BONJOUR A TOUS, UN CHAPITRE REMANIÉ POUR CEUX QUI L'AURAIENT DÉJÀ LU. On se retrouve à la fin, bonne lecture !
Richard était entre les mains des soigneurs tandis que Marie-f faisait les cent pas devant la porte de l'infirmerie, elle voulait savoir s'il allait mieux mais surtout s'il était capable de parler ce n'était pas vraiment son état physique qui l'inquiétait mais elle souhaitait savoir comment il s'était retrouvé en Terre du Milieu et comment il s'était retrouvé prisonnier de Bolg.
Thorin tournait en rond, l'air pensif, dans le hall. Les mots de Marie-f se bousculaient dans sa tête en boucle : « Il te ressemble mais ce n'est pas pour ça que j'ai choisi d'être ton Unique, je t'aime sincèrement Thorin, mon amour pour toi est vrai et réel, crois-moi. » Elle lui avait donné un tendre baiser, avant de partir à la suite des soigneurs qui transportaient le fameux Richard.
Il avait une mauvaise intuition, le fait que l'ex-mari revienne dans la vie de son Unique n'annonçait rien de bon pour eux deux. Thorin redoutait que Marie-f change d'avis sur leur relation avec Richard qui arrive blessé et torturé : il se jette à ses pieds, il s'excuse de tout, elle pouvait très bien retourner dans ses bras. Le nain avait le regard dans le vague avec toutes ces questions, il ne vit pas arriver celle qui glissa une main pour la passer sous son bras et se coller à lui. Il leva le regard et découvrit Camille, il était toujours surpris par la familiarité qu'avaient ces Humaines avec les hommes qui n'étaient pas le leur. C'est ce que fit Camille, elle venait de le prendre par le bras et faire comme s'il se connaissait depuis toujours. Camille ne prêta aucune attention à sa gêne, elle voyait bien qu'il était préoccupé depuis l'arrivée de Richard et les remarques qu'elle avait faites sur leurs ressemblances n'avait rien arrangé, elle devait se rattraper et lui prouver qu'elle le soutenait.
- « Seigneur Thorin… » Elle avait mis les formes pour qu'il écoute mieux. « Seigneur Thorin, il ne faut pas vous en faire, Marie-f est assez forte pour ne pas retomber dans les bras de son ex, faites-lui confiance, moi non plus je n'aime pas qu'il soit ici. Marie-f est très remontée contre lui, elle ne l'aime plus je peux vous l'assurer, c'est avec vous qu'elle veut faire sa vie et personne d'autre. »
- « En êtes-vous sûre ? Elle semblait vraiment inquiète pour lui. » Le nain ne paraissait pas convaincu par sa remarque.
Thranduil s'approcha d'eux en fronçant ses gros sourcils : - « Camille, êtes-vous obligée de prendre le bras du seigneur Thorin pour lui parler ? »
Camille se détacha du nain pour venir prendre celui de Thranduil : - « Vous savez très bien qu'il n'y a que vous dans mon cœur, mon roi. » Elle se mit sur la pointe des pieds pour lui prendre un baiser.
Un soldat s'approcha d'eux pour leur signaler que les orcs avaient subi beaucoup de pertes et qu'ils avaient levé le camp, il n'y avait plus de danger. Camille ne dit rien mais trouva trop facile ce qui venait de se passer lorsque les nains prendraient la fuite, les orcs seront toujours à leur poursuite. D'ailleurs, comment allaient-ils faire ? Bilbo était introuvable et l'histoire était encore chamboulée par l'arrivée de Richard.
Un soigneur arriva pour leur dire que l'humain s'était réveillé et que Dame Marie-f les attendait pour entrer dans la chambre.
Marie-f se rongeait les ongles, elle était impatiente de faire passer à Richard un interrogatoire. Elle leva la tête quand elle entendit arriver Thorin accompagné de Thranduil au bras de Camille.
Elle s'approcha du Nain et le prit par les mains, puis l'éloigna du couple de quelques pas pour parler seule avec lui : - « Thorin, je veux que tu saches que tout ce qui sera dit dans cette chambre ne changera rien entre nous, je t'aime et Richard n'a plus sa place dans mon cœur, c'est à toi qu'il appartient à présent. » Elle prit la main de Thorin pour la poser à plat sur sa poitrine : - « Il ne bat que pour toi, je suis ton Unique. »
Thorin l'approcha de lui et, dans le creux de l'oreille, lui dit : - « J'ai confiance en toi mon aimée, mais pour ce qui est de l'autre, j'ai des doutes sur ses intentions. » Il embrassa Marie-f et ils rentrèrent tous dans la chambre.
Richard somnolait, allongé dans un grand lit il avait les yeux fermés mais entendait ceux qui arrivaient. Il papillonna des yeux pour les ouvrir sur Marie-f, il lui tendit la main mais elle ne répondit pas à son geste. Tous observaient la scène entre les deux ex, Thorin s'était mis en retrait pour ne pas gêner son Unique.
Marie-f contourna le lit et s'assit sur son bord, puis, d'un ton neutre, lui dit : - « Bonjour Richard, comment te sens-tu ? »
- « Mieux depuis que je t'ai retrouvée… Ho! Marie-f, si tu savais comme j'ai souffert, il m'a torturé pour que je lui dise où tu étais. » Richard se redressa d'un bond pour prendre la main de la jeune femme, qu'elle retira d'un geste vif. Il retomba sur ses coussins.
- « De qui parles-tu Richard, qui t'a torturé et comment es-tu arrivé ici ? » Elle en avait une très bonne idée, il ne lui restait plus qu'à savoir comment il était arrivé en Terre du Milieu, elle insista : « Allons parle, n'aies pas peur, ici tu ne risques plus rien. »
- « Il se faisait appeler le "maître", il m'a enfermé dans un cachot dans le noir complet pendant plusieurs mois. Je vais te dire comment tout a commencé. » Richard se cala dans ses coussins et raconta son histoire à partir du moment où il l'avait aperçue dans l'ascenseur jusqu'à sa rencontre avec l'homme en gris dans le parc de temps à autre, il jetait des regards au nain qui se tenait en retrait. Richard garda le meilleur pour la fin, il fit une pause pour reprendre son souffle et reprit le fil de son histoire : l'arrivée des monstres, les coups qu'il avait reçus avant son enlèvement jusqu'à sa rencontre avec le "maître". Sa voix passait de calme à angoissée lorsqu'il parlait des tortures qu'il avait subies.
