avait fait subir à la femme qu'elle aimait plus que tout, ça elle ne pouvait définitivement pas gérer.
Surtout après la soirée de gala qu'elle avait donné pour le 4 juillet quelques jours plus tôt…
~ 3 jours plus tôt…
Pour la première fois depuis que la soirée avait commencé, depuis maintenant plus d'une heure, Arizona se retrouva enfin seule. Elle jeta un regard circulaire à la grande salle de réception où elle se trouvait et poussa un petit soupir. Callie n'était toujours pas arrivée, donc elle allait devoir encore patienter avant de la retrouver enfin.
- Du champagne, Madame la Présidente? proposa un serveur qui s'arrêta à sa hauteur.
- Volontiers, répondit Arizona en attrapant une coupe.
Il fit une légère révérence et s'éloigna, la laissant de nouveau seule.
Ce dont elle profita pleinement parce qu'elle savait que ça ne durerait pas longtemps. Il y avait toujours quelqu'un qui avait quelque chose à lui dire… Toujours…
On était le 4 juillet. Et comme tous les ans pour l'Independance Day, la Maison Blanche donnait une réception où étaient conviés les invités les plus prestigieux du pays. Politiciens, musiciens, chanteurs ou grands chefs d'entreprise, tout le monde était de la partie.
Mais la seule personne qu'elle voulait vraiment voir, manquait toujours à l'appel à cause d'une urgence de dernière minute au QG de la NSA.
- Bonjour Mme la Présidente, salua une voix derrière elle.
Une grimace se dessina immédiatement sur le visage de la Présidente qui, malgré elle, sut à qui appartenait cette voix trainante sans même s'être tournée vers elle. Elle prit une profonde inspiration et pivota sur ses talons.
- Gouverneur Hahn, répondit-elle simplement.
Elle détourna le regard pour le poser brièvement sur la femme qui était accrochée à son bras – une rousse à l'aspect frêle et fragile – puis le reporta de nouveau sur Hahn qui lui adressa un léger sourire agaçant.
Arizona avait beau avoir fait tous les efforts du monde pour séparer le gouverneur de la personne, elle n'arrivait tout simplement pas à contrôler son envie de gifler l'autre femme à chaque fois qu'elle la voyait. Elle avait donc fait en sorte de l'éviter au maximum, se contentant de la côtoyer dans le cadre de son travail et éviter tout autre rencontre extra-sociale. Mais il fallait croire qu'Olivia avait oublié de la supprimer de la liste de ses invités…
Elle se serait vraiment passé de sa présence ce soir parce que voir celle qui avait failli épouser Callie puis qui l'avait blessée sans remords, avait la capacité de faire bouillir son sang à une vitesse incroyable.
- Il s'agit surement là de la première fois que je ne vous vois pas accompagnée de votre petite-amie, commenta Erica sournoisement.
Arizona ouvrit la bouche pour lui répliquer que sa petite-amie allait arriver d'une seconde à l'autre et que si elle était en retard, c'était seulement parce qu'elle avait un boulot extraordinaire et indispensable. Mais finalement, elle se rétracta juste avant de parler, décidant d'adopter un autre chemin.
- Il semblerait que vous n'êtes pas à jour sur vos informations Gouverneur Hahn, déclara la Présidente avec un sourire en coin. Je n'ai plus de petite-amie…
Dire que la nouvelle fut une surprise pour Erica aurait été un euphémisme. Callie semblait pourtant vraiment amoureuse de cette femme et vice versa – ce qui avait eu le don de l'agacer plus qu'elle ne l'aurait souhaité – donc savoir que leur histoire était terminée, après tous les risques que la Présidente avait pris en la rendant publique, représentait un véritable choc pour Erica.
Elle ouvrit de grands yeux face à la nouvelle qui ne firent qu'enchanter Arizona qui commençait à savourer pleinement son choix de mots. Elle aperçut même une grimace de déception apparaître sur le visage de la femme en compagnie d'Erica et comprit que l'intérêt que portait le gouverneur pour sa fiancée ne l'agaçait pas seulement elle.
- Sérieusement? demanda Erica.
- Et oui… répondit Arizona.
Elle n'avait qu'une hâte, c'était que Callie arrive enfin pour que Hahn et son escorte comprennent exactement la signification de ses mots…
Erica perdit son air ahuri et esquissa un nouveau sourire.
