Message perso :
Alice : la voilà, la suite ! Dis-donc, ne me dis pas que tu as lu les 36 chapitres d'une traite avant de te coucher, si ? En tout cas, j'espère que ça t'a aidé à faire de beaux rêves ! Et merci pour ta review !
CHAP 37 LA DEMANDE
Johanna ferma la porte-fenêtre de sa chambre en râlant :
« Zut, j'aurais dû monter avant de manger, tout à l'heure… on aura de la chance si on n'est pas envahis de moustiques ! »
Matthew resta trois secondes immobile, les yeux mi-clos, et finit par affirmer :
« Je n'en entends pas, en tout cas…
- Hmmm, toi, tu as des options que je n'aurais jamais soupçonnées… détecteur de moustiques… si c'est pas chouette, ça… » ronronna la jeune femme en l'enlaçant pour l'embrasser voluptueusement.
Il répondit volontiers à son baiser avant de reprendre la parole :
« Ça ne marche que s'il vole…
- Moui, et je suis sûre que tu te feras un devoir de prendre en chasse cette sale bestiole pour protéger ton âme sœur chérie si tu entends le moindre bruit suspect !
Effectivement, je suis prêt à prendre tous les risques pour toi, mon amour… dit-il avec une ferveur à la limite du mélodramatique.
Je n'en attendais pas moins ! »
Et alors que le jeune homme se penchait à nouveau, avide de recevoir un autre baiser en récompense de son abnégation, Johanna se déroba en s'écartant vivement sur le côté, un sourire espiègle aux lèvres :
« Je te laisse faire le guet, alors ! Parce que là, j'ai une chose urgentissime à faire : prendre…une…douche…chaude ! Rrâââhh , bonheur ! ! ! »
La jeune femme ouvrit son placard et en sortit un ensemble T-shirt short pour la nuit, couleur violet, et sautilla façon « Alice Cullen Copyright » vers la salle d'eau attenante à sa chambre.
Une fois la porte fermée, elle se débarrassa rapidement de ses vêtements qu'elle jeta dans sa panière à linge sale sans cérémonie, prit un gant sur l'étagère et entra dans la douche avec un soupir de plaisir anticipé. Quand elle régla à la température idéale l'eau qui coulait du plafond en une pluie fine, elle se sentit fondre de bonheur.
Le mot qui lui vint à l'esprit fut « Alléluia… », et c'est tout naturellement qu'il l'associa à un vieux tube indémodable. Johanna se mit donc à chanter à tue-tête :
« It's raining men ! Alléluia ! It's raining men ! Raining men ! » tout en se savonnant avec allégresse.
Elle en était au deuxième couplet quand la double porte de la douche s'ouvrit brusquement, la faisant sursauter.
« C'est une invitation, ta chanson ? Il y a une place pour moi, là-dedans ? »
Son beau Quileute se tenait sur le pas de la douche, nu, magnifique et visiblement très… en forme. Johanna frémit d'enthousiasme, et se décala légèrement. Heureusement, la cabine de douche en faïence sable et ocre était bien plus grande que les dimensions standards, et l'Indien put s'y glisser sans problème.
La jeune femme se lécha les lèvres avec un air gourmand qui n'échappa pas à Matthew.
« Tu as l'air du chat qui va manger le canari… à se demander qui est le loup-garou de nous deux ! »
Sans répondre, Johanna baissa sensiblement le débit d'eau et s'empara du gel-douche qu'elle versa généreusement dans ses mains. Puis elle les fit glisser sur les épaules de son amant, appréciant la rondeur et la dureté de ses muscles, la douceur et la chaleur de sa peau. Quand il fit mine d'approcher ses propres mains du corps de la jeune femme, elle le repoussa d'une tape.
« Nan, pas touche, c'est chacun son tour ! Laisse-moi profiter de toi… »
Matthew ravala un grognement mais laissa tomber ses bras le long de son corps.
Johanna poursuivit ses caresses sur son torse glabre, s'émerveillant de sa puissance, sentant sous ses mains le cœur du loup-garou s'emballer et sa respiration s'accélérer. Arrachant son regard de l'alléchant tableau du corps ruisselant de Matthew, elle leva les yeux vers son visage, pour le voir les mâchoires serrées et les paupières mi-closes, assez ouvertes toutefois pour laisser passer un regard noir de désir.
Satisfaite, la jeune femme reprit ses explorations, descendant plus bas, le long de ses flancs, puis caressa son ventre aux abdominaux saillants. Après une légère hésitation, elle laissa ses mains poursuivre leur chemin plus bas encore, pour finalement se saisir de son sexe tendu.
