Disclaimer : L'Univers et les personnages de Harry Potter appartiennent à JK Rowlings

Rating : M – Slash/yaoi – HPDM

Remarque : révélations vicieuses, voire dégoûtantes sur Dumbledore. Sensibles s'abstenir.

Merci pour vos reviews et les followers.


Chapitre 35 : Nouvel An

Albus fulminait dans son bureau. Tout son plan s'écroulait autour de lui. Des décennies de manipulations, de ruses, de sacrifices partaient en fumée à cause d'un sale gosse qui ne savait pas rester à sa place.

Une semaine avait passé depuis la parution du Chicaneur et la Gazette avait relayé les articles, de même que de nombreux autres journaux, tant anglais qu'étrangers.

Des déferlantes de beuglantes l'avaient noyé sous leur nombre. D'ailleurs, il avait encore des traces de brûlures sur le visage et les mains, sans compter le plateau du bureau et les tapis. D'autres plis avaient été piégés avec du jus de bubobulb.

A plusieurs reprises, il avait voulu rencontrer Pomfresh ou Séverus pour obtenir des soins, mais il semblait que même Poudlard lui tenait rancune. Chaque fois qu'il mettait le pied dans un escalier, celui-ci se mettait en tête de changer de direction, allant même jusqu'à s'arrêter en pleine course, le forçant à patienter au milieu d'une volée de marchés. Les couloirs aussi semblaient comploter pour chaque fois le ramener au pied de sa gargouille, dont il jurerait qu'elle le toisait d'un air narquois. Quant aux cheminées, elles ne le menaient jamais là où il souhaitait aller. Sa dernière tentative l'avait éjecté dans une pièce microscopique, sans porte ni fenêtres et donc aucune issue après que l'âtre ait subitement disparu. Il n'osait plus transplaner dans l'enceinte de l'école, privilège du Directeur. La dernière fois, il s'était retrouvé coincé dans la volière, cible des chouettes et hiboux menés par une Hedwige particulièrement vindicative.

Dans le même temps, il lui avait été impossible de convoquer quiconque dans son bureau. Les hiboux refusaient d'expédier son courrier et les elfes de maison se contentaient de faire apparaître des plateaux de nourriture, chargés de tous les aliments qu'il détestait.

Albus était donc contraint de se terrer dans ses appartements, rageant sans fin. Comble d'horreur, ses réserves de bonbons avaient toutes disparues, le laissant en manque de sucrerie.

Gringotts n'avait pas attendu longtemps pour agir non plus. Dès que la plainte officielle avait été déposée et enregistrée par Amelia Bones, les Gobelins étaient passés à l'action. Les coffres de Dumbledore avaient donc été quasiment vidés pour rembourser les sommes qu'il avait "empruntées" au fil des années et payer le dédommagement dû, mais ils ne s'étaient pas arrêtés là. Ils avaient remonté la filière de l'argent et récupérer les "cadeaux" que Dumbledore avait fait avec celui-ci.

Ainsi donc, ce matin même, il avait reçu une nouvelle volée de bois vert sous la forme de beuglantes provenant de ses amis qui relevaient la disparition de bijoux ou de fortes sommes d'argent. Lui-même avait pu voir se volatiliser sous ses yeux les précieux artefacts anciens et les grimoires d'une valeur incommensurable qu'il avait pris dans les différentes maisons des Potter.

Et puis, il y avait ses amants.

Ils étaient au nombre de six à l'heure actuelle, six jeunes gens de moins de vingt ans, même pas majeurs pour deux d'entre eux qui étaient encore scolarisés à Poudlard.

Par la magie des Gobelins, les quatre plus âgés avaient été expulsés des maisons où le vieux sorcier les entretenait. Toutes ces demeures qu'il avait achetées pour y cacher ses gigolos revenaient de plein droit au sale gamin, puisqu'elles avaient été achetées avec l'argent des Potter. Et les coffres des six jeunes gens avaient également été vidés.

Il y avait fort à parier que les deux plus jeunes n'hésiteraient pas à faire un véritable scandale lors de la rentrée.

