Généralement, j'écris mes notes d'auteur juste avant de poster le chapitre, mais pour le début celle- ci je fais une petite exception à la règle. Nous sommes le 17 février, 25 chapitres sont déjà postés et je viens tout juste de mettre un point final à cette histoire.

Cette fic n'est pas le premier long projet dans lequel je me lance, mais c'est le premier que je parvient à finir (en plus d'être également ma toute première fiction sur Sherlock).

Il m'aura fallu deux ans dont une année où j'en ai fait ma principale priorité (Ben, quand tu passeras par là je pense que tu pourras attester x'D) pour la finir enfin et ce n'était pas tous les jours gagné d'avance. Mais en tout cas je crois que cette fic restera toujours une des plus importantes à mes yeux !

Sur ce, je vous laisse avec ce dernier chapitre, en espérant qu'il saura vous convaincre,

Pour la dernière fois sur cette histoire : Bonne lecture !


Epilogue

La pluie et le vent mordant avaient laissé place à des températures plus douces. Le soleil illuminait Londres de plus en plus fréquemment. Les parcs commençaient à fleurir et les habitants prenaient de plus en plus souvent leur déjeuner dehors. John sentait sa bonne humeur renaître au contact des beaux jours.

Les services secrets étaient toujours à la recherche de Moriarty, mais même si le fait qu'il se promène dans la nature soit inquiétant, Sherlock avait été formel, il ne retenterait rien d'aussitôt, il fallait d'abord qu'il ait un plan solide et ça pouvait prendre des mois voir des années à être élaboré. Mycroft aurait sans doute trouvé un moyen, si ce n'est de l'attraper, de le faire surveiller d'ici là.

Alors, la vie avait repris son court, aussi normalement qu'elle puisse l'être au 221b Baker Street.

Sherlock avait eu quelques clients, mais rien de bien intéressant, alors il passait sa frustration en manquant de faire exploser la cuisine deux fois par jour. Arsenic s'était illustré dans son nouveau sport favori qui était d'escalader les bibliothèques en faisant tomber le plus de choses possibles. Quant à John, il s'était autorisé à souffler avant de finir ce qu'il avait commencé.

Vers la fin de mois de mars, le cabinet médical du Docteur John H. Watson ouvrit ses portes.

Thomas Jones ne s'était pas trompé en disant qu'il parviendrait sans problème à se constituer une clientèle. Celle-ci était conséquente et avait très vite afflué.

Tous les soirs, John rentrait satisfait, mais épuisé (il était obligé de se montrer régulier dans ses horaires de présence, au moins les premiers mois). Tous les soirs Sherlock se plaignait que John n'était pas assez présent au cas où une enquête urgente se présentait et ils se disputaient. Puis invariablement, John finissait par l'embrasser en le remerciant pour tout ce qu'il avait fait pour lui, Sherlock affichait alors un petit air d'enfant satisfait pour le reste de la soirée.

Les baisers, les caresses et les nuits torrides étaient devenues une partie de leur quotidien qu'ils ne cherchaient plus à contrôler. Ils avaient besoin l'un de l'autre, ils étaient heureux ensemble et c'était tout ce qui comptait.

De plus, il aurait été stupide de faire comme si de rien n'était depuis qu'un jour de début Avril, Mrs Hudson les avait surpris en train d'échanger un long et langoureux baiser. Ils s'étaient détournés d'elle en rougissent, John avait eu le sentiment d'être un gamin surpris par sa mère dans une situation gênante. La vieille dame n'avait rien dit, elle s'était contenté de ranger les courses qu'elle leur avait apporté en chantonnant, mais le sourire jusqu'aux oreilles qu'elle abordait en disait long sur ce qu'elle pensait.

Elle leur avait adressé un grand signe de la main et était repartie en dévalant les escaliers à toute allure (sa hanche allait soudainement beaucoup mieux.) Ils avaient entendu la portes d'entrée claquer, s'étaient précipités à la fenêtre, pour voir sans surprise leur logeuse et Mrs Tuner s'échanger des messes basses en riant tellement fort que tout le quartier devait les entendre.

Elles ressemblaient à deux adolescentes qui venaient d'apprendre une nouvelle particulièrement croustillante et John s'amusa à penser que ce n'était pas très loin de la vérité.