Il eut un sursaut et elle releva de nouveau la tête, surprise, craignant d'avoir mal agit, mais il la rassura d'un soupir étouffé :
« Oh, Johanna… »
Reprenant donc où elle s'était arrêté, elle le caressa doucement, tendrement, puis sans cesser ses va-et-vient, elle s'approcha assez pour pouvoir l'embrasser sur le torse.
Il en profita pour l'enlacer en passant un bras autour de sa taille et une main dans ses cheveux, mais Johanna le repoussa de nouveau avec un claquement de langue agacée.
« Je vais me fâcher… » gronda-t-elle.
Soumis, il écarta cette fois-ci les bras et les appuya de part et d'autre sur les parois de la douche, prenant sans en avoir conscience une pause des plus … appétissantes.
Avec un grognement d'envie, elle cola à nouveau sa bouche contre son torse, et descendit lentement en l'embrassant, le mordillant et le léchant tour à tour.
Avec un mélange de curiosité et d'excitation, elle poursuivit sa descente, encore, encore, encore…
- - Voyons, qu'est-ce qui se passe si je…- -…la réaction de Matthew ne laissa place à aucun doute : le gémissement sourd et la tension soudaine de ses muscles prouvaient qu'il appréciait. A la fois ravie et triomphante du pouvoir qu'elle avait sur lui, elle prit bien son temps pour explorer toutes les possibilités que lui offrait cette expérience inédite.
Jusqu'à ce qu'une main ferme lui empoigne un peu brusquement les cheveux et lui intime de se relever.
Dès qu'elle fut debout, Matthew l'enlaça férocement, la plaquant contre lui, une main toujours agrippée dans sa crinière. Il lui tira la tête en arrière, lui imposant une position qui lui permettait d'accéder comme il le souhaitait à ses lèvres pour la soumettre à un baiser brutal. Ne pouvant lutter contre la force du loup-garou, elle se retrouva poussée contre la faïence fraîche de la paroi de la douche, lui rendant son baiser, se cambrant un peu plus pour profiter pleinement de leur étreinte.
Il se recula juste assez pour pouvoir passer ses mains sous les fesses de Johanna, et la souleva, facilitant ainsi l'accès qu'il convoitait. Instinctivement, elle enroula ses jambes autour de sa taille, et poussa un soupir étranglé quand il s'enfonça en elle.
La petite voix de la raison, qui s'était faite oublier depuis quelques temps, se félicita que la paroi de la douche soit bâtie en dur et non en Plexiglas, puis elle s'éclipsa discrètement prendre des vacances pour laisser sa propriétaire perdre la tête dans les bras de l'homme qu'elle aimait.
….
« Ce lit est une véritable catastrophe !… »
Johanna pouffa comme une gamine.
Allongés tous les deux, Matthew sur le dos et Johanna la tête au creux de son épaule, un bras et une jambe enroulés autour de lui, ils se tenaient immobiles, l'oreille aux aguets.
« Attends, j'essaie de bouger le bras ! » chuchota la jeune femme.
Elle leva celui qui entourait le torse de l'Indien, et aussitôt une plainte couinante résonna du sommier. Johanna se remit à pouffer, ce qui augmenta les lamentations du pauvre meuble.
« J'en reviens pas ! murmura Matthew, tu ne t'en es jamais rendu compte ?
- Je te jure que non ! » ricana-t-elle.
Et c'était la pure vérité. Jamais la jeune femme n'avait remarqué que le moindre petit mouvement dans le lit engendrait un concert de grincements, couinements et autres bruits peu discrets. En fait, ils faisaient partis en quelque sorte du décor, et Johanna les avaient purement et simplement occultés. Mais le fait est qu'ils pouvaient à peine respirer sans risquer de réveiller toute la maisonnée.
« Et il aurait pas pu avoir sa chambre à l'autre bout de la maison, ton frangin ! Non, il faut qu'il soit juste à côté ! râla l'Indien.
- C'est celle de mes parents qui est à l'autre bout, te plains pas, tu aurais préféré le contraire ? Et puis, jusqu'à présent c'était plutôt sympa… Jordy et moi on adore mettre nos matelas sur la terrasse l'été, et on squatte souvent la chambre de l'un ou de l'autre quand on veut se retrouver… »
La jeune femme redressa la tête pour regarder instinctivement la mince paroi en bois qui séparait les deux pièces, et le lit protesta.
« Ça, c'est un complot de ta mère ! dit le loup-garou à voix basse mais d'un ton convaincu. Elle a profité qu'on joue à la console de jeux avec ton père et Jordy pour venir saboter le sommier ! »
Ricanements de Johanna :
« Mais non, tu psychotes ! Elle était dans la cuisine, elle préparait le repas !
- Elle a pu arriver à l'étage discrètement en grimpant par un des poteaux en bois qui soutiennent votre terrasse ! Je suis sûre qu'elle voulait faire en sorte que le vilain loup-garou ne fasse rien que la morale réprouve à sa précieuse fille !
