Sur ces mots, Ron quitta le magasin et retourna à Poudlard, impatient de retrouver Hermione.

C'est un silence oppressant qui accueillit Ron dans la Grande Salle. Le rouquin déglutit et inspira profondément pour se donner du courage. Ses pas le menèrent à la table des Gryffondor où Hermione se trouvait, à côté de Ginny. Les deux jeunes femmes discutaient à voix basse et Ron se racla la gorge pour qu'elles se retournent vers lui. Les yeux d'Hermione se durcirent ostensiblement lorsqu'elle vit le rouquin, les cheveux décoiffés par le vent matinal.

- Tu veux quelque chose ? demanda-t-elle d'une voix glaciale.

- Dégage Ronald, enchaîna Ginny, les yeux flamboyants.

- Oh du calme, je veux juste parler. Avec toi Hermione. En privé.

- Je te l'ai dit, Ron. C'est fini entre nous. J'ai supporté ta mauvaise humeur et tes enfantillages suffisamment longtemps pour en avoir marre. Toi et Harry n'êtes que des gamins. Grandissez un peu, dit-elle d'un ton sec avant de se lever et s'éloigner d'un pas vif.

Loin de se sentir vaincu, Ron prit son courage à deux mains et partit à sa poursuite. Ginny soupira mais laissa Hermione se débrouiller. Elle alla rejoindre Neville et Luna à la table des Serdaigle. Hermione remonta dans la tour des Gryffondor et alla se réfugier dans le dortoir des filles qui était vide depuis un moment déjà. Mais Ron la suivit jusque là. Ce n'était pas la première fois qu'il se glissait dans le dortoir des filles. Il rejoignit Hermione sur son lit, laissant une distance raisonnable entre eux.

- C'est ridicule et tu le sais bien, soupira Ron après un instant de silence. C'était un accident et tu sais à quel point je suis désolé de t'avoir cogné dessus.

- Je me fiche du coup de poing ! explosa la jeune femme en faisant face à Ron. Tu te comportes comme un gamin égocentrique, c'est là tout le problème ! Si tu étais plus compréhensif, on n'en serait pas là ! Harry serait peut-être revenu vers nous !

- Oh je vois, tout ce qui compte, c'est qu'Harry revienne, c'est ça ? Et ce qu'il y a entre nous, c'est rien ?

- Ne sois pas ridicule !

- Et toi tu ne pourrais pas arrêter avec ton air supérieur ?

- Tu n'es qu'un imbécile, Ronald Weasley !

Ron se jeta soudain sur Hermione et il l'embrassa fougueusement tandis que celle-ci tentait de se débattre. Elle réussit finalement à éloigner son visage du sien. Ses yeux transpiraient la rage.

- Tu crois que c'est de cette manière qu'on va régler nos problèmes ?

- Je t'aime. Ça devrait compter.

Pour une fois, Hermione ne trouva rien à redire. Ron l'embrassa à nouveau, plus tendrement cette fois-ci. La jeune lionne finit par se détendre et ses bras encerclèrent le cou de son petit-ami. Les deux Gryffondor finirent par s'allonger sur le lit, la tension ne faisant que monter entre eux. Hermione savait que Ron avait raison. Tout ceci était maintenant ridicule. En lui disant que tout était fini, elle voulait simplement que Ron et Harry réfléchissent à leur comportement. Apparemment, son objectif était atteint car Ron avait tenté de renouer le contact avec Harry ce matin-même et donc cela n'avait plus de sens de continuer ce petit jeu. L'heure était au rapprochement.

Après quelques enchantements pour que personne ne puisse les voir ou les entendre, les deux Gryffondor firent l'amour comme si c'était leur dernière fois. Leurs mains ne se déliaient jamais. Leur souffle s'échangeaient. Ils ne faisaient plus qu'un corps, qu'une âme. Ron repensa au pendentif. Une de ses mains s'éloigna du corps d'Hermione pour fouiller la poche de sa veste.

- Que fais-tu ? demanda la jeune femme, le souffle court.

Ron trouva le bijou et le montra à Hermione un bref instant avant de l'attacher autour de son cou.

- Fais-moi confiance, d'accord ?

Hermione hésita un moment avant d'hocher la tête, le visage marqué par la curiosité. C'était sans doute le cocktail d'hormones qui court-circuitait sa pensée. En tant normal, elle n'aurait jamais accepté de suivre les idées de Ron sans réfléchir à deux fois. Néanmoins, Ron paraissait particulièrement sûr de lui alors elle voulut faire un effort pour ne pas le froisser. A son grand étonnement, Ron plaça la paume de sa main en face du pendentif.