John pensait que la nouvelle de leur relation n'avait pas encore quitté le petit cercle de commère de Mrs Hudson. Il réalisa assez vite qu'il avait tord.


Un matin, alors que John pensait profiter d'un jour de congé qu'il s'était accordé, Lestrade contacta Sherlock pour une affaire. Si à première vue, elle semblait intéressante, elle s'avéra vite parfaitement ennuyeuse pour Sherlock.

Cependant, si l'affaire n'avait pas diverti Sherlock, elle avait été des plus intéressantes pour beaucoup de monde.

C'était un geste distrait qu'avait eu Sherlock. Il s'était dirigé vers un coffre-fort apparemment cambriolé sans avoir été ouvert. John était sur le chemin du détective et celui-ci avait simplement posé sa main sur sa hanche et s'y était un peu attardé alors qu'il passait à côté de lui. Et puis, il y avait aussi eu se sourire, celui qui disait qu'il était pleinement heureux et que Sherlock n'adressait qu'à lui.

Sur le moment, le médecin n'avait pas non plus prêté beaucoup d'attention à ce petit geste devenu quotidien entre eux. Mais quand il avait vu tous les regards se braquer sur eux avec un peu trop d'insistance, il avait compris : tout le monde savait. Et le clin d'œil complice que lui avait adressé Greg ne fit que confirmer ça.

L'affaire fut résolue en un rien de temps. S'en suivi la procédure habituel, c'est-à-dire des prises de becs entre Sherlock et Lestrade dans le bureau de ce dernier.

John s'ennuyait ferme. La dispute n'était pas vraiment palpitante, aucun des deux hommes ne se renouvelait beaucoup. L'attention de John fut alors détournée par Donovan à l'extérieur du bureau, elle lui avait discrètement fait signe de le rejoindre. Un coup d'œil à Sherlock lui apprit que celui-ci était bien trop absorbé à critiqué les méthodes de Lestrade pour avoir besoin de sa présence et il se glissa hors du bureau en silence.

Donovan avait un léger sourire sur les lèvres. John devina assez vite le sujet qu'elle voulait aborder.

-On se demandait tous combien de temps ça prendrait, ce n'est pas trop tôt.

-Sherlock à permis à Greg de boucler l'enquête en moins d'une demi-heure. Vous n'auriez pas fait mieux.

-Non. Je parlais de vous deux.

-Je ne vois pas où vous voulez en venir, dit-il d'un ton faussement surpris.

Elle laissa échapper un petit rire.

-Vous savez ce qu'il m'a dit, le jour où on a retrouvé le corps d'Allan Duncan.

John se rappelait bien de cette journée, surtout parce que désormais elle était associée de la présence de Moriarty dans sa mémoire. A part ça, il se rappelait vaguement que Sherlock s'était approcher de Donovan d'un pas furieux pour lui murmurer quelque chose alors qu'elle venait tout juste de lui adresser une remarque désobligeante dont John se souvenait à peine.

-Une déduction malvenue sur vos soirées chez Anderson, je suppose.

Elle lui jeta un regard agacé.

-Non. Il m'a dit que j'allais regretter d'être venue au monde…

-Un peu agressif, mais pas surprenant venant de lui…

-…si je m'avisais encore à faire la moindre réflexion à l'homme qu'il aimait.

John resta immobile et silencieux, sous le choc en réalité. Il se répéta les mots de Donovan dans sa tête pour être sûr d'avoir bien compris.

Sherlock choisit ce moment pour sortir du bureau et s'arrêta juste devant eux. Il lança un regard méprisant à Donovan et un autre interrogateur à John.

Comme le médecin semblait toujours incapable de dire le moindre mot, il fit volte face.

-John, on y va !

Et il partit sans un mot de plus. John mis si longtemps à le suivre qu'il fut surpris de voir que Sherlock l'avait attendu pour prendre un taxi. Le médecin l'y suivit en silence. De toute évidence son trouble était toujours lisible sur son visage.

-Qu'est-ce qu'elle t'a raconté pour te mettre dans un état pareil ? s'agaça le détective.

John hésita. Même si leur relation avait considérablement évolué depuis la disparition de Moriarty, ils n'avaient encore jamais mis le sujet des sentiments sur le tapis, ça ne leur avait pas semblé nécessaire. Sauf que John ne pouvait pas passer à côté du sujet après ce que Sally lui avait appris.