Marie-f ne montrait rien de ce qu'elle ressentait face à Richard, mais elle bouillait que Sauron ait pu s'en prendre à lui pour l'avoir «elle ». Dans les plans de ce monstre, Richard n'était qu'une victime, comme on dit, "un dommage collatéral" dans son envie de la capturer. Marie-f se garda bien de dire tout haut ce qu'elle pensait, elle se tourna pour regarder Camille et d'un simple coup d'œil elles se comprirent, les pièces du puzzle étaient enfin en place.
- « Bon Richard, nous allons te laisser te reposer. Je te remercie pour tes explications et je suis vraiment désolée pour ce que tu as subi par ma faute, tu étais là au mauvais moment et au mauvais endroit, je suis navrée ne crois pas que je sois sans cœur, je te plains vraiment. Nous repasserons plus tard. » Elle se leva pour qu'il puisse se reposer.
Ils allaient tous repartir lorsque Richard dit : - « Tu ne veux pas savoir pourquoi je t'ai suivie ? »
Marie-f se retourna et s'approcha au pied du lit, Richard la regardait d'un drôle d'air : - « Non, je t'avoue que je n'en ai aucune idée, mais vas-y, dis-moi. »
Tous étaient attentifs à la déclaration qu'allait faire l'Humain, surtout Thorin, qui était sur la défensive depuis qu'il était dans cette chambre.
Richard se racla la gorge : - « Avant de partir à ta poursuite, je suis rentré dans notre appartement et j'ai vu que tu avais trouvé les papiers du divorce. » Les mains de Marie-f se crispèrent sur le montant du lit, ses yeux se plissèrent de colère. – « Ce soir-là, je suis rentré pour avoir une explication avec toi je voulais te faire mes excuses pour tout ce que je t'ai fait subir, oui je suis un sale con d'avoir agi comme ça mais il faut que... »
- « Stop Richard, ne dis plus rien, je n'ai pas envie d'entendre la suite. » Elle avait la gorge serrée, les larmes lui embrumaient les yeux.
- « Ecoute-moi, j'ai déchiré les papiers, je ne veux plus divorcer, c'est pour ça que je t'ai suivie. Je t'aime toujours Marie-f, mon envie d'avoir des enfants m'a fait perdre la tête, je ne me suis pas mis à ta place. Je ne suis qu'un sombre idiot égoïste, me pardonneras-tu ? » Il avait pris une voix chevrotante et un air triste.
- « Te fous pas de ma gueule, avec tes excuses tu m'as pourrie la vie pendant plusieurs mois, tu m'as trompée ouvertement avec d'autres femmes, ne le nie pas ! Mes amies m'avaient mise en garde sur tes liaisons mais j'ai fermé les yeux. » La voix de Marie-f montait dans les aigus sous la colère : - « J'ai été trop conne avec toi d'avoir tout accepté sans rien dire, j'étais aveugle car je t'aimais, mais tout ça c'est fini tu m'entends ? Tu oses me dire que nous sommes toujours mariés ?! Dans tes rêves mon pauvre Richard ! » Elle tenta de retirer son alliance qui résistait toujours.
Elle tourna la tête pour s'adresser à Thorin : - « Donne-moi ta dague que je puisse la retirer. »
Thorin, qui était resté silencieux comme les autres, lui dit : - « Il n'est pas question que tu te mutiles pour une bague, je refuse que tu te fasses mal. »
Elle s'adressa à Thranduil d'un air désespéré : - « Vous devez bien avoir une loi qui met fin à un mariage, non ? »
- « Je suis désolé mais l'union chez nous est sacrée, un mariage ne peut être désuni, il n'y a que la mort qui peut séparer deux être mariés. »
- « Très bien, si je ne trouve pas de solution pour notre séparation ici je la trouverai ailleurs. Richard, ce n'est pas avec des excuses que je changerai d'avis, je ne suis plus la femme que tu as connue, j'ai trouvé quelqu'un ici, il m'aime et je l'aime aussi il n'est pas question que tu t'interposes entre nous sous prétexte que nous sommes encore liés, pour moi ça ne veut plus rien dire, c'est bien clair ? »
- « Tu ne peux pas oublier toutes ces années que nous avons passées ensemble, tous ces bons moments que nous avons partagés, notre lune de miel torride, les voyages, nos fous rires, la complicité que nous avions, tout ça tu ne peux pas les effacer. » Il avait dit tout ça haut et fort pour que le nain soit directement visé.
- « Si Richard, toi tu l'as bien fait en un après-midi à la sortie de l'hôpital. » Elle avait des larmes qui coulaient sur ses joues, son cœur s'était crispé lorsqu'il avait évoqué tous ces souvenirs une fois de plus, il avait réussi à lui faire mal. Marie-f avait la gorge serrée, tous étaient sortis de la chambre lorsqu'elle se dirigea vers la porte sans se retourner. Elle la claqua fort, elle ne vit pas le large sourire qui illuminait le visage de Richard le "maître" allait être fier de lui, le plan avançait comme prévu.
De l'autre côté de la porte, Thorin s'était éloigné, il avait la mine sombre le regard perdu, il réfléchissait sur ce qu'il venait d'entendre, les mots de Richard lui avaient fait plus de mal que la morsure d'un Warg. Thranduil et Camille attendaient que Marie-f arrive, elle sortit de la chambre en claquant la porte elle était furieuse contre Richard, et contre elle-même d'être si sensible et de pleurer. Elle avait besoin d'être dans les bras de Thorin elle le vit plus loin, il s'était isolé du couple, ses bras étaient croisés, son regard montrait qu'il était pensif. Elle s'approcha de lui pour glisser ses bras autour de sa taille, mais deux mains la retinrent par les épaules ; Thorin la regardait avec ce visage sans expression, elle comprit que ça ne présageait rien de bon. Elle tenta de faire un pas de plus mais il força sur ses bras.
Le regard de Marie-f était interrogateur, ne comprenant pas son geste : - « Quoi ? Toi aussi tu as des choses à me dire ? » Dit-elle un peu brusquement. – « Thorin, ne me dis pas que tout est remis en question entre nous ? » Elle se maîtrisait pour ne pas flancher.
Thorin, les bras toujours tendus pour maintenir un espace entre eux, gardait le silence. Il cherchait les bons mots pour ne pas la blesser, pour lui la situation était devenue évidente.
Marie-f cherchait dans les yeux de Thorin le moyen d'être rassurée : - « Je t'assure que je ne le supporterais pas. » Sa voix tremblait, un poids lourd pesait sur sa poitrine.