Zacharias Smith serait facile à contenir. Un bon Oubliette bien ajusté suffirait sur cet esprit faible, mais l'autre poserait nettement plus de problème. Pas qu'il ne soit pas aisément manipulable, mais leur relation durait depuis bien plus longtemps et ils dissimulaient bien trop de secrets et de manipulations pour que ce soit si simple.

Ils avaient commencé très tôt à se « fréquenter », il n'avait que douze ans. Au cours de cette année, Dumbledore l'avait approché afin qu'il lui rapporte tout ce qu'il pouvait obtenir concernant l'Héritier de Serpentard et la Chambre des Secrets. Oh bien sûr, il n'y avait rien eu de véritablement équivoque, un regard un peu plus appuyé, une main frôlant la joue, un sourire engageant. Ensuite, il lui avait proposé de l'argent pour le remercier de son aide. La honte de sa pauvreté le poussa à accepter sans réfléchir, à l'instar de tout bon Gryffondor.

L'année suivante, les choses se précisèrent un peu plus. L'argent changea de mains une nouvelle fois, mais pas seulement contre des informations. Cependant, les attouchements devinrent nettement moins « platoniques », sans pour autant franchir totalement le pas.

L'année de la Coupe de Feu, tout changea. La jalousie était un puissant moteur, bien que l'argent restât une condition sine qua non à leurs rencontres. Mais cette année-là, la dynamique se modifia et le jeune homme permit au directeur d'assouvir certaines pulsions violentes.

Même si son amant pouvait se montrer colérique, orgueilleux et finalement très étroit d'esprit malgré les idées de sa famille, Albus n'avait jamais rencontré quelqu'un pouvant aussi bien abdiquer tout contrôle de soi dans les situations sexuelles. Il était le meilleur soumis qu'il n'avait jamais formé, acceptant tout, même les choses les plus dégradantes. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, s'entend.

*HPDM*

Les six adolescents avaient passé une semaine excellente. Une fois l'excitation de la publication passée, ils avaient partagés leur temps entre les devoirs et leçons et les entraînements de Harry auxquels ils participaient tous désormais. Ils avaient donc abordés le combat physique avec Severus et Senthor, émerveillés des progrès que faisait le Survivant à chaque rencontre, râlant quand eux-mêmes se retrouvaient le nez dans la poussière.

Minerva avait demandé à les assister pour leur transformation animagus. Elle avait été estomaquée d'apprendre que Harry et Draco avaient non seulement appris en quelques semaines, mais qu'en plus, ils étaient des multi-animagi. Pourtant, elle reconnaissait après quelques jours que la méthode prônée par son petit Gryffondor semblait efficace. Les quatre étudiants se pliaient bien volontiers à l'obligation de méditation et elle pouvait affirmer qu'ils étaient tous en bon chemin pour y parvenir tout aussi "facilement".

Les six comparses adoraient particulièrement les cours de magie elfique. Ainsi que Senthor l'avait souligné, il n'était pas nécessaire d'avoir des affinités avec la magie élémentale. Tout être vivant a une prédisposition avec un élément et peut dès lors exceller dans les sortilèges qui en dépendent.

Blaise se révéla pouvoir communiquer avec la Terre. La première fois qu'il réussit son incantation, il provoqua un mini tremblement de terre qui secoua tout Poudlard.

Hermione étonna cependant tout le monde en faisant preuve d'un véritable tempérament de Feu. Paniquée par la colonne de flammes qu'elle avait créée, elle en perdit le contrôle. Ils n'échappèrent au désastre que grâce à la rapidité de Draco qui invoqua une trombe d'eau. Heureusement, cette fois-ci, Harry et Séverus eurent le temps de se protéger. C'est pour cette raison que Pansy, Théo, Blaise et Hermione furent soumis au sort de séchage d'un professeur de potions hilare.

Draco et Harry s'empressèrent alors de leur rapporter le récit détaillé de la première invocation de Draco, s'étendant largement sur le magnifique brushing qu'avait arboré la Terreur des Cachots. Senthor apporta d'ailleurs sa contribution en faisant miroiter le souvenir dans une flaque d'eau. Ils durent tous déclarer forfait après un certain temps de fou-rires, non pas à cause du regard noir d'une certaine Chauve-Souris des Cachots, mais bien en raison de leurs côtes qui criaient pitié.