- Aperit, murmura-t-il, la voix légèrement chevrotante d'appréhension.

Aussitôt, un bruit étrange comme le sifflement du vent dans une prairie se fit entendre. Des filaments de pierre blanche se mirent à onduler dans le pendentif et sortirent de celui-ci en direction de la main de Ron.

- Mais qu'est-ce que tu fabriques ? chuchota la jeune lionne, les yeux agrandis d'horreur.

- Ne bouge pas.

Comme des pointes de tire-bouchon, les filaments vinrent creuser des trous dans la main du rouquin. Ce dernier fit une drôle de tête en sentant monter en lui une sensation des plus étranges. A mi-chemin entre la chatouille et le fourmillement, cette sensation s'étendit dans son corps, de sa main vers son cerveau, de sa main vers son cœur.

- Ron ! Tu saignes ! Arrête ce que tu fais ! s'écria Hermione le teint livide.

- Claudere ! s'empressa de dire Ron.

Les filaments se retirèrent en un clin d'œil et le pendentif redevint comme avant.

- Bon sang, mais tu as perdu l'esprit ? Qu'est-ce que tu as fait ? Que…

Hermione s'arrêta soudain de parler, sentant comme plusieurs battements cardiaques dans sa poitrine. Elle posa sa main sur son sternum. Sa mâchoire inférieure en tomba lorsqu'elle sentit un second cœur battre à côté du sien.

- Tu me sens aussi ? demanda le rouquin, les yeux brillants d'excitation.

La jeune femme ne put lui répondre. Elle était sous le choc, ne comprenant pas ce qui était en train de se produire. Au-delà de sa sidération, elle se sentait euphorique malgré elle.

- Tout va bien, Hermione, dit le rouquin en souriant. Tu n'as pas à t'inquiéter.

Ron pouvait maintenant sentir la colère monter en lui, plus précisément la colère de sa petite-amie. Les sentiments qui venaient d'elle étaient heureusement moins envahissants que les siens, sinon Ron était sûr d'en arriver à se gifler lui-même. Hermione s'éloigna de lui, s'adossant au mur.

- Dis-moi que c'est réversible au moins…

- Je vais tout t'expliquer, Hermione. S'il te plaît, ne te fâche avant savoir ce qu'il en est.

Ron lui raconta donc tout en détail, sa rencontre avec la vieille dame, pourquoi il avait cherché un tel objet et le fonctionnement du pendentif. Le rouquin pouvait sentir la tempête d'émotions contradictoires en lui. Hermione ne savait plus si elle devait l'assommer, l'embrasser ou se pincer pour voir si tout était réel.

- On devrait aller à la bibliothèque pour s'assurer que ce pendentif n'est pas maléfique. Accepter un tel objet d'une personne que tu ne connais pas était complètement stupide, Ron. Va savoir si ce pendentif n'a pas d'autres effets. Et honnêtement, de savoir que tu peux sentir tout ce que je ressens et vice versa, je ne sais pas si j'apprécierai ça à la longue, bien que l'idée est romantique.

- Ce cadeau te plaît alors ? demanda Ron les yeux étincelants d'espoir, ce qui fit lever les yeux d'Hermione au ciel.

- Par Merlin, as-tu seulement écouté ce que je viens de te dire ? Si tu ne m'avais pas prise de court, je n'aurais jamais accepté que tu me mettes cette chose autour du cou ! En tout cas, pas avant d'en avoir appris plus sur ce pendentif. Bon, lève-toi. Il faut absolument qu'on aille à la bibliothèque.

Pendant qu'Hermione s'acharnait à trouver des informations sur le pendentif aux pouvoirs étranges qu'elle avait autour du cou (sous le regard penaud de son petit-ami), Harry, Drago et Pansy avaient rejoint le professeur de potions dans la Salle sur Demande pour une nouvelle séance d'entraînement.

Ce jour-là, la tension était particulièrement palpable dans l'air. Les Survivants avaient été mis au courant que l'issue de la guerre allait se jouer dans quelques heures. Tout le monde s'appliquait alors à peaufiner sa technique et à ne rien laisser au hasard. Harry se battait maintenant contre Rogue et cinq autres sorciers. Pendant ce temps, Pansy et Drago accéléraient leurs enseignements. Rien n'était plus incertain que le temps qu'il leur restait pour préparer les Survivants au combat. Certains d'entre eux avaient d'ailleurs insisté pour se rendre aux lieux de rendez-vous fixés par Voldemort, mais Pansy leur rappela qu'ils étaient là pour défendre Poudlard et non pour se faire justice. Après quelques protestations et une discussion avec l'Elu, tous retournèrent à leur entraînement.

