Hellooooooooooooo, après avoir affronté l'espèce de tempête en scooteur, me voici. :)
L.Z.12 : Bon ça me rassure. xD Tant mieux que tu aies eu du beau temps pour ce voyage. :) Tu te souviens du moment ou des moments où ce n'est pas très clair ? Je suis d'accord avec toi concernant le côté moldu beaucoup plus présent dans cette deuxième partie d'histoire. Je ne sais jamais où m'arrêter quand je crée des intrigues. En tout cas merci pour la double review, tes compliments, de toujours poster aussi ! Il reste sept chapitres plus des bonus que je n'ai pas encore écrit. :)
SQForeverSQ : Arrête de t'excuser pour la longueur de la review. x) Merci à toi, j'ai passé le message et elle te remercie. Clémence n'a pas une vie facile, et maintenant je la laisse respirer. x) Merci pour ton avis. :)
Galdhopiggen : No soucy tu commentes quand tu veux ! :) Je valide deux de tes excuses, la deuxième mais on s'en fout du wifi quand on est au ski, fin presque. x) C'était cool ? Le nom de ship c'est Clemcy. La maman de Clémence mérite autre chose que de se faire taper. Ta review reste encore plus claire que celle de Cottigny. xD Tu ne veux pas participer au lancé de nain ? :( Merci pour ta review dégantée ! :)
OoO-RED-OoO : C'est clair ! Merci de toujours me laisser quelques mots. :)
Cottigny : J'ai bien compris que THE 100 était genre la chose la plus importante sur Terre. x) Liam c'est bien le mec de 90210, Luce j'aime bien ce petit surnom. Caileigh et Valentine ont vraiment pris l'air oui. Vive Valy comme tu dis. x) Hannah n'est pas canon, fin je ne sais pas. xD C'est un personnage de JK. R. Je m'y retrouve dans tes reviews mais c'est un peu le fouillis vu que tu fais trente six choses en même temps. x) Je prends en note ton classement, je pense que tu vas sur-lover les moments avec Cléo. Je m'éclate à les écrire en tout cas. Merci pour tes deux reviews et évidemment répondre à mes questions stupides à toutes heures de la journée. :) Bientôt les vacances.
Résumé : Après presque avoir craqué, Lucy a réussi à se débarrasser de la dernière dose de drogue qu'elle gardait. Sa relation avec Clémence est enfin officielle mais derrière cet avancement, elle reçoit une lettre de son père lui demandant de venir récupérer ses affaires. C'est la douche froide, heureusement, Clémence et sa mère sont à ses côtés. Elle est toujours aussi jalouse de Valentine vis à vis de sa copine mais contre toute attente, elles arrivent à partager un moment complice.
Clémence est surmenée : avec sa grossesse, son inquiétude pour sa sœur, Lucy, puis sa relation avec Valentine qui n'est pas toujours au beau fixe. Pierre a accepté de faire partie de sa vie et ne renonce donc pas à ses droits parentaux. Lucy et Valentine se battent toujours pour un oui ou pour un non. Après un nouveau moment pénible avec sa mère, Clémence craque après que celle-ci soit neutralisée par Valentine. Une lueur d'espoir pointe le bout de son nez quand Chloe quitte pour de bon la maison familiale.
Bonne lecture à tout le monde !
Merci à Mynock pour la relecture du chapitre.
CHAPITRE TRENTE-HUIT : NE JAMAIS ABANDONNER
Valentine Silverwood
L'air me semble plus respirable, ce légume vert, au goût et à l'odeur atroces semble maintenant succulent. Les cours sont géniaux, enfin, non, mais bref tout va bien ! Surtout maintenant que la mère de Clémence est loin, très loin d'elle. Je lui ai raconté l'histoire de nos parents. Elle se doutait que je lui cachais encore quelque chose et ça l'a assez secouée ; je voulais attendre que le procès de sa mère soit passée avant de lui dire et j'ai bien fait. Maintenant, j'essaye d'avancer et de ne pas me prendre la tête avec cette histoire, même si c'est compliqué et j'espère que mon frère va mieux ainsi que Rachel.
J'attache rapidement mes cheveux pour pouvoir continuer d'écrire des notes de musique mais une sensation contre mon cou m'empêche de continuer ce que je faisais.
- Que représente pour toi ton tatouage ?
Elle retourne s'installer sur le canapé pour ouvrir l'un de ses livres de cours, mais attend tout de même que je lui aie répondu pour plonger les yeux dedans. Elle révise depuis ce matin et elle s'est juste arrêtée pour manger. Je m'éclaircis la gorge et réponds en espérant qu'elle ne me demandera pas cette fois-ci, pourquoi j'ai décidé d'avoir celui-là. Je me vois mal lui dire que c'est Kate qui m'a convaincue d'une façon pas très catholique. J'ai encore du mal à mesurer son degré de jalousie.
- J'ai choisi un papillon parce que, j'aime le côté éphémère qu'il représente plus sa beauté, sa liberté, sa vulnérabilité et l'idée qu'il faut quatre étapes pour devenir un papillon. Si tu sautes une étape tu ne seras pas complètement accomplie.
Elle sourit et j'ai envie de lui sauter dessus.
- Je peux te montrer le troisième, les retouches sont terminées.
- Maintenant ? demande-t-elle surprise.
- Je te montrerai plus tard, continue de réviser.
Elle avale sa salive en hochant la tête, je ne sais pas trop comment interpréter son attitude, elle me regarde toujours et si elle n'arrête pas tout de suite... tout va partir en vrille. J'arrive enfin à rompre le contact pour regarder mes partitions mais je sens encore ses yeux posés sur moi.
Je me lève et vais m'installer à côté d'elle. Elle referme son livre et plante son regard dans le mien. Je n'arrive pas bien longtemps à rester focaliser sur ses prunelles alors je pose mes lèvres contre les siennes. Je l'embrasse doucement en mordillant sa lèvre et je peux entendre un gémissement de plaisir s'échapper. Je me rapproche encore plus et son livre tombe par terre. Ses deux mains viennent se caler contre ma nuque m'attirant encore plus à elle. Ma langue rencontre enfin la sienne et une chaleur tellement jouissive commence à faire son apparition dans le bas de mon ventre. À bout de souffle, je dépose de légers baisers contre son cou, nous tombons - enfin -, sur le canapé. Sa respiration commence à devenir rauque, elle passe une main sous mon débardeur et maintenant qu'elle sait ce qui m'excite le plus, elle ne perd pas de temps à toucher le haut de mon sein. Je continue de l'embrasser dans le cou et alors que j'allais enlever son gilet, elle se relève.
- Je suis désolée, mais je dois vraiment réviser.
- Tu t'excuses pour quoi au juste ?
- Tu sais bien.
Je soupire sans pouvoir me contrôler et frôle juste ses lèvres. Certes ma libido ne ressemble pas à ce que j'avais avant, mais je m'en contre fous. Un peu. Elle me demande timidement.
- Je veux bien voir ton tatouage par contre.
Je souris et alors que j'allais le faire, je lui demande de relever la manche de mon pull. Comme je l'espérais. Elle le fait doucement et à chaque fois que ses doigts rentrent en contact avec ma peau, c'est un pur bonheur.
- Des flèches d'arc. J'aime bien et pourquoi neuf ?
- Merci Hermione. Je voulais faire à la base un serpent mais j'ai changé d'avis.
- Pourquoi ?
- Ma mère a une peur exagérée rien qu'en les voyants, même sur moi elle aurait fait une crise. J'en aurais pris un chez moi depuis un bail sinon ce que je ferais d'ailleurs dès que j'aurais mon appartement.
- Oui mais c'est incompatible avec un chat et donc pourquoi ce nombre ?
Je fronce les sourcils en esquivant encore sa question sur le nombre de flèches, et réponds tout en rigolant, parce que sérieusement ?
- Un chat ? Parce que tu te vois vivre avec moi ?
Elle a un mouvement de recul et son sourire si éclatant disparaît soudainement, elle se lève du canapé et se précipite dans la salle de bains. Je n'ai même pas le temps de me justifier qu'elle se braque automatiquement et mon Dieu, cette fille est trop craquante quand elle est en colère.
Je me lève à mon tour et une fois dans la salle de bains où elle se lave les dents - allez savoir pourquoi -, je m'appuie contre la porte et débute doucement.
- Hermione, je ne me projette pas dans le futur déjà de un, car je n'ai jamais eu de copine auparavant et c'est donc quelque chose que je n'ai jamais fait et de deux, avec mon passé, tu peux comprendre pourquoi je vis de cette façon. N'oublie pas ce que je t'ai dit.
Elle ne me répond rien mais je sais qu'elle a entendu. Elle s'essuie la bouche avec une serviette. Alors que j'allais repartir, elle attrape mon poignet et je lui fais face. Elle s'approche doucement de moi et dépose un léger baiser contre mes lèvres et je lâche sans réfléchir.
- Et si on organisait une fête ce soir ?
Elle fronce les sourcils mais hoche la tête en signe d'approbation.
L'ambiance de la soirée bat son plein, je crois que je n'ai jamais vu autant de monde dans nos dortoirs, les quelques verres qui parcourent mon système sanguin me libèrent complètement, alors que je n'ai pas besoin de ceci pour m'amuser. Je danse avec Hermione qui n'est de toute façon pas très encline à me lâcher, j'ai invité pas mal de Serpentards et comment dire, pas mal de prédatrices sont là.
Je l'embrasse avec autant de passion que je peux transmettre, mais quand j'entends les basses d'une musique m'envahir, je perds le contrôle de moi-même et à partir de là peu de personnes sont capables de suivre le rythme que j'impose, tellement je me secoue dans tous les sens. Hermione rigole et je plaque mes lèvres contre les siennes.