*HPDM*

Les professeurs étaient réunis dans leur salle et discutaient du suivi des cours et de la nouvelle atmosphère qui baignait la vénérable institution.

- C'est tout de même admirable de voir comme les interactions entre les élèves ont changé depuis cette année, s'étonna Minerva.

- Je n'avais jamais vu une telle entre-aide entre les différentes Maisons, renchérit Chourave.

- Que voulez-vous dire ? s'enquit Senthor.

- C'est très simple, mon cher, intervint Flitwick. Depuis des décennies, nous assistons quasiment à une guerre des tranchées entre les étudiants. Pour la Coupe des Maisons, bien sûr, et la Coupe de Quidditch, mais surtout pour la « domination » de l'école.

- En effet, continua Rogue. Les élèves se battent entre eux, verbalement ou magiquement, pour prouver leur supériorité. Le pire a toujours été la confrontation entre les Serpents et les Gryffons.

- Les élèves ne savent-ils donc pas que ces « enfantillages » n'ont plus lieu d'être une fois sortis des murs d'une école ?

- Oh si, bien sûr qu'ils le savent, répondit Chourave. Mais depuis toutes ces années,… en fait depuis que Dumbledore est directeur, il fait tout pour exacerber les mauvaises relations, surtout entre Gryffondor et Serpentard, dit-elle pensivement. A croire en fait que …

- Que c'est son but ? demanda Minerva, échangeant un regard entendu avec Séverus.

- Maintenant que vous soulevez la question, dit Flitwick, je me suis toujours demandé pourquoi il s'acharnait à mettre les maisons ennemies ensemble pour les cours. Il aurait été plus judicieux de séparer les Rouge et Or et les Vert et Argent plutôt que de les bloquer systématiquement ensemble, surtout pour les cours plus sensibles.

- Je rejoins votre avis, Filius, reprit Pomona. Et puis, …, commença-t-elle.

- Oui, l'enjoignit Minerva à continuer.

- Que se passe-t-il avec Harry ? J'ai bien compris qu'Albus l'avait terriblement manipulé pendant toute sa vie, mais que recherche-t-il ?

- Mmmm, plus le temps passe et plus je trouve que son comportement est aussi suspicieux que celui de Voldemort, s'exclama Flitwick.

- C'est mon sentiment aussi. S'il a pu s'autoriser à disposer ainsi de ce pauvre garçon, allant jusqu'à se servir dans ses coffres, qui nous dit qu'il est honnête quant à ses autres actions ? Est-ce que nous sommes vraiment dans le Camp de la Lumière, demanda Pomona avec un soupir de découragement.

- C'est comme ce qui s'est passé durant la dernière sortie à Pre-au-lard. Je me suis toujours demandé pourquoi il n'a pas été plus ...

- Actif ? Suggéra Minerva.

- En effet, répondit Filius. Il s'est toujours montré très combatif par le passé, mais ce jour-là, on aurait vraiment dit qu'il attendait. Qu'il savait pertinemment ce qui allait arriver et qu'il attendait quelque chose.

- Je dirais plutôt quelqu'un, corrigea Senthor.

- Il croyait que Harry allait intervenir ? Proposa Pomona.

La proposition flotta quelques instants avant que Séverus ne se lève et d'un mouvement de baguette, ne fasse apparaître son patronus. Filius et Pomona l'interrogèrent du regard, mais il se contenta de se rasseoir tandis que Minerva demandait des rafraîchissements à un elfe de maison.

Un quart d'heure plus tard, on frappa à la porte. Invité à entrer, Harry se présenta avec Draco.

- Vous m'avez demandé, Professeur ?

- En effet, Harry, répondit aimablement Rogue, au plus grand étonnement des deux enseignants. Je crois que nous devons éclaircir certaines choses.

Le sous-entendu du Professeur de Potions fut clair pour Harry. Il se déplaça légèrement pour pouvoir étudier plus efficacement Flitwick et Chourave qui l'observèrent, les yeux emplis d'interrogations.

- J'imagine que vous vous poser plein de questions sur ce qui se passe entre Dumbledore et moi ? Pourquoi j'ai donné une telle interview au Chicaneur ?