- Bon, maintenant que vous connaissez par cœur les plans de l'école et de son parc, nous allons voir comment parer aux attaques des Mangemorts en groupe. Vous savez vous défendre seul. Je veux désormais que vous pensiez à l'intérêt collectif, expliqua Pansy d'une voix autoritaire.

- Pour commencer, enchaîna Drago, vous allez vous mettre par deux, si possible avec quelqu'un de votre taille et de votre corpulence. Vous allez faire quelques duels pour voir qui paraît plus agile et rapide pour jeter un sort. L'autre personne du binôme sera alors chargée de défendre les arrières de celui qui attaque. C'est clair ? Alors allez-y.

En une demi-heure, les groupes étaient formés et chacun avait trouvé sa place d'attaquant ou de protecteur.

- Parfait. Maintenant, je veux voir des combats, deux contre deux, commanda Pansy. Commencez.

Après une heure d'entraînement intensif, Pansy et Drago leur accordèrent une pause de quinze minutes, le temps de boire et souffler un peu. Harry termina brillamment son combat sous les applaudissements des Survivants. Le sourire aux lèvres, il alla rejoindre Drago et Pansy qui étaient assis par terre, dos contre le mur.

- Beau combat, murmura Drago dans le creux de son oreille, ce qui fit frissonner le Gryffondor.

- Merci, se contenta-t-il de lui répondre.

Le professeur de potions essuya son front du revers de sa manche et alla rejoindre le trio d'élèves. Ces derniers se mirent debout à son arrivée et le visage d'Harry redevint grave.

- Avez-vous eu des nouvelles de l'Ordre ? demanda le Gryffondor à voix basse.

- Il semble que tout soit prêt pour ce soir en Grande-Bretagne et dans les autres états. La plupart des Aurors seront présents aux rendez-vous. Une poignée restera avec le Premier Ministre.

- Il sera chez lui ou au Ministère ?

- Michael Cabot n'ose plus rentrer chez lui depuis un mois déjà.

- Vous n'avez pas peur que tout cela ne soit qu'une diversion pour faire un coup d'état ? questionna Pansy, un sourcil perché.

- C'est bien probable, répondit Rogue l'air agacé par toutes ces interrogations, mais nous y avons pensé, Miss Parkinson. Heureusement que l'Ordre dispose d'êtres aussi intelligents que vous, dit-il d'un air moqueur.

- Pff, se contenta de faire Pansy en levant les yeux au plafond.

La pause étant terminée, l'entraînement reprit alors de plus belle. Cette fois-ci, Drago expliqua les différentes façons de se positionner lorsque l'on était plus de deux sorciers à combattre face à un groupe de Mangemorts. On pouvait se mettre dos à dos, en cercle, en carré, en arc de cercle. Il y avait de nombreuses possibilités mais une seule était la plus efficace suivant la situation et les Survivants devaient être capables de choisir la meilleure. Ces différentes configurations furent explorées pendant trois heures avant que Pansy ne déclare l'exercice terminé.

- Bien, je crois que vous connaissez maintenant l'essentiel, dit-elle, satisfaite. Comme je vous l'ai déjà dit, notre objectif est de neutraliser un maximum d'ennemis. A chacun d'entre vous de savoir si vous voulez aller plus loin et les tuer vous-mêmes. Ce n'est certainement pas moi qui vous le reprocherez. Sachez qu'en les laissant vivre, vous leur donnez une chance d'être à nouveau opérationnel et de pouvoir tuer à nouveau. Eux n'ont aucun scrupule et ne connaissent pas la pitié. A vous de savoir ce que vous voulez faire. Dans tous les cas, ne restez pas figé par la situation. Les Mangemorts feront tout pour vous déstabiliser et vous effrayer. Vous verrez des personnes réduites en poussière. Vous verrez des enfants tenter de vous tuer en vous jetant une corde étrangleuse autour du cou.

- S'il y a bien un sort que vous devez retenir, enchaîna Drago, c'est « Somno alta ». Rappelez-vous que cela permet d'endormir une personne très profondément pendant vingt-quatre heures et qu'on ne peut annuler le sortilège d'un « Finite ». Il faut alors espérer que les combats ne durent pas trop longtemps et que nous soyons vainqueurs. Les Aurors n'auront alors plus qu'à les mettre derrière les barreaux.