Je finis par monter sur la table tout en chantant et criant en même temps, je secoue ma tête de gauche à droite au rythme de la musique, reculant et avançant selon mes envies, je sens quelqu'un se coller à moi d'une façon qu'Hermione ne ferait pas, j'ouvre les yeux en pensant que c'est une sangsue et me retourne précipitamment. Heureusement, c'est Clémence. Je souris et attrape ses mains pour la rapprocher encore plus de moi, elle, elle peut me suivre. Elle se tourne et je la tiens fermement par les hanches, elle prend l'une de mes mains qu'elle place sur son ventre. J'oublie tout ce qu'il se passe autour de moi, que tout le monde peut nous voir, que nos copines peuvent voir notre proximité, je m'en fous !
Après m'être défoulée avec ma meilleure amie qui part à la recherche de Lucy, je me dirige vers les boissons et avale d'une traite le contenu de mon verre. Je reporte mon attention sur la marre de monde et je ne trouve pas Hermione. Il n'en faut pas longtemps pour qu'une fille vienne me parler.
Elle est obligée de se rapprocher de moi pour me parler et je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elle sent bon.
- Où est ta copine ?
- Comme tu le constates, pas avec moi.
Elle sourit malicieusement et boit une gorgée de son verre puis me regarde de nouveau. Je reporte mon attention encore une fois sur les gens autour de nous ce qui malheureusement me laisse moins attentive à la fille d'à côté qui dès que je me tourne vers elle, s'approche de moi pour m'embrasser, instinctivement je me recule. Je lui souris à mon tour de façon narquoise quand je sens enfin l'odeur que j'attendais, malgré la présence de tous ces gens, je n'oublierai jamais cette odeur qui a tout déclenchée.
Hermione me prend la main pour nous amener dans la salle de bains, une fois qu'elle a verrouillé la porte elle est mi-agacée mi-contente, je me rapproche d'elle en l'embrassant sur le front tout en fermant mes yeux. Elle dit :
- Il y a forcément un partenaire qui aime plus que l'autre et c'est moi.
- Je ne crois pas.
Elle soupire avant d'ajouter.
- Prouve-moi le contraire alors, montre-moi qu'on est sur la même longueur d'onde.
Je ne sais pas si c'est le fait que je ne lui montre pas que je suis jalouse qui l'embête ou si c'est mon comportement avec les filles qui l'exaspère, mais en tout cas, ça me fait du mal de voir que je lui en fais sans réellement pouvoir faire quelque chose derrière, je suis comme je suis. Je hoche la tête en gardant un visage de marbre.
Elle me regarde droit dans les yeux et doucement son regard change, ses yeux reprennent cette teinte que j'aime tant, peu de temps après je l'embrasse comme si c'était la dernière fois, et elle ne tarde pas à entrouvrir la bouche nous permettant de lutter pour le contrôle du baiser. Quand je sens que je commence à trop la pousser contre la porte, je nous fais pivoter.
Elle me rapproche d'elle en reprenant possession de mes lèvres et peu de temps après je suis de nouveau contre la porte de la salle de bains. Je laisse glisser l'une de mes mains contre son visage, puis son cou et le tissu de sa robe. Mon Dieu que j'ai chaud ! Pas longtemps après nous nous stoppons car ça fait cinq minutes que quelqu'un tambourine contre la porte, où se trouve ma baguette ?! On est dans notre salle de bains merde.
Nos dortoirs se vide petit à petit et je suis sûre que l'on va avoir des problèmes le lendemain, mais tant pis. Je danse un slow avec Hermione quand soudain je suis prise d'une violente remontée. Elle me tient les cheveux, accroupie à côté des toilettes. Au moins l'avantage de ne coucher qu'avec des filles c'est que je n'ai pas à m'inquiéter à chaque fois que je suis amenée à vomir.
Une fois que je suis dans un meilleur état, j'attrape sa veste et nous emmène sur la tour d'Astronomie, les couloirs sont calmes, vu l'heure aussi c'est normal. Étant donné que c'est la pleine lune nous n'avons pratiquement pas besoin de sa baguette. L'air frais environnant me fait du bien et ne plus respirer toutes ces odeurs réduit mon mal de tête.
Je m'assieds sur le rebord de la tour mais face au regard d'Hermione, je redescends.
- Au fait tu as choisi une destination pour tes vacances ?
- Pas encore, j'espérais que tu pourrais m'aider et mieux encore venir avec moi, si tu n'as rien de prévu, personne à voir…
Je souris amusée par la tête qu'elle fait.
- Avec plaisir je me vois bien allongée sur une plage avec un soleil éclatant, une mer dont on ne se soucierait jamais de la température, toi criant à huit heures du matin qu'on est en retard pour la visite de dix heures, quelqu'un pour m'apporter des cocktails tropicaux, hum je m'y vois déjà, avec toi.
Alors que j'attendais tout naturellement une réponse de sa part, je finis par tourner la tête vers elle pour voir ce qu'elle fabrique. Elle me regarde avec un sourire extatique collé aux lèvres. Je rigole et nous restons un long moment à parler de tout et de rien. J'aime tellement discuter avec elle, à la limite, ce besoin de l'entendre est moins important que le besoin de lui faire l'amour. À la limite…
- Et avec Clémence ? Comment ça s'est passé le procès ?
- C'était horrible. De la folie. Au moins maintenant c'est terminé, sa mère va aller à Azkaban et leur père a été condamné à sept ans d'emprisonnement.
- C'est beaucoup.
- Tu sais, ça faisait des années que ça durait et je trouve que ce n'est pas assez enfin bref. Clém a craqué, c'était horrible.
- Valentine ?
Je soupire et détourne le regard. J'aimerais juste pouvoir enlever les images de ma Clémence dans cet état. Comment sa mère a-t-elle pu dire de telles choses ? Sans rancœur ? Ma mère à des défauts mais au moins, elle ne s'est pas transformée en quelqu'un de cruel qui mérite la mort.
Quand nous décidons de rentrer en balançant nos mains comme des gamines et bizarrement ce ne me dérange absolument pas, nous nous stoppons à la vue du professeur McGonagall qui se trouve à l'entrée de nos dortoirs.
Nous la suivons et je traîne des pieds, s'il y a bien une chose que je déteste c'est écouter un professeur me faire une remontrance, c'est bon quoi ils n'ont jamais été jeunes ? Le salon est dans un bordel pas possible et après avoir viré deux personnes qui profitaient comme il se doit de celui-ci, ça commence. Hermione est mal à l'aise.
- Vous me décevez Miss Granger, je me vois dans l'obligation d'intervenir. Des élèves sont allés se promener dans la Grande Salle en chantant à tue-tête quand d'autres sont partis investir des salles de classe ! Il y a huit mois jamais vous n'auriez laissé quelque chose de la sorte se produire. Je pense qu'il y a mieux à faire que d'organiser des fêtes quand vous savez que vos A.S.P.I.C approchent à grands pas.
Son regard devient un peu trop persistant à mon encontre, déjà que je n'étais pas d'humeur mais alors là si elle doit reprocher les débordements survenus à cause de moi, parce que j'aurais influencé Hermione, je vais vraiment m'énerver.
- Qu'êtes-vous en train d'insinuer exactement ?
- Vous m'avez très bien comprise Miss Silverwood.
Alors que je m'apprêtais à lui répondre, m'octroyant par la même occasion une retenue, Hermione me prend la main et réplique avant moi.
- Nous en sommes désolées professeure, cela ne se reproduira plus.
Elle soupire et s'éclipse de nos dortoirs. Je me tourne vers Hermione pour comprendre pourquoi elle a agi de cette façon, ça m'insupporte quand on essaye de me protéger, je sais très bien le faire toute seule ! Déjà que j'ai dû prendre sur moi lors de ma bagarre en cours quand elle l'a fait.
- Ce n'est pas le moment d'avoir des retenues Valentine.
J'avale difficilement ma salive et réponds le plus calmement possible.
- Certes mais la prochaine fois laisse-moi lui répondre.
Elle secoue sa tête en rouspétant qu'il n'y aura pas de prochaine fois et je serre les dents pour ne pas lui rétorquer quelque chose que je regretterai dans la seconde suivante, il y a certaines choses pour lesquelles je ne changerai pas, amoureuse ou pas.
Puis elle se lève m'entraînant à sa suite dans ma chambre. Il est deux heures du matin et une longue journée préparatoire aux examens s'annonce demain. Une fois qu'Hermione est calée dans mes bras, je m'endors rapidement.
Quand mon réveil sonne je suis encore fatiguée et je me réveille toute seule. Hermione se trouve dans le salon et elle révise déjà. A en juger par ses cernes elle s'est levée très tôt. Étant donné que je me suis levée pour réviser, après avoir fait un rapide détour par la salle de bains et l'avoir embrassée, j'attrape un livre au pif et commence.
Je ne lui ai pas encore dit, mais avoir mes A.S.P.I.C. avec des bonnes notes n'a pas d'importance pour moi. J'ai passé pendant les vacances de février une audition pour entrer dans une école de musique et les notes n'ont aucune valeur. Si j'ai réussi l'audition, mon rêve pourra se réaliser, jouer de la musique pratiquement toute la journée. Je pourrais quand même le faire même si je ne suis pas prise dans cette l'école, l'argent n'est pas un problème pour l'avenir mais j'aimerais intégrer un programme de musique. Du coup en attendant je continue de réviser un minimum et pour deux raisons, la première parce que mon grand-père n'attendait que de voir mon diplôme encadré dans un cadre et deuxièmement dans le cas où je me serais plantée.