L'expression du Nain avait changé, son visage était devenu grave, tout comme sa voix : - « Ecoute, Marie-f. »
Elle secoua la tête en voyant Thorin aussi sérieux, elle avança d'un pas mais il continuait à résister avec ses bras tendus : - « Thorin, je t'en supplie, ne me dis pas que tu ne veux plus de moi, non, non ! Pas toi, pas encore ! » Elle dit cela d'un ton suppliant.
Thorin ne pouvait plus soutenir son regard, son cœur et sa gorge étaient serrés par le chagrin, il relâcha les bras de son Unique et lui dit : - « Marie-f, dans d'autres circonstances, que tu aies été mariée avec cet homme et que je puisse être un nain ordinaire m'aurait peu importé, mais nous avons des codes sur l'honneur et des protocoles à respecter. » Il ferma les yeux avant de finir sa phrase : - « Tu connais le principe de l'Unique. » Il les ferma encore plus lorsqu'il dit : - « Je vais être roi, je ne peux avoir une compagne encore mariée Marie-f, je suis navré mais comprend-moi… » Thorin ouvrit enfin les yeux, lui prit la main et la regarda tristement il finit sa phrase dans un chuchotement sous la douleur qu'il ressentait : - « Nous ne pouvons être ensemble. »
Marie-f retira sa main avec vigueur et recula de plusieurs pas comme si elle avait reçu un coup de poing dans le ventre. Thorin la laissait tomber ? Elle ne comprenait pas son attitude, il se comportait comme un lâche derrière son code de l'honneur. Elle voulait juste qu'on l'aime, ce n'était pas grand-chose, être dans les bras de celui qu'elle aimait, elle n'en demandait pas plus. Elle serra les poings en faisant rentrer ses ongles dans les paumes de ses mains pour se ressaisir et prit la même expression que Thorin en ne montrant pas ses émotions elle avait dit à Richard qu'elle n'était plus la même, et bien elle allait leur montrer à tous qu'elle était devenue une femme forte.
Elle se força à déglutir pour éclaircir sa voix : - « Très bien, je comprends ta position et je ne voudrais pas te faire du tort, mais que devient la prophétie ? » Elle avait dit ça tout fort pour que Thranduil et Camille l'entendent.
Thorin s'était posé la question, il n'avait pas de réponse pour le moment avant qu'il ne parle, Marie-f s'adressa à Thranduil : - « Seigneur Thranduil, je souhaite déménager, ne le prenez pas mal mais je voudrais rejoindre la compagnie dans les cellules, je n'ai plus ma place ici. » Et avant que le roi donne sa réponse, elle prit la main de Camille pour partir, et elle planta les deux rois en enlevant son amie. Thorin la vit partir, son regard était malheureux mais résigné à la décision qu'il venait de prendre.
Camille tirait sur la main de son amie pour se détacher : - « Tu es folle, pourquoi tu fais ça ? Thorin t'aime, même s'il te dit le contraire, et toi tu acceptes sans te battre ? Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez vous, ça vous plaît d'être malheureux tous les deux ?! »
- « Allons dans ta chambre, je vais ranger mes affaires. » Camille ouvrit la porte et Marie-f sentit quelque chose lui frôler la cuisse sans le voir. Camille claqua la porte d'agacement face à la situation absurde de son amie et Thorin se repousser alors qu'ils s'aimaient, quel gâchis.
Le lit se mit à bouger et Bilbo apparut, les filles poussèrent un cri de peur.
Camille mit sa main sur son cœur et dit : - « Putain Bilbo, vous nous avez fichu une de ses trouilles. »
Bilbo parut surpris que la jeune femme le connaisse sans être présenté.
- « Pardon, je suis Camille, l'autre humaine qui vient du même monde que Marie-f et oui, je vous connais très bien, je sais ce qui vous rend invisible mais je ne dirais rien aussi, rassurez-vous. » Elle s'approcha de Bilbo et s'assit à côté de lui, puis ajouta : - « En vrai vous êtes trop chou monsieur Sacquet. » Elle lui tendit la main pour le saluer, main qu'il serra avec un peu de retenue.
Marie-f s'approcha de son ami et se pencha pour lui prendre la main : - « Enfin Bilbo, on se retrouve ! Mais où étais-tu mon ami ? Je me demandais si tu avais pu passer les portes des elfes en nous suivant de loin. »
- « La forteresse est si grande que je me suis perdu plus d'une fois, entre trouver de quoi manger, où je pouvais dormir, et vous retrouver, tout ça n'a pas été facile car vous êtes tous séparés les uns des autres. » Il posa sa main sur celle de son amie.
- « Bilbo, je vais te faciliter les choses, je vais retrouver les nains en bas dans les cellules pour que nous soyons tous réunis et pour partir d'ici afin de continuer la quête de Thorin. » En évoquant le nom du Nain, elle ressentit une pointe dans la poitrine, sa gorge se noua encore une fois et les larmes n'allaient pas tarder à arriver. Elle leva les yeux au ciel pour se contrôler et pour ravaler les larmes et les émotions qu'elle avait à fleur de peau.
- « Comment allons-nous faire Marie-f ? Il y a des elfes partout et en plus, une évasion de plusieurs nains, ça ne va pas être discret. »
- « Ca Bilbo c'est mon job, Thranduil va fermer les yeux pour leur évasion, son intérêt est que les nains partent d'ici et retournent à Erebor. » Camille dit cela en regardant Marie-f, elle faisait allusion à la requête de Thranduil.
Marie-f, tout en parlant, finit de boucler son sac avec un regard bienveillant, elle dit : - « Bilbo, je te laisse avec Camille, elle va tout t'expliquer pour le départ et au fait Camille, fais en sorte que Richard nous suive, même si les soigneurs disent qu'il est trop fragile pour partir, je le veux en bas avec nous. S'il pouvait se noyer par la même occasion dans notre fuite, ça arrangerait bien mes affaires… » Elle dit cela avec un regard pensif en imaginant la scène, et un petit sourire apparut : ploufff plus de Richard, "zut alors !".