Harry, Drago et Pansy quittèrent la Salle sur Demande sous les applaudissements et les au revoirs. Après dîner, le trio retourna dans leur appartement, accueillis par les deux chauves-souris qui voletaient dans le salon. Drago ouvrit la fenêtre et laissa Balthazar sortir chasser. Baltus allait beaucoup mieux mais elle n'osait pas encore s'aventurer dehors. Drago la caressa un moment puis il alla rejoindre Pansy et Harry qui discutaient dans la chambre à coucher. Une fois en pyjama, il se glissa sous les draps avec Pansy à sa droite et Harry à sa gauche. Pour ne pas faire de jaloux, le Serpentard resta sur son dos et accueillit Pansy et Harry de chaque côté. Ses bras s'enroulèrent autour de leurs épaules dans une attitude protectrice. Les yeux du Serpentard restèrent longtemps ouverts, tout comme ceux d'Harry. Ils savaient que l'instant était critique. Ils savaient que leur destin se jouait maintenant. Alors que Pansy s'était déjà endormie, Drago tourna la tête vers le Gryffondor. La lune était pleine cette nuit-là et le Serpentard pouvait voir les yeux verts d'Harry luire d'inquiétude. Après l'avoir contemplé un long moment, Drago s'avança légèrement vers lui pour capturer ses lèvres…

Dehors, se mettait en place la plus astucieuse des machinations. Alors que la foule s'amassait aux lieux de rendez-vous par dizaines de milliers et que les Aurors étaient postés aux endroits stratégiques sur les toits, la baguette pointée vers le ciel à l'affût du moindre Mangemort, un homme encapuchonné sortit de la marée humaine et monta d'un pas lent les quelques marches qui le séparaient de l'estrade qui se trouvait au centre de la place.

L'averse était tombée d'un coup, à grosses gouttes, faisant luire le sol de pierre et les tuiles en ardoise des maisons. La foule laissa échapper un hoquet d'horreur en voyant des yeux rouges sang sous la capuche qui se braquaient dans leur direction.

- C'est Voldemort ! hurla une sorcière dans la foule.

- N'ayez crainte, je ne vous veux aucun mal, fit le Lord Noir d'une voix lente et faussement rassurante. Comme promis, je ne suis pas venu tout seul. Vos maris, vos femmes, vos enfants, vos amis sont là.

Voldemort écarta les pans de sa cape et en sortit sa baguette, ce qui fit paniquer la foule. D'un geste autoritaire de la main, il les fit s'immobiliser. Les Aurors étaient à deux doigts d'attaquer le Seigneur des Ténèbres tant la tension était à son paroxysme, mais ils savaient tous de source sure que ce sorcier était probablement un imposteur, un Mangemort qui avait pris l'apparence de Voldemort.

- S'il vous plaît, que tout le monde garde son calme. Je ne suis pas là pour vous faire du mal mais pour passer un accord avec vous, dit le Lord Noir d'un sourire machiavélique. Prouvez-moi votre allégeance et je vous rendrai l'être qui vous est cher. Approchez.

La foule, terrorisée, resta de marbre. Les Aurors décidèrent qu'il n'était plus possible d'attendre et qu'une attaque devait être lancée. C'est à ce moment précis que Maugrey Fol'Oeil reçut un message du Ministère. Autour de son auriculaire gauche, sa chevalière d'or venait de virer au noir complet, ce qui signifiait qu'un danger imminent menaçait le Premier Ministre. Ils devaient tous retourner au Ministère.

- Eh merde ! explosa l'Auror. Faut partir ! hurla-t-il aux autres, mais pas avant d'avoir tenté quelque chose…

Tous les Aurors enfourchèrent leur balai et survolèrent la foule en criant qu'ils devaient fuir. Fol'Oeil se posa sur l'estrade et les sorts fusèrent à peine ses pieds avaient touché le sol. Des Mangemorts apparurent soudain de chaque ruelle pour barrer le passage aux sorciers qui tentaient de s'enfuir. Certains sorciers courageux sortirent leur baguette mais se firent tuer d'un éclair vert avant même d'avoir jeter un sort. Les Aurors étaient en nombre inférieurs mais essayèrent de leur tenir tête et de défendre au mieux les sorciers restés au sol.

- Fichez le camp ! hurla Fol'Oeil qui continuait de se battre contre Voldemort. Moi je reste ici !