Néanmoins, je ne serai pas totalement satisfaite, en effet, cette école est pour les moldus. Il en existe une seule pour les sorciers sauf que c'est super dur d'y rentrer et avec mes derniers résultats de septième année, c'est fichu maintenant. À cause de mon frère j'ai relâché mes efforts, avec le décès de mon grand-père ça s'est empiré et on va dire que la situation avec Hermione ne pas m'a aidée. Ça me soûle, je voulais vraiment cette école, pour une fois que j'avais un objectif concret dans ma vie. Je secoue la tête et me remets ou du moins, commence à travailler.
Une légère pression sur mon bras me fait ouvrir les yeux et je demande inquiète :
- Qu'est-ce qui se passe ? On a loupé l'heure du déjeuner ?
Elle rigole.
- Non mais tu t'es endormie au bout d'une demi-heure de révision Valentine. Et je me pose une question, je crois savoir la réponse mais bon.
Mon Dieu, qu'est-ce qu'elle va encore me demander. Je me redresse et elle s'installe sur la table basse en face de moi.
- Tu m'as clairement fait comprendre que tu ne révisais que deux matières et pourtant, tu as quand même de bons résultats dans les autres que tu as. Tu triches ?
Je fronce les sourcils. Jusqu'où je peux me dévoiler ? Après tout, autant lui dire la vérité. Sauf la partie où depuis des semaines, je n'ai que des notes en dessous d'Effort Exceptionnel. Je n'ai pas envie de la faire culpabiliser.
- Oui bon, il ne faut pas non plus prendre tout ce que je dis au pied de la lettre. Je révise aussi les autres matières. Après comme tu l'as dit en Potion et en DCFM, je gère. Je ne me suis jamais fait chier à prendre quatre mille options comme toi ou encore Clémence du coup il me reste, Botanique, Histoire de la Magie, Sortilèges et Métamorphose. Je ne prends pas en compte Arts et Histoire de la musique. Alors pour les deux premières vu que je déteste ces matières, généralement oui, on me fait mes devoirs et lors des contrôles, je relis les notes de Clémence mais comme tu peux le constater, j'ai du mal à rester concentrée. Sinon de temps en temps elle m'aide. Métamorphose, avec la prof qu'on a, je ne peux rien faire, pas dormir, pas dessiner, écouter est la seule chose que je puisse réaliser sans qu'elle ne me fasse chier et Sortilèges, faut croire que je suis douée, enfin je me débrouille.
Elle se mort la lèvre inférieure et ajoute :
- Impressionnant.
- Tu pensais que j'étais un bras cassé qui trichait dans toutes les matières ?
- Pas un bras cassé mais que tu trichais, oui. Tu ne m'en veux pas ?
- Pourquoi je t'en voudrais ?
- Je ne sais pas trop.
Je souris et l'embrasse doucement.
- Je vais prendre une douche et on descend ?
Elle hoche la tête toujours en fixant mes lèvres et je ne peux pas m'empêcher d'en reprendre possession. Tout de suite elle m'y autorise l'accès et je glisse ma langue à la recherche de la sienne. Mes mains viennent se placer sur ses hanches et pour mon plus grand plaisir, elle se lève sans quitter mes lèvres et s'installe à califourchon sur moi. Le baiser devient de plus en plus intense. Je sens que j'ai besoin de reprendre de l'oxygène mais je n'en ai que faire, c'était comme si ce baiser, était devenu mon oxygène. Malheureusement mes poumons protestent de plus en plus et je suis obligée de me décaler. Hermione pose directement ses lèvres contre mon cou, sur cette zone qui me rend tout simplement dingue en temps normal et maintenant que ce sont les lèvres de la fille que j'aime, c'est tellement plaisant que je ne retiens pas mon gémissement de plaisir.
Je peux sentir son sourire contre mon cou. Sa main de l'autre côté me brûle sérieusement, c'est inutile de préciser l'état de mon entre-jambe et cette phrase murmurée dans le creux de mon oreille accélère les pulsations de mon cœur.
- Pourquoi tu sens si bon même au réveil…
Je commence à passer mes deux mains sous son t-shirt, elle m'embrasse en appuyant plus, en passant sa langue. Je laisse tomber ma tête sur le dossier du canapé et dois sans doute serrer trop fort ses hanches mais c'est tellement bon ce qu'elle me fait. Je me laisse complètement aller et tant pis si elle me trouve ridicule, si je me trouve ridicule avec mes lamentations.
- Ah bah maintenant il va falloir que j'aille vomir.
Putain de merde, j'ouvre les yeux en grand et tourne la tête vers… Lucy et Clémence ! Hermione est déjà debout complément rouge. Nan mais j'ai des besoins moi. Ça fait quatre putain de jours !
- Mais que faites-vous là !
Clémence rigole de la situation et son vampire me répond :
- Hier soir tu nous as dit de venir vous chercher pour qu'on déjeune ensemble.
Je réponds d'un air hautin.
- J'ai dit ça moi ? Tu as rêvé je crois.
Elle souffle.
- Bon je vous attends dehors, ça me laissera le temps d'essayer d'oublier ce que j'ai entendu sortir de ta bouche Blondie. Mais quelle horreur !
Lucy s'en va mais ma meilleure amie reste ici à me regarder tout en souriant de toutes ses dents. Je roule des yeux et me lève à mon tour pour aller prendre ma douche. Je laisse la porte ouverte pour que Clémence puisse me suivre. À peine celle-ci refermée qu'elle me demande :
- Alors ?
Je fais comme si je ne savais pas de quoi elle parle tout en me déshabillant.
- Alors quoi ?
- Allez, commence pas, dis-le.
Je soupire.
- Oui elle me rend heureuse.
Elle sourit et dépose un bisou sur ma joue. Alors qu'elle allait repartir, je lui demande de rester pour qu'on puisse parler, seules. Comme on avait l'habitude de le faire.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée Val en plus j'ai déjà pris ma douche.
- M'oblige pas à te supplier, Hermione rentrera pas et Lucy est partie vomir. Allez !
Elle lève les yeux au ciel et se déshabille enfin. Je ne vois pas pourquoi être en couple devrait nous empêcher de prendre une douche ensemble. Ce n'est pas comme si on couchait et c'est ma meilleure amie ! Et puis, pourquoi je cherche à justifier ce fait d'abord ? Je fais ce que je veux. Je tourne le robinet et mets rapidement de l'eau bien chaude. Dès que Clémence me rejoint, j'ai des difficultés à ne pas fixer son ventre de plus en plus arrondi.
- Val ne me reluque pas comme ça s'il te plaît.
- Je suis désolée mais c'est quand même perturbant et elle est sympathique ta poitrine dis donc.
- Pardon ? Parce que avant elle ne l'était pas ?
Je me tourne pour qu'elle ne me voie pas sourire et tout de suite après elle me pince la hanche.
- Aie ! Je plaisante mais là tu as la parfaite poitrine, wow, c'est Lucy qui doit être aux anges.
- N'essaye même pas, on n'en parlera toujours pas.
- Allez ! Je me demande trop comment tu es dans l'action, c'est toi qui domines ? Lucy ? Nan elle doit être la soumise.
- Valentine tu sais très bien que je n'aime pas discuter de ce sujet avec toi. Tout ce que tu veux mais pas le sexe.
Je roule des yeux et n'insiste pas. Dix minutes plus tard, nous descendons toutes les quatre dans la Grande Salle et nous nous asseyons à la table de Clémence pour notre déjeuner. J'embrasse Hermione sur la joue puis me sers une assiette pleine de porridge et remplis mon verre de jus de citrouille. Entre deux bouchées, elle me demande :
- Tu veux réviser les potions cet après-midi ?
- Oui si tu veux.
Elle hoche la tête et je la regarde manger puis lire ses notes. Je la trouve vraiment magnifique mais ce n'est pas tant son physique qui m'a fait tomber amoureuse d'elle, c'est sa personnalité. J'adore tout chez elle.
Alors que j'allais mettre ma cuillère dans la bouche, je hurle :
- C'est Lucy !
- Val !
Clémence me lance un regard noir et m'avertit clairement, si j'explique le fond de ma pensée, elle me le fera payer. Alors que tout le monde me regarde, je lâche :
- Quoi, vous voulez ma photo ?
- Pourquoi tu m'as appelé Blondie ?
- Pour que tu me passes le plat de toast.
- Mais tu en as un en face de toi !
- Pour qui tu te prends pour hausser le ton ?
- Ah attention, ce matin on a la méchante Valentine.
Heureusement pour mes nerfs, la distribution du courrier débute. Je peux sentir la main d'Hermione sur ma cuisse et ça m'apaise. En quelque sorte. Je suis perturbée par l'arrivée de notre duc, comme à chaque fois me direz-vous. Il dépose l'une des deux lettres qu'il avait dans le bec sur la table puis se dirige vers celle des Gryffondors, mon frère. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je prends délicatement la lettre et quand je reconnais l'écriture. Je quitte la table précipitamment et cours hors d'ici.
Je ne m'arrête qu'une fois que je suis quasiment à l'opposé de la Grande Salle, là où personne ne pourra me trouver. Où je n'ai jamais emmené quelqu'un. Ma gorge est en feu et il faut que je m'asseye. Une fois couchée dans l'herbe, toujours en tenant la lettre dans ma main, j'essaye de garder le contrôle sur ma respiration. Je sens mon poignet chauffer, Clémence.
Je me relève et m'assieds en tailleurs, je lui demande qu'ils ne me cherchent pas et pose ensuite la lettre de mon grand-père devant moi. Pourquoi je reçois une lettre de lui alors qu'il n'est plus parmi nous ? Je la regarde fixement puis, à bout, je l'ouvre doucement. Malheureusement, quand la première chose que je lis est « Ma chère Valentine » et que maintenant je suis sûre et certaine que c'est bien lui, j'éclate en sanglots.