Elle sortit de sa rêverie et ajouta : - « Camille, si tu pouvais dire au garde qui va m'accompagner de me donner une cellule vide sans homme ou nain ce serait bien je crois que si j'en ai un sous la main il va passer un sale quart d'heure, là tu vois je suis tellement remontée contre eux que je suis prête à aller péter la tronche à Smaug sans passer par la case Lacville. »
- « Non, tu vas te calmer, je t'avoue que Richard m'a surprise, il nous cache quelque chose. Il ne faisait que regarder Thorin, comme s'il voulait lui faire passer un message tout en te parlant et Thorin, et bien… C'est Thorin, les nains sont comme les elfes, prendre la femme d'un autre est très mal vu surtout s'ils sont mariés. » Elle n'attendit pas que son amie réplique. Camille se leva du lit, sortit et referma la porte elle parla au soldat qui attendait ses ordres et, comme à son habitude, Camille n'en fit qu'à sa tête. Elle rentra et assura à Marie-f qu'elle serait tranquille. Bilbo se mit debout sur le lit et serra son amie contre lui ce geste affectueux lui avait manqué. Elle lui dit : - « On se retrouve bientôt. » Et elle l'embrassa sur la joue. Camille lui fit un clin d'œil et Marie-f ferma la porte.
La jeune femme suivit le garde et se retrouva devant la porte d'une des cellules, les nains se levèrent pour voir qui venait les rejoindre, la première à intervenir fut Féline : - « Et bien, tu en as mis du temps pour venir, tu étais perdue ou quoi ? »
- « Salut Féline, c'est une longue histoire, mais vous saurez tous bientôt ce qu'il s'est passé là-haut. »
Marie-f entra dans la cellule et le garde ferma la porte, elle posa son sac et s'assit à même le sol. Elle attrapa son portable pour écouter de la musique et ferma les yeux pour se vider la tête le temps passa, elle n'entendit pas la porte s'ouvrir et ne vit pas qui venait la rejoindre.
Thorin était là à la regarder : elle était assise par terre en tailleur, elle était toujours dans la robe que Camille lui avait passée et, en étant assise ainsi, la robe était remontée très haut ses mains tapaient le rythme de la musique sur ses cuisses nues. Marie-f avait les yeux fermés, sa tête reposait contre le mur, il pouvait entendre le son sortir de ses écouteurs. Elle ne l'avait pas entendu entrer, il alla s'asseoir sur la paillasse qui servait de lit. Il ne pouvait détacher son regard de son Unique tout avait basculé en un instant, ils avaient fait l'amour passionnément et dans le temps qui a suivi il n'avait plus le droit d'être avec elle. Ce Richard avait trouvé les mots pour l'atteindre Thorin l'avait bien comprit : il aimait toujours sa femme, il ferait tout pour la garder, Thorin ne pouvait que s'incliner.
Marie-f allongea ses jambes et tira sur ses bras, elle enleva ses écouteurs, elle n'avait toujours pas vu Thorin. Elle tourna la tête et vit une masse sombre la regarder, elle sursauta quand elle comprit qu'elle n'était pas seule elle reconnut tout de suite Thorin, elle dit tout haut en regardant le plafond : - « Putain Camille tu abuses, j'en ai marre que tu n'en fasses qu'à ta tête ! »
Elle se mit debout devant Thorin, ils se regardaient, ni l'un ni l'autre ne voulait parler. Sous la colère, Marie-f avait peur de dire n'importe quoi et de le regretter lui, il ne parlait pas par chagrin et résignation, même si son cœur rugissait en lui disant qu'il devait se battre pour son Unique. Elle ramassa son sac et le posa à côté de lui, elle l'ouvrit et sortit plusieurs vêtements et ses chaussures aux couleurs bizarres elle lui tourna le dos et lui dit : - « Vous pouvez m'aider à défaire ma robe ? Il faut juste tirer sur le lacet. »
Thorin fut choqué par son vouvoiement, mais il ne montra rien de son trouble. Il se leva et s'approcha d'elle, il tira doucement sur le lacet pour retenir ce moment Thorin prit son temps, il devait savourer cette intimité car il n'en aurait plus avec Marie-f. Du bout de ses doigts, il écarta les liens de la robe son dos apparaissait au fur et à mesure que le lacet s'écartait, il descendit jusqu'à la chute de ses reins, elle ne portait pas de sous-vêtements pour couvrir sa poitrine. Thorin avait envie de toucher sa peau, de suivre les dessins qui étaient tatoués sur son dos, de l'embrasser dans le cou, de sentir son odeur sa gorge se noua, ses mains tremblaient, il ne fit rien de tout cela, il posa juste ses mains sur ses hanches et lui dit : - « Voilà, vous êtes libérée. » Sa phrase pouvait être prise dans les deux sens, il se rassit.
Marie-f retenait sa robe en croisant ses mains sur sa poitrine par provocation elle lui avait dit "vous", elle voulait voir comment il réagirait, mais il s'était levé et avait obéi à sa demande. Elle avait fermé les yeux pour sentir les mains de Thorin défaire sa robe, il avait pris son temps et elle en avait apprécié chaque seconde. Elle avait senti sa respiration devenir plus rapide quand sa robe s'ouvrait toujours plus sous ses yeux, les mains du Nain sur ses hanches lui firent comprendre qu'il avait fini, et lui aussi avait repris le "vous".
Elle se retourna devant Thorin et laissa tomber sa robe à ses pieds. Le nain déglutit devant la poitrine généreuse de Marie-f, ses seins pointaient vers lui comme pour le défier de venir les toucher elle faisait tout pour le provoquer, voilà son châtiment, sa façon de se venger de lui. Il serra les poings pour ne pas être tenté et détourna la tête. Elle paraissait déçue de sa tentative, Thorin avait tenu bon.
Marie-f recula d'un pas pour attraper ses vêtements et commença à s'habiller. Quand elle eut fini, elle replia la robe et mit les chaussures et son portable dans une pochette hermétique en vue du grand plongeon qu'ils allaient faire, il valait mieux que tout soit bien bouclé. Marie-f retourna s'asseoir par terre loin de Thorin, il voulait mettre de la distance en eux, et bien il en aurait.
Dans le couloir, il y eut du raffut un homme rouspétait, il disait qu'il avait été blessé et torturé et qu'on devait faire attention à lui. Les soldats le poussèrent dans une cellule et fermèrent la porte en la claquant. La voix de Richard, tremblante, retentit : - « Marie-f, tu es là ? »
Marie-f leva les yeux au ciel et ne répondit pas.
- « Marie-f, j'ai peur d'être encore enfermé, répond-moi ? » Dit-il sur un ton apeuré et angoissé.
Toujours pas de réponse, Thorin la regardait, comment pouvait-elle ne pas répondre à son mari, au moins pour le rassurer ?