Les autres Aurors ne discutèrent pas son ordre et transplanèrent en direction du Ministère. C'est à ce moment que Voldemort réussit à désarmer Fol'Oeil. Il ricana victorieusement tout en rattrapant la baguette de l'Auror dans les airs.

- Savez-vous que vous venez de voir vos chers équipiers pour la dernière fois de votre vie ? Je vous déconseille de transplaner en ces temps incertains. Il se peut que vous ne reveniez jamais…

D'un claquement de doigts, Voldemort fit venir deux Mangemorts qui attachèrent les bras de l'Auror dans son dos, non sans mal, car celui-ci tenta de se débattre.

- Montrez votre visage, espèce de sale imposteur, cracha Fol'Oeil.

- Navré, je ne peux satisfaire votre requête. Ce sont les ordres…

Impuissant, l'Auror regarda la foule se mettre en file indienne et monter sur l'estrade. Docilement, sous Imperium, chacun reçut la marque des ténèbres.

- Voyez-vous cher Auror Fol'Oeil, cette marque a été spécialement créée pour ces gens-là. Au moindre acte de rébellion, ils souffriront et jusqu'à la mort s'ils persistent. Le Maître est assez clément pour les laisser le maudire en silence. Cette marque ne réagit qu'aux actes. Je tenais à ce que vous le sachiez avant que l'on vous marque à votre tour, expliqua Voldemort avec délectation.

- Espèce de salopard ! hurla Fol'Oeil à plein poumons.

Pendant ce temps, au Ministère, le véritable Seigneur des Ténèbres pénétra enfin dans le spacieux bâtiment administratif. Les quelques centaines d'Aurors à l'entrée n'avaient pas tenu longtemps face à l'attaque de milliers de Mangemorts. Ils avaient appelé les renforts comme convenu, mais une coupole anti-transplanage avait été érigée au-dessus du bâtiment du Ministère et tous les Aurors qui avaient tenté de transplaner jusqu'au bâtiment avaient été aspirés par le néant. Ce même sortilège mis au point par le Lord Noir avait emporté les politiciens qui devaient se rendre à la réunion organisée par le Premier Ministre britannique. Ne restait donc plus qu'à entrer dans le bureau de Michael Cabot et de supprimer les quelques Aurors chargés de sa protection personnelle et le pouvoir était à lui en Grande-Bretagne.

Apparemment, la prise de pouvoir se déroulait parfaitement bien dans les autres pays du globe. Voldemort était informé en temps réel sur le déroulement des opérations à travers le monde, au cas où les forces ennemies soient plus résistantes que prévu et qu'il faille plus de Mangemorts mobilisés. Une fois de plus, ce fut un jeu d'enfant.

Voldemort atteignit le dernier couloir qui le menait au bureau du Premier Ministre. Devant lui, neuf Mangemorts déjouaient tous les sortilèges avec une rapidité déconcertante. Le sourire du Lord Noir était à l'image de son écrasante victoire. Il savoura ces quelques instants d'exaltation avant de donner l'ordre aux Mangemorts de défoncer la porte.

Les sorts fusèrent un moment jusqu'à ce que les Aurors dans la pièce furent tous morts. Michael Cabot qui se cachait sous son bureau leva les mains en signe de capitulation.

- Vous avez gagné, Voldemort, je me rends, dit-il d'une voix tremblante.

- Les politiciens, tous les mêmes, ricana le Seigneur des Ténèbres, ce qui fit également rire les Mangemorts.

Michael Cabot se mit lentement debout. Voyant que les Mangemorts riaient toujours, il attrapa sa baguette qui était sur le bureau et tenta de jeter un Avada Kedavra sur Voldemort. Ce dernier s'écarta habilement pour éviter le jet de lumière verte.

- Oh, il vous reste finalement encore de la hargne ? J'aime cela, Monsieur le Premier Ministre.

Un Mangemort réussit à désarmer Michael Cabot et Voldemort lança un Imperium sur ce dernier.

- Il est temps pour vous de reconnaître ma place au sein de ce gouvernement. Je veux une photo de moi et du Premier Ministre en première page, MacNair…


Salut à tous !

C'est avec un immense plaisir que je vous poste ce nouveau chapitre ! Qu'il est bon de se remettre à écrire ! Mon objectif est de vous en poster au moins un par semaine et de finir cette histoire avant le mois de septembre. C'est un sacré challenge, croyez-moi.

Enfin, merci de votre patience et j'espère que ce chapitre vous plaira !

A bientôt...

DarkPotter.