- Maintenant que j'y réfléchis, reprit-elle, je ne suis pas tant surprise que ça…
Arizona perdit immédiatement son sourire narquois face à la remarque.
- Je vous demande pardon?
- J'ai vécu trois ans avec Callie. Lui demander de s'engager est comme demander à un démocrate un programme économique qui tienne la route, expliqua Erica avec un rire. Ça relève de l'impossible…
Arizona serra des dents en lui lançant un regard noir. Comment cette vieille vipère osait-elle parler de cette façon?!
Okay, changement de plan, se dit-elle en fixant la pimbêche accrochée au bras de Hahn rigoler face à la remarque. Garder son calme pour se payer sa tête était une chose, mais la laisser manquer de respect à la femme qu'elle aimait, ça il en était hors de question!
Elle jeta un dernier regard méprisant à la femme que Hahn n'avait même pas prit la peine de présenter puis fit de nouveau face à cette dernière avec la ferme intention de l'envoyer bouler. Cependant, lorsqu'elle ouvrit la bouche pour prendre de nouveau la parole, une arrivée dans la grande salle de réception attira son attention.
Sa bouche s'ouvrit un peu plus lorsque ses yeux se posèrent sur Callie qui franchissait tout juste l'entrée. Elle était vêtue d'une robe rouge voluptueuse qui donnait l'impression d'avoir été dessinée directement sur elle. Ses long cheveux bruns et ondulés retombaient majestueusement sur ses épaules et bondissaient légèrement au rythme de ses pas.
Callie s'arrêta à quelques pas de l'entrée pour jeter un coup d'œil circulaire à la salle, sans réaliser que de nombreux regards s'étaient posés sur elle et Arizona pouvait facilement voir, de la distance où elle se trouvait, la nervosité dont elle faisait preuve.
Cependant, lorsqu'elle croisa son regard, Callie lui adressa un de ses magnifiques sourires éblouissants qui lui donna l'impression que le monde venait de s'arrêter de tourner. Elle scella son regard avec celui de Callie et ne la quitta pas tout au long de son approche vers elle, la présence d'Erica Hahn et de sa compagne complètement oubliée.
- Hey, salua Callie lorsqu'elle arriva à sa hauteur.
Elle se pencha vers elle et lui embrassa tendrement la joue, sans prendre conscience une seule seconde des personnes avec qui se trouvaient avec Arizona.
- Je suis désolée pour le retard, s'excusa-t-elle à son adresse.
- Ce n'est pas grave, assura Arizona avec un sourire, le principal c'est que tu sois là…
Son regard se posa sur Erica qui reluquait Callie de haut en bas avec une expression de surprise mais aussi – et c'est ce qui fit ressurgir de façon fulgurante son sentiment de haine – de désir.
- Vous vous souvenez certainement de ma fiancée, Gouverneur Hahn, déclara-t-elle à l'adresse de l'autre blonde, en prenant la main de Callie dans la sienne.
Erica releva brusquement la tête et fixa Arizona en se décomposant complètement.
- Euh – fiancée?
- Oui, répondit Arizona d'un ton jouissif en montrant la bague à son doigt. Depuis quelques jours…
Le visage de Callie lui se ferma immédiatement lorsqu'elle remarqua enfin la présence de son ex-fiancée en compagnie de sa femme.
- Erica, dit-elle avec un léger signe de tête polie en sa direction.
Elle se tourna ensuite vers l'autre femme et sa mâchoire se crispa un peu plus lorsqu'elle croisa son regard.
- Bonsoir Maggie, s'efforça-t-elle tout de même à dire.
Un éclair de compréhension traversa Arizona à la mention du prénom. Maggie? Bien sûr l'accompagnatrice d'Erica n'était autre que sa femme. Femme avec qui elle avait trompé Callie pendant des années.
- Bonsoir, répondit l'autre femme avec un sourire crispé.
Il était évident que se retrouver face à Callie la terrifiait et Arizona pouvait tout à fait la comprendre. Sa fiancée avait le don de paraître très intimidante quand elle le voulait et la blonde ressentait toujours une certaine peine pour ceux qui subissaient ses foudres.
Mais il était hors de question qu'elle se laisse avoir la moindre compassion pour cette Maggie. Après tout, elle l'avait bien cherché.
- Et bien toutes mes félicitations, déclara Erica dans une volonté de stopper l'échange de regard entre sa femme et son ex.