- « Marie-f, j... »
- « La ferme Richard, si tu ne veux pas qu'on t'y oblige ! » Marie-f lui avait répondu sur un ton agacé, et tous les occupants des cellules se demandèrent si ce Richard était celui dont Marie-f avait rêvé quand ils avaient été contaminés par ces fleurs maudites. La change-peau se demanda comment cet humain était arrivé ici elle devra attendre les explications de son amie.
Richard, résigné, finit par se taire. Le temps passa et des bruits de pas se firent entendre, on glissa des armes sous chacune des portes des cellules les nains s'approchèrent pour voir qui étaient leurs bienfaiteurs, ils furent surpris de voir Camille et l'elfe rousse pousser leurs épées. Kili remercia avec un large sourire l'elfe de son cœur, elle rougit sans rien dire. Ils entendirent des bruits de clefs, les portes s'ouvraient les unes après les autres Bilbo leur fit signe de ne pas faire de bruit. Marie-f se leva et fut rejointe par Thorin, ils se tenaient devant la porte en attendant leur tour il lui prit le bras et dit doucement : - « J'aurai toujours un œil sur toi pour te veiller. »
Elle se détacha de lui et, sans le regarder, lui dit : - « Ce ne sont pas de tes yeux dont j'ai besoin, tu le sais très bien. Pour ce qui est de me défendre, je n'ai pas besoin de vous. » "Et bim Thorin" se dit-elle.
Camille prit les clefs de Bilbo pour ouvrir la porte, Marie-f sortit sans attendre et lui dit : - « C'était bien tenté Camille, mais tu vois Thorin ne veut plus de moi. » Elle dit cela en lui jetant un coup d'œil. « Je ne serai plus que son guide pour la prophétie à présent. »
Camille jeta un regard désolé à son amie qui rejoignait Bilbo Thorin sortit à son tour, elle l'arrêta et lui dit : - « Ce n'est vraiment pas juste, Marie-f ne mérite vraiment pas ça, vous l'aimez et elle vous aime ne me dites pas que Richard pose un problème, après tout vous êtes roi non ? Il pourrait faire un tour dans les prisons d'Erebor histoire de voir si elles sont plus confortables que les nôtres. » Thorin, à ces mots, fut surpris par l'imagination de l'Humaine ha ! Ça des idées elle en avait à revendre, les prisons d'Erebor il fallait trouver, il mit cette idée de côté.
La troupe réunie se dirigea vers les caves des elfes, les tonneaux les attendaient. Ils s'installèrent dedans. Il ne restait plus que Richard, Bilbo et Marie-f il n'y avait plus assez de tonneaux pour eux. Fili prit le sac de la jeune femme et lui dit qu'il veillerait dessus. Camille prit à part son amie et lui donna une enveloppe dans une pochette transparente pour ne pas qu'elle se mouille, puis lui dit : - « C'est une lettre pour Bard, tu peux lui faire confiance quand tu lui diras mon nom et lui donneras la lettre il comprendra. Vous ne perdrez pas de temps, Alfrid ne vous posera pas de problème c'est un avantage de connaître l'histoire et d'avoir un roi comme compagnon. » Elle lui fit un clin d'œil en tirant la langue.
Cela fit sourire Marie-f, elles se prirent dans les bras pour se dire au revoir. Camille glissa à l'oreille de son amie : - « Fais gaffe avec Richard, je le sens vraiment pas. On se retrouve bientôt pour la grande bataille, tu peux compter sur les elfes, nous viendrons. Thorin ne va pas être facile à gérer une fois qu'il sera dans Erebor, et en plus avec Richard, comment vas-tu faire ? »
- « Richard va me compliquer les choses, je ne l'avais pas prévu mais nous devons nous en tenir aux plans que mon père m'a imposée lui aussi j'aimerais bien qu'il se manifeste pour me guider. » Elle poussa un soupir. « Bon allez, on y va. »
Les filles retrouvèrent Richard en train de râler, il ne voulait pas sauter dans l'eau, ce qui agaça Marie-f : - « Bon écoute, ou tu sautes avec nous ou tu restes ici, moi je pars, tu fais comme tu veux. Bilbo, tu me fais confiance ? Je sais très bien nager, tu ne risques rien avec moi. » Elle leva la tête et regarda la compagnie. « Vous êtes prêts ? A trois on y va, prenez votre souffle Camille, tu comptes. »
- « Je vous souhaite bonne chance. » Elle allait baisser le levier et dit : - « Haa ! Au fait, il se peut que des flèches cherchent à vous faire des trous, les orcs vous attendent plus loin. Houpppsss ! » Et elle baissa le levier.
Tous partirent sans vraiment comprendre ce que voulait dire l'humaine, les tonneaux chutaient dans de grandes éclaboussures d'eau. Thorin et Dwalin, à la force des bras, tenaient leurs tonneaux contre le conduit étroit de pierres de façon à retenir les autres qui arrivaient. Il ne restait plus que les deux humains et le semi-homme Bilbo recula d'un pas, il ne voulait plus sauter, Marie-f le prit par le bras et ils se jetèrent dans l'eau tous les deux. Ils remontèrent à la surface Thorin avait vu Bilbo hésiter mais Marie-f l'avait entraîné dans sa chute, il fut soulagé de les voir revenir à la surface.
Le pauvre Bilbo avait bu la tasse, ses cheveux lui collaient sur le front, l'empêchant de bien voir. Richard avait sauté lui aussi juste derrière eux, il s'agrippa à un des tonneaux. Marie-f conseilla à Bilbo de se placer sur son dos et de se cramponner à sa veste. Thorin attendait que tous soient regroupés et prêts pour enfin partir. Le nain regarda la jeune femme, elle lui fit signe que oui Dwalin et Thorin levèrent les bras et le courant de l'eau fit le reste.
Les nains, qui n'étaient pas de très bons nageurs, se cramponnaient aux tonneaux comme si leurs vies dépendaient de leur flottaison. Richard se dit que l'occasion était trop belle, Thorin pouvait très bien se noyer dans les rapides, personne ne se douterait qu'il y serait pour quelque chose.
Le courant de la rivière devenait de plus en plus fort les tonneaux, de temps à autre, se percutaient. Les deux humains devaient faire attention à ne pas se trouver entre eux, Marie-f gardait une bonne distance avec les nains pour ne pas être gênée avec Bilbo, qu'elle avait sur le dos. Les rapides l'obligeaient à être plus vigilante, ce qui lui demandait de faire beaucoup d'effort, les muscles de ses bras commençaient à tirer à cause de la force de l'eau.