John savait qu'il aimait Sherlock et c'était un sentiment qu'il n'avait jamais pleinement ressentit dans aucune de ses relations auparavant. Mais que Sherlock puisse ressentir la même chose…il avait toujours considéré que pour le détective, ce genre de chose n'était que des futilités dérangeantes qu'il ne parvenait pas à comprendre et encore moins à gérer. Mais peut-être s'était-il trompé. Il se lança alors :

-Elle m'a raconté ce que tu lui as dit le jour où on a retrouvé Duncan.

-Ce que…oh.

John se mordit la langue, poser la question était risqué, mais maintenant, il avait vraiment besoin de savoir.

-Sherlock…ce que tu lui as dit…enfin que..c 'est vrai ?

Sherlock fronça les sourcils.

-Tu en doute ?

Le cœur de John s'emballa, il ne put s'empêcher de sourire comme un bienheureux.

-Bien sûr que non, c'est juste que…moi aussi.

Sherlock sourit à son tour, un sourire radieux. Ils passèrent le reste du trajet leurs bouches collées l'une à l'autre, sans remarquer les coups d'œil gênés que le chauffeur lançait de temps à autre dans le rétroviseur. Comme c'était partit, le pauvre homme se disait sans doute qu'il allait être obligé de les interrompre pour leur faire dire qu'ils étaient arrivé à destination.


La nuit était tombée sur Baker Street depuis un moment déjà. John n'y prêtait pas attention, il somnolait sur le canapé, confortablement installé contre le torse de Sherlock.

Ce moment de plénitude fut rompu par la sonnerie de téléphone du détective. John gronda de frustration, ce qui ne l'empêcha pas de décrocher.

La conversation fut rapide et quand Sherlock rangea à nouveau son téléphone dans sa poche, il eu l'air pleinement satisfait.

-Qu'est-ce qui te fait sourire ? demanda John en se réinstallant confortablement contre Sherlock. Je te préviens si c'est une enquête, je suis trop bien installé pour bouger d'ici.

Sherlock passa son bras autour des épaules de John pour le serrer un peu plus contre lui.

-Pas une enquête. Geoff voulait simplement m'informer qu'il a trouvé mon cadeau de Noël. Il a mis le temps, et dire qu'il était juste sous son nez !

-Tu sais Sherlock, tu n'es pas obligé d'écorcher son nom même lorsqu'il n'est pas là.

-Très bien, très bien, soupira le détective. Il n'empêche que Graham à été vraiment très peu observateur.

-Sherlock, gronda John.

Le détective lui adressa un sourire amusé, il aimait bien trop se moquer de Greg pour arrêter un jour.

-Tu comptes me dire où tu l'avais caché maintenant ?

Le sourire de Sherlock s'agrandit encore plus.

-Chez mon frère.

John tiqua et leva vers Sherlock des yeux étonnés.

-Chez ton frère ? Qu'est-ce que Lestrade irait bien faire chez ton frère ? Tu dis depuis des mois qu'il l'avait juste sous son nez.

-Réfléchit John, s'amusa le détective.

John eu beau réfléchir, il ne comprenait pas le résonnement de Sherlock. Mais…si l'inspecteur avait trouvé son cadeau, c'est qu'il était chez l'ainé des Holmes. Qu'était-il allé y faire à une heure pareille !

Du bout des lèvres, Sherlock commença à explorer son cou. John eu du mal à réfléchir correctement avec tous les petits baisers légers comme des plumes que lui donnait Sherlock.

-Voyons, tu n'as tout de même pas besoin d'un dessin pour comprendre, souffla-t-il en déposant cette fois un baiser au creux de ses lèvres.

John se redressa d'un bond, dévisageant le détective comme s'il était devenu fou. Sherlock poussa un petit gémissement frustré de voir son bloggeur s'arracher à lui alors que le moment était si agréable.

-Je croyais que tu étais trop bien installé pour bouger !

-Attends, Sherlock. Attends. Tu n'es tout de même pas en train de me dire que…

-Si.

-Ton frère ! Mycroft et Greg ! Ils…

-Oui.

-Ils sont ensemble ? Il se fréquente ?

Sherlock hocha vivement la tête.

-Ça fait un bon moment maintenant.

John eu une réaction assez étrange : il éclata de rire. Un rire tonitruant et incontrôlable qui parvint même à arracher quelques gloussements à Sherlock.