- En fait, je me demande surtout si je travaille toujours pour les gentils, trancha Filius. Il est clair que vos interviews ont provoqué de nombreux doutes quant à ses intentions. Je ne peux pas croire que l'on dise défendre la Lumière tout en se comportant de façon aussi malhonnête. Il y a bien trop d'incohérences qui se font jour depuis quelques temps.

- Et je pense de même, dit le professeur de botanique.

A cette déclaration, Harry sourit. Comme pour les autres, les auras avaient cette belle couleur blanc bleuté, marbrée de tâches orange. Prenant une profonde respiration, Harry débuta le récit édulcoré des derniers événements qui s'étaient produits depuis les vacances.

A la fin de l'histoire, les deux professeurs écœurés promirent de l'aider de leur mieux.

* HPDM *

Le soir du trente-et-un décembre, les six élèves descendirent dans la Grande Salle pour y retrouver les professeurs Rogue, McGonagall, Flitwick, Chourave et EagleKnigth, ainsi que Madame Pomfresh et Hagrid.

Ils trinquaient à la nouvelle année quand Dumbledore fit son entrée.

- Directeur, fit la voix réfrigérante de Séverus. J'ignorais que vous étiez au château ce soir.

- Eh bien si, mon cher enfant. Je ne pouvais quand même pas vous oublier en cette occasion particulière. Mes chers amis, nous nous devons de fêter une nouvelle année, dit-il en s'emparant d'un verre.

Personne ne lui répondit cependant. Devant le silence, il entreprit de discuter avec les uns et les autres, mais les conversations s'épuisaient vite, les réponses étant monosyllabiques.

- Harry, mon cher petit, il est temps je crois de faire table rase du passé. Il est primordial que tu continues ton entraînement. Je voudrais donc que tu me rejoignes dans mon bureau dès la fin du repas.

Un silence de mort tomba dans la pièce. Harry toisa un instant le vieux Citron avant de se retourner vers les autres :

- Professeur Rogue, Professeur McGonagall, Draco, Hermione ? Accepteriez-vous de m'accompagner en tant que témoins pour cette entrevue ?

- Bien sûr Harry, répondit Minerva tandis que Séverus et Draco acquiesçaient d'un mouvement de tête.

- Mais …, mais, non, je ne suis pas d'accord, balbutia Albus. C'est hors de question ...

- D'après le règlement de Poudlard, intervint Hermione d'un ton docte, tout élève est en droit de demander la présence d'un tiers, professeur ou préfet, lorsqu'il est convoqué par une figure de l'autorité académique et qu'il craint un abus de pouvoir de la part de cette personne.

- Mais ce n'est vraiment pas utile, cela ne concerne que …

- Monsieur, si cela ne concerne pas le cursus académique, je ne vois pas pour quelle raison vous voudriez me parler. En tant que mineur émancipé, mon entraînement ne dépend que de moi et de personne d'autres. Je ne suis pas un vulgaire pion que l'on jette au milieu d'un champ de bataille en espérant qu'il y laissera sa vie tout en emmenant dans la mort son adversaire. Si je décide d'affronter Voldemort, je le ferai à mes conditions et je suis sûr que les Professeurs de Poudlard accepteront de m'apporter leur aide si le besoin s'en fait sentir, et ce, en fonction des libertés de chacun. Vous n'êtes pour moi que le Directeur de mon école et à partir du moment où je ne contreviens pas aux règlements intérieurs et où mon travail apporte satisfaction à mes enseignants, je souhaite que notre interaction soit réduite à sa plus simple expression.

- Mais, c'est impossible, tu dois absolument … commença le vieux schnoque.

- Il ne doit rien du tout, Albus, intervint Minerva. Ainsi que Harry l'a bien souligné, tout ce qui dépend de sa vie privée, à savoir tout ce qui ne concerne pas l'école, est effectivement à son entière discrétion.

- Qu'il veuille se battre ou non ne dépend pas de vous, Dumbledore. Cet enfant n'a que seize ans et sa place n'est pas au cœur d'une guerre. Ce sont les adultes qui doivent prendre la responsabilité de leurs actes au lieu de se cacher derrière un adolescent qui a été manipulé toute sa vie, reprit Séverus plus glacial que jamais, s'attirant tout de même un regard noir de la part de Harry à la mention d'enfant.