Des mouvements se firent de chaque côté de la rivière, les orcs arrivaient ils avaient des arcs et des épées, ils attendaient les nains en embuscade plus loin sur les berges. Un cor elfique se fit entendre et toute une escorte d'elfes engagea le combat pour aider les nains dans leur fuite. Le prince Legolas et l'elfe rousse étaient à leur tête les nains avaient eux aussi sorti leurs armes. Le tonneau où étaient Dwalin et Féline tanguaient dangereusement à cause de leur poids la change-peau se penchait pour l'équilibrer tout en assurant leurs arrières avec son épée : elle faisait voler les flèches qui venaient dans leur direction.
Richard avançait sournoisement vers le tonneau de Thorin, qui était occupé à se défendre. Marie-f s'approcha du tonneau de Bofur pour s'y agripper, ses bras lui faisaient mal, elle tourna la tête et dit à Bilbo : - « Monte avec Bofur, tu seras plus en sécurité avec lui, baisse-toi et attend que tout soit fini mon ami. » Bilbo ne dit rien tellement il avait peur, mais il obéit à son amie Bofur tendit la main vers le semi-homme et le fit basculer au fond du tonneau.
Marie-f se sentit plus légère et la pression qu'elle ressentait s'envola. Plus loin, elle vit Richard qui était entrainé par le courant. Les rapides de la rivière avaient séparé la compagnie dans les virages à l'insu de tous, Richard avait récupéré une dague d'un orc, il la coinça à sa ceinture. Sur le pont sous lequel ils devaient passer, un elfe avait ouvert la grille Marie-f se dit : "encore du changement", Kili ne prendrait pas la flèche empoisonnée. Bolg, avec ses sbires, attendait les nains pour continuer leur attaque les orcs visaient les jeunes princes de leurs arcs. Tauriel se jeta sur eux pour dévier leurs tirs en une fraction de seconde elle croisa les yeux du jeune nain brun qui avait toujours ce regard lumineux qui la troublait. Elle reprit vite sa concentration et la conscience de ce qui l'entourait, un orc venait de lui donner un coup dans l'épaule pour la déséquilibrer elle lui trancha la tête en faisant un tour sur elle-même avec ses doubles épées. Kili était toujours sous le charme de son elfe rousse, et admiratif de la voir se battre ainsi.
Richard avait enfin rejoint le tonneau du roi Thorin avait senti un choc contre son embarcation, il tourna la tête et vit Richard. Dans ses yeux brillait une drôle de lueur et il lui dit : - « Que vous arrive-t-il ? » C'était la première fois qu'il lui parlait.
Entre deux souffles, Richard répondit : - « Une crampe. »
Le nain inclina de la tête et continua à se défendre contre les orcs, Richard sortit la dague sa main resta sous l'eau et tenta de couper les cordes qui entouraient le tonneau. Marie-f arriva brutalement contre Richard, elle s'agrippa à son épaule par la force du choc Richard lâcha la dague sous l'eau sans le savoir Marie-f venait de sauver la vie de Thorin. Richard rageait intérieurement si sa femme n'était pas arrivée le nain aurait coulé avec un bon coup d'aide de sa part.
Marie-f appela Thorin, il tourna la tête au son de la voix de son Unique - il ne savait plus vraiment s'il pouvait la nommer ainsi -, elle lui dit : - « Avec Richard nous allons descendre la rivière et s'assurer qu'il n'y a plus de danger. » C'était aussi un moyen d'avoir Richard sous sa surveillance elle vit le regard soucieux du nain et ajouta : - « Nous sommes tous les deux de très bons nageurs, vous n'avez pas de craintes à avoir. »
Thorin n'eut pas le temps de répondre que déjà Marie-f entrainait Richard pour partir à la nage la savoir seule avec ce Richard ne plaisait pas au nain, mais il n'avait aucun droit d'intervenir.
La rivière les entraîna vite, Thorin ne vit bientôt plus Marie-f et Richard les elfes continuaient à soutenir les nains face aux attaques des orcs, et le chef des nains continua à se battre.
Richard suivait Marie-f en se laissant porter par le courant il pestait contre elle, il venait de rater l'occasion de se débarrasser du roi Nain, il allait devoir attendre pour refaire une autre tentative. Il se jura que la prochaine fois serait la bonne, le "maître" n'attendrait pas indéfiniment Marie-f, il avait peur de le décevoir et de subir sa colère, voire pire.
Il leur sembla que le courant se faisait moins fort et une plage de gravier leur apparut un peu plus loin dans un dernier effort, ils poussèrent sur leurs bras pour atteindre le rivage. Marie-f sortit de l'eau en rampant, ses mains s'enfonçaient dans les petits cailloux pour avance. A une bonne distance de l'eau, elle se rejeta sur le dos elle était essoufflée, sa poitrine montait et se baissait à un rythme rapide, ses bras et ses jambes étaient en feu à cause des efforts qu'elle avait faits.
Richard l'avait rejointe, lui aussi était épuisé, mais une envie de retrouver sa femme fut plus forte avant de la livrer au "maître", il voulait célébrer leurs retrouvailles. Il rampa jusqu'à elle et l'attrapa par la cheville. Marie-f sentit une main se poser sur sa jambe et un corps lourd venir sur elle. Richard rampait sur son corps, elle ouvrit les yeux lorsque Richard tenta de l'embrasser elle tourna la tête et commença à le repousser, mais il était plus fort qu'elle. Il la plaqua fermement, il maintenait d'une main ses poignets croisés au-dessus de sa tête pour ne pas qu'elle bouge plus, et il lui dit : - « Alors mon amour, puisque nous sommes seuls, si on en profitait ? » Il tira sur son tee-shirt qui se déchira, laissant un passage pour qu'il touche sa poitrine. Marie-f se raidit, il recommença à essayer de l'embrasser elle lui mordit la lèvre, Richard sentit le goût du sang dans sa bouche, ses yeux se mirent à briller, ce qui l'excita encore plus : - « Tu te rappelles comment tu aimais lorsque je te prenais de force dans notre chambre ou sur la table du salon ? » Il tira sur la ceinture de son pantalon pour la défaire, Marie-f pleurait et criait en le suppliant d'arrêter, elle avait peur dans le regard de Richard, il n'y avait rien d'humain.