- Merci Erica, répondit Callie avec un sourire hypocrite au visage, si tu savais à quel point ta bénédiction représente pour moi…
- Okay, souffla Arizona avant qu'Erica ne réponde.
La situation commençait à lui échapper et il était temps qu'elle reprenne les choses en main. Elle ne voulait surtout pas voir leur soirée à elle et Callie gâchée à cause d'Erica Hahn. Elle n'en valait pas la peine… Elle posa donc une main sur le bras nu de sa fiancée et le lui caressa de haut en bas dans l'espoir de la calmer.
- Que dirais-tu d'aller nous chercher deux coupes de champagne pendant que je termine rapidement ma conversation avec le Gouverneur Hahn? lui demanda-t-elle d'une voix douce.
- Okay, répondit Callie, mais dépêche-toi s'il te plait…
- C'est promis, murmura Arizona à son oreille avant de se mettre sur la pointe des pieds et poser un baiser sur sa joue.
Callie lança un dernier regard aux deux autres femmes puis s'éloigna. Arizona la regarda pendant quelques secondes s'avancer dans la salle puis se tourna de nouveau vers Hahn.
- Madame la Présidente… commença cette dernière.
Mais Arizona la coupa avec un geste de la main, lui indiquant clairement qu'elle n'avait aucune envie d'écouter la moindre excuse qu'elle était prête à lui présenter.
- Économisez votre salive Hahn…
Elle prit une profonde inspiration pour se calmer puis reprit.
- Ce que je m'apprête à vous dire maintenant, déclara-t-elle lentement, je ne vais vous le dire qu'une seule fois donc écoutez-moi très attentivement…
Elle attendit d'être sûre d'avoir l'entière attention de l'autre femme avant de continuer.
- Je ne sais pas quel est votre problème. Je ne sais pas pourquoi vous vous sentez autant obligée de dénigrer Callie à chaque fois que vous en avez l'occasion. Peut-être est-ce un sentiment de frustration, peut-être vous êtes-vous rendue compte de l'extraordinaire personne que vous avez perdue ou que sais-je.
- Je ne –
- Sincèrement, je m'en fiche du pourquoi vous le faites, coupa Arizona d'un ton tranchant. Ce qui m'importe c'est que vous continuez de le faire et il est hors de question que je vous laisse continuer… Callie est une femme extraordinaire, elle vaut 20.000 fois mieux que vous deux réunies, dit-elle en désignant Erica et Maggie tour à tour, et contrairement à vous, je me rends compte tous les jours de la chance que j'ai… Je vais l'épouser. Je vais me marier avec elle. Et si j'étais persuadée que ça ne la gênerait pas, je vous inviterais personnellement à assister à notre mariage pour que vous voyiez une nouvelle fois la femme extraordinaire que vous avez laissé partir!
- Madame la Pr–
- Je n'ai pas terminé! s'exclama cette fois-ci un peu plus fort Arizona, attirant quelques regards curieux autour d'elles.
Elle s'efforça de retrouver son calme, esquissa un sourire trompeur à l'adresse des personnes qui les regardaient puis, lorsqu'elle fut sûre que tout le monde avait repris le court de sa soirée, elle se tourna de nouveau vers Hahn.
Ignorant délibérément son épouse, elle fit un pas en avant et la lorgna d'un regard menaçant.
- J'ai toujours fais en sorte de faire la part des choses entre nous Hahn, déclara-t-elle dans un murmure. J'ai toujours réussi à garder nos relations professionnelles intactes même si l'envie de vous étriper à mains nues m'envahissait à chaque fois que je vous voyais… Mais je vous assure que si je m'aperçois que vous avez encore manqué de respect à ma fiancée, j'en ferais une histoire personnelle…
Elle appuya ses propos d'un regard perçant puis, sans ajouter quoi que ce soit, se détourna du gouverneur de New-York et de sa femme pour se mettre à la recherche de Callie.
Elle ne mit pas plus de quelques secondes à la trouver, assise au bar principal, en compagnie de Mark.
- Hey, lança Arizona à l'adresse de son Chef de la Sécurité qui lui répondit par un sourire.
Elle se pencha ensuite par-dessus l'épaule de sa fiancée et déposa un baiser sur sa tempe.
- Hey toi, souffla-t-elle à son oreille.
- Hey… répondit Callie sans réel enthousiasme.