Je me laisse retomber sur le dos et reste là à pleurer comme une gamine. À pleurer une absence, un modèle, une personne que je ne reverrai plus jamais de ma vie. Je crois que mes lentilles n'ont jamais été autant hydratées.
Après un long moment, je me redresse de nouveau et lis, très lentement, en savourant chaque mot écrit, tout en essuyant mes larmes.
Ma chère Valentine,
Si tu reçois cette lettre aujourd'hui, c'est que je ne suis plus de ce monde et j'espère que ma présence ne te manque pas trop et que tu as réussi à vivre avec.
Je t'écris ce soir, en cette soirée du vingt-quatre août 1997, car dans quelques mois, tu seras en septième année. En train de te demander dans quelle école de musique postuler ? Te dire que tu n'auras pas ta chance dans l'école qui te plaît tant, la Royal College of Music ?
Je ne sais pas comment seront les choses, ta vie à cet instant présent mais… je te connais comme si je t'avais fait ma petite Valentine. Et mon petit doigt me dit que tu baisses les bras. N'abandonne pas ton rêve et si ce n'est pas déjà fait, postule dans cette école, je sais que tu en es capable et surtout, je crois en toi. Je l'ai toujours fait, et le ferai toujours.
Ton grand père, ton plus grand fan.
Lewis Silverwood.
Après avoir relu la lettre, je me relève légèrement tremblante et m'attache les cheveux à l'aide de l'élastique se trouvant autour de mon poignet. Une brise d'air vient s'écraser contre mon visage et l'envie d'être dans les airs, dans un endroit inaccessible survient. Je remonte lentement jusqu'à mes dortoirs en longeant les murs à cause de la gueule que j'ai. Une fois arrivée, Hermione se lève tout de suite quand elle me voit et vient dans ma direction. Qu'est-ce que ça peut m'agacer d'être faible.
Je la prends rapidement dans mes bras et inhale l'odeur de ses cheveux. Je me dégage de son étreinte, juste assez pour pouvoir lui donner ma lettre. Elle fronce les sourcils et me demande du regard si elle peut la lire.
- Oui, vas-y.
Elle l'ouvre doucement et commence sa lecture. Une fois qu'elle a terminé, elle prend ma main et nous amène sur le canapé. Elle débute prudemment, sûrement pour véritablement vérifier mon humeur.
- Je ne savais pas que tu voulais continuer tes études. Surtout que tu te plains souvent d'elles.
- Oui… fin j'en ai marre des cours te méprends pas. Mais là-bas je ferai beaucoup plus de musique que je n'en fais ici, je ne resterai pas à Londres et voilà. C'est…- les larmes commencent à monter -, mon grand-père qui m'a incité à poursuivre. Tu sais c'est grâce à lui que j'ai commencé à jouer du violon. Ma mère était absolument contre, je comprends maintenant pourquoi, ça lui rappelait Paul. Je voulais vraiment aller là-bas.
- D'accord et tu as baissé les bras, pourquoi ?
Je soupire en me mordant la lèvre inférieure.
- J'ai des résultats de merde depuis des semaines.
- Et puisque c'est la musique qui prime, ça ne devrait pas justement être secondaire tes résultats ?
- Pas dans cette école, c'est mort.
- Ça compte si je te dis que je crois en toi ?
Je relève la tête de mes genoux et la regarde droit dans les yeux. Tout ce qui est train de se passer, cette situation dans laquelle je suis m'énerve. Elle prend l'une de mes mains et me sourit timidement. Après avoir gardé le silence un moment je lui réponds légèrement énervée.
- Le problème c'est que je ne crois pas en moi.
- Sauf que moi, je crois en toi.
Je relève la tête, regarde le plafond et soupire.
- Tu voudrais bien venir avec moi à Londres ? J'aurais besoin de ton aide pour quelque chose.
- Bien sûr Valentine.
Je l'embrasse parce que je ne peux pas faire autrement puis je me dirige dans ma chambre pour récupérer ma veste. Hermione me rejoint peu de temps après et avant de partir, je passe par les dortoirs de Clémence pour la rassurer.
Une fois chez moi, je salue Michelle qui est en train de nettoyer les cadres, et pars dans ma chambre pour prendre ma caméra. Je vais ensuite dans ma salle de musique et dès qu'Hermione est à mes côtés, je lui la donne et m'installe sur un tabouret.
- Je vais avoir besoin que tu me filmes d'accord ?
Elle hoche la tête et je me relève pour aller prendre mon violon. J'ouvre comme d'habitude le même étui. Cette fois-ci au lieu de le refermer comme toutes les autres fois, je me saisis du violon que mon grand-père m'a offert avant qu'il ne décède. Je fais parcourir mes doigts contre le manche, j'effleure chaque corde et une fois que je suis prête, je me mets face à ma copine, et lui fais un signe de tête pour qu'elle commence à m'enregistrer.
- Bonjour, je m'appelle Valentine Silverwood et je suis actuellement en septième année à l'école de Sorcellerie de Poudlard. Je ne suis pas douée quand il s'agit de parler de moi, mais si il y a une chose que je sais faire, c'est pratiquer de la musique et c'est ainsi que je vais me présenter.
Je prends une grande inspiration et débute doucement puis plus rapidement. J'essaye de raconter les moments importants de ma vie, en faisant sortir une mélodie douce quand j'étais heureuse, quand ma mère était là, quand mon grand-père m'emmenait voir des concertos, tous les moments complices avec mon frère, Clémence, Hermione, Caileigh, la rencontre avec ma sœur… Et tous les autres puis j'appuie plus et accélère quand il s'agit de mon « père », de ma mère, la mort de mon grand-père, l'histoire avec Hermione, mon accident avec mon frère, le presque abandon de Clémence.
Quand j'ai terminé, Hermione coupe la vidéo et je me lève pour aller l'enlacer.
- C'était magnifique.
Je l'embrasse dans le cou puis la regarde amoureusement, le genre de regard qui me donnait envie de vomir quand je le voyais sur les autres. Je remets une mèche de ses cheveux en arrière et elle dépose un bisou sur ma joue. C'est prendre un risque de se servir d'une méthode moldue pour me présenter, mais étant donné que j'ai raté les rencontres avec les professionnels, qu'ai-je d'autre à perdre ? Rien.
- Maintenant on va aller chez mon cousin, il travaille dans l'informatique et surtout il gère pour les montages vidéo. J'ai pas mal de vidéos chez ma grand-mère, ils adoraient filmer notre famille.
Je nous fais directement transplaner chez mes grands-parents.
- Mamou ? - Aucune réponse -, elle ne doit pas être là.
Je lâche la main d'Hermione qui secoue la tête pour me répondre et m'avance vers le fond de la maison, vers le bureau de mon grand-père. Il y a de tout dedans, vraiment de tout. Je pose une main sur la poignée mais ne fais rien de plus.
- Qu'est-ce qu'il y a Valentine ?
- Je pensais qu'en y allant franco j'allais réussir à rentrer dans son bureau mais pas du tout.
Elle pose sa main sur la mienne.
- Quand tu es prête.
L'avoir à mes côtés me donne tellement de courage c'est dingue. Pratiquement dans l'instant qui suit, j'abaisse la poignée et ouvre la porte toujours en restant dans le couloir. J'avale ma salive difficilement et entre prudemment. J'allume la lumière pour qu'on y voie plus claire. Rien n'a changé, bougé de place. Mamou a tout laissé en place. Il y'a toujours cette odeur de vieux livre. Je m'avance vers l'armoire qui contient les VHS et dès que je vois les mots « musique » et « Valentine », je les prends. Hermione est en train de lire le nom des livres rangés sur les trois étagères derrière moi, je suis sûre qu'elle se serait parfaitement bien entendue avec lui. Une fois que j'ai tout, j'évite de trop regarder ce qu'il y'a autour de moi comme les photos de notre famille.
J'enlace Hermione et pose mon menton sur son épaule. L'odeur qu'elle dégage m'apaise, tout m'apaise quand je suis avec elle. Je l'aime tellement et elle a tellement de pouvoir sur moi, ça me fait peur. J'ai peur de ma relation avec elle, qu'elle me fasse souffrir, que je lui fasse du mal. Je serre les dents et arrête d'avoir des pensées négatives.
- Sa collection est impressionnante.
- Oui, c'est tous les livres qu'il a eu depuis Poudlard, regarde la haut à gauche c'est ton livre.
- L'histoire de Poudlard…
Après un court instant, je prends sa main libre et je nous fais de nouveau transplaner.
- Valentine… préviens-moi s'il te plaît quand tu décides de transplaner.
Je lui souris timidement pour m'excuser.
- Hello ! Il y'a quelqu'un ?
Peu de temps après, ma tante Elise, la sœur de ma mère arrive.
- Valentine ! Que me vaut ta visite, ça faisait longtemps que tu n'étais pas passée nous voir.
- C'est à cause de Diana, elle me fait peur.
Ma tante lève les yeux au ciel tout en me faisant la bise. Je fais les présentations entre elle et Hermione puis me dirige vers la chambre de mon cousin, Noah.
- Diana te fait peur ?
- Oui, avec ses petites jambes et ses petits bras. Je ne sais jamais à quoi elle joue avec moi !
- Mais elle a quel âge ta cousine ?
- Deux ans et demi.
Elle roule des yeux et je souris. Je déteste les gosses et fais tout mon possible pour rester loin d'eux. C'est plus sûr pour moi. Je frappe à la chambre de Noah et attends avant d'entrer. Les mecs ont cette fâcheuse tendance à se branler avec la porte pas fermée à clé, des imbéciles.