Thorin fut le premier à voir la plage et, au loin, il vit deux corps s'enlacer il comprit vite pourquoi ils étaient partis devant, c'était pour se retrouver. Mais plus le nain avançait, plus la scène prenait une autre tournure : Marie-f se débattait sous le corps de ce Richard, elle tentait de le repousser Thorin entendait à présent son Unique hurler, il sortit de son tonneau en trébuchant et attrapa son épée, il se mit à courir pour les rejoindre. Richard se raidit lorsqu'il sentit le plat d'une lame froide se poser sur son cou et entendit une voix grave et essoufflé lui parler : - « Il me semble que l'on vous demande d'arrêter, êtes-vous sourd ? »
Richard sentit la lame se relever, il se redressa du corps de Marie-f sur un air décontracté, Richard répondit : - « Je m'assurais que ma femme allait bien. » Il avait bien appuyé sur le mot « femme ».
Marie-f, enfin libre, recula sur les fesses le plus loin possible de ce fou. Elle buta contre un rocher et remonta ses genoux sous son menton si Thorin n'était pas arrivé, que lui aurait-il fait ? Elle ne voulait pas se l'avouer mais il aurait sûrement abusé d'elle, cet homme avait l'apparence de Richard mais le regard qu'il avait tout à l'heure était celui d'un dément.
Marie-f avait toujours les images de ce qui venait de se passer, voir le visage de Richard, ses mains sur son corps lui donnait envie de vomir. Thorin s'approcha d'elle pour s'assurer qu'elle allait bien à son contact, elle sursauta de peur et le repoussa. Le nain, voyant Marie-f ainsi, resserra sa main sur son épée en regardant Richard d'un air menaçant.
Richard était debout et regardait de haut Thorin, il essuya de son pouce le sang qui coulait de sa lèvre et provoqua une nouvelle fois le nain : - « Marie-f est une vraie tigresse, elle aime faire l'amour de façon sauvage. » Et il se mit à ricaner.
Les yeux bleus de Thorin se plissèrent, tout son corps était tendu, il vibrait d'une rage folle en entendant cela.
Marie-f se ressaisit pour dominer ses émotions et se mit debout, elle serra les poings, la colère avait remplacé la peur. Richard provoquait Thorin en lui disant qu'elle était toujours sa femme, elle n'en pouvait plus de l'entendre, comment osait-il se comporter de la sorte alors qu'il avait tenté de la violer ? Et il osait se vanter de sa façon de faire l'amour ! Elle devait le faire taire en se rapprochant d'eux, les yeux encore rougis, elle se mit à hurler : - « Comment oses-tu parler de moi comme ça ?! Je ne suis plus ta femme, je ne suis la femme de personne, c'est clair ?! »
C'est à ce moment-là que la compagnie arriva, ils virent Marie-f débraillée, son tee-shirt à moitié déchiré Thorin et Richard se défiaient du regard, ce dernier dit : - « On dirait bien que Marie-f ne veut plus aucun de nous dans son lit. »
Thorin lui répondit de sa voix grave et grondante : - « Un homme ne devrait pas parler ainsi de sa femme, même s'il vient d'un autre monde. » Son épée menaçait toujours Richard.
Les nains cherchaient à comprendre pourquoi il y avait autant de tension entre leur chef et cet humain.
Richard, toujours sur un air de provocation, dit : - « Allons Thorin, faites pas l'hypocrite, ne me dites pas que depuis le temps qu'elle est avec vous, vous n'avez pas eu envie de coucher avec elle ? »
Marie-f était outrée, Richard allait trop loin, elle allait répliquer quand Thorin avança, pointant son épée vers le torse de l'Humain. Que cherchait Richard à agir comme ça ?
- « Comment osez-vous me parler de la sorte, je vais être bientôt roi, vous me devez le respect qu'il se doit. » Thorin avait du mal à contenir sa colère.
- « Haaa ! Oui vous êtes le roi, mais de quoi ? Vous voyez moi aussi, je connais votre histoire et... »
Richard n'eut pas le temps de finir sa phrase, il s'écroula au sol. Thorin tourna son regard et vit Marie-f avec un bout de bois à la main, elle dit : - « Richard, tu parles vraiment trop. » Elle poussa un long soupir de soulagement.
Elle lâcha le morceau de bois, se jeta dans les bras de Thorin et lui dit merci d'être arrivé au bon moment sans lui, Richard aurait abusé de la situation. Elle approcha sa bouche de la sienne, mais il préféra la serrer contre sa poitrine et lui dit à l'oreille : - « Que cet homme puisse te toucher m'était insupportable, et qu'il ait tenté d'abuser de toi était pire que tout. »
Marie-f ferma les yeux, savourant enfin d'être dans les bras de celui qu'elle aimait, et resserra son étreinte contre Thorin : - « Tu as changé d'avis, enfin tu as compris... »
Thorin prit Marie-f par les poignets pour l'écarter de lui, son regard pénétrant figea celle-ci : - « Non je n'ai pas changé d'avis, tu étais en danger, je n'ai fait que te défendre. »
Marie-f tira sur ses poignets pour se défaire du nain et recula de plusieurs pas : - « Mais tu viens de dire que... » Le visage de Thorin n'avait pas changé, il était toujours fermé avec un regard triste.
Marie-f en avait sa claque de son ex et de ce nain qui ne comprenait rien, elle avait envie de lui faire mal pour évacuer son chagrin et sa frustration, elle lui balança, la gorge nouée : - « Ce que je dis ne compte pas quand je t'affirme que Richard et moi c'est fini, la parole d'une femme ne vaut rien contre celle d'un homme, c'est ça ?! Comme c'est facile pour toi de te cacher derrière un simple mot, "mariage", pour mettre fin à notre histoire ! » Elle avait le regard mauvais, emportée par sa colère : - « J'ai été idiote de penser que tu pouvais tenir à moi, en réfléchissant bien tu te sers de moi pour avancer plus vite dans ta quête. » Marie-f n'arrivait plus à se contrôler, elle avait envie de le faire souffrir, de le rendre aussi malheureux qu'elle : - « Ha ! La prophétie ! Tu veux cette couronne qui compte plus que tout, plus que nous, et moi finalement je ne suis rien ! » Marie-f était ivre de colère, les mots sortaient sans qu'elle les pense : - « Tu sais, dans mon monde, celle qui couche avec le roi pour une nuit afin de lui donner un héritier, on dit… » Thorin s'avança rapidement, de sa main il prit ses poignets et posa son autre main sur sa bouche pour l'empêcher de dire n'importe quoi.