- Et d'un, ma mère n'a rien d'un singe ou d'un acrobate de cirque, et si elle avait dû venir ici, elle serait passée par l'escalier, comme tout le monde. De deux, je t'assure que ce lit a toujours fait ces bruits là. Je m'y étais habituée, c'est tout. Et de trois, si vraiment complot il y a, il a lamentablement échoué... »
Matthew resta quelques secondes silencieux, avant d'annoncer d'un ton définitif :
« Je prédis qu'ils ne vont pas apprécier leur note d'eau pendant notre séjour, tes parents ! »
Johanna soupira en souriant, se calant encore plus près du jeune homme, dans un bruit de ressorts torturés.
Elle était nue, son T-shirt et son short ayant finalement réintégré l'armoire sans avoir été portés, puisque le corps tout aussi peu vêtu de son loup-garou irradiait une chaleur bien suffisante à son confort. Pour la même raison, ils avaient enlevé la couette et gardé uniquement la housse mauve, qui les couvrait jusqu'à la taille.
Au cœur de cet environnement familier, dans les bras de Matthew, Johanna n'aurait pas pu être plus heureuse. C'est la raison pour laquelle elle mit un certain temps à percevoir que son compagnon de lit ne partageait pas tout à fait sa béatitude.
Il lui caressait tendrement le dos et le flanc du bras qui prolongeait l'épaule où elle était installée, et de l'autre jouait avec la main qui reposait sur son torse, mais le gros soupir qu'il poussa la fit se relever sur le coude pour examiner son visage éclairé par la portion de lune qui brillait, blanche et claire dans le ciel de Louisiane. Et elle vit qu'il était contrarié.
« Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta-t-elle.
- Rien… répondit-il sans trop de conviction.
- C'est pas cette histoire avec ma mère ? Tu n'étais pas sérieux quand tu as dit qu'elle avait saboté…
- Non, non, bien sûr que je plaisantais ! l'interrompit-il avec un petit rire qui fit gémir le lit.
- Alors quoi ? Je le vois bien, qu'il y a un truc qui te chiffonne ! Dis-le moi ! »
Il ne répondit pas de suite, passant sa main dans les cheveux défaits de Johanna, jouant un instant avec ses mèches brunes, une expression de doute sur le visage. A le voir hésiter ainsi, la jeune femme se sentait de moins en moins rassurée, mais fit taire son impatience afin de lui accorder le temps nécessaire pour qu'il accepta de se confier.
Au bout d'un interminable silence, il chuchota d'une voix un peu plus rauque que d'habitude :
« Tu es heureuse, ici… »
Comme ce n'était pas vraiment une question, la jeune femme opina en silence, attendant la suite.
« … tu sais, quand ton frère a fait l'imbécile, tout à l'heure, ça m'a fait penser… enfin, j'y pense depuis un moment, en fait… mais….
- Attends, attends, le coupa-t-elle dans son discours un peu embrouillé, tu peux être plus précis, s'il te plaît ? Jordy fait l'imbécile 97 % du temps où il est éveillé, à quel moment de sa journée tu fais référence, exactement ?
- Au moment où, dans la cuisine, il m'a demandé en mariage. »
Pour le coup, Johanna s'assit dans le lit, ramenant dans un geste de pudeur machinale la housse de couette sur ses seins nus. Matthew se redressa à son tour, mais sans prendre la peine de cacher son torse, ce qui n'était pas plus mal.
Ni l'un ni l'autre ne prirent garde aux cris plaintifs du sommier.
La jeune femme le dévisagea en silence, le ventre noué d'une émotion brûlante. Elle voulu dire quelque chose, mais aucun son ne parvint à franchir ses lèvres, et elle resta ainsi, bouche ouverte, essayant désespérément d'articuler un mot.
Ce fut donc Matthew qui poursuivit :
« Tu sais déjà que je ne pourrai pas passer ma vie sans toi, Johanna. Le mariage, après tout, ce n'est qu'une… formalité ! Mais on est un peu vieux jeu, dans ma famille… et pour cause ! Ils sont pratiquement tous nés le siècle dernier ! Enfin tout ça pour dire que j'ai vraiment, vraiment, vraiment très envie de t'épouser. De pouvoir dire que tu es « ma femme », et que je suis « ton mari ». Tu dois trouver ça complètement débile, hein ? Désolé, ça doit être mon côté loup-garou, l'instinct de propriété, toutes ces conneries… »
Johanna aurait bien aimé en placer une, mais il semblait intarissable :
« Seulement, voilà, quand tu es ici, chez toi, je vois bien comme tu rayonnes de bonheur, tu ressembles à une gamine au matin de Noël, et je me dis que tu n'es peut-être pas prête pour tout abandonner et partir faire ta vie avec moi… parce que je ne veux pas te l'imposer, je m'y refuse catégoriquement, mais d'un autre côté ma place est parmi les miens, à la Push… et j'ai peur de ne pas avoir le courage de partir en te laissant là, j'en suis malade, je… »
Bon, apparemment, il est parti pour faire les questions et les réponses jusqu'à demain matin…
La jeune femme leva les yeux au ciel d'exaspération, puis, les rabaissant, fit l'unique chose qui lui vint à l'esprit pour parvenir à couper Matthew dans son délire, et qui avait déjà fait ses preuves : elle lui prit le visage et l'embrassa. Il la laissa faire mais ne répondit pas à son baiser comme il le faisait d'habitude, et quand elle se recula, elle constata qu'il avait gardé les yeux bien ouverts, et qu'il n'était toujours pas apaisé. Mais, peu importait, l'objectif était atteint : il se taisait.