Mark s'excusa et les abandonna pour reprendre son poste. Arizona lui adressa un léger signe de tête avant de faire un pas en avant pour se coller un peu plus au dos de Callie.
- Je n'ai pas eu l'occasion de te le dire mais tu es magnifique, murmura-t-elle.
Son souffle chaud fit frissonner Callie qui pivota sur son siège pour lui faire face. Lorsqu'elle se plongea dans les yeux sublimes de la blonde qui reflétaient la sincérité de ses mots, elle réalisa que la seule envie qui l'habitait en cet instant était de combler les quelques centimètres qui séparaient leurs visages et de l'embrasser à pleine bouche. Mais elle s'efforça de refreiner ses envies parce qu'elles étaient dans une salle de réception avec les personnes les plus importantes du pays et qu'elle ne voulait pas prendre le risque d'embarrasser la Présidente du Pays. Surtout après qu'elle ait parlé à Erica qui aurait pu lui raconter tout et n'importe quoi sur elle.
Bon sang, il fallait vraiment qu'elle arrête de se remettre en question à chaque fois qu'elle croisait son ex!
- Merci, répondit Callie avec un mince sourire. Tu es très belle toi aussi…
Ou plutôt à couper le souffle, se corrigea mentalement Callie. Parce qu'Arizona, dans sa somptueuse robe bleu, lui donnait l'impression d'être une déesse sortie tout droit d'un de ses rêves.
Arizona regarda son sourire disparaître peu à peu et décela un éclat de tristesse dans ces magnifiques yeux bruns avant que Callie ne les détourne d'elle. Maudissant une nouvelle fois Hahn, elle se colla un peu plus contre les genoux de Callie et prit son menton entre ses doigts pour l'amener à la regarder dans les yeux. Lorsqu'elle se retrouva de nouveau plongée dans ces prunelles qu'elle adorait tant, elle pencha légèrement la tête sur le côté et adressa à Callie un nouveau sourire.
- Ne fais pas attention à elle, lui dit-elle, elle n'en vaut vraiment pas la peine…
Callie avait espéré pouvoir éviter de discuter de la présence de son ex mais il était évident qu'Arizona remarquerait que quelque chose n'allait pas. S'il y avait bien une personne qui pouvait savoir exactement ce qu'il se passait dans sa tête avec un seul regard, c'était bien elle.
- Je sais, répondit Callie dans un soupir. Et je t'assure que je m'en fiche complètement de ce que peut penser Erica…
- Alors quel est le problème?
La brune tressaillit légèrement face à la question mais décida d'être honnête avec Arizona.
- Je la connais, dit-elle lentement, je sais qu'elle arrive très bien à faire douter qui que ce soit à propos de n'importe quoi. Ça a été sa plus grande arme dans chacune de ses campagnes électorales…
Arizona fronça des sourcils, confuse. En quoi est-ce que cela les concernait?
- Attends, dit-elle lorsqu'elle comprit enfin où Callie voulait en venir, tu penses qu'elle a réussi à me faire douter de nous?
Callie détourna de nouveau le regard, mal-à-l'aise. Elle avait une confiance aveugle en ses sentiments envers Arizona et en ceux d'Arizona envers elle. Mais elle n'avait aucune idée de ce qu'avait bien pu dire son ex à sa fiancée, et elle n'oubliait pas qu'elle était celle qui avait fui la veille de leur mariage. Elle s'était faite la malle et avait causé une humiliation à Erica Hahn, le jour de son mariage super médiatisé. Et elle savait qu'Arizona connaissait parfaitement les raisons derrière sa fuite. Mais il n'empêchait que Callie avait abandonné Erica devant l'autel et son ex adorait utiliser ce fait pour la dénigrer et lui fait perdre toute crédibilité. Et Callie avait toujours réussit à n'y prêter aucune attention jusque maintenant. Elle n'avait jamais riposté, même lorsque son ex avait retourné sa tromperie à son profit.
Mais elle était effrayée à l'idée qu'Erica ait pu réussir à amener le moindre doute chez Arizona…
Cette dernière sembla le comprendre car elle laissa échapper un rire amusé avant de se pencher pour déposer un baiser sur son front.
- Je t'en prie Calliope, murmura-t-elle en la regardant droit dans les yeux, je sais qu'on a eu notre lot de drames mais je n'ai jamais eu – ne serait-ce qu'un seul instant – le moindre doute sur notre futur mariage… Et ce n'est certainement pas une ex manipulatrice, jalouse et envieuse qui arrivera à me faire douter.