Thorin s'approcha de son oreille pour que personne n'entende : - « Arrête ! Tu vas trop loin. » Sa voix était crispée par le chagrin, il n'arrivait pas à se défendre plus que cela. Elle se débâtit pour se défaire de sa poigne. Thorin gardait le silence, toute la compagnie n'osait plus bouger, consternés par ce qu'ils avaient sous les yeux : une nouvelle dispute qui leur paraissait bien plus grave qu'à l'accoutumée.
Marie-f réalisa qu'elle n'arriverait pas à le faire changer d'avis, elle préféra laisser tomber et lui dit d'un ton résigné : - « J'ai bien compris ton message. Nous c'est fini. »
Entre temps Féline s'était approchée de Richard, toujours inconscient, pour l'observer, et dit : - « Alors c'est lui ton Richard ? »
Marie-f se retourna, Féline était accroupie à coté de Richard elle connaissait l'histoire de son amie, ses yeux lançaient des éclairs contre cet humain : - « Que comptes-tu faire de lui ? »
- « Attache-le et bâillonne-le pour ce qui est de son sort, je vais réfléchir. »
Féline s'exécuta, elle attacha l'homme et l'éloigna de la plage pour le coller contre le rocher où était Marie-f un peu plus tôt.
La compagnie était attristée par ce qu'elle venait d'entendre. Personne n'avait entendu Bard arriver, son bateau était à quai, lui aussi avait observé la scène sans rien dire. La tension autour de ce groupe était palpable, il préféra attendre qu'on le remarque. Marie-f reconnut Bard et partit à sa rencontre au passage, elle bouscula Thorin sans le regarder.
- « Bonjour Bard, ne soyez pas étonné si je vous connais sans vous avoir été présentée, mais j'ai une lettre de mon amie Camille que je dois vous remettre. »
- « Heu ! Bonjour à vous aussi Camille, la compagne du roi Thranduil ? Je la connais bien mais elle ne m'a pas parlé de vous, et vous êtes ? »
- « Pardon, Marie-f, la guide de cette troupe de nains. » Elle lui remit la lettre de son amie : - « Je vous laisse la lire et je vais me changer, cet homme attaché est mon ex-mari qui a tenté de m'agresser, donc je vous demanderai de ne pas me poser de questions.
Marie-f retrouva Fili qui gardait son sac au moment où elle l'attrapa, Kili lui glissa doucement : - « Nous sommes avec toi, tu as le soutien de mon frère et moi. » Fili lui fit un clin d'œil.
Elle inclina la tête en guise de réponse. Marie-f s'éloigna pour se changer, son tee-shirt ne ressemblait plus à rien elle tourna le dos à tous, elle se déshabilla pour être torse nue et ignora les remarques que faisaient les nains. Thorin était consterné de la voir agir ainsi, elle ne prenait pas la peine de se cacher pour se déshabiller à présent, il n'avait plus ce privilège pour lui seul.
Elle balança avec force son tee-shirt contre Richard qui se réveilla en sursaut. Bard finit de lire la lettre de son amie, il releva la tête et vit l'humaine à moitié nue, mais aussi les tatouages qu'elle avait dans le dos. La lettre avait tout expliqué, qui était la jeune femme et ce qu'elle représentait, l'aide qu'il devait fournir pour cette compagnie de nains le courrier était accompagné d'un laisser-passer royal du roi Thranduil pour le maître de Lacville.
Balin, accompagné de Bilbo et Bofur, avait rejoint Thorin pour qu'il leur donne des explications. Le nain se lança dans un résumé plus ou moins évasif lorsque Bard s'approcha d'eux, il se présenta et leur dit qu'il était prêt à les aider mais que, tout de même, il y aurait un prix à payer, la vie à Lacville était dure pour lui et sa famille. Thorin ordonna qu'ils sortent tous leur argent beaucoup de nains râlèrent, mais une bourse de pièces lui fut donnée. Bard, satisfait, demanda aux nains de monter les tonneaux sur son bateau, puis leur dit qu'ils pourraient embarquer.
Marie-f portait la chemise bleue de Thorin, c'était le seul vêtement à peu près propre qu'il lui restait. Elle aurait souhaité porter autre chose que cette chemise qui lui rappelait tant de souvenirs. Elle noua le bas de la chemise au-dessus de son pantalon, son jean était déchiré au niveau de ses genoux, elle finit de le couper pour s'en faire un pantacourt.
Elle ferma son sac et remarqua que les nains avaient commencé à embarquer, il ne restait plus que Richard. Féline avait un œil sur lui, Marie-f fit un signe de tête à son amie et, sans ménagement, la change-peau le mit sur pied et le poussa pour qu'il monte sur le bateau. Elle l'obligea à s'asseoir contre un des tonneaux. Marie-f était sur la passerelle lorsque qu'elle entendit le bruit de chevaux qui galopaient et qui hennissaient elle n'en crut pas ses yeux, les cavaliers n'étaient autres que Camille et l'elfe rousse. Marie-f jeta son sac sur le pont et se précipita pour retrouver son amie qui était descendue de sa monture pour courir vers elle.
Les deux amies se jetèrent dans les bras l'une de l'autre : - « Mais que fais-tu là Camille ? »
- « Je ne pouvais pas te laisser partir seule. C'est Thranduil qui m'a autorisée à venir, il n'a pas supporté de me voir inquiète pour toi il m'a trouvée à faire les cent pas dans ma chambre, il a alors demandé à Tauriel de venir m'accompagner, et c'est un bon moyen de justifier sa présence pour plus tard, si tu vois ce que je veux dire. »
- « Thranduil n'a pas un cerveau, c'est un ordinateur, il pense aux moindres détails. Je suis heureuse que tu sois ici, surtout après ce qui a failli se passer avec Richard. »
Camille prit son amie par les épaules et lui demanda de s'expliquer. Marie-f raconta le début de l'agression, elle avait eu de la chance que Thorin soit arrivé à temps elle lui raconta également la dispute qu'elle venait d'avoir avec lui. Camille se félicita d'être là pour soutenir son amie, il fallait régler au plus vite son problème avec Richard et convaincre Thorin qu'il avait tort. Les filles embarquèrent sur le bateau de Bard.
Fin du chapitre Colère, Tristesse, Chagrin, Résignation, la situation se complique pour notre couple, les révélations de Richard ne vont pas arranger les choses… MERCI POUR VOS ÉTOILES, VOS MESSAGES EN MP ET POUR VOS AJOUTS DE LECTURE / MERCI MERCI , je suis touchée que vous continuiez à suivre ma fiction ) .