- Oui !
- Et le geek ! Comment vas-tu ?
Quand il me voit, il retire le casque de sa tête et sourit.
- Je vais bien et toi ? Ça fait longtemps dis donc ! Tu as surmonté ta peur des enfants ou ?
- J'ai pas peur d'eux, je ne les aime pas, tout ce qu'ils font, c'est faire du bruit, se plaindre et ça demande une attention constante ! C'est relou. Bref, je te présente ma copine Hermione - ils se font la bise -, j'ai besoin de ton aide, de tes talents de montage vidéo.
Je sors de mon sac la pile de VHS qu'il saisit délicatement. Je m'installe sur son autre chaise et en fais apparaitre une pour Hermione. Je lui indique ce que je veux et il exécute du mieux qu'il le peut mes demandes car selon lui « je m'enflamme trop ». Hermione prend appui sur ma cuisse pour donner son avis et est-ce normal d'avoir envie de lui sauter dessus et que la présence de mon cousin ne soit absolument pas gênante? Je me concentre de nouveau et continue de faire ma chieuse.
Nous restons déjeuner et je me mets à l'opposé de ma petite cousine. Heureusement, ma grande cousine, Cléo, arrive pour me distraire. On est pratiquement tous blonds ou châtain clair dans la famille, avec différentes variantes de bleu aux niveaux des yeux sauf une exception, mon frère qui a les yeux vert clair. Enfin bref tout ça pour dire que ma cousine est ultra canon, c'est dans les gènes. Oui vraiment. Quand elle était à Poudlard elle a marqué les esprits. Même Noah est un tombeur, alors que c'est un geek. Les geek ne sont pas censées être beau. Bref, je m'égare. Une fois qu'elle s'est installée à côté de moi et malgré la présence de sa mère, il faut que je lui demande.
- Alors, toujours avec Lola ?
Elle me fait les gros yeux et me fait comprendre qu'on en parlera plus tard. Hermione fronce un sourcil et je lui dis que je lui expliquerai tout à l'heure. Dès qu'on peut sortir de table, je prends la main de Cléo et nous amène dans le salon puis sur le petit balcon. Elle s'allume une cigarette puis s'appuie contre la rambarde.
- Tu attends que je te repose la question c'est ça ?
Elle sourit et envoie de la fumée dans ma direction.
- Oui, j'aime bien quand tu fais ta soumise.
Je roule des yeux et me tourne vers Hermione pour lui expliquer.
- Cléo a fait son coming-out il y a tout juste un an alors qu'elle se tape des filles depuis qu'elle sait marcher…
- Non, ça c'est toi Valentine.
- Me coupe pas la parole tu veux, sa mère a paniqué…
- Elle a pété un plomb oui.
- Bon tu me fais chier, raconte-la ton histoire.
- Donc ! Ma mère nous a limite fait une dépression, genre ce n'était pas possible que sa fille soit lesbienne. J'avais juste envie de lui dire que sa fille chérie, oui je parle de ma parfaite sœur, Adele, allait lui donner ses parfaits petits-enfants. Mais non elle m'a fait la gueule pendant des mois, genre elle a cru que ça allait me faire redevenir hétéro ? Du coup même si maintenant elle l'accepte, elle ne veut pas que j'en parle. Le truc le plus dingue c'est qu'elle t'adore ! Et oui je suis toujours avec Lola, on a enfin pris notre appartement ensemble, c'est fou comment elle peut avoir peur de l'engagement.
J'évite de faire un commentaire là-dessus et ma copine prend la parole pour la première fois.
- Pour répondre au fait que ta mère adore Valentine, c'est que généralement ça ne dérange pas, sauf quand ça arrive sous son toit.
- Oui c'est clair que c'est ça.
Cléo continue de raconter la petite histoire et heureusement ! Elle ne parle pas des coups que j'ai pu faire avec elle dans le passé. Je ne suis pas proche de tous mes cousins mais avec Cléo, Liam et Evanna, j'en ai fait des conneries. On était catalogué comme les insupportables de la famille. Ceux qui étaient tout le temps au coin, mais je dois admettre que Cléo était la plus maligne. Elle arrivait toujours en s'en sortir en rejetant la faute sur moi et vue que j'aime quand on me porte attention, je ne disais rien.
Quatre heures plus tard nous sommes de retour chez moi, ma vidéo et mes différents bulletins de notes ont été envoyés, maintenant il n'y a plus qu'à attendre le retour négatif. Je ne me fais pas d'illusions, j'ai beau être douée en musique, je ne suis pas la seule sur Terre et surtout, les autres ont eu de meilleurs résultats. Ils sont constants, sont sérieux, comme ma copine. Ils sont bien élevés enfin bref tout ça pour dire que ce sont des gens bien. Puis ça commence à me soûler de penser à ça, il faut que je me change les idées.
Je me tourne vers Hermione qui écoute la musique les yeux fermés et je commence à déposer des baisers contre son cou, en alternant avec des coups de langue. Sa respiration commence à se faire de plus en plus dense et elle ne contrôle plus les petits bruits qui s'échappent de ses lèvres. Je remonte doucement vers elle et avant de l'embrasser, elle ouvre les yeux suite au fait que je me suis arrêtée. Elle fixe mes lèvres avec une intensité déconcertante qui me fait rougir, oui moi, rougir ! Je me les humidifie et elle sourit. Elle passe l'une de ses mains contre ma nuque et dans l'instant qui suit, ma langue rencontre la sienne et je la laisse mener la danse. Mon entrejambe m'indique que je suis plus qu'excitée et qu'il m'en faut encore plus, comme d'habitude. Je bouge mon bassin contre elle sur un rythme bien particulier. J'attache mes cheveux quand ils deviennent gênants, et là, elle me chatouille.
Je rigole tout de suite, me décale et essaye de mettre le plus de distance possible entre elle et moi mais j'échoue. Elle m'énerve. Je m'allonge à côté d'elle et m'amuse à passer ma main dans sa chevelure et elle tourne la bague autour de mon doigt.
- Dis-moi à quoi tu penses.
- J'aimerais réviser, mais dans le même temps je suis tellement bien avec toi.
Et moi donc… On s'embrasse encore un long moment puis nous nous apprêtons à rentrer à Poudlard. Avant de partir, je prends une grande inspiration et frappe au bureau de ma mère. Je rentre quasiment dans l'instant qui suis et elle relève la tête vers moi en me souriant timidement. Je ne sais pas pourquoi mais je referme la porte. Je m'avance vers elle et elle me suit du regard, toujours en tenant la lettre qu'elle s'apprêtait à lire. Mon ventre me fait un mal de chien, mon cœur me fait terriblement mal et, je n'en peux plus. De faire comme si je ne savais rien. Je ne compte pas faire comme Victor et Rachel et garder pour moi ce qui me fait souffrir, j'ai besoin de parler avec ma mère. On n'aurait jamais du faire comme si de rien n'était.
Je prends la chaise se trouvant en face de moi et m'installe à côté d'elle, elle pivote pour me faire face. J'avale ma salive difficilement et tente de toutes mes forces de ne pas me souvenir de ma mère en train de crier de douleur.
- Qu'est-ce qu'il se passe Valentine ? me demande-t-elle doucement.
- Pour commencer, j'ai reçu une lettre de grand-père. Qui m'incitait à poursuivre mes études dans l'école que je souhaitais, c'est-à-dire celle de Rome.
Elle hoche la tête sans rien répondre, ne quittant plus mon regard des yeux.
- Tu as besoin de moi pour signer un document ? Quelque chose ? rajoute-elle en déposant le papier sur son bureau et, en ôtant ses lunettes.
- Juste de ton soutien, soufflé-je dans un murmure.
Je n'arrive pas à lui dire, mon rythme cardiaque accélère et je prends quelques secondes ma tête dans mes mains.
- Maman, dis-je la voix tremblante, je sais.
Les larmes me montent aux yeux sans que je ne puisse faire quelque chose. Ma mère ne réagit pas à mes paroles, puis, se mord la lèvre inférieure.
- De quoi tu parles au juste ? ajoute-t-elle perturbée.
- De ce malade mental, parvins-je à dire.
Elle secoue la tête, met sa main devant sa bouche et craque complètement en face de moi, m'attristant encore plus, car voir ma mère pleurer et je crois l'une des pires sensations que j'ai pu ressentir.
- Comment ?
- Victor et moi on vous a espionné quand Paul est venu à l'appartement et après… on est allé voir le souvenir de la soirée chez lui.
Elle ferme les yeux puis joint ses mains. Elle secoue de nouveau de la tête et parvint à me dire après un sanglot.
- Vous n'auriez pas dû. Vous n'auriez pas dû, répète-t-elle.
- Je suis désolée d'avoir fait ça mais, je voulais savoir pourquoi tu n'étais jamais à la maison maman ! Enfin merde j'avais besoin de toi quand j'étais qu'une gamine ! Et c'est encore le putain de cas ! Sinon je ne serais pas dans cet état merdique !
La colère m'a permis de lâcher mes paroles sans m'arrêter. Je m'essuie les yeux avec la manche de mon pull et renifle comme une merde. Je me penche en avant et cache ma tête à l'aide de mes bras, voilà. Je lui en parle et, tout ce qu'elle trouve à faire c'est un putain de reproche ? Je crie légèrement sans pouvoir me contrôler pour essayer un tant soit peu de me calmer. Je sens ses deux mains sur mes épaules et un spasme me prend. Elle m'oblige à révéler la tête.