Un rire mélodieux s'échappa des lèvres de Callie, pour le plus grand plaisir d'Arizona dont le sourire s'agrandit. Elle dut faire preuve de toute sa volonté pour ne pas se pencher et l'embrasser. Elle aurait pu le faire, elle se fichait complètement d'être vue en train d'embrasser la femme qui partageait sa vie – après tout c'était son Gala, elle faisait ce qu'elle voulait – mais elle savait pertinemment que si elle avait les lèvres de Callie contre elle, il était impossible que le baiser reste soft. Donc elle se résigna et se contenta de glisser ses doigts dans sa chevelure soyeuse, en se disant qu'elle pourrait profiter de plus, plus tard dans la soirée, quand elles se retrouveraient seules toutes les deux…
Un détail sur son altercation avec Hahn lui revint à l'esprit, lui permettant ainsi de penser à autre chose que le corps nu de Callie à sa merci. Elle se décala légèrement, de sorte à pouvoir prendre un verre de champagne puis s'appuya contre le bar en donnant volontairement le dos à la foule, avant de se tourner de nouveau vers sa fiancée qui observait les invités.
- C'était donc elle la fameuse Maggie, déclara-t-elle en faisant référence à la femme qui accompagnait Hahn.
Elle porta son verre à sa bouche, scrutant la réaction de Callie face à sa question. Cette dernière se contenta de pousser un nouveau soupir avant de répondre.
- Oui, dit-elle, c'est bien elle la fameuse Maggie…
Le regard d'Arizona passa de Callie à la femme située à plusieurs mètres d'elle, en compagnie du gouverneur de New-York qui était concentrée dans une conversation avec un sénateur. Elle observa la rousse du nom de Maggie, acquiescer à tout ce que disait sa femme, un sourire figé aux lèvres.
- Je comprends mieux maintenant, déclara Arizona plus à elle-même qu'à Callie.
Mais cette dernière entendit distinctement sa remarque et se tourna brusquement vers elle.
- Je te demande pardon?! s'exclama-t-elle, piquée au vif.
- Depuis que tu m'as appris ce qu'il s'était passé entre vous, je n'ai pas cessé de me demander ce qui avait bien pu passer par la tête d'Hahn pour te tromper, expliqua Arizona. Et maintenant que je la vois avec cette Maggie, je comprends mieux.
Elle reporta son attention sur Callie et vit ses sourcils se rapprocher dangereusement l'un de l'autre, ce qui lui fit comprendre qu'elle n'exprimait clairement pas de la meilleure façon ce qu'elle voulait dire.
- Regardes les, dit-elle en faisant un léger signe de tête vers le couple. On dirait plus son animal de compagnie que sa femme… Tu m'étonnes qu'Hahn réussisse à avoir toute l'attention de ses interlocuteurs avec quelqu'un d'aussi fade à ses côtés!
Cette fois-ci, la colère de Callie laissa place à de l'amusement et elle ne put s'empêcher de rigoler.
- C'est fou ce que tu peux être mauvaise quand tu n'aimes pas quelqu'un, déclara-t-elle à l'adresse de la blonde.
- Je suis sérieuse! répliqua Arizona avec plusieurs hochements de tête. Avec toi à ses côtés, il était évident qu'elle devait se sentir loin d'être à la hauteur. Inférieure sur tous les points…
- Elle me donnait surtout l'impression que je n'étais pas à la hauteur, fit remarquer amèrement Callie.
- Oh je t'en prie, Calliope, répondit-elle en levant les yeux aux ciels. Hahn ne joue et ne jouera jamais dans la même ligue que toi! Et Hahn était tellement peu sûre d'elle qu'elle est partie se rassurer ailleurs, perdant largement au change!
Le rire de Callie s'intensifia et elle secoua la tête, exaspérée et amusée par les âneries que pouvaient dire Arizona pour la faire se sentir mieux. Et c'était fou à quel point elle y arrivait très bien. Cette dernière, le sourire aux lèvres, la regarda faire pivoter son siège de sorte que ses genoux touchent ses hanches.
Callie fixa Arizona quelques secondes puis leva un sourcil taquin.
- Toi par contre, tu sembles sûre de toi… fit-elle remarquer avec un sourire facétieux.
Arizona se décala du bar pour lui faire face et se pencha à son oreille.