- Mais il n'y a que lui qui peut défaire Voldemort !

- Non, Professeur. Cette prophétie est fausse et vous le savez pertinemment, rétorqua Harry. Vous avez eu beau jeu de me faire taxer de lâcheté dans les journaux, vous avez avalisé les soi-disant témoignages de mes amis et camarades de classe ? Eh bien maintenant, souffrez que je sois lâche et réglez cette affaire vous-même.

Sur ces mots, Harry se rapprocha de Draco qui l'enveloppa de ses bras, déposant un baiser dans ses cheveux. Le vieux poulet ouvrit la bouche pour argumenter mais n'émit qu'un son grotesque, comme un piaillement de poule asthmatique en avisant le regard dégouté de tous fixé sur lui. Sa magie crépita méchamment quand il tourna le dos à l'assemblée et tenta de faire une sortie digne. Sortie qui tourna au plus haut comique quand il fut percuté de plein fouet par Rusard qui se précipitait dans la Grande Salle. Si le concierge cracmol resta debout, ce ne fut pas le cas de Dumbledore qui s'étala cul par-dessus tête, exposant un « ravissant » string pour homme, en cuir noir, manifestement trop rembourré pour être naturel.

Rusard s'écarta précipitamment lorsque le directeur se releva, les yeux lançant de tels éclairs qu'il eut peur d'être réellement foudroyé. Il ouvrit des yeux stupéfaits lorsqu'il crut entendre – entendit - son employeur rager en murmurant : « Espèce de stupide Cracmol, on aurait dû te noyer à la naissance ! ».

Après le départ du trouble-fête, les convives retournèrent à leurs festivités. Ils se repurent du merveilleux repas préparé par les elfes de maison dans une ambiance chaleureuse. Une fois que minuit eut sonné et qu'ils eurent échangés leurs bons vœux, chacun repartit dans ses quartiers. Cependant, certains avaient dans l'idée de fêter ce moment en tête-à-tête.

C'est donc lentement que Draco et Harry se rendirent jusqu'à la Salle sur Demande, faisant halte pour échanger des baisers sulfureux et quelques caresses osées. Mais ils furent pris de vitesse par deux autres amoureux, tout aussi empressés. En atteignant le couloir du septième étage, ils eurent le déplaisir de se voir brûler la politesse par Hermione et Blaise.

La jeune femme était appuyée contre le mur, les bras étroitement serrés autour du cou du métis. Ils échangeaient un baiser profond, oublieux de tout ce qui pouvait les entourer. Les mains de Blaise remontaient lentement sous la jupe d'Hermione tandis qu'elle poussait un gémissement contre les lèvres du Serpentard. Cambrant le dos, elle se frotta un peu plus contre le corps qui l'épinglait contre la pierre froide contrastant avec le feu qui la consumait.

Réprimant un sourire, Harry agrippa la main de Draco, très intéressé, pour le tirer en arrière. Devant sa réticence, le Gryffondor chuchota quelques mots à son oreille, mots qui le firent sursauter avant de se saisir de la main du Survivant et de l'entraîner en courant dans les couloirs.

Essoufflés, ils atteignirent enfin les cachots et pénétrèrent dans la chambre du préfet. Aussitôt, Harry poussa Draco vers le lit et s'assit à califourchon sur ses hanches. Lentement, il se baissa et frôla les lèvres tentatrices, plus légèrement qu'une aile de papillon. Il mordillait à peine et s'échappait aussitôt quand Draco tentait de les happer. Puis il se redressa, et plongeant dans le lac de mercure, il déboutonna la chemise, parsemant la peau découverte de fantômes de douces caresses. Il recula légèrement pour déboucler la ceinture et ouvrir la braguette, dessinant du bout des doigts la forme tentatrice qui gonflait le sous-vêtement.

Se relevant du lit, il débarrassa le Serpentard de son pantalon, de son boxer, ainsi que de ses chaussures et chaussettes. Nu sur le lit, Draco voulut se redresser pour attraper son amant, mais celui-ci lui échappa habilement et d'un informulé, l'attacha au lit par de fins liens de soie.