- Comprends ma réaction, s'il y avait bien une chose que je ne voulais pas que vous appreniez, c'était bien ceci. Ce qui m'a brisé. Ce qui a fait que j'ai du quitter ton père, parce que je n'y arrivais plus, j'arrivais plus à faire semblant. Je peux te parler en toute franchise ? – Je hoche la tête – J'ai fait une dépression peu après ta naissance, ce n'était en aucun cas ta faute je te rassure, tu es la seule personne qui m'ait évité de commettre l'irréparable par la suite. J'ai consulté des mois mais… rien n'y a fait. Je le ressentais toujours en moi, ce vide ; et, voir Paul tous les jours, ne faisait que m'enfoncer. Il me rappelait constamment cette soirée, constamment le fait qu'il n'avait pas pu me sauver, nous sauver. J'ai tout simplement rejeté mon mal-être sur lui. Tout devenait plus simple. Sauf que, je me trompais. Du coup, je suppose que tu sais pourquoi j'ai réussi à remonter la pente ?
- Mon frère.
- Oui.
Elle attrape un mouchoir qu'elle me tend puis s'essuie les larmes également avec un mouchoir. Je me laisse retomber contre le dossier de la chaise. Il faut que je lui pose la question, surtout maintenant qu'elle accepte de me parler sans retenue. J'attends de reprendre une attitude de battante en mousse puis lui demande :
- Quand j'ai eu mon accident, à cause de Victor et que tu étais à New-York. Tu te rappelles ?
Un nouveau sanglot répond à sa place.
- Tu n'as pas pu venir le jour même parce que…
- Oui, me coupe-t-elle, et crois-moi, je me suis détestée pour ce que je t'ai fait ressentir à ce moment-là. J'étais sur sa piste je…
Je lui coupe à mon tour la parole en me précipitant dans ses bras. Son siège recule légèrement mais nous ne tombons pas. J'enfouis mon visage dans son cou et pleure de plus belle. Je m'installe sur ses genoux et nous restons là à pleurer dans les bras l'une de l'autre en silence. Je me suis arrêtée de sangloter mais je suis toujours contre ma mère. Elle caresse mes cheveux doucement.
Merde Hermione doit m'attendre depuis une demi heure. Je soupire et me relève, ma mère m'imite.
- Victor va mal aussi ?
- Oui, ça serait bien que tu ailles lui parler. Et, si tu mets Paul au courant, dis-lui que c'est de ma faute, et que j'ai forcé la main à Rachel en la faisant culpabiliser.
- Tu la protèges ? répond-t-elle en souriant légèrement.
- Disons que j'essaye de ne pas prendre exemple sur toi.
Elle soupire fatiguée puis me fait de nouveau un câlin. Avant de quitter son bureau, je me retourne vers elle et elle le dit.
- Je t'aime Valentine.
Je souffle longuement une fois dans le couloir, très longtemps en faisant le vide dans ma tête avant de retourner voir Hermione. Elle est assise sur mon canapé et lit un livre. Je souris sans pouvoir m'en empêcher, elle ne s'arrêtera donc jamais ! Je m'installe à côté d'elle et pose ma tête contre son épaule, elle prend ma main dans la sienne et lit à haute voix ce qu'elle lisait et, je la remercie intérieurement de ne pas me demander pourquoi j'ai pleuré, cette fille est parfaite.
Quand nous arrivons enfin à Poudlard, elle passe par nos dortoirs prendre ses affaires puis court presque jusqu'à la bibliothèque. Je fronce un sourcil quand je la revois revenir vers moi en courant et avant que je n'aie pu me poser la question, ses bras sont contre mon cou et je la serre contre moi, comme si c'était mon oxygène.
Plutôt que de rester seule, je rentre dans les dortoirs de Clémence et la trouve avec Lucy dans le salon, en train de réviser. C'est moi où je suis la seule qui ne révise pas ici ? Une fois à côté de Lucy, je fais tomber son livre par terre parce qu'elle me soûle et que j'ai surtout besoin d'évacuer mon stress.
- Mais casse-toi !
Lucy me jette un regard noir. Je souris, c'est tellement simple de l'emmerder. Je m'installe dans un fauteuil mais clairement, ce n'est pas le bon moment. Clémence donne l'impression de s'être dédoublée. Elle sourit beaucoup plus souvent, elle semble apaisée. Je me demande si elle a parlé de sa maladie à Lucy. Je m'installe à côté de Clémence sans la déranger, et passe ma main dans ses cheveux pour soulager son mal de tête.
Peu de temps après, étant donné que je croise Carolyn dans les couloirs en train d'emmerder un élève de première année, j'en profite pour l'aider, puis nous partons comme d'habitude faire un tour dans la forêt interdite. Une fois que nous sommes allongées dans l'herbe, je lui demande :
- Dis-moi, tu t'es inscrite à la Royal College of Music ?
- Hmm oui, ça fait un moment d'ailleurs et je te l'aurais bien dit si tu ne m'évitais pas, connasse.
Je souris.
- C'est toi la connasse. Je suis désolée.
- Wow tu t'excuses, Granger à vraiment une bonne influence sur toi ma parole. Ils m'ont contactée il y'a une semaine.
- Et ?
J'essaye de rester zen, savoir qu'elle serait prise me ferait plaisir mais je ressentirais forcément de la jalousie.
- J'ai passé une audition devant les membres de la commission. C'est super sélect là-bas, il y avait même la Directrice de Rome et d'Oxford. Le gros flip quoi mais voir une fille dégueuler son repas m'a fait rire et m'a redonné confiance. Ce n'est pas pour me vanter mais j'ai cartonné. Après, ils aiment bien quand on sait jouer d'un deuxième instrument, je ne remercierai jamais mon père de m'avoir appris la flûte. Je suis prise.
Je ne réponds rien pendant un instant. J'essaye de me rappeler les notes de Carolyn de cette année mais c'est le néant. Bon, ça ne sert à rien de bader et d'essayer de faire des pronostics, je verrais bien.
- Je suis contente pour toi.
- Merci, et toi alors ? Tu continues ?
- Oui… Enfin si je suis prise dans cette école.
- Je vois pas pourquoi tu ne le serais pas, j'ai jamais entendu quelqu'un jouer du violon comme toi, tu vas tous les bluffer.
- Je crains que ce ne soit pas suffisant et pour ça, il faudrait que je puisse passer devant eux enfin bref, parle-moi des réunions, il se passe quoi en ce moment ?
J'écoute distraitement ce qu'elle me dit et commente quand il le faut. Nous remontons ensuite au château et au lieu d'aller manger tout de suite, je vais dans ma salle de musique pour jouer. Ma sœur se trouve là. Elle joue souvent seule et est souvent seule lors de nos cours. Je m'avance vers elle et elle sourit en me voyant.
- Tu veux jouer un peu avant de manger ?
Elle secoue la tête, referme son livre de partition et je pourrais me tromper mais il me semble avoir vu du texte. Je lui demande curieuse.
- Tu chantes Rachel ?
- De temps en temps, surtout pour mes amis et ma famille en fait.
J'ai adoré partager ce moment de complicité avec Lucy lorsqu'elle chantait et ça me plairait encore plus de le faire avec ma sœur. La musique me permet vraiment d'être calme et d'ouvrir mon cœur plutôt que de rester fermée.
- Tu veux bien chanter pour moi ?
Elle s'attache les cheveux et sourit. Elle est vraiment belle et soudain ce besoin de savoir si un mec lui tourne autour semble plus important que tout.
- Tu vois quelqu'un en ce moment ?
Comme je l'avais imaginé, cette question l'embarrasse un peu. Elle n'arrive pas à garder le contact visuel avec moi.
- J'ai commencé à voir Benjamin, un septième année de Poussoufle.
Je ne vois absolument pas qui c'est. Je hoche la tête et elle prend son livre de partitions, elle effleure quelques pages puis, s'arrête sur une en particulière.
- J'ai écrit celle-là, il n'y a pas très longtemps. Je vois du piano pour m'accompagner, tu veux bien m'aider à trouver des accords ?
Je suis déjà debout avant même la fin de sa phrase. Elle remet en place la contrebasse puis vient me rejoindre sur le banc du piano. Elle met son livre en face de nous et je lis ses mots, ses phrases. Je lui demande perplexe.
- Pour qui tu as écrit cette mélodie ?
- Pour moi.
Elle me ment, comment je le sais ? Elle ne me regarde pas. Je suis très intriguée et je me demande si c'est pour ce Benjamin et je n'arrive toujours pas à me faire à l'idée qu'elle fasse quasiment une tête de plus que moi, je suis, sa grande sœur. J'effleure toutes les touches du piano.
Je joue des notes plutôt douces étant données les paroles, quand ça lui plaît, je note les accords sur la page faisant face à sa musique. Les heures passent sans que je m'en rende compte tellement j'aime ce que nous faisons. Il est déjà vingt et une heures. Quand nous avons tout, elle s'éclaircit la gorge et commence à chanter. Plus elle avance, et plus me concentrer sur ce que je joue devient compliqué. Elle me donne la chair de poule, sa voix est splendide, grave et douce tout à la fois. Nous faisons quelques ajustements encore un moment puis je la ramène jusqu'à sa salle commune vu que le couvre-feu est dépassé.
Je la regarde s'éloigner de moi. Alors que j'allais faire demi-tour, voir Caileigh au loin installée sur un canapé me fait aller vers elle. Je lui saute dessus et lui enlève son livre des mains.
- Valentine je lisais…
Je lui fais un sourire niais et elle lève les yeux au ciel. Je me colle à elle et passe mon bras autour de ses épaules. Caileigh ne tarde pas à entremêler nos doigts.
- Dis-moi, tu connais le copain de Rachel ?
- J'ai passé une après-midi avec eux, il est sympa.
- Mais ?
- Elle mérite mieux.