- Je me plais à me dire que je te suffis amplement, chuchota-t-elle d'un ton empli de flirt.
Callie sentit son rythme cardiaque s'accélérer dangereusement, mais Arizona se décala aussi vite qu'elle s'était rapprochée et ajouta:
- Et puis on sait toutes les deux que je n'hésiterais pas à te botter les fesses si tu t'approchais d'une autre femme…
De nouveau, un rire s'échappa des lèvres de Callie, ce qui régala Arizona qui avait l'impression de ne vivre que pour entendre ce son enchanteur tous les jours…
Le rire de la Latina disparut peu à peu, mais elle garda son sourire tout en continuant de fixer Arizona droit dans les yeux.
- Je ne pensais pas que c'était possible, murmura Callie sans quitter Arizona du regard, mais je t'aime un peu plus à chaque seconde qui passe…
Arizona sentit une chaleur étourdissante l'envahir entièrement.
- Okay, se dit-elle à elle-même en prenant une profonde inspiration pour calmer la sensation qui venait de la saisir.
Elle posa son verre de champagne sur le bar puis se tourna vers Callie qui la regardait avec un froncement de sourcils.
- Il faut vraiment qu'on sorte d'ici, lui dit-elle en attrapant ses deux mains pour la tirer en position debout.
- Quoi? répondit Callie surprise. Tu es folle! On est en plein gala, les gens vont remarquer si on disparait!
- Je m'en fiche, rétorqua Arizona en continuant de l'attirer vers elle. J'ai besoin de t'avoir nue contre moi maintenant. Et je préfèrerais qu'on soit seules pour ça…
Callie secoua la tête, amusée, puis abdiqua et la suivit. Après tout, elle n'avait encore jamais réussi à lui résister, ce n'était certainement pas ce soir qu'elle allait commencer.
Arizona les dirigea rapidement vers une des sorties menant au jardin, ne pouvant plus attendre de se retrouver seule avec Callie. Sur son chemin, elle ne manqua pas de voir le regard d'Hahnse poser sur elles, ce qui ne fit qu'agrandir son sourire.
Cette femme n'avait pas réussi à rendre Callie heureuse lorsqu'elle en avait eu la chance. Mais si Hahn n'avait pas réussi à voir la chance qu'elle avait, elle, Arizona Robbins, en avait pleinement conscience. Et elle allait passer sa vie à le montrer à Callie et au monde entier…
Arizona s'apprêta à prendre de nouveau la parole lorsqu'elle sentit la main de Callie serrer la sienne fortement, l'intimant implicitement à se taire.
Il était hors de question qu'elle laisse sa fiancée perdre son sang-froid pour son ex. Arizona se tourna vers elle pour voir le regard menaçant qu'elle lui adressait puis se rappela d'un détail en particulier.
- Excusez-moi, vous avez dit que les propos du Gouverneur dataient de quand? demanda-t-elle à l'adresse de Dana.
Parce qu'elle se souvenait avoir été parfaitement claire avec Hahn. Et elle savait que l'autre femme n'était pas assez idiote pour ignorer une menace explicite de la part de la Présidente du Pays.
- Une quinzaine de jours, répondit la présentatrice en revérifiant dans ses notes.
C'était bien ce que pensait Arizona. Ces critiques de vipère manipulatrice avaient été dites bien avant le gala du 4 juillet. Ce détail aida la blonde à se détendre.
- Vous devriez surement réinterroger le Gouverneur Hahn, déclara-t-elle avec un léger sourire, je suis sûre que depuis qu'elle nous a vues fiancées, elle a changé d'avis à notre sujet…
Un sentiment de victoire la gagna lorsqu'elle s'imagina la tête d'Erica, obligée de leur donner sa bénédiction devant le monde entier… C'était certes puéril et très bas venant d'Arizona, mais elle avait prévenu l'autre femme; elle était prête à en faire une histoire personnelle...
Callie la regarda curieusement mais ne dit rien, préférant attendre d'être seule avec elle pour l'interroger plus à ce sujet.
- Très bien, dit Dana surprise elle aussi par le revirement de comportement de la Présidente. Je ne manquerais pas de lui poser la question…
- J'ai hâte de voir sa réponse, affirma Arizona, une expression goguenarde sur le visage.
Ce qui lui valut un sourire amusé de la part de la présentatrice.
Décidément, cette interview était pleine de surprise…