« Je crois qu'il y a un détail qui t'a visiblement échappé dans l'imprégnation, mon chéri, dit-elle tout bas. Mais je ne t'en veux pas, hein, c'est nouveau, pour toi, tout ça ! Et puis tu n'as comme référence qu'une bande de crétins sans cervelle qui partagent en pensées leurs ébats nocturnes et fantasment à mort sur les nuits qu'ils passent les uns et les autres avec leur moitié ! Ce qui ne vous laisse pas beaucoup de neurones disponibles pour écouter un peu ce qu'elles ont à dire, les moitiés en question, j'en conviens… donc, si tu avais été un peu plus attentif aux discours des imprégnées, tu saurais qu'on appartient corps et âme à notre loup-garou. Si on me l'avait dit avant de te connaître, ça aurait pu sonner comme une malédiction, mais le fait est que je ne peux pas non plus vivre sans toi…Là ou tu vivras, je serais près de toi, même si c'est dans ta réserve pluvieuse au milieu de types pour qui la moindre de mes zones érogènes n'aura plus aucun mystère… alors maintenant, fais-moi plaisir, et pose ta question ! »
L'expression de Matthew changea radicalement : de torturé, il devint radieux, puis grave. Sans se soucier de sa nudité, il se leva, faisant gémir de soulagement le sommier au passage, fit le tour du lit et s'agenouilla devant Johanna, qui était restée assise, les poings serrés sur la housse qui couvrait sa poitrine, les yeux un peu humides, et la respiration chaotique.
Il lui prit doucement une main, et lui dit d'une voix ferme mais vibrante :
« Johanna, veux-tu devenir ma femme ? »
Et avant que la jeune femme, la gorge nouée, eut le temps de répondre, ils entendirent une voix s'élever de la chambre mitoyenne :
« Eh ! J'ai demandé en premier ! ! ! »
Johanna s'étrangla de rage et hurla :
« LA FERME ! »
Puis, plongeant ses yeux dans le regard intense de Matthew, à nouveau émue comme si aucune interruption intempestive ne l'avait troublée, elle murmura le mot qu'il attendait :
« Oui… ! »
Le jeune homme eut d'abord un sourire extatique, puis sembla particulièrement horrifié, regardant autour de lui comme s'il cherchait quelque chose. Surprise et inquiète, Johanna lui demanda :
« Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
- Oh mon Dieu, quel crétin je fais !
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? cria-t-elle presque, de plus en plus paniquée.
- J'avais pas du tout prévu de te le demander ce soir, ni même durant notre séjour ici ! J'ai pas de bague ! ! ! »
Devant l'air égaré de Matthew, en tenu d'Adam, qui regardait son corps nu comme s'il pouvait faire apparaître un smoking pourvu d'une poche où aurait pu se nicher un écrin, Johanna éclata de rire.
« Laisse tomber la bague, viens donc plutôt honorer ta future épouse, c'est une décision qui se doit d'être fêtée… »
Et disant cela, elle lui prit un bras et le tira vers elle. Encore un peu distrait par ses préoccupations, il s'allongea sur elle et la laissa l'embrasser. Mais bien vite il répondit à son baiser, avant de relever la tête, s'attirant une plainte de la future Mme Black :
« Hé ? !
- Attends, avec ton épouvantable lit, on va faire un boucan d'enfer ! Tu ne préfères pas aller dans la salle de bain, ou bien par terre ?
- Par terre ? T'es malade ? Et tu veux que je te dise, j'ai déjà expérimenté la chose avec ton foutu grand-père télépathe dans les environs. Mes parents sont trop loin pour entendre quoique ce soit. Il n'y a que mon débile de frère qui pourra en profiter, et je vais considérer ça comme un entraînement pour ma future vie à la réserve. Ça lui fera les pieds, à cet abruti, s'il pouvait ne pas en fermer l'œil de la nuit, ça lui apprendrait à moins faire le malin et il arrêterait peut-être de m'emmerder ! »