Tout ça ne me rassure pas vraiment. J'ai toujours fait chier Victor pour le choix de ses copines et on va dire qu'avec Rachel, mon attitude est encore pire, parce que je réfléchis comme un mec et je sais très bien à quoi il pense ! Constamment.
- Sinon toi ça va ? Par rapport à tu sais quoi.
- Tu peux le dire.
- D'accord, donc comment tu te sens par rapport au décès de ta famille ?
Elle détourne le regard et fixe un point au loin. Une élève arrive et je lâche :
- Dégage.
J'appose ensuite la tête de mon amie contre mon épaule et la laisse pleurer en silence, tout en la réconfortant par des gestes attendrissants, car je n'ai jamais été douée pour soulager avec des mots. Je suis même pitoyable.
- Merci de venir assez souvent dans mon dortoir la nuit au fait Valentine. J'ai du mal à dormir en ce moment et ta présence m'aide. J'espère que ça ne gène pas Hermione.
- Elle ne le sait pas à vrai dire et je pense qu'il est préférable que ça reste entre nous. Elle est jalouse.
Caileigh se redresse de mon buste et demande limite avec le sourire aux lèvres.
- De moi ?
- De toutes les filles de la planète mais, oui, surtout de toi.
- Je n'ai pas envie d'instaurer un malaise entre nous. Je l'apprécie beaucoup et si dormir avec toi la dérange, alors, il faudrait mieux arrêter.
Et voilà. Je suis franche et ça m'apporte quoi ? Rien du tout. Mentir, toujours mentir, ça ! C'est une solution durable et qui fonctionne. Je soupire, me relève et essaye de cacher du mieux que je le peux ma déception. Ça me fait tellement chier que je lui demande juste pour être sûre.
- Ce n'est pas parce que tu m'aimes que tu me sors ça ? Ce n'est pas une manière détournée de me faire comprendre qu'être proche de moi de cette manière te fait du mal, nan, parce que tu peux me le dire.
Elle sourit et récupère son livre que j'avais déposé sur le sol. Elle ne me répond toujours pas et je suis persuadée que c'est pour m'agacer. Elle sait très bien que je ne suis pas patiente !
- Est-ce que toi tu m'aimes ?
- Mais c'est quoi cette question, on ne parle pas de moi, mais de toi !
- Pourquoi tu hausses le ton ? Non parce que j'aimerais te démontrer quelque chose. Tu es très proche de moi, tu ne peux pas t'empêcher d'être tactile lorsqu'on est toutes les deux enfin bref, je n'ai pas besoin de te faire un dessin ; donc ma question est : est-ce que tu m'aimes ?
- Ce n'est pas pareil qu'Hermione.
- Et bien c'est pareil pour moi, ce que je ressens pour toi n'est pas de l'amour. Mais un sentiment qui est très proche de celui-ci. Au point d'être jalouse de tes autres relations, néanmoins, ça s'arrête là. Je t'avouerais, qu'à un moment, j'étais perdue. Mais ! Quand tu as arrêté de coucher avec moi du jour au lendemain, d'ailleurs ça m'a bien fait chier, ça m'a permis où du moins, je n'ai pas développé de sentiment à ton égard, ce que j'aurais développé si on aurait continué.
Je garde le silence un moment, tellement cet aveu me fait plaisir. Déjà, parce qu'elle m'avoue être jalouse et j'adore car, ça signifie que je compte pour elle et puis surtout, elle marque un point.
- Merci Caileigh.
- Convaincue maintenant ? Tu es tellement chiante comme fille, tu n'imagines même pas à quel point, dit-elle en souriant. On se voit tout à l'heure Valentine.
Je souris et hoche la tête. Je remonte rapidement les couloirs du château et arrive légèrement essoufflée dans mes dortoirs. Je crève la dalle ! J'enlève mes converses et m'allonge sur mon lit à côté d'Hermione.
Elle se tourne pour me faire face et plante ses yeux dans les miens. Elle sourit timidement et je fais la même chose. Elle se blottit contre moi et je la serre fort. Je cale mon nez contre sa nuque et… je suis bien, le temps d'un instant.
Le lendemain, je révise Histoire de la Magie, pendant son cours. J'essaye de rester concentrée dans ma lecture des notes de Clémence, mais j'ai l'impression qu'elle écrit en chinois. Les cours ne peuvent pas être aussi chiants, si ? Je soupire fatiguée et n'attends plus que la fin du cours pour aller m'entraîner avec ma sœur.
Quand c'est l'heure, je suis la première dehors. Je me fais accoster par je ne sais qui et je l'envoie chier d'une vague de la main. Je n'ai pas le temps. J'arrive presque essoufflée et j'ai juste le temps de faire la mélodie une fois que ma sœur arrive.
- Je suis désolée j'ai croisé Benjamin.
Maintenant que j'y pense, je vois très bien qui c'est. C'était le mec assis à côté d'Ernie, il est grand, assez imposant, pas si beau que ça et sûrement très con. Je ne l'aime pas, c'est décidé.
- Pas de soucis, on se la refait ?
Rachel hoche la tête et nous commençons. Nous sommes bien synchronisées et j'aime toujours autant le timbre de sa voix. Dès que Carolyn et Will ont fini leurs cours, je les appelle. Au point où nous en sommes, intégrer quelqu'un dans notre « groupe » de musique est la dernière chose qu'il faudrait faire. On joue ensemble depuis des années, mais la voix de ma sœur vaut le coup de chambouler nos habitudes. Je suis objective en disant qu'elle chante très bien, et le seul moyen de m'en assurer, c'est qu'elle chante pour mes deux fidèles compatriotes. On ne triche pas ici.
Je prends une grande inspiration et débute. Rachel est debout derrière le piano et je la regarde dès que je suis sûre de connaître par cœur les notes. Petit à petit mes inquiétudes diminuent, le poids au niveau de ma poitrine s'allège. Sa voix se répercute sur chaque parcelle de mon corps, n'épargnant rien. Sa mélodie m'émeut beaucoup, mais je me contrôle car je ne suis pas seule, et bien trop de personnes sont au courant que mon cœur n'est pas en pierre.
Quand nous avons fini, je sais à la tête de mes amis que c'est dans la poche. Will sourit ce qui est rare, je pensais même qu'il ne savait plus comment faire et Carolyn croise les bras contre sa poitrine, en mode, « danger en approche ». Rachel intimidée, n'ose parler.
- Alors ? Vous en pensez quoi ?
- Tu as pensé à l'ajustement qu'il faudra faire ? Me demande Carolyn un peu trop sèchement, se sentant menacée.
- Oui ! Je ne suis pas non plus stupide, Will peut passer à la batterie pendant un moment et moi ça ne me dérange pas de passer au piano et de le remplacer. Comme ça Faith peut jouer du violon et me remplacer à son tour, toi tu continues à la guitare et ma sœur qui joue de la contrebasse, en fera quand toi tu voudras chanter.
- Et Lexie ?
- Bah elle sait jouer de la guitare et je suis sûre que ça ne la dérangera pas.
Qu'est-ce qu'elle peut m'agacer quand elle passe en mode salope. Lexie est notre batteuse depuis des années aussi, j'espère qu'en effet, ça ne la dérangera pas de jouer de la guitare.
- Au pire on se débrouille tous très bien, ça ne me pose pas de problème de passer à la batterie et c'est provisoire de toute façon, Carolyn il nous reste à peine deux mois de cours, arrête de faire ta chieuse.
C'est dans ces moments-là, que je me rappelle pourquoi Will est mon meilleur ami. Bien qu'il ne sache pas tout ce qui a pu m'arriver, je sais que je peux lui faire confiance et qu'en cas de problèmes, il sera là. Carolyn se relaxe et nous donne son sourire le plus éclatant, j'explose de rire. Will part chercher Lexi et Faith pour qu'on commence à voir quel morceau on pourrait jouer et Rachel s'approche de moi.
- Tu n'étais pas obligée de faire ça.
- Honnêtement, tu ne préfères pas jouer avec nous plutôt que dans ton coin ? Les murs ne parlent pas tu sais, n'aie pas peur te t'imposer. Montre que tu en as dans le ventre.
- Je ne suis pas comme toi tu sais.
- Heureusement, ou notre père…
J'arrête de parler. Pourquoi c'est le premier mot pour le qualifier qui me soit venu à l'esprit « parce que c'est ton père » me répond une voix dans ma tête. Elle pose sa main froide sur mon bras et demande timidement.
- Tu veux qu'on se voie à Pré-au-Lard ?
Je serre les dents. Apprendre à connaître Rachel est totalement différent, j'ai jamais pensé que je pouvais avoir une sœur, ce n'est pas si compliqué que ça, bizarrement, d'être avec elle mais Paul… Je l'ai idéalisé, aimé, détesté, fin bref. Savoir qu'il est vraiment là, qu'il peut me juger, qu'il peut me rejeter, non. Je ne veux pas le voir, ne pas apprendre à le connaître est le meilleur moyen de ne pas souffrir, j'ai trop eu mal à cause de « lui », ça suffit.
- Je suis occupée ce week-end. Bon, on y va ou quoi !
J'évite de la regarder, je n'ai pas envie de voir la déception peinte partout sur son visage. Nous jouons un moment puis à l'heure du dîner, je n'ai pas faim. Mon Dieu, il m'énerve. Même sans rien me faire personnellement, il arrive à me faire ressentir toutes ces choses que je déteste exprimer. Nous jouons un morceau puis descendons pour manger.
- Tu peux me passer le pichet ?
- Valentine ? répète Henry.
- Ta-gueule ! TA-GUEULE Henry ! Déjà quand on sait parler correctement on dit, « donner » et non pas « passer » ! Retourne bosser tes cours de merde et fous moi la paix connard !