Profitant de l'immobilité forcée de son amant, il se déshabilla à son tour, son regard brûlant détaillant le corps étendu devant lui. S'approchant, il le força à se tourner sur le ventre. Il remonta sur la couche et commença à torturer Draco en multipliant les caresses, les baisers, explorant chaque centimètre de son dos avec dévotion.

Lentement, il s'approcha de l'intimité du blond, provoquant chez lui des soupirs d'impatience. Alors qu'il dévorait sa nuque de baisers, il lui présenta ses doigts à sucer. Avec voracité, Draco engloutit les doigts, mimant de sa bouche le mouvement qu'il attendait avec impatience.

Câlinant l'ouverture, il inséra un premier doigt rapidement, suscitant une crispation qui se dissipa lorsqu'il effleura la prostate. Deux autres doigts vinrent détendre les muscles protégeant l'intimité de celui qui se soumettait avec délice à la torture infligée. Son souffle saccadé passait difficilement la barrière de ses lèvres tandis que ses pommettes s'habillaient d'une teinte vermillon sous l'afflux du plaisir.

Au bord de la rupture, Draco ramena vivement les genoux sous son corps et présenta ses fesses à Harry, le suppliant de le rejoindre. Déstabilisé par la position, le brun hésita un instant avant de se rapprocher et de présenter son sexe devant l'entrée plissée. Lentement, il s'enfonça, poussant un soupir de bien-être intense tandis que Draco gémissait de bonheur. Il entama une série de va-et-vient profonds, lents, dévastateurs, ignorant les supplications qui lui intimaient d'accélérer.

Il enserra le membre de son amant, lui infligeant un mouvement tout aussi lent et l'amena sans crier gare à la jouissance, tandis que les contractions de ses muscles entraînaient sa propre libération au plus profond du corps adoré.

Ils s'effondrèrent ensemble sur le lit, Harry recouvrant le dos de Draco. D'un mouvement maladroit, il libéra le Serpentard qui en profita pour se retourner et se lover contre le corps qui venait de lui accorder tant de plaisir.

Après qu'ils eurent repris leur respiration, Draco releva la tête et s'empara des lèvres rougies de son amant avant de se relever et de partir à la recherche de son pantalon. Légèrement inquiet de son absence, Harry releva la tête pour le suivre des yeux. Son Dragon repêcha une petite boite au fond de sa poche et revint s'asseoir en tailleur sur le lit, la lui tendant sur la paume de sa main, une adorable moue à la fois contrite et pleine d'espoir gravé sur son visage. S'asseyant à son tour, Harry plongea son regard dans les yeux de Draco, à la recherche d'un indice, mais il ne put y voir qu'un cœur débordant d'amour.

Il se saisit délicatement de la boite et l'ouvrit avec précaution, avant de bloquer subitement sa respiration. Au cœur de l'écrin reposait un pendentif en argent représentant un serpent enroulé sur lui-même. Dans sa gueule, l'animal tenait un minuscule cristal rouge sang.

- Draco, c'est … c'est …, dit Harry le souffle coupé.

- Tu n'aimes pas ? demanda celui-ci, un peu affolé.

- Oh non ! Non ! Pas du tout ! C'est absolument magnifique ! Mais …

Avant de terminer sa phrase, le Survivant sauta du lit et revint avec son pantalon avant d'en fouiller les poches également et de sortir une boite qu'il tendit aussitôt à son amant.

Draco l'ouvrit impatiemment et découvrit un pendentif, également en argent, mais sous la forme d'un dragon qui tenait dans ses griffes un même minuscule cristal rouge sang.

- On a eu la même idée, chuchota-t-il totalement émerveillé.

Le cristal des deux pendentifs contenait une goutte de sang. Offrir librement son sang à quelqu'un revient à lui accorder une confiance si totale et entière que le donneur accorde un droit de vie et de mort à qui le détient. Le sang d'un sorcier sert à établir une carte d'identité magique spécifique à l'individu. Disposer de ce liquide vital peut donc permettre de créer des sorts et des poisons spécifiques visant à la destruction totale du sorcier.

A l'inverse, il peut aussi permettre d'établir un lien encore plus profond entre deux personnes. Par l'invocation du sang, ils seraient capables de se retrouver en cas de danger. Agrémenté de charmes de protection et de détection, ils chaufferaient afin d'avertir le porteur que le donneur se trouve dans une situation difficile.