-Je n'arrive pas à le croire, croassa-t-il en retombant contre le torse de Sherlock. C'est la chose la plus absurde que j'ai jamais entendue.

-Ça doit faire bien longtemps que tu n'as pas parlé à Anderson alors.

John s'éclaffa encore plus.

-Bon sang, et ils savent que tu sais ?

-Mycroft oui, pour ce qui est de Lestrade, s'il l'ignorait son esprit doit tout de même être suffisamment affûté pour que cela ne soit plus le cas.

-Il doit être terriblement gêné.

-C'est une bonne chose. Il n'a jamais fait fi de te mettre mal à l'aise en te parlant de moi, rends lui la monnaie de sa pièce.

Sherlock avait entièrement raison et la perspective de mettre son flic d'ami dans l'embarras sembla soudain une brillante idée à John. Mais pas tout de suite. Parce que la bouche de Sherlock recommençait à explorer sa peau et qu'en cet instant, le médecin ne désirait rien de plus que de capturer les lèvres douces entre les siennes.


La soirée était douce comparée à l'hiver glacial auquel Londres avait eu droit. Un homme remontait Baker Street, les mains dans ses poches et la capuche de son sweat lui cachant le visage. Il s'arrêta devant le numéro 221 ; sur la marche d'escalier un chat l'observait de ses grands yeux jaunes où se reflétait la lumière des lampadaires.

L'homme s'immobilisa.

-Tu es là, toi.

Il abaissa sa capuche, leva les yeux vers les fenêtres, une seule demeurait éclairée, il savait qu'il s'agissait de la chambre de Sherlock Holmes.

Un sourire étira les lèvres de James Moriarty, il alla s'asseoir sur la marche, le chat ne bougea pas.

-Ils font quoi à ton avis. J'ai bien une idée, mais c'est indécent.

Le chat détourna la tête, comme si le nouvel individu n'était qu'une nuisance sonore dont il se serait passé.

-Tu es bien ingrat, grommela Moriarty. Dois-je te rappeler que sans moi, tu serais certainement mort dans un caniveau après avoir pris la flotte. C'est moi qui t'ai déposé devant leur porte.

Le chat ne s'en souciait pas.

-Si j'avais su qu'un sale chat suffisait à les pousser dans les bras l'un de l'autre, j'aurais eu de quoi m'amuser bien plus tôt. Mais ce n'est pas si mal, tout s'est tellement bien passé. Mes petits pantins, ils sont si malléables, j'en serais presque déçu parfois, trop facile.

Il crut entendre le chat grogner.

- Dis-leur, toi, que d'une certaine manière s'ils sont ensemble maintenant, c'est grâce à moi.

Les yeux du chat flamboyèrent.

-Tu ne pensais tout de même pas en tirer les lauriers à toi tout seul, n'est-ce pas ?

Arsenic Miaula, un miaulement strident et peu avenant, il se redressa sur ses pattes, ne s'étira même pas. Moriarty regarda celui que les voisins avaient fini par surnommer « le chat de Baker Street » passer par la chatière tout récemment installée.

-Méprisant, l'animal. Et pas aussi stupide que t'en à l'air. T'es bien comme Sherlock. Va les rejoindre foutue bestiole, va tant qu'ils sont heureux, ils se croient en sécurité, ils ne le seront pas toujours.

Mais il n'y avait plus personne pour l'entendre. Moriarty resta longtemps assis là, à observer la rue sans jamais cesser de sourire. Il finit par se lever, rabaissa sa capuche sur ses yeux et s'éloigna sans un regard en arrière.

Sherlock n'avait pas gagné la partie. Il ne l'avait pas perdu non plus. S'il perdait, le jeu s'arrêtait, définitivement, et Jim voulait le faire durer encore un peu. Ils avaient simplement terminé une manche.

Il y en aurait d'autres.

-END-

Je ne sais pas si je dois être triste ou très heureuse de pouvoir enfin poster ce dernier chapitre; Arsenic va terriblement me manquer! xD

En tout cas j'espère qu'il vous aura plus et je tenais à dire un immense MERCIIIIII à tous ceux/celles qui m'ont laissé des reviews! A chaque fois que je les lisais ça me faisait sourire comme une débile et la motivation que vos avis procure est juste incroyable :)

Alors merci, merci, merci, merci; je ne vois vraiment pas de meilleur façon de finir!

Feather in Book