Joignant le geste à la parole, je démontre mon point en prenant le pichet et en le passant devant lui.
- Tu as compris ou il faut que je recommence ?
Il me regarde bouche bée comme si je parlais chinois, donc je refais le même geste sauf que cette fois-ci, je lui balance tout à la figure. Il se lève toute de suite et ce qui se passe ensuite intervient comme dans un film au ralenti, il me frappe au visage, n'étant pas préparée à une telle réaction de sa part, je me penche contre Carolyn, ma mâchoire me lance et là, au diable les professeurs. Je me redresse et avant de le frapper en retour, Will lui abat son point en pleine face. Je lâche en criant :
- Putain !
Les élèves autour de nous se lèvent précipitamment. Putain, je bouillonne de rage, ma respiration n'est toujours pas calmée et mon cœur a doublé ses pulsations en deux seconds chrono. Alors que j'allais lui cracher mon venin à la gueule avant l'arrivée de Rogue, je sens une présence derrière moi. Je ferme les yeux et explique ce qu'il s'est passé, sans mentir. Je sais que je mets mon professeur de potions dans une situation merdeuse, mais je ne me cacherai pas derrière un mensonge, surtout que je devais quelque chose à Henry après qu'il aie insulté Hermione. Comment Carolyn fait pour être avec un mec qui frappe des filles ? Il me dégoûte.
Dès que Rogue est reparti, je sors de table, Hermione me suivant et je laisse exploser ma colère une fois qu'on est à l'extérieur du château.
- Je vais aller lui péter la gueule à ce mec ! Mais vraiment ! Rien à foutre que ce soit le copain de Carolyn, rien à foutre de me faire renvoyer ! Rien à foutre de faire plaisir aux autres ! MERDE !
Elle garde le silence et se rapproche finalement de moi, je ne veux pas qu'elle me voie dans cet état de rage, qu'elle voie que je suis une bombe à retardement, qu'elle réalise qu'on est tellement différente, qu'on se voile la face en étant ensemble, à prétendre qu'on a un avenir toutes les deux.
- Arrête de te faire du mal.
Elle prend mes deux poings et desserre mes doigts. Je me suis pratiquement enfoncée les ongles dans les paumes jusqu'au sang. Ce qui serait arrivé si je ne devais pas les garder court. Je ferme les yeux, inspire profondément. L'odeur d'Hermione me vient tout de suite, ça m'apaise un peu, pourtant je lâche ceci :
- Tu vas me quitter.
Je recule légèrement, brisant tout contact avec elle. Elle fronce les sourcils et reste calme.
- D'où cette idée te vient à l'esprit Valentine ? Je ne ferai pas ça.
- Pourquoi… tu m'aimes Hermione ?
- Je suis tombée amoureuse de toi. Pleinement et purement. Ta maladresse, ton caractère de cochon, ton don pour la musique, ta manière d'aimer, la façon dont tu te comportes avec moi. J'adore, alors oui tu as des défauts, comme tout le monde, mais je t'aime comme tu es. Je t'aime vraiment.
- On ne devrait pas m'aimer, je ne suis pas aimable.
- Mais bien sûr que si que tu l'es. Crois-moi, tu mérites d'être aimée pour toutes tes qualités et tes défauts. Je veux te rendre pleinement heureuse, mais laisse-moi le faire Valentine.
Je crois que je n'ai jamais été autant perdue de ma vie, la relation que je ne veux pas avoir avec Paul ne fait que faire remonter à la surface celle que j'ai avec Hermione, celle que j'ai tellement peur de perdre. Par mon incapacité et mon éternel don pour faire de la merde avec ceux qui arrivent à me supporter. Elle croise ses bras contre son buste quand une bourrasque de vent vient nous emmerder.
- Pourquoi tu te poses tant de question Valentine ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
- J'ai peur, je crains tout le temps de faire de la merde avec toi.
Elle pose ses mains sur les miennes pour me calmer un peu puis, me regarde dans les yeux. Elle dépose plusieurs baisers rapides sur mes lèvres et dit sûre d'elle, alors qu'elle commence à paniquer.
- Tu me feras du mal que si tu es convaincue de m'en faire.
Je soupire, parce que je ne suis absolument pas convaincue. L'amour est destructeur, aimer ça fait mal, et je n'aime pas ressentir toute cette peine et incompréhension. Elle passe ses bras autour de moi et je passe une main dans son dos. Je peux voir Carolyn avoir une discussion assez virulente avec Henry, il faudrait que j'aille voir Will, plus tard.
Nous retournons dans nos dortoirs. Clémence vient prendre de mes nouvelles peu avant sa ronde du soir avec Ernie. Will s'est bien amoché la main et ne regrette pas son geste. Hermione ne révise pas, du moins elle n'y arrive pas. Elle n'arrête pas de relever la tête de son manuel et c'est ainsi que je décide de nous emmener dans ma chambre, et de lui faire l'amour parce que je vais devoir taper sur quelque chose si je reste à ne rien faire.
Après avoir pris mon déjeuner à la table des Serdaigles, nous partons faire un tour à Pré-au-Lard. Mon humeur est toujours aussi merdique puisque je n'ai toujours pas résolu ce qui me fait du mal : Paul. Mon géniteur se trouve actuellement avec ma sœur aux Trois Balais. Pour dire à quel point je suis lamentable, Lucy ne rétorque pas avec assez de vivacité et de méchanceté face à mes piques. Elle me ménage. La neige a laissé place au début du Printemps, je n'ai quasiment plus besoin de mon gilet et seul mon débardeur et ma veste en jean me suffisent. Hermione me semble-t-il a enfilé deux épaisseurs. Je prends sa main quand nous arrivons près de la boutique de confiseries. Des lumières clignotantes rouges se sont allumées dans mon cerveau, ma soif de bonbons à la framboise ne semble jamais être rassasiée. Comme celle concernant le sexe.
Nous restons un moment à flâner et avant d'avoir mal au ventre, j'arrête de manger. Mon frère, qui est un peu plus loin, se passe une main dans les cheveux. Je suis sûre qu'il est en train de se dire qu'il faut qu'il se calme dans ses achats de friandises, mais qu'il est sur le point de craquer et par l'expression qu'à Ginny, tout en agitant ses mains en l'air, j'ai raison. Comme toujours.
Nous ressortons et ce n'est qu'une fois devant les Trois Balais, que je me rends compte que nous y sommes. Un mal de ventre me prend et ça n'a rien à voir avec ce que j'ai mangé.
- Valentine, qu'est-ce qu'il se passe ? me demande Hermione.
Je secoue la tête et commence à faire marche arrière.
- Allons près du Lac tu veux ? Il y a trop monde ici ça m'agace.
Clémence fronce les sourcils et commence à se rapprocher de moi, Hermione est perdue et jette un coup d'œil au pub et Lucy me lance :
- C'est parce qu'il y a ton père ?
Je ne réponds rien et elle continue toujours sur ce même ton calme.
- J'ai entendu Rachel en parler hier à Caileigh.
- Oui il est bien là, et je ne veux pas le voir donc allez-y mais moi je vais au lac.
Je tourne les talons, entends des voix mais ne cherche pas comprendre ce qu'elles disent. Évidemment, on ne peut pas me laisser en paix. Je hausse un peu le ton devinant que c'est Clémence qui m'a attrapé le bras vu la manière dont le geste a été fait.
- Laisse-moi je ne veux rien avoir à faire avec lui !
Elle me donne un sourire, le genre de sourire qui veut dire qu'elle sait de quoi j'ai peur. Je secoue la tête doucement, la suppliant de lâcher mon bras, pour l'empêcher d'atteindre ma main, puis de la sentir dans la mienne.
- Ça va aller Valentine, ton père ne te rejettera pas.
Je croise le regard de ma copine qui me sourit tendrement. Je prends une putain d'inspiration et entre à la suite de Lucy. Il y a trop de monde comme d'habitude et je m'impatiente déjà rien qu'à penser au temps que je vais perdre pour avoir ma boisson, mais j'arrête de me plaindre quand je les vois tous deux. Paul est dos à moi, il porte un chapeau que portent les musiciens et Rachel ne m'a pas vu.
- Reste toi-même, et tout ira bien, rajoute Clémence.
Je sens quelqu'un me pousser doucement mais je ne serais dire qui c'est. Quand mon regard croise celui de ma sœur, elle arrête de parler et Paul ne tarde pas à se retourner vers moi. Il enlève tout de suite son accessoire de mode comme s'il était soudain devenu brûlant. Même sans le connaître, je peux voir qu'il est gêné. Il a commandé une bièraubeurre et ma sœur un chocolat chaud, je crois que je vais avoir besoin d'alcool.
Sans qu'aucune parole ne soit échangée, je m'installe à côté de Rachel.
- J'étais juste en train de lui dire que le chapeau lui allait très bien, tu en penses quoi ? Dit Rachel d'un ton de voix qui indique qu'elle chercher à briser la glace.
- Remettez-le pour voir.
Il s'exécute et fait une grimace, avec ses lunettes de vue ça lui donne un air branché et très classe. Seule sa montre orne ses poignets, son polo Calvin Klein indique à tous les blaireaux autour de nous qu'ils ne sont pas du même monde et ses yeux bleus, sont tant semblables aux miens. Je réponds calmement :
- Il vous va très bien en effet.
Nous nous sourions, et c'est un bon début.
Et voilà. Que pensez du chapitre ? Plus particulièrement la scène avec Caileigh, la mère de Valentine, la discussion de Valione et celle avec Paul. En fait le plus important. x)
Prochain chapitre sur Hermione, et oui, encore ! Dans deux semaines max.
